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Full text of "Les Mabinogion du Livre rouge de Hergest avec les variantes du Livre blanc de Rhydderch"

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Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2011  with  funding  from 

University  of  Toronto 


http://www.archive.org/details/lesmabinogiondul02loth 


LES     MABINOQION 


LES 


Mabinogion 

du 

Livre   Rouge   de   Hergest 
avec  les  variantes  du  Livre   Blanc  de    Rhydderch 

Traduits  du  gallois  avec  une  introduction, 
un    commentaire    explicatif  et    des    notes    critiques 

PAR 

J.    LOTH 


PKOFBSSEUR      AU      COLLEGE      DE      FUANCE 


EDITION    ENTIEREMENT    REVUE,    CORRIGEE    ET    AUGMENTEE 


TOME      II 


PARIS 
FONTEMOING    ET    G*%    ÉDITEURS 

4,    RUE    LE    GOFF,     4 

1913 


,pr 


1Q4T, 


^3G02- 


LES 


MABINOGION 


OWEIN   (^'   ET  LUNET    2;  ou   la   Dame 
de    la   Fontaine 


L'empereur  Arthur  se  trouvaitàKaer  Llion(3)sur 
Wysc.  Or  un  jour  il  était  assis  dans  sa  chambre  en. 

(1)  Owen  ab  Urycn  est  un  des  trois  gwyndeyrn  (rois  bénis)  de 
l'île  (Triades  Ma,b.,  p.  300,  7).  Son  barde,  Degynelw,  est  un  des 
trois  gioaewrnJd  ou  hommes  à  la  lance  rouge  (Ibid.,  p.  306,  8  ; 
d'autres  triades  appellent  ce  barde  Tristvardd  (Skene,  II,  p.  458). 
Son  cheval,  Garnavlawc,  est  un  des  trois  anreilhvarch  ou  che- 
vaux de  butin  (Livre  Noir,  Skene,  II,  p.  10,  2).  Sa  tombe  est  à  LIan 
Morvael  (Ibid.,  p.  29,  25  ;  cf.  ibid.,  p.  26,  6  ;  49,  29,  23).  Suivant 
Taliesin,  Owein  aurait  tué  Ida  Flamddwyn  ou  Ida  Porte-brandon, 
qui  paraît  être  le  roi  de  Northumbrie,  dont  la  chronique  anglo- 
saxonne  fixe  la  mort  à  l'année  560 (Pétrie,  Mon.  hist,  brit,,  Taliesin, 
Skene,  II,  p.  199,  XLIV).  Son  père,  Uryen,  est  encore  plus  célè- 
bre. C'est  le  héros  favori  de  Taliesin  (Skene,  II,  TaIiesin,XXX(V, 
XXXV,  XXXVI,  XXXVII,  XXXIX).  Il  était  roi  de  Reged,  district 
que  Ton  place  le  plus  souvent  dans  le  Nord  ;  mais  on  appelait 
aussi  ainsi  la  région  comprenant  G  wyr,Cedweli,CarnwyHion,Gantrev 
Bychan  et  Is  Gennen.  (lolo  mss.,  p.  120).  D'après  un  passage  de 
agénéalogie  de  Nennius,  Urbgen  (=  Uryen)avecses  alliés  Ridercb, 


2  LES   MABINOGION 

compagnie  d'Owen,   fils  d'Uryen,   de  Kynon   (1), 
fils  de  Klydno  et  de  Kei^fils  de  Kynyr.  Gwenhwy- 

Guallauc  et  Morcant,  aurait  lutté  contre  Deodric,  fils  d'Ida,  qui 
régna  vers  597.  Il  aurait  réussi  à  enfermer  Deodric  et  ses  fils  dans 
l'île  de  Metca-vvt  (Lindisfarne  ?),  mais  il  aurait  péri  par  suite  de  la 
défection  de  Morcant  qui  était  jaloux  de  lui  (Pétrie,  Mon.  hist 
brit.fp.'ô).  Suivant  les  Tr/acies,  son  meurtrier  serait  Llovan  Lla^v- 
divro  {Triades,  Mab.,  p.  303,  28)  Il  aurait  été  tué,  d'après  Llpvarch 
Hen,  à  Aberlleu  (v.  Livre  Rouge,  ap.  Skene,  II,  p.  267,  XII,  Élégie 
sur  Uryen).  D'après  les  généalogies  des  saints,  Uryen  serait  venu 
au  sud  du  pays  de  Galles  et  aurait  contribué,  avec  les  enfants  de 
Ceredic  ab  Cunedda,  à  expulser  les  Gaels,  et  serait  naturellement 
devenu  un  saint  (/o?o  mss.,  p.  127).  Uryen  était  fils  de  Kynvarch, 
dont  une  des  grandes  tribus  des  Bretons  du  nord  portait  le  nom 
(Skene,  II,  p.  455).  Le  nom  d' Urhgen,  Uryen,  se  retrouve  chez  les 
Bretons  armoricains  {Cart,  de  Bedon).  Llywarch  Hen  célèbre  sou- 
vent Uryen  et  Owein  (Skene,  II,  p.  219,220,  262,  267,  269,  270,271, 
272,  291,  292,  295).  LeBrut  Gruffudd  ab  Arthur  (version  galloise  de 
l'Historia  de  Gaufrei)  mentionne  un  endroit  près  de  Winchester, 
portant  le  nom  de  Maes  Uryen  ou  champ  ou  plaine  d'Uryen  {Myv. 
arch. ,509-1)  Sur  Uryen  et  le  royaume  de  Rcged,  v.J.  Loth,  Remar- 
ques aux  vieux  poèmes  Gallois,  Bevne  celt.,  XXI,  28. 

(2  de  la  page  précédente).  Lunet.  Les  poètes  font  souvent  men- 
tion d'elle  (Gruffudd  ab  Maredudd,  poète  du  xiv»  siècle,  dans 
la  Myv.  arch.,  p.  305,  col.  1  ;  cf.  Davydd  ab  Gwilym,  p.  45,  et 
surtout  p.  287).  Lunet  parait  dérivé  de  llun,  image,  effigie  (cf. 
les  noms  Lunen,Lun-monoc  dans  le  Cart,  de  Redon). 

(3  de  la  page  précédente).  Chrétien  met  la  cour  à  Carduel  en 
Gales.  Sur  le  sens  de  ces  mots,  v.  J.  Loth,  Bévue  celtique,  XIII, 
p.  4'<9  ;  sur  l'infériorité  du  poète  français  dans  tout  le  début  de 
l'aventure  de  Kynon,  voir  Introduction  p.  80  note  1. 

(1)  Kynon  est  un  des  trois  chevaliers  au  sage  conseil  de  la  cour 
d'Arthur  ;  les  deux  autres  sont  Arawn,  fils  de  Cynvarch  et  Lly- 
warch  Hen,  fils  dElidyr  Lydanwen  (Myv.  arch.,  p.  411,  116). C'est 
aussi  un  des  trois  amoureux  de  Bretagne  :  il  aime  Morvudd,  fille 
d'Uryen  de  Reged  {Ibid.,  410,  102  ;  cf.  p.  305.  col.  2).  Le  Kynon 
légendaire  était  célèbre  au  milieu  du  xii»  siècle.  Dans  le  poème  en 


OWEN  ET  LUNET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE   3 

var  et  ses  suivantes  cousaient  près  de  la  fenêtre. 
On  disait  qu'il  y  avait  un  portier  à  la  cour  d'Ar- 
thur, mais,  en  réalité,  il  n'y  en  avait  point  (1)  : 
c'était  Glcwhvyt  Gavaelvawr  qui  en  remplissait  les 
fonctions  ;  il  recevait  les  hôtes  et  les  gens  venant 
de  loin  ;  il  leur  rendait  les  premiers  honneurs, 
leur  faisait  connaître  les  manières  et  les  usages  de 


l'honneur  du  clan  de  Madawc  ab  Maredudd  roi  de  Powys,  mort 
en  1169  et  composé  de  son  vivant  (Livre  Noir  de  Carm.  ap.  Skene 
F.  a.  B.  of.  Wales  II, p.  37-29),  il  est  question  du  fracas  des  batail- 
les de  Kynon.  Sa  tombe  est  à  LIanbadarn  (ibid.  29-12^.  Gynddehv 
(Myv.  arch.,  170-171)  à  peu  près  à  la  même  époque,  vante 
l'impétuosité  de  Cynon,  qu'il  fait  fils  de  Kilvanawyd,  tandis  que 
dans  ce  roman, il  est  fils  de  Klydno.  Or  Kynon, fils  de  Klydno, 
est  un  des  principaux  guerriers  qui  figurent  dans  le  célèbre  poème 
du  Gododin,  dont  la  rédaction  que  nous  possédons  peut  être  de 
la  fin  du  IX*  ou  du  x"  siècle,  11  est  du  pays  d'Aeron  en  Cardigan. 
C'est  un  des  trois  guerriers  qui  s'échappèrent  de  la  bataille  de  Kat- 
traeth.  C'est  le  vengeur  d'Arvon  (F.  a.  B.  Il,  p.  80-18  ;  68-21  ; 
73-23  ;  74-8  ;  69-27  ;  83-5  ;  103-15.  11  est  mentionné  dans  le 
Gorchan  Maelderw  (ibid.,  p.  106.  28)  comme  dans  le  Gododin  et 
dans  les  mêmes  termes  (83.  5)  ;  or  ce  morceau  date  sûrement  au 
plus  tard  du  xi"  siècle  ;  le  scribe  copiait  un  ms.  en  vieux-gallois. 
C'est  bien  donc  le  héros  du  Gododin  devenu  plus  ou  moins  légen- 
daire qui  paraît  dans  le  roman.  Le  seul  personnage  historique 
un  peu  ancien  du  nom  de  Kynon,  est  un  roi  d'Anglesey,  mort  en 
810.  Il  semble  qu'il  soit  fait  une  allusion  à  ce  personnage  dans  le 
Gorchan  Tutvivlch  (F.  a.  B.  Il,  p.  94-27).  Pour  la  date  du  Godo- 
din, v.  Loth,  Remarques  aux  vieux  poèmes  Gallois,  Rev.  Celt., 
XXI,  28,  328. 

(1)  Lady  Guest  fait  remarquer  qu'à  en  juger  par  un  passage  de 
Rhys  Brychan,  poète  de  la  fin  du  xv«  siècle,  l'absence  de  portier 
était  une  marque  d'hospitalité.  Un  poète  de  la  même  époque  cons- 
tate qu'Owein  ab  Gruffudd  ab  Nicholas  a  dans  sa  maison  tous 
les  officiers   moins  le    portier  (Llew,  Ghjn  Cothi,  p.  139,  v.  30). 


4  LES    MABINOGIO^' 

la  cour  ;  il  indiquait  à  ceux  qui  avaient  droit  d'y 
entrer  la  salle  et  la  chambre  ;  à  ceux  qui  avaient 
droit  au  logement,  leur  hôtel.  Au  milieu  de  la 
chambre  était  assis  l'empereur  Arthur  sur  un  siège 
dejoncs verts  (1)  recouvert  d'un  manteau  de  paile 
jaune-rouge; sous  son  coude,  un  coussin  recouvert 
de  paile  rouge.  «  Hommes  »,  dit  Arthur,  «  si  vous  ne 
vous  moquiez  pas  de  moi,  je  dormirais  volontiers 
en  attendant  mon  repas.  Pour  vous,  vous  pouvez 
causer,  prendre  des  pots  d'hydromel  et  des  tran- 
ches de  viande  de  la  main  de  Kei.  »  Et  Tempereur 
s'endormit. 

Kynon,  fils  de  Klydno,  reclama  à  Kei  ce  quel'em- 
pereur  leur  avait  promis.  «  Je  veux  d'abord,  »  dit 
Kei,  «  le  récit  qui  m'a  été  promis.  »  —  «  Homme,  » 
dit  Kynon,  «  ce  que  tu  as  de  mieux  à  faire,  c'est  de 
réaliser  la  promesse  d'Arthur,  ensuite  nous  te  di- 
rons le  meilleur  récit  que  nous  pouvons  savoir.  » 
Kei  s'en  alla  à  la  cuisine  et  au  cellier  ;  il  en  revint 
avec  des  cruchons  d'hydromel,  un  gobelet  d'or, 
et  plein  le  poing  de  broches  portant  des  tranches 
de  viande.  Ils  prirent  les  tranches  et  se  mirent  à 


(1)  Les  cochers  des  héros  irlandais  Ferdiaidh  et  Cuchulain  leur 
préparent,  pour  se  reposer,  après  une  lutte  épique,  un  lit  dejoncs 
verts  (O'Curry,  On  Ihemanners  II,  p.  304).  Dans  les  romans  fran- 
çais de  la  Table  Bonde,  il  est  souvent  question  de  la  jonchée  :  ce 
sont  des  joncs,  ou  des  fleurs  ou  des  herbes  odoriférantes  recou- 
vrant le  sol.  Les  salles  n'étaient  pas  pavées  (Paulin  Paris,  Les 
Romans  de  la  Table  Ronde,  III, p. 320).  La  même  habitude  a  existé, 
d'après  lady  Guest,  en  An^^leterre  et  en  Galles,  au  moyen  âge.KUe 
en  cite  un  exemple  tiré  d'un  récit  du  xiv«  siècle. 


OWEN  ET  LUNET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE   O 

boire  riiydroinel.  «  Maintenant  »,  ditKei,  «  c'est  à 
VOUS  de  me  payer  (1)  mon  récit.  »  —  «  Kynon,  »  dit 
Owcin,  «  paie  son  récit  à  Kei.  »  — «  En  vérité»,  dit 
Kynon,  «  tu  es  plus  vieux  que  moi,  meilleur  con- 
teur, et  tu  as  vu  plus  de  choses  extraordinaires  : 
paye  son  récit  à  Kei.  » —  «  Commence,  toi,  parce 
que  tu  sais  de  plus  remarquable.  »  —  «  Je  com- 
mence »,  dit  Kynon. 

J'étais  fils  unique  de  père  et  de  mère  ;  j'étais 
fougueux,  d'une  grande  présomption;  je  ne  croyais 
pas  qu'il  y  eût  au  monde  personne  capable  de 
me  surpasser  en  n'importe  quelle  prouesse.  Après 
être  venu  à  bout  de  toutes  celles  que  présentait 
mon  pays,'  je  fis  mes  préparatifs  et  me  mis  en 
marche  vers  les  extrémités  du  monde  et  les  dé- 
serts ;  à  la  fin  je  tombai  sur  un  vallon  le  plus 
beau  du  monde,  couvert  d'arbres  dégale  taille  (2), 
traversé  dans  toute  sa  longueur  par  une  rivière  aux 
eaux  rapides.  Un  chemin  longeait  la  rivière  ;  je  le 
suivis  jusqu'au  milieu  du  jour  et  je  continuai  de 
l'autre  côté  de  la  rivière  jusqu'à  nones.  J'arrivai  à 
une  vaste  plaine,  à  l'extrémité  de  laquelle  était  un 
château  fort  étincelant,  baigné  par  les  flots.  Je  me 
dirigeai  vers  le  château  :  alors  se  présentèrent  à  ma 
vue  deux  jeunes  gens  aux  cheveux  blonds  frisés, 

(1)  V.   les  notes  critiques  sur  cette  expression. 

(2)  Ce  trait  se  retrouve  dans  d'autres  descriptions  ;  lady  Guest 
en  cite  un  exemple  tiré  d'un  récit  de  Gruffydd  ab  Adda,  tué  en 
1370  à  Dolgellau.  Chrétien  envoit  son  héros  en  Brocéliande  qui 
se  trouverait  être  ainsi  en  Galles, 


6  LES    MABINOGION 

portant  chacun  un  diadème  d'or  ;  leur  robe  était  de 
paile  jaune',  des  fermoirs  d'or  serraient  leurs  cous- 
de-pied;  ils  avaient  à  la  main  un  arc  d'ivoire;  les 
cordes  en  étaient  de  nerfs  de  cerf  ;  leurs  flèches 
dont  les  hampesétaientd'osdecétacés(l)avaientdes 
barbes  de  plumes  de  paon  (2);  la  tête  des  hampes 
était  en  or  ;  la  lame  de  leurs  couteaux  était  aussi 
en  or  et  le  manche  d'os  de  cétacé  (voir  notes  criti- 
ques). Ils  étaient  en  train  de  lancer  leurs  couteaux. 
A  peu  de  distance  d'eux,  j'aperçus  un  homme  aux 
cheveux  blonds  frisés,  dans  toute  sa  force,  la  barbe 
fraîchement  rasée.  Il  était  vêtu  d'une  robe  et  d'un 
manteau  de  paile  jaune  ;  un  liséré  de  fil  d'or  bor- 
dait le  manteau.  Il  avait  aux  pieds  deux  hauts  sou- 
liers de  cordival  bigarré,  fermés  chacun  par  un 
bouton  d'or.  Aussitôt  que  je  l'aperçus,  je  m'appro- 
chai deluidans  l'intention  de  le  saluer,  mais  c'était 
un  homme  si  courtois  que  son  salut  précéda  -le 
mien.  11  alla  avec  moi  au  château. 

Il  n'y  avait  d'autres  habitants  que  ceux  qui  se 
trouvaient  dans  la  salle.  Là  se  tenaient  vingt-qua- 


(1)  Il  s'agit  non  de  la  baleine,  mais  probablement  de  la  licorne 
de  mer,  du  narval.  Nous  voyons,  en  effet,  que  ces  os  de  cétacés 
sont  donnés  comme  blancs  dans  plusieurs  poèmes  anglais  du 
mojen  âge  (v.  lady  Guest,  Mab.,  I,  p.  105). 

(2)  C'était  un  ornement  recherché  pour  les  flèches,  comme  le 
montre  le  prologue  aux  Canterbury  Tales  de  Chaucer  (ligne  104,  8, 
d'après  lady  Guest).  L'habileté  des  Gallois  à  tirer  de  Tare  était  célè- 
bre au  moyen  âge.  Les  trois  armes  de  guerre  légales  du  Gallois 
sont  lépée  avec  le  poignard,  la  lance  avec  le  bouclier,  l'arc  et  les 
flèches;  leur  valeur  est  fixée  par  la  loi  (Ancient  laws,  II,  p.  585,  9  . 


OWEN  ET  LUNET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE   7 

tre  pucclles  en  train  de  coudre  de  la  soie  auprès 
de  la  fenêtre,  et  je  te  dirai,  Kei,  que  je  ne  crois  pas 
me  tromper  en  affirmant  que  la  plus  laide  d'entre 
elles  était  plus  belle  que  la  jeune  fille  la  plus  belle 
que  tu  aies  jamais  vue  dans  File  de  Bretagne  ;  la 
moins  belle  étaitpluscliarmante  que  Gwenhwyvar, 
femme  d'Arthur,  quand  elle  est  la  plus  belle,  le  jour 
de  Noël  ou  le  jour  de  Pâques,  pour  la  messe.  Elles 
se  levèrent  à  mon  arrivée.   Six  d'entre  elles  s'em- 
parèrent de  mon  cheval  et  me  désarmèrent  (1)  ;  six 
autres  prirent  mes  armes  et  les  lavèrent  dans  un 
bassin  au  point  qu'on  ne  pouvait  rien  voir  de  plus 
blanc.   L'n  troisième  groupe  de  six  mit  les  nappes 
sur  les  tables  et  prépara  le  repas.  Le  quatrième 
groupede  six  me  débarrassa  de  meshabitsde  voyage 
et    m'en  donna   d'autres   :  chemise,  chausses   de 
6//a/2/(2),robe,  surcot  et  manteau  de/?a//e  jaune;  il 
y  avait  au  manteauunelargebande  d'or/V'o/s  (galon). 
Ils  étendirent  sous  nous  et  autour  de  nous  de  nom- 
breux coussins  recouverts  de  fine  toile  rouge.  Nous 
nous   assîmes.   Les  six  qui  s'étaient  emparées  de 
mon  cheval  le  débarrassèrent  de  tout  son  équipe- 


(1)  «  Les  jeunes  demoiselles  prévenaient  de  civilité  les  cheva- 
liers qui  arrivoient  dans  les  châteaux  ;  suivant  nos  romanciers, 
elles  les  désarmoient  au  retour  des  tournois  et  des  expéd  lions  de 
guerre,  leur  donnoient  de  nouveaux  habits  et  les  servoient  à 
table  ».  {Sainle-Palaye,    I,  10,  d'après  lady  Guest). 

(2)  Vieil  ang\a.is  blihant,  blehand;\.  îvAnçais  bliaul,  blialt. 
Bliant,  en  Angleterre,  bliaut,  en  France,  désignait  une  tunique  ou 
un  vêtement  de  dessus,  ou  un  riche  tissu  destiné  à  cet  usage. 


8  LES    MABINOGION 

ment  d'une  façon  irréprochable,  aussi  bien  que  les 
meilleurs  écuyers  de  l'île  de  Bretagne.  On  nous 
apporta  aussitôt  des  aiguières  d'argent  pour  nous 
laver  et  des  serviettes  de  fine  toile,  les  unes  ver- 
tes, les  autres  blanches. 

Quand  nous  fûmes  lavés,  l'homme  dont  j'ai  parlé 
se  mit  à  table  ;  je  m'assis  à  côté  de  lui  et  toutes  les 
pucelles  à  ma  suite  au-dessous  de  moi,  à  l'excep- 
tion de  celles  qui  faisaient  le  service.  La  table 
était  d'argent,  et  les  linges  de  table,  de  toile  fine  ; 
quant  aux  vases  qui  servaient  à  table,  pas  un  qui 
ne  fût  d'or,  d'argent  ou  de  corne  de  bœuf  sauvage. 
On  nous  apporta  notre  nourriture.  Tu  peux  m'en 
croire,  Kei,  il  n'y  avait  pas  de  boisson  ou  de  mets 
à  moi  connu  qui  ne  fût  représenté  là,  avec  celte  dif- 
férence que  mets  et  boisson  étaient  beaucoup 
mieux  apprêtés  que  partout  ailleurs. 

Nous  arrivâmes  à  la  moitié  du  repas  sans  que 
l'homme  ou  les  pucelles  m'eussent  dit  un  mot. 
Lorsqu'il  sembla  à  mon  hôte  que  j'étais  plus  dis- 
posé à  causer  qu'à  manger,  il  me  demanda  qui 
j'étais  (1).  Je  lui  dis  que  j'étais  heureux  de  trouver 
avec  qui  causer  et  que  le  seul  défaut  que  je  voyais 
dans  sa  cour,  c'était  qu'ils  fussent  si  mauvais  cau- 
seurs. «  Seigneur  »,  dit-il,  «  nous  aurions  causé 
avec  toi  déjà,  sans  la  crainte  de  te  troubler  dans 
ton  repas,  nous  allons  le  faire  maintenant.  »  Je  lui 


1.   Pen.  4.  (L.  Rh.    227)  a  en   plus  :  quel  était   le  but  de  mon 
voyage,  ce  qui  paraît  justifié  par  ce  qui  suit. 


OWEN  ET  LUNET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE   9 

fis  connaître  qui  j'étais  et  quel  était  le  but  de  mon 
voyage  :  je  voulais  quelqu'un  qui  put  me  vaincre, 
ou  moi-même  triompher  de  tous.  »  Il  me  regarda 
et  sourit  :  «  Si  je  ne  croyais  »,  dit-il,  «  qu'il  dût 
t'en  arriver  trop  de  mal,  je  t'indiquerais  ce  que  tu 
cherches.  »  J'en  conçus  grand  chagrin  et  grande 
douleur.  Il  le  reconnut  à  mon  visage  et  me  dit  : 
«  Puisque  tu  aimes  mieux  que  je  t'indique  chose 
désavantageuse  pour  toi  plutôt  qu'avantageuse,  je 
le  ferai  :  couche  ici  cette  nuit.  Lève-toi  demain  de 
bonne  heure,  suis  le  chemin  sur  lequel  tu  te  trou- 
ves tout  le  long  de  cette  vallée  là-bas  jusqu'à  ce 
que  tu  arrives  au  bois  que  tu  as  traversé.  Un  peu 
avant  dans  le  bois,  tu  rencontreras  un  chemin  bifur- 
quant à  droite  ;  suis-le  jusqu'à  une  grande  clairière 
unie  ;  au  milieu  s'élève  un  tertre  sur  le  haut  du- 
quel tu  verras  un  grand  homme  noir,  aussi  grand 
au  moins  que  deux  hommes  de  ce  monde-ci;  il  n'a 
qu'un  pied  et  un  seul  œil  au  milieu  du  front  ;à  la 
main  il  porte  une  massue  de  fer,  et  je  te  réponds 
qu'il  n'y  a  pas  deux  hommes  au  monde  qui  n'y  trou- 
vassent leur  faix.  Ce  n'est  pas  que  ce  soit  un 
homme  méchant,  mais  il  est  laid.  C'est  lui  qui  est 
le  garde  de  la  forêt,  et  tu  verras  mille  animaux  sau- 
vages paissant  autour  de  lui.  Demande-lui  la  route 
qui  conduit  hors  de  la  clairière.  Il  se  montrera 
bourru  à  ton  égard,  mais  il  t'indiquera  un  chemin 
qui  te  permette  de  trouver  ce  que  tu  cherches.  » 

Je  trouvai  cette  nuit  longue.  Le  lendemain  matin 
je  me  levai,  m'habillai,  montai  à  cheval  et  j'allai 


10  LES    MABINOGION 

devant  moi  le  long  de  la  vallée  de  la  rivière  jus- 
qu'au bois,  puis  je  suivis  le  chemin  bifurquant 
que  m'avait  indiqué  l'homme,  jusqu'à  la  clairière. 
En  y  arrivant,  il  me  sembla  bien  voir  là  au  moins 
trois  fois  plus  d'animaux  sauvages  que  ne  m'avait 
dit  mon  hôte.  L'homme  noir  était  assis  au  sommet 
du  tertre  ;  mon  hôte  m'avait  dit  qu'il  était  grand  : 
il  était  bien  plus  grand  que  cela.  La  massue  de  fer 
qui,  d'après  lui, aurait  chargé  deux  hommes,  je  suis 
bien  sur,  Kei,  que  quatre  hommes  de  guerre  y  eus- 
sent trouvé  leur  faix  :  l'homme  noir  la  tenait  à  la 
main.  Je  saluai  l'homme  noir  qui  ne  me  répondit 
que  d'une  façon  bourrue.  Je  lui  demandai  quel  pou- 
voir il  avait  sur  ces  animaux.  «  Je  te  le  montrerai, 
petit  homme  »,  dit-il.  Et  de  prendre  son  bâton  et 
d'en  décharger  un  bon  coup  sur  un  cerf.  Celui-ci 
fit  entendre  un  grand  bramement,  et  aussitôt,  à  sa 
voix  accoururent  des  animaux  en  aussi  grand  nom- 
bre que  les  étoiles  dans  l'air,  au  point  que  j'avais 
grand'peine  à  me  tenir  debout  au  milieu  d'eux  dans 
la  clairière  ;  ajoutez  qu'il  y  avait  des  serpents,  des 
vipères,  toute  sorte  d'animaux.  Il  jeta  les  yeux  sur 
eux  et  leur  ordonna  d'aller  paître.  Ils  baissèrent  la 
tête  et  lui  témoignèrent  le  même  respect  que  des 
hommes  soumis  à  leur  seigneur.  «  Vois-tu,  petit 
homme  »,  me  dit  alors  l'homme  noir,  «  le  pouvoir 
que  j'ai  sur  ces  animaux.  » 

Je  lui  demandai  la  route.  Il  se  montra  rude,  mais 
il  me  demanda  néanmoins  où  je  voulais  aller.  Je 
lui  dis  qui  j'étais  et  ce  que  je  voulais.  Il  me  rensei- 


OWEN    ET    LUNET    OU  LA  DAME  DE  LA   FONTAINE       11 

gna  :  «  Prends  le  chemin  au  bout  de  la  clairière 
et  marche  dans  la  direction  de  cette  colline  rocheuse 
là-haut.  Arrive  au  sommet,  tu apercevrasune plaine, 
une  sorte  de  grande  vallée  arrosée.  Au  milieu  tu 
verras  un  grand  arbre  ;  l'extrémité  de  ses  branches 
est  plus  verte  que  le  plus  vert  des  sapins  ;  sous 
l'arbre  est  une  fontaine  (1)  et  sur  le  bord  de  la  fon- 
taine une  dalle  de  marbre,  et  sur  la  dalle  un  bas- 
sin d'argent  attaché  à  une  chaîne  d'argent  de  façon 
qu'on  ne  puisse  les  séparer  (2).  Prends  le  bas- 
sin et  jettes-en  plein  d'eau  sur  la  dalle.  Aussitôt  tu 


(1)  D'après  Wace,  la  fontaine  de  Barenton  en  Brecheliant  (Bre- 
cilieu)  en  Arniorique,  forêt  située  en  partie  dans  l'ancien  évéché 
de  Saint-Malo,  avait  à  peu  près  les  mêmes  privilèges  {Roman  de 
Rou,  éd.  Pluquet,  II,  143,  4,  d'après  lady  Guest).  Guillaume  le  Bre- 
ton rapporte  au  sujet  de  cette  fontaine  la  même  tradition  (Guillel' 
mus  Brito,  Philipp.,  VI,  415).  Barenton  ou  Belenton  était  dans  la 
seigneurie  de  Gael,  d'après  les  Ordonnances  manuscrites  du  comte 
de  Laval, connues  sous  le  titre  d'Useinents  et  cousliimes  de  la  forest 
de  Brecilien,  M.  de  la  Villemarqué  en  cite  un  extrait  qui  prouve 
qu'au  XV»  siècle  la  tradition  n'était  pas  encore  éteinte  (Les  Romans 

de  la  Table  Ronde,  p.  234).  Huon  de  Méry,  trouvère  du  xni*  siè- 
cle, fît  le  pèlerinage  de  Breceliande  et,  plus  heureux  que  Wace, 
trouva  non  seulement  la  fontaine,  mais  le  bassin  et  renouvela 
avec  plein  succès  l'expérience  de  Kynon  et  d'Owcin  (Tournoiement 
Antecrist,  Bibl.  roy.,  n"  541.  S.  F. fol.  72,  col.  2,  v.  5,  d'après  lady 
Guest,  Mab.,  I,  223).  Dans  le  Chevalier  au  Lion,  de  Chrétien  de 
Troyes,  l'aventure  se  passe  aussi  dans  la  forêt  de  Brocéliande 
(Hist.  litl.  de   la  France,  XV,  p.  235). 

(2)  Une  fontaine  encliantée  avec  une  coupe  existe  aussi  dans  le 
Mabinogi  de  Manawyddan  (v.  tome  I,  p.  160).  Dans  Ghrclien,  le 
bacin  d'or  est  suspendu  à  l'arbre  par  une  chaîne  qui  va  jusqu'à  la 
fontaine,  à  côté  est  une  petite  chapelle  (Ed.Forstcr,  p.  15-17). 


12  LES    MABINOGION 

entendras  un  si  grand  coup  de  tonnerre  qu'il  te 
semblera  que  la  terre  et  le  ciel  tremblent  ;  au  bruit 
succédera  une  ondée  très  froide  ;  c'est  à  peine  si 
tu  pourras  la  supporter  la  vie  sauve  ;  ce  sera  une 
ondée  de  grêle.  Après  l'ondée,  il  fera  beau.  Il  n'y 
a  pas  sur  l'arbre  une  feuille  que  l'ondée  n'aura 
enlevée  ;après  l'ondée  viendra  une  volée  d'oiseaux 
qui  descendront  sur  l'arbre;  jamais  tu  n'as  entendu 
dans  ton  pays  une  musique  comparable  à  leur  chant 
(v.  page  13).  Au  moment  où  tu  y  prendras  le  plus 
de  plaisir,  tu  entendras  venir  vers  toi  le  long  de 
la  vallée  gémissements  et  plaintes,  et  aussitôt  t'ap- 
paraîtra  un  chevalier  monté  sur  un  cheval  tout  noir, 
vêtu  de  paile  tout  noir,  la  lance  ornée  d'un  gon- 
fanon  (1)  de  toile  fine  tout  noir.  Il  t'attaquera  le  plus 
vite  possible.  Si  tu  fuis  devant  lui,  il  t'atteindra  ; 
si  tu  l'attends,  de  cavalier  que  tu  es,  il  te  laissera 
piéton.  Si  cette  fois  tu  ne  trouves  pas  souffrance, 
il  est  inutile  que  tu  en  cherches  tant  que  tu  seras 
en  vie.  » 

Je  suivis  le  chemin  jusqu'au  sommet  du  tertre, 
d'où  j'aperçus  ce  que  m'avait  annoncé  l'homme 
noir  ;  j'allai  à  l'arbre  et  dessous  je  vis  la  fontaine, 
avec  la  dalle  de  marbre  et  le  bassin  d'argent  atta- 
ché à  la  chaîne.  Je  pris  le  bassin  et  je  le  remplis 

(1)  Gonfanon,  étendard  ou  enseigne  quadrangulaire  terminé  en 
pointe,  enroulé  quand  on  ne  combattait  pas,  flottant  en  cas  de 
combat.  Il  s'attachait  à  la  hampe  de  la  lance.  Les  simples  cheva- 
liers portaient  le  pennon,  flamme  triangulaire  au  bout  de  la  lance 
WioUet-le-Duc,  Diction,  rais,  du  mob.,  V). 


OWEN  ET  LUNET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE   13 

d'eau  que  je  jetai  sur  la  dalle.  Voilà  aussitôt  le 
tonnerre  et  beaucoup  plus  fort  que  ne  m'avait  dit 
l'homme  noir,  et  après  le  bruit,  l'ondée  ;  j'étais 
bien  convaincu,  Kei,  que  ni  homme,  ni  animal, 
surpris  dehors  par  l'ondée,  n'en  échapperait  la  vie 
sauve.  Pas  un  grêlon  n'était  arrêté  par  la  peau  ni 
par  la  chair  :  il  pénétrait  jusqu'à  l'os.  Je  tourne  la 
croupe  de  mon  cheval  contre  l'ondée,  je  place  le 
soc  de  mon  bouclier  sur  la  tête  de  mon  cheval  et 
sur  sa  crinière,  la  housse  sur  ma  tète,  et  je  sup- 
porte ainsi  l'ondée.  Je  jette  les  yeux  sur  l'arbre  : 
il  n'y  avait  plus  une  feuille.  Alors  le  temps  devient 
serein  ;  aussitôt  les  oiseaux  descendent  sur  l'arbre 
et  se  mettent  à  chanter  ;  et  je  suis  sur,  Kei,  de 
n'avoir  jamais  entendu,  ni  avant,  ni  après,  de  musi- 
que comparable  à   celle-là  (1).  Au  moment  où  je 

(1)  Le  passage  correspondant  dans  Chrétien  est  d'un  grand  inté- 
rêt (éd.  Forsler,  vers  460  et  suiv.). 

«  Vi  sor  le  pin  tant  amassez 
Oisiaus  (s'est  qui  croire  m'an  vueille). 
Que  n'i  paroit  branche  ne  fueille. 
Que  toz  ne  fut  coverz  d'oisiaus 
S'an  estoit  li  arbres  plus  biaus; 
Et   trestuit  li   oisel  chantoient 
Si  que  trestuit  s'antracordoient, 
Mes  divers  chanz  chantoit  chascuns  ; 
Qu'onques  ce  que  cliantoit  li  uns 
A  l'autre  chanter  n'i  oï.  » 

E,  Philipot  m'a  fait  remarquer  la  frappante  ressemblance  de  ce 
passage  avec  ce  que  dit  Giraldus  Cambrensis  du  chant  chez  les 
Gallois.  (Cambriœ  Descr.  c.  12)  :  in  musico  modulamine  non  nni- 
formiler  iil  ;ilibi,    sed  miillipliciler    inuUisque  modis  et  modiilis 


14  LES    MABINOGION 

prenais  le  plus  de  plaisir  à  les  entendre,  voilà  les 
plaintes  venant  vers  moi  le  long  de  la  vallée,  et  une 
voix  me  dit  ;  «  Chevalier,  que  me  voulais-tu  ? 
Quel  mal  t'ai-je  fait  pour  que  tu  me  fisses  à  moi 
et  à  mes  sujets  ce  que  tu  m'as  fait  aujourd'hui  ? 
Ne  sais-tu  pas  que  l'ondée  n'a  laissé  en  vie  ni  créa- 
ture humaine,  ni  bête  qu'elle  ait  surprise  dehors?  » 
Aussitôt  se  présente  le  chevalier  sur  un  cheval 
tout  noir,  vêtu  de  paile  tout  noir,  avec  un  gonfa- 
non  de  toile  fine  tout  noir.  Nous  nous  attaquons. 
Le  choc  fut  rude,  mais  je  fus  bientôt  culbuté.  Le 
chevalier  passa  le  fût  de  sa  lance  à  travers  les 
rênes  de  mon  cheval,  et  s'en  alla  avec  les  deux 
chevaux  en  me  laissant  là.  Il  ne  me  fit  même  pas 
l'honneur  de  me  faire  prisonnier  ;  il  ne  me  dépouilla 
pas  non  plus. 

Je  revins  par  le  chemin  que  j'avais  déjà  suivi. 
Je  trouvai  l'homme  noir  àlaclairière,  et  je  t'avoue, 
Kei,  que  c'est  merveille  que  je  ne  sois  pas  fondu 
de  honte,  en  entendant  les  moqueries  de  l'homme 
noir.  J'arrivai  cette  nuit  au  château  où  j'avais  passé 
la  nuit  précédente.  On  s'y  montra  encore  plus  cour- 
tois que  la  nuit  d'avant,    on   me    fit    faire   bonne 


cantilenas  emittunt  adeo  ut  in  turha  canenlium,  sicut  huic  genii 
mos  est,  quoi  videas  capita,  tot  audias  carmina  discriminaque 
vocum,  varia  in  unani  denique  sub  B  mollis  dulcedine  blanda  con- 
sonantianiet  organicam  convenientia  melodiam.  Gomme  je  l'ai  fait 
remarquer  (Revue  Celt.,X.lll,  p.  498,i,  ce  passage  n'a  pu  être  ins- 
piré que  par  l'étonneraent  causé  à  un  étranger  par  le  chant  en 
chœur  à  plusieurs  parties  chez  les  Gallois. 


OWEN  ET  LUNET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE   15 

chère,  et  je  pus  causer  à  mon  gré  avec  les  hommes 
et  les  femmes.  Personne  ne  fit  la  moindre  allusion 
à  mon  expédition  à  la  fontaine.  Je  n'en  soufflai 
mot  non  plus  à  personne.  J'y  passai  la  nuit.  En 
me  levant,  le  lendemain  malin,  je  trouvai  un  pale- 
froi brun  foncé,  à  la  crinière  toute  rouge,  aussi 
rouge  que  la  pourpre  (1),  complètement  équipé. 
Après  avoir  revêtu  mon  armure,  je  leur  laissai 
ma  bénédiction  et  je  revins  à  ma  cour.  Le  cheval, 
je  Tai  toujours  ;  il  est  à  l'étable  là-bas,  et  par  Dieu 
et  moi,  Kci,  je  ne  le  donnerais  pas  encore  pour  le 
meilleur  palefroi  de  l'île  de  Bretagne.  Dieu  sait 
que  personne  n'a  jamais  avoué  pour  son  compte 
une  aventure  moins  heureuse  que  celle-là. Et  cepen- 
dant, ce  qui  mesemble  le  plus  extraordinaire,  c'est 
que  je  n'ai  jamais  ouï  parler  de  personne  ni  avant 
ni  après  qui  sût  la  moindre  chose  au  sujet  de  cette 
aventure,  en  dehors  de  ce  que  je  viens  de  racon- 
ter; et  aussi  que  l'objet  de  cette  aventure  se  trouve 
dans  les  Etats  de  l'empereur  Arthur  sans  que  per- 
sonne arrive  dessus.  —  «  Hommes,  »  dit  Owein, 
«  ne  serait-il  pas  bien  de  chercher  à  tomber  sur 
cet  endroit-là  ?»  —  «  Par  la  main  de  mon  ami,  » 
dit  Kei,  «  ce  n'est  pas  la  première  fois  que  ta  lan- 
gue propose  ce  que  ton  bras  ne  ferait  pas.  »  — 
«  En  vérité,  »  s'écria  Gwenhwyvar,  «  mieux  vau- 


l.D"après  Richards,  Welsh  did.,  Ig  cenn  est  une  sorte  de  mousse 
en  usage  pour  colorer  en  rouge.  Je  traduis  par  pourpre  d'après  les 
gloses  d'Oxford  :  0  ceen  gl.  murice. 


16  LES     MABINOGION 

drait  te  voir  pendre,  Kei,  que  tenir  des  propos 
aussi  outrageants  envers  un  homme  comme 
Owein.  »  —  «  Par  la  main  de  mon  ami,  »  répon- 
dit-il, «  princesse,  tu  n'en  as  pas  plus  dit  à  la  louange 
d'Owein  que  je  ne  l'ai  fait  moi-même.  »  A  ce 
moment  Arthurs'éveilla  etdemandas'il  avait  dormi 
quelque  temps.  —  «  Pas  mal  de  temps,  seigneur», 
dit  Owein.  —  «  Est-il  temps  de  se  mettre  à 
table  ?»  —  «  Il  est  temps,  seigneur  »,  dit  Owein. 
Le  cor  donna  le  signal  d'aller  se  laver  (1),  et 
l'empereur,  avec  toute  sa  maison,  se  mit  à  table. 
Le  repas  terminé,  Owein  disparut.  Il  alla  à  son 
logis  et  prépara  son  cheval  et  ses  armes. 

Le  lendemain,  dès  qu'il  voit  le  jour  poindre,  il 
revêt  son  armure,  monte  à  cheval,  et  marche  devant 
lui  au  bout  du  monde  et  vers  les  déserts  des  mon- 
tagnes. A  la  fin,  il  tombe  sur  le  vallon  boisé  que 
lui  avait  indiqué  Kynon,  de  façon  à  ne  pouvoir 
douter  que  ce  ne  soit  lui.  Il  chemine  par  le  vallon 
en  suivant  la  rivière,  puis  il  passe  de  l'autre  côté 
et  marche  jusqu'à  la  plaine  ;  il  suit  la  plaine 
jusqu'en  vue  du  château.  Il  se  dirige  vers  le  châ- 
teau, voit  les  jeunes  gens  en  train  de  lancer  leurs 
couteaux  à  l'endroit  où  les  avait  vus  Kynon,  et 
l'homme  blond,  le  maître  du  château,  debout  à 
côté  d'eux.  Au  momentoù  Owein  va  pour  le  saluer, 
l'homme  blond  lui  adresse  son  salut  et  le  précède 
au  château.  Il  aperçoit  une  chambre,  et  en  entrant 

1.  C'est  ce  que  nos  romans  français  expriment  par  corner  l'eau 


OWEN    ET    LUNET   OU   LA  DAME  DE  LA   FONTAINE       17 

■dans  la  chambre,  des  pucelles  en  train  de  coudre 
de  la  paile  jaune,  assises  dans  des  chaires  dorées. 
Owcin  les  trouva  beaucoup  plus  belles  et  plus  gra- 
cieuses encore  que  ne  l'avait  dit  Kynon.  Elles  se 
levèrent  pour  servir  Owein  comme  elles  l'avaient 
fait  pour  Kynon.  La  chère  parut  encore  meilleure 
•à  Owein  qu'à  Kynon.  Au  milieu  du  repas,  l'homme 
blond  demanda  à  Owein  quel  voyage  il  faisait. 
Owein  ne  lui  cacha  rien  ;  Je  voudrais,»  dit-il, 
me  rencontrer  avec  le  chevalier  qui  garde  la  fon- 
taine. »  L'homme  blond  sourit;  malgré  l'embarras 
qu'il  éprouvait  à  donner  à  Owein  des  indications 
à  ce  sujet  comme  auparavant  à  Kynon,  il  le  ren- 
seigna cependant  complètement.  Ils  allèrent  se 
coucher. 

Le  lendemain  matin,  Owein  trouva  son  cheval 
tenu  prêt  par  les  pucelles.  Il  chemina  jusqu'à  la 
clairière  de  l'homme  noir,  qui  lui  parut  encore  plus 
grand  qu'à  Kynon.  11  lui  demanda  la  route.  L'homme 
noir  la  lui  indiqua.  Comme  Kynon,  Owein  suivit 
la  route  jusqu'à  l'arbre  vert.  Il  aperçut  la  fontaine 
et  au  bord  la  dalle  avec  le  bassin.  Owein  prit  le 
bassin,  et  en  jeta  plein  d'eau  sur  la  dalle.  Aussitôt 
voilà  un  coup  de  tonnerre,  puis  après  le  tonnerre, 
l'ondée,  et  les  deux  bien  plus  forts  que  ne  l'avait 
dit  Kynon.  Après  l'ondée,  le  ciel  s'éclaircit.  Lors- 
que Owein  leva  les  yeux  vers  l'arbre,  il  n'y  avait 
plus  une  feuille.  A  ce  moment  les  oiseaux  descen- 
dirent sur  l'arbre  et  se  mirent  à  chanter.  Au  mo- 
ment où  il  prenait  le  plus  de  plaisir  à  leur  chant. 


18  LES    MABINOGION 

il  vit  un  chevalier  venir  le  long  de  la  vallée.  Owein 
alla  à  sa  rencontre  et  ils  se  battirent  rudement.  Ils 
brisèrent  leurs  deux  lances,  tirèrent  leurs  épées  et 
s'escrimèrent.  Owein  bientôt  donna  au  chevalier 
un  tel  coup  qu'il  traversa  le  heaume,  la  cervelière 
et  la  ventaille  (1)  et  atteignit  à  travers  la  peau,  la 
chair  et  les  os  jusqu'à  la  cervelle.  Le  chevalier  noir 
sentit  qu'il  était  mortellement  blessé,  tourna  bride 
et  s'enfuit.  Owein  le  poursuivit  et,  s'il  ne  pouvait 
le  frapper  de  son  épée,  il  le  serrait  de  près.  Un 
grand  château  brillant  apparut.  Ils  arrivèrent  à 
l'entrée.  On  laissa  pénétrer  le  chevalier  noir,  mais 
on  fit  retomber  sur  Owein  la  herse.  La  herse  attei- 
gnit l'extrémité  de  la  selle  derrière  lui,  coupa  le 
cheval  en  deux,|enleva  les  molettes  des  éperons  du 
talon  d'Owein  et  ne  s'arrêta  qu'au  sol.  Les  molet- 
tes des  éperons  et  un  tronçon  du  cheval  restèrent 
dehors,  et  Owein,  avec  l'autre  tronçon,  entre  les 


(1)  Voir  notes  critiques.  La  cervelière  ou  coiffe  était  une  coif- 
fure de  mailles  ou  de  plaques  de  fer  enveloppant  la  partie  supé- 
rieure du  crâne.  Ou  elle  était  sous-jacente  au  camail,  partie  du 
vêtement  de  l'homme  de  guerre  qui  couvrait  la  tête  et  les  épaules, 
et  alors  elle  était  de  toile  ou  de  peau,  et  n'était  qu'un  serre-tête 
(pennffestin),  ou  elle  faisait  partie  du  camail,  et,  dans  ce  cas,  était 
faite  de  maillons  ;  ou  encore  elle  était  posée  par-dessus  ;  alors 
elle  était  de  fer  battu  (VioUet-le-Duc,  Dictionnaire  raisonné  du 
mobilier  français,  V).  La  ventaille  était  une  petite  pièce  dépen- 
dant du  haubert,  et  que  l'on  attachait  à  la  coiffe  pour  protéger  le 
visage.  Elle  ne  remontait  pas  jusqu'aux  yeux.  Elle  fut  remplacée 
par  la  visière  qui  dépendait  du  casque  (Paulin  Paris,  Les  Romans 
de  la  Table  Ronde,  IV). 


OWEN    ET    LU  NET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE       19 

deux  portes.  La  porte  intérieure  fut  fermée,  de  sorte 
qu'Owein  ne  pouvait  s'échapper. 

Il  était  dans  le  plus  grand  embarras,  lorsqu'il 
aperçut,  à  travers  la  jointure  de  la  porte  une  rue 
en  face  de  lui,  avec  une  rangée  de  maisons  des  deux 
côtés,  et  une  jeune  fille  aux  cheveux  blonds  frisés, 
la  tête  ornée  d'un  bandeau  d'or,  vêtue  de  paile 
jaune,  les  pieds  chaussés  de  deux  brodequins  de 
cordwal  tacheté,  se  dirigeant  vers  l'entrée.  Elle 
demanda  qu'on  ouvrît  :  «  En  vérité  »,  dit  Owein, 
«  dame,  il  n'est  pas  plus  possible  de  t'ouvrir  d'ici 
que  tu  ne  peux  toi-même  delà  me  délivrer  ».  —  «  C'est 
vraiment  grande  pitié,  »  dit  la  pucelle,  «  qu'on  ne 
puisse  te  délivrer.  Ce  serait  le  devoir  d'une  femme 
de  te  rendre  service.  Je  n'ai  jamais  vu  assurément 
jeune  homme  meilleur  que  toi  pour  une  femme  (1). 
Si  tu  avais  une  amie,  tu  serais  bien  le  meilleur  des 
amis  pour  elle  ;  si  tu  avais  une  maîtresse,  il  n'y 
aurait  pas  meilleur  amant  que  toi  ;  aussi  ferai-je 
tout  ce  que  je  pourrai  pour  te  tirer  d'affaire.  Tiens 
cet  anneau  et  mets-le  à  ton  doigt.  Tourne  le  chaton 
à  l'intérieur  de  ta  main  et  ferme  la  main  dessus. 
Tant  que  tu  le  cacheras,  il  te  cachera  loi-même  (2). 

(1)  L'empressement  de  Lunet  à  obliger  Owein,  et  c^  compliment 
qu'elle  lui  adresse  sont  justifiés  dans  le  Chevalier  au  Lion,  de 
Ghrestien  de  Troyes.  Envoyée  par  sa  dame  à  la  cour  d'Arthur,  elle 
n'avait  trouvé  d'appui  qu'auprès  d'Owein.  Elle  l'a  reconnu  et  veut 
lui  témoigner  sa  reconnaissance  en  le  tirant  du  mauvais  pas  où  il 
se  trouve. 

(2)  Il  est  question,  dans  des  récits  de  tous  pays,  d'anneaux  de 
ce  genre.  L'anneau  de  Gygcs  est  un  des  plus  fameux.  Celui-ci  est 


20  LES    MABINOGION 

Lorsqu'ils  seront  revenus  à  eux,  ils  accourront  ici 
de  nouveau  pour  te  livrer  au  supplice  à  cause  du 
chevalier.  Ils  seront  fort  irrités  quand  ils  ne  te 
trouveront  pas.  Moi  je  serai  sur  le  montoir  de 
pierre  (1)  là-bas  à  t'attendre.  Tu  me  verras  sans 
que  je  te  voie.  Accours  et  mets  ta  main  sur  mon 
épaule;  je  saurai  ainsi  que  tu  es  là.  Suis-moi  alors, 
où  j'irai.  »  Sur  ce,  elle  quitta  Owein. 

Il  fit  tout  ce  que  la  pucelle  lui  avait  commandé. 
Les  hommes  de  la  cour  vinrent  en  efîet  chercher 
Owein  pour  le  mettre  à  mort,  mais  ils  ne  trouvè- 
rent que  la  moitié  du  cheval,  ce  qui  les  mit  en 
grande  fureur.  Owein  s'échappa  du  milieu  d'eux, 
alla  à  la  pucelle  et  lui  mit  la  main  sur  l'épaule.  Elle 
se  mit  en  marche  suivie  par  Owein  et  ils  arrivèrent 
à  la  porte  d'une  chambre  grande  et  belle.  Elle  ou- 
vrit, ils  entrèrent   et  fermèrent  la   porte.    Owein 


compté,  dans  un  texte  gallois  que  je  cite  d'après  lady  Guest,  parmi 
les  treize  raretés  de  l'île,  gardées  primitivement  à  Caerlleon 
sur  Wysc.  Ces  curiosités  avaient  été  emportées  par  Myrddin,  fils 
de  Morvran,  dans  la  maison  de  verre  à  Enlli  ou  Bardsey  Island. 
D'autres  en  font  la  propriété  de  Taliesin.  «  La  pierre  de  l'anneau 
d'Eluiied  qui  tira  Owein  ab  Urien  d'entre  la  herse  et  le  mur;  qui- 
conque la  cachait  était  caché  par  elle.  » 

(1)  Lady  Guest,  d'après  Ellis  (note  8,  Way's  Fabliaux),  fait  re- 
marquer que  ces  montoirs  étaient  placés  sur  les  routes,  dans  les 
forets,  et  aussi  en  grand  nombre  dans  les  villes.  Il  y  en  avait  beau- 
coup à  Paris,  où  ils  servaient  aux  magistrats  à  monter  sur  leurs 
mules  pour  se  rendre  aux  cours  de  justice.  Sur  ces  montoirs  ou 
sur  les  arbres  à  côté,  les  chevaliers  plaçaient  leurs  boucliers  comme 
signe  de  défi  pour  tout  venant. 


OWEN    ET    LUNET  OU   LA  DAME  DE  LA  FONTAlxNE       21 

promena  ses  regards  sur  loul  l'appartement  :  il  n'y 
avait  pas  un  clou  qui  ne  fût  peint  de  riche  couleur, 
pas  un  panneau  qui  ne  fût  décoré  de  diverses  figures 
dorées  (1).  La  pucelle  alluma  un  feu  de  charbon,  prit 
un  bassin  d'argent  avec  de  l'eau,  et,  une  serviette 
de  fine  toile  blanche  sur  l'épaule,  elle  offrit  Teau  à 
Owein  pour  qu'il  se  lavût.  Ensuite,  elle  plaça  de- 
vant lui  une  table  d'argent  doré,  couverte  d'une 
nappe  de  fine  toile  jaune  et  lui  apporta  à  souper.  Il 
n'y  avait  pas  de  mets  connu  d'Oweindont  il  ne  vît 
là  abondance,  avec  cette  différence  que  les  mets 
qu'il  voyait  étaient  beaucoup  mieux  préparés 
qu'ailleurs.  Nulle  pari  il  n'avait  vu  offrir  autant  de 
mets  ou  de  boissons  excellentes  que  là.  Pas  un  vase 
de  service  qui  ne  fût  d'or  ou  d'argent.  Owein  man- 
gea et  but  jusqu'à  une  heure  avancée  du  temps  de 
nones.  A  ce  moment,  ils  entendirent  de  grands 
cris  dans  le  château.  Owein  demanda  à  la  pucelle 
quels  étaient  ces  cris  ;  «  On  donne  l'extrême  onc- 
tion au  maître  du  château,  »  dit-elle.  Owein  alla 
se  coucher.  Il  eût  été  digne  d'Arthur,  tellement  il 
était  bon,  le  lit  que  lui  fit  la  pucelle,  de  tissus 
d!écarlate,  de  paile,  de  cendal  (2)  et  de  toile  fine. 
Vers  minuit,  ils   entendirent  des  cris  perçants. 


•  (1)  L'usage  de  peindre  les  panneaux  des  appartements  était 
assurément  répandu  au  moyen  âge.  Lady  Guest  cite  à  l'appui 
plusieurs  passages  de  Chaucer,  notamment  du  Knightes  Talc, 
1977. 

(2)  Le  cendal  est  une  espèce  de  soie,  probablement  une  sorte  de 
taffetas,  en  usage  dès  le  xi'  siècle  (Quicherat,  Le  costume,  p.  153). 


22  LES    MABINOGION 

«  Que  signifient  ces  cris  maintenant  ?  »  dit  Owein 
—  «  Le  seigneur,  maître  du  château,  vient  de  mou- 
rir, »  répondit  la  pucelle.  Un  peu  après  le  jour  re- 
tentirent descris  et  des  lamentations  d'une  violence 
inexprimable.  Owein  demanda  à  la  jeune  fille  ce 
que  signifiaient  ces  cris.  «  On  porte,  »  dit-elle,  «  le 
corps  du  seigneur,  maître  du  château,  au  cime- 
tière. »  Owein  se  leva,  s'habilla,  ouvrit  la  fenêtre, 
et  regarda  du  côté  du  château.  Il  ne  vit  ni  com- 
mencement ni  fin  aux  troupes  qui  remplissait  les 
rues,  toutes  complètement  armées;  il  y  avait  aussi 
beaucoup  de  femmes  à  pied  et  à  cheval,  et  tous 
les  gens  d'église  de  la  cité  étaient  là  chantant.  Il 
semblait  à  Owein  que  le  ciel  résonnait  sous  la  vio- 
lence des  cris,  du  son  des  trompettes,  et  des  chants 
des  hommes  d'église.  Au  milieu  de  la  foule  était  la 
bière,  recouverte  d'un  drap  de  toile  blanche,  portée 
par  des  hommes  dont  le  moindre  était  un  baron 
puissant  (l).Oweinn'avaitjamaisvuassurémentune 


(1)  Il  y  a  dans  ITvain  de  Chrestien  (éd.  Forster,  p.  47-48)  un 
trait  saisissant  qui  manque  dans  notre  récit.  La  foule  s'assemble 
dans  la  salle  autour  de  la  bière:  le  sang  jaillit  des  plaies  du  mort, 
clair  et  vermeil,  ce  qui  prouvait,  d"après  l'auteur,  que  le  meur- 
trier était  présent.  Cette  croyance  ce  manifeste  encore  dans  le 
poème  néerlandais  de  Morien  intercalé  dans  le  Lancelot  Hollandais 
publié  par  Jonckbloet.  Morien  arrive  au  château  du  père  du  che- 
valier qu'il  vient  de  tuer.  Le  cadavre  est  dans  la  salle  :  dès  qu'il 
paraît,  le  sang  coule  des  plaies  et  annonce  sa  présence.  Comme 
l'a  fait  remarquer  Gaston  Paris  qui  a  fait  ce  rapprochement  (His- 
toire littéraire  de  la  France,  xxx,  p  249),  c'était  une  croyance 
fort  répandue  en  France  et  ailleurs  au  moyen  âge.    Il  est  à  noter 


OWEN    ET    LUNET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE       23 

suite  aussi  brillante  que  celle-là  avec  ses  habits  de 
paile,  de  soie  et  de  cendal. 

Après  cette  troupe  venait  une  femme  aux  che- 
veux blonds,  flottant  sur  les  deux  épaules,  souil- 
lés à  leur  extrémité  de  sang  provenant  de  meurtris- 
sures, vêtue  d'habits  de  paile  jaune  en  lambeaux, 
les  pieds  chaussés  de  brodequins  de  cordwal  bi- 
garré. C'était  merveille  que  le  bout  de  ses  doigts 
ne  fût  écorché,  tant  elle  frappait  avec  violence  ses 
deux  mains  l'une  contre  l'autre.  Il  était  impossible 
de  voir  une  aussi  belle  femme,  Owein  en  était  bien 
persuadé,  si  elle  avait  eu  son  aspect  habituel.  Ses 
cris  dominaient  ceux  des  gens  et  le  son  des  trom- 
pettes de  la  troupe.  En  la  voyant  Owein  s'enflamma 
de  son  amour  au  point  qu'il  en  était  entièrement 
pénétré.  Il  demanda  à  la  pucelle  qui  elle  était.  «  On 
peut  en  vérité  te  dire,  »  répondit-elle,  «  que  c'est  la 
plus  belle  des  femmes,  la  plus  généreuse,  la  plus 
sage  et  la  plus  noble  ;  c'est  ma  dame  ;  on  l'appelle 
la  Dame  de  la  Fontaine,  c'est  la  femme  de  l'homme 


qu'elle  ne  se  manifeste  dans  les  romans  Arthuriens  que  dans  T  Y  vain 
de  Ghrestien  et  le  Morion  néerlandais.  Parmi  les  trois  choses 
qui  excitent  à  la  vengeance,  dit  une  triade  galloise  (Vaughan, 
Welsh  Proverbs,  London  1889,  n»  2523-2524),  l'une  est  la  vue  dt 
la.  bière  d'un  parent  (sur  la  bibliographie  de  la  croyance  au  sang 
dénonciateur,  v.  Piquet,  Étude  sur  Ilarlinann  d'Aue,  p.  160  :  dans 
les  Nicbelungen,  c'est  à  cet  indice  que  Kriemhild  reconnaît  le 
meurtrier  de  Siegfried  (v.  plus  haut,  1,  p.  44, note  2).  G'estsurtout 
en  Angleterre  et  en  Ecosse  que  la  croyance  à  la  cruentation 
du  cadavre  devant  le  meurtrier  était  répandue  (v.  Carew  Hazlitt, 
Dictionary  of  Faiths  and  Myth,  I,  Blood-Portents). 


24  LES    MABINOGION 

que  tu  as  tué  hier.  »  —  «  Dieu  sait,  »  dit  Oweiiiy 
«  que  c'est  la  femme  que  j'aime  le  plus.  »  — «  Dieu 
sait  qu'elle  ne  t'aime  ni  peu  ni  point.  »  La  pucelle 
se  leva  et  alluma  un  feu  de  charbon,  remplit  une 
marmite  d'eau  et  la  fît  chauffer.  Puis  elle  prit  une 
serviette  de  toile  blanche  et  la  mit  autour  du  cou 
d'Ovvein.  Elle  prit  un  gobelet  d'os  d'éléphant,  un 
bassin  d'argent,  le  remplit  d'eau  chaude  et  lava  la 
tête  d'Owein.  Puis  elle  ouvrit  un  coffret  de  bois,  en 
tira  un  rasoir  au  manche  d'ivoire,  dont  la  lame 
avait  deux  rainures  dorées,  le  rasa  et  lui  essuya  la 
tête  et  le  cou  avec  la  serviette.  Ensuite  elle  dressa 
la  table  devant  Owein  et  lui  apporta  son  souper. 
Owein  n'en  avait  jamais  eu  de  comparable  à  celui- 
là,  ni  d'un  service  plus  irréprochable.  Le  repas 
terminé,  la  pucelle  lui  prépara  son  lit.  «  Viens  ici 
te  coucher,  »  dit-elle,  «  et  j'irai  faire  la  cour  pour 
toi.  » 

Elle  ferma  la  porte  et  s'en  alla  au  château.  Elle 
n'y  trouva  que  tristesse  et  soucis.  La  comtesse  était 
dans  sa  chambre,  ne  pouvant,  dans  sa  tristesse, 
supporter  la  vue  de  personne.  Lunet  s'avança  vers 
elle  et  la  salua.  Elle  ne  répondit  pas.  La  pucelle  se 
fâcha  et  lui  dit  :  «  Que  t'est-il  arrivé,  que  tu  ne 
répondes  à  personne  aujourd'hui?  »  —  «  Lunet,  »- 
dit  la  comtesse,  «  quel  honneur  est  le  tien,  que  tu 
ne  sois  pas  venue  te  rendre  compte  de  ma  douleur. 
C'est  moi  qui  t'ai  faite  riche.  C'était  bien  mal  à  toi 
de  ne  pas  venir,  oui,  c'était  bien  mal.  »  —  «  En 
vérité,  »  dit  Lunet,  «  je  n'aurais  jamais  pensé  que 


OWEN    ET    LUNET   OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE       25 

tu  eusses  si  peu  de  sens.  Il  vaudrait  mieux  pour 
toi  chercher  à  réparer  la  perte  de  ce  seigneur  que 
de  l'occuper  d'une  chose  irréparable.  »  —  «  Par 
moi  et  Dieu,  je  ne  pourrai  jamais  remplacer  mon 
seigneur  par  un  autre  homme  au  monde.  »  — «  Tu 
pourrais  épouser  qui  le  vaudrait  bien  et  peut-être 
mieux.  »  —  «  Par  moi  et  Dieu,  s'il  ne  me  répugnait 
de  faire  périr  une  personne  que  j'ai  élevée,  je  te 
ferais  mettre  à  mort,  pour  faire  en  ma  présence 
des  comparaisons  aussi  injustes.  Je  t'exilerai  en 
tout  cas.  »  —  «  Je  suis  heureuse  que  tu  n'aies  pas 
à  cela  d'autre  motif  que  mon  désir  de  t'indiquer 
ton  bien,  lorsque  tu  ne  le  voyais  pas  toi-même. 
Honte  à  la  première  d'entre  nous  qui  enverra  vers 
l'autre,  moi  pour  solliciter  une  invitation,  toi  pour 
la  faire.  »  Et  Lunet  sortit.  La  dame  se  leva  et  alla 
jusqu'à  la  porte  de  la  chambre  à  la  suite  de  Lu- 
net ;  là  elle  toussa  fortement.  Lunet  se  retourna. 
La  comtesse  lui  fit  signe  et  elle  revint  auprès 
d'elle.  «  Par  moi  et  Dieu,  dit  la  dame,  tu  as  mau- 
vais caractère,  mais  puisque  c'est  mon  intérêt  que 
tu  veux  m'enseigner,  dis-moi  comment  cela  se 
pourrait.  »  —  «  Voici,  »  dit-elle.  «  Tu  sais  qu'on 
ne  peut  maintenir  ta  domination  que  par  vaillance 
et  armes.  Cherche  donc  au  plus  tôt  quelqu'un  qui 
la  conserve.  »  —  «  Comment  puis-je  le  faire  ?»  — 
«  Voici  :  si  tu  ne  peux  conserver  la  fontaine,  tu 
ne  peux  conserver  tes  Etats  ;  il  ne  peut  y  avoir 
d'autre  homme  à  défendre  la  fontaine  que  quel- 
qu'un de  la  cour  d'Arthur.  J'irai  donc  à  la  cour, 


26  LES  MABINOGION 

et  honte  à  moi  si  je  n'en  reviens  avec  un  guerrier 
qui  gardera  la  fontaine  aussi  bien  ou  mieux  que 
celui  qui  l'a  fait  avant.  »  —  «  C'est  difficile  ;  enfin, 
essaie  ce  que  tu  dis.  » 

Lunet  partit  comme  si  elle  allait  à  la  cour  d'Ar- 
thur, mais  elle  se  rendit  à  sa  chambre  auprès 
d'Owein.  Elle  y  resta  avec  lui  jusqu'au  momentoù 
il  eût  été  temps  pour  elle  d'être  de  retour  de  la 
cour  d'Arthur.  Alors  elle  s'habilla  et  se  rendit 
auprès  de  la  comtesse,  qui  la  reçut  avec  joie  :  «Tu 
apportes  des  nouvelles  de  la  cour  d'Arthur?»  dit- 
elle. —  «  Les  meilleures  du  monde,  princesse  ;  j'ai 
trouvé  ce  que  je  suis  allée  chercher.  Et  quand  veux- 
tu  que  je  te  présente  le  seigneur  qui  est  venu  avec 
moi?»  — «Viens  avec  lui  demain  vers  midi  pour  me 
voir.  Je  ferai  débarrasser  la  maison  en  vue  d'un 
entretien  particulier.  »  Lunet  rentra. 

Le  lendemain,  à  midi,  Owein  revêtit  une  robe, 
un  surcot  et  un  manteau  de  paile  jaune,  rehaussé 
d'un  large  orfrei  de  fil  d'or  ;  ses  pieds  étaient 
chaussés  de  brodequins  de  corrftua/ bigarré, fermés 
par  une  figure  de  lion  en  or.  Ils  se  rendirent  à  la 
chambre  de  la  dame  qui  les  accueillit  d'aimable 
façon.  Elle  considéra  Owein  avec  attention  : 
«  Lunet  »,  dit-elle,  «  ce  seigneur  n'a  pas  l'air  de 
quelqu'un  qui  a  voyagé  ».  —  «  Quel  mal  y  a-t-il  à 
cela,  princesse,  »  dit  Lunet  ?  —  «  Par  Dieu  et  moi, 
ce  n'est  pas  un  autre  que  lui  qui  a  fait  sortir  l'àme 
du  corps  de  mon  seigneur.  »  —  «  Tant  mieux  pour 
toi,  princesse  ;  s'il  n'avait  pas  été  plus  fort  que  lui, 


OWEN  ET  LUNET  OU  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE   27 

il  ne  lui  eût  pas  enlevé  l'àmc  du  corps  ;  on  n'y 
peut  plus  rien,  c'est  une  chose  faite.  »  —  «  Retour- 
nez chez  vous,  »  dit  la  dame,  «  et  je  prendrai  conseil .  » 
Elle  lit  convoquer  lous  ses  vassaux  pour  le  lende- 
main et  leur  signifia  que  le  comté  était  vacant,  en 
faisant  remarquer  qu'on  ne  pouvait  le  maintenir 
que  par  chevalerie,  armes  et  vaillance.  «  Je  vous 
donne  à  choisir  :  ou  l'un  de  vous  me  prendra,  ou 
vous  me  permettrez  de  choisir  un  mari  d'ailleurs 
qui  puisse  défendre  l'État.  »  Ils  décidèrent  de  lui 
permettre  de  choisir  un  mari  en  dehors  du  pays. 
Alors  elle  appela  les  évêques  et  les  archevêques  à 
la  cour  pour  célébrer  son  mariage  avec  Owein  (1). 
Les  hommes  du  comté  prêtèrenthommage  à  Owein. 
Owein  garda  la  fontaine  avec  lance  et  épée,  voici 
comme  :  tout  chevalier  qui  y  venait,  il  le  renver- 
sait et  le  vendait  pour  toute  sa  valeur.  Le  produit, 
il  le  partageait  entre  ses  barons  et  ses  chevaliers; 


(1)  C'est  là  un  trait  qui  n'est  pas  gallois.  Les  lois  galloises  ne 
font  jamais  mention  de  la  bénédiction  religieuse  pour  le  mariage. 
D'ailleurs,  comme  le  fait  remarquer  le  savant  jurisconsulte  alle- 
mand Ferd.  Walter,  d'après  le  droit  canonique,  même  au  moyen 
ûge,  la  bénédiction  n'était  pas  nécessaire  à  la  validité  du  mariage. 
C'est  dans  les  lois  concernant  le  mariage  que  le  droit  gallois  a  le 
plus  écliappé  à  rinfluencc  romaine  et  à  l'influence  de  l'Eglise 
(Ferd.  Walter,  Das  aile  Wales,  p.  409).  Quant  au  mariage  de  la 
Dame  de  la  Fontaine  avec  le  meurtrier  de  son  mari, comme  le  fait 
remarquer  lady  Guest,  il  n'a  rien  de  bien  extraordinaire  à  celte 
époque.  C'était,  d'après  Sainte-Palaye,  un  moyen  très  facile  et 
fort  ordinaire  de  faire  fortune  pour  un  chevalier  que  d'épouser 
une  dame  dans  cette  situation  (I,  267,  326). 


28  LES    MABINOGION 

aussi  n'y  avait-il  personne  au  monde  plus  aimé  de 
ses  sujets  que  lui.  Il  fut  ainsi  pendant  trois  années. 
Un  jour  que  Gwalchmei  se  promenait  avecl'em- 
pereur  Arthur,  il  jeta  les  yeux  sur  lui  et  le  vit  triste 
et  soucieux,  Gwalchmei  fut  très  peiné  de  le  voir 
dans  cet  état,  et  lui  demanda  :  «  Seigneur,  que 
t'est-il  arrivé  ?»  —  «  Par  moi  et  Dieu,  Gwalchmei, 
j'ai  regret  après  Owein  qui  a  disparu  d'auprès  de 
moi  depuis  trois  longues  années;  si  je  suis  encore 
une  quatrième  sans  le  voir,  mon  âme  ne  restera 
pas  dans  mon  corps.  Je  suis  bien  sûr  que  c'est  à 
la  suite  du  récit  de  Kynon,  fils  de  Klydno,  qu'il  a 
disparu  du  milieu  de  nous.  »  —  «Il  n'est  pas  néces- 
saire, »  dit  Gwalchmei,  «  que  tu  rassembles  les 
troupes  de  tes  Etats  pour  cela  ;  avec  tes  gens  seu- 
lement, tu  peux  venger  Owein  s'il  est  tué,  le  déli- 
vrer s'il  est  prisonnier,  et  Temmener  avec  toi  s'il 
est  en  vie.  »  On  s'arrêta  à  ce  qu'avait  dit  Gwal- 
chmei. Arthur  et  les  hommes  de  sa  maison  firent 
leurs  préparatifs  pour  aller  à  la  recherche  d'Owein. 
Ils  étaient  au  nombre  de  trois  mille  sans  compter  les 
subordonnés.  Kynon,  fils  de  Klydno,  leur  servait 
de  guide.  Ils  arrivèrent  au  château  fort  où  avait 
été  Kynon  :  les  jeunes  gens  étaient  en  train  de 
lancerleurscouteaux  à  la  même  place,  et  Thomme 
blond  était  debout  près  d'eux.  Dès  qu'il  aperçut 
Arthur,  il  le  salua  et  l'invita  :  Arthur  accepta  l'in- 
vitation. Ils  allèrent  au  château.  Malgré  leur  grand 
nombre,  on  ne  s'apercevait  pas  de  leur  présence 
dans  le  château.  Les  pucelles  se  levèrent  pour  les 


OWEN    ET    LUNET   OU  LA   DAME  DE  LA   FONTAINE      29 

servir.Ils  n'avaient  jamais  vu  auparavant  de  service 
irréprochable  en  comparaison  de  celui  des  femmes. 
Le  service  pour  les  valets  des  chevaux,  cette  nuit- 
là,  ne  se  fil  pas  plus  mal  que  pour  Arthur  lui-même 
dans  sa  propre  cour. 

Le  lendemain    matin  Arthur  se  mit  en  marche, 
avec  Kynon  pour  guide.  Ils    arrivèrent  auprès  de 
l'homme  noir  ;  sa  stature  parut  encore   beaucoup 
plus  forte  à  Arthur  qu'on  nele  lui  avait  dit.  Ils  gra- 
virent le  sommet  de  la  colline,  et  suivirent  la  val- 
lée jusqu'auprès  de  l'arbre  vert,  jusqu'à   ce    qu'ils 
aperçurent   la    fontaine  et   le  bassin  sur   la  dalle. 
Alors  Kci  va  trouver  Arthur,  et  lui  dit:«  Seigneur, 
je  connais  parfaitementle  motif  de  cette  expédition, 
et  j'ai  une  prière  à  te  faire  :  c'est  de  me  laisserjeter 
de  Teau  sur  la  dalle,  et  recevoir  la  première  peine 
qui  viendra.  »  Arthur  le  lui  permet.   Kei  jette   de 
l'eau  sur  la  pierre,  et  aussitôt  éclate  le  tonnerre  ; 
après   le  tonnerre,  l'ondée  :   jamais  ils   n'avaient 
entendu  bruit  ni  ondée  pareille.  Beaucoup  d'hom- 
mes de  rang  inférieur  delà  suite  d'Arthur  furent  tués 
par  l'ondée.  Aussitôt  l'ondée  cessée,  le  ciel  s'éclair- 
cit.  Lorsqu'ils  levèrent  les  yeux  vers  l'arbre,  ils  n^y 
aperçurent  plus  une  feuille.  Les  oiseaux  descendi- 
rent sur  l'arbre  ;  jamais,  assurément,   ils  n'avaient 
entendu  musique  comparable  à  leur  chant.  Puis  ils 
virent  un  chevalier  monté  sur  un  cheval  tout  noir, 
\êiu  de  paile  tout  noir,  venant  d'une  allure  ardente. 
Kei  alla  à  sa   rencontre  et   se  battit  avec  lui.    Le 
combat  ne  fut  pas  long  :  Kci  fut  jeté  à  terre.  Le 


30  LES    MABI.NOGION 

chevalier  tendit  son  pavillon  ;  Arthur  et  ses  gens 
en  firent  autant  pour  la  nuit. 

En  se  levant,  le  lendemain  matin,  ils  aperçurent 
l'enseigne  de  combat  flottant  sur  la  lance  du  cheva- 
lier. Kei  alla  trouver  Arthur  :  «  Seigneur,  >  dit-il, 
«j'ai  été  renversé  hier  dans  de  mauvaises  condi- 
tions; te  plairait-il  que  j'allasse  aujourd'hui  me  bat- 
tre avec  le  chevalier?  »  —  «  Je  le  permets,  »  dit 
Arthur.  Kei  se  dirigea  sur  le  chevalier,  qui  le  jeta 
à  terre  aussitôt.  Puis  il  jeta  un  coup  d'œil  sur  lui; 
et,  lui  donnant  du  pied  de  sa  lance  sur  le  front,  il 
entama  heaume,  coifl'e,  peau  et  même  chair  jusqu'à 
l'os,  de  toute  la  largeur  du  bout  de  la  hampe.  Kei 
revint  auprès  de  ses  compagnons.  Alors  les  gens 
de  la  maison  d'Arthur  allèrent  tour  à  tour  se  bat- 
tre avec  le  chevalier,  jusqu'à  ce  qu'il  ne  resta  plus 
debout  qu'Arthur  et  Gwalchmei.  Arthur  revêtait 
ses  armes  pour  aller  lutter  contre  le  chevalier,  lors- 
que Gwalchmei  lui  dit  :  «  Oh  I  seigneur,  laisse-moi 
aller  le  premier  contre  le  chevalier.  »  Et  Arthur  y 
consentit.  Il  alla  donc  contre  le  chevalier  ;  comme 
il  était  revêtu  d'une  couverture  (1)  de  paile  que  lui 
avait  envoyée  la  fille  du  comte  d'Anjou,  lui  et  son 

(1)  II  ne  s'agit  probablement  pas  d'une  cotte  d'armes.  La  cotte 
d'armes  était  une  sorte  de  tunique  d'étoffe  ou  de  peau  qu'on  met- 
tait, dès  la  fin  du  xii*  siècle,  sur  le  haubert  de  mailles,  sur  le  gam- 
bison  et  la  broigne.  Les  cottes  du  xii"  et  du  xiii*  siècle  étaient 
habituellement  de  cendal,  taffetas  oa  étoffe  de  soie  assez  forte 
( Viollet-le-Duc,  Diet,  du  rnob.,  V).  La  couverture  ou  surcot,  qui 
était  de  laine  ou  de  soie,  se  portait  par-dessus  la  cotte  d'armes  et 
le  haubert.  C'est  ainsi  que,  dans  les  romans  français  de  la  Table 


OWEN    ET    LUNET   OU  LA  DAME  DE   LA   FONTAINE       31 

cheval,  personne  de  l'armée  ne  le  reconnaissait.  Ils 
s'attaquèrent  et  se  battirent,  ce  jour-là,  jusqu'au 
soir,  et  cependant  aucun  d'eux  ne  fut  près  de  jeter 
l'autre  à  terre.  Le  lendemain  ils  allèrent  se  battre 
avec  des  lances  épaisses,  mais  aucun  d'eux  ne  put 
triompher  de  l'autre.  Le  jour  suivant,  ils  allèrent 
au   combat  avec  des    lances   solides,    grosses   et 
épaisses.  Enflammés  de  colère,  ils  se  chargèrent 
jusqu'au  milieu  du  jour,  et  enfin  ils  se  donnèrent 
un  choc  si  violent  que  les  sangles  de  leurs  chevaux 
se  rompirent,  et  que  chacun  d'eux  roula  par-dessus 
la  croupe  de  son  cheval  à  terre.   Ils  se   levèrent 
vivement,   tirèrent    leurs   épées,    et   se   battirent. 
Jamais,  de  Tavis  des  spectateurs,  on  n'avait  vu  deux 
hommes  aussi  vaillants,  ni  si  forts.  S'il  y  avait  eu 
nuit  noire,  elle  eût  été  éclairée  par  le  feu  qui  jail- 
lissait de  leurs  armes.  Enfin  le  chevalier  donna  à 
Gwalchmei  un  tel  coup,  que  son  heaume  tourna  de 
dessus  son  visage  (1),  de  sorte  que  le  chevalier  vit 
que  c'était  Gwalchmei.  «  Sire   Gwalchmei,  »  dit 


Ronde,  un  chevalier  porte  écu  noir,  cotte  d'armes  noire,  et  cou- 
verture noire  (Paulin  Paris,  Les  Romans  de  la  Table  Ronde,  III, 
p.  231). 

(1)  L'ancien  heaume  des  xii"  et  xiii»  siècles  se  posait  sur  la  tête 
au  moment  du  combat  ;  il  garantissait  bien  la  tête,  mais  la  gorge 
assez  mal.  Sa  partie  inférieure  était  libre,  aussi  les  coups  portés 
sur  cette  partie  le  faisaient  dévier.  Vers  1350  le  heaume  fut  rem- 
placé par  le  hacinet,  le  chapel  de  fer.  Une  plaque  d'acier  fut  adap- 
tée à  la  cervelière  de  peau,  de  mailles  ou  de  fer  qui  était  posée 
sur  le  chapel  de  fer,  pour  protéger  la  gorge  (VioUet-le-Duc,  Diet. 
du  mobilier  français,  V). 


32  LES    MABINOGION 

alors  Owein,  «  je  ne  te  reconnaissais  pas  à  cause 
de  ta  couverture  ;  tu  es  mon  cousin  germain.  Tiens 
mon  épée  et  mes  armes.  »  —  «  C'est  toi  qui  es  le 
maître,  Owein,  »  répondit  Gwalchmei,  «  c'est  toi 
qui  as  vaincu  ;  prends  donc  mon  épée.  »  Arthur 
les  remarqua  dans  cette  situation,  et  vint  à  eux. 
«  Seigneur  Arthur,»  dit  Gwalchmei,  «  voici  Owein 
qui  m'a  vaincu,  et  il  ne  veut  pas  recevoir  de  moi 
mon  épée.  »  —  «  Seigneur,  »  dit  Owein,  «  c'est  lui 
qui  est  le  vainqueur,  et  il  ne  veut  pas  de  mon  épée.  » 
—  «  Donnez-moi  vos  épées,  »  dit  Arthur,  «  et  ainsi 
aucun  de  vous  n'aura  vaincu  l'autre.  »  Owein  jeta 
les  bras  autour  du  cou  d'Arthur,  et  ils  se  baisè- 
rent. L'armée  accourut  vers  eux.  Il  y  eut  tant  de 
presse  et  de  hâte  pour  voir  Owein  et  l'embrasser, 
que  peii  s'en  fallut  qu'il  n'y  eût  des  morts.  Ils  pas- 
sèrent la  nuit  dans  leurs  pavillons. 

Le  lendemain,  Arthur  manifesta  l'intention  de  se 
mettre  en  route.  «  Seigneur,  »  dit  Owein,  «  ce  n'est 
pas  ainsi  que  tu  dois  agir.  Il  y  a  aujourd'hui  trois 
ans  que  je  t'ai  quitté,  et  que  cette  terre  m'appar- 
tient. Depuis  ce  temps  jusqu'aujourd'hui,  je  pré- 
pare un  banquet  pour  toi.  Je  savais  que  tu  irais  à 
ma  recherche.  Tu  viendras  donc  avec  moi  pour  te 
débarrasser  de  ta  fatigue,  toi  et  tes  hommes.  Vous 
aurez  des  bains.  »  Ils  se  rendirent  au  château  de 
la  Dame  de  la  Fontaine  tous  ensemble,  et  le  festin 
qu'on  avait  mis  trois  ans  à  préparer,  ils  en  vinrent 
à  bout  en  trois  mois  de  suite.  Jamais  banquet  ne 
leur  parut  plus   confortable  ni   meilleur.  Arthur 


OWEN    ET    LUNET  OU  LA   DAME   DE  LA    FONTAINE       33 

songea  alors  au  départ,  cL  envoya  des  messagers  à 
la  dame  pour  lui  demander  de  laisser  Owein  venir 
avec  lui,  afin  de  le  montrer  aux  gentilshommes  et 
aux  dames  de  l'île  de  Bretagne  pendant  trois  mois. 
La  dame  le  permit  malgré  la  peine  qu'elle  en  éprou- 
vait. Owein  alla  avec  Arthur  dans  l'île  de  Bretagne. 
Une  fois  arrivé  au  milieu  de  ses  compatriotes  et 
de  ses  compagnons  de  festins,  il  resta  trois  années 
au  lieu  de  trois  mois. 

Owein  se  trouvait,  un  jour,  à  table  à  Kaer  Llion 
sur  \\'ysc,  lorsqu'une  jeune  fille  se  présenta  (1), 
montée  sur  un  cheval  brun,  à  la  crinière  frisée  ; 
elle  le  tenait  par  la  crinière.  Elle  était  vêtue  de 
paile  jaune.  La  bride  et  tout  ce  qu'on  apercevait 
de  la  selle  était  d'or.  Elle  s'avança  en  face  d'Owein, 
et  lui  enleva  la  bague  qu'il  avait  au  doigt  (2). 
«  C'est  ainsi  qu'on  traite,»  dit-elle,  «  un  trompeur, 
un  traître  sans  parole  :  honte  sur  ta  barbe  (3)  !  » 
Elle  tourna  bride  et  sortit.  Le  souvenir  de  son 
expédition  revint  à  Owein,  et  il  fut  pris  de  tris- 
tesse. Le  repas  terminé,  il  se  rendit  à  son  logis,  et 
y  passa  la  nuit  dans  les  soucis. 

(1)  Il  y  a  de  nombreux  e.vemples  de  gens  entrant  à  cheval  dans 
la  salle  pendant  que  le  seigneur  et  ses  hôtes  sont  à  table  ;  Lady 
Guest  cite  à  l'appui  un  passage  inlcressant  de  Chaucer  tij-é  du 
conte  de  Cambuscan  (10,  390  ;  10,  ^01). 

(2)  Cet  anneau  dans  le  Chevalier  au  Lion  de  Chrestien,  est  celui 
que  la  femme  d'Yvain  (Owein)  lui  a  donné  en  partant  :  il  rend 
invulnérable  tant  qu'on  aime  sa  dame. 

(3)  Cette  expression  constituait  un  outrage  si  grave  chez  les 
Gallois  qu'elle  entraînait  le  divorce  si  une  femme  l'adressait  à  son 
mari  :  c'était  un  des  trois  cas  de  rupture  ipso  facto. 


34  LES    MABINOGION 

Le  lendemain  il  se  leva,  mais  ce  ne  fut  pas  pour 
se  rendre  à  la  cour  ;  il  alla  aux  extrémités  du  monde 
et  aux  montagnes  désertes.  Et  il  continua  ainsi 
jusqu'à  ce  que  ses  habits  furentusés,  et  son  corps 
pour  ainsi  dire  aussi  ;  de  longs  poils  lui  poussèrent 
par  tout  le  corps.  Il  fit  sa  compagnie  des  animaux 
sauvages,  il  se  nourrit  avec  eux,  si  bien  qu'ils 
devinrent  familiers  avec  lui.  Mais  il  finit  par  s'affai- 
blir au  point  de  ne  pouvoir  les  suivre.  Il  descendit 
de  la  montagne  à  la  vallée,  et  se  dirigea  vers  un 
parc,  le  plus  beau  du  monde,  qui  appartenait  à  une 
comtesse  veuve.  Unjour,  la  comtesse  et  ses  suivan- 
tes allèrent  se  promener  au  bord  de  Tétang  qui 
était  dans  le  parc,  jusqu'à  la  hauteur  du  milieu 
de  l'eau.  Là  elles  aperçurent  comme  une  forme 
et  une  figure  d'homme.  Elles  en  conçurent  quelque 
crainte,  mais,  néanmoins,  elles  approchèrent  de 
lui,  le  tâtèrent  et  l'examinèrent.  Elles  virent  qu'il 
était  tout  couvert  de  teignes,  et  qu'il  se  desséchait 
au  soleil.  La  comtesse  retourna  au  château.  Elle 
pritplein  une  fiole  d'un  onguent  précieux  (1),  etle 
mit  dans  la  main  d'une  de  ses  suivantes  en  disant  : 


(1)  Dans  le  Chevalier  au  Lion,  les  dames  ont  reconnu  Yvain. 
La  dame  du  château  tient  son  onguent  de  la  féeMorgain.  Le  grand 
médecin,  dans  le  roman  de  Gereint  et  Enid,  c'est  Morgan  Tut  ou 
Morgan  le  fé.  Tut  est  identique  à  l'irlandais  tùath  :  ban-iûath, 
sorcière  (femme -sorcière)  :  The  Rennes  Dindshenchas  18.  Revue 
Celt.,  1895  ;  ihid.,  30  iuatlach,  id.  Sur  Morgain  la  fée,  v.  miss 
Paton,  Studies  in  the  fairy  myth,  of  Arthur.  Romances,  1903.  Sur 
Morgan  Tut,  v.  J.  Loth,  Contributions  à  l'étude  des  romans  de  la 
Table  Ronde,  Paris,  1912,  p.  51. 


OWEN    ET    LUNET   OU  LA  DAME  DE  LA   FONTAINE       35 

«  Va  avec  cet  onguent,  emmène  ce  cheval-là,  et 
emporte  des  vêtements  que  tu  mettras  à  la  portée 
de  l'homme  de  tout  à  l'heure.  Frolle-le  avec  cet 
onguent  dans  la  direction  de  son  cœur.  S'il  y  a 
encore  de  la  vie  en  lui,  cet  onguent  le  fera  lever. 
Epie  ce  qu'il  fera.  »  La  pucclle  partit.  Elle  répan- 
dit sur  lui  tout  l'onguent,  laissa  le  cheval  elles 
habits  à  portée  de  sa  main, s'éloigna  unpeu  de  lui, 
se  cacha  et  l'épia.  Au  bout  de  peu  de  temps,  elle 
le  vit  se  gratter  les  bras,  se  relever  et  regarder  sa 
peau.  Il  eut  grande  honte,  tellement  son  aspect  était 
repoussant.  Apercevant  le  cheval  et  les  habits  il 
se  traîna  jusqu'à  ce  qu'il  pût  tirer  les  habits  à  lui 
de  la  selle,  et  les  revêtir.  Il  put  à  grand'peine  mon- 
ter sur  le  cheval.  Alors  la  pucelle  parut  et  le  salua. 
Il  se  montra  joyeux  vis-à-vis  d'elle,  et  lui  demanda 
quels  étaient  ces  domaines  et  ces  lieux.  «  C'est  à 
une  comtesse  veuve,,  »  dit-elle,  «  qu'appartient  ce 
château  fort  là-bas.  Son  mari,  en  mourant,  lui  avait 
laissé  deux  comtés,  et  aujourd'hui,  elle  n'a  plus 
d'autre  bien  que  cette  demeure  :  tout  le  reste  lui  a 
été  enlevé  par  un  jeune  comte,  son  voisin  (1),  parce 
qu'elle  n'a  pas  voulu  devenir  sa  femme.  » —  «  C'est 
triste,  »  dit  Owein.  Et  la  jeune  fille  et  lui  se  rendi- 
rent au  château. 

Owein  descendit;  la  jeune  fille  le  mena  à  une 
chambre  confortable,  alluma  du  feu,  et  le  laissa. 
Puis  elle  se  rendit  auprès  de  la  comtesse,  et  lui 

(i)  Ce  comte  s'appelle  Aliers  dans  le  Chevalier  au  Lion. 


36  LES    MABINOGION 

remit  la  fiole.  «  Hé,  pucelle,  »  dit  la  dame,  «  où 
est  tout  l'onguent?  »  — «  Il  est  toutentier  perdu,» 
dit-elle.  —  «  Il  m'est  difficile  de  te  faire  des 
reproches  à  ce  sujet.  Cependantil  était  inutile  pour 
moi  de  dépenser  en  onguent  précieux  la  valeur  de 
cent  vingt  livres  pour  je  ne  sais  qui.  Sers-le  tout 
de  même,  »  ajouta-t-elle,  «  de  façon  qu'il  ne  lui 
manque  rien.  »  C'est  ce  que  fit  la  pucelle;  elle  le 
pourvut  de  nourriture, boisson,  feu,  lit,  bains,  jus- 
qu'à ce  qu'il  fût  rétabli.  Les  poils  s'en  allèrent  de 
dessus  son  corps  par  touffes  écailleuses.  Cela  dura 
trois  mois,  et  sa  peau  devint  plus  blanche  qu'elle 
ne  l'avait  été. 

Un  jour,  Owein  entendit  du  tumulte  dans  le 
château,  et  un  bruit  d'armes  à  l'intérieur.  Il 
demanda  à  la  pucelle  ce  que  signifiait  ce  tumulte. 
«  C'est  le  comte  dont  je  t'ai  parlé,  »  dit-elle,  «  qui 
vient  contre  le  château,  à  la  tète  d'une  grande 
armée,  dans  l'intention  d'achever  la  perte  de  la 
dame.  »  Owein  demanda  si  la  comtesse  avait  che- 
val et  armes.  «  Oui,  »  dit-elle,  «  les  meilleures  du 
monde,  »  —  «  Irais-tu  bien  lui  demander  en  prêt, 
pour  moi,  un  cheval  et  des  armes  de  façon  que  je 
puisse  aller  voir  de  près  l'armée?»  —  «  J'y  vais.» 
Et  elle  se  rendit  auprès  de  la  comtesse,  à  laquelle 
elle  exposa  toute  leur  conversation.  La  comtesse  se 
mit  à  rire.  «  Par  moi  et  Dieu,  »  s'écria-t-elle,  «je 
lui  donne  le  cheval  et  l'armure  pour  toujours.  Et 
il  n'en  a,  sûrement,  jamais  eu  en  sa  possession  de 
pareils.  J'aime  mieux  qu'il  les  prenne   que  de    les 


I 


OWEN  ET   H'NET   01*  LA  DAME  DE  LA  FONTAINE       37 

voir  devenir  la  proie  de  mes  ennemis,  demain, 
malgré  moi,  et  cependant  je  ne  sais  ce  qu'il  veut 
en  faire.  » 

On  lui  amena  un  gascon  noir,  parfait,  portant 
une  selle  de  hêtre,  et  une  armure  complète  pour 
cheval  et  cavalier.  Owein  revêtit  son  armure, 
monta  à  cheval,  et  sortit  avec  deux  écuyers  com- 
plètement armés  et  montés.  En  arrivant  devant 
l'armée  du  comte,  ils  ne  lui  virent  ni  commence- 
ment ni  fin.  Owein  demanda  aux  écuyers  dans 
quelle  bataille  était  le  comte.  «  Dans  la  bataille, 
là-bas,  où  tu  aperçois  quatre  étendars  jaunes,  deux 
devant  lui,  et  deux  derrière.  »  —  «  Bien,  »  dit 
Owein,  «  retournez  sur  vos  pas  et  attendez-moi 
auprès  de  l'entrée  du  chateau.  »  Ils  s'en  retournè- 
rent, et  lui  poussa  en  avant  jusqu^à  ce  qu'il  ren- 
contra le  comte.  II  l'enleva  de  sa  selle,  le  plaça 
entre  lui  et  son  arçon  de  devant,  et  tourna  bride 
vers  le  château.  En  dépit  ne  toutes  les  difficultés, 
il  arriva  avec  le  comte  au  portail,  auprès  des 
écuyers.  Ils  entrèrent,  et  Owein  donna  le  comte  en 
présent  à  la  comtesse,  en  lui  disant  ;  «  Tiens, 
voici  l'équivalent  de  ton  onguent  béni.  »  L'armée 
tendit  ses  pavillons  autour  du  château.  Pour  avoir 
la  vie  sauve,  le  comte  rendit  à  la  dame  ses  deux 
comtés;  pour  avoir  la  liberté,  il  lui  donna  la  moitié 
de  ses  domaines  à  lui,  et  tout  son  or,  son  argent, 
ses  joyaux  et  des  otages  en  outre  ainsi  que  tous 
ses  vassaux.  Owein  partit.  La  comtesse  Tinvila 
bien  à  rester,  mais  il  ne  le  voulut  pas,  et  se  diri- 


38  LES    MABINOGION 

gea  vers  les  extrémités  du  monde  et   la    solitude. 
Pendant  qu'il   cheminait,  il  entendit  un  cri  de 
douleur  dans  un  bois^  puis  un  second,  puis  un  troi- 
sième. Il  se  dirigea  de  ce  côté,  et  aperçut  une  emi- 
nence rocailleuse  au  milieu  du  bois,  et  un  rocher 
grisâtre  sur  le  penchant  de  la  colline.  Dans  une 
fente  du  rocher  se  tenait  un  serpent,  et,  à  côté  du 
rocher,  était  un  lion  tout  noir.    Chaque  fois  qu'il 
essayait  de  s'échapper,  le  serpent  s'élançait  sur  lui 
et  le  mordait.   Owein  dégaina  son  épée,  et  s'avança 
vers  le  rocher.  Au  moment  oij  le  serpent  sortait 
du  rocher,  il  le  frappa  de  son  épée  et  le  coupa  en 
deux.  Il  essuya  son  épée  et  reprit  sa  route.  Tout  à 
coup,  il  vit  le  lion  le  suivre  et  jouer  autour  de  lui 
comme  un  lévrier  qu'il  aurait  élevé  lui-mêm€.  Ils 
marchèrent  tout  le  jour  jusqu'au  soir.  Quand  Owein 
trouva  qu'il  était  temps  de  se  reposer,  il  descendit, 
lâcha  son  cheval  au  milieu  d'un  pré  uni  et  ombragé, 
etse  mit  à  allumer  du  feu.  Le  feu  était  àpeineprét, 
que  le  lion  avait  apporté  assez  de  bois  pour  trois 
nuits.    Puis    il  disparut.    En  un  instant,  il   revint 
apportant  un  fort  et   superbe  chevreuil  qu'il  jeta 
devant  Owein.  Il  se  plaça  de  l'autre  côté  du  feu, 
en  face  d'Owein.  Owein  prit   le  chevreuil,  l'écor- 
cha,  et  en  mit  des  tranchés  à  rôtir  sur  des  broches 
autour  du  feu.    Tout   le   reste   du  chevreuil,   il  le 
donna  à  manger  au  lion  (1). 

(1)  Sur  cet  épisode  et  l'Ivain,  v.  Arthur  Brown,  The  Knicjhl  of 
the  Lion(Piibl.  of  Ihe  mod.  Lang.  Assoc.  America),  1906,  v.  Mab.I, 
Inlrod. 


OWEN  ET   LUNET  OU  LA  DAME   DE  LA   FONTAINE       39 

Pendant  qu'il  était  ainsi  occupé,  il  entendit  un 
grand  gémissement,  puis  un  second,  puis  un  troi- 
sième, tout  près  de  lui.  Il  demanda  s'il  y  avait  là 
une  créature  humaine.  «  Oui,  assurément,  »  fut-il 
répondu.  —  «  Oui  es-tu  ?  »  ditOwein. —  «  Je  suis 
Lunet,  la  suivante  de  la  dame  de  la  fontaine.  »  — 
—  «  Que  fais-tu  ici  ?»  —  «  On  m'a  emprisonnée  à 
cause  d'un  chevalier  qui  vint  de  la  cour  d'Arthur, 
pour  épouser  ma  dame  ;  il  resta  quelque  temps 
avec  elle,  puis  il  alla  faire  un  tour  à  la  cour  d'Arthur, 
et  jamais  plus  il  ne  revint.  C'était  pour  moi  un 
ami,  celui  que  j'aimais  le  plus  au  monde.  Un  jour, 
deux  valets  de  la  chambre  delà  comtesse  dirent  du 
mal  de  lui  et  l'appelèrent  traître.  Je  leur  dis  que 
leurs  deux  corps  ne  valaient  pas  le  sien  seul.  C'est 
pour  ce  motif  qu'on  m'a  emprisonnée  dans  ce  vais- 
seau (1)  de  pierre,  en  me  disant  que  je  perdrais  la 
vie  s'il  ne  venait  lui-même  me  défendre  à  jour  fixé. 
Je  n'ai  plus  que  jusqu'après  demain,  et  je  n'ai  per- 
sonne pour  aller  le  chercher  :  c'est  Owein,  fils 
d'Uryen.  »  —  «  Es-tu  sûre  que  si  ce  chevalier  le. 
savait,  il  viendrait  te  défendre  ?»  —  «  J'en  suis 
sûre  par  moi  et  Dieu.  »  Quand  les  tranches  de 
viande  furent  suflisammcnt  cuites,  Owein  les  par- 
tagea par  moitié  entre  lui  et  la  pucellc.  Ils  man- 
gèrent et  s'entretinrent  jusqu'au  lendemain. 

Le  lendemain,  Owein  lui  demanda   s'il  y  avait 
un  lieu  où  il  pourrait  trouver  nourriture  et  bon  ac- 

(I)  Pour  vaisseau  traduisant  lleslyr,  v.  noies  criliqnes,  p.  181^ 


40  LES    MABINOGION 

cueil  pour  la  nuit.  «  Oui,  seigneur,  »  dit-elle,  «  va 
là,  à  la  traverse  ;  suis  le  chemin  le  long  de  la  ri- 
vière, et,  au  bout  de  peu  de  temps,  tu  verras  un 
grand  château  surmonté  de  nombreuses  tours.  Le 
comte  à  qui  appartient  le  château  est  le  meilleur 
homme  du  monde  pour  ce  qui  est  du  manger.  Tu 
pourras  y  passer  la  nuit.  »  Jamais  guetteur  ne 
veilla  aussi  bien  son  seigneur  que  ne  fit  le  lion 
pour  Owein,  cette  nuit-là.  Owein  équipa  son  che- 
val, et  marcha,  après  avoir  traversé  le  gué,  jus- 
qu'à ce  qu'il  aperçut  le  château.  Il  entra.  On  le  re- 
çut avec  honneur.  On  soigna  parfaitement  son 
cheval,  et  on  mit  de  la  nourritureen  abondance  de- 
vant lui.  Le  lion  alla  se  coucher  à  l'écurie  du  che- 
val ;  aussi  personne  de  la  cour  n'osa  approcher  de 
celui-ci.  Nulle  part,  assurément,  Owein  n'avait  vu 
un  service  aussi  bien  fait  que  là.  Mais  chacun  des 
habitants  était  aussi  triste  que  la  mort.  Ils  se  mi- 
rent à  table.  Le  comte  s'assit  d'un  côté  d'Owein, 
et  sa  fille  unique  de  Tautre.  Jamais  Owein  n'avait 
vu  une  personne  plus  accomplie  qu'elle.  Le  lion 
alla  se  placer  sous  la  table  entre  les  pieds  d'Owein, 
qui  lui  donna  de  tous  les  mets  qu'on  lui  servait  à 
lui-même.  Le  seul  défaut  qu'Owein  trouva  là,  ce 
fut  la  tristesse  des  habitants.  Au  milieu  du  repas, 
le  comte  souhaita  la  bienvenue  à  Owein  :  «  11  est 
temps  pour  toi,  »  dit  Owein,  «  d'être  joyeux.  »  — 
«  Dieu  nous  est  témoin,  »  dit-il,  «  que  ce  n'est  pas 
envers  toi  que  nous  sommes  sombres,  mais  il  nous 
est  venu  grand  sujet  de  tristesse  et  de  souci.   Mes 


OWEN  ET  LUNET   OU  LA  DAME  DE   LA  FONTAINE       41 

deux  fils  étaient  allés,  hier,  chasser  à  la  mon- 
tagne. 11  y  a  là  un  monstre  qui  tue  les  hom- 
mes et  les  mange.  11  s'est  emparé  de  mes  fils.  De- 
main est  le  jour  convenu  entre  lui  et  moi  où  il  me 
faudra  lui  livrer  cette  jeune  fille,  ou  bien  il  tuera 
mes  fils  en  ma  présence.  11  a  figure  d'homme,  mais 
pour  la  taille,  c'est  un  géant.  »  —  «  C'est,  assuré- 
ment, triste,  »  dit  Owein,  «et  quel  parti  prendras- 
tu  ?  »  —  «  Je  trouve,  en  vérité,  plus  digne  de  lui 
laisser  détruire  mes  fils,  qu'il  a  eus  malgré  moi, 
que  de  lui  livrer,  de  ma  main,  ma  fille  jiour  la 
souiller  et  la  tuer.  »  Et  ils  s'entretinrent  d'autres 
sujets,  Owein  passa  la  nuit  au  château. 

Le  lendemain,  ils  entendirent  un  bruit  incroya- 
ble :  c'était  le  géant  qui  venait  avec  les  deux  jeu- 
nes gens.  Le  comte  voulait  défendre  le  château 
contre  lui,  et,  en  même  temps,  voir  ses  deux  fils 
en  sûreté.  Owein  s'arma,  sortit,  et  alla  se  mesurer 
avec  le  géant,  suivi  du  lion.  Aussitôt  qu'il  aperçut 
Owein  en  armes,  le  géant  l'assaillit  et  se  battit  avec 
lui.  Le  lion  se  battait  avec  lui  avec  plus  de  succès 
qu'Owein.  «  Par  moi  et  Dieu,  »  dit-il  à  Owein,  «  je 
ne  serais  guère  embarrassé  de  me  battre  avec  toi, 
si  tu  n'étais  aidé  par  cet  animal.  »  Owein  poussa 
le  lion  dans  le  château,  ferma  la  porte  sur  lui,  et 
vint  reprendre  la  lutte  contre  le  grand  homme.  Le 
lion  se  mit  à  rugir  en  s'apercevant  qu'Owein  était 
en  danger,  grimpa  jusque  sur  la  salle  du  comte,  et 
de  là  sur  les  remparts.  Des  remparts,  il  sauta  jus- 
qu'aux côtés  d'Owein,   et  donna,   sur  l'épaule  du 


42  LES    MABINOGION 

grand  homme,  un  tel  coup  de  griffe,  qu'il  le  dé- 
chira jusqu'à  la  jointure  des  deux  hanches,  et  qu'on 
voyait  les  entrailles  lui  sortir  du  corps.  L'homme 
tomba  mort.  Owein  rendit  ses  deux  fils  au  comte. 
Le  comte  invita  Owein,  mais  il  refusa,  et  se  rendit 
au  vallon  où  était  Lunet. 

Il  vit  qu'on  y  allumait  un  grand  feu  ;  deux  beaux 
valets  bruns,  aux  clieveux  frisés,  amenaient  la 
pucelle  pour  Ty  jeter.  Owein  leur  demanda  ce  qu'ils 
lui  voulaient.  Ils  racontèrent  leur  différend  comme 
l'avait  raconté  la  pucelle,  la  nuit  d'avant.  «  Owein 
lui  a  fait  défaut  »,  ajoutèrent-ils,  «  et  c'est  pourquoi 
nous  allons  la  brûler  ».  —  «  En  vérité  »,  dit  Owein, 
«  c'était  cependant  un  bon  chevalier,  etje  serais  bien 
étonné,  s'il  savait  la  pucelle  en  cet  embarras,  qu'il 
ne  vînt  pas  la  défendre.  Si  vous  vouliez  m'accep- 
ter  à  sa  place,  j'irais  me  battre  avec  vous  ».  — 
«  Nous  le  voulons  bien,  par  celui  qui  nous  a  créés.  » 
Et  ils  allèrent  se  battre  contre  Owein.  Celui-ci  trouva 
fort  à  faire  avec  les  deux  valets.  Le  lion  vint  l'ai- 
der et  ils  prirent  le  dessus  sur  les  deux  valets.  «  Sei- 
gneur »,  lui  dirent-ils  «  nous  n'étions  convenus  de 
nous-  battre  qu'avec  toi  seul  ;  or,  nous  avons  plus 
de  mal  à  nous  battre  avec  cet  animal,  qu'avec  toi.  » 
Owein  mit  le  lion  où  la  pucelle  avait  été  emprison- 
née, plaça  des  pierres  contre  la  porte,  et  revint  se 
battre  avec  eux.  Mais  sa  force  ne  lui  était  pas  encore 
revenue,  et  les  deux  valets  avaient  le  dessus  sur  lui. 
Le  lion  ne  cessait  de  rugir  à  cause  du  danger  où 
était  Owein;  il  finit  par  faire  brèche  dans  les  pier- 


OAVEiN  ET   LUNET  OU   LA  DAME  DE  LA    FONTAINE       43 

rcs,  et  sortir.  En  un  clin  d'œil,  il  tua  un  des  valets, 
et,  aussitôt  après,  l'autre.  C'est  ainsi  qu'ils  sauvè- 
rent Lunet  du  feu.  Owein  et  Lunet  allèrent  ensem- 
ble aux  domaines  de  la  Dame  de  la  Fontaine  ;  et, 
quand  Owein  en  sortit,  il  emmena  la  dame  avec  lui 
à  la  cour  d'Arthur,  et  elle  resta  sa  femme  tant  qu'elle 
vécut  (1). 

Alors  il  prit  le  chemin  de  la  cour  du  Du  Traws 
(le  Noir  Oppresseur),  et  se  battit  avec  lui.  Le  lion 
ne  quitta  pas  Owein  avant  qu'il  ne  l'eût  vaincu.  Aus- 
sitôt arrivé  à  la  cour  du  Noir  Oppresseur,  il  se  dirigea 
vers  la  salle.  Il  y  aperçut  vingt-quatre  femmes,  les 
pi  us  accomplies  qu'il  eûtjamais  vues.  Elles  n'avaient 
pas,  sur  elles  toutes,  pour  vingt-quatre  sous  (2)  d'ar- 
gent, et  elles  étaient  aussi  tristes  que  la  mort.  Owein 
leur  demanda  la  cause  de  leur  tristesse.  Elles  lui 
dirent  qu'elles  étaient  filles  de  comtes,  qu'elles 
étaient  venues  en  ce  lieu,  chacune  avec  l'homme 
qu'elles  aimaient  le  plus.  «  En  arrivant  ici  »,  ajou- 
tèrent-elles, «  nous  trouvâmes  accueil  courtois  et 
respect.  On  nous  enivra,  et,  quand  nous  fûmes  ivres, 

(1)  La  réconciliation  d'Y  vain  avec  la  Dame  delà  Fontaine,  dans 
le  Chevalier  an  Lion,  est  beaucoup  plus  romanesque.  Après  plu- 
sieurs aventures  qui  suivent  la  délivrance  de  Lunet,  il  retourne  à 
la  fontaine  où  il  renouvelle  l'expérience  de  la  coupe.  Personne  ne 
se  présente.  Lunet  conseille  à  sa  dame  de  prendre  comme  défen- 
seur le  Glievalier  au  lion.  Elle  y  consent.  Lunet  va  à  sa  recherche 
et  est  h'îureuse  de  reconnaître  Yvain  dans  le  héros.  Il  la  suit  au 
chiHeau,  et.  après  quelques  difficultés,  les  deux  époux  se  réconci- 
lient (Ilisl.lill.  de  la  France,  XV). 

(2)  Son  au  sens  actuel  du  mot. 


44  LES    5IAB1N0G10N 

le  démon  à  qui  appartient  cette  cour  vint,  tua  tous 
nos  maris,  et  enleva  nos  chevaux,  nos  habits,  notre 
or  et  notre  argent.  Les  corps  de  nos  maris  sont  ici, 
ainsi  que  beaucoup  d'autres  cadavres.  Voilà,  sei- 
gneur, la  cause  de  notre  tristesse.  Nous  regrettons 
bien  que  tu  sois  venu  ici,  de  peur  qu'il  ne  t'arrive 
malheur  ».  Owein  prit  pitié  d'elles  et  sortit.  Il  vit 
venir  à  lui  un  chevalier  qui  l'accueillit  avec  autant 
de  courtoisie  et  d'affection  qu'un  frère  ;  c'était  le 
Noir  Oppresseur.  «  Dieu  sait  »,  dit  Owein,  «  que 
ce  n'est  pas  pour  chercher  bon  accueil  de  toi  que 
je  suis  venu  ici  ».  —  «  Dieu  sait  que  tu  ne  l'obtien- 
dras pas  non  plus  ».  Et,  sur-le-champ,  ils  fondirent 
l'un  sur  l'autre,  et  se  maltraitèrent  rudement.  Owein 
se  rendit  maître  de  lui  et  lui  attacha  les  deux  mains 
derrière  le  dos.  Le  Noir  Oppresseur  lui  demanda 
merci  en  disant  :  «  Seigneur  Owein,  il  était  prédit 
que  tu  viendrais  ici  pour  me  soumettre.  Tu  es  venu, 
et  tu  l'as  fait.  J'ai  été  en  ces  lieux  un  spoliateur,  et 
ma  maison  a  été  une  maison  de  dépouilles;  donne- 
moi  la  vie,  et  je  deviendrai  hospitalier,  et  ma  mai- 
son sera   un  hospice  (i)  pour  faible  et  fort,   tant 
que  je  vivrai,  pour  le  salut  de  ton  àme.  »  Owein 
accepta.   Il  y  passa  la  nuit,   et,  le  lendemain,  il 
emmena  avec  lui  les  vingt-quatre  femmes  avec  leurs 


(1)  Plusieurs  lieux  en  Galles  portent  le  nom  de  Spylty  ou 
^spylly,  dont  le  premier  ternie  vient  de  hospiliiim  :  ces  hospices 
étaient  des  espèces  d'hôtels  tenus  en  général  par  des  moines,  et 
placés  dans  des  lieux  écartés  des  villes  à  1  intention  des  voyageurs. 


OWEN  ET   LUNET  OU   LA  DAME  DE   LA  FONTAINE       45 

chevaux,  leurs  lial)its,  et  tout  ce  qu'elles  avaient 
apporté  de  biens  et  de  joyaux. 

Il  se  rendit  avec  elles  à  la  cour  d'Arthur.  Si  Ar- 
thur s'était  montré  joyeux  vis-à-vis  de  lui  aupara- 
vant, après  sa  première  disparition,  il  le  fut  encore 
plus  cette  fois.  Parmi  les  femmes,  celles  qui  vou- 
lurent rester  à  la  cour  en  eurent  toute  liberté,  les 
autres  purent  s'en  aller.  Owein  resta,  à  partir  de  là, 
à  la  cour  d'Arthur,  comme  Penteuhi,  trèsaiméd'Ar- 
thup,  jusqu'à  ce  qu'il  retourna  vers  ses  vassaux, 
c'est-à-dire  les  trois  cents  épées  de  la  tribu  de  Kyn- 
varch  (1)  et  la  troupe  des  corbeaux.  Partout  où  il 
allait  avec  eux,  il  était  vainqueur. 

Celte  histoire  s'appelle  l'histoire  de  la  Dame  de 
la  Fontaine. 


(1)  Ce  passage  n'a  pas  été  compris  par  lady  Guest  :  v.  notes  cri- 
liqiies.  —  Il  devient  très  clair  si  on  le  rapproche  du  passage  sui- 
vant de  la  Noblesse  des  hommes  du  Nord,  édité  avec  traduction  par 
Skene  (Four  ancient  books,  II,  p.  435)  :  «  Les  trois  cents  épées  de 
Kynvarcli,  les  trois  cents  boucliers  de  Kynnwydyon,  les  trois  cents 
lances  de  Coel,  à  quelque  entreprise  qu'ils  allassent  sérieusement, 
ils  n'écliouaient  jamais  ».  Owein  était  fils  d'Urj-en  ab  Cynvarch  alj 
Mcirchawn  ab  Gorwst  Lcdlwm  ab  Keneu  ab  Goel.  Pour  les  cor- 
beaux d'Owcin,  v.  t.  I,  Songe  de  Ronahwy,  p.  370. 


Peredur    ^'^   ab    Evrawc 


Le  comte  Evrawc  possédait  le  comte  du  Nord. 
Il  avait  sept  fils.  Ce  n'était  pas  par  ses  domaines 
que  s'entretenait  Evrawc, mais  par  les  tournois,  les 


(1)  Un  Peredur  Arveii-dur,  ou  Peredur  aux  armes  d'acier,  périt 
à  la  bataille  de  Cattraeth  (Gododin  ap.Skene,  II.  p.  72,  v.  29).  Le  nom 
de  Peredur  est  souvent  associé  à  celui  de  Gwrgi  ;  tous  deux  sont 
Ills  d'Elilîer  Gosgorddvawr,  ou  à  la  grande  suite.  La  charge  du 
cheval  qui  les  porte,  Gorvann,  est  un  des  trois  marchlwyth  ou 
charges  de  cheval  (Triades  Mab.,  p.  301,  5).  La  tribu  de  Gwrgi  et 
de  Peredur  est  une  des  trois  tribus  déloyales  ;  elle  abandonna  ses 
seigneurs  à  Kaer  Greu  lorsqu'ils  devaient  se  battre  le  lendemain 
avec  Eda  Glingawr,  et  causa  ainsi  leur  mort  (ibid.,  p.  305,  16). 
D'après  les  Annales  Cambriae,  ils  seraient  morts  en  580  (Pétrie, 
Mon.  hisl.  brit.,  p.  831).  Il  est  bien  difiicile  de  dire  si  ce  Peredur 
est  le  même  que  le  héros  très  francisé  de  notre  récit.  Evrawc  est 
le  nom  gallois  de  la  ville  d'York  (Eboracum).  On  peut  se  deman- 
der si  la  légende  ancienne  ne  faisait  pas  simplement  de  lui  le  fils 
d'un  chef,  seigneur  d'Evrawc  ou  York.  Le  Lii'reA'otr  signale  parmi 
les  tombes  célèbres  celle  d'un  fils  de  Peredur  (Skene,  II,  p.  30). 
Chez  les  poètes,  c'est  surtout  sa  vaillance  qui  est  mentionnée  (jl/yy. 
arch.,  p.  253,  col.  2  (xm«  siècle)  ;  p.  290,  col,  1  [xiW-xiy"  siècles). 
Ni  Taliesin,  niLlywarch  Hen,  dans  les  poèmes  imprimés  par  Skene 
ne  parlent  de  lui.  D'après  une  triade  évidemment  inspirée  du  Seint 
Greal,  les  trois  chevaliers  qui  gardèrent  le  Greal  furent  :  Cada^vc 
(fils  de  Gwynlli-sv  llldud   chevalier  et  saint,  et  Peredur  ab  Evrawc 


48  LES     M AB I  NO  G ION 

guerres  et  les  combats,  et,  comme  il  arrive  sou- 
vent à  qui  les  recherche,  il  fut  tué,  ainsi  que  six  de 
ses  fils.  Le  septième  s'appelait  Peredur;  c'était  le 
plus  jeune.  Il  n'avait  pas  l'âge  d'aller  aux  combats 
ni  à  la  guerre;  autrement  il  eût  été  tué  comme  son 
père  et  ses  fi  ères.  Sa  mère  était  une  femme  avisée 
et  intelligente.  Elle  réfléchit  beaucoup  au  sujet  de 
son  seul  fils  et  de  ses  domaines.  Ellefinitpar  pren- 
dre le  parti  de  fuir  dans  le  désert  en  un  endroit  so- 
litaire et  écarté  et  d'abandonner  les  lieux  habités. 
Elle  ne  garda  dans  sa  compagnie  que  des  femmes, 
des  enfants  et  des  hommes  paisibles,  auxquels  il 
n'était  ni  possible,  ni  convenable  de  se  battre  et  de 
faire  la  guerre.  Personne  n'eût  osé  réunir  armes  et 
chevaux  là  où  l'enfant  eût  pu  s'en  apercevoir,  de 
peur  qu'il  n'y  prît  goût. 

L'enfant  allait  tous  les  jours  dans  la  forêt  pour 
jouer  et  lancer  baguettes  et  bâtons  (1).  Un  jour,  il 
aperçut  le  troupeau  de  chèvres  de  sa  mère  et 
deux  chevreaux  près  des  chèvres.  L'enfant  s'étonna 
grandement  qu'ils  fussent  sans  cornes,  tandis  que 


Myv.  arch.,  p.  411,  121).  Plus  bas,  p.  7",  en  note,  je  renvoie  à  un 
intéressant  passage  de  Dafydd  ab  Gwilym  sur  Peredur.  Gwrgi  et 
Peredur  ont  été  mis  au  nombre  des  saints  {lolo  mss.,  p.  128). 
D'après  des  généalogies,  de  la  fin  du  x°  siècle,  Guurci  et  Perelur 
fils  d'Elealher  Cascord  Mawr  (lilifFer  Gosgvrddvawr)  descendent 
de  Goyl  Hen  (Y  Cymmrodor,  IX,  p.  175)  Goyl  était  un  chef  des 
Bretons  du  Nord. 

(l)Dans  le  Perceval  de  Ghrcstien  ce  sont  des  javelots,  Perceval 
a  un  cheval  de  chasse  (Polvin,  Perceval  le  Gallois,  II,  p.  45.)  Il  a 
d'ailleurs  quatorze  ans.  Dans  Pen.  4,  il  lance  des  javelots  de  houx. 


p  t;  R  K  ru:  R  a  b  e  v  r  a  w  c  49 

tous  les  autres  en  portaient,  etilpensaqu'ilsctaient 
depuis  longtemps  égarés  et  qu'ils  avaient  ainsi 
perdu  leurs  cornes.  Il  y  avait,  au  bout  de  la  forêt, 
une  maison  pour  les  chèvres:  à  force  de  vaillance 
et  d'agilité,  il  y  poussa  les  chevreaux  et  les  chèvres. 
Puis  il  relourna  à  la  maison  auprès  de  sa  mère  : 
«  Mère,  »dit-il,«  je  viens  de  voir  ici  près,  une  chose 
étonnante: deux  de  tes  chèvres  devenues  sauvages 
et  ayant  perdu  leurs  cornes, si  longtemps  elles  ont 
été  égarées  sous  bois  !  Il  est  impossible  d'avoirplus 
de  peine  que  je  n'en  ai  eu  à  les  faire  rentrer.  »  Aus- 
sitôt chacun  de  se  lever  et  d'aller  voir  :  grand  fut 
leur  étonnementquand  ils  aperçurent  les  chevreaux. 
Un  jour,  ils  virent  venir  trois  chevaliers  suivant 
une  voie  chevalière,  sur  la  lisière  de  la  forêt  : 
c'étaient  Gwalchmei,  fils  de  Gwyar  ;  Gweir,  fils  de 
Gwystyl  et  Owein,  fils  d'Uryen  (1).  Owein  suivait 
les  traces  d'un  chevalierqu'ilpoursuivaitet  qui  avait 
partagé  les  pommes  (2)  à  la  cour  d'Arthur.  «  Ma 
mère,  »  dit  Peredur,  «  qu'est-ce  que  ces  gens  là- 
bas  ?»  —  «  Ce  sont  des  anges,  mon  (ils,  »  dit- 
elle.  —  «  J'en  donne  ma  foi,  »  dit  Peredur,  «  je 
m'en  vais  comme  ange  avec  eux.  ^  Et  Peredur 
alla  sur  la  route  à  leur  rencontre.  «  Dis,  mon 
àme,  »  dit  Owein,  «  as-tu  vu  un  chevalier  passer 
par  ici  aujourd'hui  ou  hier?  »  —  «  Je  ne  sais  ce 
que  c'est  ([u'un  chevalier.  »  —  «  Ce  que  je  suis,  » 

(1)  Dans  le  Perceval  da   IlalliwcU.  ce  sont  Ivain  lOwein),  Gau- 
vain  (Gwalchmoi)  et  Keu. 

2.  Cf.  tome  I,  p.  250  et  note  2. 

II  4 


50  LES     MABINOGION 

dit  Owein.  —  «  Si  lu  voulais  me  dire  ce  que  je 
vais  te  demander,  je  te  dirais  ce  que  tu  me  de- 
mandes. »  —  «  Volontiers.  »  —  «  Qu'est-ce  que 
cela?  »  dit  Peredur  en  désignant  la  selle.  —  «  Une 
selle,  »  répondit  Owein.  Peredur  (1)  l'interrogea  sur 
toutes  pièces  d'équipement  et  d'armement  des  hom- 
mes et  des  chevaux,  sur  ce  qu'ils  prétendaient  et 
pouvaient  en  faire.  Owein  lui  en  expliqua  complè- 
tement Tusage.  «  Va  devant  toi,  »  dit  Peredur  ; 
«  j'ai  vu  l'espèce  d'homme  que  tu  demandes.  Moi 
aussi,  je  veux  te  suivre.  » 

Et  il  retourna  vers  sa  mère  et  ses  gens.  «  Mère,  » 
dit-il,  «  ce  ne  sont  pas  des  anges  les  gens  de  tout  à 
l'heure,  mais  des  chevaliers  ordonnés  (2).  »  La  mère 
tomba  évanouie.  Peredur  alla  à  l'endroit  où  se 
trouvaient  des  chevaux  qui  portaient  le  bois  de 
chauffage,  et  leur  apportaient  nourriture  et  boisson 
des  lieux  habités.  Il  prit  un  cheval  gris  pommelé, 
osseux,  le  plus  vigoureux,  à  son  avis  ;  il  lui  serra 
un  bât  autour  du  corps  en  guise  de  selle,  et,  avec 
du  bois  flexible,  il  réussit  à  imiter  les  objets  d'équi- 
pement qu'il  avait  vus  sur  les  destriers  et  tout  le 
reste.  Puis  il  retourna  auprès  de  sa  mère.  A  ce 
moment,  la  comtesse  revint  de  son  évanouissement. 
«  Eh  bien  !  mon  fils,  »  dit-elle,  «  tu  veux  donc  par- 


(1)  Sur  le  Peredur  (Lez  Breiz)  breton  de  la  Villemarqué  ;  v. 
J.  Loth,  Revue  Cell.,  1906,  p.  34%  et  1907,  p.   122. 

(2)  Cet  épisode  est  plus  long  et  plus  pittoresque  dans  Clirestien. 
Les  demandes  de  Perceval  provoquent  de  la  part  des  compagnons 
de  son  interlocuteur,  des  remarques  désobligeantes  pour  les  Gai- 


PEREDUR    AB    EVRAWC  51 

tir  ?»  —  «  Oui,  »  répondit-il,  «  avec  ta  permis- 
sion. »  —  <<  Attends  d'avoir  reçu  mes  conseils  avant 
de  t'en  aller.  »  —  «  Volontiers  ;  dis  vite.  »  —  «  Va 
tout  droit  à  la  cour  d'Arthur,  là  où  sont  les  hom- 
mes les  meilleurs,  les  plus  généreux  et  les  plus 
vaillants.  Où  tu  verras  une  église,  récite  ton  Paler 
auprès  d'elle.  Quelque  part  que  tu  voies  nourriture 
et  boisson,  si  tu  en  as  besoin  et  qu'on  n'ait  pas 
assez  de  courtoisie  ni  de  bonté  pour  t'en  faire  part, 
prends  toi-même.  Si  tu  entends  des  cris,  va  de  ce 
côté  ;  il  n'y  a  pas  de  cri  plus  caractéristique  que 
celui  d'une  femme.  Si  tu  vois  de  beaux  joyaux, 
prends  et  donne  à  autrui,  et  tu  acquerras  ainsi  répu- 
tation (1).  Si  tu  vois  une  belle  femme,  fais-lui  la 

lois  qu'on  ne  trouve  pas  naturellement  clans  le  roman  de  Peredur 
(v.  t.  II,  p.  49). 

S(>e,  or  saciès  bien  entresait 

Que  Galois  sont  tuit  par  nature 

Plus  fol  que  testes  en  pasture. 
Cf.  plus  loin  p.  57.  Sa  mère  équipe  Peredur: 

Et  si  Vaparelle  et  atourne 

De  kanevas  c/rosse  ceniise 

Et  braies  faites  à  la  guise 

De  Gales  ii   Ven  fet  ensemble 

Braies  et  cauces,  ce  me  semble. 
(Page  61,  équipement  de  Perceval  en  quittant  sa  mère.) 

Et  sa  sièle  li  fu  jà  mise; 

A  la  manière  et  à  la  guise 

De  Galois  fu  appareillez... 

.III.  gaverlots  porter  soloit. 

Ses  gaverlos  an  vot  por  ter; 

Mais  .IL  l'en  fist  sa  mère  osier. 

Force  que  trop  sanlast  Galois. 
(1)  Lady  Guest  cite  fort  à  propos,  pour  montrer  quelle  idée  on 


52  LES    MABINOGION 

cour  ;  quand  même  elle  ne  voudrait  pas  de  toi,  elle 
l'en  estimera  meilleur  et  plus  puissant  qu'aupara- 
vant (1).  »  Cet  entretien  terminé,  Peredur  monta  à 
cheval,  tenant  une  poignée  de  javelots  à  pointe 
aiguë,  et  il  s'éloigna. 

Il  fut  deux  jours  et  deux  nuits  à  cheminer  dans 
la  solitude  des  forêts  et  divers  lieux  déserts,  sans 
nourriture  ni  boisson.  Enfin  il  arriva  dans  un 
grand  bois  solitaire,  et  au  loin,  dans  le  bois^  ilaper- 
t;ut  une  belle  clairière  unie.  Apercevant  dans  la 
clairière  un  pavillon,  il  récita  son  Pater  devant 
comme  si  c'était  une  église,  puis  il  y  alla.  La  porte 
était  ouverte  ;  près  de  la  porte  était  une  chaire 
dorée,  dans  laquelle  étaitassise  une  jeune  fille  brune, 
d'une  beauté  parfaite,  portant  autour  du  front  un 
diadème  d'or,  enrichi  de  pierres  brillantes,  et,  aux 
mains,  des  bagues  d'or  épaisses.  Peredur  descen- 
dit de  cheval  et  entra  tout  droit.  La  pucelle  lui  fit 
un  accueil  amical  et  lui  souhaita  la  bienvenue  (2). 

se  faisait  de  la  libcralité  au  moyen  âge,  une  amusante  anecdote, 
tirée  des  mémoires  de  Joinville,  dont  Henri,  comte  de  Champa- 
gne, est  le  héros  (V.  Natalis  de  Wailly,  Histoire  de  saint  Louis, 
p.  63). 

(1)  Dans  Ghrestien  p.  64),  Percevat  exécute  à  la  lettre  la  recom- 
mandation faite  à  Peredur.  Il  embrassa  de  force  la  pucelle  du  pa- 
villon (v.  plus  bas.  p.  J3-54).  Il  paraît  probable  que  dans  la  recom- 
mandation de  la  mère,  Ghrestien  (ou  sa  source  immédiate)  n'a  pas 
compris  l'archéty  e. 

(2)  Dans  Chrcslieii  (Potvin,  p.  64),  la  pucelle  a  peur  de  Per- 
ceval, A'i  fos  (fou)  li  semble  ;  à  comparer  plus  haul,  p.   51  : 

El  cius  ki  petit  fut  senes  ; 
Pag.  67  :  Mais  .i.  vallet  gallois  i  ot 
Anieus  et  vilain  et  sot. 


PEREDUR    AB    EVRAWC  53 

A  l'enlrcc  du  pavillon,  Peredur  aperçut  de  la  nour- 
riture, deux  flacons  pleins  de  vin,  deux  tourtes  de 
pain  blanc  et  des  tranches  de  cochon  de  lait.  «Ma 
mère,  »  dit  Peredur,  «  m'a  recommandé,  en  quel- 
que lieu  que  je  visse  nourriture  et  boisson,  d'en 
prendre.  »  —  «  Volontiers,  seigneur,  »  dit-elle,  va 
à  la  table,  «  et  grand  bien  te  fasse.  »  Alors  Peredur 
alla  à  la  table  et  prit  la  moitié  de  la  nourriture  et 
de  la  boisson  pour  lui,  et  laissa  l'autre  à  la  pucelle. 
Lorsqu'il  eut  mangé,  il  plia  un  genou  devant  la 
jeune  fille  et  dit  :  «  Ma  mère  m'a  recommandé,  là 
oil  je  verrais  un  beau  joyau,  de  le  prendre  (1).  » 
—  «    Prends,  mon    àme,  (2)    »   dit-elle.   Peredur 


(1)  Notre  roman  et  le  Perceval  de  Chrétien  de  Troycs  omet- 
tent ici  un  détail  important.  Dans  le  poème  anglais  publié  par  Rit- 
son  et  analysé  par  Halliwell,  la  mère  de  Perceval,  Acheflour, 
sœur  d'Arthur,  dont  le  mari  a  été  tué  par  le  Chevalier  rouge,  a 
remis  à  son  fils  un  anneau  qui  lui  servira  plus  tard  à  le  recon- 
naître. Perceval  rencontre  une  salle,  y  pénètre,  et  aperçoit,  éten- 
due sur  un  lit  et  dormant,  une  jeune  dame.  Il  lui  enlève  sa  bague 
et  la  remplace  par  son  anneau,  ce  qui  a  des  conséquences  fâcheu- 
ses à  la  fois  pour  elle  et  Perceval.  Son  mari,  le  Chevalier  noir,  la 
maltraite  ;  un  jour,  Perceval,  attiré  par  ses  cris,  accourt  (v.  cet 
épisode,  plus  bas).  H  renverse  le  Chevalier  noir  et  réclame  son 
anneau.  Il  a  été  donnée  un  géant.  Celui-ci  l'a  présenté  à  la  mère 
de  Perceval,  à  qui  il  fait  la  cour.  Elle  croit  que  son  fils  est  mort, 
devient  folle  et  erre  dans  la  foret.  Perceval  tue  le  géant,  ramène 
sa  mère  dans  ses  Etats,  où  ils  vivent  heureux.  Il  finit  par  se  ren- 
dre en  terre  sainte  où  il  trouve  la  mort  (Gaston  Paris,  Hist,  liilér. 
de  la.  France,  XXX,  p.  254  et  suiv.). 

(2)  Dans  Chresticn,  Perceval  |)rend  de  force,  malgré  la  pucelle. 
Elle  ne  lui  répond  pas  quand  il  demande  à  boire  et  àmanger.  Ils  se 
séparent  en  très  mauvais  termes. 


54  LES    MABINOGION 

prit  la  bague,  emmena  son  cheval  et  partit  (1). 

Ensuite  arriva  le  chevalier  à  qui  appartenait  le 
pavillon,  le  seigneur  de  la  clairière.  Il  aperçut  les 
traces  des  pieds  du  cheval.  «  Dis-moi,  »  dit-il  à  la 
jeune  fille,  «  qui.  a  été  ici  après  moi  ?  »  —  «  Un 
homme  à  Taspect  étrange,  seigneur,»  répondit-elle. 
Et  elle  lui  exposa  en  détail  l'état  de  Peredur  et 
l'objet  de  son  voyage.  «  Dis,  »  s'écria-t-il,  «  a-t-il 
eu  des  rapports  avec  toi  ?  t'a-t-il  violentée  ?»  — 
«  Non,  par  ma  foi,  et  il  ne  m'a  fait  aucun  mal.  » 
—  «  Par  ma  foi,  je  ne  le  crois  pas,  et,  si  je  ne  me 
rencontre  avec  lui  pour  venger  mon  déshonneur  et 
ma  colère,  tu  ne  resteras  pas  deux  nuits  sous  le 
même  toit  que  moi.  »  Le  chevalier  sortit  pour  cher- 
cher à  se  rencontrer  avec  Peredur. 

Peredur,  de  son  côté,  se  dirigeait  vers  la  cour 
d'Arthur.  Avant  qu'il  n'y  parvînt,  un  autre  cheva- 
lier y  arriva.  Il  fixa  (2)  un  grand  anneau  d'or  épais 
contre  la  porte  de  l'entrée  pour  attacher  son  che- 
val,  et   se   rendit  à  la  chambre  où  se  trouvaient 


(1)  Pen.  4  (L.  Rh.  287)  a  une  addition  intéressante  :  Peredur 
prit  la  bague,  plia,  le  genou  devant  elle,  lui  donna  un  baiser  et 
sortit  (v.  plus  haut  p.  51,  note  1). 

(2)  La  version  de  Pen.  4  (L.  Rh.  288)  s'écarte  ici  de  celle  du 
Livre  Rouge  et  n'est  pas  sans  importance  pour  la  recherche  des 
sources  du  Peredur  :«Un  autre  chevalier  était  venu  avant  lui  à  la 
cour. Il  avait  donné  une  bague  d'or  épaisse  A  un  homme  à  la  porte 
pour  tenir  son  cheval  pendant  qu'il  entrait  là  oii  se  trouvaient 
Arthur,  Gwenhivyvar  et  leur  suite.  Le  chevalier  prit  le  gobelet 
de  la  main  de  Gwenhwyvar  et  lui  lança  le  liquide  sur  le  visage  et 
le  sein.  » 


PEREDUR    AB    EVRAWC  OO 

Arthur  eL  tous  ses  gens,  ainsi  que  Gwenhwyvar 
et  ses  dames.  Un  page  de  la  chambre  servait  à 
boire  à  Gwenhwyvar  d'une  coupe  d'or.  Le  cheva- 
lier en  jeta  le  contenu  sur  le  visage  et  le  sein  de 
la  reine,  et  lui  donna  un  grand  soufflet,  en  disant  : 
«  S'il  y  a  quelqu'un  d'assez  intrépide  pour  me  dis- 
puter cette  coupe  et  venger  l'outrage  de  Gwenhwy- 
var, qu'il  vienne  à  ma  suite  dans  le  pré,  et  je  l'y 
attendrai.  »  Le  chevalier  prit  son  cheval  et  se  ren- 
dit au  pré. 

Tous  les  gens  de  la  cour  baissèrent  la  tête,  de 
peur  qu'on  ne  demandât  à  l'un  d'eux  d'aller  venger 
l'outrage  de  Gwenhwyvar  :  il  leur  semblait  que 
jamais  homme  n'aurait  fait  un  coup  aussi  audacieux, 
s'il  n'avait  possédé  telle  vaillance  et  force  ou  pou- 
voir magiques  (1)  qui  le  missent  à  l'abri  de  toute 
vengeance.  A  ce  moment  arriva  Peredur  à  la  cour, 
sur  son  cheval  gris  pommelé,  osseux,  à  l'équipe- 
ment négligé  et  bien  piètre  pour  une  cour  aussi 
noble.  Kei  était  debout  au  milieu  de  la  salle,  «lié! 
l'homme  long,  là-bas,  »  dit  Peredur,  «  où  est 
Arthur  ?»  —  «  Que  veux-tu  d'Arthur  ?  »  dit  Kei. 
—  «  Ma  mère  m'a  recommandé  de  venir  vers  lui 
pour  me  faire  sacrer  chevalier.  »  —  «  Par  ma  foi, 
tu  es  par  trop  mal  monté  en  cheval  et  en  armes.  » 
Toute  la  cour  porta  les  yeux  de  son  côté  et  se  mit 

'  1)  C'était  une  idée  si  bien  répandue  au  moyen  âge  que,  suivant 
la  remarque  de  lady  Guest,  les  chevaliers,  avant  de  se  battre, 
devaient  jurer  qu'ils  ne  portaient  sur  eux  aucun  charme  et  qu'ils 
n'étaient  protégés  par  aucune  magie  ou  enchantenieut. 


56  LES    MABI^OGION 

à  lui  lancer  des  baguettes  (1).  A  ce  moment  entra 
un  nain  qui  était  venu  avec  une  naine,  il  y  avait 
déjà  un  an,  pour  demander  refuge  à  Arthur,  et  il 
l'avait  obtenu.  De  toute  l'année,  aucun  d'eux  n'avait 
dit  un  mot  à  personne.  «  Ha!  ha!  »  s'écria  le  nain 
en  apercevant  Peredur,  «  Dieu  te  bénisse,  Peredur? 
beau  fils  d'Evrawc,  chef  des  guerriers,  fleur  des 
chevaliers  !»  —  «  En  vérité,  »  dit  Kei,  «  il  faut 
être  bien  mal  avisé  pour  rester  une  année  muet  à 
la  cour  d'Arthur,  ayant  la  liberté  de  choisir  avec 
qui  s'entretenir,  et  aller  appeler  et  déclarer,  en 
face  d'Arthur  et  de  sa  cour,  un  homme  de  cette 
espèce  chef  des  guerriers  et  fleur  des  chevaliers!  » 
Et  il  lui  donna  un  tel  soufflet  qu'il  le  jeta  à  terre 
évanoui.  (2)  «  Ha  !  ha  !  »  s'écria  aussitôt  la  naine, 
«  Dieu  te  bénisse,  Peredur,  beau  fils  d'Evrawc, 
fleur  des  guerriers  et  lumière  des  chevaliers  !  »  — 
«  En  vérité,  »  dit  Kei,  «  femme,  c'est  être  bien  mal 
avisée  que  de  rester  une  année  sans  parler  à  la  cour 
d'Arthur  et  d'appeler  ainsi  un  pareil  homme.  »  Et 
Kei  lui  donna  un  tel  coup  de  pied  qu'elle  tomba  à 
terre  évanouie.  «  L'homme  long,  »  lui  dit  Peredur, 
«  indique-moi   où  est  Arthur.  »  —   «  Donne-nous 

(1)  Pen.  14  (L  Rh.  288)  ajoute  que  les  gens  de  la  cour  se  mirent 
à  se  moquer  de  lui  et  qu'ils  furent  bien  aises  de  trouver  une 
excuse  pour  se  taire  au  sujet  du  chevalier.  Pen.  7  (L.  Rh.  p.  606) 
dit  que  Kei  invita  la  cour  à  se  moquer  de  lui,  etc.,  si  bien  que 
l'autre  affaire  (jeu)  fut  oubliée.  Pen.  4  (L.  Rh.  122)  prête  le 
même  sentiment  aux  gens  de  la  cour. 

(2)  Pen.  4  (L.  Rh.  123),  Pen.  14  (L.  Rh.  288),  Pen.  7  (L.  Rh. 
col.  607)  font  entrer  la  naine  à  ce  moment. 


PEREDUR    Alt    EVRAWC 


57 


la  paix,  »  dit  Kci  ;  «  va  après  le  chevalier  qui  est 
allé  d'ici  au  pré,  cnlcve-lui  la  coupe,  renverse-le, 
prends  son  cheval  et  ses  armes,  et  après  tu  obtien- 
dras de  te  faire  sacrer  chevalier.  »  —  «  Je  vais  le  faire, 
l'homme  long.  » 

Et  Peredur  de  tourner  bride,  et  au  pré.  Il  y  trouva 
le  chevalier  en  train  de  chevaucher,  l'air  tout  fier 
de  sa  force  et  de  la  vaillance  qu'il  se  croyait.  — 
«  Dis-moi,  »  dit  le  chevalier,  «  as-tu  vu  quelqu'un 
delà  cour  d'Arthur  venant  après  moi?»  —  «  (1)  Un 
homme  long  qui  se  trouvait  là  m'a  commandé  de  te 
renverser,  d'enlever  la  coupe  et  de  prendre  ton  che- 
val et  tes  armes  pour  moi.  »  —  «  Tais-toi,  retourne 
à  la  cour  et  commande  à  Arthur,  de  ma  part,  de 
venir  lui  ou  un  autre  se  battre  avec  moi  ;  s'il 
ne  vient  pas  immédiatement,  je  ne  l'attendrai  pas.» 
—  «  Par  ma  foi,  »  dit  Peredur,  «  choisis  :  de  gré 
ou  de  force,  il  me  faut  le  cheval,  les  armes  et  la 
coupe.  »  Le  chevalier  (2)  le  chargea  avec  fureur 
et  lui  donna  du  pied  de  sa  lance  un  grand  coup 
douloureux  entre  les  épaules  et  le  cou.  —  «  Hal  ha! 
homme,  »  dit  Peredur,  «  les  gens  de  ma  mère  ne 
jouaient  pas  ainsi  avec  moi  ;  je  m'en  vais  jouer  à 
mon  tour  avec  toi  ainsi.  »  Il  lui  lança  un  javelot  à 
pointe  aiguë, qui  l'atteignit  à  l'œil,  lui  sortit  par  la 
nuque  et  le  renversa  mort  à  l'instant. 


(1)  Pen.  7  (L.  Rh.  607)  :  «  Je  n'ai  vu  personne  ». 

(2)  Dans  le  Pcrccvaldc  Ritsonce  chevalier  est  le  Chevalier  Rouge, 
le  meurtrierdu  pèrede  Perceval, qui,  lui  aussi,  s 'appelait  Perceval. 


58  LES    MABINOGION 

«  En  vérité,  dit  Owein  (1),  fils  d'Uryen,  à  Kei, 
«  tu  as  été  mai  inspiré  au  sujet  de  ce  fou  que  tu 
as  envoyé  après  le  chevalier.  De  deux  choses  l'une  : 
ou  il  est  tué,  ou  il  a  été  culbuté.  Si  le  chevalier  l'a 
renversé,  il  le  comptera  parmi  les  gentilshommes 
de  la  cour,  et  il  en  résultera  honte  éternelle  pour 
Arthur  et  ses  guerriers.  S'il  l'a  tué,  il  en  va  de 
même  pour  le  déshonneur,  avec  péché  en  plus  sur 
nous-même  (2).  Par  ma  foi,je m'en  vais  là-baspour 
savoir  quelle  aventure  est  la  sienne.  »  Et  Owein 
allaaupré.Il  aperçut  Peredur  traînantle  chevalier 
le  long-  du  pré.  —  «  Que  fais-tu  là,  ainsi  ?  »  dit-il. 
—  «  Jamais,  »  dit  Peredur,  «  cette  robe  de  fer  ne 
le  quittera,jecrois  qu'elle  fait  partie  de  lui-même(3).» 

(1)  Dans  Pen.  14,  et  7,  c'est  Gwalchmai  qui  joue  ce  rôle.  Dans 
Ghrestien, c'est  Yonès  qui  paraît  êtreun  dérivé  plus  ou  moinse.xact 
(peut-être  breton-armoricain)  dTvain  :  chez  Wolfram,  de  même, 
I  wane  t. 

(2)  Le  texte  du  L.  Rouge  a-.arnaw  ynteu,  sur  lui-même;  Pen.  4 
(L.  Bh,  125)  :  arnat  titheu,  sur  toi-même  ;  Pen.  14  :  arnani  nin- 
heu  oil:  sur  nous  tous;  ces  deux  versions  sont  toutes  les  deux 
acceptables.  Le  texte  de  Pcn.7  (L./?/i. ,608|  semble  gloser  celui  du 
Livre  Bouge  :  ha  ffechawl  y  ch/n  fol  hwnnw  yn  angwanec,  et 
le  péché  de  ce  fou  en  plus.  Il  est  probable  qu'arnam  ou  aman 
ninhea  est  plus  près  de  l'ancien  texte  ;  le  scribe  aura  lu  arnaii 
ninheu  au  lieu  de  arnanninhea. 

(3)-Gf.  Ghrestien  (Potvin,  II,  p.  79)  :  Perceval  dit  en  parlant  de 
l'armure  : 

Qu'eles  se  lienent  si  au  cors 
Que  çou  dedens  et  cou  de  fors 
Est  Ireslout.  I.  si  corn  moi  samble 
Qu'eles  selienent  si  ensamhle . 

A  rapprocher  de  la  remarque   de    Perceval  au  chevalier  qu'il  a 


PEREDUR   AB    EVRAWC  59 

Owcin  enleva  les  armes  et  les  habits  :  —  «  Voici, 
mon  âme,  »  dit-il,  «  cheval  et  armes  meilleurs  que 
les  autres  ;  prends-les  joyeusement  et  viens  avec 
moi  auprès  d'Arthur  pour  te  faire  sacrer  chevalier. 
Tu  le  mérites  vraiment.» — «Que  je  perde  mon  hon- 
neur, si  j'y  vais  !  »  dit  Percdur,  «  seulement  emporte 
la  coupe  de  ma  part  pour  Gwenhwyvar;  dis  à  Arthur 
qu'en  quelque  endroit  que  je  me  trouve,  je  serai 
son  homme,  et  que  si  je  puis  pour  lui  service  et 
profit,  je  le  ferai  ;  ajoute  que  je  n'irai  pas  à  la  cour 
avant  de  m'étre  rencontré  avec  l'homme  long  qui 
est  là-bas,  pour  venger  l'outrage  l'ait  au  nain  et  à  la 
naine.  »  Ovvein  retourna  à  la  cour,  et  raconta  l'aven- 
ture à  Arthur,  à  Gwenhwyvar  et  aux  gens  de  la 
cour,  sans  oublier  la  menace  contre  Kei. 

Peredur  prit  le  large  ;  comme  il  cheminait,  il 
rencontra  un  chevalier  qui  lui  dit  :  —  «  D'où  viens- 
tu  ?»  —  «  De  la  cour  d'Arthur.  »  —  «  Es-tu  des 
hommes  d'Arthur  ?  »  —  «  Oui,  par  ma  foi.  »  — 
«  Tu  tombes  bien  pour  te  réclamer  d'Arthur  I  »  — 
«  Pourquoi  ?  »  — «  Voici  :  j'ai  toujours  été  pillant 
aux  dépens  d'Arthur,  et  tous  ceux  de  ses  hommes 
que  j'ai  rencontrés,  je  les  ai  tués.  »  Ils  n'en  dirent 
pas  plus  long:  ils  se  battirent.  En  un  rien  de  temps, 
Peredur  l'eut  jeté  par-dessus  la  croupe  de  son 
cheval  à  terre.  Le  chevalier  demanda  grâce.  — 
«  Tu  l'auras,  »  dit  Peredur,  «en  jurant  que  tu  iras 


rencontré  dans  la  foret  à  propos   de    son    haubert  (p.  51)  :   Fas- 
tes vous  ensi  nés  ?  v.  noies  criliques. 


60  LES  MABINOGION 

à  la  cour  d'Arthur,  que  tu  lui  diras  que  c'est  moi 
qui  t'ai  renversé  pour  son  honneur  el  service,  et 
que  je  n'irai  pas  à  sa  cour  avant  d'avoir  trouvé  à 
venger  l'outrage  fait  au  nain  et  à  la  naine.  >>■  Le 
chevalier  le  jura  et  s'en  allant  droit  à  lacourd'Ar- 
thur,  il  tint  parole,  sans  oublier  la  menace  contre 
Kei. 

Peredur  alla  devant  lui,  et  dans  la  même  se- 
maine, il  rencontra  seize  chevaliers  qu'il  renversa 
honteusement.  Ils  allèrent  tous  à  la  cour  d'Arthur, 
apportant  les  mêmes  propos  que  le  premier  cheva- 
lier, et  particulièrement  la  menace  de  Peredur  con- 
tre Kei  ;  Kei  fut  blâmé  par  Arthur,  et  en  devint 
lui-même  soucieux. 

Peredur  marchait  toujours  devant  lui.  Il  arriva 
dans  un  grand  bois  désert  ;  sur  la  lisière  du  bois, 
il  y  avait  un  étang,  et,  de  l'autre  côté  de  l'étang, 
un  beau  château  fort.  Sur  les  bords  de  l'étang,  il 
vit  un  homme  à  cheveux  blancs  à  l'air  accompli, 
assis  sur  un  coussin  âepaile,  vêtu  âepaile,  et  des 
valets  en  train  de  pécher  (i).  En  apercevant  Peredur 
l'homme  aux  cheveux  blancs  se  leva  pour  se  ren- 
dre au  château  ;  il  était  boiteux  (2).  Peredur  se  di- 
rigea vers  la  cour  ;  il  trouva  la  porte  ouverte  et 


(1)  D'après  les  trois  autres  versions,  ils  pèchent  sur  l'étang 
dans  un  canot. 

(2)  Il  y  a  ici  confusion  avec  le  roi  Pécheur.  Voir  la  note  3  à  la 
page  64.  Tout  ce  récit,  d'ailleurs,  est  plein  d'incohérences.  Chez 
Chrestien,  c'est  le  second  oncle  de  Perceval  qui  est  boiteux  et  se 
livre  à  la  pêche. 


PliREDUR    AI?    i:VRA\VC  01 

entra  dans  la  salle.  Le  vieillard  était  assis  sur  un 
coussin,  devant  un  grand  feu.  Les  gens  de  la  cour 
Se  levèrent  pour  aller  à  la  rencontre  de  Peredur, 
et  le  désarmèrent.  Le  vieillard  pria  (1)  le  jeune 
homme  de  s'asseoir  sur  le  bout  du  coussin.  II  s'as- 
sit près  de  lui  et  ils  causèrent.  Lorsque  leiiioment 
fut  venu,  on  dressa  les  tables  et  on  alla  manger. 
Peredur  s'assit  à  côté  du  maître  de  la  cour.  Quand 
on  eut  fini  de  manger,  il  demanda  à  Peredur  s'il 
savait  bien  jouer  de  l'épée  :  «  Je  crois  bien,  »  dit 
Peredur,  «  que  si  on  me  l'enseignait,  je  le  sau- 
rais. »  —  «  Oui  saurait  bien  jouer  du  bâton  et  de 
l'écu,  saurait  se  battre  à  l'épée,  » 

Le  vieillard  avait  deux  fils,  l'un  blond,  l'autre 
brun.  «  Levez-vous,  jeunes  gens,  dit-il,  pour  jouer 
du  bâton  et  del'écu.»  Ils  allèrent  jouer  dubàton  (2). 
«  Dis,  mon  âme,  »  dit  le  vieillard,  «  quel  est,  à  ton 
avis,  celui  qui  joue  le  mieux  ?»  —  «  A  mon  avis, 
le  blond  pourrait  tirer  du  sang  à  l'autre,  s'il  le  vou- 
lait. »  —  «  Va  toi-même,  mon  âme,  prends  le  bâ- 
ton et  l'écu  de  la  main  du  brun,  et  tire  du  sang  au 
blond  si  tu  peux.  »  Peredur  se  leva,  alla  jouer  avec 
le  blond,  leva  le  bras  sur  lui  et  lui  déchargea  un  tel 


(1)  D'après  Pen.  4,  col.  127,  le  vieillard  frappe  de  la  main  sur  le 
coussin  en  invitant  Peredur  à  s'asseoir. 

(2)  Bâton,  au  moyen  âge,  a  non  seulement  le  sens  actuel,  mais 
encore  celui  d'arme  en  général;  on  voit  désigner  par  ce  nom  jus- 
qu'à des  haches  et  des  épées.  Le  jeu  du  bûton  à  deu.^  bouts  (//ba 
cklwyhiff)  était  un  des  vingt-quatre  exercices  nationaux  des  Gal- 
lois {.Uyv.  arch.,  p.  871,  col  2). 


02  LES  MABINOGION 

coup,  qu'un  des  sourcils  lui  tomba  sur  l'œil  et  que 
le  sang  se  mit  à  courir.  «  Bien,  mon  âme,  »  dit  le 
vieillard,  «viens  t'asseoir  maintenant;  le  plus  habile 
à  se  battre  à  l'épée  dans  cette  île,  ce  sera  toi.  Je 
suis  ton  oncle,  le  frère  de  ta  mère.  Tu  vas  rester 
maintenant  quelque  temps  (1)  avec  moi  pour  ap- 
prendre les  coutumes  et  les  usages  du  pays,  les 
belles  manières,  ainsi  que  courtoisie,  gentillesse  et 
seigneurie.  Il  est  temps  de  renoncer  au  langage  de 
ta  mère.  Je  serai  ton  maître,  je  t'ordonnerai  che- 
valier dès  maintenant.  Voici  ce  quetu  devrasfaire  ; 
verras-tu  quelque  chose  d'extraordinaire,  ne  t'en 
informe  pas  jusqu'à  ce  qu'on  soit  assez  bien  appris 
pour  t'en  instruire  ;  ce  n'est  pas  sur  toi  que  la 
faute  retombera,  mais  sur  moi  qui  suis  ton  maî- 
tre (2).  »  On  leur  présenta  honneurs  et  services 
variés. 

Quand  il  fut  temps,  ils  allèrent  se  coucher.  Aus- 
sitôt le  jour,  Peredur  se  leva,  prit  son  cheval  et, 
avec  la  permission  de  son  oncle,  sortit.  11  arriva 
dans  un  grand  bois  désert,  puis,  au  bout  du  bois, 
à  un  pré  uni,  et  de  l'autre  côté  du  pré,  il  aperçut 
un  grand  château.  Peredur  se  dirigea  de  ce  côté, 
trouva  la  porte  ouverte,  et  entra  dans  la  salle.  Dans 
un  des  côtés,  était  assis  un  homme  aux  cheveux 
blancs,    majestueux,  entouré  de   nombreux  pages. 

(1)  Pen.  7.  (L.  Rh.,  611):  cette  semaine-ci. 

(2)  Il  semble  que  cette  remarque  assez  singulière  puisse  s'expli- 
quer ainsi  :  ton  silence  pourra  passer  pour  de  l'ignorance,  mais 
c'csl  moi,  ton  maître,  qui  en  serai  responsable. 


PEREDUR    AI5    EVRAWC 


63 


Ils  se  levèrent  respectueusement  devant  Peredur, 
allèrent  à  sa  rencontre  et  le  placèrent  à  côté  du 
maître  de  la  cour.  Ils  causèrent.  Lorsqu'il  fut  temps 
d'aller  manger,  Peredur  fut  assis  à  côté  du  gentil- 
homme. Après  qu'ils  eurent  mange  et  bu  à  souhait, 
le  gentilhomme  demanda  à  Peredur  s'il  savait  jouer 
derépée.«  Si  on  me  l'enseignait,  dit-il,  il  me  semble 
que  je  le  saurais.  »  Il  y  avait,  fixé  au  sol  de  la  salle, 
un  grand  crampon  de  fer  (1)  que  la  main  d'un  homme 
de  guerre  aurait  pu  à  peine  étreindre.  «  Prends 
cette  épée-là»,dit  le  vieillard  à  Peredur,  «  et  frappe 
Panneau  de  fer.  »  Peredur  se  leva  et  frappa  l'an- 
neau qui  se  brisa  en  deux  morceaux  ainsi  que 
l'épée.  «  Place  les  deuxmorceaux  ensemble  et  réu- 
nis-les. »  Peredur  les  mit  ensemble  et  ils  se  res- 
soudèrent comme  devant.  Une  seconde  fois,  il 
frappa  l'anneau  au  point  de  le  briser  en  deux  ainsi 
que  l'épée.  Les  morceaux  se  rajustèrent  comme 
auparavant.  La  troisième  fois,  il  frappa  un  tel  coup 
que  les  morceaux  de  l'anneau  aussi  bien  que  de 
l'épée,  rapprochés,  ne  purent  être  rajustés.  «  Bien, 
jeune  homme,  »  dit  le  vieillard,  «  en  voilà  assez, 
viens  t'asseoir  et  reçois  ma  bénédiction.  Tu  es   le 


(1)  Ces  crampons,  destinés  à  attacher  les  chevaux,  étaient  sou- 
vent fixés  çà  et  là  dans  la  salle,  comme  cela  ressort  de  l'élégie  de 
Llywarch  Hcn  sur  Urycn  (Skene,  II,  p.  273, 13).  Uncdes  treize  mer- 
veilles de  Bretagne  était  le  licol  de  Klydno  Eiddin  qui  était  engagé 
dans  un  crampon  au  pied  de  son  lit  ;  il  n'avait  qu'A  désirer  que 
n'importe  quel  cheval  s'y  engageât  pour  que  son  désir  lut  aussitôt 
exaucé  (lady  Guest,  I,  p.  37"), 


64  LES     MABINOGION 

premier  joueur  d'épée  de  tout  le  royaume.  Tu  n'as 
que  les  deux  tiers  de  ta  force,  il  te  reste  encore  la 
troisième  partie  à  acquérir.  Quand  tu  l'auras  en- 
tière, personne  ne  sera  capable  de  lutter  avec  toi. 
Je  suis  ton  oncle,  le  frère  de  ta  mère  ;  nous  som- 
mes frères,  moi  et  Thomme  chez  qui  tu  as  logé 
hier  soir.  » 

Il  commençait  à  causer  avec  son  oncle,  lorsqu'il 
vit  venir  dans  la  salle  et  entrer  dans  la  chambre, 
deux  hommes  portant  une  lance  énorme  (1):  du  col 
de  la  lance  coulaient  jusqu'à  terre  trois  ruisseaux 
de  sang  (2).  A  cette  vue,  toute  la  compagnie  se  mit  à 
se  lamenter  et  à  gémir.  Malgré  cela  le  vieillard  ne 
rompit  pas  son  entretien  avec  Peredur  ;  il  ne  donna 
pas  l'explication  de  ce  fait  à  Peredur  et  Peredur 
ne  la  lui  demanda  pas  non  plus  (3).  Après  quelques 

(1)  Il  semble  que  ce  soit  là  un  souvenir  du  Seint  Greal  ;  mais, 
d'après  un  autre  passage  du  roman  (v.  plus  bas,  p.  119),  la  tête 
serait  celle  du  cousin  fçermain  de  Peredur,  tué  par  les  sorcières 
de  Kaerloyw, 

(2)  Plus  loin,  c'est  un  ruisseau  qui  coule.  Ce  serait  un  jeune 
homme  qui  aurait  porté  la  lance  et  le  plat  avec  la  tète  (p.  119); 
dans  un  autre  passage  (p.  104),  il  n  est  question  que  de  la  lance,  au 
bout  de  laquelle  il  y  avait  une  goutte  de  sang  qui  se  changea,  en 
torrent. 

(3)  Il  résulte  d'un  épisode  suivant  (v.plus  bas,  p.  104)  que  l'oncle 
de  Peredur  (le  roi  Pescheor  de  Ghreslien),  ne  devait  recouvrer 
la  santé  que  si  Peredur  lui  avait  demandé  le  sens  et  la  cause  des 
phénomènes  de  la  lance  saignante  et  des  prodiges  qui  l'accompa- 
gnaient. Peredur  se  retrouve  après  mainte  aventure  chez  le  roi 
boiteux(p.  118-119).  Un  jeune  homme  blond  parait  et  lui  révèle  que 
c'est  lui  qui,  sous  les  traits  de  la  jeune  fille  noire,  lui  a  fait  des  re- 
proches au  sujet  de  son  silence,  et  est  intervenu  à  Ysbidinong^l 


PEREDUR    AB    EVRAWC  05 

instants  de  silence,  entrèrent  deux  pucelles  por- 
tant entre  elles  un  grand  plat  sur  lequel  était  une 
tête  d'homme  baignant  dans  le  sang.  La  compa- 
gnie jeta  alors  de  tels  cris  qu'il  était  fatigant  de 
rester  dans  la  môme  salle  qu'eux.  A  la  fin,  ils  se 
turent.  Lorsque  le  moment  de  dormir  fut  arrivé, 
Peredur  se  rendit  dans  une  belle  chambre.  Le  len- 
demain, il  partit  avec  le  congé  de  son  oncle. 

Il  alla  à  un  bois,  et  au  loin  dans  le  bois,  il  enten- 
dit des  cris  perçants.  Il  vit  une  femme  brune,  accom- 
plie, près  d'un  cheval  tout  harnaché,  et  à  côté  d'elle 
un  cadavre.  Elle  essayait  de  le  mettre  en  selle, 
mais  il  tombait  à  terre  et,  à  chaque  fois,  elle  jetait 
de  grands  cris.  «  Dis,  ma  sœur,  »  demanda  Pere- 
dur, «  pourquoi  te  lamentes-tu  ?»  —  «  Peredur 
l'excommunié,  »  s'écria-t-ellc  !  «  peu  de  secours, 
ma  souffrance  au  contraire  vient  de  toi.» —  «Pour- 
quoi serais-je  excommunié  ?»  —  «  Parce  que  tu 


(p.  116)  et  ailleurs.  C'est  lui  aussi,  toujours  sous  les  traits  d'une 
femme,  qui  se  serait  présenté  avec  la  tète  sanglante  sur  un  plat, 
et  la  lance  sanglante.  La  tête  est  celle  du  cousin  germain  de 
Peredur,  tué  par  les  sorcières  de  Gloucester;  ce  sont  elles  aussi  qui 
avaient  estropié  son  oncle.  Peredur,  avec  l'aide  d'Arthur,  tue  les 
sorcières  (p.  119-120).  On  ne  voit  pas  qu'il  ait  guéri  le  roi  boiteux. 
Il  y  a  des  contradictions  dans  tout  ce  récit.  Chez  Chrestien,  la 
lanco  et  le  plat  jouent  un  rôle  beaucoup  plus  important.  De  plus, 
Perceval  fait  les  questions  requises,  et  le  roi  est  guéri.  Sur  le 
thème  général  de  Peredur,  v.  Inlri}dnclion. 

Il  n'est  pas  sans  intérêt  de  remarquer  que  Chrestien  ne  parle 
pas  des  cris  de  douleur  de  ceux  qui  portent  la  lance  et  les  autres 
objets,  ni  des  assistants,  comme  le  dit  justement  miss  Mary  Wil- 
liams (Essai,  p.  55). 


66  LES    MABINOGION 

es  cause  de  la  mort  de  ta  mère.  Quand  tu  t'éloignas 
malgré  elle,  un  glaive  de  douleur  s'enfonça  dans 
son  cœur  et  elle  mourut.  C'est  pourquoi  tu  es  ex- 
communie. Le  nain  et  la  naine  que  tu  as  vus  à  la 
cour  d'Arthur  étaient  ceux  de  ton  père  et  de  ta 
mère  ;  moi,  je  suis  ta  sœur  de  lait  et  l'homme  que 
tu  vois  était  mon  mari.  C'est  le  chevalier  de  la  clai- 
rière du  bois  qui  l'a  tué;  n'approche  pas  de  lui  de 
peur  d'être  tué  toi  aussi  (1).  »  —  «  Ma  sœur,  tu  as 
tort  de  me  faire  des  reproches.  Pour  avoir  été  si 
longtemps  avec  vous,  je  ne  le  vaincrai  pas  sans 
peine  ;  si  j'étais  resté  plus  longtemps,  jamais  je  ne 
le  vaincrais.  Cesse  désormais  de  te  lamenter,  cela 
ne  change  en  rien  la  situation.  J'enterrerai  le  mort, 
puis  j'irai  à  l'endroit  où  se  tient  le  chevalier  pour 
essayer  de  tirer  vengeance  de  lui.  » 

Après  avoir  enterré  le  mort,  ils  se  rendirent  à  la 
clairière  où  le  chevalier  chevauchait  fièrement.  Il 
demanda  immédiatement  à  Peredur  d'oîi  il  venait. 
«  Je  viens  de  la  cour  d'Arthur  »,  répondit-il.  — 
«  Es-tu  homme  à  Arthur?  »  —  «Oui,  par  ma  foi.  » 
—  «  Tu  tombes  bien  en  parlant  de  tes  liens  avec 
Arthur.  »  Ce  fut  tout,  et  ils  se  chargèrent.  Pere- 
dur renversa  le  chevalier  sur-le-champ.  Celui-ci 
lui  demanda  grâce.  «  Je  te  l'accorde,  »  dit  Pere- 
dur, «  à  condition  que  tu  prennes  cette  femme  pour 

(1)  Chez  Chrestien,  c'est  elle  aussi  qui  reproche  à  Perceval  de 
n'avoir  pas  fait  de  question  au  sujet  de  la  lance  et  du  Greal.  Dans 
notre  roman,  c'est  la  jeune  fille  noire  (p.  104),  mais  sous  ses  traits 
se  cachait  un  jeune  homme,  cousin  de  Peredur  (p.   118-119;. 


PEREDUR    AB    EVRAWC  67 

épouse  et  que  tu  la  traites  avec  tout  l'honneur  et  la 
considération  que  lu  pourras,  pour  avoir  tué  son 
mari  sans  motif;  tu  iras  à  la  cour  d'Arthur,  tu  lui 
diras   que    c'est    moi   qui  t'ai   terrasse  pour    son 
honneur  et   service,   et  que  je  n'irai  jamais  à  sa 
cour    avant    de   m'ètre    rencontré    avec   l'homme 
long  pour  venger  sur  lui  l'outrage  fait  au  nain  et 
à  la  naine.  »  Il  prit  des  gages  du  chevalier  à  ce 
sujet.   Celui-ci   pourvut  la   femme    de   cheval    et 
d'habits  et  se  rendit  à  la  cour  d'Arthur,  à  qui  il 
dit  l'aventure  et  la  menace  contre  Kei.  Kei  eut  des 
reproches  d'Arthur  et  de  sa  cour  pour  avoir  forcé 
à  errer  loin  de  la  cour  d'Arthur  un  homme  comme 
Peredur.   «   Ce  jeune  homme,  »    dit   Owein,   fils 
d'Uryen,  «  ne  viendra  jamais  à  la  cour,  tant  que 
Kei  n'en  sortira  pas;  or  Kei  ne  quittera  pas  d'ici.» 
—  «  Par  ma  foi,  »  s'écria  Arthur,  «  je  vais  me  met- 
tre en  quête  de  lui,  dans  les  déserts  de  l'île  de  Bre- 
tagne, jusqu'à  ce  que  je  le  trouve;  et  alors,  que 
chacun  d'eux  fasse  à  l'autre  le  pis  qu'il  pourra.  » 
Peredur  marchait  devant  lui  :  il  arriva  dans  un 
bois  désert,  où  il  ne  voyait  aucune  trace  de  pas 
d'hommes  ni  d'animaux  (l),rien  que  des  broussail- 
les et  des  herbes.  Vers  l'extrémité  du  bois,  il  aper- 
çut un  grand  château  surmonté  de  tours  nombreu- 
ses et  fortes.   Près  de  l'entrée,  les  herbes  étaient 
plus  longues  que  partout  ailleurs.  De  la  hampe  de 
sa  lance,  il  frappa  à  la  porte  ;  aussitôt  un  jeune 
homme  aux  cheveux  roux,  maigre,  d'un  créneau 

(1)  V.  noies  critiques. 


68  LES    MABINOGION 

du  rempart,  lui  dit  :  —  «  Choisis,  seigneur  ;  je 
vais  t'ouvrir  moi-même  la  porte  ou  indiquer  à 
notre  chef  que  tu  es  à  l'entrée.  »  —  «  Dis-lui  que 
je  suis  ici;  si  l'on  veut  que  j'entre,  j'entrerai.  »  Le 
jeune  homme  revint  bientôt  et  ouvrit  la  porte  à 
Peredur. 

En  entrant  dans  la  salle  il  aperçut  dix-huitvalets 
maigres,  rouges,  de  même  taille,  même  aspect, 
mêmes  vêtements,  même  âge  que  celui  qui  lui 
avait  ouvert.  Il  n'eût  qu'à  selouerde  leur  politesse 
et  de  leur  service.  Ils  le  désarmèrent,  puis  ils  s'as- 
sirent et  ils  commençaient  à  causer,  lorsque  vin- 
rent cinq   pucelles  de  la  chambre  dans  la   salle. 

Pour  celle  d'entre  elles  qui  était  la  plus  élevée  en 
dignité,  Peredur  était  sur  qu'il  n'avait  pas  vu  de 
physionomie  plus  belle.  Elle  portait  un  vieux  vête- 
ment de  paile,  qui  autrefois  avait  été  bon,  mainte- 
nant tout  troué  :  à  travers  on  voyait  sa  peau,  qui 
était  plus  blanche  que  la  fleur  du  cristal  (?).  Ses  che- 
veux et  ses  sourcils  étaient  plus  noirs  que  le  jais, 
et  elle  avait  aux  joues  deux  petites  fossettes  plus 
rouges  que  ce  qu'il  y  a  de  plus  rouge.  La  pucelle 
souhaita  la  bienvenue  à  Peredur,  lui  jeta  les  bras 
autour  du  cou,  et  s'assit  à  ses  côtés  (1).  Peu  de  temps 
après,  arrivèrent  deux  nonnains,  l'une  portant  un 
flacon  plein  de  vin,  l'autre  six  tourtes  de  pain 
blanc.  —  «  Dame,  »  dirent-elles,  «  en  toute  vérité, 
voilà  tout  ce  qui  restait  de  nourriture  et  de  bois- 

(1)  C'est  la  Blanchefleur    de    Ghresticn   et  la  Kondwiraniur  de 
Wolfram  d'Eschenbach. 


PEREDUR    AB  EVRAWC  69 

son  dans  notre  couvent  cette  nuit.  »  Ils  se  mirent 
à  table.  Pcredur  s'aperçut  que  la  pucelle  voulait 
lui  donner  plus  de  nourriture  et  de  boisson  à  lui 
qu'aux  autres.  —  «  Ma  sœur,  »  dit-il,  «  je  vais 
partager  les  vivres  et  la  boisson.  »  —  «  Non  pas, 
mon  âme,»  dit-elle.  — «C'est  moi, sur  ma  foi(l),répli- 
qua-t-il,  qui  partagerai  ».  Et  Peredur  prit  le  pain,  en 
donna  à  chacun  une  part  égale,  et  versa  de  même,  du 
flacon,  une  mesure  égale  à  chacun.  Quand  le  moment 
fut  arrivé,  une  chambre  fut  préparée  pour  Peredur, 
et  il  alla  se  coucher. 

—  «  Ecoute,  sœur,  »  dirent  les  valets  à  la 
pucelle  la  plus  belle  et  la  plus  élevée  en  dignité  des 
jeunes  filles,  «  ce  que  nous  avons  à  te  conseil- 
ler. »  —  «  Qu'est-ce  ?  »  répondit-elle.  —  «  C'est 
d'aller  dans  la  chambre  là-haut  te  proposer  au 
jeune  homme,  à  s  on  choix,  comme  femme  ou  comme 
maîtresse.  »  —  «  Voilà  une  chose  qui  ne  me  con- 
vient pas  ;  moi,  qui  n'ai  jamais  eu  de  rapport  avec 
un  homme,  aller  me  proposer  à  lui,  avant  qu'il  ne 
m'ait  fait  la  cour  î  Je  ne  le  saurais  pour  rien  au 
monde.  »  —  «  Nous  en  prenons  Dieu  à  témoin,  si 
tu  n'obéis,  nous  laissons  tes  ennemis  faire  ici  de 
toi  ce  qu'ils  voudront.  »  Effrayée,  la  pucelle,  en 
versant  des  larmes,  alla  droit  à  la  chambre.  Au 
bruit  de  la  porte  qui  s'ouvrait,  Peredur  s'éveilla. 
La  jeune  fille  pleurait  et  gémissait.  —  «  Dis,   ma 

(1)  Peredur  dans  Pen.  4  (L.  Rh.  134)  fait  un  serment  plus  éner- 
gique et  plus  gallois  :  «  honle  sur  ma  barbe,  si  je  ne  le  fais 
pas.  » 


70  LES    MABINOGION 

sœur,  pourquoi  es-tu  ainsi  à  pleurer   ?»  —   «   Je 
vais  te  le  dire,  seigneur.  Mon  père   possédait  en 
propre  ces  domaines,  cette  cour-ci  et  le  comté  qui 
en  dépendait,  le  meilleur  qui  fût  dans  ses  États.  Le 
fils  d'un  autre  comte  me  demanda  h  mon  père  en 
mariage.  Je  ne  serais  pas  allée  avec  lui  de  mon  gré 
et  mon  père  ne  m'aurait  jamais  donnée  non  plus 
contre   ma  volonté,  ni  à  lui  ni  à  aucun  comte    au 
monde.  J'étais  fille  unique.  A  sa  mort,  les  domai- 
nes passèrent  entre  mes  mains,  et  je  désirais  encore 
moins  le  comte  qu'auparavant.  Il  me  fit  la  guerre 
et  s'empara  de  mes  biens    à   l'exception  de  cette 
seule  maison.  Grâce  à  la  vaillance  de  ces  hommes 
que  tu  vois,  mes  frères  de  lait,  et  à  la  force   de   la 
maison  elle-même,  elle  ne  pouvait  être  prise  tant 
que  dureraient  la  nourriture  et   la   boisson.  Mais 
elles  ont  été  épuisées,  et  nous  n'avions  plus  que  ce 
que  les  nonnains   que  tu  a   vues  pouvaient  nous 
apporter  de  nourriture,  grâce  à  la  liberté  qu'elles 
avaient  de  parcourir  les  domaines  et  le  pays.  Mais 
maintenant,  elles  n'ont  plus  rien  elles-mêmes.  Pas 
plus  tard  que  demain,  le  comte  viendra  avec  tou- 
tes ses  forces  attaquer  cette  place.   S'il  me  prend, 
le  moins  qu'il  puisse  m'arriver,  c'est  d'être  livrée 
par  lui  à  ses  écuyers.Je  suis  donc  venue,  seigneur' 
me    proposer  à    toi  pour  faire  de   moi  ce  qu'il  te 
plaira,  en  retour  de  ton  aide  :  emmène-nous  hors 
d'ici  ou   défends-nous  dans  cette  place.  ^>  —  «  Va 
te  reposer,  ma  sœur  ;  je  ne  te  quitterai  pas,  quoi- 
que je  ne  veuille  rien  faire  de  ce  que    tu  m'offres 


PEREDUR    AB    EVRAWC  71 

avant  cFavoir  su  par  experience  jusqu'à  quel  point 
jc  puis  vous  secourir.  »  La  jeune  fille  alla  se  cou- 
cher (1). 

Le  lendemain  matin,  elle  se  leva,  se  rendit  auprès 
de  Pcredur  et  le  salua.  —  «  Dieu   te   donne  bien, 
mon;\me,»  dit-il  ;  «quellesnouvcllesapportes-tu?» 
—  «  11  ne  saurait  y  en  avoir  de  mauvaises,  tant  que 
tu  seras    bien,   seigneur   ;  seulement  le  comte   et 
toutes    ses  forces   sont    descendus   à  l'entrée   du 
château  :  on  n'a  jamais  vu  nulle  part  plus  de  pavil- 
lons   ni  de  chevaliers   provoquant    les  autres  au 
combat.  »  —  «  Eh  bien,  »  dit  Peredur,  «  que  l'on 
prépare  mon  cheval.  »    Son  cheval   fut    harnaché. 
Peredur  se  leva  et  alla  au  pré.  Il  y  avait  là  un  che- 
valier chevauchant  fièrement  et  l'étendard  de  com- 
bat dressé.  Ils  se  battirent,  et  Peredur  jeta  le  che- 
valier à  terre  par-dessus  la  croupe  de  son  cheval. 
A  la  fin  du  jour,  un  chevalier  de  haut  rang  vint  se 
battre  avec  lui  et  fut  renversé.  «  Oui  es-tu  ?  »  dit 
Peredur.  —  «  En  vérité,  »  répondit-il,  «  je  suis  le 
penleula  (2)  du  comte.  »  — «Quelle  partie  des  pos- 

(1)  Chez  Ghreslien,  elle  passe  la  nuit  sur  le  lit  de  Perceval  (Pot- 
vin,  II,  p.   116). 

S'j7  l'a,  sur  le  coverloir  mise 

Tot  souavet  et  tola  aise. 

Et  celé  suefre  qu'il  le  haise 

Ne  ne  quic  pas  qu'il  li  anuil. 

Ensi  giurent  lote  la  nuit, 

Li  uns  vers  l'autre,  boce  a  boce, 

Jusqu'al  demain  que  jor  aproce. 

(2)  La  valeur  du  penteuln  (v.  tome  I,  p.  348)  était  le  tiers  de  celle 


72  LES    MABINOGION 

sessions  de  la  comtesse  détiens-tu  ?»  —  «  En 
vérité,  le  tiers.  ■»  —  «  Eh  bien  !  rends- lui  ce  tiers 
complètement  et  tout  ce  que  tu  as  pu  en  retirer 
de  profit  ;  en  outre,  qu'il  y  ait  de  la  nourriture  et 
de  la  boisson  pour  cent  hommes,  ainsi  que  des 
chevaux  et  des  armes  pour  eux,  cette  nuit,  dans  sa 
cour  ;  tu  seras  son  prisonnier,  avec  cette  condition 
que  tu  auras  la  vie  sauve.  »  Le  tout  fut  fourni  sans 
délai.  La  pucelle  fut  joyeuse  cette  nuit-là,  après 
avoir  reçu  tout  cela. 

Le  lendemain,  Peredur  alla  au  pré  et  renversa 
un  grand  nombre  de  guerriers.  A  la  fin  du  jour, 
un  chevalier,  fier  et  de  haut  rang,  vint  contre  lui. 
Peredur  le  renversa  et  lui  accorda  merci.  «  Qui 
es-tu?  »  lui  dit-il.  —  «  Le  distein  (intendant)  de  la 
cour  (I).  »  —  «  Quelle  part  des  domaines  de  la 
jeune  fille  est  en  ta  possession?  » —  «  Le  tiers.» 
—  «  Eh  bien  !»  dit  Peredur,  «  outre  les  domaines 
de  la  jeune  fille,  tu  donneras  tout  ce  que  tu  en    as 

du  roi.  Il  a  un  tiers  aussi  dans  les  amendes  âues  pour  fautes  com- 
mises à  la  cour.  Le  partage  se  fait  par  tiers  avec  le  roi,  en  ce  qui 
concerne  le  butin,  entre  lui,  la  reine  et  le  chef  fauconnier  (Ancient 
laws,  I,  p.  13, 14).  Il  est  possible,  d'après  un  passage  suivant  de  notre 
récit,  que  le  chef  fauconnier  ait  supplanté  le  f/ys<em  ou  intendant. 
(I)  Le  dystein  est  le  troisième  des  offlciers  de  la  cour  du  roi. 
Il  a  le  soin  des  vivres  et  de  la  boisson;  il  s'occupe  des  logements. 
Il  a  droit  au  tiers  des  amendes  infligées  aux  officiers  de  la  cour. 
D'après  ce  récit,  il  aurait  droit  aussi  à  un  tiers  des  dépouilles 
{Ancient  laws,  I,  p.  29,  20).  Ce  mot  de  distein  ou  dyslein  se 
retrouve  en  Armorique  dans  le  nom  de  Wr-dislin  ou  Wr-disten 
(Cart,  de  Redon).  Ces  traits  purement  gallois  ne  se  retrouvent  pas 
chez  Chrestien. 


PEREDUR    AB    EVRAWC  73 

tiré  de  biens,  de  la  nourrilure  et  de  la  boisson 
pour  deux  cents  hommes,  des  chevaux  et  des  armes 
pour  eux,  et  tu  seras  son  prisonnier.  »  Tout  cela 
fut  fourni  sans  relard. 

Ce  troisième  jour,  Peredur  alla  au  pré  et  ren- 
versa encore  plus  de  chevaliers  que  les  autres 
jours.  A  la  fin  de  la  journée,  un  comte  vint  se 
battre  avec  lui;  il  fut  renversé  et  demanda  grâce. 
«  Oui  es-tu?  »  dit  Peredur, —  «  Je  suis  le  comte,  » 
répondit-il  ;  «  je  ne  le  cache  pas.  »  —  «  Eh  bien  ! 
outre  son  comté  en  entier,  tu  donneras  à  la  jeune 
fille  le  tien,  plus  de  la  nourriture  et  de  la  boisson 
pour  trois  cents  hommes,  des  chevaux  et  des  armes 
pour  eux  tous,  et  tu  seras  en  son  pouvoir.  »  Tout 
cela  fut  fait  sans  faute.  Peredur  resta  là  trois 
semaines,  forçant  au  tribut  et  à  la  soumission,  et 
mettant  les  États  de  la  jeune  fille  dans  la  situation 
qu'elle  désirait.  «  Avec  ta  permission,  »  dit  alors 
Peredur,  «  je  partirai.  »  —  «  C'est  bien  ce  que  tu 
désires,  mon  frère?  »  —  «  Oui,  par  ma  foi:  n'eût 
été  mon  affection  pour  toi,  je  ne  serais  pas  resté 
si  longtemps.  »  —  «  Mon  àme,  qui  es-tu?  »  — 
«  Peredur,  fils  d'Evrawc  du  Nord.  S'il  te  survient 
affliction  ou  danger,  fais-le-moi  savoiret  je  te  pro- 
tégerai, si  je  puis.  »  Peredur  s'éloigna  et,  loin  de 
là,  rencontra  une  femme  montée  sur  un  cheval  très 
maigre  et  couvert  de  sueur  (1). 

Elle  salua  le  jeune  homme.  «  D'où  viens-tu,  ma 

(1)  Chez  Cliresticn,  le  chevalier  du  Pavillon,  après  le    départ  de 
Perceval  (v.  plus  haut  p.  54),  avait  forcé  la  jeune  femme  à  monter 


74  LES    MABINOGION 

sœur?  »  dit  Peredur.  Elle  lui  donna  la  raison  de 
son  voyage.  C'était  la  femme  du  maître  de  la  clai- 
rière. «  Eh  bien!  »  dit-il,  «  je  suis  le  chevalier  à 
cause  duquel  tu  as  éprouvé  cette  souffrance.  Il 
s'en  repentira,  celui  qui  en  est  l'auteur.  »  A  ce 
moment  survint  un  chevalier  qui  demanda  à  Pere- 
dur s'il  avait  vu  quelqu'un  ressemblant  à  un  che- 
valier qu'il  cherchait.  «  Assez  de  paroles,  »  dit 
Peredur;  «je  suis  l'homme  que  tu  cherches.  Par 
ma  foi,  tu  as  bien  tort  dans  tes  reproches  à  la 
jeune  fille;  elle  est  bien- innocente  en  ce  qui  me 
concerne.  »  Ils  se  battirent  cependant,  et  le  com- 
bat ne  fut  pas  long  :  Peredur  le  renversa,  et  il 
demanda  grâce.  «  Je  te  l'accorde,  à  condition  de 
retourner  par  le  même  chemin  que  tu  es  venu,  de 
proclamer  que  tu  tiens  la  jeune  femme  pour  inno- 
cente, et  que  tu  as  été  renversé  par  moi  en  répara^ 
tion  de  l'outrage  que  tu  lui  as  fait  (1).»  Le  cheva- 
lier en  donna  sa  foi.  et  Peredur  s'en  alla  devant  lui. 
Apercevant  un  château  à  côté  de  lui  sur  une  emi- 
nence,il  s'y  dirigea  et  frappa  à  la  porte  avec  sa  lance. 
Aussitôt  la  porte  fut  ouverte  par  un  homme  brun, 
à  l'air  accompli,  ayant  la  stature  d'un  guerrier  et 
paraissant  l'âge  d'un  adolescent.  En  entrant  dans 
la  salle, Peredur  vit  une  grande  femme, majestueuse- 
assise,  et  autour  d'elle  un  grand  nombre  de  suivan- 

à  cheval  et  à  partir  avec  lui  à  la  recherche  du   héros.  Le  chevalier 
est  l'Orgueilleux  de  la  Lande, 

(1)  L'expression    galloise    a  ici  une   importance    particulière  : 
wynebwerth.  Voir  tome  I,  p.  127,  note  2. 


PEREDUR    AB   EVRAWC  75 

tes.  La  dame  lui  fit  Ijoii  accueil.  Lorsqu'il  fuL  temps, 
ils  se  mirent  à  table.  Le  repas  fini,  elle  lui  dit  : 
«  Tu  ferais  bien,  seigneur,  d'aller  coucher  ailleurs.  » 

—  «  Pourquoi  ne  coucherais-je  pas  ici  ?  »  dit-il. 

—  «  Il  y  a  ici,  mon  àme,neuf  des  sorcières  de  Kaer- 
loyw  (Gloucester),  avec  leur  père  et  leur  mère,  et 
si  nous  essayons  de  leur  échapper  vers  le  jour, 
elles  nous  tueront  aussitôt.  Elles  se  sont  déjà  em- 
parées du  pays  et  l'ont  dévasté,  à  Texception  de 
cette  seule  maison.  »  —  «  Eh  bien  !  »  dit  Peredur, 
«  c'est  ici  que  je  veux  être  cette  nuit.  S'il  survient 
un  danger,  je  vous  secourrai  du  mieux  que  je  pour- 
rai ;  tort,  en  tout  cas,  je  ne  vous  en  ferai  pas.  » 
Ils  allèrent  se  coucher.  Vers  le  jour,  Peredur  en- 
tenditdes  criseffrayants.il  se  leva  en  hâte,  n'ayant 
que  sa  chemise,  ses  chausses  et  son  épée  au  cou, 
et  il  sortit.  Il  vit  une  des  sorcières  atteindre  un 
veilleur  qui  se  mit  à  jeter  les  hauts  cris.  Peredur 
chargea  la  sorcière  et  lui  donna  un  tel  coup  d'épée 
sur  la  tète  qu'il  fendit  en  deux  le  heaume  avec  sa 
cervelière  comme  un  simple  plat. «  Ta  grâce, Pere- 
dur, dit-elle,  «  et  celle  de  Dieu.  »  —  «  D'où  sais- 
tu,  sorcière, que  je  suis  Peredur?»  —  «C'est  le  des- 
tin, nous  l'avons  vu  dans  l'avenir,  que  nous  aurons  à 
souffrir  de  toi  (l).Je  te  donnerai  un  cheval  et  une 
armure.  Tu  resteras  avec  moi  pour  apprendre  la 
chevalerie  et  le  maniement  des  armes.»  — «Voici,  » 

(1)V.  page  119.  Pen.  4  et  7  ne  parlent  que  de  la  sorcière  à  laquelle 
Peredur  a  affaire  à  ce  moment,  La  suite  montre  que  la  version  du 
L.  Rouge  est  préférable. 


76  LES     MABINOGION 

dit  Peredur,  «  à  quelle  condition  tu  auras  grâce  :  tu 
vas  donner  ta  foi  que  tu  ne  feras  jamais  de  mal  sur 
les  terres  de  la  comtesse.  »  Peredur  prit  caution 
à  ce  sujet,  et,  avec  la  permission  de  la  comtesse, 
il  alla,  en  compagnie  de  la  sorcière,  à  la  cour  des 
sorcières.  Il  y  resta  trois  semaines  de  suite.  Puis 
il  choisit  un  cheval  et  des  armes,  et  alla  devant  lui. 

Vers  le  soir,  il  arriva  dans  une  vallée,  et,  au 
bout  de  la  vallée,  devant  la  cellule  d'un  serviteur 
de  Dieu.  L'ermite  l'accueillit  bien,  et  il  y  passa  la 
nuit  (1).  Le  lendemain  matin,  il  se  leva  et  sortit. 
Il  était  tombé  de  la  neige  pendant  la  nuit,  et  un 
faucon  avait  tué  un  canard  devant  la  cellule.  Le 
bruit  du  cheval  fît  fuir  le  faucon,  et  un  corbeau 
s'abattit  sur  la  chair  de  l'oiseau. Peredur  s'arrêta, 
et,  en  voyant  la  noirceur  du  corbeau,  la  blancheur 
de  la  neige,  la  rougeur  du  sang,  il  songea  à  la  che- 
velure delà  femme  qu'il  aimait  le  plus,aussi  noire 
que  le  corbeau  ou  le  jais  (2),  à  sa  peau  aussi  blan- 
che que  la  neige,  aux  pommettes  de  ses  joues,  aussi 
rouges  que  le  sang  sur  la  neige  (3). 

Or,  à  ce  moment,  Arthur  et  sa  cour  étaient  en 

(1)  La  visite  chez  l'ermite  ne  se  trouve  pas  chez  Chrestien  ;elle 
existe  chez  Wolfram  (miss  Williams,  Essai,  p.  57,  93). 

(2)  Le  L.Roufjeel  Pen.  4.  sont  ici  corrigés  par  Pen.  7  (L.Rh.622): 
diiach  nor  vran  neu  vuchud  (plus  noire  que  le  corbeau  ou  le  jais). 
Le  jais  a  vraisemblablement  été  ajouté  au  texte  primitif. 

(3)  La  même  comparaison  se  retrouve  dans  une  légende  irlan- 
daise dont  le  manuscrit  le  plus  ancien  paraît  antérieur  à  1164. 
(H,  Zimmer  l'a  analysée  et  rapprochée  du  passage  gallois  dans 
ses  Kellische  Studien,  II,  p.  201  et   suiv.)   Davydd  ab   G>vilym 


I 


PEREDUR    AB    EVRAWC  77 

quête  de  Pcrcduf.  «  Savcz-vous,  »dit Arthur, «quel 
est  le  chevalier  à  la  longue  lance  (1)  arrêté  là-bas, 
dans  le  vallon  ?»  — «  Seigneur,  »  dit  quelqu'un, 
«  je  vais  savoir  qui  c'est.  »  Le  page  se  rendit  au- 
près de  Percdur  et  lui  demanda  ce  qu'il  faisait 
ainsi  et  qui  il  était.  Peredur  était  si  absorbé  dans 
la  pensée  de  la  femme  qu'il  aimait  le  plus,  qu'il  ne 
lui  donna  pas  de  réponse.  Le  page  le  chargea  avec 
sa  lance  ;  Peredur  se  retourna  contre  lui  et  le  jeta 
par-dessus  la  croupe  de  son  cheval  à  terre.  Vmgt- 
quatre  pages  vinrent  successivement  le  trouver.  11 
ne  répondit  pas  plus  à  l'un  qu'à  l'autre  et  joua 
avec  chacun  d'eux  le  môme  jeu  ;  d'un  seul  coup  il 
les  jetait  à  terre.  Kei  vinten  personne  et  lui  adressa 
des  paroles  acerbes  et  désagréables.  Peredur  lui 
mit  sa  lanee  sous  le  menton  et  le  culbuta  à  une 
portée  de  trait  de  lui,  si  bien  qu'il  se  brisa  le  bras 
et  l'omoplate  ;  puis  il  fit  passer  son  cheval  vingt 

refait  la  comparaison  tout  au  long  au  profit  de  Dyddgu,  sa  maî- 
tresse, en  rappelant  Peredur  ab  Evrawc  et  sa  méditation  ;  il  a  eu 
évidemment  le  roman  de  Peredur  sous  les  yeux  (p.  18,  v.  23  et 
suiv.).  Pour  riilandais,  cf.  Tognil  Briiidne  DA  Derga  (§  1  et  2., 
éd.  Whitley  Stokes,  1902)  ;  cf.  Chrestien  (Potvin,  II,p.18")  : 

La  fresce  color  li  resamble 

Qui  ert  en  la  face  s'umie  ; 

Si  pensa   tant  que  il  s'oblie  ; 

C'nutresi  estait  en  son  vis 

Li  verniaus  sor  le  blanc  assis 

(jom  ces  UI  fjûutes  de  sane  furent 

Qui  sor  la  l)lance  nois  parurent. 

(\)  Paladyr  Ilir,  à  la  longue  lance,   est  le   surnom    habituel    de 
Peredur, 


78  LES    MABINOGION 

et  une  fois  par-dessus  son  corps.  Pendant  que  Kei 
restait  évanoui  de  douleur,  son  cheval  s'en  re- 
tourna d'une  allure  désordonnée  et  fougueuse  (1). 
Les  gens  de  la  cour  le  voyant  revenir  sans  son  ca- 
valier, se  rendirent  en  hâte  sur  le  lieu  de  la  ren- 
contre. En  arrivant,  ils  crurent  que  Kei  était  tué  ; 
mais  ils  reconnurent  qu'avec  les  soins  d'un  bon  mé- 
decin, il  vivrait.  Peredur  ne  sortit  pas  plus  qu'avant 
de  sa  méditation  (2)  en  voyant  l'attroupement  fait 
autour  de  Kei.  On  transporta  Kei  dans  le  pavillon 
d'Arthur,  qui  lui  fit  venir  des  médecins  habiles. 
Arthur  fut  peiné  de  l'accident  arrivé  à  Kei,  car  il 
l'aimait  beaucoup. 

Gwalchmei  fit  remarquer  alors  que  personne  ne 
devait  troubler  d'une  façon  inconvenante  un  che- 
valier ordonné,  dans  ses  méditations,  car  il  se  pou- 
vait qu'il  eût  fait  quelque  perte  ou  qu'il  songeât 
à  la  femme  qu'il  aimait  le  plus.  «  C'est  probable- 
ment, »  ajouta-t-il,  «cette  inconvenance  qu'a  com- 
mise celui  qui  s'est  rencontré  le  dernier  avec  le 
chevalier.  Si  tu  le  trouves  bon,  seigneur,  j'irai 
voir  s'il  est  sorti  de  sa  méditation  :  auquel  cas,  je 
lui  demanderai  amicalement  devenir  te  voir.  »  Kei 
s'en  irrita  et  se  répandit  en  paroles  courroucées  et 
envieuses  :  «  Gwalchmei,  je  ne  doute  pas  que  tu 

(l)  Chez  GhresLien   {Potvin,  II,  p.  188-190),  Kei   est  précédé  par 
Sagremor. 
(2;  Cf.  Clirestien  {ihid.  p.  191)  : 

Et  Percevaus  sor  les  .111.  rjoles 
Se  rapoia  desor  sa  lance 


I'EREDUR    AI5    EVRAWC  79 

ne  l'amènes  en  tenant  ses  renés.  Bien  minces  se- 
ront ta  gloire  et  ton  honneur  pour  vaincre  un  che- 
valier fatigué  et  épuisé  par  le  comhat.  C'est  ainsi, 
d'ailleurs,  que  tu  as  triomphé  de  beaucoup.  Tant 
que  tu  conserveras  ta  langue  et  tes  belles  paroles, 
une  robe  de  fine  toile  sera  pour  toi  une  armure 
sufrisante(l)  ;  tu  n'auras  besoin  de  rompre  ni  lance 
ni  épée  pour  te  battre  avec  le  chevalier  que  tu  vas 
trouver  dans  un  pareil  état.  »  —  «  Kei,  »  répondit 
Gwalchmei,  «  tu  pourrais,  s'il  te  plaisait,  tenir  un 
langage  plus  aimable.  Ce  n'est  pas  sur  moi  que  tu 
devrais  venger  ta  fureur  et  ton  ressentiment.  Il  me 
semble,  en  effet,  que  j'amènerai  le  chevalier  sans 
qu^'il  m'en  coûte  bras  ni  épaule.  » —  «  Tu  as  parlé 
en  sage  et  en  homme  sensé,  »  dit  Arthur  à  Gwalch- 
mei. «  Va,  prends  des  armes  convenables  et  choi- 
sis ton  cheval.  » 

Gwalchmei  s'arma  et  se  dirigea,  comme  en  se 
jouant,  au  pas  de  son  cheval,  du  côté  de  Peredur. 
Celui-ci  était  appuyé  sur  la  hampe  de  sa  lance,  tou- 
jours plongé  dans  la   même  méditation  (1).  Gwal- 

(1)  Cf.  Chrestien  {ibid.  p.  193)  : 

Cierles,  en  .i.  bliniit  de  soie 
Poriés  cesle  besunç/ne  faire. 

(l)Glirestien  ici  évidemment  modifie  la  source  commune  (p.  195)  : 
El  nonporquatil  li  solaus  ot 
II.  des  goûtes  del  sane  remises 
Qui  sor  la  nois  furent  assises 
Et  Vautre  aloit  j;i  remetant 
Pour  çou  ne  pensoil  mie  tant 
Li  chevalier  com  il  ol  fait. 


80  LES    MABINOGION 

chmei  s'approcha  de  lui  sans  aucun  air  d'animosité 
et  lui  dit  :  «  Si  je  savais  que  cela  dût  t'être  aussi 
agréable  qu'à  moi,  je  m'entretiendrais  volontiers 
avec  toi.  Je  viens  vers  toi,  en  effet,  de  la  part  d'Ar- 
thur, pour  te  prier  de  venir  le  voir.  Deux  de  ses 
hommes  sont  déjà  venus  vei's  toi  à  ce  sujet.  »  — 
«  C'est  vrai,  »  dit  Peredur,  «  mais  ils  se  sont  pré- 
sentés d'une  façon  désagréable.  Ils  se  sont  battus 
avec  moi,  à  mon  grand  regret,  car  il  me  déplaisait 
d'être  distrait  de  ma  méditation  :  je  méditais  sur 
la  femme  que  j'aime  le  plus.  Voici  comment  son 
souvenir  m'est  venu.  En  considérant  la  neige,  le 
corbeau  et  les  taches  de  sang  du  canard  tué  parle 
faucon  sur  la  neige,  je  me  mis  à  penser  que  sa  peau 
ressemblait  à  la  neige,  la  noirceur  de  ses  cheveux 
et  de  ses  sourcils  au  plumage  du  corbeau,  et  les 
deux  pommettes  de  ses  joues  aux  deux  gouttes  de 
sang  (1).  »  —  «  Cette  méditation  n'est  pas  sans 
noblesse,  »  dit  Gwalchmei  (2),    «  et   il  n'est  pas 


(1)  Cf.  Ghrestien  (p.  19). 

Que  devant  moi,  en  icest  leii, 
Avoit  .III.  goles  de  fresc  sanc, 
Qui  enluminoient  le  blanc  ; 
En  Vesgarder  m'estoit  avis 
Que  la  fresce  color  del  vis 
M'amie  la  hièle  véisse 
.\e  jù  partir  ne  m'en  quesisce 

(2)  Cf.  Ghrestien  (Potvin,  II,  p.  195.  vers  35): 

Certes,  fait  mesire  Gauvains 
Cis  pensers  n'estait  pas  vilains 
Ançois  ert  moult  corlois  et  dos. 


PEREDUR    AB    EVRAWC  81 

étonnant  qu'il    t'ait  déplu    d'en  être   distrait.  »  — 
«  Me  diras-tu  si  Keiest  à  la  cour  d'Arthur?  —  «  Il 
y  est;  c'est  le  dernier  chevalier  qui  s'est  battu  avec 
toi,  et  il  n'a  pas  lieu  de  s'en  féliciter  :  son  bras  et 
son  omoplate  ont  été  brisés    du  saut  qu'il  a  reçu 
de  la  poussée  de  ta  lance.  »  —  «  Eh  bien  !   J'aime 
autant  commencer  à  venger  ainsi  l'injure  du  nain 
et  de  la   naine.  »  Gwalchmei  fut  tout  étonné  de 
l'entendre    parler   ainsi   du  nain  et   de  la   naine. 
Il  s'approcha    de  lui,  lui  jeta   les  bras  autour  du 
cou   et   lui    demanda   son  nom.    «   On  m'appelle 
Peredur,    fils  d'Evrawc,  »   répondit-il  ;   «  et  toi, 
qui  es-tu?  (1)  »  —  «  Gwalchmei  est  mon  nom.  »  — 
«Je  suis  heureux  de  te  voir.  J'ai  entendu  te  vanter, 
dans  tous  les  pays  où  j'ai  été,  pour  ta  bravoure  et 
ta  loyauté.  Je  te  prie  de  m'accorder  ta  compagnie.» 
—  «Tu  l'auras,  par  ma  foi  ;  mais  donne-moi   aussi 
la  tienne.  »  —  «  Volontiers.  »  Ils  s'en  allèrent  en- 
semble, joyeux  et  unis,  vers  Arthur. 

En  apprenant  qu'ils  venaient,  Kei  s'écria  :  «  Je 
savais  bien  qu'il  ne  serait  pas  nécessaire  à  Gwal- 
chmei de  se  battre  avec  le  chevalier.  Il  n'est  pas 
étonnant  qu'il  se  fasse  grande  réputation.  Il  fait 
plus  par  ses  belles  paroles  que  nous  par  la  force 
de  nos  armes.  »  Peredur  et  Gwalchmei  allèrent 
au  pavillon  de  celui-ci  pour  se  désarmer.  Peredur 


(1)  Notre  auteur  a  oublié  que  la  nain  et  la  naine  l'ont  appelé 
par  son  nom  devant  Gwalchmei  (p.  56).  La  pucelle  de  Ghrestien, 
dans  la  même  circonstance,  n'a  pas  prononcé  le  nom  du  héros. 


82  LES    MABINOGION 

prit  les  mêmes  habits  que  Gwalchmei,  (1)  puis 
ils  se  rendirent,  la  main  dans  la  main  (2),  auprès 
dArthur  et  le  saluèrent.  «  Voici,  »  dit  Gwalch- 
mei,  «  l'homme  que  tu  étais  en  train  de  chercher 
depuis  déjà  longtemps.  »  —  «  Sois  le  bienvenu, 
seigneur,  »  dit  Arthur  ;  «  tu  resteras  auprès  de 
moi  ;  si  j'avais  su  que  ta  valeur  dût  se  montrer 
comme  elle  l'a  fait,  je  ne  t'aurais  pas  laissé  me 
quitter.  C'est  ce  que  t'avaient  prédit  la  nain  et  la 
naine  que  Kei  maltraita  et  que  tu  as  vengés.  A  ce 
moment  survinrent  la  reine  et  ses  suivantes.  Pe- 
redur  les  salua  ;  elles  lui  firent  un  accueil  aimable 
et  lui  souhaitèrent  la  bienvenue.  Arthur  témoigna 
grand  respect  et  honneur  à  Peredur,  et  ils  s'en 
retournèrent  à  Kaerllion. 

La  premièrenuit  de  sonséjourà  la  cour  d'Arthur, 
à  Kaerllion^  Peredur  alla  faire  un  tour  dans  le  châ- 
teau après  le  repas.  Il  rencontra  Ygharat  Llaw 
Eura\vc(àla  maind'or)  (3).  «  Par  ma  foi,masœur,  » 


(1)  Chrestien  (Potvin,  II,  p.  198)  : 

En  son  tref  désarmer  le  fail 
Et  uns  siens  cambrelens  li  trait 
Une  reabe  fors  d'un  sien  cofre  ; 
A  viestir  li  présente  et  ofre 

(2)  Ibid.  :  s'en  vinrent  andai  main  à  main. 

(3)  Ygharat,  ou  plus  souvent  Angharat.  C'est  probablement 
l'Angharad  qui  est  donnée  dans  les  Triades  comme  une  des  trois 
dames  enjouées  de  Bretagne  ;  elle  y  est  qualifiée  de  Tonnfelen 
(peau  blonde)  ;  elle  est  fille  de  Rliydderch  Hael  {Myv.  arch., 
p.  410,  106).  Son  surnom  de  Llaw  Eura^vc  est  rappelé  d'une  façon 
singulière,  dans  une  poésie  adressée    à    une  Angliarat   moderne 


PEREDUR    AB    EVRAWC  83 

dit  Pcrcdur,  «  lu  es  une  pucelle  avenante  et  aima- 
ble. Je  pourrais  m'engagera  t'aimer  plus  que  toute 
autre  femme,  si  lu  voulais.  »  —  «  Je  donne  ma 
foi,  »  répondit-elle,  «  que  je  ne  t'aime  pas  et  que 
jamais  je  ne  voudrai  de  loi.  »  —  «  Moi,  je  donne  ma 
foi  que  je  ne  dirai  pas  un  mot  à  un  chrétien  avant 
que  lu  ne  reconnaisses  que  lu  m'aimes  plus  que 
tout  autre  homme.  » 

Le  lendemain,  Peredur  partit  et  suivit  lagrand'- 
roulc,  le  long  de  la  croupe  d'une  montagne.  Arrivé 
au  bout,  il  aperçut  une  vallée  ronde  dont  le  pour- 
tour était  boisé  et  rocailleux,  tandis  que  le  fond 
était  uni  et  en  prairies  ;  il  y  avait  des  champs 
labourés  entre  les  prairies  et  les  bois.  Au  milieu 
du  bois  se  trouvaient  des  maisons  noires,  d'un  tra- 
vail grossier.  11  descendit,  conduisit  son  cheval  du 
côté  du  bois,  et,  un  peu  avant  dans  le  bois,  il 
aperçut  le  flanc  d'un  rocher  aigu  que  contournait 
un  sentier.  Un  lion  enchaîné  dormait  sur  le  bord 
du  rocher.  Sous  le  lion  était  un  gouffre  profond, 
de  dimensions  effrayantes,  rempli  d'os  d'animaux 
et  d'hommes.  Peredur  dégaina  et,  d'un  premier 
coup,  jeta  le  lion  suspendu  à  la  chaîne  au-dessus 
du  gouffre  ;  d'un  second,  il  brisa  la  chaîne,  et  le 
lion  tomba  dans  le  gouffre.  Peredur  fit  passer  son 
cheval  par-delà  le  rebord  du  rocher  et  arriva  dans 
la  vallée.   Au  milieu  était  un    beau   château  fort. 


(lolo  mss.,  p.  199  :  llaw  rodd  urijan,  «  à  la  main  qui  donne  Var- 
ijenl  »). 


84  LES    MAB1>0G10N 

Peredur  s'y  dirigea.  Dans  la  prairie  qui  était 
devant  le  château,  il  aperçut  un  grand  homme  aux 
cheveux  gris,  assis,  le  plus  grand  qu'il  eût  jamais 
vu,  et  deux  jeunes  gens  en  train  de  lancer  leurs 
couteaux  dont  les  manches  étaient  d'os  de  cétacés, 
l'un  brun,  l'autre  blond. 

.  Peredur  se  rendit  auprès  de  l'homme  aux  che- 
veux gris  et  le  salua.  «  Honte  sur  la  barbe  de  mon 
portier!  »  s'écria  celui-ci.  Peredur  comprit  que  le 
portier  était  le  lion.  L'homme  aux  cheveux  gris  et 
les  deux  jeunes  gens  se  rendirent  avec  lui  au  châ- 
teau. C'était  un  beau  lieu  et  de  noble  aspect.  Ils 
entrèrent  dans  la  salle  :  les  tables  étaient  dressées, 
portant  en  abondance  nourriture  et  boisson.  A  ce 
moment  arrivèrent  de  la  chambre  une  femme  d'un 
certain  âge  et  une  jeune  femme  :  c'étaient  les  plus 
grandes  femmes  qu'il  eût  jamais  vues.  Ils  se  lavè- 
rent et  allèrent  manger.  L'homme  aux  cheveux  gris 
se  mit  au  bout  de  la  table,  à  l'endroit  le  plus  élevé, 
la  femme  d'un  certain  âge  à  côté  de  lui,  et  Pere- 
dur et  la  pucelle  l'un  à  côté  de  l'autre  ;  les  deux 
valets  les  servirent.  La  pucelle  se  mit  à  regarder 
Peredur  et  devint  toute  triste.  Peredur  lui  demanda 
la  cause  de  sa  tristesse.  «  Mon  âme,  »  répondit- 
elle,  «  à  partir  du  moment  où  je  t'ai  vu,  c'est  toi 
que  j'ai  aimé  le  plus  au  monde.  Il  m'est  dur  de  voir 
un  jeune  homme  aussi  noble  que  toi  sous  le  coup 
de  la  mort  qui  t'attend  demain.  Tu  as  vu  les  nom- 
breuses  maisons  noires  du  bois  ?  Tous  ceux  qui  y 
habitent  sont  des  hommes  à   mon  père,  l'homme 


PEREDUR  AB    EVRAWC  83 

aux  cheveux  gris, là-bas,  et  ce  sont  tous  des  géants. 
Demain  ils  se  rassembleront  contre  toi  et  te  tueront. 
La  Vallée  Ronde  (Dyfîrynn  Crwn)  est  le  nom  qu'on 
donne  à  celle  vallée.»  —  «  Eh  bien  !  belle  pucelle, 
veux- lu  faire  en  sorte  que  mon  cheval  et  mes  armes 
soient  dans  le  même  logis  que  moi  cette  nuit?»  — 
«  Par  moi  et  Dieu,  je  le  ferai  volontiers,  si  je  le 
puis.  »  Lorsqu'il  leur  parut  plus  opportun  de  dor- 
mir que  de  boire,  ils  allèrent  se  coucher.  La  jeune 
fille  fil  en  sorte  que  le  cheval  et  les  armes  de  Pere- 
dur  furent  dans  le  même  logis  que  lui. 

Le  lendemain,  Peredur  entendit  le  tumulte  des 
hommes  et  des  chevaux  autour  du  château.  Il  se 
leva,  s'arma,  lui  et  son  cheval,  et  se  rendit  au  pré. 
La  vieille  femme  et  la  pucelle  allèrent  trouver 
l'homme  aux  cheveux  gris  :  «  Seigneur,  »  dirent- 
elles,  «prends  la  foi  du  jeune  homme  qu'il  ne  dira 
rien  de  ce  qu'il  a  vu  ici.  Nous  serons  cautions  pour 
lui.  »  —  «  Non,  par  ma  foi,  »  répondit-il.  Peredur 
se  battit  avec  la  troupe,  et,  vers  le  soir,  il  en  avait 
tué  le  tiers,  sans  qu'aucun  lui  eût  fait  le  moindre 
mal.  La  femme  d'un  certain  âge  dit  alors: «Eh bien  1 
il  a  tué  beaucoup  de  tes  hommes  ;  donne-lui  grâce.  » 
—  «  Non,  par  ma  foi,  »  répondit-il.  La  femme  et 
la  belle  pucelle  regardaient,  des  créneaux  du  fort. 
Tout  d'un  coup,  Peredur  se  rencontra  avec  le  valet 
blond  et  le  tua.  «  Seigneur,  »  s'écria  la  pucelle, 
«  donne  grâce  au  jeune  homme.  »  —  «  Non,  par 
moi  et  Dieu,  »  répondit  l'homme  aux  cheveux  gris. 
Peredur,  aussitôt,  se  rencontra  avec  le  valet  brun 


86  LES  MABI^•OGIO^• 

et  le  tua.  «  Tu  aurais  mieux  fait  de  donner  grâce 
à  ce  jeune  homme  avant  qu'il  n'eût  tué  tes  deux 
fils.  C'est  à  peine,  maintenant,  si  tu  pourras  toi- 
même  échapper.»  —  «  Va,  loi,  jeune  fille,  et  prie- 
le  de  nous  accorder  pardon,  puisque  nous  ne  le  lui 
avons  pas  accordé  à  lui.  »  La  pucelle  se  rendit 
auprès  de  Peredur  et  lui  demanda  la  grâce  de  son 
père  et  de  ceux  de  ses  hommes  qui  étaient  encore 
en  vie.  —  «  Je  te  l'accorde,  »  dit  Peredur,  «  à  con- 
dition que  ton  père  et  tous  ceux  qui  sont  sous  lui 
aillent  prêter  hommage  à  l'empereur  Arthur  et  lui 
dire  que  c'est  Peredur  qui  lui  vaut  ce  service.  »  — 
«  Nous  le  ferons  volontiers,  par  moi  et  Dieu.  »  — 
«  De  plus,  vous  vous  ferez  baptiser,  et  j'enverrai 
vers  Arthur  pour  lui  demander  de  te  faire  don  de 
cette  vallée,  à  toi  et  à  tes  héritiers,  pour  toujours 
après  toi.  » 

Ils  entrèrent;  la  femme  et  l'homme  aux  cheveux 
gris  adressèrent  leurs  saints  à  Peredur.  L'homme 
lui  dit:  «  Depuis  que  je  possède  cette  vallée, tu  es 
le  premier  chrétien  que  j'aie  vu  s^en  retourner  en 
vie.  Nous  irons  faire  hommage  à  Arthur  et  pren- 
dre foi  et  baptême.»  — «  Je  rends  grâce  à  Dieu,  » 
dit  Peredur,  «  de  n'avoir  pas  violé  mon  serment  à 
la  femme  que  j'aime  le  plus  :  que  je  ne  dirais  mot 
à  aucun  chrétien.  »  Ils  restèrent  cette  nuit  au  châ- 
teau. Le  lendemain,  l'homme  aux  cheveux  gris  et 
sa  troupe  allèrent  à  la  cour  d'Arthur  et  lui  firent 
hommage.  Arthur  les  fit  baptiser.  L'homme  aux 
cheveux  gris  dit  à  Arthur  que  c'était  Peredur  qui 


PEREDUR    AB    EVRAWC  87 

l'avait  vaincu.  Arthur  lui  fit  don,  à  lui  et  aux  siens, 
de  la  vallée,  pour  la  tenir  comme  vassaux,  ainsi 
que  l'avait  demandé  Peredur.  Puis,  avec  la  permis- 
sion d'Arthur,  l'homme  aux  cheveux  gris  s'en 
retourna  à  la  Vallée  Ronde. 

Peredur,  le  lendemain,  s'était  mis  en  marche. 
Après  avoir  parcouru  une  bonne  étendue  de  déserts 
sans  rencontrer  d'habitation,  il  finit  par  arriver  à 
une  petite  maison  fort  pauvre.  Là  il  entendit  parler 
d'un  serpent  couché  sur  un  anneau,  et  qui  ne  souf- 
frait aucune  habitation  à  sept  milles  à  la  ronde.  Il 
se  rendit  à  l'endroit  indiqué,  et  se  battit  avec  lui 
furieusement,  vaillamment,  avec  glorieux  succès  ; 
il  finit  par  le  tuer,  et  s'empara  de  l'anneau. 

Il  resta  longtemps  à  errer  ainsi,  cette  fois,  sans 
adresser  la  parole  à   aucune  espèce  de  chrétien. 
Aussi  perdait-il  ses  couleurs  et  sa  beauté,  par  suite 
des  regrets   excessifs   que  lui  inspiraient  la  cour 
d'Arlhur,  la  femme  qu'il  aimait  le  plus,  et  ses  com- 
pagnons. Il  finit  par  se  diriger  vers  la  cour  d'Ar- 
thur. En  chemin,  il  rencontra  les  gens  d'Arthur,  et 
Kei  à  leur  tète,  allant  remplir  un  message.  Pere- 
dur les  reconnut  tous,  mais  aucun  ne  le  reconnu*^ 
«  D'oi^i  viens-tu,  seigneur?  »  dit  Kei.  Il  le  demanda 
une   seconde,   une   troisième   fois,  et  Peredur  ne 
répondit  pas.  Kei  le  frappa  de  sa  lance,  et  lui  tra- 
versa la  cuisse.   Pour  ne  pas  être  forcé  de  parler 
et  de  violer  sa  foi,  Peredur  passa  outre,  sans  se 
venger  de  lui.«  Par  moi  et  Dieu,  Kei,  »  dit  Gwal- 
chmci,  «  tu  as  été  bien  mal  inspiré  en  blessant  un 


88  LES    MABINOGION 

pareil  jeune  homme  (1)  parce  qu'il  ne  pouvait  pas 
parler.  »  Il  s'en  retourna  à  la  cour  d'Arthur.  «Prin- 
cesse, »  dit-il  à  Gwenhwyvar,  «  vois  avec  quelle 
méchanceté  Kei  a  blessé  ce  jeune  homme,  parce 
qu'il  ne  pouvait  pas  parler.  Fais-le  soigner  par 
les  médecins,  et,  à  mon  retour,  je  saurai  reconnaî- 
tre ce  service.  » 

Avant  que  les  hommes  ne  fussent  de  retour  de 
leur  expédition,  un  chevalier  vint  au  pré,  à  côté  de 
la  cour  d'Arthur,  demander  quelqu'un  pour  se  bat- 
tre avec  lui.  Il  l'obtint  ;  le  chevalier  renversa  son 
adversaire,  et,  tous  les  jours,  il  renversait  un  che- 
valier. Un  jour,  Arthur  et  ses  gens  allaient  à 
l'église.  Ils  aperçurent  le  chevalier  avec  son  éten- 
dard de  combat  dressé.  «  Par  la  vaillance  de  mes 
hommes,  dit  Arthur,  «  je  ne  m'en  irai  pas  d'ici 
avant  d'avoir  eu  mon  cheval  et  mes  armes  pour 
aller  me  battre  avec  ce  rustre,  là-bas.  »  Les  pages 
allèrent  lui  chercher  son  cheval  et  ses  armes.  Ils 
passèrent,  en  revenant,  à  côté  de  Peredur;  celui-ci 
prit  le  cheval  et  les  armes,  et  alla  au  pré.  Tous, 
alors,  en  le  voyant  marcher  au  combat  contre  le 
chevalier,  montèrent  sur  le  haut  des  maisons,  sur 
les  collines  et  les  lieux  élevés,  pour  considérer  la 
lutte.  Peredur  fit  signe  au  chevalier,  avec  la  main, 
de  vouloir  bien  commencer  Tattaque.  Le  chevalier 
le  chargea,  mais  sans  le  faire  bouger  de  place. 


(1)  La  version  de   Pen.  7,  {L.  Rh.,  632)  est  préférable  ;  yr   nii$ 
dywedei  wrthyt,  parce  qu'il  ne  te  parlait  pas. 


PEREDUR  AB    EVRAWC  89 

Peredur,  à  son  tour,  lança  son  cheval  à  toute  bride, 
Taboi'da  avec  vaillance  et  fureur,  terriblement, 
durement,  avec  ardeur  et  fierté,  lui  donna  sous  le 
menton  un  coup  aigu  et  empoisonné^  dur  et  cui- 
sant, digne  d'un  guerrier  vigoureux,  le  souleva 
hors  de  sa  selle,  et  le  lança  à  une  bonne  dislance  de 
lui.  Puis  il  s'en  retourna,  et  laissa,  comme  aupa- 
ravant, le  cheval  et  les  armes  aux  écuyers.  Puis, 
à  pied,  il  se  rendit  à  la  cour.  On  l'appela  dès  lors 
le  Valet  Muet.  A  ce  moment,  Agharat  Law  Eurawc 
le  rencontra.  «  Par  moi  et  Dieu,  seigneur,  »  dit- 
elle,  «  c'est  grand'pitié  que  tu  ne  puisses  parler  ; 
si  tu  le  pouvais,  je  t'aimerais  plus  que  tout  homme; 
et,  par  ma  foi,  quoique  tu  ne  le  puisses  pas,je  t'ai- 
merai le  plus  au  monde  tout  de  même.  » — «Dieu 
te  le  rende,  ma  sœur,  »  dit  Peredur,  «  sur  ma  foi, 
moi  aussi  je  t'aime.  »  On  reconnut  alors  Peredur. 
Il  vécut  en  compagnie  de  Gwalchmei,  d'Owein,  fils 
d'Uryen,  des  chevaliers  de  la  cour,  et  demeura  à  la 
cour  d'Arthur. 

Arthur  était  à  Kaerllion  sur  W'ysc.  Un  jour,  il 
alla  chasser  avec  Peredur.  Peredur  lança  son  chien 
sur  un  cerf.  Le  chien  tua  le  cerf  dans  un  endroit 
désert.  A  quelque  distance  de  lui, Peredur  aperce- 
vant des  indices  d'habitation,  se  dirigea  dans  cette 
direction.  Il  vit  une  salle,  et,  à  la  porte,  trois 
valets  chauves  et  basanés  jouant  aux  échecs.  En 
entrant,  il  vit  trois  pucelles  assises  sur  une  couche, 
vêtues  de  même  manière,  comme  des  personnes 
de  qualité.  Il  alla  s'asseoir  à  côté  d'elles,  sur  le 


90  LES    MABINOGION 

divan.  Une  d'elles  le  regarda  avec  attention,  et  se 
mit  à  pleurer.  Peredur  lui  demanda  pourquoi  elle 
pleurait  :  «  A  cause  du  chagrin  que  j'ai,»  dit  elle, 
«  à  voir  tuer  un  jeune  homme  aussi  beau  que 
toi.  »  —  «  Oui  me  tuerait  donc  ?  »  dit  Peredur.  — 
«  S^il  n'était  dangereux  pour  toi  de  t'attarder  ici, 
je  te  le  dirais.»  —  «  Quoi  qu'il  puisse  m'arriverde 
fâcheux  en  restant,  j'écouterai.  »  —  «  C'est  mon 
père  qui  est  le  maître  de  cette  cour,  et  il  tue  tous 
ceux  qui  y  viennent  sans  sa  permission.  »  — 
«  Quelle  espèce  d'homme  est  donc  votre  père  à 
vous,  pour  qu'il  puisse  tuer  chacun  ainsi  ?»  — 
«  Un  homme  qui  opprime  et  violente  tous  ses  voi- 
sins, sans  jamais  faire  réparation  à  qui  que  ce  soit 
autour  de  lui.  » 

A  ce  moment  il  vit  les  jeunes  gens  se  lever  et 
débarrasser  l'échiquier  des  cavaliers.  Il  entendit  un 
grand  bruit, et,  aussitôt  après,  entra  un  grand  homme 
noir  et  borgne.  Les  pucelles  se  levèrent  et  le  débar- 
rassèrent de  ses  vêtements.  Il  alla  s'asseoir.  Lors- 
qu'il eut  repris  ses  sens  et  son  calme,  il  jeta  les 
yeux  sur  Peredur,  et  demanda  quel  était  ce  cheva- 
lier. «  Seigneur,  »  dit  la  pucelle  qui  avait  parlé  à 
Peredur,  «  c'est  le  jeune  homme  le  plus  beau  et  le 
plus  noble  que  tu  aies  jamais  vu.  Pour  Dieu  et  au 
nom  de  ta  dignité,  sois  modéré  avec  lui.  »  —  «  Pour 
l'amour  de  toi,  je  le  serai,  et  je  lui  accorderai  la 
vie  pour  cette  nuit.  »  Peredur  alla  avec  eux  auprès 
du  feu,  mangea,  but,  et  causa  avec  les  dames.  Lors- 
qu'il eut  la  tête  échauffée  par  la  boisson,  il  dit  à 


PEREDURAH    EVRAWC 


91 


riiommc  noir:  «  Je  suis  étonné  que  tu  te  dises  si 
fort.  Qui  t'a  donc  enlevé  ton  œil?  »  —  <  Une  de 
mes  habitudes,  »  répondit-il,  «  était  de  ne  laisser 
la  vie  ni  par  faveur  ni  à  aucun  prix  à  quiconque 
me  faisait  pareille  demande.  »  —  «  Seigneur,  »  dit 
la  pucelle,  «  quoi  qu'il  puisse  te  dire  de  balivernes 
sous  l'influence  de  l'ivresse,  sois  fidèle  à  ta  parole 
de  tout  à  l'heure,  et  à  la  promesse  que  tu  m'as 
faite.  »  —  «  Volontiers,  pour  Tamour  de  toi,  »  dit 
l'homme  noir.  «  Je  lui  laisserai  la  vie  cette  nuit.  » 
Ils  en  demeurèrent  là  cette  nuit. 

Le  lendemain,  l'homme  noir  se  leva,  s'arma  et 
donna  cet  ordre  à  Peredur:  <  Homme,  lève-toi  pour 
souffrir  la  mort.  »  —  «  De  deux  choses  l'une, 
l'homme  noir,  »  dit  Peredur,  «  si  tu  veux  te  battre 
avec  moi  :  ou  tu  dépouilleras  tes  armes  ou  tu  m'en 
donneras  d'autres  pour  le  combat.  »  —  «  Ah  !  »  dit 
l'autre,  «  tu  pourrais  te  battre,  si  tu  avais  des  armes? 
Prends  celles  que  tu  voudras.  »  La  pucelle  apporta 
à  Peredur  des  armes  qui  lui  convinrent.  Il  se  battit 
avec  l'homme  noir  jusqu'à  ce  que  celui-ci  dut  lui 
demander  grâce.  «  Je  te  l'accorde,  »  dit  Peredur, 
«  pendant  le  temps  que  tu  mettras  à  me  dire  qui 
lu  es  et  qui  t'a  enlevé  ton  œil.  » 

«  Seigneur,  voici:  c'est  en  me  battant  avec  le 
serpent  noir  du  Cam  (1).  Il  y  a  un  monticule  qu'on 
appelle  Crue  Ga/ûr«s  (le  Tertre  Douloureux)  (2),  et 

(1)  Proprement,  tus,  pyramide  de  pierrex. 

(2)  D'après  la  version  j^alloise  de  \'Hisl.  de  Gaufrei,le  roi  Evrawc 
bâtit  le  château  du  mont  Agned  en  Ecosse,  qui  du  temps  de  l'iiii- 


92  LES    MABINOGIO>' 

sur  ce  monticule  il  y  a  un  cam,  dans  le  cam  un 
serpent,  et  dans  la  queue  du  serpent  une  pierre.  La 
pierre  a  cette  vertu  que  quiconque  la  tient  dans  une 
main  peut  avoir,  dans  l'autre,  tout  ce  qu'il  peut 
désirer  d'or.  C'est  en  me  battant  avec  le  serpent 
que  j'ai  perdu  mon  œil.  Mon  nom  à  moi  est  le  Xoir 
Arrogant  (Du  Trahaawc),  et  voici  pourquoi  on  m'a 
appelé  ainsi:  je  n'ai  laissé  personne  autour  de  moi 
sans  l'opprimer,  et  je  n'ai  jamais  fait  droit  à  per- 
sonne (1).  »  —  «  A  quelle  distance  d'ici  est  le  mont 
que  tu  dis?  »  —  «  Je  vais  te  compter  les  journées 
de  voyage  qu'il  y  a  jusque-là  et  t'expliquer  à  quelle 
distance  c'est.  Le  jour  où  tu  partiras  d'ici,  tu  arri- 
veras à  la  cour  des  enfants  du  Roi  des  Souffrances.  » 
—  «  Pourquoi  les  appelle-t-on  ainsi  ?»  —  «  Uad- 
danc  (2)  du  lac  les  tue  une  fois  chaque  jour.  De  là 

leur,  s'appelait  Kastell  y  morynyon  (le  château  des  Piicelles)  ou 
le  mont  douloureux  [Mynyd  dolurus).  Le  Brut  Tysilio  donne  la 
forme  Angned  (Myv.  arch.,  440,  1  ;  484,  2). 

(1)  La  même  expression  se  retrouve  dans  le  Livre  noir  de  Car- 
marthen pour  un  personnage  renommé  pour  sa  violence.  (Lieu 
Llaw  qyfes  (Skene,  F.  a.  B.  Il,  p.  31.26). 

(2)  Addanc,  plus  souvent  avanc  (Pen.  7,  L.  BL,  638:  auan^f), dési- 
gne un  animal  plus  ou  moins  fabuleux.  Suivant  les  uns,  c'est  un 
castor,  suivant  d'autres  un  crocodile,  etc  ;  v.  Silvan  Evans,  Welsh 
diet.  «  Il  y  a  trois  chefs-d'œuvre  de  l'île  de  Bretagne  :  le  navire 
de  Nevydd  Nav  Neivion,  qui  emporta  un  mâle  et  une  femelle  de 
chaque  espèce  quand  Llynn  Llion  se  rompit;  le  second  a  été  fait 
par  les  bœufs  cornus  de  Hu  Gadarn  quand  ils  traînèrent  Vavanc 
de  l'étang  à  terre,  à  la  suite  de  quoi  l'étang  ne  se  rompit  plus:  le 
troisième,  étaient  les  pierres  de  Gwyddon  Ganhcbon,sur  lesquel- 
les se  lisaient  tous  les  arts  et  toutes  les  connaissances  du  monde  » 
{Myv.  arch.,  p.  409,  97).  En  breton  moyen,  avanc  (écrit  avancq)  a 


P  EREDUR  AB  EVRAWC  93 

tu  le  rendras  à  la  cour  de  la  comtesse  des  Proues- 
ses. »  —  «  Quelles  sont  donc  ses  prouesses?  »  — 
«  Sa  maison  se  compose  de  trois  cents  hommes.  On 
raconte,  à  tout  étranger  qui  arrive  à  la  cour,  les 
prouesses  de  la  famille.  Les  trois  cents  hommes 
sont  assis  le  plus  près  de  la  comtesse,  non  par  man- 
que d'égards  pour  les  hôtes,  mais  pour  exposer  les 
prouesses  de  sa  maison.  Le  jour  où  tu  partiras  de 
là,  lu  iras  au  Mont  Douloureux.  Là  autour  du  Mont, 
sont  établis  les  propriétaires  de  trois  cents  pavil- 
lons faisant  la  garde  autour  du  serpent.  »  —  «  Puis- 
que tu  as  été  si  longtemps  un  fléau,  »  dit  Peredur, 
«  je  vais  pourvoir  à  ce  que  tu  ne  le  sois  pas  plus 
longtemps.  »  Et  il  le  tua.  La  pucelle,  qui  la  pre- 
mière avait  causé  avec  lui,  lui  dit  alors:  «  Si  tu 
étais  pauvre  en  venant  ici,  désormais,  avecle  tré- 
sor de  l'homme  Noir  que  tu  as  tué,  tu  seras  riche. 
Tu  vois  aussi  quelles  belles  et  avenantes  pucelles 
il  y  a  dans  cette  cour-ci.  Tu  pourrais  faire  la  cour 
à  celle  que  tu  voudrais.  »  —  «  Je  ne  suis  pas  venu 
ici  de  mon  pays,  princesse,  pour  prendre  femme. 
Mais  je  vois  ici  des  jeunes  gens  aimables  :  que  cha- 
cun de  vous  s'apparie  avec  l'autre,  comme  il  vou- 
dra. Je  ne  veux  rien  de  votre  bien;  je  n'en  ai  pas 
besoin.  » 


le  sens  de  caslor.  L'Irlandais  moyen  abacc  qui  est  phonétiquement 
identique  au  mot  gallois  et  breton,  a  également  ce  sens.  L'addaw 
était  donc,  vraisemblablement,  un  castor  monstrueux.  Il  y  a  un 
S;irnyr  afnnc,  un  BeJd  yr  afunc,  en  Nord-Galles  (J.  Rhys,  Cellic 
Folklore,  I,  130;  II,  489,  note). 


94  LES    MABINOGION 

Il  alla  à  la  cour  des  fils  du  Roi  des  Souffrances. 
En  y  entrant,  il  n'aperçut  que  aes  femmes.  Elles  se 
levèrent  à  son  arrivée  et  lui  firent  bon  accueil.  11 
commençait  à  causer  avec  elles,  lorsqu'il  vit  venir 
un  cheval  portant  en  selle  un  cadavre.  Une  des  fem- 
mes se  leva,  enleva  le  cadavre  de  la  selle,  le  bai- 
gna dans  une  cuve  remplie  d'eau  chaude  qui  était 
plus  bas  que  la  porte,  et  lui  appliqua  un  onguent 
précieux.  L'homme  ressuscita,  vint  le  saluer  et  lui 
montra  joyeux  visage.  Deux  cadavres  arrivèrent 
encore  portés  en  selle.  La  femme  les  ranima  tous 
les  deux  de  la  même  façon  que  le  premier.  Peredur 
leur  demanda  des  explications.  Ils  lui  dirent  qu'il  y 
avait  un  addanc,  dans  une  grotte,  qui  les  tuait  une 
fois  chaque  jour.  Ils  en  demeurèrent  là  cette  nuit. 

Le  lendemain,  les  jeunes  gens  se  mirent  en  devoir 
de  sortir,  et  Peredur  leur  demanda,  pour  l'amour  de 
leurs  maîtresses,  de  le  laisser  aller  avec  eux.  Ils 
refusèrent,  en  disant  que,  s'il  était  tué,  il  n'y  avait 
personne  qui  put  le  rappeler  à  la  vie  ;  et  ils  partirent. 
Peredur  les  suivit.  Ils  les  avait  perdus  de  vue,  lors- 
qu'il rencontra,  assise  sur  le  haut  d'un  mont,  la 
femme  la  plus  belle  qu'il  eût  jamais  vue.  «  Je  con- 
nais l'objet  de  ton  voyage  »,  dit-elle  ;  «  tu  vas  te 
battre  avec  Vaddanc.  Il  te  tuera,  non  par  vaillance, 
mais  par  ruse.  Il  y  a,  sur  le  seuil  de  sa  grotte,  un 
pilier  de  pierre.  Il  voit  tous  ceux  qui  viennent  sans 
être  vu  de  personne,  et,  à  l'abri  du  pilier,  il  les  tue 
tous  avec  un  dard  empoisonné.  Si  tu  me  donnais 
ta  parole  de  m'aimerplus  qu'aucune  autre  femme  au 


PEREDUR    AB    EVRAWC  95 

monde,  je  te  ferais  don  dune  pierre  qui  te  permet- 
trait de  le  voir  en  entrant  sans  être  vu  de  lui.  »  — 
«  Je  te  la  donne,  par  ma  Toi,  »  dit-il  ;  «  aussitôt  que 
je  t'ai  vue,  je  t'ai  aimée.  Et  où  irai-je  te  chercher?» 
—  «  Tu  me  chercheras  du  côté  de  l'Inde.  »  Et  elle 
disparut  après  avoir  mis  la  pierre  dans  la  main  de 
Peredur. 

Use  dirigea  vers  la  vallée  arrosée  par  une  rivière. 
Les  contours  en  étaient  boisés;  mais,  des  deux  côtés 
de  la  rivière,  s'étendaient  des  prairies  unies.  Sur 
l'une  des  rives,  il  y  avait  un  troupeau  de  moutons 
blancs,  et,  sur  l'autre,  un  troupeau  de  moutons  noirs. 
A  chaque  fois  que  bêlait  un  mouton  blanc,  un  mou- 
ton noir  traversait  Teau  et  devenait  blanc.  A  cha- 
que fois  (jue  bêlait  un  mouton  noir,  un  mouton 
blanc  traversait  l'eau  et  devenait  noir  (1).  Sur  le 
bord  de  la  rivière  se  dressait  un  grand  arbre  :  une 
des  moitiés  de  Tarbre  brûlait  depuis  la  racine  jus- 
qu'au sommet;  l'autre  moitié  portait  un  feuillage 
vert.  Plus  haut,  Peredur  aperçut,  assis  sur  le  som- 
met d'un  mont,  un  jeune  homme  tenant  en  laisse 
deux  chiens  de  chasse,  au  poitrail  blanc,  tachetés, 
couchés  à  côté  de  lui  ;  jamais  il  n'avait  vu  à  per- 
sonne un  air  aussi  royal.  Dans  le  bois,  en  face,  il 
entendit  des  chiens  courants  levant  un  troupeau  de 
cerfs.  Peredur  salua  le  jeune  homme,  qui  lui  rendit 
son  salut.  Comme  trois  routes  partaient  du  mont, 

(1)  Il  y  a  un  épisode  analogue  dans  le  récit  irlandais  bien  connu 
de  YImmram  Mailduin  ou  Navigation  de  Mael  D«t;i, dont  le  manus- 
crit le  plus  ancien  date  de  1100  {Reçue  celt.,  IX,  p.  480-481). 


96  LES     MABINOGION 

deux  d'entre  elles  larges  et  la  troisième  plus  étroite, 
Peredurlui demanda  oùelles conduisaient.  «L'une», 
dit-il,  »  mène  à  ma  cour.  Je  te  conseille  ou  de  t'y 
rendre  auprès  de  ma  femme,  ou  d'attendre  avec  moi 
ici.  Tu  verras  les  chiens  courants  pousser  les  cerfs 
fatigués  du  bois  dans  la  plaine  ;  puis  les  lévriers  les 
meilleurs  et  les  plus  vaillants  à  la  chasse  que  tu 
aies  jamais  vus,  et  la  mort  des  cerfs  près  de  l'eau, 
à  côté  de  nous.  Lorsqu'il  sera  temps  de  manger, 
mon  valet  viendra  à  ma  rencontre  avec  mon  cheval, 
et  ta  trouveras  là-bas  bon  accueil  cette  nuit.  »  — 
«  Que  Dieu  te  le  rende,  mais  je  ne  resterai  pas  ;  je 
continuerai  ma  route.  »  —  «  L'autre  chemin  mène 
à  une  ville  ici  près,  où  on  trouve,  pour  de  l'argent, 
nourriture  et  boisson.  Le  troisième,  le  plus  étroit, 
va  du  côté  de  la  grotte  de  Vaddanc.  »  —  «  Avec  ta 
permission,  jeune  homme,  c'est  de  ce  côté  que  je 
vais  aller.  » 

Et  Peredur  se  dirigea  vers  la  grotte.  Il  prit  la 
pierre  dans  la  main  gauche,  sa  lance  dans  la  moin 
droite.  En  entrant,  il  aperçut  Vaddanc;  il  le  tra- 
versa d'un  coup  de  lance  et  lui  coupa  la  tête.  En 
sortant,  il  trouva  à  l'entrée  les  trois  compagnons; 
ils  saluèrent  Peredur  et  lui  dirent  qu'il  était  prédit 
que  c'était  lui  qui  détruirait  ce  Iléau.  Il  leur  donna 
la  tête  du  serpent.  Ils  lui  proposèrent  celle  qu'il 
voudrait  de  leurs  trois  sœurs  pour  femme,  et  la 
moitié  de  leur  royaume  avec  elle.  «  .Je  ne  suis  pas 
venu  ici  pour  prendre  femme,  »  dit  Peredur.  «  Si 
j'en  avais  l'intention,  il  se  peut  que  j'eusse  choisi 


PEREDURAB    EVRAWC  97 

votre  sœur  par-dessus  toutes.  »  Peredur  continua 
sa  roule. 

Entendant  du  bruit  derrière  lui,  il  se  retourna  et 
aperçut  un  homme  monté  sur  un  cheval  rouge  et 
couvert  d'une  armure  rouge.  En  arrivant  en  face 
de  Peredur,  le  cavalier  le  salua  au  nom  de  Dieu  et 
des  hommes.  Peredur  salua  le  valet  amicalement. 
«  Seigneur,  »  dit  celui-ci,*  je  suis  venu  pour  te  faire 
une  demande.  »  —  «  Laquelle  ?  »  dit  Peredur.  — 
«  C'est  que  tu  me  prennes  pour  ton  homme.  »  — 
«  Qui  prendrais-je  comme  homme,  si  je  te  prenais  ?  » 
—  «  Je  ne  cacherai  pas  mon  origine  :  on  m'appelle 
Etlym  Gleddyvcoch  (à  l'épée  rouge),  comte  des 
marches  de  l'Est.  »  —  «  Je  suis  étonné  que  tu  te 
proposes  comme  homme  à  quelqu'un  dont  les  domai- 
nes ne  sont  pas  plus  grands  que  les  tiens  :  je  n'ai 
aussi  qu'un  comté.  Puisque  tu  tiens  à  me  suivre 
comme  mon  homme,  je  t'accepte  volontiers.  »  Ils 
se  dirigèrent  vers  la  cour  de  la  comtesse  des 
Prouesses. 

On  leur  fit  accueil  courtois.  On  leur  dit  que  si  on 
les  plaçait  à  table  plus  bas  que  la  famille,  ce  n'était 
pas  pour  leur  manquer  de  respect,  mais  que  la  cou- 
tume de  la  cour  le  voulait  ainsi  :  quiconque  terras- 
serait les  trois  cents  hommes  de  la  comtesse  aurait 
le  droit  de  s'asseoir  à  table  le  plus  près  d'elle  et 
serait  celui  qu'elle  aimerait  le  plus.  Peredur  ren- 
versa les  trois  cents  hommes  de  la  famille  et  s'assit 
à  côté  de  la  comtesse,  qui  lui  dit  :  «  Je  remercie 
Dieu  de  m'avoir  fait  avoir  un  jeune  homme  aussi 


98  LES    MABINOGION 

beau  et  aussi  vaillant  que  toi,  puisque  je  n'ai  pas 
eu  l'homme  que  j'aimais  le  plus.  »  —  «  Oui  était- 
il,  celui  que  tu  aimais  le  plus?  »  —  «  Sur  ma  foi, 
c'était  Etlym  Gleddyvcoch,  et  jamais  je  ne  l'ai 
vu  (1)-  »  —  «  En  vérité,  »  dit-il;  «  Etlym  est  mon 
compagnon,  et  le  voici.  C'est  pour  Tamour  de 
lui  que  je  suis  venu  jouter  avec  tes  gens;  il  au- 
rait pu  le  faire  mieux  que  moi,  s'il  l'avait  voulu. 
Je  te  donne  à  lui.  »  —  «  Dieu  te  le  rende,  beau 
valet;  j'accepte  l'homme  que  j'aime  le  plus.  » 
Cette  nuit-là,  Etlym  et  la  comtesse  couchèrent 
ensemble. 

Le  lendemain^,  Peredur  se  mit  en  route  pour  le 
Mont  Douloureux.  «  Par  ta  main,  seigneur,  »  dit 
Etlym,  «  je  m'en  vais  avec  toi  ».  Ils  marchèrent 
jusqu'à  ce  qu'ils  aperçurent  le  Mont  et  les  pavil- 
lons. «  Va  vers  ces  gens  là-bas  »,  dit  Peredur  à 
Etlym,  «  et  commande-leur  de  venir  me  faire  hom- 
mage. »  Etlym  alla  vers  eux  et  leur  dit  :  «  Venez 
faire  hommage  à  mon  seigneur.  »  —  «  Et  quel  est 
ton  seigneur?  »  dirent-ils.  —  «  Peredur  Baladyr 
hir  (à  la  longue  lance).  »  —  «  S'il  était  permis  de 
mettre  à  mort  un  messager,  tu  ne  serais  pas  retourné 
vivant  auprès  de  ton  maître,  pour  avoir  fait  à  des 
rois,  des  comtes  et  des  barons  une  demande  aussi 
arrogante  que  de  venir  faire  hommage  à  ton  sei- 
gneur. »  Peredur  lui  ordonna  de  retourner  auprès 

(1)  C'est  encore  là  un  trait  celtique,  que  cet  amour  pour  une  per- 
sonne qu'on  n'a  jamais  vue  :  cf.  t.  I,  p.  248. 


PEREDUR    AB    EVRAWC  99 

d'eux  et  de  leur  donner  le  choix  ou  de  lui  faire  hom- 
mage ou  de  se  battre  avec  lui.  Ils  préférèrent  se 
battre. 

Ce  jour-là  même  Peredur  renversa  les  proprié- 
taires de  cent  pavillons.  Le  lendemain,  il  jeta  à 
terre  les  propriétaires  de  cent  autres.  Le  troisième 
jour,  le  cent  qui  restait  se  décida  à  lui  faire  hom- 
mage. Peredur  leur  demanda  ce  qu'ils  faisaient  là. 
Ils  lui  répondirent  qu'ils  montaient  la  garde  autour 
du  serpent  jusqu'à  ce  qu'il  fût  mort;  ensuite  ils  se 
seraient  battus  entre  eux  pour  la  pierre,  et  le  vain- 
queur l'aurait  eue.  «  Attendez-moi  ici,  »  dit  Pere- 
dur ;  «  je  vais  aller  rendre  visite  au  serpent.  »  — 
«  Non  pas,  seigneur,  »  dirent-ils  ;  «  allons  nous 
battre  ensemble  avec  lui.  »  —  «  Je  ne  le  veux  point,  » 
dit  Peredur.  «  Si  on  tuait  le  serpent,  je  n'en  au- 
rais pas  plus  de  gloire  que  le  premier  venu  d'entre 
vous.»  Il  alla  où  était  le  serpent  et  le  tua.  Puis  il 
revint  auprès  d'eux  et  leur  dit  :  «  Comptez  votre 
dépense  depuis  que  vous  êtes  venus  ici,  et  je  vous 
rembourserai  sur  parole.  »  Il  remboursa  chacun 
d'après  le  compte  qu'il  indiqua  et  ne  leur  demanda 
pas  autre  chose  que  d'être  ses  hommes.  Puis  il  dit 
à  Etlym  :  «  Retourne  auprès  de  la  femme  que  tu 
aimes  le  plus,  et  moi  j'irai  devant  moi.  Je  veux  te 
récompenser  de  l'hommage  que  tu  m'as  prêté.  » 
Et  il  lui  donna  la  pierre.  «  Dieu  te  le  rende,  »  dit 
Etlym,  «  et  aplanisse  la  voie  devant  toi.  » 

Peredur  se  mit  en  route  et  arriva  à  une  vallée  ar- 
rosée par  une  rivière,  la  plus  belle  qu'il  eût  jamais 


100  LES      MABINOGION 

vue.  Il  y  vit  une  quantité  de  pavillons  de  différen- 
tes couleurs  ;  mais  ce  qui  l'étonna  le  plus,  ce  fut 
le  nombre  des  moulins  à  eau  et  des  moulins  à  vent. 
Il  se  heurta  à  un  homme  brun  ayant  l'air  d'un  saer 
(ouvrier  en  pierres  ou  bois,  charpentier),  et  lui 
demanda  qui  il  était  :  «  Je  suis,  »  répondit-il,  «  le 
chef  meunier  de  tous  ces  mouliils-là.  »  —  «  Me 
donnerais-tu  un  logement  chez  toi  ?»  —  «  Volon- 
tiers. »  Peredur  alla  chez  le  meunier  ;  il  trouva  un 
beau  logis  qui  lui  convint.  Il  demanda  de  l'argent 
en  prêt  au  meunier  pour  acheter  de  la  nourriture, 
et  de  la  boisson  pour  lui  et  les  gens  de  la  maison, 
en  s'engageant  à  le  dédommager  avant  de  partir. 
Puis  il  s'informa  delà  cause  de  tout  ce  rassemble- 
ment. «  De  deux  choses  l'une,  »  dit  le  meunier  ; 
«  ou  tu  viens  de  loin  ou  tu  n'es  pas  dans  ton  bon 
sens.  Là  se  trouve  l'impératrice  de  la  grande  Cris- 
tinobyl.  Elle  ne  veut  pour  époux  que  l'homme  le 
plus  vaillant:  pour  les  biens,  elle  n'en  a  pas  be- 
soin. C'est  parce  qu'il  serait  impossible  d'apporter 
ici  des  vivres  pour  tant  de  milliers  d'hommes,  qu'on 
a  établi  cette  multitude  de  moulins.»  Cette  nuit-là 
ils  prirent  du  repos. 

Le  lendemain,  Peredur  se  leva  et  s'arma,  lui 
et  son  cheval,  pour  aller  au  tournoi.  Au  milieu 
des  pavillons,  il  en  distingua  un,  le  plus  beau  qu'il 
eût  jamais  vu  ;  par  la  fenêtre,  avançait  la  tête  une 
belle  pucelle,  la  plus  belle  qu'il  eût  jamais  vue. 
Elle  était  vêtue  de  paile  d'or.  Peredur  la  regarda 
fixement  et  son  amour  le  pénétra  profondément.  II 


MICHAEL'S      \*^^ 
\'t^\  COLLEGE 


PEREDUR    AB    EVRAWC  101 

resta  à  la  considérer  depuis  le  malin  jusqu'à  midi 
et  de  midi  jusqu'à  nones,  auquel  moment  le  tour- 
noi prit  fin.  Alors  il  retourna  à  son  logis,  dé- 
pouilla ses  armes,  et  demanda  de  l'argent  au  meu- 
nier en  prêt  ;  la  meunière  s'irrita  contre  lui;  mais, 
néanmoins,  le  meunier  lui  en  prêta.  Le  lendemain, 
il  se  conduisit  comme  la  veille,  puis  il  revint  à 
la  nuit  à  son  logis  et  emprunta  de  l'argent  au 
meunier. 

Le  troisième  jour,  pendant  qu'il  était  à  la  même 
place  à  considérer  la  jeune  fille,  il  ressentit  un  vio- 
lent coup  du  manche  d'une  cognée  entre  le  cou  et 
les  épaules,  11  se  retourna  et  vit  le  meunier  qui 
lui  dit:  «  Choisis,  ou  de  déguerpir,  ou  d'aller  au 
tournoi.»  Peredur  sourit  en  l'entendant  et  se  ren- 
dit au  tournoi.  Tous  ceux  qui  se  rencontrèrent 
avec  lui  ce  jour-là,  il  les  jeta  à  terre  ;  les  hommes, 
il  les  envoyait  en  présent  à  l'impératrice,  les  che- 
vaux et  les  armes,  à  la  femme  du  meunier,  comme 
à-compte  de  son  argent.  Peredur  suivit  le  tournoi 
jusqu'à  ce  qu'il  eût  renversé  tout  le  monde.  Les 
hommes,  il  les  envoya  comme  prisonniers  à  l'im- 
pératrice ;  les  chevaux  et  les  armes,  à  la  femme  du 
meunier,  comme  à-compte  de  son  argent.  L'impé- 
ratrice dépêcha  vers  le  chevalier  du  moulin  pour  lui 
demander  de  la  venir  voir.  Peredur  fit  défaut  au 
premier  message.  Un  second  lui  fut  adressé.  La 
troisième  fois,  elle  envoya  cent  chevaliers  lui  de- 
mander une  entrevue  avec  ordre  de  l'amener  de 
force,  s'il  ne  venait  pas  de  bon  gré.  Ils  allèrent  et 


102  LES     MABINOGION 

lui  exposèrent  le  message  de  rimpératrice.  11  joua 
bon  jeu  avec  eux,  les  fit  lier  comme  on  lie  un  che- 
vreuil (1)  et  jeter  dans  le  fossé  (bief)  du  moulin. 

L'impératrice  demanda  conseil  à  un  sage  entre 
tous  ses  conseillers.  11  lui  dit  qu'il  irait  de  sa  part 
trouver  Peredur.  11  se  rendit  auprès  de  lui,  le  salua 
et  le  pria,  pour  l'amour  de  son  amante,  de  venir 
voir  l'impératrice.  Peredur  alla  avec  le  meunier  et, 
dès  qu'il  fut  entré,  au  premier  endroit  venu,  il 
s'assit.  Elle  vint  s'asseoir  à  côté  de  lui  ;  et,  après  une 
courte  conversation,  Peredur  prit  congé  d'elle  et 
rentra  à  so  logis.  Le  lendemain,  il  retourna  la 
voir.  Lorsqu'il  entra  dans  le  pavillon,  il  le  trouva 
dans  tous  les  coins  préparé  avec  le  même  soin  ;  ils 
ne  savaient  pas,  en  effet,  oii  il  serait  allé  s'asseoir. 
Peredur  s'assit  à  côté  de  Timpératrice  et  ils  causè- 
rent amicalement. 

Sur  ces  entrefaites  entra  un  homme  noir  ayant 
à  la  main  un  gobelet  rempli  de  vin.  Il  tomba  à  ge- 
noux devant  l'impératrice  et  la  pria  de  ne  le  don- 
ner qu'à  celui  qui  viendrait  le  lui  disputer  les  armes 
à  la  main.  Elle  regarda  Peredur.  «  Princesse,  »  dit- 
il,  «  donne-moi  le  gobelet.  »  11  but  le  vin  et  donna 
la  coupe  à  la  femme  du  meunier.  A  ce  moment, 
entra  un  autre  homme  noir,  plus  grand  que  le  pre- 
mier, et  ayant  à  la  main  un  ongle  de pryv  (2),  taillé 

(1)  V.  notes  critiques. 

(2)  Proprement  ver;  mais  pryv  désigne  aussi  divers  animaux  : 
voir  notes  critiques.  Vernies  dans  Nennius,  désigne  aussi  le  dra- 
gon. C'est  la  traduction  latine  du  mot  gallois  pryv. 


PEREDUR    AB    EVRAWC  103 

en  forme  de  coupe  et  rempli  de  vin.  Il  le  donna 
à  l'impératrice  en  la  priant  de  n'en  faire  don  qu'à 
celui  qui  viendrait  se  battre  avec  lui.  «Princesse,  » 
dit  Percdur,  «  donne-le-moi.  »  Peredur  but  le  vin 
et  donna  le  gobelet  à  la  femme  du  meunier.  A  ce 
moment,  entra  un  homme  aux  cheveux  rouges  fri- 
sés, plus  grand  qu'aucun  des  deux  autres,  ayant  à 
la  main  un  gobelet  de  cristal  rempli  de  vin.  Il 
s'agenouilla  et  le  mit  dans  la  main  de  l'impéra- 
trice en  la  priant  de  ne  le  donner  qu'à  celui  qui 
viendrait  le  lui  disputer  les  armes  à  la  main.  Elle 
le  donna  à  Peredur  qui  l'envoya  à  la  femme  du 
meunier.  Peredur  passa  cette  nuit  à  son  logis.  Le 
lendemain,  il  s'arma,  lui  et  son  cheval,  alla  au  pré 
et  tua  les  trois  hommes. Puis,  il  se  rendit  au  pavil- 
lon. «  Beau  Peredur,  »  lui  dit  l'impératrice,  «  rap- 
pelle-toi la  foi  que  tu  m'as  donnée,  lorsque  je  te  fis 
présent  de  la  pierre  et  que  tu  tuas  YAddanc.  »  — 
«  Princesse,  tu  dis  vrai,  je  ne  l'ai  pas  oublié.  » 
Peredur  gouverna  avec  l'impératrice  quatorze  ans 
à  ce  que  dit  l'histoire. 

Arthur  se  trouvait  à  Kaerllion  sur  Wysc,sa  prin- 
cipale cour.  Quatre  hommes,  au  milieu  de  la  salle, 
étaient  assis  sur  un  manteau  de  paile  :  Owein,  fils 
d'Uryen  ;  Gwalchmei,  fils  de  Gwyar  ;  Howel,  fils 
d'Emyr  Llydaw  et  Peredur  Baladyr  hir.  Tout  à 
coup  entra  une  jeune  fille  aux  cheveux  noirs  fri- 
sés, montée  sur  un  mulet  jaune,  ayant  en  main  des 
lanières  grossières,  avec  lesquelles  elle  le  faisait 
marcher.  Sa  physionomie  était  rude  et  désagréa- 


104  LES      MABINOGION 

ble  ;  son  visage  et  ses  deux  mains,  plus  noirs  que 
le  fer  le  plus  noir  trempé  dans  la  poix.  Son  teint 
n'était  pas  encore  ce  qu'il  y  avait  de  plus  laid  en 
elle  :  c'était  la  forme  de  son  corps  ;  elle  avait  les 
joues  très  relevées,  le  bas  du  visage  allongé,  un 
petit  nez  avec  des  narines  distendues,  un  œil  gris, 
vert^  étincelant,  et  l'autre  noir  comme  le  jais,  en- 
foncé profondément  dans  la  tête,  les  dents  longues, 
jaunes,  plus  jaunes  que  la  fleur  du  genêt.  Son  ven- 
tre se  relevait  de  la  poitrine  plus  haut  que  le  men- 
ton. Son  échine  avait  la  forme  d'une  crosse.  Ses 
cuisses  étaient  larges,  décharnées,  et  au-dessous 
tout  était  mince,  à  l'exception  des  pieds  et  des  ge- 
noux qu'elle  avait  gros  (1). 

Elle  salua  Arthur  et  toute  sa  famille,  à  l'excep- 
tion de  Peredur.  A  Peredur,  elle  parla  en  termes 
irrités,  désagréables.  «  Peredur,  »  dit-elle,  «  je  ne  te 
salue  pas,  car  tu  ne  le  mérites  point.  La  destinée 
était  aveugle  lorsqu'elle  t'accorda  talents  et  gloire. 
Tu  es  allé  à  la  cour  du  roi  boiteux,  tu  y  as  vu  le 
jeune  homme  avec  la  lance  rouge,  au  bout  de  la- 
quelle il  y  avait  une  goutte  de  sang  qui  se  chan- 
gea en  un  torrent  coulant  jusque  sur  le  poing  du 
jeune  homme  ;  tu  as  vu  là  encore  d'autres  prodi- 
ges :  tu  n'en  as  demandé  ni  le  sens  ni  la  cause  ! 

(1)  Malgré  des  différences  dans  la  description  de  Chrestien,il  est 
clair  que  notre  romancier  et  lui  puisent  à  une  même  source  et, 
d'après  Chrestien,  à  une  source  écrite  (Potvin,  II,  p.  200)  : 
El,  se  les  paroles  sont  voires 
Teus  com  li  livres  les  devise. 


PERE  DUR    Ali   EVRAWC  105 

Si  tu  l'avais  fait,  le  roi  aurait  obtenu  la  santé  pour 
lui  et  la  paix  pour  ses  États,  tandis  que  désormais 
il  n'y  verra  que  combats  et  guerres,  chevaliers 
tués,  femmes  laissées  veuves,  dames  sans  moyens 
de  subsistance  ;  et  tout  cela  à  cause  de  toi  (1).  » 
«  Seigneur,  »  dit-elle  en  s'adressant  à  Arthur,  «  avec 
ta  permission,  mon  logis  est  loin  d'ici  ;  c'est  le 
ChAtcau  Orgueilleux  {sijberw)  (2)  ;  je  ne  sais  si  tu 
en  as  entendu  parler.  Il  y  a  cinq  cent  soixante-six 
chevaliers  ordonnés,  et  chacun  d'eux  a  avec  lui  la 
femme  qu'il  aime  le  plus.  Quiconque  cherche  la 
gloire  par  les  armes,  la  lutte  et  les  combats,  la 
trouvera  là,  s'il  en  est  digne;  mais  pour  celui  qui 
aspire  au  sceptre  de  la  gloire  et  de  l'honneur,  je 
sais  où  il  peut  le  conquérir.  Sur  une  montagne 
qu'on  voit  de  tous  côtés,  il  y  a  un  château  qu'on 
tient  étroitement  assiégé,  et  dans  ce  château,  une 
jeune  lille.  Celui  qui  la  délivrerait  acquerrait  la 
plus  grande  renommée  du  monde.  »  En  disant  ces 


(1)  V.  la  note  3  à  la  page  6i.  Cf.  Ghrestien  (ibid.,  p.  202)  : 

Et  te  fust  ore  si  rjrand  peine 
D^ovrir  ta,  boce  et  de  parler. 
Que  tu  ne  peuis  demander 
Por  coi  celé  yole  de  snnc 
Saut  par  la  pointe  del  fer  blanc. 
Et  del  Great  que  tu  veis 
Ne  demandas  ne  n'enquesis. 

La  source  est  la  même  pour  Ghrestien  et  notre  roman  pour  tout 
cet  épisode- 
^2)  Sybcrw  a  le  sens  d'orr/ueilleux  et  de  noble. 


106  LES     MABINOGION 

mots,  elle  sortit.  «  Par  ma  foi,  »  dit  Gwalchmei, 
«  je  ne  dormirai  pas  tranquille  avant  d'avoir  su  si 
je  peux  délivrer  la  pucelle.  »  Beaucoup  des  hom- 
mes d'Arthuradoptèrentlesentimentde  Gwalchmei. 
«  Pour  moi,  »  dit  Peredur,  «  au  contraire,  je  ne 
dormirai  pas  d'un  sommeil  tranquille  tant  que  je 
n^aurai  pas  su  Thistoire  et  le  sens  de  la  lance  dont 
a  parlé  la  jeune  fille  noire.  » 

Chacun  était  en  train  de  s'équiper,  lorsque  se 
présenta  à  l'entrée  un  chevalier  ayant  la  stature 
et  la  vigueur  d'un  guerrier,  bien  pourvu  d'habits 
et  d'armes  (1).  Il  s'avança  et  salua  Arthur  et  toute 
sa  maison,  à  l'exception  de  Gwalchmei.  Sur 
l'épaule,  il  avait  un  écu  émaillé  d'or  dont  la  tra- 
verse était  d'émail  bleu;  bleues  aussi  étaient  tou- 
tes ses  armes.  Il  dit  à  Gwalchmei  :  «  Tu  as  tué 
mon  seigneur  par  tromperie  et  trahison,  et  je  le 
prouverai  contre  toi.  »  Gwalchmei  se  leva  :  «  Voici,  » 
dit-il,  «  mon  gage  contre  toi,  ici  ou  à  l'endroit  que 
tu  voudras,  que  je  ne  suis  ni  trompeur  ni  traître.  » 
—  «  Je  veux  que  la  lutte  entre  toi  et  moi  ait  lieu 
devant  le  roi  mon  suzerain.  »  —  «  Volontiers,  » 
dit  Gwalchmei,  «  marche,  je  te  suis.  »  Le  cheva- 
lier partit. 

Gwalchmei  fit  ses  préparatifs  ;  on  lui  proposa 
beaucoup  d'armes,  mais  il  ne  voulut  que  les  sien- 
nes. Une  fois  armés,  Gwalchmei  et  Peredur  parti- 

(l)ChezChrestiea(p.  205), il  s'appelle  Guigambresil. Brésil  signi- 
fie guerre  et  entre  en  composition  des  noms  propres  anciens,  gal- 
lois, bretons  et  comiques. 


PEREDUR    AU    EVRAWC  107 

rent  à  la  suite  du  chevalier,  tous  les  deux,  à  cause 
de  leur  compagnonnage  et  de  leur  grande  affection 
l'un  pour  l'autre.  Us  ne  se  mirent  pas  en  quête  en- 
semble, mais  chacun  de  son  côté. 

Dans  la  jeunesse  du  jour,  Gwalchmei  arriva  dans 
une  vallée  arrosée  par  une  rivière,  oîi  il  aperçut 
un  château  fort,  avec  une  grande  cour,et  couronné 
de  tours  superbes  et  très  élevées.  Il  vit  en  sortir 
un  chevalier  partant  pour  la  chasse,  monté  sur  un 
palefroi  d'un  noir  luisant,  aux  narines  larges,  avide 
de  voyager,  au  trot  égal  et  fier,  vif,  rapide  et  sûr  • 
c'était  le  propriétaire  de  la  cour.  Gwalchmei  le 
salua.  «  Dieu  te  protège,  seigneur,  »  dit  le  cheva- 
lier, «d'où  viens-tu?  »  —  «  De  la  cour  d'Arthur.» 
—  «  Es-tu  des  hommes  d'Arthur?  »  —  «  Oui,  par 
ma  foi.  »  —  «  Un  bon  conseil,  »  dit  le  chevalier  ; 
«  je  te  vois  fatigué,  harassé.  Va  à  ma  cour,  et 
restes-y  cette  nuit,  si  cela  te  convient.  »  —  «  Vo- 
lontiers, seigneur,  et  Dieu  te  le  rende.  »  -—  «  Voici 
un  anneau  comme  signe  de  passe  pour  le  portier; 
va  ensuite  droit  à  cette  tour  là-bas  :  ma  sœur  s'y 
trouve.  »  Gwalchmei  se  présenta  à  l'entrée, montra 
l'anneau  au  portier,  et  se  dirigea  vers  la  tour. 

A  l'intérieur  brûlait  un  grand  feu  à  llamme  claire, 
élevée,  sans  fumée;  auprès  du  feu  était  assise  une 
jeune  fille,  majestueuse,  accomplie.  La  pucelle 
lui  fit  bon  accueil,  le  salua  et  alla  à  sa  rencontre. 
Ils  s'assirent  l'un  auprès  de  l'autre.  Ils  mangèrent, 
et,  le  repas  fini,  ils  tinrent  amicalement  conversa- 
tion. Sur  ces  entrefaites,  entra,  se  dirigeant  vers 


108  LES     MABINOGION 

eux,  un  homme,  aux  cheveux  blancs,  respectable. 
«  Ah!  misérable  putain!  s^écria-t-il  ;  si  tu  savais 
comme  il  te  convient  de  jouer  et  de  t'asseoir  en 
compagnie  de  cet  homme,  assurément  tu  ne  le 
ferais  pas!»  11  se  retira  aussitôt  et  s'éloigna. 
«  Seigneur,  »  dit  la  pucelle,  «  si  tu  suivais  mon 
avis,  dans  la  crainte  d'un  danger  pour  toi  de  la 
part  de  cet  homme,  tu  fermerais  la  porte.  »  Gwal- 
chmei  se  leva.  En  arrivant  à  la  porte,  il  vit  l'homme, 
lui  soixantième,  complètement  armé,  ainsi  que 
ses  compagnons,  montant  à  la  tour.  Saisissant 
la  table  du  jeu  d'échecs  (1),  il  réussit  à  empêcher 
aucun  d'eux  de  monter,  jusqu'au  retour  du  comte 
de  la  chasse.  «  Que  se  passe-t-il?»  dit  le  comte 
en  arrivant.  —  «  Une  bien  vilaine  chose,  »  répon- 
dit l'homme  aux  cheveux  blancs  :  «  cette  malheu- 
reuse, là-haut,  est  restée  jusqu'à  ce  soir  assise 
et  mangeant  en  compagnie  de  l'homme  qui  a  tué 
votre  père:  c'est  Gwalchmei,  fils  de  Gwyar.  » 
—  «  Arrêtez  maintenant,  »  dit  le  comte.  «  je  vais 
entrer.  » 

Le  comte  fut  courtois  vis-à-vis  de    Gwalchmei. 
«  Seigneur,  »  dit-il,  «  tu  as  eu    tort   de  venir   à 


(1)  Chez  Chrestien   (Potvin,  II,  p.  93,  p.  246-247),    la    damoisele 
prend  une  part  active  à  la  lutte: 

La,  damoisele,  les  eschiés 
Qui  giurent  sor  le  pavement 
Lor   rue  moult  iriement 
—  Et  cil  mius  se  deffendent 
Des  grans  eskiés  que  il  lor  ruent. 


PEREDIIR  AB    EVRAWC  109 

noire  cour,  situ  savais  avoir  tué  notre  père;  quoi- 
que nous  ne  puissions,  nous,  le  venger,  Dieu 
le  vengera  sur  loi.  »  —  «  Mon  âme,  »  dit  Gwalch- 
mei,  «  voici,  à  ce  sujet,  la  vérité:  ce  n'est  ni 
pour  avouer  que  j'ai  tué  votre  père  ni  pourle  nier 
que  je  suis  venu  ici.  Je  suis  en  mission  pour  le 
compte  d'Arlliur  et  le  mien(l).  Je  te  demande  un 
déiai  d'un  an,  jusqu'au  retour  de  ma  mission,  et 
alors,  sur  ma  foi,  je  viendrai  à  cette  cour  pour 
avouer  ou  pour  nier.  »  Le  délai  lui  fut  volontiers 
accorde.  Il  passa  la  nuit  à  la  cour  et  partit  le  len- 
demain. L'histoire  n'en  dit  pas  davantage  de  Gwal- 
chmei  à  ce  sujet  (2). 

Pour  Peredur,  il  marcha  devant  lui.  Il  erra  à 
travers  l'île,  cherchant  des  nouvelles  de  la  jeune 
fille  noire,  et  il  n'en  trouva  pas.  Il  finit  par  arriver 
dans  une  terre  qu'il  ne  connaissait  pas,  dans  le  val 
d'une  rivière.  Encheminant  à  travers  cette  vallée, 
il  vit  venir  un  cavalier  ayant  les  insignes  d'un  prê- 
tre. Il  lui  demanda  sa  bénédiction.  «  Malheureux,» 
répondit-il,  «  tu  ne  mérites  pas  ma  bénédiction,  et  il 
ne  te  portera  pas  bonheur  de  vêtir  une  armure  un 
jour  comme  aujourd'hui.  »  —  «  Quel  jour  est-ce 
donc?  »  —  «  C'est  aujourd'hui  le  vendredi  de    la 

(1)  Chez  Potvin  (IV,  p.  253)  Gauvain  est  obligé  de  passer  un  an 
à  chercher  la  Lance. 
(2;  Cf.  Chrcstien  (Potvin,  II,  p.  253): 

De  monsigiior  Gauvain  se  laist 
Ici  li  contes  a.  estai; 
Si  comence  de  Perceval. 


110  LES     MABINOGION 

passion.»  —  «  Ne  me  fais  pas  de  reproches,  je  ne 
le  savais  pas.  Il  y  a  un  an  aujourd'hui  que  je  suis 
parti  de  mon  pays.  » 

Peredur  mit  pied  à  terre  (1)  et  conduisit  son 
cheval  à  la  main.  Il  suivit  quelque  temps  la  grand- 
route,  puis  il  prit  un  chemin  de  traverse  qui  le 
mena  à  traver  un  bois.  En  en  sortant,  il  aper- 
çut un  château  sans  tours,  qui  lui  parut  habité.  Il 
s'y  rendit  et,  à  l'entrée,  il  rencontra  le  même  prê- 
tre et  lui  demanda  sa  bénédiction.  «  Dieu  te  bénisse,  » 
répondit  le  prêtre,  «  il  vaut  mieux  faire  route 
ainsi.  Tu  resteras  avec  moi  ce  soir.  »  Peredur 
passa  la  nuit  au  château.  Le  lendemain,  comme 
il  songeait  à  partir,  le  prôtre  lui  dit:  «  Ce  n'est 
pasunjour  aujourd'hui  pourvoyager,pour  qui  que  ce 
soit.  Tu  resteras  avec  moi  aujourd'hui,  demain  et 
après-demain,  et  je  te  donnerai  toutes  les  informa- 
tions que  je  pourrai  au  sujet  de  ce  que  tu  cher- 
ches. »  Le  quatrième  jour,  Peredur  se  mit  en 
devoir  de  partir  et  demanda  au  prêtre  des  rensei- 
gnements au  sujet  da  château  des  Merveilles. 
«  Tout  ce  que  j'ai  appris,  »  dit  celui-ci,  «  je  vais 
te  le  dire.  Tu  franchiras  cette  montagne  îà-bas; 
de  l'autre  côté,  il  y  a  une  rivière  et  dans  la  vallée 
de  cette  rivière,  une  cour  royale.  C'est  là  que   fut 


(l)  L'usage  d"Arthur  était  de  ne  pas  monter  à  cheval  durant  la 
semaine  peneuse  ou  sainte  (Paulin  Paris,  Les  Romans  de  la  Table 
Ronde,  IV,  p.  206).  Chez  Ghreslien,  ces  reproches  lui  sont  faits 
par  trois  chevaliers  et  dix  dames. 


PEREDUR    AB    EVRAWC  IH 

le  roi  à  Pâques.  S'il  y  a  un  lieu  où  lu  doives  trou- 
ver des  nouvelles  au  sujet  du  cliûteau  des  Merveil- 
les, c'est  bien  là  (1).  » 

Peredur  partit  et  se  rendit  à  la  vallée  de  la 
rivière  où  il  rencontra  une  troupe  de  gens  allant 
à  la  chasse  et  ayant  au  milieu  d'eux  un  homme 
de  haut  rang.  Peredur  le  salua.  «  Choisis,  sei- 
gneur, »  dit  cet  homme  :  viens  chasser  avec  moi, 
ou  va  à  la  cour:  j'enverrai  quelqu'un  de  mes  gens 
pour  te  recommander  à  ma  fille,  qui  y  est;  elle 
te  donnera  à  manger  et  à  boire  en  attendant 
mon  retour  de  la  chasse.  Si  ce  que  tu  cherches  est 
de  telle  nature  que  je  puisse  te  le  procurer,  je  le 
ferai  volontiers.  »  Le  roi  fit  accompagner  Peredur 
par  un  valet  court  et  blond;  lorsqu'ils  arrivèrent  à 
la  cour,  la  princesse  venait  de  se  lever  et  allait  se 
laver.  Peredur  s'avança;  elle  le  salua  avec  courtoi- 
sie, et  lui  fit  place  à  côté  d'elle;  ils  prirent  ensem- 
ble leur  repas.  A  tout  ce  que  lui  disait  Peredur,  elle 
riait  assez  haut  pour  être  entendue  de  toute  la 
cour:  «  Par  ma  foi,  »  lui  dit  alors  le  petit  blond,  «  si 
tu  as  jamais  eu  un  mari,  c'est  bien  ce  jeune  homme. 
S'il  ne  l'a  pas  encore  été,  à  coup  sûr,  Ion  esprit 
et  ta  pensée  sont  fixés  sur  lui.  »  Puis  le  petit  blond 
se  rendit  auprès  du  roi  et  lui  dit  qu'à  son  avis, 
suivant  toute  vraisemblance,  le  jeune  homme  qu'il 
avait  rencontré  était  le  mari  de  sa  fille.  «  S'il  ne 

(1)  Chez  Chresticn,  le  prêtre  (rcrmite)  est  un  oncle  de  Perceval, 
frère  de  sa  mère.  Perceval  reste  deux  jours  avec  lai.  C'est  la  pre- 
mière fois  qu'il  le  rencontre. 


112  LES     MABINOGION 

l'est  pas  encore,  ajoata-t-il,  il  va  le  devenir  tout 
de  suite,  si  tu  n'y  prends  pas  garde.  *  —  «  Quel  est 
ton  avis,  valet?  »  ditle  roi.  —  «  Je  suis  d'avis  de  lan- 
cer sur  lui  des  hommes  vaillants  et  de  le  tenir  pri- 
sonnier jusqu'à  ce  que  tu  n'aies  plus  d'incertitude  à 
ce  sujet.  »  Le  roi  lança  ses  hommes  sur  Peredur, 
avec  ordre  de  le  saisir  et  le  fît  mettre  en  geôle.  La 
jeune  fille  alla  au-devant  de  son  père  et  lui  de- 
manda pourquoi  il  avait  fait  emprisonner  le  cheva- 
lier de  la  cour  d^Vrthur.  «  En  vérité  »  répondit-il, 
«  il  ne  sera  libre  ni  ce  soir,  ni  demain,  ni  après- 
demain  :  jamais  il  ne  sortira  du  lieu  où  il  est.  > 
Elle  ne  protesta  pas  contre  les  paroles  du  roi  et  se 
rendit  auprès  du  jeune  homme  auquel  elle  dit  : 
«  Est-ce  qu'il  t'est  désagréable  d'être  ici  ?»  —  «  J'ai- 
merais autant  »  répondit-il_,  «  ne  pas  y  être.  »  — 
«  Ton  lit,  ta  situation,  ne  seront  pas  plus  mauvais 
que  ceux  du  roi.  Les  meilleurs  chants  de  la  cour, 
tu  les  auras  à  ton  gré.  Si  tu  trouves  même  plus 
amusant  que  j'établisse  mon  lit  ici  pour  causer  avec 
toi,  je  le  ferai  volontiers.  »  —  «  Pour  cela,  je  ne  le 
refuse  pas.  »  Il  passa  cette  nuit  en  prison,  et  la 
pucelle  tint  tout  ce  qu'elle  avait  promis. 

Le  lendemain  Peredur  entendit  du  bruit  dans  la 
ville.  «  Belle  pucelle,  »  dit- il,  «  quel  est  ce  bruit?  » 
—  «  L'armée  du  roi  et  toutes  ses  forces  viennent 
dans  cette  ville  aujourd'hui.  »  —  «  Que  veulent- 
ils  ainsi  ?»  —  «  Il  y  a  ici  près  un  comte,  possé- 
dant deux  comtés  et  aussi  puissant  qu'un  roi.  Il  y 
aura  lutte  entre  eux  aujourd'hui  ».  —  «  J'ai  une 


PEREDUR    AH    EVRAWC  113 

prière  à  t'adrcsscr  ;  fais-moi  avoir  cheval  et  armes 
pour  assister  à  la  lutte  ;  je  jure  de  retourner  à  ma 
prison.  »  —  «  Volontiers,  tu  auras  cheval  et  ar- 
mes. »  Elle  lui  procura  le  cheval  et  les  armes,  ainsi 
qu'une  cotte  d'armes  toute  rouge  par-dessus  son 
armure,  et  un  ecu  jaune  qu'il  suspendit  à  son 
épaule.  Il  alla  au  combat  et  renversa  tout  ce  qu'il 
rencontra  d'hommes  du  comte  ce  jour-là.  Puis  il 
rentra  en  prison.  La  pucelle  demanda  des  nouvel- 
les à  Peredur  :  il  ne  lui  répondit  pas  un  mot.  Elle 
alla  aux  renseignements  auprès  de  son  père  et  lui 
demanda  qui  avait  été  le  plus  vaillant  de  sa  mai- 
son. Il  répondit  qu'il  ne  le  connaissait  pas,  mais 
que  c'était  un  chevalier  portant  une  cotte  d'armes 
rouge  par-dessus  son  armure  et  un  bouclier  jaune 
sur  l'épaule.  Elle  sourit  et  retourna  auprès  de  Pe- 
redur, qui  fut  cette  nuit-là  l'objet  d'égards  parti- 
culiers. 

Trois  jours  de  suite,  Peredur  tua  les  gens  du 
comte,  et,  avant  que  personne  ne  pût  savoir  qui 
il  était,  il  retournait  à  sa  prison.  Le  quatrième 
jour,  Peredur  tua  le  comte  lui-même.  La  pucelle 
alla  au-devant  de  son  père  et  lui  demanda  les  nou- 
velles. «  Bonnes  nouvelles,  »  répondit-il,  «  le 
comte  est  tué,  et  je  suis  maître  de  ses  deux  com- 
tés. »  —  «  Sais-tu,  seigneur,  qui  l'a  tué  ?»  — 
«  Je  le  sais  :  c'est  le  chevalier  à  la  cotte  d'armes 
rougectàl'écu  jaune.  » —  «  Seigneur,moije  le  con- 
nais. »  —  «  Au  nom  de  Dieu,  qui  est-ce  ?  »  — 
«  C'est  le  chevalier  que  tu  tiens  en  prison.  »  II  se 


114  LES     MABINOGION 

rendit  auprès  de  Peredur,  le  salua,  et  lui  dit  qu'il 
le  récompenserait  du  service  qu'il  lui  avait  rendu, 
comme  il  le  voudrait  lui-même.  A  table,  Peredur 
fut  placé  à  côté  du  roi,  et  la  pucelle  à  côté  de  lui  : 
«  Je  te  donne,  lui  dit  le  roi,  ma  fille  en  mariage 
avec  la  moitié  de  mon  royaume,  et  je  te  fais  pré- 
sent des  deux  comtés.  »  —  «  Seigneur,  Dieu  te  le 
rende,  mais  je  ne  suis  pas  venu  ici  pour  prendre 
femme.  »  —  «  Que  cherches-tu, seigneur?  »  —  «  Je 
cherche  des  nouvelles  du  château  des  Merveilles.  » 
—  «  La  pensée  de  ce  seigneur  est  bien  plus  haut 
que  là  où  nous  la  cherchions,  dit  la  pucelle  :  tu 
auras  des  nouvelles  au  sujet  du  château,  des  gui- 
des pour  te  conduire  à  travers  les   Etats  de  mon 
père,  et  de  quoi  défrayer  ta  route.  C'est  toi,  sei- 
gneur, rhomme  que  j'aime  le  plus.  Franchis,  con- 
tinua-t-elle,  cette  montagne  là-bas,  puis  tu  verras 
un  étang  et,  au  milieu,  un  château  :  c'est  ce  qu'on 
appelle  le  château  des  Merveilles.  Ce  nom,  nous  le 
connaissons,  mais  pour  les  merveilles  elles-mêmes, 
nous  n^en  savons  rien.  » 

Peredur  se  dirigea  vers  le  château.  Le  portail 
était  ouvert.  En  arrivant  à  la  salle,  il  trouva  la 
porte  ouverte  :  il  entra  et  aperçut  un  jeu  d'échecs  : 
les  deux  troupes  de  cavaliers  jouaient  l'une  contre 
l'autre  (1)  ;  celle  à  qui  il  donnait  son  aide  perdait 


(1)  Parmi  les  merveilles  de  l'île  de  Bretagne  est  le  jeu  d'échecs 
de  G-svenddolcu  :  on  n'a  qu'à  mettre  debout  les  cavaliers,  ils  jouent 
tout  seuls.  L'échiquier  était  en  or  et  les  cavaliers  en  argent  (Lady 


PEUEDUR    AI5    EVRAAVC  115 

et  l'autre  jetait  un  cri,  absolument  comme  l'eus- 
sent fait  des  hommes.  Il  se  fûcha,  prit  les  cavaliers 
dans  son  giron,  et  jeta  l'échiquier  dans  le  lac.  A 
ce  moment  entra  une  jeune  fille  noire  qui  lui  dit: 
«  Puisse  Dieu  ne  pas  t'accorder  sa  grâce.  Il  t'arrive 
plus  souvent  de  faire  du  mal  que  du  bien  (1)  »  — 
«  Que  me  réclames-tu,  la  pucelle  noire,  dit  Pere- 
dur  ?»  —  «  Tu  as  fait  perdre  à  l'impératrice  sa 
table  de  jeu,  ce  qu'elle  n'eût  pas  voulu  pour  son 
empire  (2).  »  —  «  Y  aurait-il  moyen  de  la  retrou- 
ver ?»  —  «  Oui,  si  tu  allais  à  Kaer  Ysbidinongyl 
Il  y  a  là  un  homme  noir  qui   dévaste  une  grande 

Charlotte  Guest,  Mahin.,  I,  p.  383)  ;  Cf.  ma  trad.  I,  p.  215,  note  2, 
Chez  Wauchier{Potvin,  IV,  p.  78-80), l'épisode  est  beaucoup  plus  dé- 
veloppé.Dans  cette  version  et  celle  de  Robertde  Borron  (miss  Wil- 
liams, Essai,  p.  59  et  suiv.),  Perceval  joue  lui-même  contre  l'autre 
troupe.  Une  sorte  de  fée  des  eaux  l'arrête  lorsqu'il  veut  jeter 
l'échiquier  dans  l'eau  (le  lac,  dans  Peredur).  C'est  une  jeune  fille 
aussi  qui  lui  promet  son  amour  s'il  lui  apporte  la  tête  du  cerf 
blanc  et  qui  lui  prête  son  brachet  pour  le  chasser.  Dans  Peredur, 
elle  agit  pour  le  compte  de  l'impératrice  sa  maîtresse;  c'est  l'épa- 
gneul  de  l'impératrice  qui  chasse  avec  lui.  En  somme,  le  Peredur, 
dans  cet  épisode,  est  tantôt  d'accord  avec  Wauchier,  tantôt  avec 
Robert  de  Borron. 

(1)  Dans  Giireslicn  c'est  une  jeune  fille  de  la  plus  grande  beauté 
une  sorte  de  fée  des  eaux. 

(2)  Chez  Wauchier,  un  des  continuateurs  de  Chrestien  (Potvin, 
IV,  p. 78-79),  cet  épisode  est  plus  longuement  raconté.  Perceval  a 
le  dessous  : 

Au  cief  del  lonl,  c'est  vérilés, 
En  fil  Perccvaus  li  matés; 


Lors  regùa  et  matés  fu 
.III.  yius,,.. 


116  LES     MABINOGION 

partie  des  domaines  de  l'impératrice.  En  le  tuant, 
tu  aurais  la  table.  Mais  si  tu  y  vas,  tu  n'en  revien- 
dras pas  vivant.  »  —  «  Veux-tu  me  guider  là-bas?  » 
—  «  Je  vais  t'indiquer  le  chemin.  » 

Il  se  rendit  à  Kaer  Ysbidinongyl,  et  se  battit  avec 
l'homme  noir.  Celui-ci  demanda  grâce  :  «  Je  te 
l'accorde,  »  dit  Peredur,  «  à  condition  que  la  table 
de  jeu  soit  où  elle  était  à  mon  entrée  dans  la  salle.  » 
A  ce  moment  arriva  la  jeune  fille  noire.  «  En  vé- 
rité, »  dit-elle  «  que  la  malédiction  de  Dieu  soit 
sur  toi  en  retour  de  ta  peine,  pour  avoir  laissé  en 
vie  ce  fléau  qui  est  en  train  de  dévaster  les  do- 
maines de  l'impératrice.  —  <  Je  lui  ai  laissé  la  vie,  » 
dit  Peredur,  «  pour  qu'il  remît  la  table.  »  —  «  Elle 
n'est  pas  à  l'endroit  où  tu  l'as  trouvée  :  retourne 
et  tue-le.  »  Peredur  alla  et  tua  l'homme  noir. 

En  arrivant  à  la  cour,  il  y  trouva  la  jeune  fille 
noire.  «  Pucelle,  »  dit  Peredur  ,  «  où  est  l'impé- 
ratrice ?  »  —  «  Par  moi  et  Dieu,  »  répondit-elle, 
«  tu  ne  la  verras  pas  maintenant,  si  tu  ne  tues 
le  fléau  de  cette  forêt  là-bas.  »  —  «  Quel  est  ce 
fléau?  »  —  «  Un  cerf  (1),  aussi  rapide  que  l'oiseau 
le  plus  léger  ;  il  a  au  front  une  corne  aussi  lon- 
gue qu'une  hampe  de  lance,  à  la  pointe  aussi 
aiguë  que  tout  ce  qu'il  y  a  de  plus  aigu.  Il  brise 
les  branches  des  arbres,    et  tout  ce  qu'il   y  a  de 

(1)  Chez  Chrestien,  c'est  le  blanc  cerf.  Le  chien  est  celui  de  la 
jeune  fille  ;  il  est  blanc  aussi.  Dans  Perlesvaux  (Potvin,  I,  p.  21), 
le  héros  se  distingue  par  un  escu  vermeil  à  un  cerf  blanc. Cî.  plus 
bas,  p.  123. 


PEREDUR    An    EVRAWC  117 

plus  précieux  dans  la  forêt  ;  il  tue  tous  les  ani- 
maux qu'il  rencontre,  et  ceux  qu'il  ne  tue  pas 
meurent  de  faim.  Bien  pis  :  il  va  tous  les  soirs 
boire  l'eau  du  vivier  et  il  laisse  les  poissons  à 
sec  ;  beaucoup  sont  morts  avant  que  l'eau  n'y  re- 
vienne. »  —  «  Pucelle,  viendrais-tu  me  montrer 
cet  animal-là  ?»  —  «  Non  point  ;  personne  depuis 
un  an  n'a  osé  aller  à  la  forêt,  mais  il  y  a  l'épa- 
gneul  de  l'impératrice  qui  lèvera  le  cerf  et  revien- 
dra vers  toi  avec  lui  ;  le  cerf  alors  t'attaquera.  » 
L'cpagneul  servit  de  guide  à  Peredur,  leva  le  cerf, 
et  le  rabattit  vers  l'endroit  où  était  Peredur.  Le 
cerf  se  jeta  sur  Peredur,  qui  le  laissa  passer  de 
côté,  et  lui  trancha  la  tête.  Pendant  qu'il  considé- 
rait la  tête,  une  cavalière  vint  à  lui,  mit  l'épagneul 
dans  sa  cape  et  la  tête  du  cerf  entre  elle  et  l'arçon 
de  sa  selle.  Il  avait  au  cou  un  collier  d'or  rouge 
«  Ah  !  seigneur,  »  dit-elle,  «  tu  as  agi  d'une  façon 
discourtoise  en  détruisant  le  plusprécieux  joyau  de 
mes  domaines.  »  —  «  On  me  l'a  demandé,  »  ré- 
pondit-il ;  «  y  a-t-il  un  moyen  de  gagner  ton  ami- 
tié ?»  —  «  Oui,  va  sur  la  croupe  de  cette  monta- 
gne là-bas.  Tu  y  verras  un  buisson.  Au  pied  du 
buisson,  il  y  a  une  pierre  plate  (1).  Une  fois  là,  de- 

(1)  Wauchier  (Potvin,  IV,  p.  85)  : 

Là  Irouverez-vous  .1.  tombiel 
Ou  il  a  peint   ./.  chevalier. 
11  me  paraît  très  probable  que  Tarchétype  gallois  portait  au  lieu 
de  Uech  (pierre  plate),  cromlech  qui  signifie  dolmen,  tombeau  mé- 
galithique. 


118  LES    MABINOGION 

mande  par  trois  fois  quelqu'un  pour  se  battre  avec 
toi  ;  ainsi  tu  pourras  avoir  mon  amitié.  » 

Peredur  se  mit  en  marche  et,  arrivé  au  buisson, 
il  demanda  un   homme  pour   se  battre  avec  lui. 
Aussitôt  un  homme  noir  sortit  de  dessous  la  pierre, 
monté  sur  un  cheval  osseux,  couvert,  lui   et  son 
cheval,  d'une  forte  armure  rouillée.Ils  se  battirent. 
A  chaque  fois  que  Peredur  le  renversait,  il  sautait 
de  nouveau  en  selle.  Peredur  descendit  et  tira  son 
épée.  Au   même  moment   l'homme  noir  disparut 
avec    le   cheval   de  Peredur  et  le  sien,   sans    que 
Peredur  put    même  jeter  un  coup  d'œil  dessus. 
Peredur  marcha  tout  le  long  de  la  montagne  et, 
de  l'autre  côté,   dans  une  vallée  arrosée  par  une 
rivière,  il  aperçut  un  château.  Il   s'y  dirigea.  En 
entrant,  il  vit  une  salle  dont  la  porte  était  ouverte. 
Il  entra  et  aperçut  au  bout  de  la  salle  sur  un  siège 
un   homme  aux  cheveux  gris,  boiteux  ;  à  côté   de 
lui,  Gwalchmei,  et  son  propre  cheval  dans  la  même 
écurie  que   celui  de  Gwalchmei.  Ils  firent  joyeux 
accueil  à  Peredur  qui  alla  s'asseoir  de  l'autre  côté 
de  l'homme  aux  cheveux  gris. 

A  ce  moment,  un  jeune  homme  aux  cheveux 
blonds  tomba  à  genoux  devant  Peredur  et  lui  de- 
manda son  amitié.  «  Seigneur,  »  dit-il,  «  c'est  moi 
que  tu  as  vu  sous  les  traits  de  la  jeune  fille  noire, 
à  la  cour  d'Arthur,  puis,  lorsque  tu  jetas  la  table 
de  jeu,  lorsque  tu  tuas  l'homme  noir  d'Ysbidinon- 
gyl,  lorsque  tu  tuas  le  cerf,  quand  tu  fes  battu 
avec  l'homme  de  la  pierre  plate.  C'est  encore  moi 


PEREDUR    AB    EVRAWC  H*^ 

qui  me  suis  présenté  avec  la  tète  sanglante  sur  le 
plat,  avec  la  lance  de  la  pointe  de  laquelle  coulait 
un  ruisseau  de  sang  jusque  sur  mon  poing  (1),  tout 
le  long  de  la  hampe.  La  tcte  était  celle  de  ton 
cousin  germain.  Ce  sont  les  sorcières  de  Kaerloyw 
qui  l'ont  tué  ;  ce  sont  elles  aussi  qui  ont  estropié 
ton  oncle  ;  moi,  je  suis  ton  cousin.  11  est  prédit 
que  tu  les  vengeras.  » 

Peredur  et  Gwalclimei  décidèrent  d'envoyer  vers 
Arthur  et  sa  famille  pour  lui  demander  de  marcher 
contre  les  sorcières.  Ils  engagèrent  la  lutte  contre 
elles.  Une  des  sorcières  voulut  tuer  un  des  hom- 
mes d'Arthur  devant  Peredur  ;  celui-ci  l'en  em- 
pêcha. Une  seconde  fois,  la  sorcière  voulut  tuer 
un  homme  devant  Peredur;  celui-ci  l'en  empêcha. 
A  la  troisième  fois,  la  sorcière  tua  un  homme  de- 
vant Peredur.  Celui-ci  tira  son  épée  et  en  déchar- 
gea un  tel  coup  sur  le  sommet  de  son  heaume 
qu'il  fendit  le  heaume,  toute  l'armure  et  la  tête  en 
deux.  Elle  jeta  un  cri  et  commanda  aux  sorcières 
de  fuir  en  leur  disant  que  c'était  Peredur,  celui 
qui  avait  été  à  leur  école  pour  apprendre  la  cheva- 
lerie, et  qui,  d'après  le  sort,  devait  les  tuer.  Arthur 
et  ses  gens  se  mirent  alors  à  frapper  sur  les  sor- 


(1)  Cf.  Chrestien  (Potvin,  II,  p.  147). 

S'en  isl  une  goule  de  sanc 
Del  fer  de  la  lance  et  somet 
Et  jusqu'à  la  main  au  varlet 
Couloit  celé  goûte  vermeille. 


120  LES     MABINOGION 

cières.  Toutes  les  sorcières  de  Kaerloyw  furent 
tuées. 

Voilà  ce  qu'on  raconte  au  sujet  du  château  des 
Merveilles. 


Gereint   O   et    Enid  (-) 


Voici  comment  on  traite  de  l'histoire  de  Gereint, 
fils  d'Erbin. 

Arthur  prit  l'habitude  de  tenir  cour  à  Kaerllion 

(1)  Gereint,  fils  d'Erbin.  Il  y  a  eu  un  Gereint,  roi  des  Bretons, 
qui  a  eu  à  lutter  contre  le  roideWessex,  Ine,  vers  110{Chronique 
anglo-saxonne.  Patrie,  Mon.  hist,  hrit.,  p.  326).  Le  nôtre  paraît 
avoir  été  roi  de  Devon  et  de  Cornouailles,  d'après  la  célèbre  élégie 
qui  lui  est  consacrée  dans  le  Livre  Noir  (Skene,  II,  p.  38,  XXII), 
ce  qui  concorde  avec  un  passage  de  notre  récit.  Dans  les  Triades, 
il  devient  un  des  trois  chefs  de  flotte  de  Bretagne,  avec  March  ab 
Meirchyon  et  Gwenvvynnwyn  ah  ^iav (Triades  Mab.,  p.  303,  1,  11). 
Gereint  =  Gerontios  ;  cf.  irl.  gérait,  «  champion.  »  Gereint  a  été 
mis  au  rang  des  saints,  ainsi  que  ses  enfants.  Une  église  lui  était 
dédiée  à  Hereford  {loto  mss.,  p.  136).  Il  y  a  un  nom  de  lieu,  Bedd 
Gereint  ou  tombe  de  Gereint  snv  la  rivière  Dulas,  en  la  paroisse  de 
Penbryn,  en  Cardigan  (Joncs,  Cymru,  I,  p.  69.  1).  Le  Gereint,  roi  des 
Bretons,  adversaire  d'Ine,  est  le  roi  de  Dumnonia  auqucls'adresse 
la  lettre  de  l'évêquc  Adhelm,  évèque  de  Shirburn  en  706,  au 
sujet  de  la  PAque  et  des  erreurs  des  Bretons  (Beda,  Hist.  Eccl. 
V.  XVIII.). 

(2)  Enit.  «  Les  trois  dames  les  plus  remarquables  de  la  cour 
d'Arthur  sont  :  Dyvyr  Wallt  Kureid  (aux  cheveuxd'or)  ;  Enit,  fille 
du  comte  Yniwl,  et  Tegeu  Eurvron.  Elle  est  souvent  mentionnée 
par  les  poètes  (Daf.  ab  Gwil.,  p.  28).  Le  L.  Rouge  et  Pen.  4  ont 
Enit  ;  Pen.  6,  part.  IV,  Enyt. 


122  LES     MABINOGION 

sur  Wyse.  Il  l'y  tint  sept  fois  de  suite  à  Pâques, 
cinq  fois  de  suite  à  Noël.  Une  fois  même,  il  l'y 
tint  à  la  Pentecôte  (1)  :  c'était,  en  effet,  de  tous  ses 
domaines,  l'endroit  à  l'accès  le  plus  facile  par  mer 
et  par  terre.  Il  y  convoqua  neuf  rois  couronnés, 
ses  vassaux,  ainsi  que  les  comtes  et  les  barons  : 
c'étaient  ses  invités  à  toutes  les  fêtes  principales, 
à  moins  qu'ils  ne  fussent  arrêtés  par  de  graves 
empêchements.  Quand  il  tenait  cour  à  Kaerllion, 
on  réservait  treize  églises  pour  la  messe,  voici  de 
quelle  façon  :  une  d'elles  était  destinée  à  Arthur, 
à  ses  rois  et  à  ses  invités  ;  une  seconde  à  Gwenh- 
wyvar  etses  dames  ;  la  troisième  au  distein  (inten- 
dant) et  aux  solliciteurs  ;  la  quatrième  à  Odyar  le 
Franc  (2)  et  aux  autres  officiers  ;  les  neuf  autres 
étaient  pour  les  neuf />e/2/efi/M,  et,  tout  d'abord, 
pour  Gwalchmei,  à  qui  la  supériorité  de  gloire,  de 
vaillanceet  de  noblesse  avait  valu  d'être  leurchef. 
Et  dans  aucune  de  ces  églises  il  ne  tenait  plus 
d'hommes  que  nous  ne  venons  deledire.  Glewlwyt 
Gavaelvawr  était  chef  portier  ;  il  ne  s'occupait  de 
ce  service  qu'à  chacune  des  trois  fêtes  principales; 
mais  il  avait  sous  ses  ordres  sept  hommes  qui  se 
partageaient  le  service  de  l'année:  c'étaient  Grynn..., 
Penpighon,    LIaesgynym,  Gogyvwlch,    Gwrddnei 


(1)  Les  trois  principales  fêtes  de  l'année  étaient  Noël,  Pâques  et 
la  Pentecôte  {Ancient  laws,  I,  p.   6). 

(2)  Oyer  (prononcez  Odjer).  Le  terme  de  Normand  n'est  pas,  en 
général,  employé  par  les  Gallois.  Après  la  conquête,  c'est  le  terme 
de  Freine,  Français,  qui  est  d'usage. 


(iEREINT    ET    ENID  123 

Llygeit  Cath.(aux  yeux  de  chat),  qui  voyait  la  nuit 
aussi  bien  que  le  jour  ;  Drem,  fils  de  Dremhitit  ; 
Klust,  fils  de  Klustveinyt  (l).Ils  servaient  de  veil- 
leurs à  Arthur. 

Le  mardi  de  la  Pentecôte,  comme  l'empereur  était 
assis,  buvant  en  compagnie,  entra  un  grand  jeune 
homme  brun.  Il  portait  une  robe  et  un  surcot  de 
paile  damassé,  une  épée  à  poignée  d'or  suspendue 
au  cou,  et,  aux  pieds,  deux  souliers  bas  de  cor- 
dwal.  Il  se  présenta  devant  Arthur.  «  Bonne 
santé,  seigneur,  »  dit-il.  —  «  Dieu  te  donne  bien,  » 
dit  Arthur;  «  sois  le  bienvenu  en  son  nom.  Appor- 
tes-tu des  nouvelles  fraîches  ?»  —  «  Oui,  sei- 
gneur. »  —  «  Je  ne  te  connais  pas,  toi.  »  —  «  J'en 
suis  surpris  :  je  suis  ton  forestier  de  la  forêt  de 
Dena  (2)  ;  mon  nom  est  Madawc,  fils  de  Twrga- 
darn.  »  —  «  Dis  tes  nouvelles.  »  —  «  Voici,  sei- 
gneur :  j'ai  vu,  dans  la  forôt,  un  cerf  comme  je  n'en 
ai  jamais  vu.  »  —  «  Ou'a-t-il  donc  de  particulier, 
que  tu  n'aies  jamais  vu  son  pareil  ?  »  —  «  Il  est 
tout  blanc,  et  par  fierté,  par  orgueil  de  sa  royauté, 
il  ne  marche  en  compagnie  d'aucun  autre  animal.  Je 

(1)  Cf.  torn.  I,  p.  273,  282.  Le  l  final  dans  DremhilU  et  Klust- 
veinyt représente  une  spirante  dentale  sonore,  et  pronve  que  le 
scribe  copiait  un  manuscrit  plus  ancien. {Voie  Introduction,  tome  I, 
p.  20.)  Tome  1,  p.  283  :  Gwiaum  Llygat  cath. 

(2)  La  forêt  de  Dena,  ou,  comme  le  disent  les  écrivains  anglais, 
de  Dean.  Un  canlrev  de  Gwent  porlait  le  nom  de  Canlrev  coch  yn 
y  Ddena  et  s'étendait  depuis  Myn^vy  jusqu'à  Gloucester  (Myv. 
'arch.,  p.  736,  737).  La  précision  des  détails  et  des  noms  d'hommes 
et  de  lieu.x  contraste  avec  le  vague  du  roman  français. 


124  LES      MABINOGION 

viens  te  demander  ton  avis:  quel  est  ton  sentiment 
à  son  sujet?  »  —  «  Ce  que  j'ai  de  mieux  à  faire, 
c'est  d'aller  le  chasser  demain,  dans  la.  jeunesse  du 
jour,  et  en  faire  donner  avis  dans  tous  les  logis.  » 
On  prévint  Ryfuerys,  le  chef  chasseur  (1)  d'Ar- 
thur ;  Elivri,  le  chef  des  pages  (2)  ;  enfin  tout  le 
monde.  C'est  à  quoi  ils  s'arrêtèrent.  Arthur  fit  partir 
le  valet  avant  eux.  Gwenhwyvar  dit  à  Arthur  : 
«  Seigneur,  me  permettras-tu  demain  d'aller  voir 
et  entendre  chasser  le  cerf  dont  a  parlé  le  valet?  » 
—  «  Volontiers,  »  dit  Arthur.  —  «  J'irai  donc.  >• 
Gwalchmei  dit  alors  à  Arthur  :  «  Xe  trouverais-tu 
pas  juste,  seigneur,  de  permettre  à  celui  à  qui 
viendrait  le  cerf  pendant  la  chasse  de  lui  couper 
la  tête  et  de  la  donner  à  qui  il  voudrait,  à  sa  maî- 
tresse ou  à  celle  de  son  compagnon,  que  le  cerf 
tombe  sur  un  cavalier  ou  un  piéton  ?»  —  «  Je  le 
permets  volontiers,  »  répondit  Arthur,  «  et  que  le 
dislein  soit  blâmé  si  chacun  n'est  pas  prêt  demain 
pour  la  chasse.  »  Et  ils  passèrent  la  nuit  sans 
excès,  en  chants,  divertissements,  causeries,  abon- 


(1)  Le  penkynydd,  ou  chef  chasseur,  est  le  dixième  des  officiers 
du  roi.  Il  a  sa  terre  libre,  ua  cheval  nourri  aux  frais  du  roi,  ses 
vêtements  de  toile,  de  la  reine,  et  ceux  de  laine,  du  roi.  Il  a  le  tiers 
des  amendes  payées  par  les  chasseurs  et  Vamohyr  (droit  pour 
mariage)  de  leurs  filles,  etc.  (Ancient  laivs,  I,  p.  36,  37;. 

(2)  Lady  Guest  croit  qu'il  s'agit  du  gwas  yslavell.  ou  valet  de 
la  chambreroyale.il  est  plus  probable  que  c  est  le  pengwastraicd, 
ou  chef  des  écuyers,  le  sixième  personnage  de  la  cour  {Ancient 
laws,  I,  p.  29,  30  ;  pour  le  gicas-ystavell,  v.  ibid.,  p.  31,  32). 


GEREINT    ET    EMD  125 

dammcnt  servis,  et  ils  allèrent  se  coucher  quand 
ils  jugèrent  le  moment  venu. 

Le  lendemain,  lorsque  vint  le  jour,  ils  se  réveillè- 
rent. Arthur  appela  les  quatre  pages  qui  gardaient 
son  lit  :  Kadyrieilhjfilsde  Porlhawr  Gandwy  (por- 
tier de  Gandwy)  ;  Amhrcn,  fils  de  Bedwyr  ;  Amhar, 
fils  d'Arthur  ;  Goreu,  fils  de  Kustennin  (2).  Ils  vin- 
rent, le  saluèrent  et  le  vêtirent.  Arthur  s'étonna 
que  Gwenhwyvar  ne  fût  pas  réveillée  et  qu'elle  ne 
se  fût  pas  retournée  dans  son  Ut.  Les  hommes 
voulurent  la  réveiller  ;  mais  Arthur  leur  dit  :  «  Ne 
la  réveillez  pas,  puisqu'elle  aime  mieux  dormir 
qu'aller  voir  la  chasse.  »  Arthur  se  mit  en  route  ; 
il  entendit  bientôt  deux  cors  sonner,  l'un  auprès 
du  logis  du  chef  chasseur,  l'autre  auprès  du  chef 
des  écuyers.  Toutes  les  troupes  vinrent  se  rassem- 
bler autour  d'Arthur,  et  ils  se  dirigèrent  vers  la 
forêt. 

Arthur  était  sorti  de  la  cour,  lorsque  Gwenhwy- 
var s'éveilla,  appela  ses  pucelles  et  s'habilla. 
«  Jeunes  filles,  »  dit-elle,  «  j'ai  eu  hier  la  permis- 
sion d'aller  voir  la  chasse.  Qu'une  d'entre  vous 
aille  à  Tétable  et  amène  ce  qu'il  peut  y  avoir  de 
chevaux  convenables  à  monter  pour  une  femme.  » 
Une  d'elles  y  alla  ;  mais  on  ne  trouva  à  l'écurie 
que  deux  chevaux.  Gwenhwyvar  et  une  des  pucel- 
les les  montèrent,  traversèrent  la  Wysc  et  suivi- 

(2)  Cf.  tome  I,  p.  321,  3i3.  Amhar, fils  d'Arthur:  .Im/iar,  signifie 
sans  pareil.  A  remarquer  à  côté  de  Gorea  (le  meilleur). 


120  LES     MABINOGION 

rent  les  traces  de  la  file  des  hommes  et  des  che- 
vaux. Comme  elles  chevauchaient  ainsi,  elles  en- 
tendirent un  grand  bruit  impétueux.  Elles  regar- 
dèrent derrière  elles  et  aperçurent  un  cavalier  sur 
un  jeune  cheval  habitué  à  la  chasse,  de  stature 
énorme  :  c'était  un  jeune  valet  brun,  aux  jambes 
nues,  à  l'air  princier  ;  il  portait  à  la  hanche  une 
épée  à  poignée  d'or  ;  il  portait  une  robe  et  un  sur- 
cot  de  paile,  et  ses  pieds  étaient  chaussés  de  deux 
souliers  bas  en  cordwal.  Par-dessus,  il  avait  un 
manteau  de  pourpre  bleue,  orné  d'une  pomme  d'or 
à  chaque  angle  (l).Le  cheval  marchait  la  tète  levée 
et  fière,  d'une  allure  rapide  et  aisée,  brève  et  caden- 
cée. Le  cavalier  atteignit  Gwenhwyvar  et  la  salua. 
«  Que  Dieu  te  favorise,  Gereint,  »  dit-elle;  «  je  t'ai 
reconnu  dès  que  je  t'ai  aperçu  tout  à  l'heure  ;  sois 
le  bienvenu  au  nom  de  Dieu.  Pourquoi  n'es-tu  pas 
allé  chasser  avec  ton  seigneur?  »  —  «  Parce  qu'il 
est  parti  sans  que  je  le  susse.  »  —  «  Moi  aussi  j'ai 
été  étonnée  qu'il  y  soit  allé  sans  m'avertir.»—  «  Je 
dormais,  princesse,  de  sorte  que  je  ne  me  suis  pas 
aperçu  de  son  départ.  »  —  «  Parmi  tous  les  com- 
pagnons que  j'ai  dans  ce  royaume,  tu  es  bien  le 
jeune  homme  dont  je  préfère  la  compagnie.  La 
chasse  pourrait  bien  être  aussi  amusante  pour  nous 
que  pour  eux-mêmes  :   nous  entendrons  les  cors 

(1)  De  même,  Kulhuch  porte  un  manteau  de  pourpre  à  quatre 
angles,  ayant  à  chaque  extrémité  une  pomme  d'or  de  la  valeur  de 
cenl  vaches  chacune  (t,  I,  p.  230).  Erec,  chez  Perceval,  a  simple- 
ment un  mantel  hennin. 


GEREINT    ET    ENID  127 

sonner,  la  voix  des  chiens  quand  on  les  découplera 
et  qu'ils  commenceront  à  appeler.  »  Ils  arrivèrent 
à  la  lisière  de  la  forêt  et  s'y  arrêtèrent.  «  Nous  en- 
tendrons bien  d'ici,  »  dit-elle,  «  quand  on  lâchera 
les.chiens.  » 

A  ce  moment  un  bruit  se  fit  entendre  :  ils  tour- 
nèrent les  yeux  dans  cette  direction  et  aperçurent 
un  nain  monté  sur  un  cheval  haut  et  gros,   aux 
larges  naseaux,  dévorant  l'espace,  fort  et  vaillant; 
le  nain  tenait  à  la  main  un  fouet  ;  près  de  lui  était 
une  femme  sur  un  cheval  blanc  pale,  parfait,  au 
pas  uni  et  fier,  et  vêtue  d'un  habit  de  paile  d'or;  à 
côté  d'elle,  un  chevalier  monté  sur  un  cheval  de 
guerre  de   grande  taille,   à    la   fiente    abondante, 
couvert,  lui  et  son  cheval,  d'une  armure  lourde  et 
brillante.  Ils  étaient  bien  sûrs  de  n'avoir  jamais  vu 
cheval,  chevalier  et  armure  dont  les  proportions 
leur  parussent  plus  belles.  Ils  étaient  tous  les  trois 
près  l'un  de  l'autre.  «  Gereint,  »  dit  Gwenhwyvar, 
«  connais-tu  ce  grand  chevalier  là-bas  ?»  —  «  Non, 
je  ne  le  connais  pas,  »  répondit-il  ;  «  cette  grande 
armure  étrangère  ne  laisse  pas  apercevoir  sa  figure 
et   sa   physionomie.    »   —   «    Va,    pucelle,    »    dit 
Gwenhwyvar,  «  et  demande  au  nain  quel  est  ce 
chevalier.  »  La  pucelle  se  dirigea  vers  le  nain  ;  la 
voyant  venir,  celui-ci  l'attendit.  «  Quel  est  ce  che- 
valier? »luidemanda-t-elle. —  «Je  ne  le  dirai  pas,» 
répondit-il. —  «  Puisque  tu  es  trop  mal  appris  pour 
me  le  dire,  je  vais  le  lui  demander  à  lui-même.  » 
—  «  Tu  ne  le  lui  demanderas  point,  par  ma  foi.  » 


128  LES     MABIKOGION 

—  «  Pourquoi  ?»  —  «  Parce  que  tu  n'es  pas  d'un 
rang  à  parler  à  mon  maître.  »  La  pucelle  tourna 
bride  du  côté  du  chevalier.  Aussitôt,  le  nain  lui 
donna  du  fouet  qu'il  avait  à  la  main  à  travers  le 
visage  et  les  yeux,  au  point  que  le  sang  jaillit 
abondamment.  La  douleur  du  coup  arrêta  la  pu- 
celle, qui  retourna  auprès  de  Gwenhwyvar  en  se 
plaignant  de  son  mal.  «  C'est  bien  vilain,  »  dit 
Gereint,  «  ce  que  fa  fait  le  nain.  Je  vais  moi- 
même  savoir  quel  est  ce  chevalier.  »  —  «  Va,  » 
dit  Gwenhwyvar. 

Gereint  alla  trouver  le  nain.  «  Quel  est  ce  che- 
valier ?  »  lui  dit-il.  —  «  Je  ne  te  le  dirai  pas,  » 
répondit-il.  —  «  Je  le  demanderai  au  chevalier  lui- 
même.  »  —  «  Tu  ne  le  demanderas  point,  par  ma 
foi  ;  tu  n'es  pas  d'un  rang  à  t'entretenir  avec  mon 
maître.  »  —  «  Je  me  suis  entretenu  avec  quelqu'un 
qui  vaut  bien  ton  maître.  »  Et  il  tourna  bride  du 
côté  du  chevalier.  Le  nain  l'atteignit  et  le  frappa 
au  même  endroit  que  la  jeune  fille,  au  point  que 
le  sang  tacha  le  manteau  qui  couvrait  Gereint. 
Gereint  porta  la  main  sur  la  garde  de  son  épée  ; 
mais  il  se  ravisa  et  réfléchit  que  ce  n'était  pas 
une  vengeance  pour  lui  que  de  tuer  le  nain  (1),  et 


(1)  Un  chevalier  ne  pouvait,  sans  déshonneur,  porter  la  main 
sur  un  écuyer,  un  valet,  sauf  le  cas  de  légitime  défense  (Paulin 
Paris,  Les  Romans  de  là  Table  Ronde,  V,  p.  109).  La  conduite 
prudente  de  Gereint  me  paraît  contraire  au  caractère  cellique. 
Gomme  il  en  est  de  même  dans  l'Erec  de  Chrestien  de  Troyes,  les 
deux  romans  ici  reproduisent  sans  doute  un  archétype  français. 


GEREINT    ET    EMD  129 

que  le  chevalier  aurait  bon  inarclié  de  lui,  privé 
qu'il  était  de  son  armure.  Il  retourna  auprès  de 
Gwenliwyvar.  «  Tu  as  agi  en  homme  sage  et  pru- 
dent, »  dit-elle.  —  «  Princesse,  »  répondit-il,  «  je 
vais  aller  après  lui,  avec  ta  permission  ;  il  arrivera 
bien  à  la  fin  à  quelque  lieu  habité  où  je  trouverai 
des  armes,  en  prêt  ou  sur  gage,  de  façon  à  pou- 
voir m'essayer  avec  lui.  »  —  «  Va,  »  dit-elle,  «  et 
n'en  viens  pas  aux  mains  avec  lui  avant  d'avoir 
trouvé  de  bonnes  armes.  J'aurai  grande  inquiétude 
à  ton  sujet  avant  d'avoir  reçu  des  nouvelles  de  toi.  » 
—  «  Si  je  suis  vivant,  si  j'échappe,  demain  soir, 
vers  nones,  tu  auras  de  mes  nouvelles.  »  Il  se  mit 
aussitôt  en  marche. 

Le  chemin  que  suivirent  les  inconnus  passait 
^plus  bas  que  la  cour  de  Kaerllion.  Ils  traversèrent 
le  gué  sur  la  Wysc,  et  marchèrent  à  travers  une 
terre  unie^  belle,  fertile,  élevée,  jusqu'à  une  ville 
forte.  Ils  aperçurent,  vers  l'extrémité  de  la  ville,  des 
remparts  et  un  château  et  se  dirigèrent  de  ce  côté. 
Comme  le  chevalier  s'avançait  à  travers  la  ville, 
les  gens  de  chaque  maison  se  levaient  pour  le 
saluer  et  lui  souhaiter  la  bienvenue.  Gereint,  dès 
son  entrée  dans  la  ville,  se  mita  jeter  les  yeux  dans 
chaque  maison  pour  voir  s'il  ne  trouverait  pas 
quelque  connaissance  à  lui,  mais  il  ne  connaissait 
personne  et  il  n'y  avait  personne  à  le  connaître, 
personne  par  conséquent  dont  il  put  attendre  le 
service  de  lui  procurer  des  armes  en  prêt  ou  sur 
gage.  Toutes  les  maisons  étaient  pleines  d'hommes, 

II  9 


1,30  LES     MABINOGION 

d'armes,  de  chevaux,  de  gens  en  train  de  faire 
reluire  les  boucliers,  de  polir  les  épées,  de  net- 
toyer les  armures,  de  ferrer  les  chevaux.  Le  che- 
valier, la  femme  à  cheval  et  le  nain  se  rendirent 
au  château.  Tout  le  monde  leur  y  fit  bon  accueil: 
aux  créneaux,  aux  portes,  de  tous  côtés,  on  se  rom- 
pait le  cou  à  les  saluer  et  à  leur  faire  accueil. 
Gereint  s'arrêta  pour  voir  si  le  chevalier  s'y  attar- 
derait. Quand  il  fut  bien  sûr  qu'il  y  demeurait,  il 
jeta  les  yeux  autour  de  lui  et  aperçut,  à  quelque  dis- 
tance de  la  ville,  une  vieille  cour  (1)  tombant  en 
ruines  et  toute  percée  de  trous.  Comme  il  ne  con- 
naissait personne  en  ville,  il  se  dirigea  de  ce  côté. 
En  arrivant  devant,  il  n'aperçut  guère  qu'une 
chambre  d'où  partait  un  pont  de  marbre  ;  sur  le 
pont  était  assis  un  homme  aux  cheveux  blancs,  aux 
vêtements  vieillis  et  usés.  Gereint  le  regarda  fixe- 
ment longtemps.  «  Valet,  »  dit  le  vieillard,  «  à  quoi 
songes-tu  ?»  —  «  Je  suis  songeur,  »  répondit 
Gereint,  «  parce  que  je  ne  sais  où  aller  cette  nuit.» 
—  «  Veux-tu  venir  ici,  seigneur  ?  On  te  donnera 
ce  qu'on  trouvera  de  mieux.  »  Gereint  s'avança  et 
le  vieillard  le  précéda  à  la  salle.  Gereint  mit  pied 
à  terre  dans  la  salle, y  laissa  son  cheval  et  se  diri- 
gea vers  la  chambre  avec  le  vieillard.  Il  y  aperçut 
une  femme  d'un  certain  âge,  assise  sur  un  coussin, 
portant  de  vieux  habits  de  paile  usés  ;  si  elle  avait 
été  dans  sa  pleine  jeunesse,   Gereint  pensait  qu'il 

(i)  Cour,  dans  le  sens  de  demeure  seijjneuriale,  traduit  le  gal- 
lois llys  :  voir  tome  I,  p.  320,  note  3. 


GEREINT    ET    ENID  131 

eût  été  difficile  de  voir  femme  plus  belle  ;  à  côté 
d'elle  était  une  pucelle  portant  une  chemise  et  un 
manteau  déjà  vieux  et  commençant  à  s'user  :  jamais 
Gereint  n'avait  vu  jeune  fille  plus  pleine  de  perfec- 
tions du  côté  du  visage,  de  la  forme  et  de  la  beauté- 
L'homme  aux  cheveux  blancs  dit  à  la  pucelle  :  «  Il 
n'y  aura  d'autre  serviteur  que  toi  ce  soir  pour  le 
cheval  de  ce  jeune  homme.  »  —  «  Je  le  servirai,» 
répondit-elle,  «  demon  mieux,  lui  et  son  cheval.» 
Elle  désarma  le  jeune  homme,  pourvut  abondam- 
ment son  cheval  de  paille  et  de  blé,  puis  se  rendit 
à  la  salle  et  revint  à  la  chambre.  «  Va  maintenant 
à  la  ville,»  lui  dit  alors  le  vieillard,*  et  fais  appor- 
ter ici  le  meilleur  repas,  comme  nourriture  et  bois- 
son, que  lu  trouveras.  »  —  «  Volontiers,  seigneur.  » 
Et  elle  se  rendit  à  la  ville. 

Eux  causèrent  pendant  son  absence.  Elle  revint 
bientôt  accompagnée  d'un  serviteur  portant  sur  le 
dos  un  cruchon  plein  d'hydromel  acheté,  et  un 
quartier  de  jeune  bœuf  ;  elle  avait,  elle,  entre  les 
mains,  une  tranche  de  pain  blanc,  et  dans  son  man- 
teau, une  autre  de  pain  plus  délicat.  Elle  se  rendit  à 
la  chambre  et  dit:  «Je  n'ai  pu  apporter  de  meilleur 
repas,  et  je  n'aurais  pas  trouvé  crédit  pourmieux.  » 
—  «  C'est  bien  assez  bon,  »  répondit  Gereint.  Et 
ils  firent  bouillir  la  viande.  Leur  nourriture  prête, 
ils  se  mirent  à  table.  Gereint  s'assit  entre  l'homme 
aux  cheveux  blancs  et  sa  femme;  la  pucelle  les  ser- 
vit. Ils  mangèrent  et  burent. 

Le  repas  fini,  Gereint  se  mit  à  causer  avec  le 


132  LES    MABINOGION 

vieillard  et  lui  demanda  s'il  était  le  premier  à  avoir 
possédé  la  cour  qu'il  habitait.  «  Oui,  c'est  moi,  » 
répondit-il  ;  «  je  l'ai  bâtie  ;  la  ville  et  le  chateau 
que  tu  as  vus  m'ont  appartenu.  »  —  «  Oh  !  dit 
Gereint,  et  pourquoi  les  as-tu  perdus  ?»  —  «  J'ai 
perdu,  en  outre,  un  grand  comté,  et  voici  pourquoi: 
j'avais  un  neveu,  un  fils  à  mon  frère.  Je  réunis  ses 
Etats  aux  miens.  Lorsque  la  force  lui  vint,  il  les 
réclama.  Je  les  gardai  ;  il  me  fit  la  guerre  et  con- 
quit tout  ce  que  je  possédais.  »  —  «  Voudrais-tu 
m'expliquer  la  réception  qu'ont  eue  à  leur  entrée 
dans  la  ville  le  chevalier  de  tout  à  l'heure,  la  femme 
à  chevalet  le  nain,  et  me  dire  pourquoi  toute  cette 
activité  à  mettre  les  armes  en  état  ?»  —  «  Ce  sont 
des  préparatifs  pour  la  joute  de  demain  que  fait 
faire  le  jeune  comte.  On  va  planter  dans  le  pré  là- 
bas  deux  fourches,  sur  lesquelles  reposera  une 
verge  d'argent  ;  sur  la  verge  on  placera  un  éper- 
vier  qui  sera  le  prix  du  tournoi.  Tout  ce  que  tu 
as  vu  dans  la  ville  d'hommes  et  de  chevaux  et  d'ar- 
mures y  sera.  Chacun  amènera  avec  lui  la  femme 
qu'il  aime  le  plus;  autrement,  il  ne  sera  pas  admis 
à  la  joute.  Le  chevalier  que  tu  as  vu  a  gagné  l'éper- 
vier  deux  années  de  suite  ;  s'il  le  gagne  une  troi- 
sième fois,  on  le  lui  enverra  désormais  chaque 
année,  sans  qu'il  vienne  lui-même,  et  on  l'appel- 
lera le  Chevalier  à  l'Epervier.  »  —  «  Quel  avis  me 
donnerais-tu,  gentilhomme,  au  sujet  de  ce  cheva- 
lier, et  de  l'outrage  que  son  nain  nous  a  fait  à  moi 
et  à  la  pucelle  de  Gwenhwyvar, femme  d'Arthur?» 


GEREINT    ET    ENID  133 

Gcreint  raconta  alors  à  riiommc  aux  cheveux 
blancs  l'histoire  de  Toutrage.  «  Il  m'est  difficile,  » 
répondit-il,  «  de  te  donner  un  avis,  car  il  n'y  a  ici 
ni  femme  ni  pucelle  dont  tu  puisses  te  déclarer  le 
champion.  Tu  irais  te  battre  avec  lui  que  je  t'offri- 
rais les  armes  que  je  portais  autrefois,  ainsi  que 
mon  cheval,  si  tu  le  préfères  au  lien.  »  —  «  Dieu 
te  le  rende  ;  je  suis  habitué  à  lui  ;  je  me  conten- 
terai de  mon  cheval  et  de  tes  armes.  Me  permet- 
trais-tu de  me  déclarer  le  champion  de  cette  pucelle, 
la  fille,  dans  la  rencontre  de  demain?  Si  j'échappe 
du  tournoi,  la  pucelle  aura  ma  foi  et  mon  amour, 
tant  que  je  vivrai.  Si  je  n'en  reviens  pas,  elle  sera 
aussi  irréprochable  qu'auparavant.  »  —  «  Volon- 
tiers. Eh  bien,  puisque  c'est  à  cette  résolution  que 
tu  t'arrêtes,  il  faut  que  demain,  au  jour,  ton  che- 
val et  tes  armes  soient  prêts.  Le  chevalier  fera 
faire  en  effet  une  publication  :  il  invitera  la  femme 
qu'il  aime  le  plus  à  venir  prendre l'épervier:  «c'est 
à  toi,  dira-L-il,  qu'il  convient  le  mieux  ;  lu  l'as  eu 
Tannée  dernière,  deux  années  de  suite,  cl  s'il  se 
trouve  quelqu'un  à  te  le  disputer  de  force,  moi,  je 
te  le  maintiendrai.  »  Il  faut  donc  que  tu  sois  là, 
dès  le  jour  ;  nous  aussi,  nous  y  serons  avec  toi, 
tous  les  trois.  »  Ce  fut  à  quoi  on  s'arrêta,  et  aus- 
sitôt on  alla  se  coucher. 

Ils  se  levèrent  avant  le  jour,  et  se  vêtirent.  Quand 
le  jour  vint,  ils  étaient  tous  les  quatre  sur  le  talus 
du  champ  clos.  Là  se  trouvait  aussi  le  chevalier 
de  l'épervier  qui  fit  faire  la  proclamation  cl  invita 


134  LES    MABINOGION 

sa  maîLiesse  à  aller  prendre  l'épervier.»  — «N'y  va 
pas,  »  s'écria  Gereint:  «  il  y  a  ici  une  pucelle  plus 
belle,  plus  accomplie,  plus  noble  que  toi  et  qui  le 
mérite  mieux.  Si  tu  soutiens  que  l'épervier  lui 
revient,  avance  pour  te  battre  avec  moi.  »  Gereint 
s'en  alla  à  Textrémité  du  pré,  couvert,  lui  et  son 
cheval,  d'armes  lourdes,  rouillées,  sans  valeur.  Ils 
se  chargèrent  et  brisèrent  un  faisceau  de  lances, 
puis  un  second,  puis  un  troisième  et  cela  tour  à 
tour.  Ils  les  brisaient  à  mesure  qu'on  les  leur  appor- 
tait. Quand  le  comte  et  ses  gens  voyaient  le  che- 
valier de  l'épervier  l'emporter,  ce  n'étaient  de  leur 
côtéquecris,joie,  enthousiasme,  tandis  quel'homme 
aux  cheveux  blancs,  sa  femme  et  sa  fille  s'attris- 
taient. Le  vieillard  fournissait  Gereint  de  lances  à 
mesure  qu'il  les  brisait,  et  le  nain,  le  chevalier  de 
l'épervier.  Le  vieillard  s'approcha  de  Gereint. 
«  Tiens,  »  oit-il,  «  prends  cette  lance  que  j'avais 
en  main  le  jour  où  je  fus  sacré  chevalier,  dont  la 
hampe  ne  s'est  jamais  rompue  depuis,  et  dont  le  fer 
est  excellent,  puisque  aucune  lance  ne  te  réussit.  » 
Gereint  la  prit  en  le  remerciant.  Ausitôt  le  nain 
apporta  une  lance  à  son  maître  :  «  En  voici  une,  » 
dit-il,  «  qui  n'est  pas  plus  mauvaise.  Souviens-toi 
que  tu  n'as  laissé  debout  aussi  longtemps  aucun 
chevalier.  » —  «  Par  moi  et  Dieu,»  s'écria  Gereint, 
«  à  moins  que  mort  subite  ne  m'enlève,  il  ne  se 
trouvera  pas  mieux  de  ton  aide.»  Et,  partant  de 
loin,  il  lança  son  cheval  à  toute  bride,  chargea  son 
adversaire  en  l'avertissant,  et  lui  lança  un  coup  dur 


GERÈINT    ET    EMD  135 

et  cruel,  rude,  au  milieu  de  l'écu,  à  tel  point  que 
l'écu  et  l'armure,  dans  la  même  direction,  furent 
fendus,  que  les  sangles  se  rompirent  et  que  le  che- 
valier avec  sa  selle  fut  jeté  à  terre  par-dessus  la 
croupe  de  son  cheval. 

Gcreint  mit  pied  à  terre,  s'anima,  tira  son  épée 
et  l'attaqua  avec  colère  et  impétuosité.  Le  cheva- 
lier de  son  côté  se  leva,  dégaina  contre  Gereint,  et 
ils  se  battirent  à  pied,  à  l'épée,  au  point  que  l'ar- 
mure de  chacun  d'eux  en  était  rayée  et  bosselée, 
et  que  la  sueur  et  le  sang  les  aveuglaient.  (Juand 
Gereint  l'emportait,  le  vieillard,  sa  femme  et  sa 
fille  se  réjouissaient;  c'était  le  tour  du  comte  et 
de  son  parti,  quand  le  chevalier  avait  le  dessus. 
Le  vieillard  voyant  que  Gereint  venait  de  recevoir 
un  coup  terrible  et  douloureux,  s'approcha  vive- 
ment de  lui  en  disant  ;  «  Seigneur,  rappelle-toi 
l'outrage  que  tu  as  reçu  du  nain;  n'est-ce  pas  pour 
le  venger  que  tu  es  venu  ici  ?  rappelle-toi  l'outrage 
fait  à  Gwenhwyvar,  femme  d'Arthur.  » 

En  entendant  ces  paroles,  Gereint  revint  à  lui  ; 
il  appela  à  lai  toutes  ses  forces,  leva  son  épée  et, 
fondant  sur  le  chevalier,  il  lui  déchargea  un  tel 
coup  sur  le  sommet  de  la  tète,  que  toute  l'armure 
qui  la  couvrait  se  brisa,  que  la  peau  et  la  chair  fu- 
rent entamées,  que  l'os  du  crâne  fut  atteint  et  que  le 
chevalier  fléchit  sur  ses  genoux  et,  jetant  son  épée, 
demanda  merci  à  Gereint.  «  Trop  tard,  »  s'écria- 
l-il,  «  mon  fdcheux  orgueil  et  ma  fierté  m'ont  per- 
mis de  te  demander  merci  ;  si  je  ne  trouve  un  peu 


130  LES    ilABINOGlON 

de  temps  pour  me  remettre  avec  Dieu  au  sujet  de 
mes  péchés,  et  m'entretenir  avec  des  prêtres,  ta 
grâce  me  sera  inutile.  »  —  «  Je  t'accorde  grâce,  » 
répondit  Gereint,  «  à  condition  que  tu  ailles  trou- 
ver Gwenhwyvar,  femme  d'Arthur,  pour  lui  donner 
satisfaction  au  sujet  de  l'outrage  fait  à  sa  pucelle 
par  ton  nain,  car  pour  celui  que  j'ai  reçu  de  toi  et 
de  ton  nain,  le  mal  que  je  t'ai  fait  me  suffit  ;  tu  ne 
descendras  pas  de  cheval  avant  de  t'ètre  présenté 
devant  Gwenhwyvar  pour  lui  offrir  telle  satisfac- 
tion qu'on  décidera  à  la  cour  d'Arthur.  »  —  «  Je 
le  ferai  volontiers  ;  maintenant,  qui  es-tu  ?»  —  «  Je 
suis  Gereint,  fils  d'Erbin  ;  et  toi?  »  —  «  Je  suis 
Edern,  fils  de  Nudd  (1).  »  On  le  mit  sur  son  cheval 
et  ils  partirent  pour  la  cour  d'Arthur,  lui,  la  femme 
qu'il  aimait  le  plus  et  son  nain,  menant  grand  deuil 
tous  les  trois.  Le  récit  de  son  aventure  à  lui  s'ar- 
rête là. 

Le  jeune  comte  et  sa  troupe  se  rendirent  alors 
auprès  de  Gereint,  le  saluèrent  et  l'invitèrent  à  venir 
avec  eux  au  château.  «  Je  n'accepte  pas,  »  dit  Ge- 
reint ;  «  oil  j'ai  été  hier  soir,  j'irai  ce  soir,  »  — 
«  Puisque  tu  ne  veux  pas  d'invitation,  tu  voudras 
bien  que  je  ne  te  laisse  manquer  de  rien,  autant 
qu'il  est  en  mon  pouvoir,  à  l'endroit  où  tu  as  été 
hier  soir.  Je  te  ferai  avoir  un  bain,  et  tu  pourras 
te  reposer  de  ta  fatigue  et  de  ta  lassitude.  »  — 
«  Dieu  te  le  rende  ;  je  m'en  vais  à  mon  logis.  » 

(1)  V.  tome  I,  p.  262. 


GEREINT    I;T    ENID  137 

Gereint  s'en  alla  avec  le  comte  Ynywl,  sa  femme  et 
sa  fille.  En  arrivant  à  la  chambre,  ils  y  trouvèrent 
les  valets  de  chambre  du  jeune  comte  occupés  au 
service,  en  train  de  mettre  en  état  tous  les  appar- 
tements, de  les  fournir  de  paille  et  de  feu.  En  peu 
de  temps,  le  bain  fut  prêt  ;  Gereint  s'y  rendit,  et  on 
lui  lava  la  tête.  Bientôt  arriva  le  comte  avec  des 
chevaliers  ordonnés,  lui  quarantième,  entouré  de 
ses  vassaux  et  des  invités  du  tournois.  Gereint  re- 
vint du  bain,  et  le  jeune  comte  le  pria  de  se  rendre 
à  la  salle  pour  manger.  «  Où  sont  donc,  »  dit  Ge- 
reint, «  le  comte  Ynywl,  sa  femme  et  sa  fille  ?  » 
—  «  Ils  sont  à  la  chambre  là-bas,  »  dit  un  valet 
de  la  chambre  du  comte,  «  en  train  de  revêtir  les 
vêtements  que  le  comte  leur  a  fait  apporter.  »  — 
«  Que  la  pucelle  ne  mette  que  sa  chemise  et  son 
manteau  jusqu'à  son  arrivée  à  la  cour  d'Arthur,  où 
Gwenhwyvar  la  revêtira  de  l'habit  qu'elle  vou- 
dra. »  La  pucelle  ne  s'habilla  pas. 

Tout  le  monde  se  rendit  à  la  salle.  Après  s'être 
lavés,  il  se  mirent  à  table.  A  un  des  côtés  de  Gereint 
s'assit  le  jeune  comte,  puis  le  comte  Ynywl  ;  de 
l'autre,  prirent  place  la  pucelle  et  sa  mère  ;  ensuite 
chacun  s'assit  suivant  son  rang  (1).  Ils  mangèrent, 
eurent  riche  service,  quantité  de  mets  différents, 
et  se  mirent  à  causer.  Le  jeune  comte  invita  Gereint 
pour  le  lendemain.  «  Par  moi  et  Dieu,  »  dit  Gereint, 


(1)  Les  lois  galloises  déterminent  avec  le  plus  grand  soin  les  pla- 
ccsassignées  à  la  table  du  roi  à  chaque  officier  (Ancien^  Liios,  1,10). 


13S 


LES    MABINOGION 


«  je  n'accepte  pas  ;   demain  je  me  rendrai,   avec 
cette  pucelle,  à  la   cour  d'Arthur.  J'aurai  assez  à 
faire  tant  que  le  comte  Ynywl  sera  dans  la  pauvreté 
et   la   misère  ;  j'irai    tout   d'abord   lui    chercher 
d'autres  moyens  de  subsistance.  »  —  «  Seigneur,  » 
dit  le  jeune  comte,  «  ce  n'est  pas  ma  faute  à  moi 
si  le  comte  Ynywl  est  sans  domaines.  »  —  «  Par 
ma  foi,  il  ne  restera  pas  sans  ses  domaines,  à  moins 
que  mortsubite  ne  m'enlève.  »  —  «  Seigneur,  pour 
ce  qui  est  du  différend  entre  moi  et  Ynywl,  je  suis 
prêt  à  me  conformer  à  ta  décision,  car  tu  es  désin- 
téressé dans  le  redressement  de  nos   griefs.  »  — 
«  Je  ne  réclame  pour  lui  que  son  droit  et  une  com- 
pensation pour  ses  pertes  depuis  Tenlèvement  de 
ses  domaines  jusqu'à  ce  jour.  »  —  «   Je   le  ferai 
volontiers  pour   l'amour  de  toi.  »  —  «  Eh  bien  ! 
que  tous  ceux  de  l'assistance  qui  doivent  être  vas- 
saux d'Ynywl  lui  fassent  hommage  sur-le-champ.» 
Tous  les  vassaux  le  firent.  On  s'en  tint  à  ces  con- 
ditions de  paix  :  on  rendit  à  Ynywl  son  château, 
sa  salle,  ses  domaines  et  tout  ce  qu'il  avait  perdu' 
même  l'objet  le  plus  insignifiant.  «  Seigneur,  »dit 
Ynywl  alors,  «  la  jeune  fille  dont  tu  t'es  déclaré  le 
champion  pendant  le  tournoi  est  prête  à  faire  ta 
volonté;  la  voici  en  ta  possession.  »  —  «  Je  ne  veux 
qu'une  chose,»  répondit-il  «  c'est  que  la  jeune  fille 
reste  comme  elle  est  jusqu'à  son  arrivée  à  la  cour 
d'Arthur.  Je  veux  la  tenir  de  la  main  d'Arthur  et 
de  Gwenhwyvar.  »  Le  lendemain, ils  partirent  pour 
la  cour  d'Arthur.  L'aventure  de  Gereint  s'arrête  ici. 


GEREINT    ET    ENID  D^O 

Voici  maintenant  comment  Arthur  chassa  le 
cerf.  Les  hommes  et  les  chiens  furent  divisés  en 
partis  de  chasse,  puis  on  lâcha  les  chiens  sur  le 
cerf.  Le  dernier  qui  fut  lâché  était  le  chien  favori 
d'Arthur,  Cavall.  Il  laissa  de  côté  tous  les  chiens 
et  fît  faire  un  premier  crochet  au  cerf  ;  au  second, 
le  cerf  arriva  sur  le  parti  d'Arthur.  Arthur  se  ren- 
contra avec  lui  et  lui  trancha  la  tête  avant  que 
personne  n'eùtpu  leblesser.  On  sonna  le  cor,  annon- 
çant la  mort  du  cerf,  et  tous  se  réunirent  en  cet 
endroit.  Kadyrieith  vint  à  Arthur  et  lui  dit  :  «  Sei- 
gneur, Gwenhwyvar  est  là-bas,  n'ayant  pour  toute 
compagnie  qu'une  servante.  »  —  «  Dis  à  Gildas,  » 
répondit  Arthur,  «  et  à  tous  les  clercs,  de  retour- 
ner, avec  Gwenhwyvar, à  la  cour.  »  Ce  qu'ils  firent. 
Tousse  mirent  alorsen  marche,  discutant  au  sujet 
de  la  tête  du  cerf,  pour  savoir  à  qui  on  la  donne- 
rait :  l'un  voulait  en  faire  présent  à  sa  bien-aimée, 
un  autre  à  la  sienne;  la  discussion  tourna  à  l'aigre 
entre  les  gens  de  la  maison  d'Arthur  et  les  cheva- 
liers jusqu'à  leur  arrivée  à  la  cour.  Arthur  et  Gwenh- 
wyvar l'apprirent.  Gwenhwyvar  lui  dit  :  «  Voici 
mon  avis  au  sujet  de  la  tête  du  cerf  :  qu'on  ne  la 
donne  à  personne  avant  que  Gereint,  fils  d'Erbin 
ne  soit  revenu  de  son  expédition.  »  Et  elle  exposa 
à  Arthur  le  motif  de  son  voyage.  «  Volontiers,  » 
dit  alors  Arthur  ;  «  qu'on  fasse  ainsi.  »  On  s'arrêta 
à  cette  résolution. 

Le  lendemain,  Gwenhwyvar  fit  mettre  des  guet- 
teurs sur  les  remparts.  Après  midi,  ils  aperçurent 


140  LES     MABINOGION 

au  loin  un  petit  homme  tassé  et  courbé  sur  un  che- 
val; à  sa  suite,  à  ce  qu'il  leur  semblait,  une  femme 
ou  une  pucelle,  et,  après  elle,  un  chevalier  de  haute 
taille,  un  peu  courbé,  la  tête  basse,  l'air  triste,  l'ar- 
mure fracassée  et  en  très  mauvais  état.  Avant  qu'ils 
ne  fussent  arrivés  près  du  portail,  un  des  guetteurs 
se  rendit  auprès  de  Gwenhwyvar  et  lui  dit  quelle 
sorte  de  gens  ils  apercevaient  et  quel  était  leur 
aspect.  «  Je  ne  sais  qui  ils  sont,  »  ajouta-t-il.  — 
—  «  Je  le  sais,  moi,  »  dit  Gwenhwyvar;  «  voilà 
bien  le  chevalier  après  lequel  est  allé  Gereint,  et  il 
me  semble  bien  que  ce  n'est  pas  de  bon  gré  qu'il 
vient.  Gereint  l'aura  atteint  et  aura,  tout  au  moins, 
vengé  l'outrage  fait  à  la  pucelle.  »  A  ce  moment, 
le  portier  vint  la  trouver.  «  Princesse,  »  dit-il,  «  un 
chevalier  est  à  la  porte;  je  n'ai  jamais  vu  personne 
qui  fasse  plus  mal  à  voir.  Son  armure  est  fracas- 
sée, en  très  mauvais  état,  et  on  en  aperçoit  moins 
la  couleur  que  le  sang  qui  la  couvre.  »  —  «  Sais-tu 
qui  c'est?  »  —  «  Je  le  sais:  il  a  dit  être  Edern,  le 
fils  de  Nudd.  Pour  moi,  personnellement,  je  ne  le 
connais  pas.  »  Gwenhwyvar  alla  à  leur  rencontre 
jusqu'à  la  porte. 

Le  chevalier  entra  :  il  eût  fait  peine  à  voir  à 
Gwenhwyvar,  s'il  n'avait  gardé  avec  lui  son  nain  si 
discourtois.  Edyrn  salua  Gwenhwyvar.  «  Dieu  te 
donne  bien,  »  dit-elle.  —  «  Princesse,  »  dit-il,  «je 
te  salue  de  la  pajt  de  Gereint,  fils  d'Erbin,  le  meil- 
leur et  le  plus  vaillant  des  hommes.  »  —  «  T'es-tu 
rencontré  avec  lui?  »  —  «   Oui,  et  non  pour  mon 


GEREINT    ET    ENID  l'A 

bonheur  ;  mais  la  faute  n'en  est  pas  à  lui,  mais  bien 
à  moi.  Gereinl  te  salue  ;  il  m'a  forcé  à  venir  ici  non 
seulement  pour  te  saluer,  mais  pour  faire  ta  volonté 
au  sujet  du  coup  donné  par  le  nain  à  ta  pucelle. 
Pour  celui  qu'il  a  reçu  lui-même,  il  me  le  pardonne 
en   raison   du  mal   qu'il  m'a  fait:  il  pensait  que 
j'étais  en  danger  de  mort.  C'est  à  la  suite  d'un  choc 
vigoureux  et  vaillant,  courageux,  guerrier,  qu'il  m'a 
forcé  à  venir  ici  le  donner  satisfaction,  princesse.  » 
—  «  Et  où  s'est-il  rencontré  avec  toi?  »  —  «  A  un 
endroit  où  nous  étions  à  jouter  et  à  nous  disputer 
l'épervier,  dans  la  ville  qu'on  appelle  maintenant 
Kaerdyff  (Cardiff).  Il  n'avait  avec  lui  que  trois  per- 
sonnes  à   l'extérieur    assez    pauvre,    délabré:    un 
homme  aux  cheveux  blancs  d'un  certain  âge,  une 
femme  âgée,  une  jeune  fille  d'une  beauté  accom- 
plie, tous  portant  de  vieux  habits  usés  ;  c'est  en  se 
donnant  comme  amant  de  la  pucelle  que  Gereint  a 
pris  part  au  tournoi  pour  disputer  l'épervier.  Il  a 
déclaré  qu'elle  le  méritait  mieux  que  cette  pucelle- 
ci  qui  m'accompagnait.  Là-dessus  nous  nous  som- 
mes battus,  et  il  m'a  laissé,  princesse,  dans  l'état 
où  tu  me  vois.  »  —  «  Ouand  penses-tu  que  Gereint 
arrive  ici?  »  —  «  Je  pense  qu'il  arrivera  demain, 
princesse,  avec  la  jeune  fille.  » 

Arthur,  à  ce  moment,  vint  à  lui.  Le  chevalier  le 
salua.  Arthur  le  considéra  longtemps  et  fut  effrayé 
de  le  voir  dans  cet  état.  Comme  il  croyait  le  recoi>- 
naître,  il  lui  demanda  :  «  N'est-tu  pas  Edern,  fils 
de  Nudd  ?»  —  «  Oui,  c'est  moi,  mais  atteint  par 


142  LES    MABINOGION 

très  grande  souffrance  et  blessures  intolérables.  » 
Et  il  lui  raconta  toute  sa  mésaventure.  «  Eh  bien,  » 
dit  Arthur,  «  d'après  ce  que  je  viens  d'entendre, 
Gwenhwyvar  fera  bien  d'être  miséricordieuse  envers 
toi.  »  —  «  Je  lui  accorderai  merci  de  la  façon  que 
tu  voudras,  seigneur,  puisque  pour  toi  l'humiliation 
est  égale,  qu'un  outrage  m'atteigne,  moi,  aussi  bien 
que  toi-même.  »  —  «  Voici  ce  qu'il  y  a  de  plus 
juste:  le  faire  soigner  jusqu'à  ce  qu'on  sache  s'il 
vivra  ;  s'il  vit,  qu'il  donne  telle  satisfaction  qu'au- 
ront décidée  les  principaux  personnages  de  là  cour; 
prends  caution  à  ce  sujet.  S'il  meurt,  c'est  déjà  trop 
que  la  mort  d'un  homme  comme  Edern  pour  l'ou- 
trage fait  à  une  pucelle.  »  —  «  Cela  me  convient,  » 
dit  Gwenhwyvar. 

Arthur  se  porta  comme  répondant  pour  lui,  avec 
Kradawc,fils  de  Llyr  ;  Gwallawc,fils  de  Lleenawc  (1  )  ; 
Owein,  fils  de  Nudd;  Gwalchmei  et  bon  nombre 

(1)  Gwallawc  alj  Lleenawc  est  un  des  personnages  les  plus  con- 
sidérables de  la  légende  galloise.  Un  poème  du  Livre  Noir  lui  est 
consacré  (Skene,  II,  58,  xxxir)  ;  il  est  question  de  sa  mort  dans  le 
dialogue  entre  Gwynn  ab  Nudd  et  Gwyddno  (ibid.,  p.  55,  22).  Sa 
tombe  est  à  Karrawc  {ibid.,  p.  29,  9).  C'est  un  des  héros  favoris  de 
Taliesin  :  «  Il  n'a  pas  vu  un  homme»,  s'écric-t-il,  «  celui  qui  n'a  pas 
vu  Gwallawc  »  (Skene,  II,  p.  150,  16  ;  cf.  ibid.,  p.  149,  xi).  Le  théâ- 
tre de  ses  exploits  paraît  avoir  été  surtout  le  Nord  {ibid.,  p.  192,  30  ; 
V.  sa  généalogie.  Y  Cymmrodor,  IX,  I,  p.  173).  Llywarch  Hen  le 
mentionne  aussi  (Skene,  II,  p.  271,  7).  Dans  les  Triades,  c'est  un 
des  trois  aerveddawc,  un  de  ceux  qui  se  vengent  du  fond  de  leur 
tombe  {Triades  mab'.,  p.  30-4,  d).  C'est  aussi  un  des  trois /)05^-cad 
ou  piliers  de  combat,-  les  deux  autres  sont  Dunawd  ab  Pabo  et 
Cynvelyn  Drwsgl  {Myv.  arch.,  p.  407,  71).    Avec  Uryen  et  deux 


GEREINT    ET    ENID  143 

d'autres  outre  ceux-là.  Il  fit  appeler  Morgan  Tut  (1), 
le  chef  des  médecins.  «  Emmène  avec  toi  »,  dit-il, 
«  Edern  fils  de  Nudd  ;  fais-lui  préparer  une  cham- 
bre ;  fais-le  soigner  aussi  bien  que  moi  si  j'étais 
blessé,  et,  pour  ne  pas  troubler  son  repos,  ne  laisse 
entrer  dans  sa  chambre  personne  autre  que  toi  et 
ceux  de  les  disciples  qui  le  traiteront.  »  —  «  Je  le 
ferai  volontiers,  seigneur,  »  répondit  Morgan  Tut. 
Le  dislein  dit  alors  à  Arthur  :  «  Seigneur,  où  faut-il 
mener  la  jeune  fille  ?»  —  «  A  Gwenhwyvar  et  à 
ses  suivantes,  »  répondit-il.  Le  distein  la  leur  confia. 
Leur  histoire  à  eux  deux  s'arrête  ici. 

Le  lendemein,  Gereint  se  dirigea  vers  la  cour. 
Gwenhwyvar  avait  fait  mettre  des  guetteurs  sur  les 
remparts  pour  qu'il  n'arrivât  pas  à  l'improvisle.  Le 
guetteur  vint  la  trouver.  «  Princesse,  »  dil-il,  «  il 
me  semble  que  j'aperçois  Gereint  et  la  jeune  fille 
avec  lui  :  il  est  à  cheval  avec  un  habit  de  voyage  ; 
pour  elle,  elle  m'apparaît  toute  blanche;  elle  sem- 
ble porter  quelque  chose  comme  un  manteau  de 
toile.  »  —  «  Apprêtez-vous  toutes,  femmes,  »  dit 
Gwenhwyvar  ;  «  venez  au-devant  de  Gereint  pour 
lui  souhaiter  la  bienvenue  et  lui  faire  accueil.  » 
Gwenhwyvar  se  rendit  au-devant  de  Gei-eint  et  de 
la  pucelle.  En  arrivant  auprès  d'elle,  il  la  salua. 
«  Dieu  te  donne  bien,  »  dit-elle  ;  «  sois  le  bienvenu. 


autres  chefs,  il  lutte  contre  les  successeurs  d'Ida  (Voir  II,  p.  J,  la 
note  à  Owein  ab  Urycn). 
(1)  V.  plus  haut,  p.  34,  note. 


144  LES     MABINOGION 

Tu  as  fait  une  expédition  féconde  en  résultats,  favo- 
risée, au  succès  rapide,  glorieuse.  Dieu  te  récom- 
pense pour  m'avoir  procuré  satisfaction  avec  tant 
de  vaillance.  »  —  «  Princesse,  »  répondit-il,  «  mon 
plus  vif  désir  était  de  te  faire  donner  toute  la  satis- 
faction que  tu  pouvais  désirer.  Voici  la  pucelle  qui 
m'a  fourni  l'occasion  d'effacer  ton  outrage.  »  — 
«  Dieu  la  bénisse;  il  n'est  que  juste  que  je  lui  fasse 
bon  visage.  »  Us  entrèrent.  Gereint  mit  pied  à  terre, 
se  renditauprès  d'Arthur  et  le  salua.  «Dieu  te  donne 
bien,  »  dit  Arthur;  «  sois  le  bienvenu  en  son  nom. 
Quoique  Edern,  fils  de  Nudd,  ait  reçu  de  toi  souf- 
frances et  blessures,  ton  expédition  a  été  heureuse.  » 
—  «  La  faute  n'en  est  pas  à  moi,  »  répondit  Gereint, 
«  mais  à  l'arrogance  d'Edern  lui-même,  qui  ne  vou- 
lait pas  avoir  affaire  à  moi.  Je  ne  voulais  pas  le 
laisser  avant  de  savoir  qui  il  était  ou  que  l'un  de 
nous  deux  fût  venu  à  bout  de  l'autre.  »  —  «  Eh 
bien,  où  est  la  pucelle  dont  j'ai  entendu  dire  que  tu 
es  le  champion?»  —  «  Elle  est  avec  Gwenhwyvar, 
dans  sa  chambre.  » 

Arthur  alla  voir  la  pucelle  et  lui  montra  joyeux 
visage,  ainsi  que  tous  ses  compagnons  et  tous  les 
gens  de  la  cour.  Pour  chacun  d'eux,  c'était  assuré- 
ment la  plus  belle  pucelle  qu'il  eût  vue,  si  ses  res- 
sources avaient  été  en  rapport  avec  sa  beauté.  Ge- 
reint la  reçut  de  la  main  d'Arthur  et  il  fut  uni  avec 
Enid,  suivant  l'usage  du  temps.  On  donna  à  choi- 
sir à  la  jeune  fille  entre  tous  les  vêtements  de 
Gwenhwyvar.  Quiconque  l'eût  vue  ainsi  habillée  lui 


GEREINT    ET    ENID  145 

eût  trouvé  un  air  digne,  agréable,  accompli.  Ils  pas- 
sèrent cette  journée  et  cette  nuit  ayant  en  abon- 
dance poésie  et  musique,  présents,  boissons  variées, 
jeux  divers.  Lorsque  le  moment  leur  parut  venu, 
ils  allèrent  se  coucher.  Ce  l'ut  dans  la  chambre  où 
était  le  lit  d'Arthur  et  de  Gwenhwyvar  qu'on  dressa 
le  lit  de  Gereint  et  d'Enid  :  ce  fut  la  première  nuit 
qu'ils  couchèrent  ensemble. 

Le  lendemain,  Arthur  combla  les  solliciteurs,  au 
nom  de  Gereint,  de  riches  présents.  La  jeune  femme 
se  familiarisa  avec  la  cour  d'Arthur  et  s'attira  tant 
de  compagnons,  hommes  et  femmes,  qu'il  n'y  eut 
pas,  dans  toute  l'île  de  Bretagne,  une  fille  dont  on 
parlât  davantage. Gwenhwyvar  dit  alors:  «J'ai  eu 
une  bonne  idée,  au  sujet  de  la  tête  du  cerf,  en  deman- 
dant qu'on  ne  la  donnât  pas  avant  l'arrivée  de  Ge- 
reint. On  ne  saurait  mieux  la  placer  qu'en  la  don- 
nant à  Enid,  la  fille  d'Ynywl,  la  plus  illustre  des 
jeunes  femmes,  et  je  ne  crois  pas  que  personne  la 
lui  dispute,  car  il  n'y  a,  entre  elle  et  tous  ici,  d'au- 
tres rapports  que  ceux  de  l'amitié  et  du  compagnon- 
nage.»Tou\.  le  monde  applaudit,  Arthur  le  premier, 
et  on  donna  la  tête  à  Enid.  A  partir  de  ce  moment, 
sa  réputation  grandit  encore,  ainsi  que  le  nombre 
de  ses  compagnons.  Gereint  se  prit  de  goût  pour 
les  tournois,  les  rudes  rencontres,  et  il  en  sortait 
toujours  vainqueur.  Une  année,  deux  années,  trois 
années  il  s'y  livra,  à  tel  point  que  sa  gloire  vola 
par  tout  le  royaume. 

Arthur  tenait  cour  une  fois  à    la    Pentecôte  à 

II  10 


146  LES    MABINOGION 

Kaerllion.  Arrivèrent  auprès  de  lui  des  messagers 
sages  et  prudents,  très  savants,  à  la  conversation 
pénétrante.  Ils  le  saluèrent.  «  Dieu  vous  donne 
bien,  »  dit  Arthur;  «  soyez  en  son  nom  les  bien- 
venus. D'où  venez-vous?  »  —  «  De  Kernyw,  sei- 
gneur, »  répondirent-ils  ;  «  nous  venons,  comme 
ambassadeurs,  de  la  part  d'Erbin,  fils  de  Kusten- 
hin  (1),  ton  oncle,  c'est  toi  que  regarde  notre  ambas- 
sade. 11  te  salue  comme  un  oncle  salue  son  neveu 
et  un  vassal  son  seigneur.  11  te  fait  savoir  qu'il 
s'alourdit,  s'affaiblit,  qu'il  approche  de  la  vieillesse, 
et  que  les  propriétaires,  ses  voisins,  le  sachant, 
empiètent  sur  ses  limites  et  convoitent  ses  terres 
et  ses  Etats.  Erbin  te  prie  donc,  seigneur,  de 
laisser  aller  Gereint  pour  garder  ses  biens  et  con- 
naître ses  limites,  et  de  lui  représenter  qu'il  vaut 
mieux  pour  lui  passer  la  fleur  de  sa  jeunesse  et 
de  sa  force  à  maintenir  les  bornes  de  ses  terres 
que  dans  des  tournois  stériles,  malgré  la  gloire 
qu'il  peut  y  trouver.  »  —  «  Eh  bien,  »  dit  Arthur, 
«  allez  vous  désarmer,  mangez  et  reposez-vous  de 
vos  fatigues.  Avant  de  vous  en  retourner,  vous 
aurez  une  réponse.  »  Ils  allèrent  manger. 

Arthur  réfléchit  que  s'il  ne  pouvait  sans  peine 
laisser  aller  Gereint  loin  de  lui  et  de  sa  cour,  il  ne 
lui  était  guère  possible  non  plus  ni  convenable 
d'empêcher  son  cousin  de  garder  ses  domaines  et 


(1)  V.  plus  bas,  triade  10,  note  à  G-wrtheyrn.  Il  y  avait  un  manoir 
de  Trev-erhyn  en  Saint-Austell  (Cornwall);  le  nom  existe  encore. 


GERKINT    ET    ENID  147 

seslimilcs,  puisque  son  père  ne  le  pouvait  plus.  Le 
souci  et  les  regrets  de  Gwcnhwyvar  n'étaient  pas 
moindres  non  plus  que  ceux  de  ses  femmes,  dans 
la  crainte  qu'Enid  ne  les  quittât.  On  eut  tout  en 
abondance  ce  jour  et  cette  nuit-là.  Arthur  annonça 
à  Gereint  la  venue  des  ambassadeurs  de  Kernyw  et 
le  motif  de  l'ambassade.  «  Eh  bien,  »  dit  Gereint, 
«  quoi  qu'il  puisse  m'arriver  ensuite  de  profit  ou 
de  perte,  je  ferai,  seigneur,  ta  volonté  au  sujet  de 
cette  ambassade.  »  —  «  Voici,  à  mon  avis,  ce  que 
tu  as  à  faire,  »  dit  Arthur.  «  Quoique  ton  départ 
me  soit  pénible,  va  vivre  sur  tes  domaines  etgar- 
der  les  limites  de  tes  terres.  Prends  avec  toi,  pour 
Raccompagner,  la  suite  que  tu  voudras,  ceux  que 
tu  préfères  de  mes  fidèles  et  qui  t'aiment,  les  che- 
valiers, tes  compagnons  d'armes.  »  —  «  Dieu  te 
le  rende,  »  répondit  Gereint  ;  «  j'obéirai.  »  — 
«  Qu'est-ce  que  tout  ce  tracas  de  votre  part  ?  » 
dit  Gwenhwyvar.  «  Est-ce  au  sujet  des  gens  qui 
accompagneraient  Gereint  jusqu'à  son  pays?  »  — 
«  C'est  de  cela  qu'il  s'agit,  »  répondit  Arthur.  — 
«  Il  me  faut  donc  aussi  songer,  »  dit  Gwenhwyvar, 
«  à  faire  accompagner  et  pourvoir  de  tout  la  dame 
qui  est  en  ma  compagnie.  »  —  «  Tu  feras  bien,  » 
dit  Arthur.  Et  ils  allèrent  se  coucher.  Le  lende- 
main, on  congédia  les  messagers,  en  leur  disant 
que  Gereint  les  suivrait. 

Le  troisième  jour  après,  Gereint  se  mit  en  route. 
Voici  ceux  qui  raccompagnèrent  :  Gwalchmei, 
ills  de  Gwyar;  Riogonedd,  fils  du  roi  d'Iwerddon; 


148  LES    MABINOGIO.N 

Ondyaw,  fils  du  duc  de  Bourgogne;  Gwilym,  fils 
du  roi  de  France;  Howel,  fils  d^'Emyr  Llydaw; 
Elivri  Anaw  Kyrdd  ;  Gwynn,  fils  de  Tringat  ; 
Goreu,  fils  de  Kustennin;  Gweir  Gwrhytvawr  ; 
Garannaw,  fils  de  Golithmer  ;  Peredur,  fils  d'Evrawc  ; 
Gwynn  Llogell  Gwyr,  juge  de  la  cour  d'Arthur; 
Dyvyr,  fils  d'Alun  Dyvet;  Gwrei  Gwalstawt  lei- 
thoedd;  Bedwyr,  fils  de  Bedrawt;  Kadwri,  fils  de 
Gwryon  ;  Kei.  fils  de  Kynyr;  Odyar  le  Franc,  ysli- 
wnrl  (stewarî)  de  la  cour  d'Arthur.  «  Et  Edern, 
fils  de  Nudd,  »  dit  Gereint,  «  que  j'entends  dire 
être  en  état  de  chevaucher,  je  désire  aussi  qu'il 
vienne  avec  moi-  »  —  «  Il  n'est  vraiment  pas 
convenable,»  répondit  Arthur,  «que  tu  l'emmènes, 
quoiqu'il  soit  rétabli,  avant  que  paix  n'ait  été  faite 
entre  lui  et  Gwenhwyvar.  »  —  «  Mais  Gwenhwyvar 
pourrait  le  laisser  venir  avec  moi  sur  cautions.  » 
—  «  Si  elle  le  permet,  qu'elle  le  fasse  en  le  tenant 
quitte  de  cautions;  c'est  assez  de  peines  et  de 
souffrances  sur  cet  homme  pour  l'outrage  fait  par 
le  nain  à  la  pucelle.  »  —  «  Eh  bien,  dit  Gwenh- 
wyvar, «  puisque  vous  le  trouvez  juste,  toi  et 
Gereint,  je  le  ferai  volontiers.  »  Et  aussitôt  elle 
permit  à  Edern,  fils  de  Nudd,  d'aller  en  toute 
liberté.  Bien  d'autres,  outre  ceux-là,  allèrent  con- 
duire Gereint. 

Ils  partirent,  formant  la  plus  belle  troupe  qu'on 
eût  jamais  vue,  dans  la  direction  de  la  Havren  (1). 

(1)  La  Severn. 


GEREINT    ET    ENID  149 

Sur  I'aulrc  rive  étaient  les  nobles  d'Erbin,  fils  de 
Kustennin,  et  son  père  nourricier  à  leur  tête,  pour 
recevoir  amicalement  Gercint.  Il  y  avait  aussi 
beaucoup  de  femmes  de  la  cour  envoyées  par  sa 
mère  au-devant  d'Enid,  fille  d'Ynywl,  femme  de 
Gereint.  Tous  les  gens  de  la  cour,  tous  ceux  des 
Etats  furent  remplis  de  la  plus  grande  allégresse 
et  de  la  plus  grande  joie  à  l'arrivée  de  Gereint, 
tellement  ils  l'aimaient,  tellement  il  avait  recueilli 
de  gloire  depuis  son  départ,  et  aussi  parce  qu'il 
venait  prendre  possession  de  ses  domaines  et  faire 
respecter  leurs  limites.  Ils  arrivèrent  à  la  cour.  Il  y 
avait  là  à  leur  intention  abondance,  profusion 
somptueuse  de  toute  espèce  de  présents,  boissons 
diverses,  riche  service,  musique  et  jeux  variés. 
Pour  faire  honneur  à  Gereint,  on  avait  invité  tous 
les  gentilhommes  des  Etats  à  venir  voir  Gereint. 
Ils  passèrent  cette  journée  et  la  nuit  suivante  dans 
les  délassements  qui  convenaient.  Le  lendemain 
matin,  dans  la  jeunesse  du  jour,  Erbin  fit  venir 
Gereint  et  les  nobles  personnages  qui  Tavaient 
escorté,  et  lui  dit  :  «  Je  suis  un  homme  alourdi, 
Agé;  tant  que  j'ai  pu  maintenir  les  domaines  pour 
toi  et  pour  moi,  je  l'ai  fait.  Toi,  tu  es  un  jeune 
homme,  tu  es  dans  la  fleur  de  la  vigueur  et  de  la 
jeunesse:  à  toi  à  présent  de  maintenir  tes  Etats.» 
—  «  Assurément,  »  répondit  Gereint,  «  s'il  avait 
dépendu  de  moi,  tu  n'aurais  pas  remis  en  ce  moment 
entre  mes  mains  la  possession  de  tes  domaines,  et 
tu  ne  m'aurais  pas  emmené  de  la  cour  d'Arthur.  » 


150  LES    MABINOGION 

—  «  Je  les  remets  entre  tes  mains;  prends  aujourd'hui 
l'hommage  de  tes  vassaux.  »  Gwalchmei  dit  alors  : 
«  Ce  que  tu  as  de  mieux  à  faire,  c'est  de  satisfaire 
aujourd'hui  les  solliciteurs  et  de  recevoir  demain 
les  hommages.  » 

On  réunit  les  solliciteurs.  Kadyrieith  se  rendit 
auprès  d'eux  pour  examiner  leurs  vœux  et  deman- 
der à  chacun  ce  qu'il  désirait.  Les  gens  d'Arthur 
commencèrent  à  donner  ;  puis  aussitôt  vinrent  les 
gens  de  Kernyw,  qui  se  mirent  aussi  à  faire  des 
dons.  La  distribution  ne  dura  pas  longtemps,  telle- 
ment chacun  était  empressé  à  donner.  Personne 
de  ceux  qui  se  présentèrent  ne  s'en  retourna  sans 
avoir  été  satisfait.  Ils  passèrent  cette  journée  et  la 
nuit  suivante  dans  les  plaisirs  convenables.  Le 
lendemain,  dans  la  jeunesse  du  jour,  Erbin  pria 
Gereint  d'envoyer  des  messagers  à  ses  vassaux 
pour  leur  demander  si  cela  ne  les  contrariait  pas 
qu'il  vînt  recevoir  leur  hommage,  et  s'ils  avaient  à 
lui  opposer  sujet  de  colère,  ou  dommage,  quel 
qu'il  fût.  Gereint  envoya  des  messagers  à  ses  hom- 
mes de  Kernyw  pour  leur  faire  ces  demandes.  Ils 
répondirent  qu'ils  n'éprouvaient  d'autre  sentiment 
que  la  joie  et  l'honneur  le  plus  complets  à  la  nou- 
velle que  Gereint  venait  prendre  leur  hommage. 
Gereint  prit  aussitôt  l'hommage  de  tous  ceux  d'en- 
tre eux  qui  se  trouvaient  là.  La  troisième  nuit,  ils 
la  passèrent  encore  ensemble. 

Le  lendemain  les  gens  d'Arthur  manifestèrent 
le  désir  de  s'en  aller.  «  Il  est  trop  tôt  pour  partir,  » 


GEREINT    ET    ENID  151 

dit  Gereint.  «  Restez  ici  avec  moi  jusqu'à  ce  que 
j'aie  fini  de  prendre  l'hommage  de  ceux  de  mes  no- 
bles qui  réussiront  à  se  rendre  auprès  de  moi.  »  Ils 
restèrent  jusqu'à  ce  qu'il  eût  fini,  puis  ils  partirent 
pour  la  cour  d'Arthur.  Gereint  et  Enid  les  accom- 
pagnèrent jusqu'à  Dyganhwy  (1).  En  se  séparant, 
Ondyaw,  fils  du  duc  de  Bourgogne,  dit  à  Gereint: 
«  Va  tout  d'abord  eux  extrémités  de  tes  domaines 
et  examine  minutieusement  tes  limites.  Si  tes  em- 
barras devenaient  trop  lourds,  fais-le  savoir  à  tes 
compagnons.  »  —  «  Dieu  te  le  rende,  »  dit  Gereint  ; 
«  je  le  ferai.  » 

Gereint  se  rendit  aux  extrémités  de  ses  Etats, 
ayant  avec  lui,  comme  guides,  les  nobles  les  plus 
clairvoyants  de  ses  domaines,  et  prit  possession 
des  points  les  plus  éloignés  qu'on  lui  montra. 
Comme  il  en  avait  l'habitude  pendant  tout  son  sé- 
jour à  la  cour  d'Arthur,  il  rechercha  les  tournois, 
fit  connaissance  avec  les  hommes  les  plus  vaillants 
et  les  plus  forts,  si  bien  qu'il  devint  célèbre  dans 
cette  région  comme  il  l'avait  été  ailleurs,  et  qu'il 
enrichit  sa  cour,  ses  compagnons  et  ses  gentils- 
hommes des  meilleurs  chevaux,  des  meilleures  ar- 
mes et  des  joyaux  en  or  les  plus  magnifiques.  Une 
cessa  que  lorsque  sa  gloire  eut  volé  par  tout  le 
royaume.  Mais  lorsqu'il  en  eut  conscience,  il  com- 

(1)  Dyganhwy  est  sur  la  Conway,  dans  le  nord  du  pays  de  Galles. 
Il  est  donc  probable  que  le  scribe  ici  sest  trompé.  C'est  un  en- 
droit célèbre  (V.  Annales  Cambriae  aux  années  812,  822.  Cf.  Livre 
Noir,  23,  11).  Le  fragment  de  Hcngwrt  donne  Dyngannan. 


152  LES     MABINOGION 

mença  à  aimer  son  repos  et  ses  aises  :  il  n'y  avait 
plus  personne  à  lui  résister  un  moment.  Il  aima  sa 
femme,  le  séjour  continu  à  la  cour,  la  musique, 
les  divertissements,  et  resta  ainsi  assez  longtemps 
à  la  maison.  Bientôt  il  aima  la  retraite  dans  sa 
chambre  avec  sa  femme,  à  tel  point  qu'il  perdait 
le  cœur  de  ses  gentilshommes,  négligeant  même 
chasse  et  divertissements,  le  cœur  des  gens  de  sa 
cour,  et  qu'il  y  avait  secrètement  des  murmures 
et  des  moqueriesà  son  sujet,  pour  se  séparer  aussi 
complètement  de  leur  compagnie  par  amour  pour 
une  femme.  Ces  propos  finirent  par  arrivera  l'oreille 
d'Erbin.  Il  répéta  ce  qu'il  avait  entendu  à  Enid,  et 
lui  demanda  si  c'était  elle  qui  faisait  agir  ainsi  Ge- 
reint  et  qui  lui  mettait  en  tète  de  se  séparer  de  sa 
piaison  et  de  son  entourage.  —  «  Non,  par  ma  foi,  » 
répondit-elle,  «  je  le  déclare  devant  Dieu  ;  et  il 
n'y  a  rien  qui  me  soit  plus  odieux  que  cela.  »  Elle 
ne  savait  que  faire  ;  il  lui  était  difficile  de  révéler 
cela  à  Gereint  ;  elle  pouvait  encore  moins  négliger 
de  l'avertir  de  ce  qu'elle  avait  entendu.  Aussi  en 
conçut-elle  un  grand  chagrin. 

Un  matin  d'été,  ils  étaient  au  lit,  lui  sur  le  bord, 
Enid  éveillée,  dans  la  chambre  vitrée.  Le  soleil 
envoyait  ses  rayons  sur  le  lit.  Les  habits  avaient 
glissé  de  dessus  sa  poitrine  et  ses  bras  ;  il  dor- 
mait. Elle  se  mit  à  considérer  combien  son  aspect 
était  beau  et  merveilleux,  et  dit  :  «Malheur  à  moi, 
si  c'est  à  cause  de  moi  que  ces  bras  et  cette  poi- 
trine perdent  toute  la  gloire  et  la  réputation  qu'il» 


GEREINT    ET    ENID  153 

avaient  conquise.  »  En  parlant  ainsi,  elle  laissait 
échapper  d'abondantes  larmes,  au  point  qu'elles 
tombèrent  sur  la  poitrine  de  Gereint.  Ce  fut,  avec 
les  paroles  qu'elle  venait  de  dire,  une  des  choses 
qui  le  réveillèrent.  Une  autre  pensée  le  mit  en  émoi: 
c'est  que  ce  n'était  pas  par  sollicitude  pour  lui 
qu'elle  avait  ainsi  parlé,  mais  par  amour  pour  un  au- 
tre qu'elle  lui  préférait,  et  parce  qu'elle  désirait  se 
séparer  de  lui.  L'esprit  de  Gereint  en  fut  si  troublé, 
qu'il  appela  son  écuyer.  «  Fais  préparer  tout  de 
suite,  dit-il,  mon  cheval  et  mes  armes,  et  qu'ils 
soient  prêts.  Toi,  »  dit-il  à  Enid,  «  lève-toi,  ha- 
bille-toi, fais  préparer  ton  cheval  et  prends  l'habit 
le  plus  mauvais  que  tu  possèdes  pour  chevaucher. 
Honte  à  moi,  et  si  tu  reviens  ici  avant  d'avoir  ap- 
pris si  j'ai  perdu  mes  forces  aussi  complètement 
que  tu  le  dis,  et  si  tu  as  autant  de  loisirs  que  tu 
enavaispour  désirer  te  trouver  seule  avecThomme 
auquel  tu  songeais.  »  Elle  se  leva  aussitôt  et  re- 
vêtit un  habit  négligé.  «  Je  ne  sais  rien  detapen- 
sée,  seigneur,  »  dit-elle.  —  «  Tu  ne  le  sauras  pas 
maintenant,  »  répondit-il.  Et  il  se  rendit  auprès 
d'Erbin.  «  Seigneur,  »  dit-il,  <  je  pars  pour  une 
affaire,  et  je  ne  sais  pas  trop  quand  je  reviendrai  ; 
veille  donc  sur  tes  domaines  jusqu'à  mon  retour.» 
—  «  Je  le  ferai,  »  répondit-il  ;  «  mais  je  m'étonne 
que  tu  partes  si  subitement.  Et  qui  ira  avec  toi  ? 
car  tu  n'est  pas  un  homme  à  qui  il  convienne  de 
traverser  seul  la  terre  de  Lloegyr.  »  —  «  Il  ne  vien- 
dra avec   moi  qu'une  seule  personne.  »  —  «  Dieu 


154  LES    MABINOGION 

te  conseille,  mon  fils,  et  puissent  beaucoup  de  gens 
avoir  recours  à  toi  en  Lloegyr.»  Gereint  alla  cher- 
cher son  cheval,  qu'il  trouva  revêtu  de  son  armure 
lourde,  brillante,  étrangère.  Il  ordonna  à  Enid  de 
monter  à  cheval,  d'aller  devant  et  de  prendre  une 
forte  avance.  «  Quoi  que  tu  voies  ou  entendes,  » 
ajouta-t-il,  «  ne  reviens  pas  sur  tespas,  et,  à  moins 
que  je  ne  te  parle,  i  .  me  dis  pas  un  seul  mot.  »  Et 
ils  allèrent  devant  eux. 

Ce  ne  fut  point  la  route  la  plus  agréable  ni  la 
plus  fréquentée  qu'il  lui  fit  prendre,  mais  bien  la 
plus  déserte,  celle  où  il  était  le  plus  certain  de 
trouver  des  brigands,  des  vagabonds,  des  bêtes 
fauves  venimeuses.  Ils  arrivèrent  à  la  grand'route, 
la  suivirent  et  aperçurent  un  grand  bois  à  côté  d'eux. 
Us  y  entrèrent,  et,  en  sortant  du  bois,  ils  virent 
quatre  cavaliers.  Ceux-ci  les  regardèrent,  et  l'un 
d'eux  dit  :  «  Voici  une  bonne  aubaine  pour  nous: 
les  deux  chevaux,  la  femme  avec,  nous  aurons  le 
tout  sans  effort  pour  ce  qui  est  du  chevalier  là-bas, 
seul,  à  la  tête  penchée,  affaissée  et  triste.  »  Enid 
les  entendait,  et,  par  crainte  de  Gereint,  ne  savait 
que  faire  :  si  elle  devait  le  lui  dire  ou  se  taire.  «  La 
vengeance  de  Dieu  soit  sur  moi,  »  dit-elle  enfin, 
«  si  je  n'aime  mieux  la  mort  de  sa  main  que  de  la 
main  d'un  autre.  Dût-il  me  tuer,  je  l'avertirai  plu- 
tôt que  dele  voir  frappé  de  mort  à  l'improviste.  » 
Elle  attendit  Gereint,  et,  quand  il  fut  près  d'elle  : 
«  Seigneur  »  lui  dit-elle,  «  entends-tu  les  propos 
de  ces  hommes  là-bas  à  ton  sujet  ?»  11  leva  la  tête 


GKREINT    ET    ENID  155 

et  la  regarda  avec  colère:*  Tu  n'avais  autre  chose 
à  faire  qu'à  observer  l'ordre  qui  t'avait  été  donné, 
c'est-à-dire  te  taire. Ta  sollicitude  n'en  est  pas  une 
pour  moi  non  plus  que  ton  avertissement  (1);  quoi- 
que tu  desires  me  voir  tuer  et  mettre  en  pièces  par 
ces  gens-là, je  n'ai  pas  la  moindre  appréhension.  » 
A  ce  moment,  le  premier  d'entre  eux  mit  sa  lance 
en  arrêt  et  s'élança  sur  Gereint.Gereint  lui  tint  tête, 
et  non  en  homme  amolli.  Il  laissa  passer  le  choc 
de  côte,  et,  s'élançant  lui-même  sur  le  chevalier, 
le  frappa  à  la  boucle  de  son  écu  au  point  quel'écu 
se  fendit,  que  l'armure  se  brisa,  qu'une  bonne 
coudée  de  la  hampe  de  la  lance  lui  entra  dans  le 
corps  et  qu'il  fut  jeté  mort  à  terre  par-dessus  la 
croupe  de  son  cheval.  Le  second  chevalier  l'atta- 
qua avec  fureur  en  voyant  son  compagnon  tué  ; 
d'un  seul  choc,  Gereint  le  jeta  à  terre  et  le  tua 
comme  l'autre.  Le  troisième  le  chargea  et  Gereint 
le  tua  de  même.  De  même  aussi,  il  tua  le  qua- 
trième. 

Triste  et  peinée,  Enid  regardait.  Gereint  mit 
pied  à  terre,  enleva  aux  morts  leurs  armures,  les 
mit  sur  les  selles^,  attacha  les   chevaux  ensemble 


(1)  A  comparer  Glircsticn  de  Troves  (Erec  et  Enidc,  éd.  Foers- 
ter),  vers  3000 

El  ne  porqiianl  1res  bien  snvoie 
Que  vos  çfueires  ne  me  prisiez 
C'est  servises  mal  anploiiez 
Que  je  ne  vos  an  sai  nul  gré, 
Einz  sachiez  que  plus  vos  an  he. 


156  LES    MABINOGION 

par  le  frein  et  remonta  à  cheval.  «  ^^oici,  »  lui 
dit-il,  «  ce  que  tu  vas  faire  ;  tu  vas  prendre  les 
quatre  chevaux  et  les  pousser  devant  toi  ;  tu  iras 
devant,  comme  je  te  l'avais  commandé  lout  à 
l'heure,  et  tu  ne  me  diras  pas  un  mot  avant  que  je 
ne  t'adresse  la  parole.  Je  le  déclare  devant  Dieu, 
si  tu  ne  le  fais  pas,  ce  ne  sera  pas  impunément.  » 

—  «  Je  ferai  mon  possible,  seigneur,  »  dit-elle, 
«  pour  te  satisfaire.  » 

Ils  s'avancèrent  à  travers  le  bois,  et  de  là,  il 
passèrent  dans  une  vaste  plaine.  Au  milieu,  il  y 
avait  un  taillis  à  tête  épaisse,  embroussaillé  ;  et  ils 
virent  venir  vers  eux,  du  côté  de  ce  bois,  trois  che- 
valiers montés  sur  des  chevaux  bien  équipés,  et 
couverts,  eux  et  leurs  montures,  d'armures  de  haut 
en  bas.  Enid  les  observa  avec  attention.  Quand  ils 
furent  près, elle  les  entendit  dire  entre  eux: «  Voici 
une  bonne  aubaine  qui  ne  coûtera  pas  d'efforts  : 
nous  aurons  à  bon  marché  les  quatre  chevaux  et 
les  quatre  armures, pour  ce  qui  est  de  ce  chevalier 
triste  et  abattu  là-bas,  sans  compter  la  pucelle.  » 

—  «  Ils  disent  vrai,  »  se  dit-elle  ;  «  il  est  fatigué 
à  la  suite  de  sa  lutte  avec  les  hommes  de  tout  à 
l'heure.  La  vengeance  de  Dieu  soit  sur  moi  si  je 
ne  l'avertis  pas.  »  Elle  attendit  Gereint,  et  quand  il 
fut  près  d'elle  :  «  Seigneur,  »  dit-elle, «n'entends- 
tu  pas  la  conversation  de  ces  hommes  là-bas  à  ton 
sujet  ?»  — «  Ou'est-ce,  »  répondit-il  ?  —  «Ils  sont 
en  train  de  dire  qu'ils  auront  tout  ceci  comme  butin 
à  bon  marché.  »  —  «  Par  moi  et  Dieu,  ce  qui   est 


r, i:reint  et  emd  1')7 

plus  pénible  pour  moi  que  la  conversation  de  ces 
gens-là,  c'est  que  tu  ne  te  taises  point  vis-à-vis  de 
moi  et  que  tu  ne  te  conformes  pasàmon  ordre.»  — 
«  Seigneur,  je  ne  veux  pas  qu'on  te  prenne  à  l'im- 
proviste.  »  —  «  Tais-toi  désormais.  Ta  tendresse 
n'en  est  pas  une  pour  moi.  »  A  ce  moment,  un  des 
chevaliers,  baissant  sa  lance,  se  dirigea  vers  Ge- 
reint,  et  s'élança  sur  lui  avec  succès,  pensait-il. 
Gercint  reçut  le  choc  tranquillement,  d'un  coup  le 
fit  passer  à  côté,  et  se  jeta  en  plein  sur  le  chcva- 
valier.  Tel  fut  le  choc  de  l'homme  et  du  cheval, 
que  le  nombre  des  armes  ne  servit  de  rien  au  che- 
valier, que  la  pointe  de  la  lance  sortit  de  l'autre 
côté,  qu'il  eut  une  bonne  partie  de  la  hampe  dans 
le  corps,  et  que  Gereint  le  précipita  à  terre  de  toute 
la  longueur  de  son  bras  et  de  sa  lance  par-dessus 
la  croupe  de  son  cheval.  Les  deux  autres  cheva- 
liers chargèrent  tour  à  tour  et  n'eurent  pas  meil- 
leure chance, 

Lajeune  femme  s'était  arrêtée  et  regardait.  Elle 
était  anxieuse  dans  la  crainte  que  Gereint  ne  fût 
blessé  dans  sa  lutte  avec  ces  hommes,  et  aussi 
joyeuse  en  le  voyant  avoir  le  dessus.  Gereint  des- 
cendit, amarra  les  trois  armures  dans  les  trois 
selles,  et  attacha  les  trois  chevaux  ensemble  par 
le  frein,  de  sorte  qu'il  avait  avec  lui  sept  che- 
vaux. Puis  il  remonta,  et  commanda  à  la  jeune 
femme  de  les  pousser  devant.  «  11  vaut  autant  que 
je  me  taise,  »  ajouta-t-il,  «  car  tu  ne  te  conforme- 
ras pas  à  mon  ordre.  »  —  «  Je  le  ferai,  seigneur,» 


■158  LES    MABINOGION 

dit-elle,  «  dans  la  mesure  du  possible;  seulemeiiL 
je  ne  pourrai  te  cacher  les  propos  menaçants  et 
terribles  que  je  puis  entendre  à  ton  sujet  de  la  part 
d'étrangers,  comme  ceux-ci,  qui  rôdent  à  travers 
les  pays  déserts.  »  —  «  Par  moi  et  Dieu,  ta  ten- 
dresse n'en  est  pas  une  pour  moi.  Tais-toi  désor- 
mais. »  —  «  Je  le  ferai,  seigneur,  autant  que  pos- 
sible. »  La  jeune  femme  alla  en  avant,  les  chevaux 
devant  elle,  et  garda  son  avance. 

Du  taillis  dont  nous  avons  parlé  un  peu  plus 
haut,  ils  firent  route  à  travers  une  terre  décou- 
verte, d'une  agréable  élévation,  heureusement  unie, 
riche.  Au  loin,  ils  aperçurent  un  bois,  et,  s'ils  en 
voyaient  la  partie  la  plus  proche,  ils  n'en  distin- 
guaient ni  les  côtés  ni  l'extrémité.  Ils  s'y  rendirent, 
et,  en  sortant  (1),  ils  virent  cinq  chevaliers  ardents 
et  vaillants,  forts  et  solides,  sur  des  chevaux  de 
guerre  gros  et  robustes,  à  l'épaisse  ossature,  dévo- 
rant Tespace,  tous  parfaitement  armés,  hommes 
et  chevaux.  Lorsqu'ils  furent  tout  prêts,  Enid  les 
entendit  dire  entre  eux  :  «  Voici  pour  nous  une 
bonne  aubaine  :  nous  aurons  à  bon  marché,  sans 
nulle  peine,  tous  ces  chevaux  et  ces  armures,  ainsi 
que  la  pucelle,  pour  ce  qui  est  de  ce  chevalier  là- 
bas,  affaissé,  courbé,  triste.»  Enid  fut  très  inquiète 
en  entendant  les  propos  de  ces  hommes,  au  point 
qu'elle  ne  savait  au  monde  que  faire.  A  la  fin,  elle 


(1)  Le   texte  paraît  altéré  :  au  lieu  de  en  sortant,  d'après  ce  qui 
suit,  il  faudrait  :  en  entrant  {y'r  coet  au  lieu  de  o'r  coet.) 


GEREIiNT    ET    ENID  151) 

se  décida  à  avertir  Gereint.  Elle  tourna  bride  de 
son  côté.  «  wSeigncur,  »  lui  dit-elle,  «  si  tu  avais 
entendu  la  conversation  de  ces  liommes  là-bas 
comme  je  l'ai  entendue,  tu  ferais  plus  attention 
que  tu  ne  lefais.»  Geraintsouritd'un  air  contraint, 
irrité,  redoutable,  amer,  et  dit:  «  Je  t'entends  tou- 
jours enfreindre  toutes  mes  défenses  ;  il  se  pour- 
rait que  tu  eusses  bientôt  à  t'en  repentir.  »  Au 
même  moment  les  chevaliers  se  rencontrèrent  avec 
lui,  et  Gereint  les  renversa  victorieusement,  super- 
bement tous  les  cinq.  11  mit  les  cinq  armures  dans 
les  cinq  selles,  attacha  les  douze  chevaux  ensem- 
ble par  le  frein  et  les  confia  à  Enit.  «  Je  ne  sais 
pas,  »  dit-il,  «  à  quoi  il  me  sert  de  te  donner  des 
ordres.  Pour  cette  fois  que  mon  ordre  te  serve  d'a- 
vertissement. »  La  jeune  femme  s'avança  vers  le 
bois  et  garda  l'avance,  comme  Gereint  le  lui  avait 
commandé.  Il  eût  été  dur  pour  Gereint  de  voir  une 
jeune  femme  comme  elle  obligée,  à  cause  des  che- 
vaux, à  une  marche  aussi  pénible,  si  la  colère  le 
lui  eût  permis. 

Ils  cheminèrent  dans  le  bois  qui  était  profond; 
la  nuit  les  y  surprit.  «  Jeunefemme,»  dit-il,  «  il  ne 
nous  sert  pas  de  chercher  à  marcher.  »  —  «  Bien, 
seigneur,  »  répondit-elle  ;  «  nous  ferons  ce  que  tu 
voudras.  »  —  «  Ce  que  nous  avons  de  mieux  à 
faire,  c'est  de  nous  détourner  de  la  route  dans  le 
bois  pour  nous  reposer,  et  d'attendre  le  jour  pour 
voyager.  »  —  «  Volontiers.  »  C'est  ce  qu'ils  firent. 
Il  descendit  de  cheval  et  la  mit  à  terre.  «  Je  suis  si 


160  LES    MABINOGION 

fatigué,»  dit-il,  «  que  je  ne  puis  pour  rien  au  monde 
m'empêcher  de  dormir.   Veille,  toi,  les  chevaux, 
et  ne  dors  pas.  »    —  «  Je  le  ferai,  seigneur.  »  Il 
dormit  dans  son  armure  et  passa  ainsi  la  nuit.  Elle 
n'était  pas  longue  à  cette  époque  de  l'année.  Quand 
Enid  aperçut  les  lueurs  de  l'aurore,  elle  tourna  ses 
yeux  vers  lui  pour  voir  s'il  dormait.  A  ce  moment 
il  s'éveilla.  «  Je  voulais  déjà  te  réveiller,  il  y  a  pas 
mal  de  temps,  »  dit-elle.  Par  lassitude,  Gereint  ne 
dit  rien,  quoiqu'il  ne  l'eût  pas  autorisée  à  parler. 
Gereint  se  leva  et  dit  :  «  Prends  les  chevaux,   va 
devant,  et  garde  ton  avance  comme  tu  l'as  fait  hier.  » 
Le  jour  était  déjà  un  peu  avancé  quand  ils  quit- 
tèrent le  bois  et  arrivèrent  à  une  plaine  assez  nue. 
Il  y  avait  des  prairies  des  deux  côtés  et  des  fau- 
cheurs en  train  de  couper  le  foin,  et,  devant  eux, 
une  rivière.  11  y  fit  descendre  les  chevaux,  et,  lors- 
qu'ils  eurent   bu,   ils   gravirent   une  pente  assez 
élevée.  Là,  ils  rencontrèrent  un  tout  jeune  homme, 
assez  mince,  ayant  autour  du  cou   une   serviette 
avec  quelque  chose  dedans,  ils  ne  savaient  quoi, 
et,  à  la  main,  une  petite  cruche  bleue  et  un  bol 
dessus.   Le  valet  salua   Gereint.  «  Dieu  te  donne 
bien,  »  dit  Gereint  ;  «  d'où  viens-tu  ?»  —  «  De  la 
ville  qui  est  là-bas  devant-toi.  Trouverais-tu  mau- 
vais, seigneur,  que  je  demande  d'oîi  tu  viens  toi- 
même  ?»  —  «  Non,  »  dit  Gereint  ;  «  je  viens  de  tra- 
verser ce  bois  là-bas.  »  —  «  Ce  n'est  pas  aujour- 
d'hui que  tu  l'as  traversé.  »  —  «  Non,  dit-il  :  j'ai 
passé  la  nuit  dernière  dans  le  bois.  »  —  «  Je  sup- 


GEREINT    ET    ENID  161 

pose  bien  que  la  situation  n'aguèredù  être  bonne 
hier  soir  et  que  tu  n'as  eu  ni  à  manger  ni  à  boire.» 
—  «  Non,  certes,  par  moi  et  Dieu  !  —  «  Veux-tu 
suivre  mon  conseil  ?  Accepte  de  moi  ce  repas.»  — 
«  Quel  repas  ?  » —  «  Le  déjeuner  que  j'apportais 
à  ces  faucheurs  là-bas,  c'est-à-dire  du  pain,  de  la 
viande  et  du  vin  (1).  Si  tu  veux,  seigneur,  ils  n'en 
auront  rien.»  —  «  J'accepte,  »  dit  Gereint;  «  Dieu 
te  le  rende.  »  Gereint  descendit  de  cheval.  Le  va- 
let mit  Enid  à  terre.  Ils  se  lavèrent  et  prirent  leur 
repas.  Le  valet  coupa  le  pain  par  tranches,  leur 
donna  à  boire,  les  servit  complètement.  Lorsqu'ils 
eurent  fini,  il  se  leva  et  dit  à  Gereint  :  «  Seigneur, 
avec  ta  permission,  je  vais  aller  chercher  à  manger 
aux  faucheurs.  »  —  «  Va  à  la  ville,  »  répondit  Ge- 
reint, «  tout  d'abord  pour  me  retenir  un  logement 
dans  l'endroit  le  meilleur  que  tu  connaisses  et  où 
les  chevaux  soient  le  moins  à  l'étroit  ;  prends  le 
cheval  et  l'armure  que  tu  voudras  en  récompense 
de  ton  service  et  de  ton  présent.  »  —  «  Dieu  te  le 
rende  ;  cela  eût  suffi  à  payer  un  service  autrement 
important  que  le  mien.  » 

Le  valet  alla  à  la  ville,  retint  le  logement  le  meil- 
leur et  le  plus  confortable  qu'il  connût  pour  Ge- 
reint ;  puis  il  se  rendit,  avec  son  cheval  et  ses 
armes  à  la  cour,  auprès  du  comte,  et  lui  raconta 
toute  l'aventure.  «  Seigneur,  »  dit-il  ensuite,   «  je 

(1)  Le  vin  pour  des  faucheurs  ne  peut  guère  être  une  boisson  cel- 
tique. Glireslien  y  ajoute  fromage  gras  et  gâteaux  (de  huen  fro- 
mant),  {Erec  et  Enide,  v.  3132). 

I'  11 


102  LES    MABINOGION 

vais  retrouver  le  chevalier  pour  lui  indiquer  le  lo- 
gement. »  —  «  Va,  2>  dit  le  comte  ;  «  s'il  le  désirait, 
il  trouverait  ici  bon   accueil.  »   Le  valet  retourna 
auprès  de  Gereint  et  l'informa  qu'il  aurait  bon  ac- 
cueil de  la  part  du  comte  dans  sa  cour  même.  Ge- 
reint ne  voulut  que  son  logement.  Il  trouva,  en  y 
arrivant,  chambre  confortable,  avec  abondance  de 
paille   et  d'habits,  et  endroit  ample  et   commode 
pour  les  chevaux.  Le  valet  veilla  à  ce  qu'ils  fus- 
sent bien   servis.  Quand   ils  furent  désarmés,  Ge- 
reint dit  à  Enid  :  «  Va  de  Tautre  côté  de  la  cham- 
bre et  ne  passe  pas  de  ce  côté-ci.  Fais  venir,  si  tu 
veux,  la  femme  de  la  maison.  »  —  «  Je  ferai,  sei- 
gneui',  »  répondit-elle,    «  comme  tu   dis.  »  A  ce 
moment  l'hôtelier  vint  auprès  de  Gereint,  le  salua, 
lui  fit  accueil,  et  lui  demanda  s'il  avait  mangé  son 
souper.  Il  répondit  que  oui.  Le  valet  lui  dit  alors: 
«  Désires-tu  boisson  ou  autre  chose,  avant  que  je 
n'aille  voir  le  comte?  » —  «En  vérité,  je  veux  bien,» 
répondit-il.  Le  valet  alla  en  ville  et  revint  avec  de 
la  boisson.  Ils  se  mirent  à  boire  ;  mais,  presque 
aussitôt,  Gereint  dit  :  «  Je  ne  peux  m'empêcher  de 
dormir.  »  —  «  Bien,  »  dit  le  valet  ;  «  pendant  que 
tu  dormiras,   j'irai  voir  le  comte.  »  —  «   Va,   et 
reviens   ici   ensuite.    »   Gereint    s'endormit    ainsi 
qu'Enid. 

Le  valet  se  rendit  auprès  du  comte,  qui  lui  de- 
manda où  logeait  le  chevalier.  «  Il  ne  faut  pas  que 
je  tarde,  »  dit  le  valet,  «  à  aller  le  servir.  »  — 
«  Va,  »  dit  le  comte,  «  et  salue-le  de  ma  part.  Dis- 


GEREINT    ET    EMU  163 

lui  que  j  irai  le  voir  bientôt.  »  —  «  Je  le  ferai.  »  Il 
arriva  lorsqu'il  était  temps  pour  eux  de  s'éveiller, 
lisse  levèrent  et  allèrent  se  promener.  Lorsque  le 
moment  leur  parut  venu,  ils  mangèrent.  Le  valet 
les  servit.  Gereint  demanda  à  l'hôtelier  s'il  avait 
chez  lui  des  compagnons  qu'il  voulût  bien  inviter 
à  venir  près  de  lui.  —  «  J'en  ai,»  dit-il.  —  «  Amène- 
les  ici  pour  prendre  en  abondance,  à  mes  irais, 
tout  ce  qu'on  peut  trouver  de  mieux  à  acheter  dans 
la  ville.  »  LMiôtelier  amena  là  la  meilleure  société 
qu'il  eût  pour  festoyer  aux  frais  de  Gereint.  Sur 
ces  entrefaites,  le  comte  vint  avec  des  chevaliers 
ordonnés  (1),  lui  douzième,  faire  visite  à  Gereint. 
Celui-ci  se  leva  et  le  salua.  «  Dieu  te  donne  bien,  » 
dit  le  comte.  Ils  allèrent  s'asseoir  chacun  suivant 
son  rang.  Le  comte  s'entretint  avec  Gereint  et  lui 
demanda  quel  était  le  but  de  son  voyage.  —  «  Pas 
d'autre,»  répondit-il,  «  que  celui  de  chercher  aven- 
ture et  faire  ce  que  je  jugerai  à  propos.  »  Alors  le 
comte  considéra  Enid  avec  attention,  fixement.  Ja- 
mais, pensait-il,  il  n'avait  vu  une  jeune  fille  plus 
belle  ni  plus  gracieuse  qu'elle  ;  il  concentra  tout 
son  esprit  et  ses  pensées  sur  elle  (2).  «  Veux-tu  me 
permettre,  »  dit-il  à  Gereint,  «  d'aller  m'entretenir 
avec  cette  jeune  femme  là-bas,  que  je  vois  en  quel- 
que sorte  comme  séparée  de  toi  ?  »  —  «  Très  vo- 
lontiers, »  dit  Gereint.  11  se  rendit  près  d'Enid  et 

(1)  V.  notes  critiques.  C'est  là  un  trait  purement  français. 

(2)  Ghreslien  de  Troyes,  Erec,  v,  3288  : 

Tot  son  pansé  an  li  avoit 


164  LES    MABINOGION 

lui  dit  :  «  Jeune  fille,  il  n'y  a  guère  de  plaisir  pour 
toi,  dans  un  pareil  voyage,  en  compagnie  de  cet 
homme.  »  —  «  Il  ne  m'est  pas  désagréable,  »  ré- 
pondit-elle, «  de  suivre  la  route  qu'il  lui  plaît  de 
suivre.  »  —  «  Tu  n'auras  à  tes  ordres  ni  serviteurs 
ni  servantes.» — «J'arme  mieux  suivre  cethomme 
que  d'avoir  serviteurs  et  servantes.  »  —  «  Veux-tu 
un  bon  conseil  ?  Reste  avec  moi,  et  je  mettrai  mon 
comté  en  ta  possession.  »  —  «  Non,  par  moi  et 
Dieu,  cet  homme  est  le  premier  et  le  seul  à  qui 
j'aie  jamais  donné  ma  foi,  et  je  ne  lui  serai  pas  in- 
fidèle. »  —  «  Tu  as  tort.  Si  je  le  tue,  je  t'aurai  tant 
que  je  voudrai,  et  quand  je  serai  fatigué  de  toi,  je 
te  jetterai  dehors.  Si  tu  consens  pour  l'amour  de 
moi,  il  y  aura  entre  nous  accord  indissoluble,  éter- 
nel, tant  que  nous  vivrons.  »  Elle  réfléchit  auxpa- 
roles  du  comte,  et  trouva  plus  sage  de  lui  inspirer 
une  confiance  présomptueuse  au  sujet  de  sa  de- 
mande. «  Seigneur,  »  dit-elle,  «  ce  que  tuas  de  mieux 
à  faire  pour  ne  pas  m'attirer  trop  de  honte,  c'est 
de  venir  ici  demain  m'enlever,  comme  si  je  n'en  sa- 
vais rien.  »  —  «  Je  le  ferai,  »  répondit-il.  Sur  ce, 
il  se  leva,  prit  congé  et  sortit,  lui  et  ses  hommes. 
Pour  le  moment,  elle  ne  parla  pas  à  Gereint  de 
son  entretien  avec  le  comte,  de  peur  d'accroître  sa 
colère,  ses  soucis  et  son  agitation.  Ils  allèrent  se 
coucher  quand  il  fut  temps.  Elle  dormit  un  peu  au 
commencement  de  la  nuit.  A  minuit,  elle  s'éveilla, 
mit  les  armes  de  Gereint  en  état  toutes  ensemble, 
de  façon  à  ce  qu'il  n'eût  qu'à  les  vêtir,  et,  avec 


.^^Jl 


GEREINT    ET    ENID  165 

beaucoup  d'appréhension  et  de  crainte  pour  sa 
démarclic,  elle  alla  jusqu'au  bord  du  lit  de  Gereint 
et  lui  dit  à  voix  basse,  doucement  :  «  Seigneur, 
réveille-loi  et  habille-toi.  Ecoute  l'entretien  que 
j'ai  eu  avec  le  comte  et  ses  intentions  à  mon 
égard.  »  Elle  révéla  à  Gereint  toute  la  conversation. 
Quoiqu'il  lut  irrité  contre  elle,  il  tint  compte  de 
l'avertissement  et  s'habilla.  Elle  alluma  de  la  chan- 
delle pour  l'éclairer  pendant  qu'il  s'habillait. 
«  Laisse  là  la  chandelle,  »  dit-il,  «et  dis  au  maître 
de  la  maison  de  venir  ici.  »  Elle  obéit.  L'hôtelier 
se  rendit  auprès  de  Gereint.  «  Sais-tu  combien  je 
te  dois  ?  »  lui  dit-il.  —  «  Peu  de  chose,  je  crois, 
seigneur.  »  —  «  Quoi  qu'il  en  soit  de  ma  dette, 
prends  onze  chevaux  et  onze  armures.  »  —  «  Dieu 
tele  rende,  seigneur;  mais  je  n'ai  pas  dépensé  pour 
toi  la  valeur  d'une  seule  de  ces  armures.  »  — 
«  Qu'importe  !  Tu  n'en  seras  que  plus  riche.  Veux- 
tu  me  guider  hors  de  la  ville  ?»  —  «  Volontiers  ; 
et  de  quel  côté  comptes-tu  aller?»  —  «  Je  voudrais 
aller  du  côté  opposé  à  celui  par  lequel  nous  som- 
mes entrés  en  ville.  »  L'hôtelier  le  conduisit 
aussi  loin  qu'il  le  voulut.  Alors  Gereint  ordonna 
à  Enid  de  prendre  de  l'avance  comme  auparavant. 
Elle  le  fit  et  partit  devant  elle.  L'hôtelier  retourna 
chez  lui. 

Il  venait  à  peine  de  rentrer  qu'il  entendit  venir 
sur  sa  maison  le  plus  grand  bruit  qu'il  eût  jamais 
entendu.  Lorqu'il  regarda  dehors,  il  vit  quatre- 
vingts  chevaliers  complètement  armés  et  le  comte 


166  LES  MABINOGION 

Dwnn  (1)  à  leur  tête.  «  Où  est  le  chevalier  ?  » 
s'écria-t-il.  —  «  Par  ta  main,  seigneur,  »  dit  l'hô- 
telier, «  il  est  déjà  à  une  certaine  distance  d'ici  ; 
il  est  parti  depuis  pas  mal  de  temps.  »  —  «  Pour- 
quoi, vilain,  l'as-tu  laissé  aller  sans  m'avertir  ?  » 
—  «  Seigneur,  tu  ne  me  l'avais  pas  commandé;  si 
lu  l'avais  fait,  je  ne  l'aurais  pas  laissé  aller.  »  — 
«  De  quel  côté  crois-tu  qu'il  soit  allé  ?»  —  «  .Je  ne 
sais  ;  seulement,  c'est  la  grand'rue  qu'il  a  prise.  » 
Ils  tournèrent  bride  vers  cette  rue,  aperçurent  les 
traces  des  pieds  des  chevaux,  les  suivirent  et  arri- 
rivèrent  à  la  grand'route. 

Enid,  quand  elle  vit  le  jour  poindre,  regarda 
derrière  elle,  et  aperçut  comme  un  brouillard  et  un 
nuage  qui  approchait  de  plus  en  plus.  Elle  s'en 
inquiéta,  pensant  que  c'étaient  le  comte  et  sa  suite 
lancés  à  leur  poursuite.  A  ce  moment,  elle  vit  un 
chevalier  apparaître  hors  du  nuage.  «  Par  nia  foi,» 
dit-elle,  «  je  l'avertirai,  au  risque  d'être  tuée  par  lui. 
J'aime  mieux  mourir  de  sa  main  que  de  le  voir  tuer 
sans  l'avoir  prévenu.  Seigneur,  »  lui  dit-elle,  «  ne 
vois-tu  pas  cet  homme  se  diriger  vers  toi  suivi  de 
beaucoup  d'autres  ?»  —  «  Je  le  vois,  »  répondit- 
il.  «  On  a  beau  te  commander  le  silence,  tu  ne  te 
tairas  jamais.  Ton  avertissement  ne  compte  pas 
pour  moi  ;  ne  m'adresse  plus  la  parole.  »  Il  se 
retourna  contre  le  chevalier,  et,  du  premier  assaut, 
le  jeta  sous  les  pieds  de  son  cheval.  Il  continua  à 

1 1)  Dwnn  signifie  brun. 


GEREINT    ET    EMD  1G7 

les  culbuter  au  premier  choc,  tant  qu'il  resta  un 
seul  des  quatre-vingts  chevaliers.  Le  vaincu  était 
toujours  remplacé  par  un  plus  fort,  le  comte  res- 
tant apart.  Le  comte  vint  le  dernier.  Il  brisa  contre 
lui  une  première  lance,  puis  une  seconde.  Gereint 
se  tourna  contre  lui,  et,  s'élançant,  le  frappa  de  sa 
lance  au  beau  milieu  de  son  bouclier,  si  bien  que 
le  bouclier  se  brisa,  ainsi  que  toute  l'armure,  dans 
cette  direction,  et  qu'il  fut  jeté  lui-même  par-des- 
sus la  croupe  de  son  cheval  à  terre,  en  péril  de 
mort.  Gereint  s'approcha  de  lui;  le  bruitdes  sabots 
du  cheval  fit  revenir  le  comte  de  son  évanouisse- 
ment. «  Seigneur,  »  dit-il  à  Gereint,  «  ta  merci.  » 
Gereint  lui  accorda  merci.  Par  suite  de  la  dureté 
du  sol  sur  lequel  ils  avaientété  précipités  et  de  la 
violence  des  assauts  qu'ils  avaient  eus  à  subir,  pas 
un  d'eux  ne  s'en  alla  sans  avoir  reçu  de  Gereint  un 
saut  mortellement  douloureux,  amenant  de  cuisan- 
tes blessures  et  brisant  le  corps. 

Gereint  s'en  alla  devant  lui,  suivant  la  route  sur 
laquelle  il  se  trouvait.  La  jeune  femme  garda  son 
avance.  Près  d'eux  ils  virent  une  vallée,  la  plus 
belle  qu'oneùt  jamais  vue,  traversée  parunegrande 
rivière,  un  pont  sur  la  rivière,  et  une  route  con- 
duisant à  la  rivière  ;  plus  haut  que  le  pont,  de  l'au- 
tre côté,  il  y  avait  une  ville  forte,  la  plus  belle  du 
monde.  Comme  il  se  dirigeait  vers  le  pont,  Gereint 
vit  venir  de  son  côté,  à  travers  un  taillis  épais  de 
peu  d'étendue,  un  chevalier  monté  sur  un  cheval 
gros  et  grand,  au  pas  égal,  fier  et  docile.  «Cheva- 


168  LES    MABINOGION 

lier,  »  lui  dit-il,  «  d'où  viens-tu  ?»  —  «  Je  viens,  » 
répondit-il, «  de  cette  vallée  là-bas.»  —  «  Oui  pos- 
sède cette  belle  vallée  et  cette  belle  ville  forte  ?  » 
—  «  Je  vais  te  le  dire  :  les  Francs  et  les  Saxons 
l'appellent  Gwiffret  Petit,  et  les  Kyinry  le  Petit 
Roi  (1).  »  —  «  Puis-je  aller  à  ce  pont  et  à  la  grand' 
route  qui  passe  le  plus  près  sous  les  murs  de  la 
ville  ?  » —  «  Ne  mets  pas  les  pieds  sur  la  terre  qui 
est  de  l'autre  côté  du  pont,  si  tu  ne  veux  avoir 
afîaire  à  lui;  c'est  son  habitude  que  pas  un  cheva- 
lier ne  passe  sur  ses  terres  sans  se  rencontrer  avec 
lui.  »  —  «  Par  moi  et  Dieu,  je  suivrai  cette  route 
malgré  lui.  »  —  «  S'il  en  est  ainsi,  je  crois  bien 
que  tu  auras  honte  et  affront.  »  Gereint,  d'un  air 
furieux,  avec  résolution  et  colère,  se  dirigea  vers 
la  route  qu'il  avait  auparavant  l'intention  de  sui- 
vre. Et  ce  ne  fut  pas  celle  qui  menait  à  la  ville 
par  le  pont  qu'il  prit,  mais  celle  qui  menait  à  une 
eminence  au  sol  dur,  solide,  élevée,  à  la  vaste  vue. 
Il  vit  aussitôt  venir  avec  lui  un  chevalier  monté 
sur  un  cheval  de  guerre  fort  et  gros,  à  la  démar- 
che vaillante,  au  large  sabot,  au  large  poitrail  : 
jamais  il  n'avait  vu  d'homme  plus  petit  ;  il  était 
complètement  armé,  lui  et  son  coursier.  En  attei- 
gnant Gereint,  il  s'écria  :  «  Dis,  seigneur,  est-ce 
par  ignorance  ou  par  présomption  que  tu  as  cher- 
ché à  me  faire  perdre  mon  privilège  et  à  violer  ma 


(1)  Cet  épisode  indiquerait  un  pays  où  les  trois  langues  se  par- 
laient, c'est-à-dire,  les  marches  de  Galles,  et  surtout  le  Corn^^al!. 


GEREINT    ET    EMD  109 

loi  ?»  —  «  Non,  »  répondit  Gereinl,  «je  ne  savais 
pas  que  le  chemin  fût  fermé  à  personne.  »  — 
«  Comme  tu  le  savais,  viens  avec  moi  à  ma  cour 
pour  me  donner  satisfaction.  » —  «  Je  n'irai  point, 
par  ma  foi  ;  je  n'irai  même  pas  à  la  courdetonsei- 
gneur,  à  moins  que  ce  ne  soit  Arthur.  »  —  «  Par 
la  main  d'Arthur,  j'aurai  satisfaction  de  toi  ou  souf- 
france extrême.  »  Et  ils  s'attaquèrent  immédiate- 
ment. 

Un  écuyer  à  lui  vint  les  fournir  de  lances  à  me- 
sure qu'ils  les  brisaient.  Ils  se  donnaient  l'un  à 
l'autre,  sur  leurs  ecus,  des  coups  durs,  violents,  au 
point  que  les  ecus  en  perdirent  toute  leur  couleur. 
Gereint  ne  trouvait  guère  agréable  de  se  battre 
avec  lui,  à  cause  de  sa  petitesse,  de  la  difficulté 
de  le  bien  voir,  et  de  la  violence  des  coups  qu'il 
donnait  lui  aussi.  Ils  ne  cessèrent  de  frapper  que 
lorsque  les  chevaux  s'abattirent  sur  leurs  genoux, 
et  qu'enfin  Gereint  l'eut  jeté  à  terre,  la  tête  la  pre- 
mière. Alors  ils  se  battirent  à  ])ied.  Ils  se  donnè- 
rent  l'un  à  l'autre  des  coups  rapides  et  irrités,  rudes 
et  vaillants,  forts  et  cuisants.  Ils  trouèrent  leurs 
heaumes,  entamèrent  leurs  cervelières,  détraquè- 
rent leurs  armures,  si  bien  qu'ils  étaient  aveuglés 
par  la  sueur  et  le  sang.  A  la  fin  Gereint  entra  en 
fureur,  appela  à  lui  toutes  ses  forces,  et  avec  co- 
lère, rapidité,  cruellement,  solidement,  il  leva  son 
épée  et  lui  déchargea  sur  la  tête  un  coup  mortelle- 
ment violent,  pénétrant  comme  le  poison,  furieux, 
amer,  au  point    qu'il  brisa  toute  l'armure  de    la 


170  LES    MABINOGION 

tête,  la  peau,  la  chair,qu'il  entama  l'osetque  l'épée 
du  petit  roi  fut  lancée  au  bout  le  plus  éloigné  du 
champ.  Il  demanda  au  nom  de  Dieu  à  Gereintgrâce 
et  merci.  —  «  Tu  l'auras,  »  dit  Gereint,  «malgré  ton 
manque  de  courtoisie  et  de  politesse,  à  condition 
d'être  mon  compagnon,  de  ne  jamais  rien  faire  con- 
tre moi  désormais,  et,  si  tu  apprends  que  je  suis 
dans  la  peine,  de  venir  m'en  délivrer.  »  —  «  Je  le 
ferai,  seigneur,  avec  plaisir.  »  Quand  il  lui  en  eut 
donné  sa  foi,  il  ajouta  :  «  Et  toi,  seigneur,  tu  vien- 
dras sans  doute  avec  moi  à  ma  cour,  là-bas,  pour 
te  remettre  de  tes  fatigues  et  de  ta  lassitude.  »  — 
«  Je  n'irai  point,  par  moi  et  Dieu,  »  répondit  Ge- 
reint.  Gwiffret  le  Petit  aperçut  alors  Enid:  il  trouva 
dur  de  voir  une  créature  aussi  noble  qu'elle  sup- 
porter tant  de  souffrances.  «  Seigneur,  »  dit-il  à 
Gereint,«tuas  tort  de  ne  pas  te  laisser  aller  au  délas- 
sement et  au  repos.  S'il  te  survient,  dans  cet  état, 
une  aventure  difficile,  il  ne  te  sera  pas  facile  d'en 
venir  à  bout.  »  Gereint  ne  voulut  que  continuer 
son  voyage. 

Il  remonta  à  cheval,  couvert  de  sang  et  souf- 
frant. La  jeune  femme  reprit  son  avance.  Ils  mar- 
chèrent vers  un  bois  qu'ils  apercevaient  à  côté 
d'eux.  La  chaleur  était  grande,  et  les  armes,  par 
la  sueur  et  le  sang,  collaient  à  sa  chair.  Arrivés 
dans  le  bois,  il  s'arrêta  sous  un  arbre,  pour  éviter 
la  chaleur.  Ladouleur  de  ses  blessures  se  fit  alors 
sentir  plus  vivement  à  lui  qu'au  moment  où  il  les 
avait  reçues.   Enid  se  tenait  sous  un  autre  arbre. 


GEREINT    ET    ENID  171 

A  ce  moment,  ils  entendirent  le  son  des  cors  et  le 
tumulte  d'un  grand  rassemblement:  c'était  Arthur 
et  sa  suite  qui  descendaient  dans  le  bois.  Gereint 
se  demandait  quelle  route  il  prendrait  pour  les 
éviter,  lorqu'un  piéton  l'aperçut  :  c'était  le  valet 
du  dislein  de  la  cour.  Il  alla  trouver  le  distein  et 
lui  dit  quelle  sorte  de  chevalier  il  avait  vu  dans  le 
bois.  Le  dislein  fit  équiper  son  cheval,  prit  sa  lance 
et  son  bouclier,  et  se  rendit  auprès  de  Gereint. 
«  Chevalier,  »  lui  dit-il,  «  que  fais-tu  ici  ?  »  — «Je 
suis  au  frais  sous  cet  arbre,  et  j'évite  l'ardeur  du 
soleil  et  de  la  chaleur.  »  —  «  Oui  es-tu  et  quel 
est  le  but  de  ton  voyage  ?»  —  «  Chercher  des 
aventures  et  aller  où  il  me  plaît.  »  —  «  Eh  bien, 
dit  Kei,  «  viens  avec  moi  faire  visite  à  Arthur, 
qui  est  ici  près.  »  —  «  Je  n'irai  point,  par  moi  et 
Dieu.  »  —  «  Il  te  faudra  bien  venir.  »  Gereint  re- 
connaissait Kei,  mais  Kei  ne  reconnaissait  pas  Ge- 
reint. Kei  chargea  Gereint  du  mieux  qu'il  put.  Gereint 
irrité,  le  frappa  du  bois  de  sa  lance  sous  le  men- 
ton et  le  jeta  à  terre,  la  tête  la  première  :  ce  fut 
tout  le  mal  qu'il  lui  fit.  Kei  se  leva,  tout  hors 
de  lui,  remonta  à  cheval  et  se  rendit  à  son  logis. 
De  là,  il  se  rendit  au  pavillon  de  Gwalchmei. 
«Seigneur,  un  de  mes  serviteurs  vient  de  me  dire 
qu'il  a  vu  dans  le  bois,  là-haut,  un  chevalier  blessé, 
avec  une  armure  en  très  mauvais  état.  Tu  ferais 
bien  d'aller  voir  si  c'est  vrai.  »  —  «  Cela  m'est 
égal,  »  répondit  Gwalchmei.  —  «  Prends  ton  cheval 
et  une  partie   de  tes    armes,  car  j'ai   appris  qu'il 


172  LES    MABI>'0G10N 

n'est  guère  aimable    pour  ceux  qui  vont  le  trou- 
ver. > 

Gwalchmei  prit  sa  lance  et  son  bouclier,  monta 
à  cheval  et  serendit  auprès  de  Gereint.  «  Chevalier,» 
lui  dit-il,  «  quel  voyage  fais-tu  ?»  —  «  Je  voyage 
pour  mes  affaires  et  je  cherche  aventure  par  le 
monde.»  — «  Diras-tuqui  tues  et  viendras-tu  faire 
visite  à  Arthur,  qui  est  ici  près  ?»  —  «  Je  ne  veux 
pas  entrer  en  relation  avec  toi  pour  le  moment,  et  je 
n'irai  pas  voir  Arthur.  »  11  reconnut  Gwalchmei, 
mais  Gwalchmei  ne  le  reconnut  pas.  «  11  ne  sera 
pas  dit,  »  s'écria  Gwalchmei,  «  que  je  t'aie  laissé 
aller  avant  d'avoir  su  qui  tu  étais.  »  Il  le  chargea 
avec  sa  lance  et  frappa  son  écu  au  point  que  sa 
lance  fut  brisée  et  leurs  chevaux  front  à  front. 
Gwalchmei  le  regarda  alors  avec  attention  et  le 
le  reconnut.  «  Oh  !  Gereint,  »  s'écria-t-il,  «est-ce 
toi  ?  »  —  «  Je  ne  suis  pas  Gereint,  »  répondit-il. 
—  «  Tu  es  bien  Gereint,  par  moi  et  Dieu.  C'est  une 
triste  et  déraisonnable  expédition  que  la  tienne.  », 
En  jetant  les  yeux  autour  de  lui,  il  aperçut  Enid, 
la  salua  et  lui  montra  joyeux  visage.  «  Gereint,  » 
dit  Gwalchmei,  «  viens  voir  Arthur,  ton  seigneur 
et  ton  cousin.  »  —  «  Je  n'irai  pas,  »  répondit-il  ; 
«  je  ne  suis  pas  dans  unétat  à  me  présenter  devant 
qui  que  ce  soit.  »  A  ce  moment,  un  des  écuyers 
vint  après  Gwalchmei  pour  chercher  des  nouvel- 
les. Gwalchmei  l'envoya  avertir  Arthur  que  Gereint 
était  blessé,  qu'il  ne  voulait  pas  le  voir  et  que  c'é- 
tait pitié  de  voir  l'état  dans  lequel  il  se  trouvait. 


GEREINT    ET    EIVID  173 

et  lout  cela  sans  que  Gereint  le  sût,  à  part,  à  voix 
basse  :  «  Recommande  à  A.rthur,  »ajouta-t-il,«  d'ap- 
procher sa  tente  de  la  route,  car  il  n'ira  pas  le  voir 
de  bon  gré,  et  il  n'est  pas  facile  de  l'y  contraindre 
dans  le  triste  état  où  il  est.  »  L'écuyer  alla   rap- 
porter tout  cela  à  Arthur,  qui  fit  transporter  son 
pavillon  sur  le  bord  de  la  route.  L'àmed'Enid  alors 
en  fut  réjouie.   Gwalchmei  essaya  de  faire  enten- 
dre raison  à  Gereint  tout  le  long  de  la  roule,  jus- 
qu'au campement  d'Arthur,  à  l'endroit  où  les  pa- 
ges étaient  en  train  de  tendre  son  pavillon  sur  le 
bord  de  la  roule.  «  Seigneur,  »  dit  Gereint,  «  porte- 
toi  bien.   »  —  «  Dieu  le   donne  bien,  »  répondit 
Arthur  ;  «  qui  es-lu  ?»  —  «  Gereint,  »  dit  Gwal- 
chmei ;  «  de  sa  propre  volonté,  il   ne  serait  pas 
venu  te  voir  aujourd'hui.  »  —  «  En  vérité,  »  répon- 
dit Arthur,  «  il  n'est  pas  dans  son  bon  sens.  »  A 
ce  moment,  Enid  arriva  près  d'Arthur  et  lui  offrit 
ses  souhaits.  —  «  Dieu  le  fasse  bien,  »  répondit- 
il  ;  «  que  quelqu'un  la  mette  à  terre»,  ce  que  fil  un 
des  pages.  «  Hélas,   Enid,  dit-il,  quel  voyage  est 
celui-ci  ?»  —  «  Je  ne  sais,  seigneur,  »  dit-elle  ; 
«  seulement,  mon  devoir  est   de    suivre  la   même 
roule  qu'il   lui    plaira   de   suivre   lui-même.   »  — 
«  Seigneur,  »  dit  Gereint,  «  nous  allons  nous  met- 
tre en  roule,  avec  ta  permission.  »  —  «  Où  cela? 
Tu  ne  peux  partir  maintenanlà  moins  que  tu  veuil- 
les   acheter  ta    perle.  »  —   «    Il   ne   voulait   pas 
mepermetlre  à  moi-même  de  l'inviter  ,  »  dit  Gwal- 
chmei. —  «  11    me    le    permettra    bien   à  moi,   » 


174  LES    MABINOGION 

dit  Arthur  ;  «  et,  de  plus,  il  ne  s'en  ira  pas  d'ici 
qu'il  ne  soit  guérit.  »  —  «  Je  préférerais,  »  dit  Ge- 
reint,  «  que  tu  me  laissasses  aller.  »  —  «  Je  n'en 
ferai  rien,  par  moi  et  Dieu.  »  11  fit  appeler  les  pu- 
celles  pour  Enid  et  la  fit  conduire  à  la  chambre  du 
pavillon  deGwenhwyvar.Gwenhwyvar  et  toutes  les 
dames  lui  firent  bon  accueil.  On  la  débarrassa  de 
son  habit  de  cheval  et  on  lui  en  revêtit  un  autre. 
Arthur  appela  Kadyrieith,  lui  ordonna  de  tendre 
un  pavillon  pour  Gereint  et  ses  médecins,  et  le 
chargea  de  ne  le  laisser  manquer  de  rien  de  ce 
qu'il  lui  demanderait.  Kadyrieith  le  fit  ;  il  amena 
Morgan  Tut  (1)  et  ses  disciples  à  Gereint.  Arthur  et 
sa  cour  restèrent  là  à  peu  près  un  mois  pour  soi- 
gner Gereint. 

Quand  Gereint  sentit  ses  chairs  solides,  il  alla 
trouver  Arthur  pour  lui  demander  la  permission 
de  se  mettre  en  route.  «  Je  ne  sais  pas,  moi,  »  dit 
Arthur,  «  si  tu  es  encore  bien  guéri.  »  — Je  le  suis 
assurément,  seigneur,»  répondit-il.  —  «  Ce  n'est 
pas  à  toi  que  je  me  fierai  là-dessus,  mais  aux  mé- 
decins qui  t'ont  soigné.  »  Il  fit  venir  les  médecins 
et  leur  demanda  si  c'était  vrai.  «  C'est  vrai,  »  dit 
Morgan  Tut.  Le  lendemain  Arthur  lui  permit  de 
s'en  aller.  Il  partit  pour  terminer  son  expédition. 
Le  même  jour  Arthur  se  mit  en  route. 

Gereint  ordonna  à  Enid  de  prendre  les  devants  et 


1.  Sur  Morgan  Tut,  v.  J.  Loth.  Contrib.  ît   l'étude  des  Romans 
de  la  Table  Ronde,  page  31;  cf.  plus  haut,  p.  34,  noie. 


GEREINT    ET    ENID  175 

de  garder  l'avance,  comme  elle  l'avait  fait  aupa- 
ravant. Elle  se  mit  en  marche  et  suivit  la  grand' 
route.  Comme  ils  alla  lent  a  insi,ils  entendirent  les  cris 
les  plus  violents  du  monde  près  d'eux.  «  Arrête  ici, 
toi,  »  dit  Gereint  à  Enid,  «  et  attends.  Je  vais  voirce 
que  signifient  ces  cris.  »  —  «  Je  le  ferai,  »  répon- 
dit-elle. 11  partit  et  arriva  à  une  clairière  qui  était 
près  de  la  route.  Dans  la  clairière,  il  aperçut 
deux  chevaux,  l'un  avec  une  selle  d'homme,  l'autre 
avec  une  selle  de  femme,  et  un  chevalier,  revêtu 
de  son  armure,  mort.  Une  jeune  femme,  revêtue  d'un 
habit  de  cheval,  se  lamentait,  penchée  sur  le  che- 
valier. «  Dame,  »  dit-il,  «  que  t'cst-il  arrivé  ?»  — 
«  Nous  voyagions  par  ici,  moi  etl'homme  que  j'ai- 
mais le  plus,  lorsque  vinrent  à  nous  trois  géants^ 
qui,  au  mépris  de  toute  justice,  le  tuèrent.  »  — 
«  Par  oi^i  sont-ils  allés  ?»  —  «  Par  là,  par  la 
grand'route.  »  Il  retourna  vers  Enid  :  «  Va,  »  lui 
dit-il,  «  auprès  de  la  dame  qui  est  là-bas,  et  attends- 
moi  là,  si  je  reviens.  »  Cet  ordre  lui  fit  de  la  peine  ; 
elle  se  rendit  cependant  auprès  de  lajeunc  femme, 
qui  faisait  mal  à  entendre.  Elle  était  persuadée 
que  Gereint  n'en  reviendrait  pas. 

Pour  lui,  il  partit  après  les  géants  et  les  attei- 
gnit. Chacun  d'eux  était  plus  grand  que  trois  hom- 
mes et  avait  sur  l'épaule  une  énorme  massue.  Il 
se  précipita  sur  l'un  d'eux  et  letraversade  sa  lance. 
Il  la  retira  du  corps  et  en  frappa  le  second  de  même 
façon.  Mais  le  troisième  se  retourna  contre  lui  et 
le  frappa  de  sa  massue,  au  point  qu'il  fendit   le 


176  LES    MABIjNOGION 

bouclier,  entama  l'épaule,  que  toutes  ses  blessures 
se  rouvrirent  et  qu'il  se  mit  à  perdre  tout  son  sang. 
Alors  il  tira  son  épée,  '  fondit  sur  le  géant  et  le 
frappa  d'un  coup  dur,  rapide,  énorme,  violent, 
vaillant,  sur  le  haut  de  la  tête,  si  bien  qu'il  lui  fen- 
dit la  tête  et  le  cou  jusqu'aux  deuxépauleset  l'abat- 
tit mort.  Il  laissa  les  morts  ainsi,  alla  jusqu'à 
l'endroit  où  était  Enid,  et  à  sa  vue,  tomba  sans  vie 
de  dessus  son  cheval.  Enid  poussa  des  cris  terri- 
bles, perçants,  continuels,  douloureux.  Elle  accou- 
rut à  l'endroit  où  il  était  tombé  et  se  jeta  sur  son 
corps.  A  ses  cris,  aussitôt  vinrent  le  comte  Limw- 
ris  (1)  et  sa  suite,  qui  suivaient  cette  route  ;  ils  ac- 
coururent à  travers  la  route.  «  Dame,  »  dit  le  comte 
à  Enid,  «  que  t'est-il  arrivé?  >  —  «  Seigneur,»  ré- 
pondit-elle, «  il  est  tué  l'homme  que  j'aimais  et 
que  j'aimerai  toujours  le  plus.  »  —  «  Et  à  toi,  » 
dit-il  à  l'autre  dame,  «  que  t'est-il  arrivé  ?  «  — 
«  Celui  que  j'aimais  le  plus  moi  aussi,  »  dit-elle, 
«  est  tué.  »  —  «  Qui  les  a  tués  ?»  —  «  Les  géants 
avaient  tué  mon  plus  aimé.  L'autre  chevalier  est 
allé  à  leur  poursuite  et  est  revenu  d'auprès  d'eux 
dans  l'état  que  tu  vois,  perdant  excessivement  de 
sang.  Je  ne  crois  pas  qu'il  les  ait  quittés  sans 
avoir  tué  quelqu'un   d'eux  et  peut-être  tous.  »  Le 

(1)  Le  comte,  dans  Chrestien,  amène  Erec  au  château  de  Limors 
{Erec,  V.  4717).  La  graphie  Limioris  (dans  Limivris,  i  est  voyelle 
irrationnelle)  est  galloise  mais  suppose  une  forme  française  Limours. 
Le  comte  chez  Chrestien  s'appelle  Oringlesiv.  i9il  :  Li  cuens  Orin- 
gles  de  Limors). 


GEREIiNT    ET    EMD  177 

comte  fit  enterrer  le  chevalier  qui  avait  été  laissé 
mort.  Pour  Gereint,il  supposait  qu'il  y  avaitencore 
en  lui  un  reste  de  vie.  Pour  voir  s'il  en  revien- 
drait, il  le  fit  transporter  avec  lui  à  sa  cour,  sur 
une  bière,  dans  le  creux  de  son  bouclier.  Les  deux 
jeunes  femmes  l'y  accompagnèrent. 

Lorsqu'on  y  fut  arrivé,  on  plaça  Gereint,  toujours 
dans  sa  bière,  sur  une  table  placée  de  front  dans 
la  salle  (l).  Chacun  se  débarrassa  de  ses  habits  de 
voyage.  Le  comte  pria  Enid  d'en  faire  autant  et 
de  prendre  un  autre  habit.  «  Je  n'en  ferai  rien,  par 
moi  et  Dieu,  »  dit-elle.  —  «  Dame,  »  dit-il,  «  ne 
sois  pas  si  triste.  »  —  «  Il  est  bien  difficile  de 
me  raisonner  sur  ce  point.  »  —  «  Je  ferai  en  sorte 
que  tu  n'aies  pas  lieu  d'être  triste,  quoi  qu'il 
arrive  de  ce  chevalier,  qu'il  meure  ou  qu'il  vive. 
J'ai  un  bon  comté  :  tu  l'auras  en  ta  possession, 
et  moi  avec  lui.  Sois  joyeuse,  heureuse  désor- 
mais. »  —  «  Je  ne  le  serai  pas,  j'en  prends  Dieu  à 
témoin,  tant  que  jevivrai  désormais.  »  —  «  Viens 
manger.  >  —  «  Je  n'irai  point,  par  moi  et  Dieu.  » 
—  «  Tu  viendras,  par  moi  et  Dieu.  »  Et  il  l'em- 
mena à  table,  malgré  elle,  et  lui  demanda  avec  insis- 
tance de  manger.  —  «  Je  ne  mangerai  pas,  j'en 
atteste  Dieu,  jusqu'à  ce  que  mange  celui  qui  est 
sur  la  bière   là-bas.  »  —  «  Voilà  une  parole  que 

(1)  Chrcstien,  Erec  v.4742  : 

Anmi  la  sale  sur  un  dois 
Ont  le  cors  mis  lot  estanda, 
Lez  lui  sa  lance  et  son  escu. 

II  12 


178  LES    MABINOGION 

tu  ne  pourras  tenir  :  cet  homme  n'est-il  pas,  autant 
vaut  dire,  mort  ?»  —  «  J  essaierai.  »  Alors  il  lui 
proposa  une  coupe  pleine.  «  Bois  cette  coupe,  et 
tes  sentiments  changeront.  »  —  «  Honte  à  moi,  » 
répondit-elle,  «  si  je  hois  avant  qu'il  ne  boive  lui- 
même!  »  —  «  En  vérité,  »  s'écria  le  comte,  «je  ne 
suis  pas  plus  avancé  d^être  aimable  à  ton  égard  que 
désagréable!  »  Et  il  lui  donna  un  soufflet  (1).  Elle 
jeta  un  cri  perçant^  violent.  Elle  éprouvait  une  dou- 
leur plus  grande  que  jamais  en  pensantque  si  Gereint 
avait  été  vivant,  on  ne  l'aurait  pas  souffletée  ainsi. 
A  ses  cris,  Gereint  sortit  de  son  évanouissement, 
se  mit  sur  son  séant,  et,  trouvant  son  épée  dans 
le  creux  de  son  bouclier,  s'élança  jusqu'auprès  du 
comte  et  lui  déchargea  un  coup  furieux  et  perçant, 
cuisant  comme  le  poison,  vigoureux  et  assuré,  sur 
le  haut  de  la  tête,  si  bien  qu'il  le  fendit  en  deux  et 
que  l'épée  entama  la  table.  Tout  le  monde  aban- 
donna les  tables  et  s'enfuit  dehors.  Ce  n'est  pas 
tant  la  crainte  de  l'homme  vivant  qui  les  saisissait 
que  le  spectacle  du  mort  se  levant  pour  les  frap- 
per. Gereint  jeta  les  yeux  sur  Enid,  et  une  double 
douleur  lepénétra  envoyant  qu'Enidavait  perduses 
couleurs  et  son  air  habituel,  et  par  la  conscience 
qu'il   avait  de    son    innocence.  «  Dame,   *    dit-il, 

(1)  Chez  Ghrestien  de  Troyes,  le  chevalier  force  Enide  à  accepter 
sa  main;  le  lendemain,  il  donne  un  repas  de  noces,  et,  par  un 
raffinement  de  cruauté,  place  en  face  le  corps  d'Erec  sur  une 
bière.  La  scène,  pour  le  reste,  ne  diffère  ^'uère  de  celle  de  notre 
roman. 


GEREINT    ET    EMD  179 

«  sais-tu  OÙ  sont  nos  chevaux  ?  »  —  «  Je  sais  où 
est  le  tien,  mais  je  ne  sais  où  est  allé  l'autre.  Le 
tien  est  à  cette  maison  là-bas.  »  Il  y  alla,  fît  sortir 
son  cheval,  monta,  et,  enlevant  Enid  de  terre,  la 
plaça  entre  lui  et  l'arçon  de  devant,  et  s'éloigna. 
Pendant  qu'ils  chevauchaient  ainsi  entre  deux 
haies,  la  nuit  commençant  à  triompher  du  jour, 
ils  aperçurent  tout  d'un  coup  derrière  eux,  entre 
eux  et  le  ciel,  des  hampes  de  lances,  et  entendirent 
un  bruit  de  sabots  de  chevaux  et  le  tumulte  d'une 
troupe.  «  J'entends  venir  derrière  nous,  »  dit 
Gereint  ;  «  je  vais  te  déposer  de  l'autre  côté  de  la 
haie.  ;>  A  ce  moment,  un  chevalier  se  dirigea  sur 
lui,  la  lance  baissée.  Et  le  voyant,  Enid  s'écria  : 
«  Seigneur,  quelle  gloire  auras-tu  à  tuer  un  homme 
mort,  qui  que  tu  puisses  être?  »  —  «  Ciel,  »  dit-il, 
«  serait-ce  Gereint  ?»  —  «  Assurément,  par  moi 
et  Dieu  ;  et  qui  es-tu  toi-même  ?»  —  «  Je  suis  le 
Petit  Roi  ;  je  viens  à  ton  secours,  parce  que  j'ai 
appris  que  tu  étais  dans  la  peine.  Si  tu  avais  suivi 
mon  conseil,  tu  n'aurais  pas  éprouvé  tous  ces 
malheurs.» —  «Onne  peutrien,  »  réponditGereint, 
«  contre  la  volonté  de  Dieu  ;  grand  bienpeut  cepen- 
dant venird'un  bon  conseil.  » —  «  Assurément,  et 
je  puis  t'en  donner  un  bon  dans  les  circonstances 
présentes  :  tu  vas  venir  avec  moi  à  la  cour  d'un 
gendre  d'une  sœur  à  moi,  tout  près  ici,  pour  te  faire 
traiter  par  les  meilleurs  médecins  du  royaume.  » 
—  «  Volontiers,  allons,»  répondit-il.  On  fit  monter 
Enid  sur  le  cheval  d'un  des  écuyers,  et  ils  se  ren- 


180  LES    MABINOGION 

dirent  à  la  cour  du  baron.  On  leur  fit  bon  accueil. 
Ils  y  trouvèrent  attentionset service.  Le  lendemain 
matin,  on  se  mit  en  quête  de  médecins  :  ils  ne 
tardèrent  pas  à  arriver,  et  ils  le  soignèrent  jusqu'à 
complète  guérison.  Entre  temps,  il  avait  chargé  le 
Petit  Roi  de  faire  remettre  ses  armes  en  état,  de 
sorte  qu'elles  étaient  aussi  bonnes  que  jamais.  Ils 
restèrent  là  un  mois  et  quinze  jours.  Le  Petit  Roi 
lui  dit  alors  :  «  Nous  allons  nous  rendre  à  ma  cour 
à  moi  maintenant,  pour  nous  reposer  et  prendre 
nos  aises.  »  —  «  Si  tu  le  voulais  bien,  »  dit  Gereint, 
«  nous  marcherions  encore  un  jour,  et  ensuitenous 
reviendrions.  »  —  «  Volontiers;  ouvrela  marche.» 
Dans  la  jeunesse  da  jour,  ils  se  mirenten  route. 

Enid  se  montrait  avec  eux  plus  heureuse  et  plus 
joyeuse  qu'elle  ne  l'avait  jamais  été.  Ils  arrivèrent 
à  la  grand'route  et  virent  qu'elle  se  divisait  en  deux. 
Sur  un  deschemins,  ils  aperçurentun  piéton  venant 
à  eux.  Gwiffret  lui  demanda  :  «  Piéton,  de  quel 
côté  viens-tu  ?»  —  «  De  ce  pays  là-bas,  »  répon- 
dit-il, «  défaire  des  commissions.  »  —  «  Dis-moi,» 
dit  Gereint,  «  lequel  de  ces  deux  chemins  vaut-il 
mieux  que  nous  prenions  ?»  —  «Tu  feras  mieux 
de  prendre  celui-ci  ;  si  tu  vas  à  l'autre,  là-bas,  tu 
n'en  reviendras  pas.  Là-bas  est  le  clos  du  Nuage, 
et  il  yades  jeuxenchantés.  De  tous  ceux  qui  y  sont 
allés,  pas  un  n'est  revenu.  Là  est  la  cour  du 
comte  Owein  (1)  ;  il  ne  permet  à  personne  devenir 

(1)  Chreslien  de  Troyes  l'appelle  Evrain.  Sui*  cet  épisode  connu 


GEREINT    ET    EiMD  181 

prendre  logis  en  ville,  à  moins  qu'on  n'aille  à  sa 
cour.  »  —  «  Par  moi  et  Dieu,  c'est  par  ce  chemin 
que  nous  irons.  ».  Et  alors,  suivant  cette  route,  ils 
arrivèrent  à  la  ville. 

Ils  prirent  leur  logement  dans  l'endroit  de  la 
ville  qui  leur  parut  le  plus  beau  et  le  plus  agréa- 
ble. Comme  ils  y  étaient,  un  jeune  écuyer  vint  à 
eux  et  les  salua.  «  Dieu  te  donne  bien,  »  répondi- 
rent-ils. —  «  Gentilshommes,  quels  préparatifs 
sont  les  vôtres  ici  ?»  —  «  Nous  prenons  un  loge- 
ment et  nous  restons  ici  cette  nuit.  »  —  «  Ce  n'est 
pas  l'habitude  de  l'homme  à  qui  appartient  cette 
ville  de  permettre  à  aucun  gentilhomme  d'y  loger, 
à  moins  qu'il  n'aille  le  trouver  à  sa  cour.  Venez 
donc  à  la  cour.  »  —  «  Volontiers,  »  dit  Gereint. 
Ils  suivirent  l'écuyer.  On  les  accueillit  bien  à  la 
cour.  Le  comte  vint  à  leur  rencontre  dans  la  salle, 
et  commanda  de  préparer  les  tables.  Ils  se  levèrent 
et  allèrent  s'asseoir  :  Gereint,  d'un  côté  du  comte, 
et  Enid,  de  l'autre  ;  le  Petit  Roi  tout  à  côté  d'Enid 
et  la  comtesse  à  côté  de  Gereint  ;  chacun  ensuite 
suivant  sa  dignité.  Gereint  se  mit  à  réfléchir  aux 
jeux,  et,  pensant  qu'on  ne  le  laisserait  pas  y  aller, 
il  cessa  de  manger.  Le  comte  le  regarda  et  crut 
que  c'était  de  peur  d'aller  aux  jeux.  Ils  se  repentit 
de  les  avoir  établis,  quand  ce  n'eût  été  qu'à  cause 
de  la  perte  d'un  homme  comme  Gereint.  Si  Gereint 

chez  Chrestien  sous  le  nom  de  la  Joie  de  la  cour,  v.  E.  Philipot, 
un  épisode  d'Erec  et  Enide  {Romania,  XXV). 


182  LES    MABINOGION 

lui  avait  demandé  d'abolir  ces  jeux  à  jamais,  il 
l'eût  fait  volontiers.  Il  dit  à  Gereint  :  «  A  quoi 
penses-tu,  que  tu  ne  manges  pas  ?  Si  tu  appréhen- 
des d'aller  aux  jeux,  tu  obtiendras  de  moi  de  n'y 
point  aller,  et  même  que  personne  n'y  aille  plus 
jamais,  par  considération  pour  toi.  »  —  «  Dieu  te 
le  rende  :  je  ne  désire  rien  tant  que  d'y  aller  et  de 
m'y  faire  guider.  »  —  «  Si  tu  le  préfères,  je  le  fera^ 
volontiers.  »  —  «  Oui,  en  vérité,  »  répondit-il.  Ils 
mangèrent.  Ils  eurent  service  complet,  abondance 
de  présents,  quantité  de  boissons.  Le  repas  ter- 
miné, ils  se  levèrent.  Gereint  demanda  son  cheval 
et  ses  armes,  et  se  harnacha,  lui  et  son  destrier. 
Toutes  les  troupes  se  rendirent  à  la  limite  du  clos. 

La  haie  s'élevait  à  perte  de  vue  dans  l'air.  Sur 
chacun  des  pieux  qu'on  apercevait  dans  le  champ, 
il  y  avait  une  tête  d'homme,  deux  pieux  exceptés(l), 
et  on  y  apercevait  des  pieux  de  tous  côtés.  «  Quel- 
qu'un pourra-t-il  accompagner  le  prince,»  dit  alors 
le  Petit  Roi,  «  ou  ira  t-il  tout  seul  ?  >  —  «  Per- 
sonne, »  répondit  Owein.  —  «  Par  quel  côté  entre- 
t-on  ?  »  demanda  Gereint.  —  «  Je  ne  sais,  »  dit 
Owein.  «  Va  par  le  côté  que  tu  voudras  et  qui  te 
paraîtra  le  plus  commode.  »  Et  sans  crainte,  sans 
hésitation,  il  s'avança  dans  la  nuée. 

En  en  sortant,  il  arriva  dans  un  grand  verger,  avec 
un  espace  libre  au  milieu,  où  il  aperçut  un  pavil- 


(1)  Chez  Chrestien,  un  seul  pieu  est  vide,  ce  qui  paraît  plus  pri- 
mitif (cf.  E.  Philipot,  loc.  cit.,  p.  5). 


GEREINT    ET    ENID  183 

Ion  depaile  ausommet  rouge. La  porte  était  ouverte. 
En  facede  la  porte  était  un  pommier(l),etun  grand 
cor  d'appel  était  suspendu  à  une  branche  de  l'ar- 
bre, Gereint  mit  pied  à  terre  et  entra  :  il  n'y  avait 
qu'une  pucelle  assise  dans  une  chaire  dorée  ;  en 
face  d'elle  était  une  autre  chaire  vide-  Gereint  s'y 
assit.  «  Seigneur,  »  dit  la  jeune  fille,  «je  ne  te  con- 
seille pas  de  t'asseoir  dans  cette  chaire.»  —  «  Pour- 
quoi ?»  —  «  Celui  à  qui  elle  appartient  n'a  jamais 
permis  qu'un  autre  s'y  assît.  »  —  «  Il  m'est  fort 
égal  qu'il  trouve  mal  que  je  m'y  assoie.  »  A  ce 
moment  un  grand  bruit  se  fit  entendre  à  Tentour 
du  pavillon.  Gereint  alla  voir  ce  que  cela  signifiait, 
et  il  aperçut  un  chevalier  monté  sur  un  cheval  de 
guerre,  aux  naseaux  orgueilleux,  ardent  et  fier, 
aux  os  forts  ;  une  cotte  d'armes  divisée  en  deux  le 
couvrait,  lui  et  son  cheval,  et  il  y  avait  dessous  une 
armure  complète.  «  Dis,  seigneur,  »  demanda-t-il 
à  Gereint,  «  qui  t'a  prié  de  t'asseoir  là?» —  «  Moi- 
même.  »  —  «  Tu  as  eu  tort  de  me  causer  pareille 
honte  et  pareil  affront.  Lève-toi  de  là  pour  me 
donner  satisfaction  pour  ton  manque  de  courtoi- 
sie. »  Gereint  se  leva,  et  aussitôt  ils  se  battirent, 
Ilsbrisèrentun  assortiment  dé  lanccs,puis  un  second, 
puis  un  troisième.  Ils  se  donnaient  l'un  à  l'autre 
des  coups  durs  et  cuisants,  rapides  et  violents.  A 


(1)  Chrestien  ne  précise  pas  l'espèce  d'arbre.  Le  roman  gallois 
suit  évidemment  la  tradition.  Sur  un  verger  semblable  dans  le 
Livre  d'Arias,  cf.  E.  Philipot,  loc.  cit.,  p.  17. 


184  LES     MABINOGTON 

la  fin,  Gereint  s'irrita,  lança  son  cheval  à  toute 
bride,  se  jeta  sur  lui  et  le  frappa  juste  au  milieu 
de  son  écu,  si  bien  qu'il  le  fendit,  que  la  pointe  de 
la  lance  pénétra  dans  son  armure,  que  toutes  les 
sangles  se  rompirent,  et  qu'il  fut  jeté  à  terre,  par- 
dessus la  croupe  de  son  cheval,  de  toute  la  longueur 
de  la  lance  et  du  bras  de  Gereint,  la  tcte  la  pre- 
mière. «  Oh  !  seigneur,  »  dit-il  à  Gereint,  «  ta 
merci,  et  tu  auras  tout  ce  que  tu  voudras.  »  —  «  Je 
ne  veux  qu'une  chose,  »  répondit-il  ;  «  c'est  qu'il 
n'y  ait  plus  jamais  ici  pareil  jeu  (1),  ni  champ  de 
nuage,  ni  enchantement  et  magie  comme  jusqu'à 
ce  jour.  » —  «Je  te  l'accorde  volontiers,  seigneur.  » 
—  «  Fais  disparaître  la  nuée.  »  —  «  Sonne  de  ce 
cor  là-bas,  et,  aussitôt  que  tu  sonneras,  la  nuée  dis- 
paraîtra pour  toujours  :  elle  ne  devait  pas  disparaî- 
tre avant  que  n'en  sonnât  un  chevalier  qui  m'eût 
terrassé.  » 

Triste  et  soucieuse  était  Enid  à  l'endroit  où  elle 
était  restée  en  pensant  à  Gereint.  Alors  Gereint 
alla  sonner  du  cor,  et,  au  premier  son  qu'il  en  tira, 
la  nuée  disparut.  Toutes  les  troupes  se  réunirent, 
et  tout  le  monde  fît  la  paix.  Le  comte  invita  Gereint 
et  le  Petit  Roi  pour  cette  nuit-là.  Le  lendemain 
matin,  ils   se  séparèrent.   Gereint   se   rendit  dans 


(1)  Les  jeux  d'enchantement  et  magie  (hut  a  lledrilh)  parais- 
sent avoir  été  l'essence  du  théâtre  gallois  (v.  gall,  guaroimaou, 
gl.  theatra  ;  my.  gâU.  gwarwyva, hrelon  goariva)  ;  un  poète  du  xii» 
siècle  s'accuse  d'avoir  fréquenté  les  gwarwyvaeu. 


GEREINT    ET    ENID  185 

ses  Etats  (i).  II  les  gouverna  à  partir  de  là  d'une 
façon  prospère  ;  sa  vaillance  et  sa  bravoure  ne  ces- 
sèrent de  lui  maintenir  gloire  et  réputation  désor- 
mais, ainsi  qu'à  Enid. 


(1)  Chez  Chrcstien  de  Troves,  Erec,  après  sa  victoire  sur  le 
chevalier  Mabonagrain,  reçoit  la  nouvelle  de  la  mort  du  roi  Lac, 
on  père.  Il  se  fait  couronner  roi  à  Nentcs  par  Arthur.  \oirInlro- 
uction,  I,  p.  54,  56. 


NOTES  CRITIQUES 


Notes  critiques  à  Owein  et  Lunet 
ou  la  Dame  de  la  Fontaine 


Page  162,  1.  5,  trad.  p.  3;  lady  Guest  :  el  si  on  pouvait 
dire  qu^il  y  avait  un  portier.  Cyt  a  le  sens  de  quoique 
V.  Zeuss,  Gr.  Celt.,  2^  éd.,  p.  730  ;  cf.  iMab.,  99,  1.  2), 
excepté  dans  quelques  cas  où  il  est  pour  cyhyd  et  a  le 
sens  de  aussi  longtemps  que  (pour  ce  sens,  cf.  Daf.  ab 
Givil,  p.  282  ;  Ancient  laïcs,  I,  p.  718).  —  L.  9  ;  lady 
Guest  :  les  recevoir  avec  honneur,  au  lieu  de  :  leur  faire 
les  premiers  honneurs  (dechreu  eu  hanrydedu,  «  commen- 
cer à  les  honorer»). —  L.  10  et  11:  lady  Guest  traduit  yr 
neh  a  dylyei  {ceux  qui  avaient  droit  à),  comme  s'il  y  avait 
yr  neh  a  delei,  ceux  qui  venaient. 

Page  163,  1.  7,  trad.  p.  4  :  talu  vy  ymdidan,  «  payer 
mon  récit.  »  Talu  s'explique  ici  par  le  contexte,  mais  l'au- 
teur n'aurait-il  pas  été  influencé  par  le  français  conter,  qui 
avait  les  deux  sens  de  compter  Qi  conter  ?  —  L.  14  :  lady 
Guest  inexactement  :  Je  ne  pensais  pas  quHl  y  eût  au 
monde  d'entreprise  trop  grande  pour  moi.  — L.  17:  lady 
G\iesiirad\iii  eithavoed  by  ty  extrémités  du  monde,  par  ré- 


188  LES    MABIjNOGION 

gions  éloignées.  — L.  19,  trad. p.  5  ;  au  lieu  de  reç/eclaioc.  Visez 
redegawc.  —  L.  21  :  au  lieu  de  ar  parth  arall  a  gerdeis, 
je  lis  :  ar  parth  arall  yr  avon  a  gerdeis,  leçon  qui  se  re- 
trouve p.  171, 1.  1,  dans  le  récit  du  même  voyage  fait  par 
Owein.  Lady  Guest  a  suivi  la  lettre  du  texte,  et  compris 
qu'il  s'agissait  de  la  vallée,  tandis  qu'il  s'agit  de  la  rivière. 
—  L.  30,  trad.  p.  6  :  ae  saelheu  ac  eu  pelydyr.  Pely- 
dyr  ou  peleidyr  (pluriel  de  paladyr,  paladr)  a  le  sens  de 
hampe,  fût  et  aussi  de  lance).  Les  détails  du  contexte  mon- 
trent qu'il  s'agit  plutôt  de  hampes  de  flèches.  Pen,  4  (L. 
Rh.,  225)  a  :  a  saelheu  ac  eu  peleidyr. 

Page  164,  1.  3,  trad.  p.  Q  :  yn  nodeu  udunt.  Nod  a  le 
sens  de  marque  caractéristique,  et  même  de  renom  :  L. 
Aneurin,  F.  a  B.,  Il,  71.28;  achubei  gwarchatwei  not  ;  cî. 
76.9gwyrnot,  etc.  Le  texte  de  Pen.4,Z,./?/i.,225,estaltéré: 
a  chyllell  a  llafneu  eureit  udunt  o  askwrn  morvil  ympoh 
un  or  deu  not.  Le  texte  est  sûrement  altéré:  il  manque  un 
mot  avant  askwrn.  —  L.  10  et  11,  trad.  p.  6  :  au  lieu  de 
a  chyfarch  gwell  a  wneuthum  idaiv,  je  lis  :  a  chyfarch 
gwell  a  vynnxon  ou  wneuthwn  l'c/aîo,  leçon  justifiée  par  le 
passage  correspondant  du  roman,  p.  171,  1  6,  et  par  le 
ontexte  ici  ;  lady  Guest  a  traduit  littéralement  :  je  le 
saluai;  or,  à  la  ligne  suivante,  nous  voyons  que  c'est  le 
maître  du  château  qui  le  salue  le  premier.  Dans  Peredur, 
p.  243,  1.  4,  on  trouve  aussi  tonaei/i  faussement  pour  l'î/n- 
nawd.  —  L.  H  *.  2/  t'-'^/^o/,  mot  à  mot  sa  science. —  L.24, 
trad.  p.  6  :  roi  est  traduit  par  lady  Guest  par  «  vase»;  Davies 
le  traduit  par  magis^  «  pétrin.  »  —  L.  30,  trad.  p.  7  :  gor- 
ffowys  I  je  lis  gorfroys  pour  orfroys,  du  français  orfroys 
(Pen.  4,  L.  Rh.,  226  :  orffreis).  L.  30  :  tynnu,  «  tendre, 
étendre  »  ;  lady  Guest  :  placer. 

Page  165,  1.  20  et  21,  trad.  p.  7  et  8  :  lady  Guest  :  «je 


NOTES    CRITIQUES  189 

dis  que  j'étais  heureux  de  trouver  quelqu'un  pour  s'entre- 
tenir avec  moi,  et  que  ce  n'était  pas  considéré  comme  un 
grand  crime  à  cette  cour,  pour  les  gens,  de  s'entretenir  les 
uns  avec  les  autres.  »  Lady  Guest  eût  évité  ce  contre-sens, 
en  se  reportant  à  cet  autre  passage  du  roman,  p,  189, 
1.  1  :  ac  ny  ivelas  Owein  bel  kymeinl  yno  a  Ihrislyt  y 
dynyon.  Elle  a  traduit,  p.  163,  hei  par  défaut,  sens  exact, 
et  p.  189,  comme  s'il  y  avait  a  vei,  qui  fût. 

Page  166,  I.  5,  trad.  p.  9  :  y  fford  ydwyl;  lady  Guest 
n'a  pas  traduit  ydwyl.  —  L.  14  :  lady  Guest  :  et  ce  n'est 
pas  un  homme  avenant,  comme  s'il  y  avait  hygar,  tandis 
qu'il  y  a  anhegar,  ce  qui  est  tout  le  contraire.  —  L,  17, 
trad,  p,  9  :  gwrthgroch  ;  plus  bas,  p.  167,  1.  1 ,  on  a 
</i(;r//î^/oc/iet/f/;  il  est  probable  qu'il  faut  là  aussi  gwrlhgro- 
chedd  (justifié  par  Pen.  4,  L.  Bh.,  gxvrlhgroched);  lady 
Guest  traduit  par  brièvement,  ce  qui  est  en  tout  cas  inexact. 
—  L.  23  et  24,  trad.  p.  10  :  lady  Guest  :  je  fas  trois  fois 
plus  étonné  du  nombre  des  hâtes  sauvages  que  ne  me 
Uavait  dit  Vhomme.  Ce  qui  a  induit  eu  erreur  lady  Guest, 
c'est  son  texte,  ae  dywaivt.  Ce  sont  les  animaux  qui  lui 
paraissaient  trois  fois  plus  nombreux  que  n'avait  dit 
l'homme. 

Page  167,  1.  1  :  lady  Guest  :  il  me  parla  seulement  en 
réponse  à  mes  questions  ;  v.  note  à  la  page  166; ye  saluai 
r homme  noir:  ce  passage,  se  trouve  seulement  dans  Pen.  4 
(L.  Rh.,  229). —  L.  8:  a  hynny  n'est  pas  traduit  par  lady 
Guest.  —  L.  11,  trad.  p.  10  :  adoli  idaxo  ;  lady  Guest  tra- 
duit :  ils  lui  firent  hommage  ;  adoli  est  l'équivalent  gal- 
lois du  vieux  français  aorer  (adorer),  qui  a  non  seulement 
le  sens  d'adorer  et  prier  Dieu,  mais  aussi  de  témoigner  son 
respect  à.  —  L.  26,  trad.  p.  12  :  tivryf  ne  signifie  propre- 
ment que  bruit,  mais  il  a  aussi  le  sens  de  tonnerre.  Ce 


190  LES    MABINOGION 

sens,  d'ailleurs,  est  justifié  par  le  passage  correspondant 
du  Chevalier  au  Lion. 

Page  168,  1. 20,  trad.  p.  13:  y  haryflen;  lady  Guest  tra- 
duit :  la  partie  supérieure  du  bouclier.  Il  semble  plutôt 
qu'il  s'agisse  de  la  housse  de  l'écu. 

Page  169,  1.  4,  trad.  p.  14  :  beth  a  hut  ii  ymi  ;  a  hut 
est  peut-être  pour  a  archut  ;  si  a  hut  était  pour  aut  du 
verbe  aller,  il  faudrait  atlafi  (ma  traduction  est  justifiée 
par  Pen.  4,  L.  Rh.,  232,  beth  a  holut  ymi).  Pour  beth, 
dans  le  sens  de  pourquoi,  cf.  p.  221,  1.5. —  L.  5:  au  lieu 
de  ac  ym  kyf  bylh  a  lonaethost,  je  lis  ac  ym  kyfoeth  beth 
a  wnaethost  {beth  dépend  de  ivnelut).  Le  texte  de  lady 
Guest  donne  kyfoeth,  mais  byth;  elle  a  traduit  comme  s'il 
y  avait  eu  beth  (Pen.  4  {L.  Rh.,  232)  :  ac  ym  kyfoeth  a 
lonaethost  hediw).  —  L.  10  :  ac  arivyd  o  vliant  purdu 
ymdanaiu  ;  au  lieu  de  ymdanaiv,  il  faut  probablement 
ymdan  y  waew,  «  autour  de  sa  lance  ;  »  arivyd  a  le  sens 
propre  de  signe,  insigne,  et  répond  plus  bas  à  gonfanon. 
Lady  Guest  traduit  par  labard,  «  cotte  d'armes.  »  — 
L.  19,  trad.  p.  14:  ryued  na  thodeis  ynUynntawd;  cette 
expression  se  retrouve  ailleurs  :  Rees,  Welsh  saints, 
p.  169.  —  L.  28  :  a  mygen  =  gallois  moderne  myngen, 
«  crinière  ;  lady  Guest  a  lu  a  mygeu,  ce  qui  ne  donne  rien 
de  satisfaisant,  et  traduit  par  naseaux. 

Page  171,  1.  l,trad.  p.  IQ:  ar  parth  arall  y r  avon  n'est 
pas  traduit  par  lady  Guest  ;  v.  la  note  à  la  page  163, 1.  21. 
—  L.  1  :  au  lieu  de  dyffrynn,  il  faudrait  maes:  v.  p.  163, 
1.  22.  —  L.  6  :  lady  Guest  :  Owein  ne  l'eut  pas  plutôt 
salué  qu'il  fut  salué  par  lui.  »  Contresens  évident  qui 
s'explique  parce  que  lady  Guest  a  voulu  ramener  ce  pas- 
sage au  passage  correspondant,  p.  16i,  1.  10,  tandis  que 
le  premierest  manifestement  altéré.  —  L.  17,   trad.  p.  17: 


NOTES    CRITIQUES  191 

lady  Guest  :  et  je  suis  à  la  recherche  du  chevalier  de  la 
fontaine,  comme  s'il  y  avait  ac  yn  keissaw  y  marchawc, 
tandis  qu'il  y  a«ac  ynymgeissawarmarchawc.vy  mot,-» 
Page  172,  1.  12,  trad.  p.  18  :  lady  Guest  traduit /îen^es- 
lin  par  head-piece,  et  pengivch  piorqivin  par  visière. 
Penffeslin  semble  bien  avoir  eu  le  sens  propre  de  serre- 
lêle  (Pour  le  sens  primitif,  cf.  penfest  aradar,  plough- 
head,  Ane.  L.,  1,308)  et  répond  à  la  coiffe  de  nos  romans, 
tantôt  faite  de  toile  ou  de  peau,  et  alors  sous-jacente  au 
camail  de  mailles,  tantôt  de  mailles,  auquel  cas  c'est 
une  coiffure  de  mailles  ou  de  plaques  de  fer  enveloppant 
la  partie  supérieure  du  crâne.  Dans  les  Lois  {Ancient 
laws,  I,  p.  'iO  A)  pen  festin  est  traduit  par  basnet  ;  ce  serait 
alors  la  calotte  de  fer  battu,  posée  sur  le  camail.  Ce  mot 
est  pris  aussi  dans  le  sens  général  de  casque  en  compre- 
nant la  coiffe  {Myv.  arch.,  481.1)  :  a  gosot  ar  Avarthaf 
y  penfeslyn  ae  hollty  yn  dwyran.  Dans  le  passage  corres- 
pondant d'un  manuscrit  plus  ancien,  on  lit  :  y  helyni: 
hyny  holltes  yr  helyni  ar  penfeslyn  (Myv.  arch.,  481.1  ; 
Nod,  p.  559.79).  Dans  le  Brut  Tysilio  {Myv.  arch., 
438.1):  ar  warthaf  y  henffesting  ai  holldi  (cf.  Myv.  arch., 
491.2  :  penffestyn  dans  le  sens  de  casque).  Penquwch, 
mot  à  mot  bonnet  ou  capuchon,  désigne  probablement  la 
venlaille,  pièce  dépendant  du  haubert,  et  descendant  sur 
la  poitrine  quand  on  ne  la  remontait  pas  sur  le  visage 
pour  l'attacher  à  la  coiffe  du  haubert.  Elle  finit  par  être 
remplacée  par  la  visière  dépendant  du  casque  (v.  Paulin 
Paris,  Les  Romans  de  la  Table  Ronde,  IV,  notes).  Pwrq- 
îom;  on  trouve  la  même  expression  dansBown  o  Hamtwn: 
am  y  benn  y  dodet  penguch  bivrkwm{Bwrgwin?)a  /fay_ 
tel  ac  ar  warthaf  hynny  helym  eureit  (p.  127,  t.  X).  Dans 
les  Ane.  laws,  I,  p.  39  i,  on  trouve  percguyn  traduit  par 


192  LES    MABINOGION 

crest  ;  pwrgwin  peut  signifier  de  Bourgogne,  mais  le  mot 
seuln'apas  le  sens  de  hourguignotie,C3Lsqu.e  léger  de  Bour- 
gogne, comme  le  suppose  M.  Gaidoz  [Zeitschrift.  f.  Celt. 
rhil.,l,  p.  37).  —  L.  22, trad.  p.  18:  pardwgyl  y  kyfrwy; 
lady  Guest  traduit  simplement  par  selle.  Pardwgyl  (pour 
perdwngyl)  est  le  vieux  gallois  par  tu  ncul,  gloses  d'Oxford, 
glosant  fémorale.  Dans  ces  mêmes  gloses,  on  remarque 
corhum  [cor'v).  Ducange  donne  corhus  dans  le  sens  d^ar- 
çon  de  la  selle {3.  Rhys,  Beitragede  Kuhn,  VII,  p.  466-467. 
—  L.  29,  trad.  p.  19  :  cyssiollt;  lady  Guest  traduit  par 
ouverture  ;  cysswllt  a  proprement  le  sens  de  jointure. 

Page  173,  1.  2  :  giointas;  lady  Guest:  souliers.  II  s'agit 
dé  souliers  hauts,  de  brodequins.  Dans  les  Lois  {Ancient 
laïus,  II,  p. 888),  gwintas  est  traduit  par  cothurni.  —  L.  9, 
trad.  p.  19  ;  cares;  il  est  bien  probable  qu'il  faudrait  tra- 
duire par  concubine.  Dans  les  Lois  {Ancient  laws,  II, 
p.  874),  concubinatus  est  traduit  par  karad  ;  c'était  un 
état  aussi  légal  que  chez  les  Romains;  le  concubinatus  est 
compris  parmi  les  novern  conjunctiones  immunes.  Cariat- 
wraic  a  le  sens  de  concubine  dans  le  Brut  y  Tywysogion, 
Myv.  arch.,  p.  162.  —  L.  15,  trad.  p.  20  :  or  lleon  ;  il  se 
décompose  en  or  lie  {h)  on,  et  pratiquement  paraît  équiva- 
lent à  drachefn  :  L.  Rouge,  Mah.  '211 ,  1.  6  :  dyret  ynna 
drachevyn  ;  Pen.  6,  L.  Rh.,  214  :  dyret  y  ma  or  llehon  ; 
mot  à  mot  :  reviens  ici  de  cet  endroit  ;  Pour  lie  Aon,  cf. 
Pen.  4,  L,  Rh.  4  ;  an  kynnadyl  yma  yn  y  llehon  ;  Mab. 
L.  Rouge,  p,  3,  1.  131  yn  y  lie  honn. 

Page  174,  1.  21,  trad.  p.  21  :  gra  ;  lady  Guest  traduit 
par  fourrure  ;  Richards,  d'après  Lhwyd,  par  ysgarlad 
gwynn. 

P.  175,  1.  29,  trad.  p.  2i:  lady  Guest:  Dieu  sait  qu'elle 
ne  t'aimera  pas  peu  ;  le  texte  porte  :  qu'elle  ne  Vaime  ni 


NOTES    CRITIQUES  193 

peu  ni  même  pas  du  tout.  Na...  iia  a  le  sens  de  soit,  soil, 
et  une  valeur  affirmative,  mais  non  dans  une  proposition 
subordonnée  de  ce  genre  (pour  sûiù,  cf.  Ancient  laws,  I, 
p.  56,  p.  64  ;  pour  na,  dans  le  même  sens  qu'ici,  cf.,  entre 
autres  exemples,  Mal).,  215,  1.  15). 

Page  176,  I.  6,  trad.  p.  24  :  pour  canawl,  v.  tome  I, 
p.  428,  note  à  p.  153.  —  L.8:au  lieu  de  acodi/naclyrchavel 
a  crue  y  vorwi/n,]e  lis  :  ac  odyna  dyrchavel  y  bwrd  a  oruc 
y  voncya.  Oa  ne  voit  pas  pourquoi  la  jeune  fille  se  lève- 
rait :  elle  n'est  pas  assise.  Dyrchavel  y  Incrd,  «  dresser  la 
table  »,  est  une  expression  qui  se  retrouve  ailleurs,  et  qui 
paraît  traduite  du  français.  Lady  Guest  s'en  est  tenue  à 
la  lettre  du  texte.  —  L.  19:  a  hlyghau  aaruc;  lady  Guest 
traduit  :  elle  s'inclina  vers  elle.  Il  est  clair  qu'elle  a  lu 
plyrjau,  «  plier  »,  du  latin  plicare,  mot  avec  lequel  bly- 
ghàu,  «  s'irriter  »,  n'a  aucun  rapport.  Son  texte  cepen- 
dant ici  est  correct.  —  L.  21,  trad.  p.  24  :  py  wyneh 
yssyd  arnat  li  ;  lady  Guest  traduit  :  quel  changement 
s^ est  produit  en  toi;  wyneh  a  le  sens  de  honneur,  v.Mab., 
trad,  fr.,  I,  p.  127,  n.  2.  J'y  ajoute  ce  proverbe:  o  gadw 
dy  air  y  cedwi  dy  wyneh,  «  en  gardant  ta  parole  tu  gar- 
deras ton  honneur.  »  —  L.  22  :  ac  a  oed  itli,  paraît  de 
trop,  ou  il  manque  quelque  chose.  —  L.  26  et  27  ;  lady 
Gue-t  :  est-ce  bien  à  toi  de  te  lamenter  sur  la  mort  de  ce 
gentilhomme,  ou  pour  autre  chose  que  tu  ne  peux  avoirl 
well  (mieux)  n'a  pas  été  compris,  non  plus  que  ennill.  — 
L.  30:  lady  Guest  a  traduit  comme  s'il  y  avait  </^u'r  hagyr: 
même  un  homme  laid  serait  aussi  bien  ou  meilleur  que 
lui  ;  contre-sens  ingénieux,  mais  contre-sens.  Le  texte,  le 
sien  môme,  donne  givrha  gwr  :  lu  pourrais  épouser  un 
homme  qui...  Pour  gwrha,  aujourd'hui  généralement 
gwrhau,  v.  p.  17S,  1.  28:  kanhadu  idi  gwra  o  le  arall. 

H  13 


194  LES    MABIJNOGION 

Page  177, 1.  2  :  ivrlhmun  :  forme  plus  récente  ivrthun. 

Page  178,  1.  6,  trad.  p.  26  :  a  minneu  a  haraf  ysgyva- 
Ihau  y  dref  erbin  hynny  ;  lady  Guest  traduit  :  ysgyva- 
Ihau  par  assembler,  ce  qui  est  à  peu  près  exactement  le 
contraire  du  sens  réel  ;  GrufT.  ab  Cynan,  Arch.  Canibr., 
XII,  p.  126  ;  i  le  dirgel  ysgyvala,  solitarium  locum  ;  cf. 
Ystoria  de  Carolo  magno,  éd.  Powell,  Y  Cymmrodor, 
p.  59;  ysgyvala,  «  securus,  vacuus,  otiosus  (Davies)  ; 
cf.  Bown  o  Harntwn,p.  119,  t.  I  :  a  niver  ysgyvala  ggl 
ace/. 

Page  180,  1.  1,  trad.  p.  29  :  lady  Guest  :  el  le  service 
des  pucelles  leur  parut  à  tous  surpasser  tout  service  qu'ils 
eussent  déjà  rencontré  ;  bei,  «  défaut  x,  n'est  pas  traduit. 
—  L.  3,  je  lis  :  ac  nyt  oed  ivaeth  gwasanaeth  ar  gweisson 
y  meirch...  noc  vydei  ar  Arthur.  —  L.  14,  trad.  p.  29  : 
cjovut  est  traduit  par  lady  Guest  par  advantage,  ce  qui 
semble  une  faute  d'impression:  govut  signifie  souffrance, 
affliction.  —  L.  27,  trad.  p.  30  :  ac  yna  pebyllyaw  a  oruc 
y  marchawc,  «  et  alors  le  chevalier  tendit  son  pavillon  »  ; 
lady  Guest  :  et  alors  le  chevalier  se  retira. 

Page  181, 1.  2  :  A'a7?i  y  m  byrywyt  '  lady  Guest  :  quoi- 
que faie  été  renversé.  Elle  semble  avoir  lu  :  kan  ym 
byrywyt,  mais  kan,  qui  ici  irait  parfaitement,  a  le  sens  de 
parce  que.  —  L.  16,  trad.  p.  30  :  au  lieu  de  iarll  y  ran- 
gyw,  je  lis  :  iarll  yr  Angyxv.  —  L.  19  :  lady  Guest  :  et 
aucun  d'eux  ne  fut  capable  de,  ce  qui  est  inexact,  agos 
signifiant  près  de. 

Page  182,  1.  27,  trad.  p.  32  :  enneint  est  traduit  encore 
ici  inexactement.  V.  la  note  à  Kulhwch,  tome  1,  notes  cri- 
tiques à  la  page    141. 

Page  183, 1.7,  trad.  p.  33  :  cytgyfedachwyr  est  traduit 
par  lady  Guest  par  amis.  —  L.  12,  trad.  p.  33:  ae  vyghen 


NOTES    CRITIQUES  195 

a  gp.lfei  ;  lady  Guest  traduit  par  couvert  d'écume  ;  ce  qui 
n'a  aucun  rapport  avec  cette  expression  ;  myghen  a  le 
sens  de  crinière,  et  ç/a/fei  est  l'imparfait  du  verbe  caffel 
ou  ca/fael.  Pour  caffel,  dans  le  sens  de  tenir,  saisir,  v.le 
mabin.  de  Manawyddan  ab  Llyr,  p.  54,  1.  24.  Peut-être 
caffiei,  de  cafflo,  «  caresser  ?»  mais  cette  correction  n'est 
pas  nécessaire.  —  L.  16  :  mevyl  ar  dy  varyf ,'  lady 
Guest  :  honte  sur  l'homme  sans  barbe  !  Elle  a  traduit  dy 
vary f  comme  s'il  y  avait  eu  di-varyf,  «  sans  barbe  ».  — 
L.  29,  trad.  p.  34  :  llynn  h  oed  yn  y  parc  hyt  ar  gyfeir 
y  chanawl  :  lady  Guest  traduit  :  un  étang  qui  était  au 
milieu  du  parc  ;  y  chanawl  suffit,  par  la  spirante  ch,  à 
montrer  que  son  milieu  se  rapporte  non  à  parc,  qui  est 
masculin  (on  eût  eu  y  ganawl),  mais  à  llynn,  qui  est  fémi- 
nin (v.  Mab.,  p.  201,  1.  27). 

Page  184,  1.  3,  trad.  p.  3i  :  sef  y  gwelynt  gwythi  yn 
llawn  arnaw'  lady  Guest:  elles  virent  quHl  y  avait  encore 
de  la  vie  en  lui.  La  traduction  exacte  serait  :  elles  virent 
des  veines  pleines  sur  lui.  Mais  il  faut  lire  gwychi  au  lieu 
de  gwythi  ;  gwychi,  «  scories,  teignes,  »  v.  Kulhwch  et 
Olwen,  p.  121,  1.  27,  trad.  p.  304.  —  L.  15  :  yn  kossi 
y  vreicheu,  «  gratter  ses  bras  »  ;  lady  Guest  :  remuer 
ses  bras  :  elle  a  trouvé,  sans  doute  l'expression  shoc- 
king . 

Page  185,  1.  3,  trad.  p.  36:  neur  golles  oil'  lady  Guest 
donne  à  neu  un  sens  interrogatif  qu'il  ne  semble  pas  avoir 
ici.  —  L.  4  :  atneiryau  ;  lady  Gaesl:  pardonner ,'  le  sens 
est  reprocher.  V.  Silvan  Evans,  Welsh  did.  —  L.  5  ; 
diryeit  ;  lady  Guest  ;  il  est  triste  pour  moi  (je  regrette). 
Dirieid  est  traduit  quelquefois  par  malheureux,  mais  il 
paraît  bien  avoir  ici  le  sens  de  inutile,  et  être  équivalent 
à  direid.  —  L.  6  :  yny  vo  diwall  o  gwbyl  '  lady  Guest  : 


196  LES    MABINOGION 

jusqu'à,  ce  qaHl  soit  rétabli  ;  sens  satisfaisant,  mais  qui 
ne  paraît  pas  le  vrai  ;  diwall,  étymologiquement  sans 
défaut,  ne  s'applique  pas  à  la  santé,  au  moins  dans  les 
Mah.  —  L.  ]"2  :  gwynnach  oed  y  gnaivt  noc  y  huassei ; 
lady  Guest  a  reculé  devant  la  lettre  :  sa  peau  devint  plus 
blanche  qu'' auparavant,  et  traduit  :  il  devint  même  plus 
charmant.  —  L.  20  :  pei  gallwn  est  remplacé  dans 
Pen.  4  (L.  Rh.  253)  par  :  val  y  gallivn,  version  que  j'ai 
adoptée. 

Page  186, 1. 19,  trad.  p.  37  :  a  chxvhyl  oe  heur  ae  haryant 
ae  thlysseu  ae  givystlon  ar  hynny  ;  lady  Guest  a  compris 
qu'il  s'agissait  de  l'or,  de  l'argent, des  joyaux  et  des  otages 
du  comte  ;  le  Ih  pour  /  après  le  possessif  montre  qu'il 
s'agit  de  ce  qui  appartient  à  la  comtesse;  ae  givystlon  est  à 
corriger  en  a  givystlon  (Pen.  4,L.  Rh.  254:  a). —  L.  20  et 
21  :  ae  ivahawd  a  wnaeth  y  iarlles  idaiv  ef  ae  holl  gyfoelh. 
Il  semble  qu'il  manque  ici  quelque  chose  :  la  comtesse 
Vinvita  [et  lui  offrit  elle-même]  et  tous  ses  domaines  ;  ce 
qui  est  confirmé  par  le  passage  correspondant  du  Cheva- 
lier au  Lion  :  lady  Guest,  Mab.,  I,  p.  173,  col.  2.  Cepen- 
dant Kyfoeth  peut  se  comprendre  dans  le  sens  de  :  vas- 
saux. Pen. 4  (L.  Rh.2Di)  n'a  pas  idaw  mais  simplement  ef; 
si  on  adopte  cette  leçon,  il  faut  traduire  kyfoeth  par  vas- 
saux. 

Page  187,  1.  16,  trad.  p.  38  :  kaeriiurch,  dans  les  dic- 
tionnaires souvent  karwiwrch  ;  mais  Ancient  laws,  I, 
p.  732,  caeriwrch.  —  L.  28,  trad.  p.  39  :  lleslyr  o  vaen, 
mot  à  mot,  vase  de  pierre;  l'auteur  semble  avoir  traduit 
le  français  chapele, sorte  de  vase,  pour  chapel,  prison,  lieu 
secret;  ou  plutôt  le  texte  français  qui  a  été  la  source  por- 
tait vaissel  qui  a  non  seulement  le  sens  de  vase,  mais  de 
cercueil. 


NOTES    CRITIQUES  197 

Page  189,1.  1,  trad. p.  40  tac  nywelasOwein  beikymeint 
ynoa  thristy  l  y  dyny  on  iladyGuesl:  Owein  n'avait  jamais 
vu  de  tristesse  comparable  à  celle  de  ces  gens.  V.  la  note 
à  la  page  165,  1.20  et  21. 

Page  190,  1.  i,  p.  i2  :  val  y  givelil  y  holl  amysgar  yn 
llithraw  ohonaw;lady  Guest  a  encore  reculé  devant  le 
mot  exact  :  et  son  cœur  fut  mis  à  nu  ! 

Page  191,  l.  19,  trad.  p.  43  :  an  gwneuthur  yn  redw, 
«  on  nous  enivra  »  ;  lady  Guest:  et  nous  fûmes  jetées  dans 
un  état  de  stupeur  ! 

Page  192,  1.  1,  trad.  p.  4i  :  ymadoydi,  probablement 
composé  de  y  m  et  de  adoed  :  annf  ac  adoet.  V,  mah.  de 
Kulhwch  et  01wen,p.  1 15.1.6. —  L.2  :  Ymdihavarchu  ac  ef. 
Dihafarch  a  le  sens  d'intrépide,  qui  attaque  sans  hési- 
ter ;  ymdihavarchu  semble  avoir  eu  le  sens  de  :  faire  ce 
qu'on  veut  de  quelqu'un,  en  prendre  à  son  aise  avec 
quelqu'un,  iîru/.  Gr.  ap  Ar^/i.(Myv.  arch.  573,  note  354): 
il  s'agit  des  11.000  vierges  capturées  par  des  pirates  : 
gwedy  gwelet  onadunt  tecced  y  morynyon  keissaw  a 
ivnaethant  ymdiavarchu  ac  ivynt  ac  eilenwi  y  godi- 
neb.  —  L.  20,  trad.  p.  45  :  sef  oed  hynny  {y  gyfoeth,  ses 
vassaux)  trychant  cledyf  kenverchyn  ar  yraaAes  ;  lady 
Guest  :  c'était  V armée  des  trois  cents  corbeaux  que  Ken- 
verchyn lui  avait  laissée  /c'est  contraire  au  texte  ;  de  plus, 
nous  savons, par  une  triade,  le  sens  exact  de  Kenverchyn, 
Dans  le  curieux  morceau  connu  sous  le  nom  de  Bonhed 
qioyr  y  Gogled,  «  noblesse  ou  généalogie  des  hommes  du 
Nord,  »  imprimée  par  Skene  en  appendice  à  ses  Four 
ancient  books  of  Wales,  I,  p.  45  i,  nous  lisons  qu'Uryen, 
père  d'Owein,  était  de  la  tribu  de  Kynvarch,  puis  plus 
bas  :  «  trois  cents  épées  de  Kynvarch  {Kynvarchiens^  en 
quelque  sorte),  trois  cents  boucliers  des  Kynnwydyon  (les 


198  LES    MABINOGION 

enfants  de  Kynnwyt  Kynnwydyon),  et  trois  cents  épées 
de  Coel  :  à  quelque  affaire  qu'ils  allassent  ensemble  unis, 
ils  ne  la  manquaient  jamais.»  Pour  la  troupe  de  corbeaux 
d'Owen,  v.  le  Songe  de  Ronabwy. 


Notes  critiques  à  Peredur  ab  Evrawc 


Page  193,  1.  2,  trad.  p.  17  :  j'avais  supposé  oe  (jyvoe- 
Iheii  :  Pen.  14  {L.  B/u,  286)  a  :  oe  gyfoeth.  —  L.  9,  trad, 
p.  48  :  au  lieu  de  kymel,  qui  ne  paraît  pas  exister,  je  lis 
kymhen  ou  kymen,  qui  signifie  éloquent  (Myv.  arch., 
p.  760,  col.  2),  et  aussi  inlelligent: nid carach  gan  Duwy 
diddeall  naW  cymmen;  [Myv.  arch.,  p.  750,  col.  1). 
Pen.  14  {L.  Rh.,  286)  a  pwyllaivc,  intelligent,  réfléchi  ; 
Pen.  4  (L.  Eh.  117)  a  kymen.  —  L.  14  :  ny  ellynt ;  lady 
Guest  traduit  par  qui  n'étaient  pas  accoutumés,  ce  qui  est 
inexact  ;  l'expression  revient  au  français  :  incapables  de. 
—  L.  16  :  lie  y  clywei  y  mah  ;  lady  Guest  traduit  :  où 
était  l'enfant.  Clywed  a  le  sens  d'entendre  et  aussi  de  sen- 
tir, comme  en  breton. 

Page  194,  I.  5,  trad,  p,  49  :  yghot,  «  tout  près  d'ici  », 
n'est  pas  traduit  par  lady  Guest.  —  L.  15:  au  lieu  de  ran- 
nassei  yryr  aualeu,  il  faut  lire  :  rannassei  ar  yr  aualeu, 
ou  rannassei  yr  aualeu. 

Page  195, 1.  1,  trad.  p.  50:  y  kyfryw  a  ovynny  (Pen.  4, 
L.  Rh.  119,  id.).  J'ai  traduit  comme  s'il  y  avait:  y  kyfryw 
dyn  :  ce  qui  est  justifié  par  Pen.  14,  L.  Rh.  286  :  y  ryiv 
dyn.  —  L.  4,  trad.  p.  50  :  marchogyon  urdoiyon  ;  lady 
Guest:  d'honorables  chevaliers.  Urdoiyon,  dérivé  de  urdd, 
du  latin  ùrdo,  a  la  valeur  propre  de  ordonnés,  sacrés.  — 


200  LES     MABINOGION 

L.  10  :  au  lisu  de  y  kyweirdahei,  je  lis  :  y  kyweirdaheu  ; 
au  lieu  de  nieir,  nieirch.  —  L.  20,  trad.  p.  51  :  diaspat 
ivreic  annat  diaspal  or  hyt  ;  lady  Guest  n"a  pas  compris 
annat,  et  traduit  :  surtout  si  c'est  un  cri  de  femme.  — 
L.  "22  :  kynnyth  vynno  ;  pour  le  sens,  cf,  p.  215,  1.  16  : 
...  na  charafidydi  ac  nath  vynnafyn  dragywydaivl,  trad, 
p.  83),  —  L.  23  :  ylh  icna,  «  elle  t'estimera  ».  (V.  sur  le 
sens  de  cet  idiotisme  la  note  au  Songe  de  Ronabwy, 
p.  144.  1.  19  :  Notes  critiques.).  Lady  Guest  ne  l'a  pas 
compris,  et  traduit  :  tu  te  rendras  ainsi... 

Page  196,  1.  10,  trad.  p.  53  :  melvoch  ;  lady  Guest  tra- 
duit par  sanglier  ;  le  dictionnaire  d'Owen  Pughe  donne 
le  sens  de  cochon  de  lait  et  de  ours.  —  L.  12  :  Pen.  14 
(L.  Bh.  287)  a  Incrd  au  lieu  de  bicyl  du  L.  Rouge;  j'ai 
préféré  bicrd.  J'ai  aussi  introduit  dans  ma  traduction  le 
passage  suivant  de  Pen.  14  :  yr  Jncrd  yd  aeth  Peredur. — 
L.  24,  25,  trad.  p.  54  :  a  vu  ef  yennyt  ti  n'est  pas  traduit 
par  lady  Guest  ;  le  mot  harm  ne  traduit  pas  non  plus 
anvod,  «  contrainte  ». 

P.  197,  1.  14,  trad.  p.  55:  au  lieu  de  y  march,  je  lis  y 
marchaivc.  —  L.  19,  trad.  p.  55:  ac  yn  anhydwf  yn 
llys  hyfurd  a  honno  ;  lady  Guest  :  et  il  traversa  la  cour 
dans  toute  sa  longueur;  il  n'y  a  rien  de  cela  dans  le 
texte. 

Page  198,  1.  31,  trad,  p,  56  :  lady  Guest  traduit  vedru 
yn  drwc  par  être  mal  appris,  sens  que  donnent,  en  effet, 
les  dictionnaires,  mais  qui  ne  paraît  pas  le  sens  habituel 
(cf.  p.  199,  1.  4,1.  6,  etc.). 

Page  199,  1.  16,  trad.  p.  58:  Tym  yw  gennyf  pany  oho- 
naxv  e  hunan  pan  henyw  n'est  pas  traduit  par  lady  Guest; 
elle  se  contente  de  :  malgré  tous  mes  efforts.  Tym  est 
peut-être  à   corriger  en  tyh.  On  pourrait  aussi  songer  à 


^OTES    CRITIQUES  201 

I'irlandciis  moderne  Urn,  crainle,  lime,  id.  (Dinneen,  Jr.- 
Emjl.  Diet.).  Le  sens  serait  moins  satisfaisant  ;  de  plus, 
le  mot  ne  se  trouve  pas  ailleurs.  Ma  traduction  pour  le 
reste  est  justifiée  par  Pen.  4,  L.  Rh.  125  :  ny  <hnv  byth 
y  peis  kayarn  bon  y  amdanatv  ;  ohonaxv  ehiin  yd  henyw. 
Ilanvod  a  parfois  le  sens  de  faire  partie  de.  —  L.  21, 
trad.  p.  55  :  au  lieu  de  durdaw,  leg.  urdaiv,  à  moins  qu'on 
ne  suppose  une  contraction,  pour  dy-urdaiv. 

Page  200,  1.  4,  trad.  p.  59  :  iaivn  lie  ydivyt  yn  ymar- 
deliv  ar  Arthur  ;  lady  Guest  :  un  bon  service,  vraiment, 
est  celui  d'Arthur  '  iaivn  lie  n'est  pas  compris  non  plus 
que  ymardehv  ;  le  mot  à  mot  est  :  c'est  bien  le  lieu 
pour  toi  de  te  réclamer  d'Arthur.  Pour  le  sens  de  occa- 
sion, bon  moment  pour  (avoir  lieu  de),  cf.  Geraini  ah 
Erbin,  p.  270,  1.  23.  Ici  la  phrase  est  ironique.  —  L.  6  : 
le  herwr  ou  homme  ar  herw  est  une  sorte  à'outlaw  :  cf. 
Mab.  p,  144,  1.  14.  —  L.  15  :  ac  a  oruc.  Il  manque  un 
verbe,  ce  que  confirment  les  mss.  Pen.  4,  1  i  et  4  ;  Pen.  i, 
L.  Rh.  126,  ac  a  venegis;  Pen.  14,  L.  Rh.  269  :  aca  veneyis 
cwhijl  or  damwein' Pen.  7 ,L.  Rh.  609  :  ac  a  venegis  yno 
a  erchis  Pcredur  idaw  oil. 

Page  201,  1.  2  :  au  lieu  de  ffyryfdan  (Pen.  4,  L.  Rh. 
127  :  ffyryftan),  Pen.  7,  {L.  Rh.  610)  a  :  a  ffrifdan,  et  un 
feu  de  premier  ordre  (prif-dan)  ;  Pen.  14  (L.  Rh.  290)  a: 
a  ffreslnn?  Ffyryfdan  paraît  assuré  par  un  autre  passage, 
Mabin.  p.  234  :  yd  oed  ffyryfdan  mawr  ynllosgi  ;  ffyryf 
pour  ////ry  vient  du  latin  firmus.  —  L.  10,  trad.  p.  61  :  na 
wnn...  nas  (jwypwn,  «  je  ne  sais  si  je  ne  le  saurais  pas  •». 
Pour  ce  sens  de  na  (si  ne),  cf.  My v.  arch.,  p.  4  i6,  col.  1  ;  nad 
ymrodassei,^  s'il  ne  s'était  adonné  à  ».  J'ai  mis  aivypei... 
dans  la  bouche  du  vieillard.  Pen.  7^  (L.  Rh.,  610),  con- 
firme cette  hypothèse.  —  L.  12  :  Pen.  4,  L.  Rh.  126,  au 


202  LES     MABINOftION 

lieu  de  na  deuaf  a  :  na  sageif  y  lys,  «  que  je  ne  foulerai 
pas  le  sol  de  sa  cour  »  {sagaf  ziz  sangaf). 

Page  203,  1.  6,  trad.  p.  64  :  brodoryon  ;  on  s'atten- 
drait à:  hrodyr  ymni,  mi  ar  rjwr  ;  il  est  en  effet,  comme 
l'autre,  oncle  de  Peredur,  un  frère  de  sa  mère.  Mais  hro- 
dorion  a  parfois  le  sens  de  frères  (Ane.  L.  7,  p.  540  ; 
Myv.  arch.,  252.1).  Le  sg.  brodor  est  moderne.  —  L.  9, 
trad,  p.  64  :  or  mwn,  lady  Guest  traduit  :  du  bout  de  la 
lance.  Miun  a  proprement  le  sens  de  cou,  mais  la  traduc- 
tion de  lady  Guest  est  justifiée  par  la  page  232,  1.  30  :  o 
vlaen  y  gwaew.  —  L.  28,  trad.  p.  65  :  vyggovit  a  geveis; 
lady  Guest  a  traduit  comme  si  govit  était  sujet, et  comme 
si  geveis  était  une  troisième  personne,  tandis  que  c'est  la 
première.  On  pourrait  traduire  aussi  :  «  tu  n'as  guère  con- 
tribué jamais  à  alléger  nos  maux.  »  Ce  sens  est  confirmé 
par  la  leçon  de  Pen.  3.  L.  Rh.  613  :  bichan  gioaret  cm 
diasbedeyn  a  geveis  i  genit  ti 

Page  204,  1.  1,  trad.  p.  66  :  gicaeiv,  «  un  glaive  »  (de 
douleur);  lady  Guest  traduit  par  angoisse.  L'auteur  gal- 
lois semble  avoir  traduit  ici  quelque  chose  comme  an 
glaive  de  douleur,  et  avoir  pris  glaive  dans  le  sens  où  oa 
le  trouve  souvent  au  moyen  âge,  de  lance  (gwaew).  Davies 
lui  donne  un  sens  figuré;  au  pluriel  surtout  givaew  a  fré- 
quemment le  sens  de  douleur  aiguë.  —  L.  9,  trad.  p.  66  : 
j'ai  adopté  au  lieu  de  :  anawd  vydei  y  m  y  orvot  la  leçon  de 
Pen.  4  (L.Rh.,  131  j  :  nys  gorvydwn  by  th.  —  L.  17.  Irad. 
p.  66  :  iawn  lie  :  v.  la  note  critique  à  la  page  200,  1.  4.  — 
L.  26:  au  lieu  de  vyt,  \eg.vyth{Ptn.l,L.  nh.,6li:  vyth). 

P.  205,  1.  3-4,  trad.  p.  67  (cf.  Pen.  7,  L.  Rh.,  614,  a 
en  plus  après  vyth  yr  llys  tra  va  kei  yma  :  nyt  a  kei  :  j'ai 
traduit  d'après  ce  texte).  —  L.9,  trad. 67  :  je  traduis  alanol 
par  animaux.  Pen.  4  (L.  Rh.,  133)  donne  alafoed  qui  n'a 


NOTES    CRITIQUES  203 

habituellement  que  le  sens  de  richesses,  mais  dont  le  sens 
primitif  est  bélail{v.  irl.  alam:  v.  tome  I,  p.  260,  note  1). 

Page  "206,  1.  17,  trad.  p.  69  :  a  gyghivn  i  ilti  ;  il  faut 
corriger  en  a  gyghonvn  ni  itti  (cf.  Pen.  4,  L.  fih.,  134). 
—  L.  21  :  niivi  heb  achaics  eiryoet  a  givr  :  lady  Guest  : 
je  rCai  été  jamais  jusquHci  la  dame  des  pensées  d^ aucun 
chevalier.  Achaws  a  le  sens,  ici,  de  coitus,  rapport  char- 
nel (V.  Ancient  laios,  I,  p.  86,  en  parlant  d'un  enlève- 
ment :  kin  hod  achaus  a  hi  ;  cf.  Myv.  arch.,  p.  457,  col.  2  : 
ni  hy  achos  rofi  a  gu^r).  Ici  on  peut  traduire  exactement: 
«  je  n'ai  jamais  eu  affaire  à  aucun  homme.  » 

Page  207, 1.  2,  trad.  70  ;  yn  veu  ;  lady  Guest  a  traduit  : 
comme  leur  chef  ;  yn  veu  signifie  en  propre,  comme  bien 
particulier.  V.  Mab.,  p.  125,  p.  208.  —  L.  18  :  dihenyd  a, 
dans  les  dictionnaires,  ordinairement  le  sens  de  mort  ; 
mais  il  a  un  sens  plus  général  :  celui  de  traitement  cruel. 
On  peut,  comme  lady  Guest  l'a  fait,  traduire  ici  par  des- 
tin  (cf.  Y  Seint  Greal,  p.  316,  183).  —  L.  23,  trad.  p.  70  : 
Kynny  wnekvyf  dim  oc  a  dywedy  dy  ;  lady  Guest  tra- 
duit :  jusqu'à  ce  que  j'aie  fait  ce  que  lu  dis.  Kynny  n'a 
pas  le  sens  qu'elle  lui  attribue  ;  il  a  le  sens  de  quand 
même...  ne,  quoique...  ne.  Cf.  Mab.,  p.  44,  p.  195,  p. 214; 
Ancient  laws,  I,  p.  22,  etc.  Le  contexte,  d'ailleurs,  ne  jus- 
tifie même  pas  cette  violation  de  sens. 

Page  209,  1.  9,  trad.  p.  73  :  ar  kyuoth  pour  ar  Uyvoeth. 
Pen.  4,  L.  Rh.,  137,  est  plus  explicite  :  yn  pen  leyrnget 
a  daryslygedigaelh  yr  vorwyn  teir  wythnos.  A  givedy  y 
chyweiraw  ae  gwastattau  ar  y  chyvoeth.  —  L.  26,  27  : 
drive  wyt  ar  deulu  wrlh  y  vorwyn  ;  lady  Guest  traduit 
d'une  façon  fantaisiste  par  ;  tu  n'as  pas  mérité  de  ta 
famille.  Il  faut  vraisemblablement  lire  :  arddelw  ou  ar 
arddelw.  Cependant  ar  deulu  paraît  avoir  un  sens  à  peu 


204  LES     MABINOGION 

près  équivalent  d'après  le  Songe  de  Ronahwy,  tome  I, 
p.  349,  note  à  page  du  texte,  145,  1.  1. 

Page  210,  1.  4,  trad.  p.  74  :  pour  ywrthaw,  cf.  Mabin., 
p.  270.  1.  20.  —  L.  16  :  ac  nyl  nés  an  clianc  ni  erhyn  y 
clyd  noc  udunl  yn  lad ;\ady  Guest :sf  nous  ne  nous  échap- 
pons pas  avant  le  jour,  nous  serons  tués.  Cf.  un  idiotisme 
analogue,  Mah.,  p.  76,  1.  18  :  nyt  kynt  noc  y  kavas  hi 
yr  ymadrawd  y  hanvones  at  Gronw  Bebyr.  —  L.  24, 
trad.  p.  75  :  cjiviUwr  ;  il  faut  probablement  lire,  comme 
l'a  fait  lady  Guest  :  gwilwr,  veilleur,  pour  gicyliwr 
(Pen.  4,  L.  Bh.,  13'J  :  gwylwr  ;  Pen.  7,  L  Bh.,  621  :  un 
or  gwylwyr). 

Page  212,  1.  5,  trad.  p. 7 7  :  ergyt  y  icrlhaiv  :  lady  Guest 
a  pris  ergyt  dans  le  sens  ordinaire  de  coup  ;  il  a  ici, 
comme  en  maint  endroit,  le  sens  de  distance  d'un  coup, 
portée  de  lance  ou  de  trait  ;  v.  Mab.,  p.  128,  1.  9  et  la 
note  critique.  —  L.  14,  trad.  p.  78  :  yr  givelet  y  pennyal 
oed  ambenn  Kei  ;  lady  Guest  :  en  voyant  le  concours  qui 
se  faisait  autour  de  Kei  ;  il  est  probable  que  penyal  est 
à  rapprocher  de  l'irl.  cend-gal,  a  striking,  pressing  or 
crusAi/i^  ?  (K.^Ieyer^  Contrib.);  ci.  Myv.  arch.,  149.2. — 
L.  19  :  herwyd  y  avwyneu  (secundum  Aa/jenas  jn'est  pas 
traduit  par  lad}-  Guest  ;  avivyn  vient  de  abêna. 

Page  213,  1.  14,  trad,  p.  79  :  yn  chueric  n'est  pas  tra- 
duit par  lady  Guest.  —  L.  30  :  gwynder.  Il  faut  rétablir 
le  texte  ainsi  (cf.  plus  bas,  p.  216)  :  yn  gynhebic  gwyn- 
der y  chnawt  yr  eira. 

Page  214,  1.  25,  trad.  p.  81  :  no  nini,  «  que  nous  »  ; 
lady  Guest  semjjle  avoir  lu  :  no  mivi,  «  que  moi  ». 

Page  215,  1.  18,  trad.  p.  83  :  au  lieu  de  ei,  je  lis  eir  = 
geir. (Pen.  4,  L.  Bh.  lib:  eir).  —  L. 26 :  au  lieu  de  icnael, 
je  lis  wnaei  (mieux,  ivnaeth:  Pen.4,  L.  Bh.  145:  ivnaeth). 


NOTES    CRITIQUES  205 

P.  216.  1.  17,  trad.  p.  8i  :  au  lieu  de  yd  ael,  je  lis:  yd 
aelh.  (Pen.  4,  L.  Rh.  149  :  yd  aelh). 

Pà'^e  217,  1.  30,  trad.  p.  86  :  Kan  nys  rodassani  idaw 
ef  ;  lady  Guest  :  car  nous  nous  livrons  entre  ses  mains. 
Elle  a  traduit  comme  s'il  y  avait  eu  kanys,  ce  qui  ne  suf- 
firait d'ailleurs  pas  à  justifier  sa  traduction. 

Page  219,  1.  9,  trad.  p.  87  :  au  lieu  de  nyt  atwaey,  leg. 
nyl  alwaeney.  (Pen.  i,  L.  Rh.  150  :  alicaenal).  —  L.  13, 
trad.  p.  80  :  heh  ymalliala  ac  ef  ;  lady  Guest  :  sans  s'ar- 
rêter. Ymattiala  est  à  décomposer  en  ym-atdiala,  «  sans 
se  revenger  de  ».  —  L,  16,  18  :  yr  na  allai  ;  lady  Guest  : 
qui  ne  pouvait,  comme  s'il  y  avait  a'r  ny  allei  ;  yr  a  le 
sens  de  quoique  et  parce  que.  —  L.  23,  trad.  p.  88  :  Père- 
dur  est  à  supprimer  de  ce  passage.  C'est  le  chevalier,  le 
provocateur,  qui  abat  son  adversaire,  et  qui  continue  ainsi 
pendant  une  semaine,  comme  le  montre  clairement  le 
contexte  (Pen.  4,  L.  Rh,  180,  n'a  pas  Peredur).  Peredur 
emprunte  les  armes  et  le  cheval  d'Arthur,  et  finit  par 
l'abattre.  Lady  Guest  a  suivi  la  lettre  du  texte. 

Page  220, 1.  8,  trad.  p.  89  :  a  ordinhaawd  ;  lady  Guest: 
éperonna.  Gor-ddinaxo  a  proprement  le  sens  de  répandre 
à  flots, verser  ;  il  semble  donc  qu'ici,  au  figuré,  cela  signifie 
lancer  son  cheval  à  fond,  à  toute  bride  (cf.  Mali.,  p.  254, 
1.26  :  cjordinaw  y  varch  ;  j'ai  supposé  y  varch  qui  se  trouve 
dans  Pen.  4,  L.  Rh.  158).  Gorddin  paraît  aussi. avoir  le 
sens  d'oppression,  violence  (F.  a.  B.,  II,  p.  279.6  :  306. 
16  ;  76.18,  25  clw.).  —  L.  11,  trad.  p.  89  :  ergit  mnwr 
a,  cette  fois,  été  bien  traduit  par  lady  Guest.  V.  note 
à  la  page  128,  1.  9.  —  L.  18  :  Kyn  nys  gellych  ;  lady 
Guest  :  si  tu  le  pouvais.  Kyn,  ny  n'a  pas  le  sens  de  si, 
mais  bien  de  quoique,  quand  même,  même  si...  ne.  V.  la 
note  à  la  page  207, 1.  23.  Pour  d'autres  sens  différents  de 


206  LES     MABINOGION 

kyn  ny,  v.  J/a/).214,  1.4  :  a  diryved  oed  kyn  nyhei  da...\ 
ibid.  128,1.  24,nyt  g-Avenith...  kynny  cheisych...\ihid.  78, 
1.  9  :  ny  wybydir...  mivy  no  chynn  elei. 

Page  221,  1.  3,  trad.  p.  89  : //et^/n'c;  lady  Guest  traduit: 
banc.  Ce  mot,  qui  représente  le  latin  lectica,  a  plusieurs 
sens  (V.  Richards,  Welsh  Diet.).  D'après  l'étymologie,  il 
semble  indiquer  une  sorte  de  couche^  de  divan,  trône.  — 
L.  8,  trad.  p.  90  :  Pei  na  bei  hyt  ytt  ;  lady  Guest  n'a  pas 
traduit,  mais  imaginé  :  si  tu  étais  assez  hardi  pour.  En 
réalité,  il  y  a  une  faute  évidente  du  copiste  :  hyt  (lon- 
gueur) est  à  corriger  en  byt  :  s'il  n'était  dangereux  pour 
toi.  Byt  est  régulièrement  ici  pour  py  t.  V.  un  exemple  de 
bot  pyt,  «  être  dangereux»,  Mah.,p.  235,  1.  12,  —  L.20: 
aryfhau  ;  lady  Guest  traduit  par  ponder,  ce  qui  n'est  pas 
exact;  aryfhau  a  habituellement  la  forme  arafhau,  «  aller 
doucement,  se  calmer,  s'adoucir.  »  Pour  aryf  au  lieu  de 
ara/,  cf.  yn  ary/",  «  doucement  »,  Seint  Greal,  p.  224,  112. 

Page  222,  1.  18,  trad.  p.  91  :  Ira  vych  yn  dywedut  ' 
lady  Guest  :  pourvu  que  tu  dises,  ce  qui  est  inexact  ;  tra 
vych  signifiant  proprement  pendant  que  ;  le  contexte, 
d'ailleurs,  est  d'accord  avec  la  grammaire  :  il  le  tue  aus- 
sitôt qu'il  a  su  ce  qu'il  voulait  ;  au  lieu  de  pun,  leg.  pwy 
(écrit  d'abord  pui).  —  L.  30,  trad.  p.  92  :  lady  Guest  n'a 
pas  traduit  depuis  mi  a  rt/a/"  jusqu'à  y  dyd...  ;  la  phrase 
manque  dans  son  texte. 

Page  224,  1,  1,  trad.  p.  9i  :  ?/  niyun  a  oed,  suppléez  : 
y  niywn  gerwyn  a  oed  (Pen.  4,  L.  Rh.  155  :  y  inywn  ker- 
wyn).  —  L.  6  :  dywygyat  a  wnaeth  ;  lady  Guest  :  les 
traita.  Dywyc  signifie  proprement  amender,  réparer.  — 
L.  22,  trad.  p.  87  :  llechwaew,  voir  la  note  à  Kulhwch  et 
Olwen,  p.  118,  1.24. 

Page  225,  1.  16  :  hydgant,  troupeau  de  cerfs  :  cf.  pedit- 


NOTES    CRITIQUES  207 

kanl,   troupe  de    fantassins,  gros^   groupe  de    fantassins 
{Myv.  Arch.,  545.1). 

Page  226,  1.  27,  trad.  p.  97  :  no  Ihi  :  on  attendrait  no'r 
leu  •  cf.  Pen.  17,  L.  ]}h.  Oi2  :...  y  a  wry  mi  mivy  no  mi- 
nheu  ylty,  hangl  micy  vyngkyvoelh  nor  leu...  «  comme 
homme  à  moi  plutôt  que  moi  à  toi,  car  mes  domaines  ne 
sont  pas  plus  grands  que  les  tiens.  » 

Page  227,  1.  16,  trad.  p.  98  :  ar  nos  honno  kyscu  a 
iDwieth,  et  à  partir  de  ce  moment  elle  devint  l'épouse 
d'Ellym,  dit  lady  Guest  ;  ce  qui  est  conforme  à  son  habi- 
tude d'atténuer  ou  de  supprimer  les  crudités  du  texte. 

Page  228,  1.  17,  trad.  p.  99  :  au  lieu  de  ar  eu,  leg.  ar 
eir  «  sur  parole  »:  n'est  pas  traduit  par  lady  Guest.  Pen.  4 
(L.  lih.  161)  :  ar  eur,  c'est-à-dire  en  or.  Eur  ici  ne  peut 
aller  ;  les  scribes  ont  eu  devant  les  yeux  ar  eir,  lu  par 
celui  du  L.  Rouge  ar  eu,  développé  par  l'autre  en  ar  eur 
D'après  l'usage  actuel,  ar  eir  pourrait  signifier  exactement  : 
d'après  ce  que  vous  indiquerez. 

Page  229,  1,  10,  trad.  p.  100  au  lieu  de  kangl  reit  idi 
hi  da  du  L.  Rouge  et  de  Pen.  4,  Pen.  7  {L.  Rh.  645)  a  : 
kanyt  reit  idi  hi  ivrth  da,  qui  est  plus  net. 

Page  230,  1.  2,  trad.  p.  101  :  mynyhyr;  lady  Guest  tra- 
duit par  edge  ;  mynyhyr  représente  exactement  le  latin 
manubrium,  et  signifie  manche,  —  L,  22,  trad.  p.  102  : 
loharyawd,  «  joua  »,  dans  le  sens  de  jouter,  est  peut-être 
une  expression  traduite  du  français.  —  L.  23,  trc.u.  p.  102: 
M.  Gàïdoz  {Zeitschrifl  fur  celt.  Phil.  VI,  p.  181  :  La  ara- 
paudine)  traduit  ce  passage  ainsi  :  Peredur  se  joua  d'eux 
de  bonne  façon;  il  les  fil  lier  comme  on  lie  des  chevreaux 
et  jeter  dans  le  bief  du  moulin.  Pen.  7,  col.  647  porte 
rwymaw  rwym  y wrwch  (pour  ywrch)ar  bob  un  onadunt. 
J'îy  adopté  sa  traduction  en  ce;  qui  concerne  le  rwymat 


208  LES     MABIXOGION 

iwrch  :  c'est  plus  littéral,  Ea  revanche,  wharyaiid  ac  ivynt 
ne  peut  avoir  le  sens  de  se  joua  d'eux.  En  ^^allois,  comme 
en  breton,  chwareu  {choari)  s'emploie  dans  le  sens  dou- 
ble que  j'ai  indiqué  :  jouer  a  le  sens  de  s'amuser  et  de  se 
battre,  avec  une  nuance  d'ironie  ou  de  plaisanterie  :  cf. 
Peredur  (L.  Rouge,  p.  199,  1.  2  et  3  :  ny  chwaryei  iveis- 
son  vy  mam  a  mivi  velly  ;  minneu  a  chwaryaf  a  thitheu 
val  hynn.  Pour  le  sens  de  jouter  et  se  battre,  cf.  ihid., 
p.  201,  1.  10,  16,  20.  Dans  ce  même  passage  (1.  9,  24), 
chivare  est  remplacé  par //ac^  et  même  ligne  11  par  ymlad. 
Aussi  J.  M.  Edwards  {Mabinogion  II,  p.  45)  que  cite 
M.  Gaidoz  pour  rwymat  iwrch,  a-i-'û  traduit  en  gallois 
moderne  wharyawd  ac  wynt  yn  da  par  :  ymladdodd  yn 
dda  à  hiuy,  suivant  en  cela,  comme  en  nombre  de  pas- 
sages, lady  Charlotte  Guest.  La  nuance  de  sens  ici  cepen- 
dant n'est  pas  rendue.  Pour  le  sens  de  jouter,  cf.  encore, 
Mabin.,  p.  260,  1.  9.  En  traduisant  par  clos  dans  ma  pre- 
mière édition,  je  n'ai  pas  entendu,  cela  va  sans  dire,  assi- 
miler clawdd,  fossé,  tranchée,  à  ce  mot  ;  j'avais  songé  à 
un  endroit  délimité  par  un  fossé  avec  talus,  comme  le 
Clud  Gurlhiern  du  Gart,  de  Quimperlé  qui  comprenait 
l'enceinte  du  minihi  du  saint  Gurthiern  (J.  Loth,  Chres- 
tomathie,  p.  198).  — L.  26  :  gan  dy  gennyat,  et  plus  bas  : 
a  chymryt  kennat.  Pen.  4,  L.  Rh.  164,  distingue  mieux 
les  deux  mots  :  ar  dy  gennat,  mais  :  a  chymryt  caiihat. 
Kennat  a  le  sens  de  message,  messager;  canhat(canyat), 
le  sens  de  permission.  Les  deux  sont  assez  souvent  con- 
fondus. —  L.  28,  trad.  p.  102  :  yn  y  gyveir  gyntaf  y 
deulh...  Lady  Guest  :  «  dans  la  chambre  la  plus  à  l'inté- 
rieur »;  c'est  contraire  au  texte  et  au  contexte.  L'expres- 
sion yn  y  gyveir  se  trouve  avec  le  sens  de  :  droit  devant, 
tout  droit  (Cf.  Mabin.,  p.  141,  1.  19)  ;  mais  ici,  la  traduc- 


NOTES    CRITIQUES  209 

tion  que  j'ai  donnée  est  justifiée  quelques  lignes  après 
(p.  231,  1.  i-5)  :...  nyl  oed  un  gyveir  ar  y  pebyll  a  vei- 
waeth  y  gyweirdeb  noe  gilyd,  kany  wydynlhwy  pyle  yd 
eistedei  ef. 

Page  231,  1.  15,  16,  trad.  p.  102  lewinpryf,  «ongle  de 
serpent  ou  de  dragon  »  ;  pryf  a  proprement  le  sens  de 
insecte  (cf.  breton  armor,  prenv,  amp  rev  an  ;  amprevan  a 
aussi  le  sens  de  bêle  venimeuse),  et  au«si,  en  gallois,  de 
serpent  (cf.  Seint  Great,  p.  46,  19).  Page  230,  le  pry f  est 
unaddanc, (castor, crocodile)  :  cf.  trad.  p.  192,  note  2.  Pryf 
s'applique  aussi, d'après  le  diet.  d'Owen  Pughe,  à  des  ani- 
maux sauvages,  tels  que  le  lièvre.  Dans  les  Lois,  il  a  le 
sens  de  castor,  martre  {Ancient  laws,  II,  p.   448). 

Page  232,  1,  17,  trad.  p.  104:  Kyckir  par  kyc-hir?  de 
cicg,  <:< action  de  projeter  »  (v.  Owen  Pughe),  et  hir  long? 
ou  peut-être  cyrjn-hir,  noueux  et  long?  —  L.  19  :  keuynt 
pour  kevyn.  Cf.  p.  249,  1.  2,  dra  chevynt  ;  cf.  Ancient 
laws,  I,  p.   154,  trois  fois  yaunt  pour  yawn,  etc. 

Page  233,1.22,  trad.  p.  l06  :  amgen,  «  autrement  »;  lady 
Guest  a  traduit  comme  s'il  y  avait  nyt  amgen,  ce  qui  est 
contraire  au  texte  et  au  sens  général.  —  L.  30  :  a  thrawst 
0  lassar  glas;  pour  cette  couleur  et  le  prix  de  l'écu  ainsi 
peint,  V.  Ancient  laws,  I,  p.  726;  trois  couleurs  sont  indi- 
quées pour  les  ecus  :  doré,  argenté  ou  llassar  ;  ibid.,  II, 
p.  805,  coloratuni  glauco  est  glosé  par  calch  lassar  ;  le 
calch  lassar  est  à  traduire  par  émail  bleu  ou  verdâtre. 

Page  234,  1,  13  :  ac  nyt  ymganlynassant  y  gyf  ;  lady 
Guest  :  el  ils  ne  le  suivirent  pas  tous  -les  deux,  ce  qui  est 
inexact;  il  ne  s'agit  pas  du  chevalier  pour  Peredur. 

Page  235,  1.  21,  trad.  p.  108  :  peilwch;  lady  Guest  tra- 
duit par  taisez-vous  ;  peidio,  aujourd'hui,  n'a  guère  que  le 
sens  de  cesser;  dans  les  Mah.,  il  a  quelquefois   le   sens 
Il  li 


210  LES    MABINOGION 

plus  étymologique  de  durer,  rester  (v.  J.  Loth,  mots 
latins,  p.  194)  ;  ici  il  signifia  ou  restez,  arrêtez,  ou 
cessez.  Pour  peiclio,  rester,  endurer,  v.  Kulhwch,  p.  109, 
1.  20. 

Page  236,  1.  17,  trad.  p.  110  :  ar  yr  ochelforcld  tncy  y 
coet  ;  il  faut  faire  dépendre  ces  mots  de  gerdaivd  ;  lady 
Guest  a  traduit  :  la  route  de  traverse  allait  à  travers  ce 
bois. 

Page  237, 1.  10  :  ae  minneu  :  leg.  ac  minneu  (a  minneu). 

—  L.  27,  trad.  p.  103  :  au  lieu  de  hyt,  leg.  hyd  ;  pour 
cette  orthographe,  cf.  reit  pour  reid  {raidd),  Kulhwch, 
p.  129,  1.  25  (Pen.  4,  L.  Rh.,  172  :  y  hyd). 

Page  238, 1.  20,  trad.  p.  112  :  a  chy  gadarnet  yw  a  bre- 
nhin  ;  il  faut  probablement  lire  aV  brenhin. 

Page  239,  1.  28,  trad.  p.  114  ;  mwy...  noc  ydym  ni  yn 
y  geissaw  ;  lady  Guest  a  été  ici  trompée  par  son  texte:  noc 
y  dymmyny  geissaw  ;  elle  a  vu  dans  dymmyny  (y  dym 
ni  yn  y)  le  verbe  dymuno,  «désirer  »,  et  traduit  par  :  «ton 
entreprise  est  trop  grande  pour  que  tu  puisses  souhaiter 
la  poursuivre  », 

Page  240, 1.  16,  trad.  p.  1 15  :  oed  wed  y  kefjit  y  clawr 
n'est  pas  traduit  par  lady  Guest. 

Page  241,  1.  10,  trad,  p,  116  ;  bric  y  coet  ac  a  vo  o  well; 
lady  Guest  traduit  :  les  branches  des  meilleurs  arbres  ; 
son  texte  porte  evo  au  lieu  de  a  vo,  ce  qui  ne  donnerait 
pas  de  sens  satisfaisant.  —  L.  17  :  ny  lyvasswys  dyn  : 
personne  n^a  osé  ;  lady  Guest  traduit  :  il  n'a  permis  à  per- 
sonne. 

Page  242,  1.  11,  trad.  p.  1 17  :  lech  ;  lady  Guest  traduit, 
non  sans  raison,  mais  je  ne  sais  pourquoi,  par  cromlech. 

—  L.27,  irad.  p.  97  :  hyt  y  dwrn  pourrait  signifier  :  jus- 
qu^k  la  poignée,  mais  le  sens   est   assuré  par  le  passage 


NOTES    CRITigUES  211 

correspondant  de  la  page  233,  1.  2  :  ac  o  vlaen  y  gwae-\v 
dafyn  o  waet  a  hwnnw  yn  rydec  yn  raeadyr  hyt  yn  dwrn 
y  mackwy. 

Page  243,  i.  i.  6,  trad,  p.  119  :  lladd...  a  wnaelh  ;  je 
lis:  Had  a  vynawd  :  (elle  voulut  tuer),  au  lieu  de  elle  tua  ; 
elle  tua  est  en  contradiction  avec  les  mots  suivants:  Pere- 
dur  l'en  empêcha.  Pour  la  ligne  8,  il  est  difficile  de  dire 
s'il  faut  wnaeth  ou  vynawd. 


Notes  critiques  à  Gereint  et  Enid. 


Page  244  :  le  sous-titre  :  Uyma  mal  y  Ireythir  o  ysto- 
rya  Gereint  ah  Erhin  manque  dans  le  texte  de  lady  Guest. 
—  L.  2,  trad.  p.  122  :  ar  unlu  n'est  pas  traduit  par  lady 
Guest.  —  L.  14,  trad.  p.  122  :  le  texte  porte  y...  franc; 
je  supplée:  Odyar  franc  :  v.  p.  265,  L  19;  il  était  stewart 
de  la  cour  ;  lady  Guest  a  traduit  :  les  Francs.  —  L.  18, 
trad.  p.  122  :  ac  nyt  anghei...  ;  lady  Guest  traduit  :  el  il 
n'y  avait  pas  d'antre  arrangement  que.  Elle  n'a  pas  com- 
pris le  verbe,  qui  signifie  être  contenu,  se  renfermer  dans. 
Cf.il/a7j.,  p.  28:  nyt  eyngassei  Vendigeit  Vran  myivn  ty; 
ibid.,  p.  37  :  nyt  ei\n\gwys  ;  ty  y  geingho  e/";  Seint 
Gréa/,  p.  90  :  nyt  eynghei  eu  pechodeu...y  inywn  yndunt ,' 
ibid.,  p.  291  :  îiyt  anghei  y  gorff  meivn  daear. 

Page  245,  1.  10.  trad.  p.  123  :  caeraivc  ;  lady  Guest  tra- 
duit :  diapred  ;  Davies  le  traduit  par  scutulatus  ;  le  sens 
paraît  être  :  damassé.  —  L.  28,  29,  trad.  p.  124  :  lady 
Guest  a  lu  :  arryfuerys  et  arelivri  /  il  faut  faire  porter 
rybud  sur  ar  et  couper  :  ar  Ryfuerys,  ar  Elivri.  Elivri 
se  retrouve  p.  246,  2  ;  cf.  265,  14  (Pen.  4,  L.  Rh.,  194  :  ar 
ryfuerys). 

Page  246,  1.  18,  19  :  Cadyrieith;  lady  Guest  :  Cadyr- 
nerth —  A^nihren  tab  Bedivyr  ;  lady  Guest  :  Ambren  vab 
Bedwar. 


NOTES    CRITIQUES  213 

Page  247,  1.  13,  trad.  p.  126  :  helyclei  {Pen.  i,  L.Rh., 
389  :  helyglei)  est  composé  de  hely,  chasse,  et  de  clei, 
habituellement  cleu^  rapide,  pressant  (continu,  qui  ne  s'in- 
terrompt pas,  en  parlant  de  la  pluie,  par  exemple).  L. 
noir,  F.  a.  B.,  II,  p.  18.13;  L.  Aneurin,  105.27  ;  Myv. 
arch.,  151.1).  —  L.  14  :  gicyneu,  leg.  gicineii;  lady  Guest 
y  a  vu  un  dérivé  de  gicyn,  «  blanc  ».  —  L.  19,  trad, 
p.  126  :  gyssonuyr  n'est  pas  traduit  par  lady  Guest  ;  ce 
mot  semble  bien  un  composé  de  cy.sson,  «  harmonieux, 
cadencé  »,  et  de  hyr,  «  court  »,  au  trot  bref  et  cadencé. 
—  L.  27  :  goreu  vn  kedymdeith...  ivyt  ti  o  was  ieuanc  ; 
lady  Guest  a  fait  de  o  ivas  ieuanc  une  exclamation  :  ô 
jeune  homme!  —  L.  30  :  au  lieu  de  y  mi,  je  lis  yni  à  cause 
des  pluriels  suivants,  1.  l,p.    248  (Pen.  4,  L.  Bh.,  389: 

Page  248,  1.  7,  trad.  p.  127;  mas  iuehyn;']e  lis  :  maes- 
ivehyn.  Cf.  \hyyhyr-ive hyn,  L.  Rouge,  ap.  Skene,  Four 
anc  bocks  of  Wales,  II,  p.  234,  vers  11.  D'ailleurs  Pen.  6 
L.  Bh.,  211,  répond  à  masiuehynn  du  L.  Rouge,  p.  273, 
1.  23,  par  :  maeswehyn.  —  L.  12,  trad.  p.  127  :  lomlyt  ; 
lady  Guest  ne  le  traduit  pas  ;  Zeuss,  Gr.  Cell.,  p.  891,  le 
traduit  par  lululentus  ;  au  point  de  vue  de  la  composi- 
tion, c'est  exact,  mais  lom  a  le  sens  propre  de  fumier. 
March  torn  signifie  cheval  de  labour,  ce  qui  n'est  pas  le  cas. 

Page  249,  1.  9,  trad.  p.  128  :  vn  enryded,  leg.  yn  enry- 
ded.  —  L.  18,  trad.  p.  129  ;  yn  y  gael  yn  rat  n'est  pas 
traduit  par  lady  Guest.  —  L.  28  :  auory  cher,  pour  auory 
ucher  ;  cf.  Pen.  4,  L.  Bh.,  392  :  yvorucher. 

Page,  250,  1.  15,  trad.  p.  130  :  yd  ymdoruynnyglynt, 
mot  à  mot  :  ils  se  rompaient  le  cou  ;  lady  Guest  traduit  : 
ils  risquaient  leurs  cous.  L'expression  est  ici  figurée. 

Page   251,    1.    18,  trad.  p.    151   :    lra'"-gwyd  ;  je   lis 


214  LES    MABINOGION 

trawsglwyd{Ven.  4,  L.  Bh.,  394  :  iraivsglwyd).  —  L.25, 
trad.  p.  121  :  un  coesset  ;  lady  Guest  traduit  par  :  une 
quantité  de;  coesed,  d'après  Richards,  qui  suit  un  auteur 
du  XVII»  siècle,  aie  sens  de  pain  hlanc, pain  mollet  ;  coesed 
paraît  dérivé  de  coes,  «  jambe  »,  et  indiquerait  la  forme 
du  pain  ;  cf.  en  français  moderne,  une  flûte.  Cependant 
Pen. 4,  L.Rh.,  394,  a:  talym  o  vara  gwynn  ac  ouuyt  coes- 
set yn  y  llenllicin,  et  un  morceau  de  pain  blanc  et  de  nour- 
riture de  choix  dans  son  manteau.  Faut-il  lire  coethet  ? 

Page  252,  1.  12,  trad.  p.  132  :  a  chynuydu,  leg.  a  chyn- 
nydu  ;  lady  Guest  traduit  :  et  il  m'arracha.  Le  sens  pro- 
pre est  :  et  il  conquit,  il  ajouta  à  ses  états.  Cf.,  dans  la 
iliî/ï;.,la  pièce  intitulée:  C  y  nnydd  Llewelyn  mab  Gruffudd, 
p.  20,  entre  autres  vers,  le  suivant  :  Poivys  pan  y  cyn- 
nydwys;  cf.  Mab.,  p.  89;  Myv.  arch.,  p.  472,  col.  1  ;  760, 
col.  1  ;  Ancient  laios,  I,  p.  444,  etc.  (Pen.  4,  L.  /?/i.,395: 
a  chynnydu). 

Page  253,  1.  5,  trad.  p.  133  :  y  delut  y  ymivan  ac  ef,  se 
rapporte  à  ce  qui  suit  ;  lady  Guest  le  rapporte  à  ce  qui 
précède,  et  traduit  comme  s'il  y  avait  y  ymivan  amdanei 
ymardelwych  o  honei  ;  elle  le  traduit  inexactement  par 
appartenant  à  toi.  V.  plus  bas,  p.  262,  1.  17. 

Page  254,  1.  6,  trad.  p.  13 i  :  au  lieu  de  ymda,  leg.  ym- 
dan  (Pen.  4,  L.  Bh.,  397:  y  m  dan.  —  L.  7  :  fo,  «  fais- 
ceau, liasse  »  (Cf.  Paulin  Paris,  Bomans  de  la  Table 
ronde,  I). 

Page  255,  1.  15  :  il  manquait  un  mot  au  texte  du  L. 
Rouge;  il  est  donné  par  Pen.  4,  L.Bh.,  398:  Dyvot  cofa 
oruc  y  Ereint...  —  L.  21,  trad.  p.  135  :  a  rywyr  z^  a  ry 
hwyr,  «  et  trop  tard  »  ;  cette  expression  n'a  pas  été  com- 
priï^e  par  lady  Guest;  cf.  rywyr  ydym  yn  kerdel,  Bown 
o  Ilamtwn,  p.  167,  1.  1. 


NOTES    CRITIQUES  215 

Page  256,  \.  4  :  y  byrywyl  e/",  «  on  le  jeta  sur  »  ;  lady 
Gueat  :  il  se  jela. 

Page  257,  I.  12,  trad.  p.  138:  gan  dy  uol  yn  gyffre- 
din...  n'est  pas  traduit  par  lady  Guest. 

Page  258,  1.  28,  trad.  p.  139  :  yd  edyw  a  le  même  sens 
que  ethy,o,  «  il  est  allé.  » 

Page  259,  1.  4:  au  lieu  de  godrumyd,  j'avais  proposé 
godrernmyd  (Richards,  Welsh  Diet.,  vue,  aspect);  mais 
Pan.  4  (L.  Rh.  403)  a  aussi  godrumyd  (avec  r  pointé).  Si 
on  adopte  godrumyd,  c'est  un  composé  du  préfixe  go, 
avec  sens  diminutif,  et  de  trumyd,  dérivé  de  trum,  dos, 
arête,  dos  de  colline.  Go-dumyd  serait  composé  de  tum, 
courbe  :  c'est  une  interprétation,  peut-être,  ou  conjecture 
du  scribe.  Godrumyd  peut  être  adjectif  ou  substantif; 
comme  substantif,  il  signifierait  petit  tertre  arrondi.  — 
L.  21,  trad.  p.  140  :  lady  Guest  met  dans  la  bouche  de 
Gwenhwyvar  les  mots  :  nyt  atwaeii  inhea  ef,  ce  qui  n'est 
pas  exigé  par  le  sens.  —  L.  25,  trad.  p.  140  :  pei  na  attei; 
lady  Guest  traduit  :  quoiguHl  fût  accompagné  ;  pei  ne 
saurait  avoir  ce  sens. 

Page  260, 1.26,  trad. p.  142  :  rygyhurd  pour  rygyhwrd 
(Pen.  4,  L.  Ph.,  405  :  rygyhwrd). 

Page  261,  1.  2,  trad.  p.  142  :  kywilyd  est  répété  à  une 
ligne  d'intervalle  dans  le  L.  Rouge  ;  Pen.  4,  L.  Rh.,  406, 
donne  correctement  :  yn  gymeint  gywilid  y  ti  arglwyd 
kyhyrdu  gvarthaed  a  myvi  athyhun.  J'ai  traduit  d'après 
ce  texte.  —  L.  6,  trad.  p.  132  :  au  lieu  de  :  os  marxo  vyd 
ynt,  leg.  os  marw  vyd  ynten  (Pen.  4,  L.  Rh.,  406  :  os 
marw  vyd  ynteu).  —  L.  9,  trad.  p.  142  :  yn  oruodawc  ; 
pour  le  sens  précis  de  ce  mot,  v.  Ancient  laws,  I,  p.  134, 
138,  430,  702,  etc.  —  L.  19  :  gorchymun,  confier,  ordon- 
ner de  mener  à,  faire  conduire  à  (cf.  Ystoria  de  Carolo 


•^IG  LES    MABINOGION 

magno,  p.  17  :  a  orchymynmcys  y  garchar).  —  L.  29, 
trad.  p.  143  :  wraged  in  ;  in  paraît  de  trop  (Pen.  6,  L.  Bh., 
204  :  Avraged,  heb  y  Gwenhwyvar,  ni  a  awn. 

Page  262,  1.4,  trad.  p.  144  :  hyrrwyd,  prob.  pour  hy- 
ricyd.  —  L.  8  :  au   lieu   de   dy    ivarthrud,  le    manuscrit 
Pen.  6,  L.  Rh., -lOi,  porte,  avec  raison,  (fi/  diwarthrudyaiv. 
—  L.  16,  trad.  p.  144  :  nat  ymgystlynei  ;  lady  Guest  tra- 
duit :  c'' est  pour  V arrogance  d' Edern...  que  nous  ne  fûmes 
pas  ami's. Pour  le  sens  que  nous  donnons  à  ce  mot,  v.  plus 
bas,  p.  285,  1.  6.  —  L.  18,  trad.  p.  144  :  ardehv;  v.  An- 
cient laïcs,  I,  p.  122,  150,  158,   162.   250,  etc.;  cf.,  plus 
haut,  ymardelwych  ohonei.  —  L.  23,  trad.  p.  144  :  kytret- 
^ei  ;  manuscrit  de  Hengwrt  :  kyhyttrei ;  le  sens,  que  l'on 
adopte  l'un  ou  Tautre,  est  à  peu  près  le  même.  —  L.  25 
ar  ricym  a  icneyit  yna,  cf.  Pwyll,  p.  21,  1.  18.  —  L.  26 
deicis  ar  holl  iciscoed  ;  lady  Guest  traduit  inexactement 
et  les  habits  de  choix. 

Page  263,  1.  1,  trad.  p.  145  :  Pen.  4,  L.  Bh.,  408  : 
amraval  wirodeu  ;  Pen.  6,  L.  Bh.,  204  :  amryfal  wiro- 
deu.  —  L.  4  :  ar  nos  honno  gyntaf  y  hysgassant  y  gyt; 
lady  Guest  traduit  :  et,  k  partir  de  ce  moment,  elle  devint 
sa  femme.  —  L.  6  :  a  cheneuinaii:  a  oruc...  ar  llys,  «  elle 
fixa  sa  demeure  dans  la  cour;  »  cynnefino  a  le  sens  propre 
de  s'habituer  à.  —  L.  18,  trad.  p.  145  :  caru  carw ;  il 
faut  lire  caru  seul;  le  manuscrit  que  le  scribe  avait  sous 
les  yeux  devait  portera  tort  deux  fois  caru;  le  manuscrit 
Pen.  6,  L.  Bh.  205,  a  caru  seul. 

Page  264,  1.  4  :  camderwynu,  leg.  camdervynnu ;  le 
contexte  montre  qu'il  s'agit  des  bornes  des  Etats.  (Pen.  6. 
L.  Bl.,  205,  hamtervynnu).  Cet  exemple,  avec  beaucoup 
d'autres,  montre  que  le  scribe  avait  sous  les  yeux  un  ma- 
nuscrit où  u  représentait  iv  et  /  (i=  v).  —  L.  14, 15,  trad. 


NOTES    C  lu  T  1  g  L'  E  S 


217 


p.  l-iG  :  nal  oed  haiccl...  ni/t  oed  hawd,  «  s'il  ne  lui  était 
pas  facile  de...,  il  ne  lui  était  pas  facile  non  plus  »  ;  cf., 
p  262,  nal  y  m;/...  nyt  ijniadawn.  Pour  nad,  dans  le  sens 
de  si...  ne,  cf.  Myv.  arch.,  p.  466,  nad  ymrodassei;  cf. 
Ancient  laivs,  I,  p.  152.  —  L.  16,  trad.  p.  1  i6  :  le  texte 
de  Pen.  6  (L.  Bh.,  p.  205),  justifie  ma  traduction  :  ludyas 
y  gevynderw  y  (jynhal  y  cjyfoelh  ac  y  (jadw  y  lervyneu. 
—  L.  26  :  dyhir,  «  pénible  »  ;  pour  le  sens,  cf.  Math  ab 
Math,  Mab.,  p.  71,  1.  19. 

Page  265,  1.  3,  trad.  p.  147  :  ac  am  hehryncjyeit  ;  je 
lis  comme  lady  Guest,  ae  (Pen.  4,  L.  Rh.,  206  :  ae).  — 
L.  17  :  Elivri  anawkyrd  ;  lady  Guest  a  mal  lu  Elivri  et 
Nawkyrd.  —  L.  20,  trad.  p.  148  :  lady  Guest  rattache 
ac  Edern  uab  Nud  à  l'énumération  ;  le  contexte  montre 
clairement  que  c'est  Gereint  qui  parle.  —  L.  30,  trad. 
p,  l48  :  a  digawn  y  ani  hynny  :  lady  Guest  ne  traduit 
pas  y  am  hynny. 

Page  266,  1.  13,  trad.  p.  149  :  au  lieu  de  ehalaelhrwd, 
leg.  ehalaelhrivyd.  —  L.  17;  au  lieu  de  y  ymweleint,  leg. 
y  y  mice  let  (Pen.  4,  L.  Bh.  413  :  y  ymicelef).  —  L.  28, 
trad.  p.  149  :  nu  y  roda/  ;  il  faut  lire  :  mv  y  rodaf  ;  nw 
est  une  particule  verbale  indiquant  le  présent  ou  le  futur, 
dont  il  y  a,  dans  le  Livre  Noir  particulièrement,  plusieurs 
exemples.  Le  scribe  a  encore  eu  ici  une  écriture  nu  pour 
nu\  qu'il  n'aura  pas  su  interpréter,  cette  particule  étant 
hors  d'usage  de  son  temps.  Il  semble  que,  dans  d'autres 
passages,  nu  ait  bien  la  valeur  de  maintenant. 

Page  267,  1.  3  :  ac  y  ovyn  y  hawb  ;  lady  Guest  :  et 
chacun  demanda,  ce  qui  est  contraire  à  la  construction 
(et  pour  demander  à  chacun).  —  L.  14,  trad.  p.  150  : 
ae  bar  ae  enniwet,  n'est  pas  traduit  par  lady  Guest.  — 
L.  23,    24,  trad,  p.   151  :  or  a  erkytlyo   onadunt   dyuol 


218  LES    MARINOGION 

altaf  ;  lady  Guest  :  qui  sont  convenus  de  venir  vers  moi. 
Pour  le  sens  d'erkytlyo,  v.  Kulhwch  et  Ohven,  note  à  la 
page  103,  ligne  20. 

Page  268,  1.  1  :  ac  o'/-  gorthrijmha.  gouul  arnat  ;  lady 
Guest  :  el  si  lu  as  quelque  embarras  ;  gorlhrymhu  a  un 
sens  beaucoup  plus  fort  ;  v.  la  note  à  Kulhwch,  p.  104, 
1.  5,  sur  gurlhrwm.  —  L.  4  :  ^  chyvarwydyl  o  oreuguyr; 
lady  Guest  traduit  :  el  des  guides  expérinxentés  el  les 
principaux. . .  comme  s'il  y  avait  a  au  lieu  de  o.  —  L.  15, 
trad.  p.  152  :  a  dalei  aruot  yn  y  erhyn  ;  lady  Guest  :  qui 
valût  la  peine  d'être  combattu,  comme  si  dalei  était  pour 
talhei.  Aruot  n'est  pas  traduit;  ce  mot  a  le  sens  de  moment 
opportun,  temps,  occasion,  et  aussi  un  sens  analogue  à 
gorvod,  «  vaincre  ».  Pour  le  sens  que  j'ai  adopté,  cf.  Mab. 
p.  191,  ligne  4 (cf.  diarvot,  Myv.  arch..  527.2).  —  L.  20:  ae 
hela  ae  digrifwch  ne  semblent  pa=  à  leur  place  à  cet 
endroit  :  ils  devaient  venir  après  namyn  hynny  avec 
quelques  mots  perdus. 

Page  260,  1.  15,  trad.  p.  153  :  lady  Guest  a  traduit 
kyffroes  comme  s'il  y  avait  eu  de ff roes.  —  L.  17  : 
yscaualwch  hehdaxv  ef  '  lady  Guest  :  el  la  société  d'un 
autre.  Pour  le  sens  d\yscavalwch,  v.  la  note  à  Owen  et 
Lunet,  p.  17S,  1.  6.  Le  sens  paraît  être  :  vie  solitaire,  en 
dehors  de  lui.  —  L.  26,  Irad.  p.  153;  ac  y  gyt  a  hynny 
or  hyd  ;  lady  Guest  :  et  alors  il  te  sera  facile...,  traduc- 
tion impossible  à  justifier,  qui  supposerait  ac  yna  y  hyd 
au  lieu  de  ac  y  gyt  a  hynny  or  hyd.  Kyn  ysgaualhet 
est  aussi  inexactement  traduit  par  :  il  le  .sera  facile  de...  ; 
ysgavalwch,  1.  27,  n'est  pas  traduit. 

Page  270,  1.  6,  trad.  p.  153  :  ivrlh  nal  ivyl  icr  di ;  lady 
Guest  :  parce  que  lu  n'es  pas  assez  fort  pour,  paroles  peu 
vraisemblables  dans  la  bouche  d'Erbin  ;  de  plus,   le  sens 


NOTES    CRITIQUES  219 

littéral  ne  s'y  prête  pas.  —  L.  8  ;  alh  gyghoro  nu  mab, 
leg.  alh  gyghoro  uu  mah  :  un  =  vy  ou  :  ath  g-yghoro 
nu  vy  mah.  —  L.  30,  trad.  p.  154:  au  lieu  de  a  chyt  ymlado 
a  mi,  leg.  achyl  y  m  laclo  i  ;  Pen.  4,  L.  Rh.  419  :  a  chyt 
y  m  latho  mi  ;  Pen.  6,  L.  Rh.  210  :  a  chyt  am  lladho  mi. 

Page  271,  1.  6;  y  leu  :  lady  Guest  y  a  vu  une  deuxième 
personne  du  futur  du  verbe  teioi,  ce  qui  e-t  difficile  et 
contraire  à  la  construction  (Peu.  4,  L.  Rh.  419  ;  Pen,  6, 
L.  Rh.,  210,  ont:  y  /eu,  aussi).  Teu,  comme  verbe,  est  une 
3^  pers.  du  sg.  On  le  trouve  comme  2"^  pers.  :  ony  deu  di 
{Ystoria  de  Carolo  magno,  p.  80).  Cf.  Pen. 4  (L.  Rh.i'21)  ; 
na  theu  di.  Pen.  6  (L.  Rh.,  p.  21 1  :  na  thewy  ti).  Mais 
ici,  il  n'y  a  pas  le  moindre  doute  qu'il  ne  s'agisse  du  pro- 
nom possessif  ;  y  teu  ;  v.  traduction,  p.  155. 

Page  272,  1.  20,  trad.  p.  Ibliy  teu  ;  lady  Guest  traduit 
comme  précédemment,  p.  146,  1.  6.  —  L.  22:  au  lieu  de 
ysgaelu,  leg.  ysgaelus.  (Pen.  4,  L.  Rh.,  421  :  yscaylus). 

Page  273,  1.  13,  trad.  p.  158  :  y  teu,  même  contresens 
de  lady  Guest  que  p.  272,  20  ;  271,  6.  —  Au  lieu  de  bel- 
lac, \eg.  hellach.  —  L.  23  :  au  lieu  de  ffroeuolldrut,  leg. 
ffroenvolldrut.  —  L.  26  :  au  lieu  de  dyvol,  Pen.  6,  L. 
i?A.  212,  a  c/oi'of,  qui  est  préférable.  CL  Mah.,  p.22, 1.  11. 

Page  274,  1.  14,  trad.  p.  159  :  ar  un  iveilh  honn  ar 
ureint  ryhud  itt  mi  ae  gorchymynnaf  ;  hidy  Guest:  et 
celte  fois  je  te  t'ordonne  d^une  façon  toute  spéciale.  Ar 
vreint  ne  paraît  pas  avoir  ce  sens  :  cf.  ar  vreint porthawr, 
«  comme  portier  ».  Mab.,  p.  162,  1.  8.  —  L.  16  :  alhost 
oed  (il  eût  été  dur)  ;  lady  Guest  :  et  il  lui  était  pénible. 
Oed,  dans  le  sens  conditionnel,  est  d'un  emploi  fréquent; 
ce  sens,  ici,  est  déterminé  par  pei  as  galtei.  —  L.  18  : 
j'adopte  la  leçon  de  Peu. 6.  L.  Rh.  212:  ar  coel  a  cferdas- 
sant.  —  L.  22:  Irossi  y r  coet ;la(iy  Gaesi-.sortir  du  bois, 


220  LES     MABINOGION 

contresens  évident  ;  il  eût  fallu,  pour  cela,  Irossi  o^r  coel. 
—  L.  29,  Irad.  p.  160  :  a  phan  welas  hi  aur  dyd,leg. 
wawrdyd.  (Pen.  6,  L.  Bh.  274;  icaivr  dyd). 

Page  275,  1.  15,  trad.  p.  160  :  ac  ny  icydynt  helh  ; 
ajoutez  oed,   comme  le  portent  Pen.  4  et  6. 

Page  277,  1.  1,  trad.  p.  162  :  au  lieu  de  kynn  dyuynet, 
leg.  kynn  vy  mynel  (Pen.  4,  L.  Bh.  477  ;  Pen.  6,  L.  Bh. 
214  :  kynn  vy  mynet).  —  L.  2  :  yd  aet,  leg.  yd  aelh.  — 
L.  7  :  pan  ercheisi  ytli  dyuot  paraît  de  trop  ici  :  Pen.  6 
ne  l'a  pas  (L.  Rh.,  p.  214).  —  L.  \\,  \1  :  y  chwinsaf  ; 
lady  Guest  :  ce  soir.  Les  dictionnaires  donnent,  en  effet, 
ce  sens  aussi  à  ce  mot  (cf.  Bown,  p.  145,  XXVII)  :  mais 
le  sens  de  bientôt,  que  donne  entreautresledict.de  Sales- 
bury,  paraît  ici  plus  naturel.  — L.  14  :  ?/  gics,  leg.  y  gwas. 
(Pen.  4,  L.  Bh.  i-21  :  gwas).  —  L.  24,  trad.  p.  163  : 
urdawl  a  ici  un  sens  précis  ;  il  a  le  sens  de  sacré  (che- 
valier) :  cf.  Peredur,  Mab.,  p.  197, 1.  23  :  vymam  a  erchis 
y  mi  dyvot  y  m  urdaiv  yn  varchawc  urdawl. 

Page  278,  1.  5,  trad.  p.  163  :  megis  ar  didaicl ;  lady 
Guest  ne  traduit  pas  megis.  —  L.  9  :  gennyf  i  nu  gerdei; 
nu  paraît  de  trop;  Pen.  6  ne  l'a  pas  ;  le  scribe  a  eu  peut- 
être  sous  les  yeux  genniu  uu. —  L.  17,  trad.  p.  164  :  ac 
nyt  anwadalaf  ;  le  texte  de  lady  Guest  n'avait  pas  nyt, 
ce  qui  l'a  obligée  à  donner  à  l'expression  un  tour  excla- 
matif. 

Page  279,  1.  16,  trad.  p.  165  :  nu  a  dylyych  ;  voy., 
pour  nu,  la  note  à  la  page  266,  1.  28  ;  le  texte  de  lady 
Guest  porte  uu  ;  elle  n'a  pas  traduit  ces  mots. 

Page  280,  1.  2  :  Dwnn  ;  lady  Guest  :  Dwrni.  —  L.  3  : 
ar  dalym  odyma  n'est  pas  traduit  par  lady  Guest.  — 
L.  21,  trad.  p.  \5d  :  yr  a  ostecker  arnat  li  ,  lady  Guest  : 
en  dépit  de  mes  ordres  ;  gostegu  a  le  sens  propre  d'im- 


NOTES    CRITIQUES 


221 


poser  silence  et  aussi  de  proclamer.  Cf.  traduction,  3, 
p.  50  et  notes  critiques,  —  L.  22  :  Pen.  4,  L.  Bh.  4,  432, 
a  correctement  en  plus  :  nyl  rybud  genyf  y  leu  a  thaxv 
ivrthyf{Pen.  6,  L.  Bl.  p.216,  lU).  Je  l'ai  introduit  dans 
ma  traduction.  —  L.  30,  trad.  p.  167  :  yn  y  gyveir  honno, 
n'est  pas  traduit  par  lady  Gh.  Guest. 

Pa-e  281,  1.  23,  trad.  p.  168:  ae  ;  Pen.  6,  L.  Bh.,m, 
porte  ac.  —  L.  25,  trad.  p.  168  :  ar  y  dwrr  :  leg.  ar  y  clir 
(Pen.  6,  L.  Bh.  '2\1  ar  y  clir).  —  L.  26  :  ony  mynynny, 
leg-,  ony  mynny  ou  ony  mynny  di. 

Page  282,  1.  4  :  erdrym  ;  lady  Guest  traduit  :  rabo- 
teux ;  erdrym  a  plutôt  le  sens  de  beau  à  voir  :  dwy  a.'el 
erdrym,  Daf.  ab  Gwilym,  édit.  de  Liverpool,  1873,  p.  10. 
—  L.  23,  trad.  p.  169  :  amprytuerth  ;  lady  Guest  :  diffi- 
cile. —  L.  24  :  a  chalellel  y  dyrnodeu  a  rodei  ynteu  ; 
lady  Guest  :  malgré  tous  les  efforts  qu'il  pouvait  faire; 
il  est  clair  qu'il  s'agit  des  coups  que  donnait  Gwiffret. 

Page  285,  1.  6,  trad.  p.  172  :  nyt  ymgystlynaf  wrihyt 
ti  ;  lady  Guest  :  je  ne  ferai  pas  alliance  avec  toi  ;  voy., 
sur  ce  mot,  Bévue  celtique,  VII,  p.  406,  note  5. 

Page  286, 1.  2,  trad.  p.  173  :  a  chynnhivyllaiv...  arhyt 
y  ffordd;  lady  Guest  :  et  il  le  conduisit  le  long  de  la  route; 
il  faut  probablement  lire  cymhwyllaiv,  «  raisonner,  argu- 
menter »  ;  V.  fr.  araisoner  ;  Kymhwyllaw  a  aussi  le  sens 
de  mentionner,  parler  de  (Pen.  7,  L./?A.,  625  ;  cf.  L.  Rouge, 
p.  217).  —  L.  7,  trad.  p.  173  :  hed,  leg.  hediw.  (Pen.  6,  L. 
Bh.  :  hediw). —  L.  21,  trad.  p.  174  :  au  lieu  de  y  unncyn, 
leg.  y  uorynyon,  leçon  de  Pen.  6,  L.  Bh.,  220.  —  L.  30  : 
a phan  oed  gadarn  y  gnawt  ;  lady  Guest  inexactement  : 
el  quand  il  fut  complètement  rétabli. 

Page  287,  1.  7,  trad.  p.  174  :  ynteu  serait  à  remplacer 
par  Gereint  ou  à  supprimer.  —  L.  26,  trad.  p.  164  :  ac 


LES    MABIÎNOGION 

arho  ui  ijno  y  deuaf  ;  je  lis  avec  Pan.  6,  L.  Rh.  p.  221  : 
ac  arho  ui  yno,  or  deuaf. 

Page  288,  1.  21,  trad.  p.  176  :  ac  a  gaf,  leg.  ac  a  garaf 
(Pen.  4,  L.  Rh.  442  :  a  garaf). 

Page  289,  1.  4  :  au  lieu  de  ively,Pen.  6,  L.  Rh.  p.  222  a 
velly.  —  L.  8,  trad.  p.  177  :  au  lieu  de  a  naiod,  leg. 
anhawd  (Pen.  6,  L.  Rh.  222  :  anhaïud).  —  L.  20,  trad. 
p.  178  ;  mi  a  hrofaf  y  allu  ;  lady  Guest  :  je  prouverai 
que  je  le  puis  ;  profi  a  plutôt  ici  le  sens  à^ essayer,  mettre 
à  V épreuve. 

Page  290,  1.  27,  trad.  p.  179  :  j'ai  traduit  comme  s'il  y 
avait  govut  arnat  :  arnat  manque  dans  le  L.  Rouge,  mais 
se  trouve  dans  Pen.  4,  L.  Rh.,  445,  et  Pen.  6.  L.  Rh.,  223. 
—  L.  29,  trad.  p.  179  :  ny  ellir  dim  ivrth  uynno  Duw ; 
lady  Guest  inexactement  .•  rien  ne  peut  arriver  sans  la 
volonté  de  Dieu. 

Page  291,  1.  13,  trad.  p.  180  :  a  phenewnos,  leg.  a  phe- 
theivnos  {Pen.6,  L.  Rh.,'22-i).  —  L.  27,  trad.  p.  180,  au  lieu 
de  honno,  d'après  le  contexte,  il  faut  lire  hon,  et  à  la  place 
dey  honn,  y  honno  (cf.  Pan. '6,  L.  Rh.,  223:  goreu 
itt  gerdet  hon,  heb  ef  ;  ot  ey  yr  hon  issot....). 

Page  293,  1.  1  :  dyn  oth  enryded  ditheu  ;  lady  Guest  ; 
personne  de  ton  rang. 

Page  294, 1.  28,  trad.  p.  184  :  ac  yny  canei  ef  varchawc 
am  byryei  ;  lady  Guest  :  à  moins  qu^il  ne  soit  sonné  du 
cor  par  le  chevalier  qui  m'a  vaincu.  Yny  a  le  sens  de 
jusqu^à  ce  que. 


APPENDICE 


I 


Les  triades  historiques  et  légendaires 

DES  Gallois 

(Cf.  Ma/).,   1,  p.  76-77). 

Les  triades  jusqu'ici  publiées  peuvent  se  clas- 
ser en  trois  familles  distinctes.  L'une  est  formée 
par  les  triades  du  Livre  rouge  ;  elles  ont  été 
publiées  en  entier  par  John  Rhys  dans  le  Cymmro- 
dor,  tome  III  p.  52-63,  et  reproduites  diplomati- 
quement à  la  suite  des  Mabinogion,  dans  Fédition 
des  Mabinogion  du  Livre  Rouge,  de  la  page  297 
à  la  page  309.  On  les  trouve  aussi  dans  la  2"  édi- 
tion de  la  Mijv.  Arch.,  de  la  page  395  à  la  page 399  : 
les  triades  concernant  les  noms  de  l'île  de  Breta- 
gne, de  ses  îles  et  des  îles  adjacentes,  de  ses 
cités,  ont  été  laissées  de  côté.  Les  triades  de  la 
Mgv.   Arch.,  2°  éd.,  de  la  page   891    h   la   page 


224  L  E  s     M  A  B  I  N  O  G 1 0  N 

394,  du  numéro  46  au  numéro  77,  moins  les  tria- 
des 47,  51,  52,  54,  56,  57,  58,  61,  62,  73,  74,  sont 
d'une  source  très  voisine  de  celle  des  triades  du 
Livre  Rouge,  mais  se  présentent  dans  un  ordre 
difterent  ;  les  triades  87  et  9i  remontent  aussi  à 
la  même  source  que  le  Livre  Rouge.  Celles  que 
M.  EgertonPhillimore  a  publiées  dans  le  Cymmro- 
dor,  VII,  II,  p.  123-124,  126-132,  sont  identiques 
à  celles  du  Livre  Rouge;  le  manuscrit  deHengwrt, 
n»  202,  d'où  elles  sont  tirées,  est  du  commence- 
ment du  xiv«  siècle. 

A  la  seconde  famille  appartiennent  les  triades 
imprimées  par  Skene,  en  appendice  au  tome  II  de 
ses  Four  ancient  books  of  Wales,  p.  456-465, 
avec  traduction,  d'après  un  manuscrit  du  xiv  siè- 
cle. On  doit  ranger  dans  la  même  famille  les 
triades  de  la  Myv.  Arch.,  2"  édit.,  p.  388-391,  du 
n°  7  au  n""  46,  en  exceptant  les  numéros  18,  27,  42, 
43,  44. 

La  troisième  famille  se  compose  des  triades 
imprimées  dans  la  Myv.  Arch.,  2"  éd.,  de  la  page 
400  à  la  page  417  ;  il  y  en  a  126  sur  les  300  que 
contenait  l'œuvre  primitive.  Ces  triades  ont  été 
extraites,  en  1601,  d'un  manuscrit  connu  sous  le 
nom  de  livre  de  .Jeuan  Brechva  (mort  vers  1500), 
et  d'un  autre  manuscrit  appelé  très  improprement 
\e Livre  de  Caradoc  deLancarvan,  plus  récent  pro- 
bablement que  le  premier.  Ce  sont  les  plus  récen- 
tes et  celles  qui  offrent  le  plus  de  traces  de  rema- 
niements. 


APPENDICE  225 

Les  plus  importantes  sont  celles  àw  Livre  Rouge 
et  celles  qui  ont  été  publiées  par  Skene.  Elles  tra- 
hissentccpendant,  elles  aussi,  en  plusieurs  endroits, 
l'influence  de  Gaufrei  de  Monmouth,  comme  le 
commentaire  le  montrera.  La  première  rédaction 
d'une  bonne  partie  de  ces  triades  a  été  probable- 
ment antérieure  à  Gaufrei,  mais  aucune  des  copies 
que  nous  en  possédons  ne  nous  l'a  fidèlement  con- 
servée. 

En  maint  endroit,  je  renvoie  aux  Annales  Cam- 
brix.  Lorsque  je  n'avertis  pas,  je  reproduis  le  texte 
du  Harleian  manuscrit  3.859 ,  publié  par  Egerton 
Phillimore  dans  le  Cijnimrodor,  IX,  I,  p.  152-169  ; 
ces  annales  vont  jusqu'à  l'année  977.  Le  manus- 
crit est  du  commencement  du  xii®  siècle  ;  mais 
il  est  absolument  sur  que  la  rédaction  de  ces  An- 
nales ne  peut  avoir  été  faite  plus  tard  que  la  fin 
du  x«  siècle  (1).  On  peut  en  dire  autant  des  généa- 
logies de  princes  gallois  que  M.  Egerton  Phil- 
limore a  publiées  à  la  suite  des  Annales  Cani- 
briœ  {y  Cymmrodor,lX,  L  p.  169-183).  Ce  sont  des 
documents  d'une  haute  valeur,  qui  ne  le  cèdent 
point  en  importance  aux  Annales  Canibriœ  (2). 

Pour  éviter  des  redites,  j'ai  pris  comme  base  le 
texte  du  Livre  Rouge,  en  reproduisant  en  note  les 

(1)  Yoy.y  Cijmmrodor,  IX,  I,  p.  lU,  146,  147.  Egerton  Philli- 
more en  donne  d'excellentes  raisons.  La  langue,  à  elle  seule,  des 
noms  gallois  suffirait.  Le  copiste  du  xii"  siècle  n'était  pas  un 
Gallois. 

(2)  V.  appendice  II. 

II  15 


226  LES    MABINOGION 

leçons  des  triades  de  source  différente.  A  la  tra- 
duction des  triades  du  Livre  Rouge,  j'ai  joint  la 
traduction  de  celles  des  triades  de  Skene  et  de  la 
Myv.  Arch.,  qui  avaient  un  caractère  indépendant 
et  ne  pouvaient  pas  en  être  considérées  comme 
des  variantes.  Le  texte  des  triades  du  Livre  Rouge 
est,  en  certains  endroits,  altéré  ;  celui  des  autres 
triades  n'a  jamais  été  reproduit  d'une  façon  sûre 
et  avec  critique.  Aussi  ai-je  bien  regretté  de  n'avoir 
pas  à  ma  disposition  l'édition  des  triades  annoncée 
par  MM.  Rhys  et  Evans.  Elle  m'eût  épargné  bien 
des  hésitations  et  sans  doute  plus  d'une  erreur. 
Le  commentaire  de  ces  triades  est,  pour  bien  des 
raisons,  extrêmement  laborieux  et  plein  d'écueils. 
Les  écrivains  et  commentateurs  gallois  sont  très 
souvent  des  guides  peu  sûrs,  et  il  n'est  malheu- 
reusement pas  toujours  possible  de  contrôler  leurs 
assertions,  ce  que  j'ai  toujours  essayé  de  faire. 

Je  renvoie  souvent  aux  notes  de  ma  traduction 
des  Mabinogion,  avec  l'abréviation  Mab.,  I  ou  II  ; 
le  chiffre  qui  suit  indique  la  page.  Lorsque  le  lec- 
teur Retrouvera  aucune  indication  à  des  personna- 
ges dont  il  n'a  pas  été  question,  c'est  que  le  com- 
mentateur n'a  trouvé  rien  à  dire.  Pour  les  autres, 
ils  sont  l'objet  de  renvois.  S'il  y  avait  quelque 
omission,  l'index  général  placée  la  fin  du  volume  II 
la  réparerait  et  guiderait  le  lecteur. 


APPENDICE  227 


TRIADES  DES  CHEVAUX   DU  LIVRE    NOIR 
DE  CAERMARTHEN  (1). 

1.  Trois  chevaux  de  butin  de  l'île  de  Prydein  (2)  ; 
Carnavlawc  (3),  cheval  d'Owein  ab  Uryen  ;  Bu- 
cheslwin  (i)  Seri,  cheval  de  Gwgawn  Cleddyv- 
rudd  (5);Tavautir  Breichir  (6),  cheval  de  Kadwal- 
lawn  ab  Kadvan  (7). 

2.  Trois   torn   eddijslr  (8)  (chevaux)   de  l'île  de 


(1)  Skene,  Four  ancient  books  of  Wales,  II,  viii.  Cf.  Facsimile 
of  the  Black  book  of  Caermarlhen,  par  J.  GAvenogfryn  Evans,  Ox- 
ford, 1888,  fol.  14  ;  du  même  auteur:  The  Black  Book  of  Carmar- 
then, Pwllheli,  1907,  p.  27-28.  Pour  ces  triades,  cf.  plus  loin  les 
Triades  correspondantes  du  Livre  Rouge, n°'  57-63.  Les  personna- 
ges dont  il  est  ici  question  se  retrouvent  plus  loin  et,  sont  l'objet 
de  notices  ou  de  renvois  à  des  notes  ou  passages  des  Mabinogion. 
J'emploie  la  même  orthographe  que  pour  les  Mabinogion. 

(2)  Voy.  Mabinogion  (traduction,  tome  I,  p.  273,  n.  5). 

(■i)  Carnavlawc,  aujourd'hui  dans  les  dictionnaires  a  le  sens  de 
pied  fourchu  (carnavlauc  =  carn-gavlauc). 

(4)  Bucheslwm  :  Bûches  a  le  sens  de  parc  à  bétail,  lioni,  le  sens 
de  nu,  dépouillé.  Peut-être  faut-il  lire  Bucheslawn  (pins  h&s  tr.  59: 
Bucheslomf,  «  qui  a  un  grand  parc,  riche  en  bétail  ». 

(5)  Cleddyv-rudd,  à  l'épée  rouge. 

(6)  Tavautir  doit-être  lu  Tavawt  Hir,  <  langue  longue,  »  et  Brei- 
chir, Breich  Hir,  «  bras  long.  » 

(7)  Le  manuscrit  donne  simplement  Kadwallawn  fdius  K.  (avec 
l'ubréviatiou  latine  ordinaire  pour  filius). 

(8)  Les  dictionnaires  traduisent  march  lom  par  c/ieuai  de  corvée. 
Ce  sens  neparaîtguère  satisfaisantici.  Dans  XeMabinogiàa  Gereint 
ab  Erbin,  Edern  ab  Nudd  est  monté  sur  un  coursier  iomlyl,  mot  à 
mot,  à  la  fiente  abondante,  épithcte  évidemment  louangeuse  dans 


228  LES    MABINOGION 

Prydein  :  Arvwl  iMelyn  (1)  ;  cheval  de  Pascen  ab 
Uryen;  Duhir  Tervenhydd  (2),  cheval  de  Selyv  ab 
Kynan  Garwyn,  Drudlwyd  (3),  cheval  de  Rydderch 
Hael. 

3.  Trois  coursiers  pétulants  de  l'île  de  Prydein  : 
Gwyneu  Godwff  Hir  (4),  cheval  de  Kei  ;  Ruthyr 
Ehon  Tuth  Bleidd  (5),  cheval  de  Gilbert  Kadgyffro; 
Keincaled  (6),  cheval  de  Gwalchmei. 

4.  Trois  coursiers  alertes  de  l'île  de  Pry- 
dein ;  Lluagor  (7),  cheval  de  Karadawc  Breich- 


l'idéede  l'auteur,  si  on  se  rapporte  au  contexte.  Il  est  probable  que 
cela  équivaut  à  bien  nourri,  vigoureux. 

(1)  Je  lis  arvivl  (ms.  arwul);  Aruu'f  aie  sens  de  très  grand,  très 
fort  ;  cf.  V.  ir.  ad-bol,  fort.  C'est  le  nom  de  l'épée  de  Trystan  ab 
Talhvch  (v.  Silvan  Evans,   Welsh  Did.).  —  Melyn,  «jaune  ». 

(2)  Ms  terwenhil,  qui,  orthographiquement,  en  gallois  moderne, 
équivaut  à  tervenydd.  Tervenydd  indique  le  moment  du  rut 
pour  le  bétail  :  se  dit,  d'après  Davies,  d'une  vache  en  rut.  Du  hir 
signifie  noir  long. 

(3)  Drudlwyd  :  drud,    «  vaillant  >  ;  hvyd,  «  gris,  blanchâtre  ». 

(4)  Gwyneu  pourrait  être  un  dérivé  de  gwyn,  «blanc»,  mais  est 
probablement  ici  pour  gwineu,  «  brun,  bai».  Godwff  Hir  équivaut 
àgwddwv  hir,  «cou  long»,  auiourd'hmgwddf  .gwddw  ou  gwddwf. 
D'après  l'orthographe  habituelle  du  Livre  noir  on  attendrait  plu- 
tôt Gutuff  ou  Gutuw. 

(5) Ruthyr  (=  rhuthr),  «  élan  impétueux  »  ;  chona.  sans  peur  »; 
tuth  bleidd,  «  trot  de  loup  ».  Skene  donne  à  tort  blet  ;  le  manus- 
crit a  bleit  =  bleidd. 

(6)  Kein,  «  beau  »  ;  caled,  «dur  ».  Peut-être  :  au  dos  dur  ;  Kein 
peut  être  dialectalement  pour  cevn.  C'est  le  Gringalet  français 
(Geingalet):ll  y  a  peut-être  eu  un  doublet  Grin-galet  (Crin-galet, 
sec  et  dur). 

(7)  Paraît  être  composé  de  llu,  «  armée,  troupe  »,  et  d'agor, 
«  ouvrir.  »  Ayor,  en  parlant  des  animaux, désigne  aussi  les  mem- 


APPENDICE  229 

vras  (1)  ;  Melynla.s  (2),  cheval  de   Kaswallawn  ab 
Bely  (3). 

TRIADES  DU   LIVRE  ROUGE. 

5.  Trois  hommes  ont  eu  la  force  d'Addav  (Adam)  : 
Ercwlf  le  Fort  (Hercule)  ;  Ectorle  Fort  (4)  ;  Somp- 
son  le  Fort  :  ils  étaient  tous  les  trois  aussi  forts 
qu'Addav  lui-môme. 

6.  Trois  hommes  ont  eu  la  beauté  d'Addav  ; 
Absolon,  fils  de  David  ;  Jason,  fils  d'Eson  ;  Paris, 
fils  de  Priav  (Priam)  :  ils  étaient  tous  les  trois  aussi 
beaux  qu'Addav  lui-même. 

7.  Trois  personnes  ont  eu  la  sagesse  d'Addav  : 
Cado  Hen  (Caton  l'Ancien)  ;  Beda  et  Sibli  Doeth 
(Sibli  la  Sage,  la  Sibylle)  :  ils  étaient  tous  les  trois 
aussi  sages  qu'Addav  lui-même. 

8.  Trois  femmes  se  partagèrent  entre  elles  trois 
labeautéd'Eva.-Diadema,  l'amante  d'EneasYscwyd- 


bres  :  y  pedwar  agor,  «  les  quatre  jambes  de  quadrupèdes  »  ;  mais 
agor  peut  être  pour  angor,  ancre.  C'est  une  métaphore  fréquente 
(L.  noir,  59.  II  ;  Myv  arch.,  210.  I,  L.  Aneurin  101,7. 

(1)  Le  manuscrit  ne  donne  que  Karadawc  B. 

(2)  iMelynlas,  «  jaunc-bianc,  ou  jaune-verdâtre.  »  LeLivre  Rouge 
porte  meinlas,  «  mince- blanchâtre  >. 

(3)  Voy.  plus  bas,  triade  57. 

(4)  Ces  souvenirs  troyens  indiquent  une  rédaction  postérieure  à 
Gaufrci  de  Monmouth.  Il  est  très  remarquable  que  les  généalogies 
du  Ilarleian  ms.  de  la  fin  du  x°  siècle,  fabuleuses  en  abordant 
l'époque  romaine,  ne  remontent  jamais  à  des  ancêtres  troyens. 


230  LES    JIABINOGION 

wyn(l)  ;  Elen  Vannawc  (2),  la  femme  à  cause  de 
laquelle  futdétruite  Troia  (Troie),  et  Polixena,  fille 
de  Priav  le  Vieux,  roi  de  Troia. 
Quand  une  armée  s'en  alla  en  Llychlyn(Scandinavie). 
9.  Un  secours  s'en  alla  avec  Yrp  (3)  Lluyddawc 
(le  chef,  l'amasseur  d'armées)  jusqu'en  Llychlyn. 
Cet  homme  vint,  du  temps  de  Cadyal  (4),  deman- 
der la  permission  d'emmener  une  levée  de  troupes 
decette  île-ci.  Il  n'avait  avec  lui  queMathuthavar  (5), 
son  serviteur.  Voici  ce  qu'il  demanda  à  chacune 
des  trente  principales  villes  fortes  que  contient 
cette  île  :  qu'il  lui  fût  permis  de  sortir  de  chacune 


(1)  Yscwydwyn  a  été  traduit  de  diverses  façons.  La  plus  simple 
paraît  être  bouclier  blanc.  On  3-  a  vu  yscwydd-wyn,  «  qui  a  l'épaule 
blanche.  »  Taliesin  Williams  lit  ystgwydd-ddwyn,  «  qui  porte  sur 
ses  épaules  »  :  ce  serait  une  épithète  qu'aurait  méritée  Enée,  en 
portant  son  père  Anchise  sur  ses  épaules.  On  a  fait  remarquer 
contre  cette  hypothèse  par  trop  ingénieuse,  que  cette  épithète  est 
appliquée  à  d'autres  personnages  de  la  légende  galloise  qui  n'ont 
pas  eu  assurément  l'occasion  de  se  distinguer  par  le  même  trait 
de  piété  filiale  (voy.  Skene,  Four  ancient  books,  II,  p.  425).  Dia- 
dema  remplace  ici  Deidamia  :  chez  Davydd  ab  Gwilym,  les  trois 
beautés  sont  :  Polixena,  Diodenia  et  Elen  Vannawc  {l'  éd.,  p.  36, 
odeXXLX). 

(2;  Bannawc,  «  élevé,  remarquable  .  » 

(3)  Yrp.  Les  Triades  de  Skene  (Four  ancient  books  of  Wales, 
II,  p.  462,  n"  XXXII)  commencent  plus  naturellement  :  «  Trois 
levées  de  troupes  partirent  de  l'ile  de  Bretagne...  » 

(4)  Skene  :  Cadyal,  fils  d'Erynt.  Le  texte  du  Livre  Rouge,  avant 
erchi,  <  demander  »,  porte  byry,  qui  paraît  de  trop. 

(5)  Myv.  arch.,  p.  102,  n.  4  :  Mathatta  vawr,  «Mathatta  le  Grand. 
Les  Chwedlau  y  Doethion  {Mo  mss.,  p.  96)  portent  Malhavar.  Il 
faut  probablement  lire   pour  le  Livre  Rouge  :  Malhutta  vawr  . 


APPENDICE  231 

d'elles  avec  deux  fois  autant  d'hommes  qu'il  jaserait 
entré  ;  dans  la  première,  il  se  présenterait  seul 
avec  son  serviteur.  Les  gens  de  cette  île,  sans  y 
réfléchir  (  l),le  lui  accordèrent,et  ce  fu  t  l'armée  la  plus 
complète  qui  s'en  soit  allée  de  cette  île.  Avec  ces 
guerriers,  il  fut  le  maître  partout  où  il  alla.  Il  s'éta- 
blit dans  deux  îles  sur  les  bords  de  la  mer  de 
Grèce  :  Glas  et  Avena  (2). 

La  seconde  expédition  alla  avec  Elen  Lluyddawc 
et  Maxen  Wledic  (3)  jusqu'en  Llychlyn  :  ils  ne 
revinrent  jamais  dans  cette  île  (4). 

La    troisième   expédition   partit   avec  Kasswal- 

(1)  Ac  y  bu  ardiistur  :  il  faut  en  deux  mots:ar  diystyr.Ce  sens 
est  assuré  par  une  triade  semblable  {Myv.  arch,,  p.  402  tr.  14  :  ac 
ar  ddiyslyrdod  y  bu  gan  genedt  y  Cymry  roddl  hyny  iddaw). 

(2)  Skene,  Gals  ;  Myv.  arch.,  la  terre  de  Galas  (vague  réminis- 
cence de  la  Galatie  ?). 

(3)  Voy.  Mah.,  1,  211,  n.  1.  Pour  Elen.  voy.  ibid.,  224,  n.  2. 
La  légende  des  conquêtes  d'Elen  est  certainement  postérieure 
au  x"  siècle,  et  doit  être  attribuée  à  l'école  de  Gaufrei  de  Mon- 
moutli.  Voici,  en  effet,  ce  qu'on  lit  dans  les  généalogies  du  Ilar- 
leian  nis.,  3S59,  copie  d'un  manuscrit  de  la  fin  du  x'  siècle  : 
«  Constantin!  magni  et  Helen  liiicdaiic  (leg.  liiildduc)  que  de 
Brittania  exivit  ad  crucem  Christi  querendam  usque  ad  Jerusa- 
lem, et  inde  attulit  usque  ad  Constantinopolin,  et  est  ibi  usque 
in  hodiernum  diem  (Y  Cymmrodor,  IX,  i,  171,  col.  2). 

(4)NenniusdonneàMaximusladominationsur  l'Europe  entière,  et 
ajoute  que  les  troupes  bretonnes  ne  revinrent  jamais  en  Bretagne 
(Hisl  Bril. ,XKlll}.  Il  y  a  eu  confusion  de  noms  et  de  personnages 
entre  Maxiinus,  Maxenlias  et  Maynentius  (voir  Mabin.,  l,  p.  21 1, 
n.  1).  Elle  se  retrouve  chez  Tigornach.  On  lit,  à  l'année  350  (O'Con- 
nor, Rerum  hibernic.  script.,  II,  p.  71)  :  «  J/.^gcen<^us  posteà  arri- 
puit  imperium,apud  Augustodunum,  et  continuo  per  Galliam,  Afri- 
can! Italiamque  perrexit.  » 


232  LES    5IABIN0GI0N 

lawn  (1),  fils  de  Beli,  Gwennwynnwyn  et  Gwanar, 
fils  de  Llia\vs(2)  ab  Nwyvre,  et  Aryanrot  (3),  fille 
de  Beli,  leur  mère.  Ces  hommes  étaient  originai- 
res d'Erch  et  Heledd(4).  Ils  allèrent  avec  Kasswal- 
lawn,  leur  oncle,  à  la  poursuite  des  Césariens 
chassés  de  cette  île.  Ils  sont  restés  en  Gwasgwyn 
(Gascogne).  Le  nombre  des  hommes  qui  partirent 
dans  chacune  de  ces  expéditions  fut  de  vingt  et 
un  mille.  Ce  furent  les  trois  aryanllii  (5)  de  l'île  de 
Prydein  (6). 


(1)  Voy.  Mab.,  I,  146,  n.  3.  Il  faut  bien  se  garder  de  le  confondre 
avec  Cas^valla^vn  Law  Hir  (longue  main),  fils  d'Eniawn  Yrth  ab 
Cunedda,  d'après  les  généalogies  du  Harleian  ms.  (V.  appendice 
II)  ;  il  faudrait,  d'après  ce  dernier  texte,  lire  :  Cadwallawn  Law 
Hir.  Voy.  plus  bas,  triade  65,  47,  111. 

(2)  Ms.  Lliaw  ;  Skene  et  Myv.,  Lliaws.  Il  y  a  un  autre  Gwen- 
wj-nnwyn  ab  Nav,  dont  il  est  question  dans  les  Mab,,  I,  264. 

(3)  Voy.  Mab.,  I,  191,  n.  1. 

(4)  On  n'est  pas  d'accord  sur  l'identification  de  ces  lieux  plus  ou 
moins  fabuleux.  Les  uns  y  voient  les  Orcades,  d'autres  les  Hébri- 
des. Northwich  porte,  en  gallois,  le  nom  de  Heledd  Ddu,  et 
Nantvyich  celui  de  Heledd  Wen  {heledd,  endroit  où  on  fait  du/ 
sel,  d'après  Owen  Pughe).  Le  poète  Cynddelw  (1150-1209)  men- 
tionne Erch  et  Heledd  dans  l'élégie  funèbre  d'Owain  de  Gwynedd 
{Myv.  arch.,  p.  152,  col.  2).  Skene  donne  Arllechwedd  ;  la  Myv., 
Arllchwedd  Galedin,  dont  il  sera  question  plus  bas. 

(5)  Skene  :  «  On  les  appelle  ainsi  parce  qu'elles  (ces  armées) 
emportèrent  avec  elles  l'argent  et  l'or  de  cette  île,  et  qu'on  avait 
choisi  les  soldats  en  allant  toujours  du  plus  brave  au  plus  brave 
{ae  heihol  wynteu  o  oreu  y  oreu  :  Skene  traduit  à  contre  sens  : 
le  plus  qu'ils  purent);  aryanllu,  armée  d'argent, 

(6)  La  triade  correspondante  de  la  Myv.  arch.  (p.  401,  n°  14)  est 
plus  développée.  Le  nombre  des  soldats  d'Yrp  est  de  soixante-qua- 


APPENDICE  233 

10.  Il  y  a  eu  trois  hommes  de  déshonneur  dans 
l'île  de  Prydein.  Le  premier  est  Avarwy,  fils  de 
Lludd  ab  Beli  (1).  C'est  lui  qui  fil  venir  Julius 
César  et  les  Romains  pour  la  première  fois  dans 
cette  île,  et  fit  payer  chaque  année  aux  Romains 
un  tribut  de  trois  mille  livres  d'argent,  par  oppo- 
sition à  son  oncle  Kaswallawn.  Le  second  fut  Gwr- 
theyrn  Gwrtheneu  qui,  le  premier,  donna  des  ter- 
res dans  cette  île  aux  Saeson  (Saxons);  le  premier, 
il  épousa  une  femme  de  cette  nation  ;  il  fit  tuer 
par  trahison  Kustennin  Vychan  (Constantin  le 
Petit),  fils  de  Kustennin  Bendigeit  (Constantin  le 
Béni),  força  les  deux  frères  de  Kustennin,  Emrys 
Wledic  et  Uthur  Penndragon,  à  s'exiler  en  Llydaw 
(Armorique),  et,  par  tromperie,  prit  pour  lui  la 
couronne  et  la  royauté.  A  la  fin,  Uthur   et  Emrys 


tre  mille.  Arrivé  à  la  dernière  ville  forte,  Yrp  se  trouvait  avoir  le 
droit  d'emmener  plus  de  soldats  qu'il  n'y  en  avait  dans  l'île  entière. 
Les  hommes  de  la  seconde  expédition  sortaient  d'Arllechwedd 
Galedin  (v.  plus  bas),  d'Essyllwg  (Gwent),  et  des  tribus  associées 
des  Bylwennwys  (nom  énigmatique  dans  lequel  le  traducteur  des 
triades  du  Cambro-Brilon,  I,  p.  88,  a  vu  le  Boulonnais).  Il  faut 
rapprocher  ce  nom  de  hulgion,  dans  Blatohulgion.  Plusieurs 
noms  de  lieu,  en  Anglesey,  rappellent  ce  nom.  Sur  Blalobiilgion, 
voy.  Rhys,  Celtic  Britain.  Une  partie  d'entre  eux  se  fi.xa  dans  la 
terre  de  Gely  Llydaw  (chez  les  Gaulois  d'Armorique,  dit  le  traduc- 
teur du  Camhro-Brilon  ).  La  troisième  expédition  part  avec  Elen 
et  Kynan,  sei;4;neur  de  Meiriadawc  (partie  nord-ouest  de  PoAvys). 
Les  soldats  étaient  originaires  de  Meiriadawc,  Seisylhvg  (Cardi- 
gan, Gwyr  (Gower)  et  |de  Gorvvennydd  (partie  du  Glamorgan 
voisine  de  Gower). 
(1)  Voy.  Mab.,  1,  23,  n.  1  et  2. 


234  LES    MABINOGIOX 

brûlèrent  Gwrtheyrn  (1)  dans  Castell  Gwerthryny- 


(1)  Uurtiffcrn.  pour  employer  la  forme  la  plus  ancienne,  d'après 
Gildas,   appelle    les    Saxons  à  son    aide  contre  les    Pietés  et  les 
Scots,  et  c'est  tout  (XXUl).  D'après  Nenuius,  dès  son  avènement 
au  trône,  il  se  trouve  inquiété  par  les  Pietés  et  les  Scots,  par  les 
Romains  et  par  Ambrosius  (Hist.  Br  Ut.,  XXVIII).  Uurtigern  ap- 
pelle  les  Saxons    et  donne  à  Horsa  et   à  Hengist  Tîle  de  Tanet, 
en  447  ùbid.,  XXIX)     Il  devient  amoureux  de  la   fille  d'Hengist, 
la  prend    comme    femme    et  cède  à  Hengist  le    pays   de  Kent,  où 
régnait  Guoirangon  [ihid.,  XXXVI II).  Il  donne  au  fils  de  Hengist 
et  au  beau-frère  du  fils  les  pays  voisins  du  mur  d'Adrien  (ibid., 
XXXVIII).  Il  épouse  sa  propre  fille  etena  un  enfant  qu'ilattribue 
à  saint  Germain  (XXXIX).  Pressé  par  les  Saxons,  il  se  retire  en 
Galles  et  bâtit  une  citadelle  dans  les  monts  Heriri  (Snowdon).  Tout 
s'écroule.    D'après    ses  mages,  il  faut  que  les  fondements  soient 
arrosés  du  sang  d'un  enfant  sans  père.  On  cherche  :  on  en  trouve 
un  en  Glewissinçf  (pays  entre  la  Teivi  etTUskj.  Au  moment  où  il 
va  être  sacrifié,  il  pose  aux    mages  diverses  questions  auxquelles 
ils  ne  peuvent  répondre.  Il  révèle  son  nom  ;  il  s'appelle  Ambro- 
sius el  son  père  est  un  consul  romain.  Uurtigern  lui  donne  l'ouest 
de  la  Bretagne    et  se   retire    au    nord  {ibid.,   XL-XL V).  Après  la 
mort  de    Gvorthemir  son  fils,  les  Saxons,  ses    amis,  reviennent  ; 
il  compose  avec  eux.  Mais  il  est  trahi  pendant    un  banquet.   Ses 
nobles  sont  égorgés,  et,  pour  sauver  sa  vie,  il  leur  cède  les  pays 
auxquels  ils  ont  donné  les  noms  d'Essex,  Sussex,  Middlesex  {ibid., 
XLVII,  \LVIIIj.  11  se  retire  dans  sa  citadelle  de  Din  Guortigern, 
en  Dimet  (Dyved)  avec  ses  femmes  (aujourd'hui  Craiff  Gwrtheyrn 
sur  la  Teifi,  actuellement  en  Carmarthenshire  un  peu  au-dessus  de 
Llandyssil(Eg.  Phillimore,  Ou'en'sPembrofc.  II,  p.  328,  note  l.)A  la 
prière  de    saint  Germain,  le  feu   du    ciel  tombe  sur  le  fort,    et  il 
périt  dans  les  flammes  avec  les  siens  {ibid.,  L).  Il  avait  eu  quatre 
fils  :  Guorthemir,  Gattegirn,  Pas|;;ent  qui  régna  en   Buellt    avec  la 
permission  d'Ambrosius  Aurelius,  roi  de  ces  régions,   et  Faustus 
né  de  son  inceste  avec  sa  fille.  Faustus  fut  saint  et  fonda  un  mo- 
nastère près  du  fleuve  Rhemory  (entre   le    Glamorgan  et  le  Mon- 
mouthshire).   Il  est  à  remarquer    que  les  généalogies  du    x'    siè- 


APPENDICE  2155 

awn  (1),   sur  les  bords  de  la  Gwy  (la  Wyc),   avec 

cle,  publiées  dans  1;  Cymmrodor  (IX,  I,  p.  179),  font  de  Catte- 
girn,  père  de  Pascent,  un  fils  de  Gatel  Durnhvc,  tige  des  rois  de 
Powys,  et  non  de  Vortigern,  dont  elles  ne  font  pas  mention. 
Ces  généalogies  n'ont  en  rien  été  influencées  par  l'œuvre  de  Nen- 
nius.  L'histoire  de  Uurtigcrn  a  été  très  remaniée  par  Gaufrei  de 
Monmouth.  Uurlig-^rn  est  consul  des  Gcwissei  (Saxons  occiden- 
taux). Voulant  s'emparerdela  royauté,  il  réussit  à  trahir  et  à  faire 
tuer  Constans,  fils  de  Constantin,  frère  d'Aldrocn,  roi  d'Armo- 
ri'que,  et  d'une  dame  romaine.  Les  deux  frères  de  Constans,  Au- 
rclius  Ambrosius  et  Uther  Pendragon  fuient  en  Armorique.  Vor- 
tigern  s'allie  aux  Saxons  pour  se  défendre  des  Pietés  et  des  fils 
de  Constantin.  11  épouse  la  fille  d'Hengist,  RoAven  ou  Ron^ven. 
dont  Nennius  ne  donne  pas  le  nom.  Ses  trois  fils  Vortimer,  Kate- 
gern  et  Pascent  se  brouillent  avec  lui.  Il  cède  le  Kent  à  Hengist 
et  le  nord  de  l'Angleterre  au  fils  de  Hengist.  Rétabli  sur  le  trône 
à  la  mort  de  Vortimer,  il  est  trahi  par  les  Saxons  à  Gaer  Cara- 
dawc  (Salisbury)  ;  c'est  le  complotdit  des  couteaux  ;  trois  cents  no- 
bles bretons  y  sont  tués  dans  un  festin  par  les  Saxons,  qui 
avaient  caché  leurs  couteaux(cf.  Nennius  Hist.,  LIX).  Il  se  retire 
en  Cambrie.  La  légende  de  la  citadelle  et  de  l'enfant  sans  père 
est  reproduite  comme  dans  Nennius,  avec  cette  importante  diffé- 
rence que  l'enfant  est,  chez  Gaufrei,  Merlinus  Ambrosius.  Les  fils 
de  Constans,  Ambrosius  Aurelius  et  Uther  Pendragon,  reviennent 
d'Armorique.  Ambrosius  est  couronné  roi  ;  il  attaque  Vortigern 
dans  sa  citadelle  et  y  met  le  feu.  Tout  périt  dans  les  flammes  (VIII, 
1-2).  On  voit  que  la  triade  qui  nous  occupe  suit  Gaufrei  de  Mon- 
mouth. Constantin  le  Petit  est  le  Constans  de  Gaufrei.  Pour  Cons- 
tantin le  Grand,  il  a  été  confondu  avec  le  Constantin  de  Gaufrei. 
L'idée  de  cette  fable  de  Constantin  et  de  Constans  parait  avoir 
été  inspirée  à  Gaufrei  par  un  fait  réel.  En  407,  un  Constantin  se 
fait  empereur  en  Bretagne  (Prosper  d'Aquitaine).  D'après  Bède 
Hist,  eccl  ,  I,  11),  il  aurait  été  tué  à  Arles  par  le  comte  Constan- 
cius,  envoyé  par  Honorius.  Suivant  Orose  (VU,  40),  Constantin 
aurait  fait,  de  moine,  général,  son  fils  Constans  qui  mourut  en 
Espagne.  Il  aurait  été,  de  moine,  fait  César  et  tué  à  Vienne,  d'a- 
près Jornandes,  De  Get.   or.,  c.  32.  Il  est  à  remarquer  que  le  roi 


236  LES    MABINOGION 

le  château  lui-même,  pour  venger  leur  frère.  Le 
troisième,  le  pire  de  tous,  fut  Medrawt  (1),  quand 
Arthur  lui  laissa  le  gouvernement  de  l'île  de  Pry- 
dein,  pour  aller  au  delà  de  la  mer  à  la  rencontre  de 
Lies,  empereur  de  Rome,  qui  lui  avait  envoyé  des 
ambassadeurs  jusqu'à  Kaer  Llion  (2)  réclamer  de 
cette  île  le  tribut  tel  qu'il  avait  été  payé  par  Kat- 
wallawn,  fds  de  Beli,  et  depuis  lors  jusqu'au  temps 
de  Kustennin  Bendigeit,  grand-père  d'Arthur.  Ar- 
thur avait  répondu  que  les  gens  de  Rome  n'avaient 
pas  plus  de  droit  à  un  tribut  de  la  part  des  Bretons 
que  les  Bretons  n'en  avaient  à  un  tribut  de  la  part 


Gonstans,  frère  d'Am'orosius  et  d'Uther,  de  Gaufrai,  aurait  été  fait 
moine  par  son  père  Constantin,  et  mis  sur  le  trône  par  Vortigern 
(IV,  5,  6). 

(1  delà  page  précédente)  Gu)erthryniaivn,mieuxGwrtheyrniawn, 
plus  anciennement  Wrtigerniawn,  nom  dérivé  de  Gwrtheyrn 
(  Wrtigern),  est  actuellement  un  cymmwd  du  Radnorshire,  près  de 
Buellt.  Au  IX*  siècle,  G^vrtheyrnion  et  Buellt  formaient  un 
royaume  (Eg.   Phiiimore,    Owen's  Pembrokeshire,  p.    203  note  1). 

(1)  Pour  Medrawt  et  Arthur,  voy.  Mab.,  I,  269,  n.  2.  La  forme 
Modred,  employée  par  Gaufrei  pour  ce  nom  est  comique,  mais 
non  galloisî.  Elle  peut  être  armoricaine  auxxu^-xiii*  siècles.  En  vieil 
armoricain,  au  ix°  siècle,  on  l'a  dans  le  Cart,  de  Redon  sous  la 
forme  Modrot  (p.  78,  100). En  ce  qui  concerne  la  parenté  d'Arthur, 
les  pures  traditions  galloises  sont  déjà  troublées  dans  les  Mabino- 
gion  par  l'influence  de  Gaufrei  de  Monmouth  (voir  plus  basl'mdex 
à  Arthur).  Les  généalogies  du  x*  siècle  ne  mentionnent  qu'un 
Arthur,  fils  de  Petr  (Petrus),  lequel  Petr  est  petit-fils:de  Gwortepir, 
le  Vortiporius  de  Gildas,  roi  des  Demelae  [Y  Cymmrodor,  IX,  i, 
p.  171).  Giit  Arthur  est  père  de  Nougoy,  dont  la  fille,  Sannan, 
épouse  Elisse,  roi  de  Powys,  vers  Tan  700. 

(2)  Voy.  Mab.,  1,  223,  n.  3. 


APPENDICE  237 

des  Romains  :  Bran,  fils  de  Dyvynwal,  et  Kusten- 
nin,  fila  d'Elen,  avaient  été  empereurs  à  Rome  ; 
or,  ils  étaient  tous  les  deux  originaires  de  cette 
île.  A  la  suite  de  cette  réponse,  Arthur  emmena 
les  guerriers  d'élite  de  ses  Etats  au  delà  de  la  mer 
contre  l'empereur.  Ils  se  rencontrèrent  de  l'autre 
côté  de  la  montagne  de  Mynneu.  Il  y  eut  le  jour 
même  une  quantité  innombrable  d'hommes  de  tués 
de  chaque  côté.  A  la  fin,  Arthur  joignit  l'empe- 
reur et  le  tua  ;  mais  il  perdit  les  plus  vaillants  de 
ses  guerriers.  En  apprenant  que  l'armée  d'Arthur 
était  ainsi  affaiblie,  Medrawt  se  tourna  contre  lui. 
Il  s'allia  aux  Saxons,  aux  Pietés,  aux  Scots,  pour 
défendre  l'abord  de  l'île  à  Arthur.  A  ces  nouvel- 
les, Arthur  revint  avec  ce  qui  survivait  de  ses  sol- 
dats, et,  malgré  Medrawt,  il  réussite  aborder  dans 
cette  île.  Alors  s'engagea  la  bataille  de  Camlan(l) 
entre  Arthur  et  Medrawt.  Arthur  tua  Medrawt, 
mais  il  fut  blessé  mortellement.  Après  sa  mort, 
il  fut  enseveli  dans  l'île  d'Avallach  (2). 


(1)  V.  Mah.,  I,  269,  note  2. 

(2)  Avallach  ou  Avallon,  Glastonbury,  d'après  les  écrivains  gal- 
lois ;  Cf.  Myv.  arch.,  p.  403,  n"  21  ;  daprès  cette  triade,  le  tribut 
aurait  été  refusé  pour  la  première  fois  par  Owain  ab  Macsen 
Wledic.  Les  Romains  en  profitèrent  pour  se  faire  donner,  par 
compensation,  les  meilleurs  soldats  de  l'île.  Ils  les  renvoyèrent 
guerroyer  jusqu'en  Arabie  et  ailleurs.  Les  Romains  de  lîle  re- 
tournèrent en  Italie  et  ne  laissèrent  en  Bretagne  que  des  fem- 
mes et  des  enfants.  Gwrtheyrn  tue  Gystennin  le  Béni.  Sa  femme 
la  fille  d'Hengist,  s'api)clle  Alia  Ronwen,  ce  qui  fait  qu'on  appelle 
les  rois   de    Londres  les  enfants  d'Alis  !  Il  aurait  cédé  l'île  au  lils 


238  LES    MABINOGION 

Ici  commencent  les  triades  : 

11.  Les  trois  prisonniers  les  plus  éminents  de 
l'île  de  Prydein  sont  :  Llyr  Lledyeith  ;  Mabon,  fils 
de  Modron,  et  Geir,  fils  de  Geiryoedd.  Il  y  en  eut 
un  de  plus  eminent  que  ces  trois-là,  et  qui  fut  trois 
nuits  dans  une  prison  enchantée  sous  Llech  Echy- 
meint  :  c'était  Arthur.  C'est  le  même  homme  qui 
le  délivra  de  ces  trois  prisons  :  Goreu,  fils  de  Kus- 
tennin,  son  cousin-germain  (1). 

12.  Trois  rois  bénis  de  l'île  de  Prydein  :  Owein, 
filsd'Uryen(2);  Run  (3),  fils  de  Maelgwn;  Ruawn(4) 
Pebyr,  fils  de  Dorarth  Wledic. 

13.  Trois  bardes  peu  sérieux  (5)  de  l'île  de  Pry- 

qu'il  avait  eu  de  Ronwen,  Gotta.  La  Triade  appelle  Medrawd,  fils 
de  Llew  ab  Gynvarch.  Sur  la  généalogie  des  membres  de  la 
famille  de  Gynvarch,  voir  Noblesse  des  hommes  du  Nord  (appen- 
dice III  ;  Généalogies  du  Harleian  ms.  3859,  Y  Cymmodor.  IX,  I, 
p.  173,  col.  2).  Arthur,  dans  les  Mabinogion,  est  donné  comme 
cousin  de  March  ab  Meirchiawn  Or,  Merchiawn  est  père  de 
Gynvarch  et  grand-père  d'Uryen.  Meirchiawn  serait  donc  un  Bre- 
ton du  Nord.  Dans  les  documents  auxquels  je  renvoie  pour  la 
généalogie  de  Gynvarch,  il  n'est  pas  question  de  March.  Il  est 
très  probable  qu' Avallon  ou  Avallach  a  désigné  d'abord  une  ré- 
gion mystérieuse,  une  sorte  de  paradis  celtique,  et  n'a  été  identi- 
fié qu'assez  tard  avec  Glastonbury.  Voir  Ferd.  Lot,  Glastonburg 
et  Avalon,  Romania  XXIV,  530-573. 

(1)  Gette  triade  est  plus  complète  plus  bas  ;  voir  triade  56.  Pour 
Goreu,  v.  Mab  1,  p.  3  21. 

(2)  V.  Mab.,  II,  p.  1,  n.  1. 

(3)  V.  Mab.,  I,  376. 

(4)  Y.  Mab  ,  1,  262,  note  6.  Il  est  question  plus  bas  de  Ruawn  ab 
Avyddno . 

(5)  On  explique  cette  singulière  épithète  en  disant  que  ces  trois 
héros   avaient  été  inities  au  bardisme   et  étaient  devenus  bardes, 


APPENDICE  239 

dein  :  Arthur  ;  Raawt  (1),  fils  de  Morgant;  Katwal- 
lawn  (2),  fils  de  Katvan. 

14.  Trois  choses  qu'on  fit  bien  de  cacher  :  la  tête 


mais  qu'ils  n'avaient,  en  réalité,  suivi  d'autre  carrière  que  celle 
des  armes,  ce  qui  était  peu  conforme  aux  principes  du  bardisme, 
au  moins  d'après  une  école  moderne. 

(1)  Il  est  question  plus  bas  de  son  cheval,  triade  61.  La  triade 
corresp.  de  la  Myv.  arch.,  p,  411,  423,  le  fait  fils  de  Morgant  Mor- 
gan wg. 

(2)  Kadwallawn  ab  Kadvan  (vieux  gallois,  Gatguolaun  map  Cat- 
man)  est  un  roi  du  nord  du  pays  de  Galles  bien  connu.  Allié  de 
Penda,  roi  de  Mercie,  il  bat  et  tue  Edwin,  roi  de  Northumbrie  à 
Haethfelth  (Hatfield,  en  Yorkshire),  en  633  (Bède,  //.  E.,  II,  20; 
c'est  la  bataille  de  Meicen,  dans  les  Ann.  Cambriae,  portée  à 
l'année  630).  Après  avoir  été  quelque  temps  maître  du  royaume 
de  Northumbrie,  il  est,  à  son  tour,  battu  et  tué  par  Oswald  de 
Northumbrie,  à  Hefenfelth,  en  634  ou  635  (Bède,  //.  E.,  Ill,  2). 
Cotte  bataille  s'appelle  Catscaul,  dans  Nennius,  et  Cantscaul,  dans 
les  Ann.  Camhriae,  qui  la  mettent  à  l'année  631).  La  généalogie 
de  Cadwallawn  est  une  des  mieux  connues  et  des  plus  sûres  ;  la 
voici  d'après  le  Ilarleian  ms.  3S59  :  «  Catguollawn  mab  Catman 
mab  lacob  map  Beli  map  Hun  map  Mailcun  map  Gatguolaun  Lau- 
hir  map  Eniaun  girt  maj)  Cuneda  map  Aetern  map  Patern  Pesrut 
(à  la  robe  rouge)  map  Tacit,  etc.,.  »  Parmi  ses  descendants  figure 

.  Howel  dda. On  a  retrouvé  l'inscription  funéraire  de  son  père  Catman 
à  Llangadwaladr,  en  Anglesey  :  Calamanus  Rex  sapientissinius 
opinatissinius  omnium  regiim  (Hiibner,  Inscript.  Brit.  Christ.  ; 
cf.  Rhys.  Lectures,  2«  éd.,  160,  161,  364).  Les  ancêtres  de  Cad- 
wallawn jusqu'à  Cuneda  sont  connus  (V.  plus  bas  Généalogie, 
appendice  II).  Gaufrei  a  ajouté  à  l'histoire  beaucoup  de  détails 
légendaires.  Cadwallon  est  élevé  à  la  cour  de  son  père  Cadvan 
avec  Edwin,  lils  d'Actholfritli,  de  Northumbrie  :  la  mère  dEdwin 
avait  été  chassée  par  Aethclfrith.  On  les  envoie  parfaire  leur  édu- 
cation chez  Salomon  (1)  d'Armorique.  De  retour  en  grande  Breta- 
tagne,  ils  se  font  la  guerre,  Cadwallon  n'ayant  pas  voulu  permet- 
tre à  Edwin  déporter  la  couronne  de  Northumbrie.  Cadwallon  est 


240  LES    MABINUGION 

deBendigeit  Vran  (l)(Bran  le  Béni),  fils  deLlyr(2), 
qui  fut  cachée  dans  Gwyn  Vryn  (la  Colline  Blanche), 
à  Llundein  (Londres),  le  visage  tourné  vers  la 
France:  tant  qu'elle  resta  ainsi,  les  Saxons  ne  vin- 
rent pas  opprimer  cette  île.  La  seconde,  ce  furent 
les  dragons  cachés  par  Lludd,  fils  de  Beli  (3), 
dans  Dinas  Emreis  (4).  La  troisième,  ce  furent  les 
ossements  de  Gwerthevyr   Vendigeit   (5),    cachés 


d'abord  battu  et  se  réfugie  en  Irlande,puis  en  Arnoorique.  Il  revient 
avec  des  secours  de  Salomon,  bat  et  tue  Edwin,  après  avoir  sou- 
mis Peanda  à  Hevcnfeld  ;  il  tue  ensuite  Osric,  successeur  d'Edwin  ; 
est  vainqueur  d'Oswald  à  Burne  :  permet  à  Peanda  de  faire  !a 
guerre  à  Oswiu  de  Northurabrie,  mais  Peanda  est  battu  et  tué  ; 
Cadwallon  intervient  et  ménage  la  paix  entre  Oswiu  et  Wulfred, 
fils  de  Peanda  ;  il  meurt  tranquillement,  chargé  d'ans  et  de  gloire. 
Dans  ce  tissu  de  fables,  l'épisode  de  réducation  en  commun  deCad- 
wallawn  et  d'Edwin  a  pu  être  inspiré  à  Gaufrei  par  une  ancienne 
tradition  galloise.  On  lit  en  effet,  dans  les  Ann.  Camhr..k  l'année  626 1 
Etguin  baptizatus  est  et  Ran  filius  Crgen  baptizavit  earn  (de 
même  dans  Nennius).  Bède  attribue,  il  est  vrai,  le  baptême  d'Ed- 
win à  Faulinus  (H.  E.,  II,  14).  Gaufrei  n'aura  fait  que  dévelop- 
per et  enjoliver  une  tradition  galloise  plus  ou  moins  fondée.  Les 
exploits  de  Gadwallawnont  été  célébrés  par  Llywarch  Hen  (Skene, 
Four  anc.  books  of  Wales,  II,  277.)  —  Pour  remplacement  de  Mei- 
cen,  voir  plus  bas,  triade  20. 

(1)  V.  Mab.,  I,  119,  n.  1  ;  333. 

(2)  V.  Mab-,  I,  120,  n.  3. 

(3)  V.  Mab.,  I,    231-241. 

(4)  V.  Mab.,  I,  p.  239,  n.  1. 

(5)  D'après  Nennius,  Gwerthevyr  (en  vieux  gallois  Gnorlemir), 
est  fils  de  Gortigern.  Il  ne  suit  pas  son  père  dans  ses  alliances 
avec  les  Saxons,  repousse  Hengist  jusqu'à  Tanet,  le  bat  trois  fois, 
et,  malgré  des  renforts  de  Germanie,  le  met  en  fuite  quatre  fois  de 
suite.   Il  assiste  au  synode  de  Gwerthriniaun  convoqué  par    saint 


APPENDICE  241 

dans  les  principaux  ports  de  cette  île  :  tant  qu'ils 
étaient  caches,  il  n'était  pas  à  craindre  que  les 
Saxons  vinssent  dans  cette  île. 

15.  Ce  furent  les  trois  mauvaises  découvertes 
quand  on  les  découvrit.  Gwrtheyrn  Gwrtheneu 
découvrit  les  os  de  Gwerthevyr  Vendigeit  pour 
l'amour  d'une  femme,  Ronnwen  la  païenne.  Ce  fut 
lui  aussiquidécouvrit  les  dragons(l).  Ce  futArthur 
qui  enleva  la  tête  de  Bendigeit  Vran  de  la  Colline 


Germain,  et  demande  pardon  au  saint  de  l'accusation  infâme  por- 
tée par  son  père  contre  lui  (voy.  plus  haut,  triade  10,  note  à 
(jwrlheyrn).  Il  reprend  le  cours  de  ses  exploits,  tue  Horsa  et  pour- 
suit les  Saxons  jusqu'à  la  mer.  Au  moment  de  mourir,  il  ordonne 
de  l'enterrer  dans  un  port,  assurant  que  si  on  le  faisait,  les  Saxons 
disparaîtraient  de  lile.  On  ne  lui  obéit  pas  ;  on  l'enterre  à  Lin- 
coln. Aussi  bientôt  les  Barbares,  amis  de  Gurtigern,  reviennent 
{Ncnnius,  Ilisl  hrii.,  XLVI-XLVIlt,  LUI).  Gaufrei  suit  à  peu  près 
Nennius(Vl,  12-14).  Il  fait  cependant  empoisonner  Guortemir  par 
Rowen,  fille  d'Hengist,  sa  belle-mère.  Bède,  sans  nommer  Gwor- 
temir,  dit  que  Horsa  fut  tué  par  les  Bretons  el  que  son  tombeau 
existait  encore  de  son  temps  dans  l'est  du  pays  de  Kent  (H.  E., 
I,  1  j).  Il  n'y  a  guère  de  doute  que  le  Vortimer  de  Nennius  ne 
soit  le  Vortiporios,  roi  des  Denietae,  contre  lequel  Gildas,  dans 
son  Espilola,  lance  ses  imprécations.  Les  généalogies  du  Cymm- 
rodor  donnent  eu  elfot,  la  forme  de  Giuorlepir ,  correspondant  e.xac- 
lementà  Vortiporios, el  le  font  fils  d'Aircol  =  Agricohi  (v.  appen- 
dice. II). 

(1)  Skene,  Four  une,  books,  II,  app.  p.  464  ;  Myr.  nrch.,  p.  406, 
53  :  Gwrlheyrn  découvre  les  dragons  pour  se  venger  des  mauvai- 
ses dispositions  desGymry  à  son  égard  et  appelle  les  Saxons  sous 
prétexte  de  faire  la  guerre  aux  Gaels  Pietés  ;  il  découvre  les  os 
de  Gwerthevyr  par  amour  pour  Rhonwen.  Tant  que  les  dragons 
resteraient  cachés,  aucune  invasion  n'était  à  craindre  pour  l'ile  de 
Bretagne  {Mab.  Irad.  I,  p.  237). 

u  16 


242  LES    MABINOGION 

Blanche  :  il  ne  trouvait  pas  beau  de  garder  cette 
île  par  une  autre  force  que  la  sienne  (1). 

16.  Trois  charges  de  cheval  (2)  de  l'île  de 
Prydeinrla  première  fut  celle  de  Du  y  Moroedd  (3), 
cheval  d'Elidyr  Mwynvawr  (4)  (le  généreux),  qui 
porta  sept  hommes  et  demi  sur  son  dos  du  sommet 
de  Llech  Elidyr,   au  Nord,  jusqu'au   sommet    de 

(1)  La  triade  53,  p.  406  de  la  Myv.  arch.,  réunit  en  une  les  tria- 
des 14  et  15.  D'après  cette  triade,  c'est  Owen  ab  Macsen  Wledig 
qui  cache  la  tête  de  Bran  ;  les  dragons  furent  enfouis  à  Dinas 
Pharaon,  dans  les  rochers  de  l'Eryri. 

(2)  Le  mot  march-lwyth  peut  s'interpréter  de  plusieurs  façons, 
llwyth  ayant  à  la  fois  le  sens  de  faix  et  de  tribu.  Ce  qui  m'a  fait 
adopter  le  sens  de  charge  de  cheval,  c'est  le  texte  de  la  triade 
correspondante  de  la  Myv.  arch.,  p.  394,  n.  1,  où  ce  sens  est  seul 
possible. 

(3)  Du,  noir  ;  y  moroedd,  dos  mers.  Il  y  a  peut-être  ici  une  faute 
de  texte.  Le  Mabinoyi  de  Kulhvvch  et  Ohven  mentionne  Du,  le 
cheval  de  Moro  Oerveddaivc   (Mah.,    l.  254). 

(4)  Les  lois  de  Gwynedd  nous  donnent  sur  celte  expédition  et 
ce  personnage  d'intéressants  renseignements(Anc.  laws,  I,  p.  104). 

Elidyr  Mwynvawr  vient  du  Nord  et  est  tué  en  Gwynedd.  Les  chefs 
de  son  pays  viennent  le  venger,  entre  autres  :  Clydno  Eiddin, 
Nudd  Hael  ab  SenyUt,.  Mordav  liael  ab  Servari  (leg.  Serwan), 
Rydderch  Hael  ab  Tudwal  Tudglyt.  Ils  s'avancent  en  Arvon  et 
dévastent  cette  région  parce  que  c'était  là,  à  Aber  Mewydus, 
qu'Elidyr  arait  été  tué:  Run  abMaelgwnetles  hommes  de  Gwynedd 
s'avancent  contre  eux  jusqu'à  la  rivière  de  Gwerydd  (la  Wear  ?), 
dans  le  Nord.  Les  gens  d'Arvon  se  distinguent  particulièrement 
dans  l'expédition  victorieuse  de  Run.  L'endroit  où  tomba  Elidyr 
porte  le  nom  d'Elidyr  Bank.  On  conjecture  que  l'expédition  d'Eli- 
dyr fut  entreprise  pour  réclamer  le  trône  de  Gwynedd,  Run 
étant,  d'après  certaines  traditions,  fils  naturel  de  Maelgwn,  mort 
en  547.  La  femme  d'Elidyr,  Eurgain,  a  été  mise  au  rang  des  sain- 
tes et  elle  a  donné  son  nom  à  Llan-Eurgain,  dans  le  Flintshire. 


APPENDICE  243 

Llech  Elidyr,  en  Mon  (Anglesey).  Ces  hommes 
étaient  :  Elidyr  Mwynvawr  ;  Eurgain,  fille  de 
Maelgwn,  sa  femme  ;GwynnDa  Gyvedd(l);  Gvvynn 
Da  Reimat  ;  Mynacli  Navvmon,  son  conseiller  ; 
Petrylew  X'yncstyr  (2),  son  échanson  ;  Aranvagyl, 
son  serviteur;  Albeinwyn, son  cuisinier,  qu'ilatta- 
cha  par  les  deux  mains  (o)  sur  la  croupe  de  son 
cheval  :  ce  fut  là  le  demi-homme.  La  seconde  charge 
est  celle  que  porta  Corvann  (4),  le  cheval  des 
enfants  d'Eliffer  Gosgorddvawr  ;  il  porta  Gwrgi  et 
Peredur  (5).  Personne  ne  l'atteignit,  si  ce  n'est 
Dinogat,    fils  de    Kynan  Garwynn  (6),  monté  sur 

(1)  :  Da  gyvedd,  bon  compagnon  :  il  est  probable  que  reimal  est 
aussi  à  corriger  en  Geimal  (ceimat,  champion). 

(2)  iiyneslyr  ou  meneslr,  a  le  sens  de  serviteur  et  d'échanson  ; 
c'est  un  emprunt  français.  Petrylew  (de  petry-ylew)  peut  signifier, 
très  vaillant.  Aranvagyl  pour  aryanvagyl  :  l'homme  à  la  crosse 
d|argent, 

(3)  Le  texte  porte  noeves  ;  on  pourrait  peut-être  lire  noees,  de 
noe,  gamelle,  plat  (inf.  noeo)  et  traduire  :  il  mil  dans  un  plat? 

(4)  Taliesin  le  nomme  (Four  une.  books  of  Wales,  II,  p.  176, 
vers  15  et  16).  Skene  a  lu  Kornan. 

(5)  V.  Mab.,  II,  p.  47,  n.  1.  Eliffer  Gosgorddvawr  (vieux  gallois 
Elcuther  Cascordmaur),  est  rangé  parmi  les  treize  princes  du  Nord, 
dont  parle  Taliesin  (Four  ancient  books,  II,  p.  293).  Il  est  fils  de 
Gwrgwst  Lethvm  ab  Ceneu  ab  Coel,  cousin  de  Dunawd  ab  Pabo 
abCenouabCoel.  de  Gwallawcab  Llaenawc  abMasguic  Glop  (Gloff) 
ab  Geneu  ab  Goel(v.  plus  bas,  appendice  II),  et,  par  conséquent, 
apparenté  à  Uryen  de  Reged,  Llywarch  Hen,  Clydno  Eiddin, 
Gwenddolau.  Rydderch  Hael,  etc. (Four  ancient  books.  Il,  p.  454). 
Les  Annales  Camhriae  placent  la  mort  de  Gwrgi  et  de  Peredur  à 
l'année  580. 

(6)  Le  texte  porte  Diuogat,  faute  évidente  du  copiste,  pour 
Dinogat.  Dinogat  figure  à  la  bataille  de  Cattraelh  (Aneurin,  Godo- 


244  LES    MABINOGION 

Kethin  Kyvlym  (1),  ce  qui  lui  valut  d'être  caracté- 
risé etdéshonoré depuis  lors  jusqu'aujourd'hui  (2)  ; 
il  portait  aussi  Dunawt,  fils  de  Pabo(3),  et  Kynve- 
lyn  Drwsgyl  (4),  qui  allaient  voir  la  colonne  funé- 


din,  éd.  de  Th.  Stephens,  Londres,  1883,  p.  333,  334).  Un  autre 
lils  de  Gynan,  Selyv  (vieux  gallois  Selim)  est  mieux  connu.  Il  est 
tué  à  la  bataille  de  Chester  en  613  (Ann.  Cambriae).  Pour  Kynan, 
voy.  Mab..  I,  372,  n.  2.  Une  ode  de  Taliesin  lui  est  adressée  (Four 
anc.  hooks,  II,  p.  172).  11  est  aussi  question  de  lui  dans  la  vie  de 
saint  Beuno  (Rees,  Lives  of  the  Carnbro-Briiish  saints,  p.  15). 
Aneurin  ne  dit  pas  de  qui  Dinogad  est  fils.  Aussi  est-il  fort  pos- 
sible qu'il  ne  s'agisse  pas  d'un  fils  de   Kynan  Ganvyn. 

(1)  Kethin,  «  noir,  sombre,  effrayant  »  ;  Kyvlym,  «  rapide  », 
D'après  Taliesin,  Kethin  est  le  cheval  de  Keidaw  (Four  ancient 
hooks,  II,  176,  V.  21). 

(2)  Cette  flétrissure  semble  s'adresser  à  Dinogat  ;  il  est  possible 
cependant  qu'il  s'agisse  de  Gorvann. 

(3)  Dunawt  est  fils  de  Pabo  ab  Geneu  abCoel{v.plus  bas,  appen- 
dice II).  Il  meurt  en  595  (Ann.  Cambr.).  Llywarch  Hen  nous  le 
montre  en  guerre  avec  les  fils  d'Urjen  (Four  anc.  books,  II,  27  1, 
272).  Dans  Télégie  sur  la  mort  d'Uryen,  Llywarch  s'écrie  : 
Dunawd,  le  fils  de  Pabo,  ne  fuit  pas  (Four  anc.  hooks,  II,  p.  267). 
On  l'a  confondu  avec  l'abbé  deBangor  dont  parle  Bède,  Dinoot  = 
Dunawd  (du  latin  Donatus).  On  a  supposé  que  chassé  du  Nord,  il 
aurait  trouvé  un  asile  en  Galles,  aurait  embrassé  la  vie  religieuse 
et  fondé  le  monastère  de  Bangor,  sur  la  Dee,  dont  il  serait  devenu 
l'abbé.  Or,  le  Dinoot  de  Bangor  vivait  encore  en  599.  En  qualifiant 
Dunawt  de  rex,  les  Ann.  Cambr.  ont  voulu, sans  doute, le  distinguer 
de  l'abbé  du  même  nom.  Dunawd  était  un  des  rois  des  Bretons 
du  Nord.  Le  district  de  Dunodig,  sur  la  côte  de  Merioneth  et  la 
partie  adjacente  de  Caernarvon,  tire  son  nom  de  Dunawd,  mais 
très  probablement  de  Dunawd  ab  Gunedda. 

(4)  Cynvelyn  (Ginbelin)  Drwsgyl  (le  grossier,  le  rude)  est  fils  de 
Dumucigual  JHen  (Dyvnwal)  et  père  de  Glitno  Eidin  (Clydno  Eid- 
din).  Dyvynwal  est  delà  tribu  de  Kynwyd  (Ginuit). 


APPENDICE  245 

raire  de  rarmce  deGweiiddoleu  à  Arderydd  (1).  La 
troisième  charge  fui  celle  que  porla  Erch,  le  che- 
val des  enfants  de  Grythmwl  \Medic  (2)  ;  il  porta 
Achleu  et  Archanat  vers  Riw  Vaelawr  en  Kere- 
digyawn,  pour  venger  leur  père  (3). 

(1)  Les  Annal.  Canib.  mettent  cette  Ijataillc  en  l'an  573  'bellum 
Armterid).  D'après  un  manuscrit  plus  récent  des  Ann.  Canihr., 
de  la  fin  du  xiii"  siècle,  la  bataille  eut  lieu  entre  les  fils  d'Eliffer 
et  Gwenddolcu  ab  Ceidiaw  (Pctrie,  Mon.  hisl  hril.).  Gwenddoleu 
était  leur  cousin  j,^ermain  (Four  anc.  hooks,  II,  454).  Stephens, 
dans  son  édition  du  Gododin  [The  Gododin  of  Aneurin,  London 
1888),  a  supposé  que  cette  bataille  avait  été  le  triomplie  définitif 
du  christianisme  représenté  parRhydderch  Hael,  Maelg-\vn,  Urien, 
Gwallawc,  Nudd  Hael  et  d'autres,  sur  le  paganisme  défendu  par 
Aeddan  ab  Gavran,  Gwenddoleu  ab  Ceidiaw,  Morgant  ab  Sadyr- 
nin,  et  les  fils  d'Elifl'er.  C'est  aller  trop  loin.  D'après  la  vie  de 
saint  Kcntigern,  Rhydderch  aurait  été  chassé  de  ses  États,  en 
même  temps  que  Kentigern  de  son  siège,  par  Morgant  ab  Sadyr- 
nin.  C'est  tout  ce  que  nous  savons.  Cette  bataille  d'Arderydd  est 
une  bataille  entre  Bretons,  pour  des  motifs  peu  connus,  plus 
sérieu.Y  sans  doute  que  ceux  que  donnent  les  Triades  (triade  79 1, 
D'après  une  autre  triade  (triade  12,  note  6),  Aeddan  aurait  été 
ennemi  réellement  de  Rhydderch.  Voy.  la  note  à  Aeddan, 
triade  19.  Il  est  question  de  Gwenddoleu  dans  le  L.  Noir  {F .  a.  B, 
II',  p.  19.  11  est  question  également  dans  le  Livre  noir  (F.  a.  B.  II, 
p.  3-5)  de  la  bataille  d'Arderydd,  des  sept  fils  d'Eliffer,  de  Kynve- 
lyn  et  d'autres  personnages. 

(2)  Il  est  donné  plus  bas  comme  penhijnaiv,  «  ciief  des  anciens  » 
d'Arthur,  à  Pcnryn  Rionedd,  triade  71.  Le  Livre  Noir  met  sa 
tombe  à  Kelii  Vriavael,  ou  bois  de  Briavael,  probablement  Saint- 
Briavel's  Castell,  dans  la  forêt  de  Dean,  à  l'ouest  de  la  Severn 
dans  le  Gloucestershire. 

(3)  Dans  la  triade  1,  p.  394  de  la  Myv.  arch.,  les  fils  de  Gyr- 
thmwl,  qui  n'est  pas  nommé,  sont  Gweir,  Gleis  et  Arthanat.  Ils 
vont  à  Allt  Vachvr,  venger  leur  père.  Le  texte,  dans  les  deux  tria- 
des,   semble    altéré.  Le  meurtrier  aurait  été  Maehvr    de  Rhiw  ou 


246  LES    MABINOGION 

17.  Trois  flottes  de  piraterie  de  l'île  de  Prydein  : 
la  flotte  de  Llary  (1),  fils  d'Yryv  ;  la  flotte  de 
Digniv,  flls  d'Alan  ;  la  flotte  de  Solor,  fils  d'Ur- 
nach  (2), 

18.  Trois  furieux  soufflets  de  l'île  de  Prydein  : 
l'un  fut  donné  par  Matholwch  le  Gwyddel  (le  Gael) 
à  Branwen,  fille  de  Llyr  (3)  ;  le  second,  par 
Gwenhwyvach  (4)  à  Gwenhwyvar,  ce  qui  causa 
dans  la  suite  la  bataille  de  Kamlan  ;  le  troisième, 
par  Golyddan  Vardd  (le  barde)  à  Katwaladyr  Ven- 
digeit  (5). 


Allt  Vaehvr.  Il  avait  l'habitude  de  ne  jamais  fermer  la  porte  de  sa 
demeure  à  une  simple  charge  de  cheval. 

(1)  Les  Mah.  mentionnent  un  autre  Llary  ab  Gasnar  Wledic, 
Mab.,  I,  267,  note  5. 

(2)  Myv.  arch.,  p.  408,  86  :...  La  flotte  de  Digniv  ab  Alan,  la 
flotte  de  Divwg  ab  Alban,  la  flotte  de  Dolor  ab  Mwrchath,  roi  de 
Manaw  (Man).  La  triade  72 de  la  page  392  de  la  Myv.  donne  Llawr 
ab  Eiriv  au  lieu  de  Llary  ah  Yryv.  Les  Mab.  mentionnent  un 
Llawr  ab  Erw  (I,  267,  note  2) . 

(3)  Voy.  Mab.,  I,  133.  Myv.  arch.,  p.  405,  49  :  Bronwen  ;  cf. 
y  Cynimrndor,  Vil,  p  123,  13.  Stephens,  qui  fait  parfois  preuve 
d'une  imagination  par  trop  riche  dans  son  interprétation  du  Go- 
dodin.  s'efforce  d'identifier  Bradwen  du  Gododin  avec  Branwen 
et  Mathonwy  avec  Adonwy. 

(4)  Les  Mab.  en  font  une  sœur  de  Gwenhwyvar  {Mab.,  I,  283). 
Le  Camhro-Briton,  III,  p.  388,  je  ne  sais  sur  quelle  autorité,  en 
fait  la  femme  de  Medrawd. 

(5)  t)'après  la  triade  36,  Golyddan  est  puni  de  ce  soufflet  par 
un  coup  de  hache. 

Gadwaladyr,  fils  de  Cadwallawn  ab  Cadvan,  meurt,  d'après  les 
Annales  Cambriae,  en  682,  en  Galles,  une  année  où  il  y  eut 
grande  mortalité.  C'est  à  Gaufrei  de  Monmouth  qu'il  doit  son 
surnom  de  béni.   D'après  Gaufrei,  Cadwaladr,    fils  de   Cadwallon 


APPENDICE  247 

19.  Trois  coûteuses  (1)  expéditions  de  pillage  de 
l'île  de  Prydein.  La  première  eut  lieu  quand  Mc- 
drawtalla  à  la  cour  d'Arthur  t\  Kelliwic  (2)  en  Ker- 
nyvv  (Gornouailles)  :  il  ne  laissa  ni  nourriture  ni 
boisson  dans  la  cour  ;  il  consomma  tout  ;  il  tira 
Gwenhwyvar  de  sa  chaire  royale  et  la  souffleta  (3). 
La  seconde,  ce  fut  quand  Arthur  se  rendit  à  la 
cour   de   Medrawt  :   il    ne  laissa  ni  nourriture  ni 


et  d'une  sœur  de  Penda,  pressé  par  les  Saxons,  se  rend  en  Ar- 
morique  auprès  d'Alan,  fils  de  Salomon  (!).  Là,  un  ange  lui  com- 
mande d'aller  à  Rome,  où  il  mourra  en  odeur  de  sainteté  ;  les 
Bretons  ne  seront  maîtres  de  l'île  qu'après  avoir  repris  ses  osse- 
ments bénis.  Plusieurs  poèmes  de  prétendus  bardes  du  vi»  siè- 
cle font  mention  de  cette  éventualité.  Toute  l'histoire  du  voyage 
à  Rome,  avec  ses  détails,  a  été  empruntée  par  Gaufrei  à 
celle  de  Gacdualla,  roi  de  Wessex  (Bède,  //.  E.,  V,  1).  Ce  Cae- 
dualla  meurt  en  odeur  de  sainteté,  à  Rome,  en  689.  On  aurait 
pu  croire,  pour  Cadwallon  peut-être,  à  une  erreur  de  Gaufrei  ; 
il  aurait  pu  y  avoir  confusion  entre  Gaedualla,  forme  saxonisée 
de  Gadwallo[n],fils  de  Gadvan,  père  de  Gadwaladr,  et  Gaedualla,  roi 
de  Wessex.  Gaufrei  n'aurait  fait  que  puiser  à  une  source  déjà 
troublée.  Mais  il  est  clair,  par  les  expressions  dont  il  se  sert  et 
les  détails  qui  accompagnent  la  mort  de  Gadwaladr,  qu'il  avait 
sous  les  yeux  le  texte  même  de  Bède  ;  il  a  eu  l'aplomb  de  lui 
emprunter  jusqu'au  jour  de  la  mort  du  roi  saxon  Gaedualla  :  sa 
mauvaise  foi  est  évidente. 

(1)  Le  mot  gallois  drud  pourrait  se  traduire  par  vaillanl,  terri- 
ble, folle,  mais  le  sens  que  j'adopte  est  recommandé  par  la  triade 
correspondante  de  la  Myv-  arch.,  p.  406,  52  :  on  les  appelle  drud 
parce  que  les  Gymry  furent  obligés  de  donner  des  compensations 
pour  tous  les  méfaits  commis. 

(2)  Voy.  Mab..  1,  269,  n.  2. 

(3)  La  triade  52,  p.  406,  de  la  Myv.  arch,  ajoute  qu'il  eut  des 
rapports  criminels  avec   elle.  (Gf.   Y  Cymmrodor,  VU,  p.  123,  14). 


248  LES    MABINOGION 

boisson  dans  la  cour  ni  dans  le  cantrev  (1).  [La 
troisième,  ce  fut  quand  Aeddan  Vradawc  (2)  (le 
traître)  alla  en  Alclut  à  la  cour  de  Rydderch  Hael: 
après  lui,  il  ne  resta  ni  nourriture  ni  boisson,  ni 
bête  en  vie.] 

(1)  Voy.  Mah.,  p,  82,  n.  1. 

(2)  Le  fragment  de  Hengwrt,  publié  dans  le  Gymmrodor,  VU, 
p.  123,  14,  s'arrête  comme  notre  texte,  après  la  deuxième  expé- 
dition, ce  qui  montre,  comme  d'autres  passages  d'ailleurs,  qu'il 
appartient  à  la  même  source.  Mais  une  main  plus  récente  y  a 
ajouté  ce  que  nous  traduisons  entre  crochets.  Cf.  Myv.  arch., 
p.  391,  46  ;  406,  52  :  ces  deux  triades  ajoutent  qu'Arthur  ne  laissa 
en  vie  ni  bête,  ni  créature  humaine. 

Aeddan  ab  Gavran,  roi  de  Dalriada,  en  Ecosse,  en  574,  meurt 
en  606  d'après  Tigernach,  et  en  607  d'après  les  Ann.  Cambriae. 
D'après  Bède,  il  fut  battu  en  603  par  Aelhelfrid,  roi  de  Northum- 
brie,  à  Degsastane,  dans  une  sanglante  bataille  où  Theobald, 
frère  d'Aethclfrid,  périt  avec  toutes  ses  troupes  (H.  E.,  Ill,  34  ; 
cf.  O'Connor,  Rerum  Hibern.  script.,  II,  p.  175.)  Les  Annales 
de  Tigernach  mentionnent  plusieurs  guerres  de  lui  ;  il  est  vain- 
queur, en  581,  dans  ]e  praelium  Mannense  ;  en  570,  bataille  de 
Lethrigia  ;  en  596,  bataille  de  Rath  na  ndruadh  et  d'Ardsendoin  ; 
plus  tard,  bataille  de  Circhind,  où  il  est  battu,  et  ses  fils  Brian, 
Domangart,  Artur  et  Eocbadh,  tués  (Tigernach  ap.  O'Connor 
Rerum  hib.  script.,  II).  Stephens  identifie  la  bataille  de  Degsas- 
tane avec  celle  de  Catraeth,  11  est  fait,  en  effet,  mention  d'Aeddan 
dans  le  Gododin;  il  est  présent  àla  bataille  de  Cattraeth;  ils'enfuit 
avec  son  bouclier  brisé  (Stephens,  Gododin,  LXI).  Suivant  les.4jin. 
Ult.  (O'Connor,  Rerum  hib.  script.,  p.  29,  à  l'année  579)  il  entre- 
prend sur  mer  une  expédition  de  piraterie.  C'était  le  sixième  roi 
des  Scots  d'Ecosse  depuis  Fergus.  Voy.  plus  haut  la  note  7,  à  la 
triade  16.  Gaufrei  de  Monmouth  le  fait  tuer  par  Cadwallon,  dans 
la  même  bataille  où  Osric,  fils  d'Edwin,  périt  (XII,  9).  11  est  pro- 
bable que  son  surnom  de  bradawc,  «  traître,  »  lui  est  venu  d'une 
confusion  avec  Aeddan  ab  Blegywryd,  prince  gallois  qui,  en  996. 
appela  les  Danois  en  Dyved  (Brut  y  Tywys.  Myv.  arch.,  p.  693). 


APPENDICE  549 

20.  Trois  missions  eurent  lieu  de  Powys  (1). 
L'une  consista  à  aller  cherchcrMyngan  de  Meigen 
pour  l'amener  à  Llan  Silin  recevoir  le  lendemain, 
dans  la  matinée,  les  instructions  de  Katwallawn  le 
Béni  (2),  après  le  meurtre  de  leuav  et  de  Griffri. 
La  seconde  fut  d'aller  chercher  Griffri  pour  l'ame- 
ner le  lendemain  matin  jusqu'à  Brynn  Griffri,  au 
moment  où  il  se  retournait  vers  Et\vin{3).  La  troi- 

(1)  Voy.  Mah.,  1,178,  n.  2. 

(2)  L'épithète  de  béni  s'applique  habituellement  à  Cadwaladr, 
fils  de  Cadwallawn  ab  Cadvan;  v.  note  1  à  la  tr.  18.  Le  Cadwallawn 
de  la  Triade  est  probablement  Cadwallawn  ab  Jeuav,  prince  de 
Gwynedd.  11  voulut  tuer  ses  deux  cousins  .lonaval  et  Edwal.  Edwal 
seul  échappa.  Cadwallawn  fut  battu  et  tué,  en  985,  par  Meredudd 
ab  Owen,  prince  du  sud-Galles  (Brut  y  Tywysogion,  ap.  Pétrie, 
Mon.  hist,  bril.,  année  985).  Llan  Silin  est  en  Edeyrnion,  Merio- 
nethshire. Meifjen  est  situé  près  du  fleuve  Rhymni,  en  Glewyssing 
(lolo  ms.,  p.  18).  C  est  à  Meigen  qu'a  eu  lieu  la  bataille  dans  la- 
quelle Cadwallawn  ab  Cadvan  tua  Edwin  de  Northumbrie,  et, 
d'après  Nennius,  ses  deux  fils  Osfrid  et  Eadfrid.  Bède,  mettant 
cette  bataille  à  Haethfelth,  qu'on  identifie  avec  Hatfield  en 
Yorkshire,  on  a  identifié  Hatfied  et  Meigen.  11  est  cependant  peu 
probable  que  Meigen,  le  lieu  de  la  bataille  entre  Cadwallawn  et 
Edwin,  soit  diilérent  du  Meigen  do  Glcwyssyng,  à  en  juger  par 
un  passage  d'un  poème  du  Livre  Rouge,  sur  les  exploits  de 
Cadwallawn  {Four  anc.  hooks.  H,  p.  227)  Les  écrivains  gallois  ont 
probablement  confondu  deux  batailles  différentes  :  l'une  à  Meigen 
en  Galles  ;  lautre,  décisive,  à  Haethfeld  en  Yorkshire.  Qu'est-ce 
que  Myngan  et  même  ici  Jeuav  et  Griffri  ?  C'est  assez  difficile  à 
dire  ;  le  texte  paraît  d'ailleurs  altéré. 

(3)  11  est  difficile  de  dire  quel  est  ce  Griffri.  11  y  a  un  Griffri 
ab  Cyngen  qui  fut  tué,  en  814,  par  la  trahison  de  son  frère  Elisse; 
mais  il  ne  saurait, dans  ce  cas,  avoir  eu  des  rapports  avec  Edwin, 
qui  paraît  bien  être  un  fils  d'Howel  Dda.  Cet  Edwin  meurt  en 
952,   tué   probablement  à  la  bataille   de    Llanrwst    livrée  par  les 


250  LES    MABINOGION 

sième  fut  d'aller  chercher,  de  Maen  Gwynedd  (1) 
jusqu'en  Keredigiawn,  Howel,  fils  de  leuav,   pour 
se  battre  avec  leuav  et  lago  (2). 
Voici  des  triades  : 

21.  Trois  principales  dames  de  la  cour  d'Arthur: 
Gwenhwyvar,  fille  de  Gwryt  Gwent  ;  Gwenhwy ver, 
fille  de  [Gwythyr]  ab  Greidiawl  (3)  ;  Gwenhwyvar, 
fille  d'Ocvran  Gawr  (4)  (le  géant). 

22.  Ses  trois  maîtresses  étaient  :  Indec,  fille 
d'Arwy  Hir  (le  long);  Garwen  (jambe  blanche),  fille 
de  Henen  Hen  (5) (le vieux)  ;  Gwyl,  fille  d'Endawt(6). 

fils  d'Idwal  Voel  à  ceux  d'Hovvcl  Dda  (Brut  y  Tywys.ap.  Pétrie, 
Mon.  hist.  hrit.). 

(l)Le  texte  porte  Owein  Gwynedd,  faute  évidente  pour  Maen 
Gwynedd,  endroit  des  collines  de  Berwyn,  enti-e  Llanrhaiadr  ym 
Mochnant  et  Llandrillo  yn  Edernion  (Egerton  Phillimore,  Y 
Cymmrodor,  Vil,  11,  p.  98), 

(2)  Howel  ab  Jcuav,  en  972,  bat  son  oncle  lago,  roi  de  Gwy- 
nedd, pour  venger  son  père  leuav,  dépossédé  et  aveuglé  par  ce 
dernier,  et  s'empare  de  ses  États.  En  972,  il  batet  tue  Constantin, 
fils  de  lago.  11  est  tué,  en  984,  par  trahison,  par  les  Saxons  (Brut 
y  Tywys.  ap.  Pétrie,  Mon.  hisf.  hrit.;  cf.  The  Bruts,  éd.  Rhys- 
Evans.)  Letexte  est  encore  altéré  en  cet  endroit.  11  y  a  sans  doute 
un  mot  de  passé,  ou  il  faut  supprimer  leuav. 

(3j  Pour  Gwythyr,   voy.  Mah.,  I,  284,  329,  331-332. 

(4)  Voy.  MaJb.,  I.  259,  n.  3,  283  ;  II,  2,  3,  15,  55,  125.  Pour  cette 
triade,  cf.  }'  Cymmrodor,  Vit,  p.  126,  16.  Myv.  arch.,  p.  410,  109  : 
au  lieu  de  Gwryt  Gwent,  Gawrwyd  Ceint  ;  au  lieu  d'Ocvran, 
Ocjyrvan.  Je  supplée  Gwythyr,  d'après  cette  triade  et  divers  pas- 
sages des  Mabinogion. 

(5)  Le  Livre  Noir  mentionne  la  tombe  de  Carwen  verch  Hennin 
(Garwen,  fille  de  Hennin)  et  celle  de  Hennin  qu'il  qualifie  de  Hen- 
ben  {Four  anc.  books,  II,  p.  35). 

(6)  Cf.  yCi/m/nroJor  VII,p,  410, 110:  Garwen, fille  de  Henyn  te  gyrn 


APPENDICE  251 

23,  Trois  amazones  (mot  à  mot  :  hommes-jeunes 
filles)  de  l'ile  de  Prydein  :  Llewci,  fille  de  Seit- 
wedd  ;  Rore,  fille  d'Usber,  et  Mcderei  Badell- 
vawr  (1). 

24.  Trois  clans  au  caractère  généreux  de  l'île  de 
Prydein  :  celui  de  Mynyddawc  (2),  à  Katraetli  ;  ce- 
lui de  Drcon  Lew  (le  brave),  au  gué  d'Arderydd  ; 
celui  de  Belyn  de  Lleyn  Erythlyn  en  Ros  (3). 


(chef)  de  Gwyr  et  d'Ystrat  Tywy;  Gwyl,  fille  d'Ëntaw  à  Caer  VVor- 
gon;Indeg.  fille  d'Avarwy  Hir  dcMaclienydd  {cantref  de  Powys). 

(1)  Cf.  Y  Ci/mmrndor,  VII,  p.  126,  18.  Padell  vaior,  «  au  grand 
plat  ou  à  la  j:;rande  poêle.  »  Padell,  joint  au  mot  glin  (genou), 
désigne  la  rotule  ;  joint  à  ymenydd,  «  cervelle,  »  il  désigne  le 
crâne 

(2)  MynyddaAvc  Eiddin,  roi  d'Edimbourg,  est  le  généralissime 
des  troupes  bretonnes  à  Gatlraeth,  que  Stephens  identifie  avec 
Degsastane.  Voy.  Stephens,  The  Gododin  of  Anevrin,  p.  33,  79 
80,  81,  161-163,  179,  218,  etc.,  etc. 

(3)  Le  texte  porte  Melyn  ;  mais,  d'après  d'autres  triades  et  un 
passage  d'un  poème  d'Owen  Gyveiliawc,  le  princebarde  de  Fowys 
(1150-1197),  dans  lequel  il  fait  allusion  à  la  suite  vaillante  de 
Belyn  (Myv.,  nrch.,  p.  191),  il  n'y  a  pas  à  hésiter  :  il  s'agit  bien 
de  Belyn.  Un  Belin  meurt  d'après  les  Ann.  Cambr.,  en  627  ; 
Lleyn  est  un  cantrev  de  Gwynedd,  aujourd'hui  un  district  du 
Garnarvonsliire.  Pour  Rhos,  deux  cantrevs  portent  ce  nom,  l'un 
en  Gwynedd,  dans  la  partie  appelée  y  herveddwlad,  le  pays  du 
milieu,  un  autre  en  Dyved.  Erythlyn  est  probablement  de  trop; 
il  y  a  un  endroit  de  ce  nom  dans  la  paroisse  d'Eglwys  Fach. 
Chez  Skene  (Four  nnc.  boohs,  II,  p.  46"i,  28),  les  clans  sont  ceux 
de  Mynyddawc  Eiddin,  de  Melyn  (leg.  Belyn).  fils  de  Cynvelyn, 
de  Dryan,  fils  de  Nudd.  Belyn,  fils  de  Cynvelyn,  était  chef  dans 
l'armée  de  Caradoc  ab  Bran,  d'après  la  triade  79  de  la  page  408  de 
la  Myv.  arch.  C'est  là  un  souvenir  de  Gaufrei  de  Monmouth.  Be- 
linus,  chez  Gaufrei,  est  chef  des  troupes  de  Cassibellaunus  (//is<,. 


25^  LES     MABINOGION 

25.  Trois  premières  magies  de  Tîle  de  Prydein  : 
celle  de  Math  (1),  fils  de  Malhomvy,  qui  l'apprit  à 
Gwydyon  (2),  fils  de  Don  ;  celle  d'Uthur  Penndra- 
gon,  qui  l'apprit  à  Menw  (3),  fils  de  Teirgwaedd  : 
celle  de  Ruddlwm  Gorr(le  nain), qui  l'apprit  àKoll, 
fils  deKollvrewi  (4),  son  neveu. 

26.  Trois  premiers  ministres  del  île  de  Prydein  : 
Gwydar,  fils  de  Run  ab  Beli  (5)  ;  Ywein,  fils  de 
Maxen  Wledic  (6)  ;  Kawrdav  (7),  fils  de  Kara- 
dawc. 


IV,  3  ;  IX,  16,  17  .  Skene  a  lu  gosgord  adwy  et  a  traduit  par  : 
clan  de  passage.  Dans  la  triade  27  de  Skene,  Melyn  devient  Belyn 
de  Lleyn  et  se  bat  contre  Etwin  à  Brj-nn  Etwin  en  Ros. 

(1)  V.  Mah.,  I,  173  et  suiv.,  n.  1. 

(2)  V.  Mab.,  I,  176.  n.  3.  '' 

(3)  Y.  Mab.,  I,  289,  n-  1. 

(4)  V.  Mah.,  I,  173.  n.  1.  Cf.  Y  Cymmrodor.  VII,  116,10.  Myv. 
ârch.,  p.  409,  90  :  Ruddlwm  Gawr  apprit  sa  magie  à  Eiddilic 
Gorr  et  à  Coll,  fils  de  Collvrewi.  Skene  {Four  anc.  books,  II, 
p.  461,  25)  au  lieu  de  Ruddlwm,  donne  Gwyddelyn  Gorr,  qui 
paraît  être  une  variante  de  Gwiddolwyn  Gorr(V.  Mab  ,  I,  284,309.) 

(5)  Il  y  a  un  autre  Run,  fils  d'Uryen.  11  est  probable  qu'il  faut 
lire  ici  Run,  fils  de  Maelgwn.  Les  généalogies  du  x"  siècle  font 
de  Beli,  père  de  lago,  mort  en  613,  et  grand-père  de  Cadvan, 
mort  en  616,  le  fils  de  Run  ab  Maelgwn  (appendice  II). 

(6)  V.  Mab.,  I.  p.  211,  n.  1. 

(7)  V,  Mab.,  I,  p.  375,  n.  2.  Pour  cette  triade,  cf.  Y  Cymmrodor 
VII,  127,  21.  Skene,  Four  anc.  books,  II,  triade  12  ;  Myv.  arch. 
p.  405,  41  :  Karadawc  ab  Bran  à  la  place  de  Gwydar,  ce  qui  est 
conforme  à  un  passage  dos  Mab.  (I,  135).  La  triade  de  la  Myv. 
ajoute  que  c'étaient  trois  fils  de  bardes,  qu'on  les  appelait 
cynweissat,  parce  que  tous  les  Bretons,  depuis  le  roi  jusqu'au 
serf,    leur  prêtaient  hommage   volontairement,    et  que,  lorsqu'ils 


APPENDICE  253 

27.  Trois  dc'wniawc  (1)  de  l'île  Prydein  :  Ri- 
wallawn  Wallt  Banhadlcn  (2)  (aux  cheveux  de  ge- 
nêt) ;  Gwalchmei  (3),  fils  de  Gwyar,etLlacheu  (4), 
fils  d'Arthur. 

28.  Trois  mauvaises  résolutions  de  l'île  de  Pry- 
dein :  donner  à  Ulkessar  (Jules  César)  et  aux  Ro- 
mains de  la  place  pour  les  sabots  de  devant  de 
leurs  chevaux  sur  la  terre  à  Pwyth  Meinlas  (5)  ; 
laisser  Horst,  Heyngyst  et  Ronnwen  entrer  dans 
cette  île  (6)  ;  la  troisième  fut  celle  d'Arthur,  quand 
il  divisa  trois  fois  ses  troupes  avec  Medrawt  (7)  à 
Kamlan. 


allaient  à  la  guerre,  personne  n'hésitait  à  les  suivre.  On  pourrait 
traduire  cyntoeissat  par  ancien  ministre,  mais  il  est  fort  possible 
que  ce  soit  un  dérivé  cynwas  =  *  Ciinovassos,  ministre  élevé. 
Taliesin  mentionne  les  trois  cymoeissat  qui  gardèrent  le  pays 
(Four  ancient  books,  II,  156). 

(1)  Probablement  inventeurs,  qui  devinent  la  nature  des  choses 
(de  la  même  racine  que  devnydd  matière,  susbtance).  Il  n'y 
avait  rien,  dit  la  Myv.  arçh.,  dont  ils  ne  connussent  la  matière, 
l'essence,  etc.  (p.  407,  70  ;  cf.  Y  Cymmrodor,  Vil,  127,  21). 

(2)  Il  est  difficile  de  dire  quel  est  ce  Riwallawn,  peut-être  le  fils, 
d'Uryen  ?. 

(3)  V.  Mab.,  I,  288  n.  1.  Notre  texte,  ainsi  que  le  fragment  de 
Hengwrt,  ne  p(jrte  que  Gioall  ;  il  est  clair  qu'il  faut  corriger  en 
Gwalchmei  (cf.  Skene,  Four  anc.  books.,  II,  p.  456  :  IV). 

(4)  V.  Mal).,  I,  374,  n.  1.  La  version  galloise  du  Greal,  comme 
Perlesvaus,  le  fait  tuer  traîtreusement  par  Kei. 

(5)  Myv.  arch.,  p.  405,  951  :  Pwyth  min  y  Glas  en  Tanet  ;  cf.  Y 
Cymmrodor,  Vll,  126,  22. 

(6)  v.  la  uote  à  Gwrthcyrn,  triade  10. 

(7)  Gaufrei  montre  Medrawd  divisant  ses  troupes  en  trois  corps 
à  Camlan,  tandis  qu'Arthur  les  partage  en  neuf  (Hist.,  XI,  2). 


254  LES    MABINOGION 

29.  Trois  taleithiawc  (porte-diadèmes)  de  l'île  de 
Prydein  :  Gweir  (1),  fils  de  Gwystyl  ;  Kei  (2),  fils 
de  Kynyr,  et  Drystan  (3),  fils  de  Tallwch  (4). 

30.  Trois  ruddvoawc,  (rouges  batailleurs)  (5)  de 
l'île  de  Prydein  :  Run,  fils  de  Beli  ;  Llew  Llawgyf- 
fes  (6),  et  Morgan  Mwynvawr  (7).  Il  y  avait  quel- 
qu'un qui  l'était  encore  plus  qu'eux  :  il  s'appelait 
Arthur.  Pendant  une  année,  ni  herbe  ni  plante  ne 
poussait  là  où  ils  marchaient,  tandis  que  c'était 
pendant  sept  années,  là  où  passait  Arthur. 

(1)  V.  Mab.,  1.  373. 

(2)  V.  Mab.,  I,  256,  n.  1. 

(3)  V.  Mab.,  l,  373,  n.  2. 

(4)  Chez  Skene,  les  trois  taleithiawc  sont  :  Trystan,  Hueil  ab 
Kaw  et  Kei  ;  il  y  a  un  taleithiawc  au-dessus  d'eux  :  Bedvvyr,  fils 
de  Pedrawt  ;  de  même  dans  la  Myv.  arch.,  p.  407,  69  ;  cf.  Y 
Cymmrodor,   Vil,  127,  23. 

(5)  Cf.  Y  Cymmrodor,  VU,  127,  24.  Rhuddvoawc  a  été  confondu 
avec  ruddvaawc  {qui  fait  le  sol  rouge)  mais  rhuddvoawc  est  assuré 
par  de  nombreux  textes  (L.  Noir,  51.29;  L.  Tal.  149.5;  Myv.  arch. 
237.2  ;  251.2  ;  257.2)  ;  il  est  composé  de  rudd  rouge  et  d'un  dérivé 
de  bâg,  combat,  {irl.  bàg.)\  boawco-bàgàc  :  cf.  irl.  bkgach,  bel- 
liqueux. La  Myv.  arch.,  porte  rhuddvannogion,  qui  ont,  ou  font 
des  marques  ou  places  rouges,  des  taches  rouges  ;  ce  sont  :  Ar- 
thur, Run  et  Morgant  ;  quand  ils  allaient  à  la  guerre,  dit  la 
triade,  personne  ne  voulait  rester  à  la  maison.  Cette  glose  doit 
se  rapporter  à  une  autre  triade.  Chez  Skene,  triade  18,  les  trois 
ruddvoawc,  soat  aussi  Arthur,  Run  ab  Beli  et  Morgant. 

(6)  V.  Mah.    I,  195,  n.   1. 

(7)  Morgan  le  Généreux  ou  Morgan  Morganwg  a  donné  son  nom 
au  Glamorgan.  Il  vivait  au  vi"  siècle  ;  il  est  contemporain  de  Ber- 
thgw^yn,  évéque  de  Llandaf  (V.  Liber  Land.,  p.  625,  626);  il  est 
fils  d'Atroys,  appendice  II,  182  ;  cf.  lolo  ms.,  p.  3).  On  le  con- 
fond souvent  avec  un  roi  du  x*  siècle  ;  voy.  triade  127. 


APPENDICE  255 

31.  Trois  chefs  de  flotte  de  l'île  de  Prydein  : 
Gereint,  fils  d'Erbin  (1)  ;  March  (2),  fils  de  Meir- 
chyori;  et  Gwennwynnwyn,  fils  de  Nav  (3). 

32.  Trois  princes  de  la  cour  d'Arthur  :  Gronw, 
fils  d'Echel  ;  Ffleuddwr  Fflam  (4),  fils  de  Godo,  et 
Kadyrieith  (5),  fils  de  Seidi  (6). 

33.  Trois  princes  taureaux  de  combat  de  Tîle  de 
Prydein  :  Addaon,  fils  de  Talyessin  (7)  ;  Kynhaval, 
fils  d'Argat,  et  Elynwy,  fils  de  Kadegyr  (Kate- 
girn  ?)  (8). 


(1)  V.  Mab.,  n,  p.  121. 

(2)  V.  Mab.,  I,  361. 

(3)  V.  ilfai).,  I,  264,  n.  6.  Le  texte  porte  A^aio,  graphie  du  xii"  siè- 
cle pour  Nav;  Skene,  triade  13,  et  la  Myv.  arch.,  p.  407,  68,  ont 
Nav.  D'après  la  Myv.  arch.,  chacune  des  flottes  se  composait  de 
cent  vingt  navires  montés  chacun  par  cent  vingt  hommes  (cf.  Y" 
Cymmrodor,  VII,  127,  25). 

(4)  V.  Mab.,  I,  262,  375. 

(5)  V.  Mab..  I,  375-376. 

(6)  Skene,  Four  anc,  books,  II,  app.  n°  ix  :  Goronwy,  Kadreith, 
fils  do  Porthavi'r  Gadu  (leg.  Gandwy),  Ffleiddur  Fflam.  Myv.  arch., 
p.  410,  114  :  Ffleiddur  ab  Godo  ;  ces  trois  chefs  se  trouvent  plus 
honorés  de  rester  comme  simples  chevaliers  à  la  cour  d'Arthur 
que  d'aller  gouverner  leurs  domaines, 

(7)  V.  Mab  ,  I,  144,  3  ;  358,  375. 

(8)  Cf.  Y  Cymmrodor,  vu,  127,  27.  Skene,  Four  anc.  books, 
II,  app.,  n°  VII  :  Elmwr,  fils  de  Kadeir  ;  Kynhaval,  fils  d'Argat  ; 
Avaon.  fils  de  Taliesin  ;  c'étaient  trois  fils  de  bardes.  Myv.  arch., 
p.  408,  73  :  Elmur,  fils  de  Cibddar  ;  pour  le  reste,  rien  à  remar- 
quer ;  mais  la  triade  72  de  la  page  407  donne  comme  taureaux  de 
combat  ;  Cynvar  (leg.  Gynvarch)  Cadgadwg,  fils  de  Cynwyd 
Cynwydyon,  Gwenddoleu  ab  Ceidiaw  l't  Urien  ab  Gynvarch. 
Chez  Skene,  il  y  a  une    triade  correspondante,  no  vi  ;  le  texte  de 


256  LES    MABINOGION 

34.  Trois  princes  de  Deivyr  et  Brjneicli  (1),  tous 
les  trois  bardes  et  fils  de  Dissy vyndawt  ;  ce  furent 
eux  qui  commirent  les  trois  bons  meurtres.  Diffei- 
dell,  fils  de  Dissyvyndawt,  tua  Gwrgi  Garwlwyt  (2), 
qui  tuait  tous  les  jours  un  Kymro  (Gallois),  et  en 
tuait  deux  chaque  samedi  pour  n'avoir  pas  à  en 
tuer  le  dimanche;  Sgavynell,  fils  de  Dissyvyn- 
dawt (3),  tua  Edefflet  Ffleissawr  (4),  roi  de  Lloe- 
gyr  ;  Gall,  fils  de  Dissyvyndawt,  tua  les  deux  oi- 
seaux de  Gwenddoleu  qui  gardaient  l'or  et  l'argent 
de  leur  maître,  et  mangeaient  chaque  jour  deux 
hommes  à  leur  dîner  et  autant  à  leur  souper  (5). 

35.  Trois  hommes  violents  de  l'île  de  Prydein 
et  qui  commirent  les  trois  mauvais  meurtres:  Llof- 


Skene   porte  caduc,  qui    se  trouve  aussi  (cadduc).  Gwenddoleu  y 
est  roi  du  côté  de  la  forêt  de  Celyddon. 

(1)  A  peu  près  les  territoires  du  Northumberland  et  d'York. 
Les  lolo  ms.  (p.  86)  étendent  Deivr  et  Bryneich  d'Argoet  Derwen- 
nydd  (Derwent  VVoodj  jusqu'à  la  rivière  Trenn  (la  Trent). 

(2)  Garwlwyd,  rude  et  gris. 

(3)  Dans  les  Chwedlau  y  Doelhion  (propos  des  Sages),  ce  nom 
s'écrit  Dysgyvundawt. 

(4)  C'est  l'épithète  qu'il  porte  aussi  dans  Xennius  :  «  Ealdric 
(fils  d'Ida)  genuit  Aelfret  :  ipse  est  Edlferd  Flesaur,  »  épithète 
qu'on  traduit  habituellement  par  ravageur  (Nennius,  Geneal.,  ap. 
Pétrie,  Mon.  hist,  brit.,  p.  74,  76).  C'est  Aethelfrith,  roi  de  Nor- 
thumbrie  de  593  à  616. 

(5)  Cf.  Y  Cymmrodor,  VII,  12",  2s,  Skene,  Four  anc.  hooks, 
II,  app.,  a"  XXIX  :  le  père  des  trois  héros  s'appelle  Disgyvedawt  ; 
les  oiseaux  de  Gwenddoleu  portaient  un  joug  d'or:  cf.  Myv.  arch., 
p.  404,  39;  d'après  la  triade  46  de  la  page  405,  Gwrgi  aurait  épousé 
la  sœur  d'Edelfflet.  Celui-ci  enlevait,  chaque  soir,  deux  nobles 
galloises,  les  violait  et,  le  matin,  les  tuait  et  les  mangeait. 


APPENDICE  257 

van  (=  Llovan)  Llaw  Divro  (1),  qui  tua  Uryen  (2), 
fils  de  Kynvarcli  ;  Llongat  Grwm  \'argot  Eiddin, 
qui  tua  Avaoïi,  fils  de  Tclyessiu  ;  lieidden,  fils 
d'Euengat,  qui  tua  Aneirin  Gwawtrydd  (3),  chef 
des  bardes. 

36.  [Trois  coups  de  cognée  de  l'île  de  Prydein]: 
l'homme  qui  mettait  chaque  jour  pour  Talhearn  (4) 
la  valeur  de  trois  cents  vaches,  en  argent,  dans  une 
baignoire,  le  frappa  d'un  coup  de  cognée  à  la 
tète  (5);  ce  fut  là  un  des  trois  coups  de  cognée.  Le 
second  fut  celui  que  déchargea  un  bûcheron  d'Aber- 
fraw  sur  la  tète  de  Golyddan  Vardd.  Le  troisième, 
celui  que  reçut  [lagoj,  fils  de  Beli,  sur  la  lète^  de 
la  main  de  son  vassal  même  (7). 

(1)  Llysvarch  Hen,  dans  l'élùj^ie  funèbre  d'Uryen,  attribue  la 
mort  du  héros  à  Llovan  Law  Divro  (à  la  main  sans  pays)  {Four 
anc.  books,  II,  p.  272.) 

(2)  Voy.  Mab.,  II,  p.   1,  n.  1. 

(3)  Aneirin,  auquel  est  attribué  le  célèbre  poème  connu  sous  le 
nom  de  Gododin,  llorissait  vers  le  milieu  du  vi*  siècle  (Ncnnius, 
Geneal.  ap.  Pétrie.  Mon.  hist,  bril.,  p.  75).  Pour  sa  vie,  voy.  Ste- 
phens, The  Gododin,  p.  1  et  suiv.  Gwawdrydd  a  le  sens  de  :  au 
panégyrique,  au  chant  de  louange  abondant. 

(4)  La  Généal.  de  Nennius  (Pétrie,  Mon.  hist,  bril.,  p.  75)  le  si- 
gnale comme  un  barde  qui  florissait  au  milieu  du  vi«  siècle  :  c'est 
le  barde  d'Urien  de  ileged,  d'après  les  lolo  mss.,  p.  77,  78. 

(5)  Je  corrige  yn  Talhearn  en  y  Talhearn  ;  merch  ley  m  heirdd, 
en  mechleyrn  beird  et  yn  y  phenn  en  yn  y  benn.  Yn  y  phenn 
indiquerait  une  femme.  Le  copiste  ayant  écrit  merch,  «  fille  », 
a  logiquement  commis  cette  erreur.  Skene,  Four  une.  boolis,  II, 
app.,  n"  XXX  :  EidJyn  ab  Einygan  tue  Aneirin  ;  Llawgat  Trwm- 
bargawt  Eiddin  tue  Avaon  ;  Llovan  Law  Divro  tue  Uryen.  La 
Myv.  arch.,  p.  405,  47,  est  d'accord  avec  la  triade  de  Skene. 

((i)  D'après  la  Myv.  arch.,  p.  405,  48,  Golyddan  est  frappé  pour 

II  17 


258  LES    MABINOGION 

37.  Trois  aerveddawc  (1)  de  Tile  de  Prydein  : 
Selyv  (2),  fils  de  Kynan  Garwyn  ;  Avaon,  fds  de 
Talyessin  ;  Gwallawc,  fils  de  Lleenawc  (3).  On  les 
appelait  ainsi  parce  qu'ils  vengeaient  leurs  torts 
même  de  leurs  tombes. 

38.  Trois  piliers  de  combat  de  l'île  de  Prydein  : 
Dunawt,  fils  de  Pabo  ;  Kynvelyn  Drwsgyl  (le  rude, 
le  grossier)  ;  Uryen,  fils  de  Kynvarch  (4). 

39.  Trois  hommes  généreux  de  l'île  de  Prydein  : 
Rydderch  Hael,  fils  de  Tutwal  Tutclyt  ;  Nudd 
Hael  (5),  fils  de  SenuUt  ;  Mordav  Hael,  fils  de  Ser- 
wan  (6).  . 

venger  le  coup  qu'il  avait  donné  lui-même  à  Cadwaladr  le  Béni 
(v.  plus  haut,  triade  18).  lago  ab  Beli,  roi  de  Gwynedd,  mourut 
en  613  (Ann.  Camhr.).  D'après  la  Myv.  arch.,  ce  vassal  aurait  été 
Gadavael  Wyllt,  le  furieux,  le  sauvage.  On  a  quelquefois  iden- 
tifié ce  Gadavael  avec  le  Catgnbail  Catguomedd  de  Nennius 
(Pétrie,  Mon.  hisl.,  p.  76),  qui  semble  avoir  régné  après  Gadwa- 
ladr. 

(1)  Aerveddawc,  «  qui  combat  du  tombeau  »,  ou  peut-être*  qui 
est  maître  du  champ  de_  bataille  »  (aer  et  meddawc  ?).  Gf.  Y 
Cymmrodor,  VII,  p.  128,  30. 

(2)  Voy.  Mab.,  I,  372,  n.  1. 

(3)  Voy.  Mab.,  II,  142.  Gwallawc  (Guallauc  map  Laenauc)  est 
petit-fils  de  Keneu  ab  Goel.  Il  joue  un  grand  rôle  dans  les  luttes 
des  Bretons  du  Nord  (Voy.  Stephens,  The  Gododin,  p.  6,  66,  70, 
71,  73,  74,  152,  etc.). 

(4)  Cf.  y  Cymmrodor,  VII,  p.  128,  31.  Myv.  arch.,  p.  407,  71  : 
au  lieu  d'Uryen,  Gwallawc  ab  Lleenawc. 

(5)  Nudd  ab  Senyllt  paraît  avoir  été  un  roi  breton  du  nord. 
Voy.  Stephens,  The  Gododin,  p.  66,  71,  etc. 

(6)  Un  Serguan  ab  Letan  est  nommé  dans  les  généalogies  du 
X»  siècle  (Y  Cymmrodor,  IX,  I,  p.  175)  ;  mais  Mordav  n'y  paraît 
pas.  Ce  Serguan  (=  Serwan)  est  père  de  Caurtam  {Cawrdav),grand- 


APPENDICE  259 

40.  Trois  vaillants  de  l'île  de  Prydcin  :  Grudnei, 
Henben  et  Aedenawc  ;  ils  ne  revenaient  jamais  du 
combat  que  sur  leurs  civières.  Ils  étaient  tous  les 
trois  fils  de  Glessiar  du  Nord  par  Haearnwedd  Vra- 
dawc,  leur  mère  (1). 

41.  Trois  orgueilleux  de  l'île  de  Prydein  ;  Gwi- 
bei  Draliaawc  (l'orgueilleux),  Sawyl  Benn-uchel  (2) 
(à  la  tête  haute),  et  Ruvawn  Pebyr(3)  l'Orgueilleux. 

42.  Trois  princes  obliques  (4)  (princes  sans  Têtre, 


père  de  Run  ab  Nwython,  Cf.,  pour  cette  triade,   Y  Cymmrodor, 
XII,  128,  32.  Mi/v.  arch.,  p.  404,  30. 

(1)  Notre  te.vtc  porte  Ilenbrien  ;  Skene,  Four  anc.  books,  II, 
app.,  n"  XX:  Grudnei,  Henpen,  Edenawc  ;  y  Cymmrodor,  Vil, 
128,  33  :  Henben.  Les  Chwedlaa  y  Doethion  font  de  Haearnwedd 
Vradawc  un  guerrier  {lolo  mss.,  p.  56). 

(2)  H  y  a  dans  Gaufrei  de  Monmouth  (III,  17)  un  roi  des  Bretons, 
avant  l'arrivée  de  César,  du  nom  de  Samuel  Penissel  (à  la  tète 
basse).  Il  est  fils  de  Rederch  et  père  de  Pir.  C'est  un  personnage 
historique  que  Gaufrei  a  été  prendre  probablement  dans  d'anciens 
textes.  Les  généalogies  du  x*  siècle  mentionnent  un  Samuil  Pen- 
nissei,  fils  de  Pappo  Post  Priten,  par  conséquent  vivant  au  vi°  siè- 
cle après  Jésus,  Christ.  Il  est  donc  de  la  famille  de  Coel  (V.  appen- 
dice II).  C'est  le  personnage  des  triades.  Un  auteur  de  triades 
aura  trouvé  qu'il  y  avait  contradiction  entre  l'épithète  d'orgueil- 
leux et  le  titre  de  têle  baissée, et  aura  voulu  faire  disparaître  cette 
anomalie  en  transformant  penntssei  en  penn-uchel,  «  tête  haute  ». 
Différentes  généalogies  donnent  Sawyl  Bennuchcl  comme  fils  de 
Pabo  et  frère  de  Dunawd  (v.  Stephens,  The  Gododin,  p.  174). 

(3)  Voy.  Mab.,  I,  262,  293,  356,  373.  Cf.,  pour  cette  triade,  Y 
Cymmrodor,  VII,  128,  38.  Skene,  Four  anc.  books.  Il,  app,, 
n»  XXI  ;  Myv.  arch.,  p.  403,  71  :  Sawyl  Bennuchel,  Pasgen  ab 
Urien,  Rhun  ab  lîiniawn.  Suivant  la  Myv.,  ils  se  seraient  alliés 
aux  Saxons. 

(4)  On  traduit  souvent  par  désintéressés. 


260  LES    MABINOGION 

évitant  la  royauté)  de  l'île  de  Prydein  :  Manawyd- 
dan  (1),  fils  de  Llyr  ;  Llywarch  Hen  (2),  et  Gwgon 
Gwron(3),fils  de  Peredurab  Eliffer.  On  les  appelait 
ainsi  parce  qu'ils  ne  cherchaient  pas  de  domaines,  et 
que  personne  pourtant  n'aurait  pu  les  en  empêcher. 
43.  Trois  maîtres  es  machines  de  l'île  de  Pry- 
dein :  Greidyawl  Gallovydd  (4),  maître  en  mécani- 
que ;  Drystan,fils  de  Tallwch,  et  Gwgon  Gwron  (5). 

(1)  V.  Mah.,  I,  151,  n.  1. 

(2)  La  Noblesse  des  hommes  du  Nord  le  donne  comme  fils 
d'Elidir  Lydanwyn  ab  Meirchavvn  et  descendant  de  Goel  (v.  appen- 
dice III).  Dans  l'élégie  sur  la  mort  d'Uryen  ab  Gynvarch,  Llywarch 
appelle  Urycn  son  cousin  germain  (Four  anc  hooks,  II,  p.  269). 
Le  Livre  Noir  nous  donne  les  noms  de  plusieurs  de  ses  enfants 
{Four  anc.  books,  II,  p.  30,  vers  2  ;  50,  19  :  60,  XXXIX).  C'est 
surtout  dans  le  Livre  Rouge,  dans  les  poèmes  qui  lui  sont  attri- 
bués, que  l'on  trouve  sur  lui  de  précieux  renseignements.  Dans 
une  fort  belle  élégie  (Four  anc.  books,  II,  p.  264),  il  se  montre 
vieux,  abandonné,  lui  qui  a  été  un  vaillant  guerrier,  aimant  sur- 
tout la  fille  de  l'étranger  et  les  chevaux,  qui  a  eu  vingt-quatre 
fils.  Il  célèbre  Urien  ab  Gynvarch,  père  d'Owein,  Gadwallawn  ab 
Cadvan  {Four  anc.  books,  II,  XV),  Gereint  ab  Erbin  (iLtd.,  XIV). 
Un  de  ses  fils,  Pyll,  périt  à  la  bataille  de  Gattraeth  (Stephens, 
The  Gododin,  p.  220,  vers  334).  Un  autre,  Keneu,  délivre  Aneu- 
rin  de  la  captivité  (ibid.,  p.  251,  252,  vers  467-471).  Il  semble  qu'il 
ait  été  de  bonne  heure  vers  l'Ouest  et  le  Sud,  ce  qui  explique 
ses  rapports  avec  Gadwallawn  et  Gereint.  Il  a  séjourné  en  Powys, 
comme  le  prouve  son  élégie  de  Cynddylan  (Four  ancient  books, 
II,  p.  279  ;  XVI).  Il  le  dit  d'ailleurs  formellement  {ibid.,  p.  259, 
XIj.  Cf.  J.  Lolh,  Revue  Celt.,  XXI,  23,  328. 

(3)  Cf.  y  Cymmrodor,  VII,  123,  35.  Myv.  arch.  :  Gwgav^'n  Gwron 
ab  Elcuver  Gosgorddvawr.  Il  y  a  un  autre  Gwgawn  Gleddyvrudd 
qui  paraît  différent,  v.  I,  372.   Gwron  signifie  vaillant, 

(4)  V.  Mab.,   1,  261,  n.  2. 

(5)  Cf.  y  Cymmrodor,  VII,  129,  36.  Skene,  Four  anc,  books,   II, 


APPENDICE  201 

44.  Trois  esgemydd  aereii  (1)  de  l'île  de  Prydein  : 
Morvran  (2),  fils  de  Tegit  ;  Gwgon  Gleddyvrud  (3) 
(à  1  epée  rouge),  et  Gilbert,  fils  de  KadgyfTro  (4). 

45.  Trois  porlhawr  (5)  de  la  bataille  du  Verger 
de  Bangor  :  Gwgon  Gleddyvrudd  ;  Madawc,  fils  de 
Run  (6),  et  Gwiawn  (7),  fils  de  Kyndrwyn.  II  y  en 


app.  n°  XVII  ;  Myv.  arch.,  p.  404,  32  :  Greidiawl,  Envael  ab  Adran 
et  Trystan  ab  Tallwch.  Skene  n'a  pas  compris  le  mot  yallovydd; 
pour  le  sens,  cf.  la  g-lose  à  Mart.  Capella  :  guo-ga.llon,  çl.  fulcris. 
La  forme  la  plus  ancienne  est  ffall-ovydd. 

(1)  Les  dictionnaires  traduisent  esgemydd  par  banc,  escabeau  ; 
esgemydd  aereu  signifierait  donc  hancs  de  batailles.  La  Myv. 
arch.,  p.  404,  33,  donne  une  explication  de  ce  terme  :  les  trois 
héros  sont  Grudneu,  Henpen  et  Eidnew  ;  «  ils  ne  revenaient  du 
combat  que  sur  leurs  civières,  lorsqu'ils  ne  pouvaient  plus  remuer 
la  langue  ni  un  doigt.  »  L'islomid  du  Gart.  de  Redon  est  prob.  à 
corriger  en  iscomid. 

(2)  V.  Mah.,  I,  269,  n.   ]. 

(3)  V.  Mah.,  I,  372. 

(4)  V.  Mah.,  I,  375. 

(5)  Porlhawr  a  habituellement  le  sens  de  portier,  mais  le  mot 
pourrait  bien  ici  avoir  le  sens  de  soutien,  qui  supporte  ;  cf.  por- 
thi,  €  soutenir,  supporter  ».  Cette  bataille  de  Bangor  est  la  célè- 
bre bataille  de  Chester,  livrée  en  613,  d'après  les  Ann.  Garnir., 
dans  laquelle  Selim  ab  Cinan  tSelyv  ab  Cynan)  périt  (cf.  Ann^ 
Tiger  n.  ;  Bède,  //.  E.,  Il,  2). 

(6)  C'est  de  ce  Madawc  qu'il  est  probablement  question  dans  le 
Gododin  ;  son  nom  y  est  en  effet  rapproché  de  celui  de  Gwiawn 
et  de  Gwgawn  (Stephens,  The  Gododin,  p.  220,  v.  334,  335). 

(7)  Il  est  question  d'un  Gwiawn  à  deux  reprises  dans  le  Gododin 
(Stephens,  The  Gododin,  p.  220,  v.  335;  p.  321,  v.  795).  Quanta 
Gyndrwyn,  c'est  un  prince  de  Powys,  père  de  Cynddylan,  chanté 
par  Llywarch  lien.  Le  poète  mentionne  comme  fils  de  Gyndrwyn, 
outre  Cynddylan,  Gynon,  Gwion  et  Gwynn  (Four  anc.  books  of 
Wales,  II,  p.  283).  On  a  identifié  avec  apparence  de  raison  Cyn- 


262  LES    MABINOGION 

avait  trois  autres  du  côté  des  Lloegrwys  (les  Saxons 
et  leurs  alliés):  Hawystyl  Drahaawc  (l'orgueilleux), 
Gwaetcyn  Herwuden,  et  Gwiner. 

46.  Trois  cadavres  d'or  (1)  de  l'île  de  Brydein  : 
Madawc,fils  de  Brwyn;  Keugan,  fils  de  Peillyawc, 
et  Ruawn  Pevyr,  fils  de  Gwyddno  (2). 

47.  Trois  familles  avec  entraves  (3)  de  l'île  de 
Brydein  :  la  famille  de  Katwallawn  Llawhir  (4)(lon- 

dylan  avec  le  Condidan  que  la  Chronique  anglo-saxonne  dit  avoir 
été  tué  avec  deux  autres  rois  bretons,  à  la  bataille  de  Deorham, 
en  577,  bataille  qui  livra  aux  Saxons  Balh,  Gloucester  et  Ciren- 
cester (Green,  Making  of  England,  p.   128,  206). 

(1)  Myv.  arch.,  p.  408,  77:  on  les  appelait  ainsi  parce  que  les 
mains  qui  les  avaient  tués  devaient  rendre  leur  poids  en  or.  Y 
Cymmrodor,  VII,  129,  39  :  Kengan  Peillyawc.  On  ne  sait  de  quel 
Brwyn  il  est  ici  question.  Il  y  en  a  un  qui  est  qualifié  par  Talies- 
sin  de  bro  bradawc,  «  traître  à  son  pays  »  (Four  anc.  books,  ÏI, 
p.  176,  n.  18). 

(2)  On  l'a  souvent  identifié  avec  Ruawn  Pebyr  ab  Deorthach. 
Il  y  a  encore  un  Rumawn  (=r  Ruvawn)  ab  Cunedda  (v.  appen- 
dice II),  un  Rumaun  ab  Enniaun  (Ibid.).  Voy.  les  notes  à  Rua\vn 
ab  Deorthach,  Mab.,  I,  262,  373. 

(3)  Cf.  Y  Cymmrodor,  VII,  129,  40.  Myv.  arch.,  p.  403,  27  :  au 
lieu  de  hualogion,  hneilogion,  que  l'auteur  semble  avoir  compris 
dans  le  sens  de  chef  .souverain,  maître  ;  ce  serait  un  dérivé  de 
hnail,  auquel  je  ne  sais  pourquoi  Owen  Pughe  donne  le  sens  de 
vice-roi,  gouverneur  ;  l'auteur  ajoute,  en  effet,  qu'on  leur  don- 
nait ce  nom  parce  qu'ils  ne  reconnaissaient  ni  chef  ni  roi  dans 
toute  retendue  de  leurs  domaines  :  ils  n'étaient  soumis  qu'à  la  loi 
du  pays  et  de  la  nation, 

(4)  Cadwallawn  Lawhir  (Catguolaun  Lauhir,  en  vieux  gallois) 
est  père  de  Maelgwn  et  petit-fils  de  Cunedda  (d'après  les  généa- 
logies du  X"  siècle,  appendice  II).  La  triade  est  ici  l'écho  d'un 
fait  historique  important.  Nennius  nous  dit  que  Cunedag  vint, 
avec  ses  fils,  du   pays  des  Ottadini  (Manau  Guotodin)  en  Gwy- 


APPENDICE  263 

gue  main)  ;  ils  s'étaient  mis  chacun  aux  pieds  les 
entraves  de  leurs  chevaux  pour  se  battre  avec  Se- 
rygei  le  Gwyddel  à  Kerric  y  Gwyddyl  (les  Rochers 
des  Gaels)  en  Mon.  La  seconde  était  celle  de  Riwal- 
lawn,  fils  d'Uryen,  quand  elle  voulut  se  battre 
avec  les  Saxons  ;  la  troisième,  celle  de  Belcn  de 
Lleyn,  quand  elle  voulut  se  battre  avec  Etwin  à 
Brynn  Etwin  en  Ros. 

48.  Trois  familles  (clans)  fidèles  de  l'île  de  Pry- 
dein  :  la  famille  de  Katwallawn,  lorsqu'elle  se  mit 
des  entraves  ;  la  famille  de  Gavran,  fils  d'Aed- 
dan  (1),  quand  eut  lieu  sa  disparition  complète;  la 
famille  de  Gwenddoleu,  fils  de  Keidyaw,  à  Arde- 
rydd,  qui  continua  la  lutte  un  mois  et  quinze  jours 


nedd  (m  regione  Guenedolae),  et  qu'ils  en  chassèrent  les  Scots 
(les  Irlandais),  après  en  avoir  fait  un  grand  massacre,  et  que 
ceux-ci  n'y  revinrent  plus.  Nennius  donne  huit  fils  à  Cunedag  ; 
les  généalogies  du  x»  siècle  lui  en  donnent  neuf,  mais  un  d'eux 
serait  resté  dans  son  pays  d'origine  (v.  plus  bas  appendice  II). 
D'après  Nennius,  l'émigration  de  Cunedag  aurait  eu  lieu  cent 
quarante-six  ans  avant  le  règne  de  Maelgwn  (Mailcuni  (Pétrie, 
Mon.  hist,  brit.,  p.  75),  par  conséquent  vers  la  fin  du  iv»  siècle 
ap.  Jésus-Christ  (Mailcun  meurt  en  547,  d'après  les  Ann.  Cambr.). 
D'après  les  lolo  mss.  (p.  80),  ^erigi  était  roi  de  Mon  et  de  Gwy- 
nedd  (voy.  la  triade  111). 

(1)  Il  faut  probablement  lire  Acddan  ab  Gavran  (voy.  triade  19). 
Ce  qui  a  pu  donner  lieu  à  cette  fable,  c'est  une  expédition  sur 
mer  d'Aeddan  ab  Gavran,  en  579,  mentionnée  par  les  Ann.  Ult. 
^O'Connor,  Rerum  hihern,  script.,  IV,  p.  29),  à  moins,  comme 
Stephens  le  suppose,  que  ce  ne  soit  la  mort  en  mer  de  Conang, 
fils  d'Aeddan  :  <  Conangus  regis  Aidani  filius  mari  demersus  >  (Ti- 
gernach,  à  Tannée  622,  d'après  Stephens,  The  Gododin,  286,  notej 
287,  note). 


264  LES    MABINOGION 

après  que  son  seigneur  eut  élé  tué.  Le  nombre  des 
combattants  de  chacune  de  ces  familles  était  de 
cent  vingt  (1). 

49.  Trois  familles  infidèles  de  Tile  de  Brydein  : 
la  famille  de  Goronwy  Pevyr  (2)  de  Penllyn,  qui 
refusa  à  son  seigneur  de  recevoir  à  sa  place  le  coup 
du  javelot  empoisonné  de  Llew  Llawgyffes  ;  la  fa- 
mille de  Gwrgi  et  de  Peredur  (3),  qui  abandonna 
ses  seigneurs  à  Kaer-Greu,  lorsqu'ils  devaient  se 
battre  le  lendemain  avec  Eda  Glingawr  (4),  ce  qui 
amena  leur  mort  à  tous  deux  ;  la  famille  d'Alan 
Fergan  (5),  qui  abandonna  son   seigneur,  en  ca- 


(1)  Cf.  y  Cymmrodor,  VII,  129,  41.  Myv.  arch.,  p.  408,  80:  la 
famille  de  Gadwallawn  ab  Cadvan,  qui  fut  sept  années  avec  lui 
en  Iwerddon  et  ne  réclama  jamais  ni  son  salaire  ni  son  dû,  de 
peur  d'être  obligée  de  l'abandonner  ;  la  famille  de  Gavran  ab  Aed- 
dan,  lorsque  eut  lieu  la  disparition  complète.  (Le  reste  comme 
dans  le  Livre  Rouge,  avec  quelques  détails  insignifiants.)  La  ver- 
sion de  Skene,  Four  anc.  books,  II,  app.,  n°  XXVI,  est  celle  de 
la  Myv.  arch, 

(2)  Voy,  Mab  ,  I.  209,  n.  1. 

(3)  Voy.  Mab  ,  I,  p.  209,  n.  1  ;  373  ;  II,  47. 

(4)  Ida,  fils  d'Eoppa,  roi  de  Northumbrie,  de  547  à  559,  est  sou- 
vent confondu  avec  un  de  ses  descendants,  Eata,  fils  de  Leod- 
wald,  père  d'Eadbert  qui  commença  son  règne  en  738  (Chron., 
anglo  sax.,  ap.  Pétrie,  Mon.  hist.  brit.).  Nennius  donne  à  Eata 
le  surnom  de  GUn-maur,  «  au  grand  genou  »  (Nenniusap.  Pétrie, 
Mon.  hist,  brit.,  p.  75)  ;  Glingawr  signifie  genou  de  géant.  Guurci 
et  Peretur  étant  morts,  d'après  les  Ann.  Cambr.,  en  580.  la  triade 
porte  à  faux.  Ils  n'ont  pu  périr  dans  un  combat  ni  avec  Ida, 
mort  en  539,  ni  avec  Eata,  qui  a  dû  vivre  vers  la  fin  du  vu»  et  le 
commencement  du  viii«  siècle. 

(5)  Voy.  Mab..  I.  209,  n.   1. 


APPENDICE  265 

chctte,  dans  sa  marche  vers  Kamlan.  Le  nombre 
des  hommes  de  chaque  famille  était  de  cent 
vingt  (1). 

50.  Trois  hommes  aux  entraves  d'or  de  l'île  de 
Brydein  :  Riwallawn  Wallt  Banhadlen,  Run  (2), 
fils  de  Maelgwn,  et  Katwaladyr  Vendigeit.  Voici 
pourquoi  on  les  appelait  ainsi  :  comme  on  ne  trou- 
vait pas  de  chevaux  qui  leur  allassent  à  cause  de 
leur  grande  taille,  ils  se  mettaient  des  entraves 
d'or  autour  du  bas  des  jambes  relevées  derrière 
leur  dos  sur  la  croupe  de  leurs  chevaux  et,  sous 
les  genoux,  un  plateau  d'or.  C'est  de  là  qu'est 
venu  au  genou  le  nom  de  padellec  (3). 

51.  Trois    fantômes    taureaux   (4)    de    l'île    de 

fl)  Cf.  y  Cymmrodor,  VU,  129,  42.  Skene,  Four  anc.  books,  II, 
app.,  n">  XXVIl  :  la  famille  de  Goronwy  l'abandonne  à  Llech- 
0^o^^v}•,  vers  Blaen  Cynvael  ;  Eda  est  appelé  GIiIlma^^T.  La  Myv. 
arch,,  p.  408,  81,  est  d'accord  avec  Skene. 

(2)  Voj-.  Màh,,  I,  376,  n.  1.  Les  généalogies  du  x»  siècle  le  men- 
tionnent: Run,  fils  de  Mailcun  moi't  en  547,  et  père  de  Beli 
(Y  Cymmrodor,  IX,  I,  p.  170). 

(3)  Cf.  y  Cymmrodor,  VII,  43.  Skene,  Four  anc.  hooks,  II,  app., 
n"  XV.  Myv.  arch.,  p.  403.  28  :  on  leur  accorda  de  porter  des 
chaînes  d'or  autour  des  bras,  des  genoux  et  du  cou,  et  avec  cela 
on  leur  conférait  privilège  de  royauté  dans  toute  contrée  et  do- 
maine de  l'île  de  Bretagne.  Padellec  :  on  dit  couramment,  en 
gallois,  padell  y  glin  pour  la  rotule  Padell  est  emprunté  au  latin 
patella.  Le  Livre  Rouge  porte  hualo  eur,  à  corriger  en  hualoc  eur. 

(4)  Notre  texte  porte  tri  chario  ellyll,  ce  qui  signifierait  trois 
cerfs-fanlomes  ;  mais  la  Myv.  arch.,  p.  409,  94,  donne  tri  tharw, 
ce  qui  paraît  plus  vraisemblable.  En  rapprochant  l'expression' <ri 
tharw  ellyll  de  tri  tharw  unbenn,  «  trois  princes  taureaux  de 
bataille  »,  on  est  amené  à  supposer  que  le  «  taureau  »  est  pris  ici 


266  LES    MABINOGION 

Prydein  :  le  fantôme  de  Gwidawl,  le  fantôme  de 
Llyr  Marini  (1),  le  fantôme  de  Gyrthmwl  Wle- 
dic  (2). 

52.  Trois  fantômes  sauvages  de  l'île  de  Prydein  : 
le  fantôme  de  Manawc,  le  fantôme  d'Ednyveddawc 
Drythyll  (le  fougueux,  le  licencieux),  le  fantôme  de 
Melen  (3). 

53.  Trois  hôtes  libres  et  contre  leur  volonté  de 
la  cour  d'Arthur  :  Llywarch  Hen,  Llemenic  (4)  et 
Heledd  (5). 

54.  Trois  femmes  chastes  de  l'île  de  Prydein  : 
Arddun,  femme  de  Catgor  ab  Gorolwyn  ;  Eveilian, 
femme  de  Gwydyr  Drwm  (le  lourd)  ;  Emerchret, 
femme  de  Mabon  ab  Dewengen  (6). 


au  figuré,  dans  le  sens  de  terrible,  impétueux.  Le  texte  du  Cymm- 
rodor,  VII,  130,  44,  a  tri  tharw. 

(1)  Voy.  Mab.,  I,  360. 

(2)  Voy.  plus  haut,  triade  16. 

(3)  Myv.  arch.,  p.  409,  93  :  Melan  au  lieu  de  Melen  ;  Bannawc 
au  lieu  de  Manawc.  Y  Cymmrodor,  VII,  130,  43  :  Bannawc. 

(4)  Llemenic  est  célébré  dans  le  Gododin  (Stephens,  The  Godo- 
din,  p.  201,  V.  287).  Le  Livre  Noir  mentionne  sa  tombe  à  Llan  Ehvy 
ou  Saint-Asaph  (Fouranc.  books,  II,  p-  33.  vers  6),  et  Taliesin,  son 
coursier  (Four  anc.  hooks,  II,  p.  176,  v.  24).  Llywarch  Hen  l'ap- 
pelle fils  Je  Mahawen.  Stephens  {(The  Gododin,  y».  203)  l'identifie, 
à  tort  probablement,  avec  Llyminawg,  qui  aurait  corpbattu  les 
Irlandais  de  Mon  (Four  anc.  hooks,  II,  p.  20S,  v.  17). 

(5)  Cf.  Y  Cymmrodor,  VII:  130.  46.  Myv.  arch.,  p.  410,  412.  Au 
lieu  de  Heledd,  Heiddyn  Hir  :  Heiddyn  est  peut-être  le  guerrier 
célébré  dans  le  Gododin  (Stephens,  The  Gododin,  p.  308-311). 

(6)  Myv.  arch.,  p.  410,  104:  Catgor  ab  Colhvyn  ;  Eviliau,  Emer- 
chret fille  de  Mabon  ab  Devein  Hen.  Y  Cymmrodor,  VII,  130,  47  : 


APPENDICE  267 

55.  Trois  hommes  à  la  lance  rouge  (1)  de  l'île  de 
Prydein  :  Degynelw  (2),  barde  dTwein  ;  Arovan, 
barde  de  Sclyv  ab  Kynan  ;  Avanverddic,  barde  de 
Katwallawn  ab  Katvan  (3). 

56.  Trois  prisonniers  cminents  de  l'île  de  Pry- 
dein :  Llyr  Lledyeith  (4),  Mabon  ab  Modron  (5), 
Gweir,  fils  de  Gweiryoedd  (6).  Il  y  en  eut  un  de 
plus  eminent  qu'eux  trois,  qui  fut  trois  nuits  en 
prison  à  Kaer  Oeth  et  Anoeth  (7),  trois   nuits  en 

Eveilian.  J'ai  préféré  Eveiliun  à  VEneillian  du  texte.  Ce  nom  est 
resté  assez  commun  en  Galles  :  vers  1031,  Ardden,  fille  d'Evilian 
(leg.  Evilian],  femme  de  Rhotpert  ab  Seissyllt,  est  violée  par  les- 
tin  ab  G\vrgan(Brut  y  Tyw.,  Myv,  arch.,  p.  695). 

(1)  Suivant  une  traduction  des  Triades,  dans  le  Camhro-Briton, 
I,  p.  36,  on  les  appelait  ainsi,  parce  que,  contrairement  aux  lois 
bardiques,  ils  versaient  le  sang  ;  cette  idée  est  moderne,  car  les 
bardes  à  l'époque  de  l'indépendance  appartenaient  à  l'aristocratie 
guerrière. 

(2)  Le  fils  de  Kynddehv,  le  barde  d'Owein,  roi  de  Gwynedd 
(1137-1169),  s'appelait  Dygynnelw  {Myv.  arch.,  p.   11851. 

(3)  Cf.  y  Cymmrodor,  VII,  130,  48.  Myv.  arch.,  p.  404,  40  :  Trist-^, 
vard,  barde  d'Uricn  de  Reged;  Degynelw,  barde  d'Owein  ab  Urien; 
Avan  Verddic,  barde  de  Kadwallawn  ab  Gadvan  :  c'étaient  trois 
fils  de  bardes.  Skene,  Four  anc.  hooks,  II,  app.,  n°  XI,  a  lu  Mian- 
verddic.  Son  texte  ajoute,  après  avoir  énuméré  les  trois  bardes  : 
a  RyhawteiL  Morgan^,  c'est-à-dire  :  «  et  Ryhawt,  fils  de  Morgant.» 
Skene  traduit  :  ei  ils  étaient  fils  de  Morgant  !  Notre  texte  porte 
Avan  Veddic.  Je  n'ai  pas  hésité  à  adopter  la  leçon  Avan  Verddic; 
elle  est  assurée  par  un  poème  de  Kynddehv,  barde  qui  vivait 
entre  1150  et  1200  ;  il  se  compare  à  Avan  Verddic  et  à  Arovan 
{Myv.  arch.,  p.  189,  col.  1).  Berddic  est  un  dérivé  de  bardd, 

(4)  Voy.  Mab.,  I,  120,  n»  3. 

(5)  Voy.  Mab.,  I,  312,  327,  n°  1. 

(6)  Il  y  a  plusieurs  autres  Gweir  ;  voy.  l'Index. 

(7)  Voy.  Mab.,  I,  255,  n»  2. 


268  LES    MABINOGION 

prison  du  fait  de  Gwen  Pendragon,  trois  nuits  dans 
une  prison  enchantée  sous  Llech  Echymeint  : 
c'était  Arthur.  Ce  fut  le  même  homme  qui  le  déli- 
vra de  ces  trois  prisons  :  Goreu  (1),  fils  de  Kus- 
tennin,  son  cousin  germain. 

Voici  les  triades  des  chevaux. 

57.  Trois  chevaux  donnés  en  cadeau  de  l'île  de 
Brydein  :  Meinlas,  cheval  de  Kaswallawn  ab  Beli  ; 
Melyngan  Gamre,  cheval  de  Llew  Llawgyffes  ; 
Lluagor,  cheval  de  Karadawc  Vreichvras  (2). 

5S.  Trois  principaux  chevaux  de  l'île  de  Bry- 
dein :  Du  Hir  Tynedic  (3),  cheval  de  Kynan  Garwyn  ; 


(1)  C'est  le  nom  de  Kustennin  qui  a  poussé  l'auteur  de  la  triade 
à  faire  de  Goreu  le  cousin  d'Arthur  ;  il  a  identifié  Custennin  le 
berger  a%'ec  Custennin  Vychan,  le  Constantin  de  Gaufrei,  père 
d'Uthur  Pendragon,  grand-père  d'Arthur  (voy.  triade  10,1a  note  à 
Gwrtheyrn).  D'après  le  Mabinogi  de  Kulhwch  et  Olwen,  la  femme 
de  Custennin  le  berger  est  la  tante  de  Kulhwch.  cousin  d'Ar- 
thur, mais  Custennin  est  fils  de  Dyvnedic  et  frère  d'Yspaddaden 
Penkawr 

Le  fragment  de  Heng^vrt  {Y  Cymmrodor,  VU,  130,  49)  est  d'ac- 
cord avec  notre  texte  :  il  dit  de  plus  que  Llyr  Lledyeith  fut  mis 
en  prison  par  Eurosy  wdd  ;  cf.  la  triade  11. 

(2)  Voy.  plus  haut,  les  triades  1,2,3,  i.Melyngan,  «  jaune-blanc; 
Meinlas,  «  mince  et  pâle  ou  blanchâtre.  »  Cf.  Y  Cymmrodor,  VII, 
130,  50;  Myv.  arch.,  p.  394.9:  trois  chevaux  de  bataille  de  l'île  de 
Prydein  :  Lluagor,  le  cheval  de  Caradawc  Vreichvras  ;  Melyngan 
Mangre,  Je  cheval  de  Llew  Llawgyffes  ;  Awyddawc  Vreichir,  le 
cheval  de  Cynhoret  ab  Cynon.  Camre  a  le  sens  de  marche  d'après 
Silvan  Evans,  Welsh  Diet.  ;  il  y  a  une  idée  de  rapidité  de  plus 
dans  re,  semble-t-il  :  à  la  marche  rapide?  Cf.  Llamrei  :  jument 
d'Arthur  {Mah.,   I,  345). 

(3)  Du,  noir;  hir,  long;  tynedic  qui  est  tendu  (qui  tire  dur'. 


APPENDICE  269 


Awyddawc  Vreich  Hir,  cheval  de  Kyhoret  ab  Ky- 
nan  (l)  ;  Hudd  Dreon  Tutli-blcidd,  cheval  de  Gil- 
bert ab  KalgylTro  (2). 

59.  Trois  chevaux  de  butin  de  l'île  de  Prydein  ; 
Karnavlawc,  cheval  d'Ywein  ab  Uryen  ;  Tavawt 
Hir, cheval  de  Katwallawnab  Katvan  ;  Bucheslom, 
cheval  de  Gwgnwii  Ivleddyvrudd  (3). 

60.  Trois  chevaux  de  labour  de  l'île  de  Brydein  : 
Gwineu  Gvvddwv  Hir,  cheval  de  Kei;  Grei,  cheval 
d'Edwin;  Lluydd,  cheval  d'Alser  ab  Maelgwn  (4). 

61.  Trois  chevaux  d'amoureux  de  Fîle  de 
Brydein  ;  Ferlas  (cheville  blanchâtre),  cheval  de 
Dalldav  ab  Kunin  (5)  ;  Gwelwgan  (blanc-pàle) 
Gohoewgein  (vif  et  beau),  cheval  de  Keredic  (6) 


(1)  Kyhoret  est  la  bonne  leçon  (cf.  Livre  Noir.  Four  anc.  hooks, 
H,  p.  3d  vers  9).  Awyddawc,  avide,  ardent  ;  vreich  hir,  au  bras, 
membre  long. 

(2)  Cf.  y  Cymmrodor,  VII,  131,  51;  voy.  nos  quatre  premières 
triades. 

(3)  Cf.  y  Cymmrodor,  VIT,  131,  52,  et  notre  triade  1. 

(4)  Cf.  y  Cymmrodor,  VII,  131,  53,  et  nos  triades  2  et  3.  Chez 
Taliesin,  Grei  est  le  cheval  de  Cunin  (Four  anc.  hooks,  II,  p.  176, 
V.  14). 

(5)  Notre  texte  porte  Kimin  ;  je  préfère  Cunin,  d'après  deux 
passages  de  Taliesin,  Four  anc.  hooks,  II,  p  176,  v.  14,  p.  182, 
V.  23).  Pour  Dalldav,  cf.  Mab.,  I,  263, 

(6) Ne  pas  le  confondre  avec  le  Ceretic,  fils  de  Cunedda,  venu  avec 
son  père  en  Galles  et  qui  a  donné  son  nom  à  Cardigan  (Cereli- 
ciai07i,plus  tard,  Ceredigiawiv.  Un  Ccredic  paraît  dans  le  Gododin 
(Stephens,  p.  204,  205,  206).  Stephens  en  a  fait  le  fils  de  Cunedda, 
ce  qui  semble  impossible.  Ce  Geredic  pourrait  bien  être  plutôt  le 


270  LES    MABINOGIOX 

ab   Gvvallawc  ;   Gwrbrith,  cheval    de    Raawt  (1). 

62.  Trois  chevaux  de  somme  de  l'île  de  Brydein, 
qui  portèrent  les  trois  charges  de  chevaux  ;  leurs 
noms  sont  plus  haut  (2). 

63.  Trois  grands  porchers  de  l'île  de  Brydein, 
le  premier  est  Pryderi  (3),  fils  de  Pwyll  Penn  An- 
nwn  (4),  qui  garda  les  porcs  de  Pendaran  (5)  Dy- 
vet  (6),  son  père  nourricier;  c'étaient  les  sept  porcs 
qu'avait  emmenés  Pwyll  Penn  Annwvn  et  qu'il 
avait  donnés  à  Pendaran  Dyvet,  le  père  nourricier 
de  son  fils.  C'est  à  Glynn  Cuch  (7),  en  Emlyn,que 
Pryderi  les  gardait.  Voici  pourquoi  on  l'appela  un 
des  trois  grands  porchers:  c'est  que  personne  ne 
put  rien  contre  lui  ni  par  ruse,  ni  par  violence. 
Le  second  fut  Drystan,  fils  de  Tallwch,  qui  garda 
les  porcs  de  March,  fils  de  Meirchyon,  pendant 
que  le  porcher  allait   en  message  vers  Essyllt  (8). 


Ills  de  Gwallawc.  que  nous  savons  avoir  été  un  chef  du  Nord. 
Les  Ann.  Camb.  mentionnent  à  l'année  616  la  mort  du  roi  Gere- 
tic.  Suivant  Nennius  (Pétrie,  Mon  hisl.,  p.  76),  Ceretic  aurait  été 
expulsé  d'Elmet  (la  région  de  Leeds)  par  Edwin,  fils  d'AUi,  vers 
616. 

(1)  Cf.   Y  Cymmrodor,  VII,  131,  54. 

(2)  Cf.  Y  Cymmrodor,  VII,  131,  55;  voy,  triade  16. 

(3)  Voy.  Mab.,  I,  114. 

(4)  Voy,  Mab.,  I,  81,  n.  1. 

(5)  Voy.  Mab.,  I,  114,  n.  1. 

(6)  Voy.  Mab.,  I,  311,  n.  2. 

(7)  Voy.  Mab.,  I,  83,  n.  2. 

(8)  Skene,  Four  anc.  books,  II,  app.  no    XXIII  :  ...  vers  Essyllt 
pour  lui  demander  une  entrevue. 


APPENDICE  271 

Arthur,  March,  Kei  et  Bedwyr  (1)  vinrent  tous  les 
quatre,  mais  ils  ne  purent  lui  enlever  une  seule 
truie,  ni  par  ruse,  ni  par  violence ,  ni  par  larcin. 
Le  troisième  était  KoU  (2),  fils  de  Kollvrewi,  qui 
gardait  les  porcs  de  Dallwyr  Dallbenn  (3)  à  Glynn 
Dallwyr_,  en  Kernyw.  Une  de  ses  truies,  du  nom 
de  Henwen,  était  pleine  (4).  Or,  il  était  prédit  que 
l'île  de  Prydein  auraità  souffrir  de  saportée.  Arthur 
rassembla  donc  l'armée  de  l'île  de  Brydein  et  cher- 
cha à  la  détruire.  La  truie  alla,  en  se  terrant, 
jusqu'à  Penryn  Avvstin,  en  Kernyw.  Là,  elle  se 
jeta  dans  la  mer  avec  le  grand  porcher  à  sa  suite. 
A  Maes  Gwenith  (5),  en  Gwent,  elle  mit  bas  un 
grain  de  froment  et  une  abeille  ;  aussi,  depuis  lors 
jusqu'aujourd'hui,  il  n'y  a  pas  de  meilleur  terrain 
que  Maes  Gwenith  pour  le  froment  et  les  abeilles. 


(1)  Voy.  Mab.,  I,  236,  261,  286,  297,  etc. 

(2)  Voy.,  plus  haut,  triade  25.  On  peut  supposer  que  c'est  de  ce 
GoU  qu'il  est  question  dans  le  House  of  fame  de  Chaucer, 

(3)  Voy.  Mab.,  I,  265. 

(4)  Cf.  Mab  ,  I,  310,  n.  1. 

(5)  Le  champ  du  froment  est  en  Gwent  Is  Coed,  au  pied  de 
Mijnydd  Llwyd  ou"  Greij  Hill  en  Went\vood,et  à  un  mille  nord  de 
réglisc  de  Llanfair  Discoed.  Dans  la  Triade  correspondante  de  la 
Myv.  arch.  (p.  390,  30),  partant  de  la  mer,  la  truie  aborde  à  Aber 
Torrogi  en  Gwent  Is  Coed.  Il  faut  lire  Aber  Tarogi,  aujourd'hui 
Caldicot  Pill.  Il  y  a  à  la  naissance  du  Troggy  Brook  les  ruines 
d'un  château  appelé  Cas  (castle)  Trogi.  Coll  a  la  main  dans  les 
crins  de  la  truie  et  ne  les  lâche  ni  sur  terre  ni  sur  mer  (Egerton 
Phillimore,  Owen's  Pembrok,  p.  210  note,  p.  237,  note). 


272  LES  MABINOGION 

A  Llonyon  (1),  en  Pennvro  (Pembroke),  elle  mit 
bas  un  grain  d'orge  et  un  grain  de  froment  ;  aussi, 
l'orge  de  Llonyon  est  passé  en  proverbe.  A  Riw- 
Gyverthwch,  en  Arvon  (2),  elle  mit  bas  un  lou- 
veteau (3)  et  un  petit  aigle.  Le  loup  fut  donné  à 
Menwaed  (4),  et  l'aigle  à  Breat  (5),  prince  du  Nord. 
Ils  eurent  à  s'en  repentir.  A  Llanveir,  en  Arvon, 
sous  Maen  Du  (la  pierre  noire),  elle  mit  bas  un 
chat,  que  le  grand  porcher  lança  du  rocher  dans 
la  mer.  Les  enfants  de  Paluc  (6),  en  Mon,  le  nour- 
rirent, pour  leur  malheur.  Ce  fut  le  chat  de  Paluc, 
un  des  trois  fléaux  de  Mon  et  nourris  dans  son 
sein.  Le  second  fut  Daronwy  (7)  ;  le  troisième, 
Edwin  (8),  roi  de  Lloegyr. 

64.  Trois  favoris  de  la  cour  d'Arthur  et  trois 
chevaliers  de  combat:    aucun  d'eux  ne    supporta 

(1)  Le  ms.  porte  Llouyon.  La  Myv.  arch,  et  Skene  ont  Llonicen. 
Cest  Lsinion  près  Pembroke  (Egerton  Phillimore,  ibid.,  p.  237, 
note). 

(2)  Voy.  Mah.,  1,134,  n.  3.  Rhiw  Gyverthwch  paraît  dans  le  Re- 
cord of  Carnarvon,  p.  200  (Rywc/yverthwch),  mais  ce  lieu  est  en 
Merionethshire  (J.    Rhys,  Celtic  Folklore,  II,  506,    et   693  (note). 

(3)  Le  texte  porte  cath,  «  chat  »,  mais  le  contexte  montre  qu'il 
s'agit  d'un  loup.  Skene  :  ceneu  hleidd,  «  un  louveteau  ». 

(4)  Le  texte  porte  Beryaed  ;  Skene  :  Menwaed  d'Arllechwedd, 
et  ce  fut  le  loup  de  Menwaed.  Menwaed  apparaît  dans  une  autre 
triade  :  voy,  triade  64,  n.  3. 

(5)  Skene  :  Brynach  Gwyddel  (le  Gael),  du  Nord. 

(6)  La  triade  de  Skene  s'arrête  à  cet  endroit.  Sur  le  Chai  Palu, 
cf.  J.  Loth,  Romania,  XXIX,  121. 

(7)  Voy.  Mab.,  I,  317,  n»  2. 

(8)  Voy.  la  note  3  à  la  triade  13.  Pour  toute  la  triade  63,  cf.  Y 
Cymmrodor,  VII,  132,  56. 


APPENDICE  273 

jamais  de  penteula  au-dessus  de  lui.  Arthur   leur 
chanta  cet  englyn: 

Voici  mes  trois  chevaliers  de  combat  : 
MenedfJ,  Lludd  Llurugawc  (le  cuirassé) 
Et  la  colonne  des  Kymry,  Karadawc  (1). 

65.  Trois  cordonniers-orfèvres  de  l'île  de  Bry- 
dein  :  Gaswallawn,  fils  de  Beli,  quand  il  alla 
chercher  Fflur  jusqu'à  Rome  (2)  ;  Manawyddan, 
filsde  Llyr,  quand  un  charme  fut  jeté  surDyvet(3); 
Llew  Llawgyffes,  quand  il  alla  avec  Gwydyon 
chercher  à  avoir,  par  surprise,  un  nom  et  des 
armes  d'Aranrot  sa  mère  (4). 

QQ.  Trois  rois   furent    fils  de   vilains  :    Gwryat, 


(1)  Skene,  Four  anc.  hooks,  II,  app.  n°  XVI:  Karadawc  Vreich- 
vras,  Menwaed  d'Arllcchwedd,  Llyr  Lluyddawc  ;  Myv.  arch., 
p.  403,29:  Caradawc  Vreichvras,  Mael  ab  Menwaed  d'Arllcchwedd, 
Llyr  Lluyddawc.  Après  la  prose,  cette  triade  ajoute  un  englyn 
sur  le  même  sujet  avec  les  mêmes  noms  :  Mael  est  qualifié  de 
hir,  «  long»,  Y  Cymmrodor,  VII,  132,  57:  Meuedd,  au  lieu  de 
Menedd . 

(2)  Cf.  Y  Cymmrodor,  VII,  132,  58.  Myv.  arch.,  p.  411,  124..., 
«  chercher  Fflur,  fille  de  Mygnach  Gorr  (le  nain),  enlevée  par  Mwr- 
chan  Lleidr  (le  voleur)  et  livrée  par  lui  à  l'empereur  Iwl  Caisar  ; 
Caswallawn  la  ramena  dans  l'île  de  Prydein.  »  L'épisode  de  Flur 
(=  Flora)  ne  se  trouve  pas  dans  Gaufrei  de  Monmouth.  Le  nom 
de  Fflur  n'apparaît  ni  dans  le  Livre  Noir,  ni  dans  le  livre  de  Ta- 
liesin,  ni  dans  les  poèmes  du  Livre  Rouge  donnés  par  Skene.  11 
existe  dans  le  nom  de  Yslrad  Fflar  ou  Strata  florida. 

(3)  Voy.  le  Mabinogi  de  Manawyddan  ab  Llyr. 

(4)  Voy.  Mah.,  1,  p.  198-199. 

H  18 


274  LES    MABI>iOGIO>' 

fils  de  Gwryon  (1),  dans  le  Nord  (2)  ;  Kadavel  (3), 
fils  de  Kynvedw,  en  Gwynedd;  Hyveidd  (4),  fils 
de  Bleiddic,  dans  le  Sud  (5). 

67.  Trois  ew/)es/e«rs  de  la  Havren  (Severn):  Kat- 
wallawn,  quand  il  alla  avec  Tarmée  des  Kymry  (6) 
à  la  bataille  de  Digoll  (7),  tandis  qu'Etwin  était  de 
l'autre  côté  avec  Tarmée  de  Lloegyr(8).  Le  second 
fut  le  présent  reçu  par  Golyddan  d'Einyawn  ab 
Bedd,  roi  de  Kernyw.  Le  troisième  fut  Calam, 
cheval  d'iddon,  fils  de  Ner,  envoyé  par  Maelgwn. 

NOMS    DE    l'île    DE    PRYDEIN    ET    DES   ILES  ADJACENTES. 

68.  Le  premier  nom  que  porta  cette  île  avant 
qu'on  ne  l'occupât  et  qu'on  ne   l'habitât  fut  celui 

(1)  II  y  a  un  Gwriat  mentionné  dans  le  Gododin,  à  côté  d'un 
Gwrion  (Stephens,  The  Gododin,  p,  212,  v.  325).  Un  Gwryat,  fils 
de  Rodri  et  père  de  Gwgawn,  est  tué  en  953  (Brut  y  Tyw.  ap. Pé- 
trie, Mon.  hist,  brit.,  p.  848). 

(2)  Voy.  Mab.,  I,  254,  n.  1. 

(3)  Voy.  la  note  3  à  la  triade  36. 

(4)  Voy.  Mab.,  I,  97,  n.  2. 

(5)  Voy.  Mab.,  I,  178,  n.  3.  Cf.  Y  Cymmrodor,  VII,  132,  59. 
Myv.arch.,  p.  403,  26  :  Gwrgai  ab  G^vl■ein,  dans  le  Nord  ;  Gada- 
vael  ab  Gynvedw,  en  Gwynedd;  Hyveidd  Hir  ab  Bleiddan  le 
saint,  en  Morganwg. 

(6)  Voy.  Mab,,  I,  133,  n.  1. 

(7)  Voy.  Mab.,  I,  360,  n.  2, 

(8)  A  partir  de  cet  endroit,  la  triade  paraît  tronquée.  La  suite  a 
dû  appartenir  à  une  triade  différente.  Le  Liure  Roujre  porte  Galara, 
fille  d'iddon,  ce  qui  paraît  une  faute  du  copiste  :  il  a  substitué 
merch,  fille,  à  march,  cheval.  )'  Cymmrodor,  VII,  132,  60  :  Calam 
march... 


APPENDICE  275 

de  Clas  Myrddin  (1).  Après  qu'elle  eut  été  occupée 
et  habitée,  elle  s'appela  Mel  Ynys  (l'île  de  miel). 
Après  sa  conquête  par  Prydein  ab  Acdd  Mawr  (le 
grand),  on  l'appela  l'île  de  Prydein  (2). 

68.  Ellea  trois  principales  îles  adjacentes;  vingt- 
sept  autres  îles  adjacentes  en  dépendent.  Les  trois 
principales  sont  ;  Mon,  Manaw  (Man)  et  Gweith 
(Wight)  (3). 

70.  Elle  a  123  principales  embouchures,  54.  grands 
ports  et  33  (4)  principales  villes  fortes  ;  les  voici  : 

(J)  Clas  Myrddin,  pays  ou  tribu  de  Myrddin.  Clas,  aie  sens: 
1°  de  enclos  et  de  communauté,  sanctuaire  ou  cloître  ;  2"  de  pays, 
district,  tribu.  Comme  l'irlandais  C?ass,  chœur,  il  vient  du  latin  chas- 
sis, dans  le  sens  tout  au  moins  de  communauté,  sanctuaire,  cloître. 

(2)  Cf.  Myv.  arch.,  p.  400,  1  ;  cf.  V  Cymmrodor,  VII,  124,  111. 

(3)  Myv.  arch., p.  407,  6":  Trois  principales  îles  primitives  :  Ore, 
Manaw,  Gwyth  ;  quand  la  mer  rompit  la  terre.  Mon  devint  île  ; 
de  la  même  manière,  lore  (leg.  Ore)  se  brisa  en  un  grand  nombre 
d'îles  (les  Orcades);  beaucoup  d'autres  endroits  d'Alban  et  de  Cymru 
devinrent  îles  aussi.  Le  Livre  Rouge  porte  Weir,  faute  évidente 
pour  Weith. 

(4)  Lu  Myv.  arch,,  p.  388,  4,  en  compte  vingt-huit;  c'est  le  chiffre 
du  catalogue  inséré  dans  Nennius.  Mais  la  version  de  VHist.  Brit. 
attribuée  à  Marc  l'anachorète,  en  compte  trente-trois.  Voici  le 
catalogue  des  vingt-huit  cités,  d'après  le  Harleian  ms.,  3859  (Y 
Cymmrodor,  IX,  I,  183).  Je  mets  entre  parenthèses  les  noms  cor- 
resi)()ndaiits  de  la  triade  de  la  Myv.  arch.,  lorsque  c'est  possible  . 
Gair  Guorthigirn  ;  Cair  Guinntguic  ;  Cair  Mincip  ;  Gair  Ligualid  ; 
Cair  Meguaid  (G.  Mygit  ;  leg.  G.  Mygeid  ou  Mygueid  ?)  ;  Gair 
Colun  (Gaer  Golun)  ;  Gair  Ebrauc  (G.  Evrawc)  ;  Gair  Gustoeint  ; 
Gair  Garatawc  (G.  Garadoc)  ;  Gair  Grauth  (G.  Grant);  Gair  Maun- 
guid  ;  Gair  Lundeiii  (G.  Lundein)  ;  Gair  Geint  (G.  Geint)  ;  Cair  Gui- 
ragon  (G.  Wyrangon)  ;  Gair  Péris  (G.  Beris)  ;  Cair  Daun  ;  Cair 
Legion  (G.  Lleon)  ;  Gair  Guricon  (G.  Worgorn)  ;  Cair  Segcint;  Gair 
Legeion  guar  Uisc  (G.  Lion);  Gair  Guent  (G.  Went);  Gair  Brithon  ; 


276  LES    MABINOGION 

Kaer  Alclut,  Kaer  Lyr,  Kaer  Havvydd,  Kaer  Evrawc, 
Kaer  Gent,  Kaer  Wranghon,  Kaer  Lundein,  Kaer 
Lirion,  Kaer  Golin,  Kaer  Loyw,  Kaer  Gei,  Kaer 
Siri,  Kaer  Wynt,  Kaer  Went,  Kaer  Grant,  Kaer 
Dawri,  Kaer  Lwyicoet,  Kaer  Vyrddin,  Kaer  yn  Ar- 
von,  Kaer  Gorgyrn,  Kaer  Lleon,  Kaer  Gorcon,Kaer 
Cusrad,  Kaer  Crnas  (Kaer  Urnac),  Kaer  Selemion, 
Kaer  Mygeid,  Kaer  Lyssydit,  Kaer  Péris,  Kaer 
Llion,  Kaer  Weir,  Kaer  Gradawc,  Kaer  Widdawl 
Wir  (1). 

Cair  Lerion  (C.  Lirion);  Cair  Draitou,  Gair  Penn-auelcoyt  ;  Gair 
Urnac  (C.  Urnach)  ;  Gair  Gelemion  (G.  Solemion)  ;  Gair  Luitcoyt 
(G.  LAvytcoet).  Les  noms  qui  n'ont  point  de  similaire  dans  le  ca- 
talogue du  Harl.  ms.  sont  :Gaer  Alclut,  G.  Loy\v,  G.  Seri,  G.  VVynt, 
C.  Dawri,  G.  Vuddei,  G.  Gwrgyrn,  G,  Lysidit,  G.  Weir,  G.  Wi- 
dawhvir,  G.  Esc.  En  note,  à  la  triade  de  la  Myv.,  on  ht  :  certains 
livres  ajoutent  sept  autres  cités  :  G.  Lyn,  G.  Ffawydd,  G.  Gei,  G. 
Vyrddin,  G.  Arvon,  G.  Ennarawd  (G.  Arianrod  ou  Anarawd?),  C. 
Vaddon.  Les  cités  ajoutées  par  Marc  l'anachorète  sont:  Gair  Merd- 
din,  G.  Geri,  G.  Gloui  (Gaer  Loyw),  G.  Teim,  G.  Gurcoc,  G.  Guintruis. 
Une  collation  complète  et  soigneuse  de  tous  les  manuscrits  de  Nen- 
nius  serait  nécessaire  pour  arriver  à  la  leçon  véritable  de  ces  noms. 
(1)  Plusieurs  de  ces  noms  sont  difficiles  à  identifier.  Henri  de 
Huntindon  en  a  identifié  un  certain  nombre  avec  plus  ou  moins  de 
certitude  (Hist.  Angl.,  I,  Pétrie,  Mon.  hist,  brit.,  p.  692).  Pétrie 
suit  généralement  Usser  et  Gamden.  On  trouvera  chez  Pearson, 
Historical  Maps  of  England,  London,  1883,  p.  20  et  suiv.,les  diffé- 
rentes opinions  au  sujet  de  l'emplacement  et  de  l'identification  de 
ces  cités.  Voici  les  opinions  courantes  d'après  Pétrie  et  Pearson  : 
Gaer  Alclut  (Dumbarton,  sans  aucun  doute)  :  G.  Lyr,  prob.  Gaer  Leir  : 
quelques-uns  l'identifient  avec  Gaer  Lerion;  Gaer  Leir  apparaît  dans 
Gaufrei,  II,  9  ;  ce  serait  Leicester  ou  un  Caer  sur  une  rivière  du 
Lancashire;  Gaer  Hawydd  doit  être  lu:  Gaer  Fawydd  (suivant  Cam- 
den, TrefawithJ;  G.  Evrawc  (d'un  commun  accord  York);  G.  Gent, 
leg.  G.  Geint  (Canterbury  ou  Rochester  ;  il  y  a  une  rivière  Caint  en 


APTENDICE  277 

TRIADES    DU    MANUSCRIT    DE    HEiNGWRT    536,    PURLIÉES 

AVEC  TRADUCTION  PAR  SKENE,  FoLip  aticient  books 
of  Wales,  II,  p.  454-465. 

71  (Skene  I). Trois  sièges  de  tril)U  (1)  de  l'ilc  de 

Anglesey)  ;  C.  Wyrangon  (  Worcester,  disent  les  lolo  rnss.,  p.  44)  ; 
G.  Lundcin  (Londres);  C.  Lirion  (  Leicester  ??);  G.  Goliin  (Colches- 
ter) ;  G.  Loyw  (d'un  commun  accord,  Gloucester)  ;  C.  Gei,  le  Gai- 
cester  de  Gaufrci  (Chichester,  ou  Geynham,  près  Ludlow,  ou  C. 
Gastell,  près  Rumney)  ;  C.  Siri  (peut-être  le  Gaer  Sidi  ?  dont  il  est 
question  dans  Taliesin)  ;  G.  Wynt  (  VVinchester)  ;  G.  Went  (C. 
Went,  en  Monmouthshire)  ;  G.  Grant  (Grantchester,  maintenant 
Cambridge);  G.  Dawri  (Dorchester?)  ;  G.  Lwytcoet  (généralement 
Lincoln,  en  suivant  Gaufrei,  IX,  A;  M.  Bradley  l'a  identifié  avec 
Lichfield  {Livytcoet  =  Lelocêlum  de  l'Anonyme  de  Ravenne)  ; 
d'après  un  passage  des  généalogies  du  x"  siècle  (  )'  Cjimmrodor, 
IX,  I,  1801,  on  pourrait  supposer  que  c'est  Glastonbury;  on  lit 
après  Map  Glast:€  unum  sunt  Glastcnic  qui  venerunt  que  vocatur 
Loyicoyt  ;  »  il  faut  probablement  lire:  «  unus  est  [^eorum]  qui  ve- 
nerunt Glastenic  que  vocatur  Loytcoyt.  »  Lichfield  doit  d'ailleurs 
être  préféré  pour  dos  raisons  géographiques  ;  il  est  probable  qu'il 
faut  corriger  en  Letoceto,  VEloceto  de  VIlinéraire  d'Antonin.  (11 
y  a  un  Lotcoit  en  Gorn-\vall,  identique  à  Llwiitcoet).  Pétrie  place 
Etoceto  à  Wa.ll  en  Staffordshire,  G.  Vyrddin  (Gaermarthen)  ;  Gaer 
yn  Arvon  (Carnarvon);  G.  Gorgyrn  ;  G.  Llcon  (Chester)  ;  G.  Gorcon 
(Uriconium,  Wroxeler)  ;  C.  Gusrad  (on  l'identifie  quelquefois  avec 
Gaer  Caradawc  :  il  y  a  un  Gaer  Garadawc  en  Shropshire  ;  Gaufrei 
identifie  Gaer  Garadawc  avec  Salisbury)  ;  C,  Urnas,  leg.  Urnac 
(d'après  Camden,  Wroxeter;Wroxeter  est  certainement  Uriconium); 
C.  Selemion  ou  Celcmion  (Gamalet,  ou  Cadbury,  ou  Camcrton,  en 
Somerset?)  ;  G.  Mygeid  :  G.  Lyssydit?;  C.  lîeris  (Porchcster);  C. 
Llion(Gaerllion  sur  Usk);  C.  Weir( Durham,  disent  quelques-uns; 
Stephens  y  voit  Lancastre  ;  c'est  plutôt  Wear  mont  h);  G.  Gradawc 
pour  C,  Garadawc  (voy.  à  C. Gusrad);  G.  Widdawlwir? 
(1)  Lleithiclwylh  :  Ueilhic,  du  latin  leclica,  a  le  sens  de  couche. 


278  LES    MABINOGION 

Prydein  :  à  Mynyw  (1),  Arthur  est  chef  des  rois, 
Dewi  (2),  chef  des  évêques,  Maelgwn  (3)  chef  des 
anciens  ;  à  Kelliwic   (4),  en    Kernyw,  Arthur    est 


divan,  et  livyth,  celui  de  charge,  faix,  et  aussi  de  famille,  tribu. 
Le  mot  pourrait  donc  signifier  tout  aussi  bien  :  charge  de  siège 
ou  encore  tribu  à  siège.  Cf  Myv.  arch.,  p.  407,  34. 

(1)  Mynyw,  St  David's. 

(2)  Voy.  plus  bas,  triade  77. 

(3)  Maelgwn,  un  des  noms  les  plus  célèbres  de  riiisloire  et  de 
la  légende  galloises.  C'est  le  Maglocunus  que  Giidas,  dans  son 
Epistola,  nous  montre  supérieur  aux  autres  rois  par  la  taille,  la 
beauté,  la  puissance,  mais  chargé  de  crimes;  il  a  tué  et  dépossédé 
beaucoup  de  rois  ;  il  a  tué,  dans  sa  jeunesse,  le  roi  son  oncle, 
avec  beaucoup  de  ses  vaillants  soldats  ;  accablé  de  remords,  il  se 
convertit,  devient  même  moine,  mais  retourne  bientôt  à  sa  vie  pre- 
mière {Epistola  Gildae,  ap.  Patrie,  Mon.  hist,  brit.,  p,  ISetsuiv.). 
Nennius  le  fait  régner  en  Gwynedd  au  vi"  siècle,  cent  quarante- 
six  ans  après  la  venue  de  son  bisaïeul Gunedag, en  Galles  (Pétrie, 
Mon.  hist,  brit  ,  p.  75).  Il  meurt  de  la  peste  en  547,  d'après  les 
Afin.  Camhr.  ;  le  Liber  Land,  le  fait  mourir  de  la  même  façon,  à 
Llanros,  Carnarvonshire.  Les  Annales  de  Tigernach  signalent  une 
peste  jaune  en  550  (O'Connor,  Rerum  hib.  script.,  p.  139).  Gaufrei 
le  fait  succéder  à  Vortiporius,  que  Giidas  nous  donne  comme  le 
contemporain  de  Maglocunus,  et  lui  attribue  la  conquête  de  toute 
l'île  de  Bretagne,  de  l'Irlande,  l'Islande, la  Godlandie,  les  Orcades, 
la  Norwège,  la  Dacie  (XI,  7).  Maelgwn  est  fils  de  Catguolaun 
Lawhir  (Cadwallawn  Lawhir)  ab  Eniaun  Girt  (Enniawn  Yrth)  ab 
Gunedda  (  Y  Cymmrodor,  IX,  1, 170).  Le  Livre  Noir  le  célèbre  {Four 
anc.  books,  II,  p.  3,  v.  1  ;  4,  v.  8  ;  17,  v.  lOt.  Taliesin  chante  l'hy- 
dromel de  Maelgwn  de  M.oa  {Ibid  ,  p.  164,  v.  19)  ;  le  même  poète 
fait  allusion  à  la  querelle  de  Maelgwn  et  d'Elphm  {Ibid.,  p.  154,  v. 
20  et  suiv.  ;  voy.  la  note  à  Elphin,  Mab.,  1,  35S,  n.  2  ;  voy.  encore 
une  autre  allusion  à  Maelgwn  de  Mon,  Four  anc.  books.  Il,  p.  167, 
V.  20), 

(4)  Voy.  Mab.,  I,  273. 


APPENDICE  279 

chef  des  rois,  Bedwini(l),  chef  des  évêques,  Kara- 
dawc  Vrcichvras  (2),  chef  des  anciens  ;  à  Pen[ryn] 
Rionydd  (3), dans  le  Nord,  Arthur  est  chef  des  rois, 
Kendeyrn  Garthwys  (4),  chef  des  évêques,  Gwr- 
thmwl  Wlcdic,  chef  des  anciens. 

72  (Skene,  XIV).  Trois  hommes  à  la  forte  crosse 
(ou  béquille)  de  l'île  de  Prydein  :  Rineri,  fils  de 
Tangwn  ;  DinvvaedVaglawc  (l'homme  à  la  crosse)  ; 
Pryder  (5),  fils  de  Dolor,  de  Deivyr  et    Bryneich. 

73  (Skene,  XXIV).   Trois   principaux  magiciens 


(1)  Voy.  Mab.,  I,  283. 

(2)  Voy.  Mab.,  l,  360,  n"  1.  Stephens  voit  dans  le  Garadoc  d'Aneu- 
rin,  Garadoc  Vrcichvras  {The  Gododin,  p.  211-215,  217-221,230- 
232,  etc  ). 

(3)  Glasgow,  à  en  juger  par  cette  triade,  voy.  note  5. 

(4)  Gyndeyrn  est  la  forme  moderne  de  Kentigern.  Saint  Kenti- 
gern  est  le  fondateur  de  l'évêché  de  Glasgow,  chez  les  Bretons  du 
Nord.  Retiré  en  Galles,  à  la  suite  de  guerres  entre  les  princes  du 
Nord  (voy.  la  note  à  Arderydd,  triade  16),  il  établit  à  St  Asaph, 
ou  LIanehvy,  en  Flintshire,  le  siège  d'un  nouvel  évêché.  Rappelé 
par  Ryddercli  Hael  victorieux,  il  remet  le  gouvernement  de  son 
évêché  à  un  de  ses  disciples,  et  remonte  sur  le  siège  de  Glasgow. 

Il  y  a  une  vie  de  ce  saint  par  Jean  de  Tinemouth,  mais  la  plus 
importante  est  celle  de  Joscelin,  moine  de  Furness  (Pinkerton, 
Vitae  sanctorum  Scotiae  ;  cf.  Rees,  Welsh  saints).  Les  Annales 
Cambr.  le  font  mourir,  ainsi  que  Dubric,  en  612  (Conthiqirni  obi- 
tus).  Garthwys  :  c'est  le  nom  d'un  guerrier  du  Gododin  (L.  Aneu- 
rin  F.a.  B.  11,  p. 90).  Kendeyrn  Garthwys  peut  signifier  Kendeyrn 
de  Garthwys  (qui  serait  un  nom  de  pays)  ou  peut-être  fils  de  Gar- 
thwys. 

(5)  Steplions  voit  un  guerrier  du  nom  de  Pryder  dans  le  Godo- 
din, tandis  que  d'autres  commentateurs  regardent  pryder,  à  cet 
endroit  précisément,  comme  un  nom  commun  {pryder,  «  souci  »  : 
voy.  Stephens,  The  Gododin,  p.  323,  v.  821). 


280  LES    BIABINOGION 

de  l'île  de  Prydein  :  Coll,  fils  de  Colvrewi  ;  Me- 
nyw  (1),  fils  de  Teirgwaedd  ;  Dry  eh,  fils  de  Gibd- 
dar  (2). 

74  (Skene,  p.  464).  Trois  invasions  oppressives 
vinrent  dans  cette  île  et  ne  s'en  allèrent  point:  celle 
de  la  tribu  des  Korannyeit(3),  qui  vint  ici  du  temps 
de  Lludd  ab  Beli  et  ne  s'en  retourna  pas  ;  celle 
des  Gwydyl  Ffichti  (les  Gaels  Pietés),  qui  ne  s'en 
allèrent  point  ;  celle  des  Saxons,  qui  ne  s'en  allè- 
rent pas  non  plus. 


TRIADES     DE    LA     MYVYRIAN    ARCHAEOLOGY     OF    WALES, 

2'  édition,  p.  390-494  (4). 

75  {Myv.,  p.  390,  n°  31). Trois  hommes  de  magie 
et  de  métamorphose  de  l'île  de  Prydein  :  Menyw, 
fils  de  Teirgwaedd  ;  Eiddilic  Corr  (5)  ;  Math,  fils 
de  Mathonwy  (6), 

^^76  {Myv.,  391,  42).  Trois  saintes  lignées  de  l'île 
de  Prydein  :  la  lignée  de  Bran,  fils  de  Llyr  ;  la  li- 


(1)  Mab.,  I,  289  iMenw),  n.  1. 

(2)  Voy.  Mab.,  288,  n.    1.  Skene  UL  Kiwdar. 

(3)  Voy.  Mab.,  I,  233. 

(4)  Ces  triades  sont  de  sources  diverses  (voy.  l'append.  I,  in- 
troduction.) Les  triades  de  1  à  7  paraissent  avoir  été  prises  dans 
des  mss.  divers,  et  se  retrouvent  toutes  ailleurs, 

(5)  Voy.  Mab.,  I,  173,  n.  1. 

(6)  Voy.  plus  haut,  triade  25. 


APPENDICE  281 

gncc   de  Cunedda  Wledic,  la  lignée   de   Brychan 
Brycheiniawc  (1). 

77  {Myv.,  391,  43).  Trois  hôtes  bienheureux  de 
l'île  de  Prydcin  :  Dewi  (2),  Padarn  (3),  Teiliaw  (4). 

(1)  Suivant  la  légende  fjalloise,  Brychan  Brycheiniog  aurait  été 
fils  d'Anlach  ou  Enllech  Coronac,  roi  d'Irlande  (souvenir  du  roi 
des  Danois  de  Dublin,  vers  la  fin  du  x"  siècle  Anlaf  Cuaran)  et 
de  Marchcll,  fille  de  Tevvdric.  Il  hérita  du  chef  de  sa  mère  Garth 
Mattrin,  en  Morganwg  ;  cette  contrée  prit,  depuis,  son  nom  : 
Bricheiniawc,  le  pays  de  Brychan,  le  Breconshire.  Il  aurait  eu 
trois  femmes  ;  ses  enfants,  tous  saints,  sont  au  nombre  de  cin- 
quante, dont  vingt-quatre  fils  et  vingt-six  filles  (lolo  mss.,  p.  111  ; 
Rees,  Lives  of  the  Camhro-British  saints,  p,  272  ;  les  chiffres  va- 
rient suivant  les  généalogies).  Myv.  arc/i.,  402,  18  «  ce  fut  Bran 
qui  apporta,  le  premier,  la  foi  chrétienne  en  Bretagne,  de  Rome 
où  il  avait  été  emprisonné  par  la  trahison  d'Aregwedd  Voeddawg 
fille  d'Avarwy  ab  Ludd;  Cunedda,  le  premier,  donna  terres  et  pri- 
vilèges dans  l'île  à  Dieu  et  à  ses  saints.  »  Brochan  {Brychan)  a  été 
aussi  commun  en  Armorique  qu'en  Galles  (voy.  Cart,    de  Redon). 

(2)  DeAvi  est  la  forme  régulière  ;  Davydd  est  une  forme  savante 
plus  récente.  Les  Ann.  Cambriae  font  mourir  saint  David  en  601. 
C'est  le  fondateur  de  l'évêché  de  Mynyw  ou  St  David's.  Pour  plus 
de  détails,  voy.  sa  vie  par  Giraldus  Cambrensis,  dans  ^^'harton, 
Anglia  sacra.  Il  y  a  une  autre  vie  par  Ricemarch  (Bees,  Lives  of 
the  Camhro-British  saints)  ;  une  autre  par  Jean  de  Teignmouth, 
parue  dans  les  Novae  Leg.  Angliae  de  Capgrave  ;  une  vie  en  gal- 
lois, publiée  par  W.  J.  Rees,  Lives  of  the  Cambro-British  saints, 
p.  102  et  suiv.  ;  cf.  le  Mystère  de  sainte  Nonn  (mère  de  Devy).  Un 
grand  nombre  de  chapelles  lui  ont  été  consacrées  ;  Lotivy,  en  Ar- 
morique, porte  son  nom  (au  moyen  âge,  Loc  Deiigiii)  ;  cf.J.Loth 
Les  noms  des  saints  bretons,  Paris,  1910. 

(3)  Padarn  ou  Patern  passe,  dans  les  légendes  galloises,  pour 
Armoricain  et  cousin  du  roi  Gadvan  et  de  saint  JUtud.  Sa  vie 
est,  en  grande  partie,  fabuleuse.  On  a,  sans  doute,  confondu  plu- 
sieurs personnages  sous  ce  nom,  par  exemple,  Patern  de  Van- 
nes :  voy.  Acta  SS.  Boll,,  5  avril,  II,  p.  378.   La    bibliothèque  na- 


282  LES    MAIÎINOGION 

78  (Myv.,  391,  44).  Dieu  fit  trois  corps  pour  Tei- 
liaw(l)  ;  l'un  estàLlandav  en  Morganwg;le  second 


tionale  possède  une  vie  de  ce  saint,  du  xiii*  siècle  (fonds  latin, 
5666,  p.  13).  Plusieurs  localités  portent  son  nom  en  Galles  et  en 
Armorique. 

(4  de  la  page  précédente)  Teiliaw  ou  Teilo,  comme  Dewi,  passe 
pour  un  descendant  de  Cunedda.  11  aurait  fondé  le  monastère  de 
Llandav  et,  après  la  retraite  de  DyvrJc  (Dubricius,  mort  en  612, 
d'après  les  Afin.  dmJbrtae),  serait  devenu  évéque  de  Llandav.  Il  se 
serait  retiré  en  Cornwall  et,  de  là,  en  Armorique, où  il  serait  resté 
sept  ans  et  sept  mois.  De  retouren  Galles,  il  élève  au  siège  deMynyw 
son  disciple  Ismaël,et  transporte  le  siège  de  l'archevêché  à  Llan- 
daf .  Il  meurt  en  566.  Beaucoup  de  lieux  portent  son  nom  ;  il  y  a 
plusieurs  Llan-Deilo  en  Galles  ;  il  y  en  a  même  un  en  Armori- 
que; V,  J.  Loth,  Les  noms  des  saints  bretons.  (Sur  sa  vie,  voy 
Liber  Land.,  p.  92,  332;  Boll.  Act.  SS.,  9  février,  II,  p.  303:  cette 
dernière  vie  d'après  Gapgrave).  Myv.  arch.,  p.  402,  19  ;  on  les 
appelait  ainsi  (hôtes  bienheureux)  parce  qu'ils  allaient  comme 
hôtes  dans  les  maisons  des  nobles,  des  bourgeois  et  des  serfs, 
sans  prendre  ni  jjrésent,  ni  salaire,  ni  nourriture,  ni  boisson  ; 
ils  apprenaient  à  tous  la  foi  dans  le  Christ  sans  demander  de  ré- 
compense ni  de  remerciement;  aux  pauvres,  ils  donnaient  de  leur 
or,  de  leur  argent,  de  leurs  habits,  de  leur  nourriture.  Sur  ces 
saints,  cf.  J.  Loth,  Vie  de  sainl  Teliaiv,  Annales  de  Bretagne,  IX, 
81,  277,  438  ;  X,  60. 

(1)  La  vie  du  Liber  Landav  (p.  110)  nous  expose  plus  longue- 
ment ce  prodige.  Trois  églises  se  disputant  son  corps,  les  concur- 
rents s'en  remettent  à  l'arbitrage  du  Christ  et  passent  la  nuit  en 
prières.  Le  lendemain  matin,  au  lieu  d'un  seul  corps,  on  en  trouve 
trois  exactement  semblables,  reproduisant  dans  la  perfection  les 
traits  du  saint.  Les  trois  églises  eurent  chacune  le  leur.  Pen  Alun 
est  aujourd'hui  Penaly,  près  Tenby,  Pembrokeshire  ;  Llandeilo 
Vavs'r  est  dans  le  Carmarthenshire  ;  Llandav  est  sur  la  Tav,  non 
loin  de  Cardiff.  Le  même  miracle  est  célébré  dans  une  ode  à  Teilo 
de  Jeuan  Llwyd  ab  Gwilym,  poète  du  xV  siècle  (/o?o  mss.,  p.  296). 


APPENDICE  283 

à  Llandeilo  Vavvr  ;  le   troisième  à   Pen  Alun   en 
Dyvet,  comme  le  dit  l'histoire. 

79  (Myv.,  391,  47).  Trois  frivoles  batailles  de  Tile 
de  Prydein  :  la  bataille  de  Goddeu  (1),  qui  se  fit  à 
cause  d'une  chienne,  d'un  chevreuil  et  d'un  van- 
neau ;  la  bataille  d'Arderydd,  livrée  à  cause  d'un 
nid  d'alouette  ;  la  troisième,  la  pire,  la  bataille  de 
Gamlann,  à  la  suite  de  la  querelle  de  Gwenhwy- 
var  et  de  Gwenhwyach.  C'est  parce  qu'elles  ont 
été  livrées  pour  d'aussi  futiles  motifs  qu'on  appelle 
ainsi  ces  trois  batailles. 

80  {Myv.,  392,  52).  Trois  portées  bénies  de  l'île 
de  Prydein  :  Uryen  et  Eurddyl,  enfants  de  Kyn- 
varch  Hen,  qui  furent  ensemble  dans  le  sein  de 

(1)  Voy.  Mal).,  l,  p.  300,  n.  1.  Stephens  identifie  la  bataille  de 
Goddeu  avec  celle  d'Argoed  Lhvyvain.  Taliesin,  dans  son  poème 
sur  cette  dernière  bataille,  qui  fut  livrée  par  Uryen  de  Reged  à 
Flamddwyn  (Ida  de  Northumbrie  ou  son  fils  Theodoric),  vers  le 
milieu  du  vi"  siècle,  mentionne  Goddeu  parmi  les  divisions  de  l'ar- 
mée d'Uryen  {Four  anc.  books,  II,  p.  1S9,  xxxv).  Goddeu,  en  gai- 
lois,  a  le  sens  d'arbrisseaux  avec  d'autres  sens,  et  Taliesin  a  plus 
d'une  fois  joué  sur  ce  mot,  ce  qui  n'a  pas  peu  contribué  à  donner  à 
cette  bataille  un  caractère  fabuleux.  Dans  un  des  poèmes  qui  lui 
sont  attribués,  dans  celui  même  qui  porte  le  nomde  Kat  Goddbuou 
bataille  de  Goddeu,  il  semble  bien  que  nous  soyons  sur  un  terrain 
purement  mythologique  (Four  anc.  bocks.  H,  p.  137  et  suiv.,  vm); 
de  même,  quand  il  dit  avoir  assisté  à  la  bataille  de  Goddeu  avec 
Llew  et  Gwydyon  {ibid.,  p.  154,  v.  2  5).  Mais  dans  les  autres  poè- 
mes où  il  est  qu  "stion  de  Goddeu,  nous  avons  affaire  à  un  fait  his- 
torique, à  une  bataille  toujours  associée  au  nom  dUryen  de  Reged 
(ibid.,  p.  1S7,  V.  29?  191,  v.  20  ;  1S9,  v.  15).  Myv.  arch.,  405,  50  :  à 
Goddeu,  il  y  eut  soixante  et  onze  mille  morts  ;  à  Arderydd,  qua- 
tre-vingt mille,  et  à  Camlann,  cent  mille. 


284  LES    MABINOGION 

Nevyn  (1),  fille  de  Brychan,  leur  mère  ;  Owein,  fils 
d'Uryen,  et  Morvudd  (2),  sa  sœur,  en  même  temps 
dans  le  sein  de  Modron,  fille  d'Avallacli  ;  Gwrgi, 
Peredur  et  Keindrech  (3)  Pen  Ascell,  enfants 
d'Eliffer  Gosgorddvawr,  dans  le  sein  d'Eurddyl, 
fille  de  Kynvarch,  leur  mère. 

81  {Myv.,  392,  53).  Trois  amoureux  de  l'île  de 
Prydein  :  Caswallawn,  fils  de  Beli,  amoureux  de 
Fflur,  fille  de  Mugnach  Gorr  ;  Trystan,  fils  de  Tal- 
Iwch,  amant  d'Essyllt,  femme  de  March,  fils  de 
Meirchia^Yn,  son  oncle  ;  Kynon,  fils  de  Klydno 
Eiddin  (4),  amant  de  jNIorvudd,  fille  d'Uryen. 

82  {Myu.,  392,  54).  Trois  jeunes  filles  chastes  de 
l'île  de  Prydein  :  Treul  Divevyl  (sans  honte),  fille 
de  Llynghesawl  (5)  Llawhael  ;  Gwenvadon,  fille  de 

(1)  Voy.  Bonedd  y  Saint  (La  noblesse  des  saints,  Myv.  arch,, 
p.  428,  col.  2).  Eurddyl  se  maria  à  Elifîer  Gosgorddvawr,et  devint 
mère  de  G^v^gi  et  Peredur. 

(2)  Voy.  kab.,  l,  2*4,  n.  4. 

(3)  Ceindrych,  dans  certaines  généalogies,  est  une  fille  de  Bry- 
chan Brycheiniog  (lolo  mss.,  p.  120).  Dans  les  mêmes  généalogies, 
c'est  Arddun,  fille  de  Pabo  et  femme  de  Brochvael  Ysgithrawc 
qui  porte  le  surnom  de  Penascell,  à  la  tête  ailée  (ibid.,  p.  126j. 

(4)  Sur  Kynon,  voy.  Mah.,  II,  2,  n.  1  ;  sur  Clydno,  voy.  Mah., 
I,  2S4,  n.  1.  Lîs  généalogies  du  x'  siècle  mentionnent  un  Clinog 
Eitin,  faute  de  copiste  probablement  pour  Clitnoy,  fils  de  Cin- 
belin  ap  Dumngual  Hen  {Y  Cymmrodor,  IX,  I,  173).  Dumngual 
Hen  est  fils  de  Cinuit  (Cynwj^d),  par  conséquent  d'une  des  grandes 
familles  des  Breton?  du  Nord.  Pour  C3tte  triade,  cf.  Myv.  arch., 
410,   102. 

(5)  Llynghesawl,  nom  dérivé  de  Llynghes,  flotte  ;  Llawhael,  à 
la  main  généreuse.  Greidiawl,  dans  les  Chwedlau  y  Docthion, 
porte  le  nom  de  Llynyhesawc  (lolo  mss.,  p.  263,  13). 


APPENDICE  285 

Tutwal  Tutclud  (l)   ;  Tegeu  Eurvron  (2)  (au  sein 
d'or). 

84  {Mijv.,  392,  57).  Trois  principales  cours  d'Ar- 
thur :  CaerLlion  surWysg  (Usk),  en  Kymry  (Gai* 
les);Kelliwig,  en  Kernyw  ;  Penrhyn  Rhionedd,  dans 
le  Nord. 

84  {Myo.,  392,  58).  Trois  principales  fêtes,  dans 
ces  trois  principales  cours  :  Pâques,  Noël,  la  Pen- 
tecô.te  (3). 

85  {Myv.y  392,  61).  Trois  chevaliers  de  la  cour 
d'Arthur  eurent  le  Greal  :  Galaath,  fils  de  Lawnse- 
lotdy  Lac  (Lancelot  du  Lac);Peredur,fils  d'Evrawc 
le  comte  ;  Bort,  fils  du  roi  Bort.  Les  deux  pre- 
miers étaient  vierges  de  corps,  et  le  troisième  était 
chaste  ;  il  n'avait  commis  le  péché  charnel  qu'une 
fois,  succombant  à  la  tentation.  C'est  alors  qu'il 
eut  [Helian  le  Blanc]  de  la  fille  de  Brangor,  qui  fut 
impératrice  à  Constantinople  ;  elle  fut  la  tige  des 
nations lesplus  considérables  dumonde.  Ils  étaient 


(1)  Tudwal  Tudclud  est  le  père  de  Rydderch  Hael,  appelé,  dans 
les  généalogies  du  x»  siècle,  Rydderch  Hen  (Riderch  Hen)  ;  voy. 
Y  Cyminrodor,  IX,  I,  p.  173  ;  cf.  Skene,  Four  anc.  books,  II. 
app.  p.  454,  ihb. 

(2)  Certaines  généalogies  font  d'elle  la  fille  de  Xudd  Ilael  et  la 
femme  de  Garadawc  Vreichvras.  3fyu.  A rc/i.,  p.  410,  103  :  Trywyl,. 
fille  de  Llynghesawl  Llaw  Hael  ;  Gwenvron,  fille  de  Tudwal  Tud- 
clud ;  Tegau  Eurvron,  une  des  trois  dames  bénies  de  la  cour 
d'Arthur.  Elle  apparaît  dans  le  conte  de  Carados  et  le  serpent 
(Gaston  Paris), /îoman/a,  XXVIIl,  214,  3;  cf.  J.  Rhys,  Celtic  Folk- 
lore II,  6S9-690,  note  page  131.) 

(3)  Pour  les  triades  83,  84.  cf.  Myv.  Arch.,  419,  411. 


286  LES    MABINOGION 

tous  les  trois  de  la  race  de  Joseph  d'Arimathie  et 
de  la  lignée  de  David  le  prophète,  comme  l'atteste 
l'histoire  du  Greal  (l). 

86  {Myu.,  392,  62).  Trois  hommes  qu'on  ne  pou- 
vait chasser(2)  de  la  cour  d'Arthur  :  Ethew,  filsde 


(1)  Cette  triade  est  fondée  sur  la  version  galloise  du  Greal  (Y 
seint  Greal,  Robert  Williams,  Londres,  1876).  Myv.  arch.,  p.  411 
et  121  ;  les  trois  chevaliers  qui  gardèrent  le  Greal,  Gadawg,  fils 
de  G-\vynlliw  (Saint  Gattwg)  :  Elldud  Varcha^vc  (le  chevalier, 
Saint  Illtud)  et  Peredur  ab  Evrawc  :  ibid.,  triade  122  ;  les  trois 
chevaliers  chastes  de  la  cour  d'Arthur  sont  :  Cadawc,  Illdud, 
Bv/rt,  fils  de  Bwrt,  roi  de  Llychlyn  (Scandinavie)  ;  aucun  d'eux 
ne  commit  jamais  le  péché  charnel  ;  ils  ne  voulaient  aucun  rap- 
port ni  union  avec  les  femmes,  mais  bien  au  contraire,  vivre 
vierges.  Le  Greal,  qui  paraît  avoir  été  traduit  en  gallois  entre 
1422  et  1471  (Stephens,  Lit.  of  the  Cymry,  p.  494).  a  été  connu  de 
bonne  heure  des  poètes  gallois  :  «  J'ai  couru  pour  te  chercher... 
comme  le  Greal,  »  s'écrie  Davydd  ab  Gwilym.  La  triade  n'est  pas 
tout  à  fait  exacte  en  ce  qui  concerne  Peredur  ;  il  avait  commis, 
en  effet  le  péché  charnel  d'intention  (  }'  seint  Greal,  eh.  XXVIII 
pour  Bort,  voy.  ch.  XXXVII,  XXXIX).  Le  nom  du  fils  de  Bort  a 
été  laissé  en  blanc  dans  le  texte.  Je  le  supplée  d'après  le  Greal 
gallois. 

(2)  Silvan  Evans,  Welsh  Diet,  au  mot  anhuol,  cite  cette  triade. 
Il  traduit  anhuol  par ineloquent.  La  forme  du  texte  est  anheol  pour 
annehol  (an  +  de/ioii,  qui  me  paraît  devoir  être  préférée,  à  cause  du 
commentaire  de  la  triade  correspondante  de  la  Myr.,  p.  411,  120 

«  Eithew  ab  Gwgawn,  Coleddawg  ab  Gwynn.Gereint  Hir  ab  Cym- 
menon  Hen  ;  ils  étaient  descendants  de  serfs,  mais  ils  étaient  si 
prisés  pour  leur  parole,  leurs  dispositions  naturelles  pour  la  dou- 
ceur, l'urbanilé,  la  sagesse,  la  vaillance,  la  droiture,  l'indulgence, 
par  tous  les  talents  et  toutes  les  sciences  en  guerre  comme  en 
paix.quelacour  d'Arthur  seule  avec  ses  privilèges  leur  convenait.» 
Notre  texte  porte  :  Eitheu,  fils  de  Gwrgon  ;  Gereint  Hir,  fils  de 
Gemeirnion  Hen. 


APPENDICE  287 

Gwgon  ;  Koleddawg,  fils  de  Gwynn  ;  Gereint  Hir, 
fils  de  Cymmenon  lien  (1). 

87  {Myv.y  392,73).  Trois  dames  bénies  de  l'île  de 
Prydein  :  Creir  \vy,  fille  de  Ceritwen  (2)  ;  Arian- 
rhod  (3),  fille  de  Don  ;  Gwen  (4),  fille  de  Cy  wryd 
ab  Crydon. 

88  (i:l///y.,393, 74).Troisdames  enjouées del'îlede 
Prydein:  Angliarat ïonvelen  (5),filledeRhydderch 
Hael;  Avan,  fille  de  Meic  (6)  Mygotwas;  Penvyr, 
fille  de  Run  Ryveddvawr(7). 

89  {Myv.,  393,  78).  Trois  dames  éminentes  de 
la  cour  d'Arthur  :  Dyvyr  Wallt  Euraid  (aux  che- 


(1)  On  ne  sait  rien  de  plus  sur  Gereint  ab  Cymmenon.  Il  y  a, 
en  Armorique,  un  saint  Coledoc  (Gart.  de  Quimperlé  ;  plus  tard, 
Gollezeuc,  Gart.  de  Quimper,  Bibl.  nat.,  fonds  latin  9H91,  fol.  39 
v»,  xiv"  siècle).  Coleddaw,  en  gallois,  signifie  chéri,  choyé  ;  c'est 
une  épithèle  appliquée  à  St  Ke  {Kequoledoc,  ap.  Dom  Morice 
Preuvs,  I,104a  (année  1278;  de  même,  en  Cornwall;  A'y-C/aduce.) 

(2)  Pour  Greirvvy,  voy.  Mab.,  I,  262,  n.  4.  Pour  Ceri  Iwcn,  nom 
de  la  muse  de  l'inspiration,  en  gallois,  à  qui  appartient  le  chau- 
dron des  sciences,  voy.  le  Livre  Noir  {Four  ancienl  books,  II, p.  5, 
V.  21;  6,  V.  28);  cf.  le  Livre  de  Taliesin  {ibid.,  p.  145,  2;  158; 
154,  7).  Creirwy  signifie  j'oya»,  perle  ;  v.  J.  Loth,  Chrest.,  p.  97. 

(3)  Voy.  Mab.,  I,  198  et  suiv.  La  triade  est  en  complète  contra- 
diction avec  le  Mabinogi  de  Math  ab  Mathonwy. 

(4)  Pour  cette  triade,  cf.  Myv.  arch.,  p.  400,  107. 

(5)  Angharad  Law  Eurawc  est  mentionnée  dans  le  Mabinogi  de 
Peredur.   Tonvclen,  à  la  peau  blonde, 

(6)  Chwedlau  y  Doelhion  mentionnent  Mygotwas  et  vantent  sa 
science  en  bardisme  {lolo  mss,,  p.  255,  68). 

(7)  Myv.  arch  ,  410,  106:  Annan,  fille  de  Meig  Mygodwas,;  Pen- 
vyr, fille  de  Run  Rysseddvawr  ^le  grand  querelleur);  ryvedd  signi- 
fie élonnement,  étonnant. 


288  LES    MABINOGION 

veux  dorés)  ;  Enit  (1),  fille  d'Yiiiwl  ;  Tegeu  Eur- 
vron  (2). 

90  [Myv.,  393,  79).  Trois  choses  vinrent  à  bout 
de  Lloegyr  :  contenir  des  étrangers,  délivrer  des 
prisonniers,  le  présent  de  l'homme  chauve  (3). 

9i  {Mijv.,  393,  sO),  Trois  chants  continuels  et 
complets  de  l'île  de  Prydein  ;  l'un  dans  l'île  d'Aval- 
lach  (4)  ;  le  second  dans  Kaer  Karadawc  (5)  ;  le 
troisième  à  Bangor  (6).  Dans  chacun  de  ces  trois 
endroits,  il  y  avait  deux  mille  quatre  cents  reli- 
gieux ;  ils  se  relayaient  par  cent  chaque  heure  de 
la  journée,  priant  Dieu  et  le  servant  sans  défail- 
lance (7). 


(1)  Voy.  Mab.,  II,  p.  121,  n.  2. 

(2)  Myv.  arch.,  p.  410,  108. 

(3)  Cf.  Myv.  Arch.,  p.  408.  82.  Suivant  le  traducteur  des  triades 
du  Cambro-Briton,  cet  homme  chauve  serait  Augustin,  l'apôtre 
des  Saxons  de  Bretagne. 

(4i  Voy.  Mah.,  II,  237,  n.  2. 

(5)  Salisbury,  dit-on  généralement;  il  y  a  un  Caer  Caradawc  dans 
le  Shropshire. 

(6)  Il  s'agit  de  Bangor  sur  la  Dee.  Bède,  H.  E.,  II,  2,  dit  que  le 
monastère  était  divisé  en  sept  sections,  comprenant  chacune  trois 
cents  moines,  tous  vivant  du  travail  de  leurs  mains. 

(7)  Myv.  arch.,  408,84  :«  Les  trois  principaux  collèges  complets  : 
le  banyor  (ou  collège,  monastère  eminent)  d'Illtud  Varchawc  à 
Caer  Worgorn  (Wroxeter);  le  hangar  d'Emrys,  à  Caer  Caradawc; 
le  bangor  wydrin  (de  verre),  dans  l'île  d'Avallach  (appelée  aussi 
Ynys  wydrin,  l'ile  de  verre).  Dans  chacun  de  ces  bangor,  il  y 
avait  quatre  cent  vingt  saints  ;  ils  se  succédaient  cent  par  cent, 
à  chaque  heure  du  jour  et  de  la  nuit.  »  IlUud  fut  abbé  du  collège 
de   Théodose,  en   Glamorgan  ;  le  collège    prit  depuis  le    nom   de 


APPENDICE  289 

92  (.V/yu.,303,  81).  Trois  principales  oppressions 
de  -Mon  et  nourries  dans  son  sein  :  le  chat  de  Pa- 
luc  ;  Daronvvy  ;  Edwyn  roi  de  Llocgr. 

93{Myv.,  393,  82).  Trois  chevaliers  à  la  langue 
d'or  de  la  cour  d'Arthur  :  Gwalchmei  (1),  fils  de 
Gwyar  ;  Drudwas  (2),  fils  de  Tryphin;  Eliwlod,  fils 
Gwyar  ;  Drudwas  (2),  fils  de  Tryphin  ;  Eliwlod,  fils 
de  Madawc  ap  Uthur.  C'étaient  trois  hommes  sa- 
ges, si  gentils,  si  aimables,  si  éloquents  dans  leur 
conversation,  qu'il  était  difficile  de  leur  refuser  ce 
qu'ils  désiraient  (3). 

94  {Miju.,  393,  83).  Il  y  avait  trois  chevaliers 
royaux  à  la  cour  d'Arthur  :  Nasiens  (4),  roi  de 
Denmarc  ;  Medrod,  fils  de  Llew  ap  Cynvarch  ;  Ily- 
wel  (5),  fils  d'Emyr  Llydaw.  C'étaient  des  hommes 
si  aimables,  si  conciliants,  à  la  conversation  si 
belle,  qu'il  était  difficile  à  qui  que  ce  fût  de  leur 
refuser  ce  qu'ils  cherchaient. 

95  {Myv.,  393,  84).  Trois  chevaliers  loyaux  de  la 
cour  d'Arthur  :  Bias,  fils  du  roi  de  Llychlyn;   Ca- 


Bangor  lUtyd  ou  Llaiiilltyd,  dont  les  Anglais  ont  fait  Lantwit  Ma- 
jor. Il  y  a  ua  Lan-ildut  en  Ai-morique.  Pour  le  collège  dEmrys, 
voy.  la  note  à  Gwaith  Emrys,  triade  144.  11  y  a  une  paroisse  de 
Banyor,  en  l$cllc-llc  (Morbiha i)  ;  sur  lUud,  v.  J.  Loth,  Les  noms 
des  saints  bretons, 

(1)  Voy.  Mah.,  I,  288,  II,  28. 

(2)  Voy.  Mub.,  I,  265,  n.  7. 

(3)  Cf.  Myv.  arch.,  p.  410,  115. 

(4)  Nasiens  ou  Naciens  est  un  personnage  du  Great.  La  triade 
118  de  la  page  411  de  la  Myv.  arch,  a  Morgant  Mwynvawr  au  lieu 
de  Nasiens. 

(5)  Voy.   Ma}).,  I,  373. 

II  19 


290  LES    MABINOGION 

dawc  (1),  fils  de  Gwynlliw,  le  guerrier  ;  Padrogl 
Paladr-ddellt  (Patrocle  à  la  lance  éclatée).  Leur 
qualité  caractéristique  était  de  défendre  les  orphe- 
lins, les  veufs,  les  jeunes  filles  contre  la  violence, 
l'injustice  et  Toppression  :  Bias,  par  la  loi  hu- 
maine ;  Cadawc,  par  la  loi  de  l'Eglise  ;  Pedrogl, 
par  la  loi  des  armes  (2). 

96  (Myv.,  393,  85).  Trois  hommes  s'échappèrent 
de  la  hataille  de  Kamlann  :  Morvran  (3),  fils  de  Te- 
git  ;  Sanddev  (4)  Bryd  Angel  ;  Glewlwyd  Gavael- 
vawr  (5)  :  Morvran,  à  cause  de  sa  laideur  :  chacun, 
pensant  que  c'était  un  diable,  l'évitait  ;  Sandde,  à 
cause  de  sa  beauté  :  personne  ne  leva  la  main  sur 


(1)  C'est  le  saint  plus  connu  sous  le  nom  de  Cattwg.  Gada^^c, 
fils  de  Gwynllyw  appelé  Gunleius,  dans  la  vie  latine,  roi  de 
Gwynlhvg  (Gundliauc),  en  Glamorgan,  aurait  voyagé  en  Irlande^ 
serait  devenu  abbé  de  Lancarvan  ;  puis,  il  serait  allé  en  Grèce,  à 
Jérusalem  ;  de  retour  en  Bretagne,  il  se  serait  retiré  dans  les  îles 
de  Barren  et  d'Ethni.  11  aurait  eu  des  différends  avec  Arthur,  avec 
Maelgwn,  avec  Kun,  fils  de  Maelgwn;  aurait  voyagé  en  Ecosse,  en 
Armorique,  etc.  Rien  de  plus  fabuleux  que  cette  vie  (Rees,  Lives 
of  the  Cambro- British  Saints,  p.  22-96  ;  cf.  Boll,  Acta  SS.,  24  jan- 
vier, It,  p.  602-606).  11  est  fait  mention  d'une  vie  disparue  de  saint 
Catuodus  (un  des  noms  du  saint  était  Gutvodiii  dans  le  Gartulaire 
de' Quimperlé  (Bibl.  nat.,  5283,  p.  79j.  Les  Gallois  ont  mis  sous 
son  nom  un  grand  nombre  de  proverbes  Ils  l'ont  confondu  avec 
Caton  (Cato),  d'autant  plus  facilement  qu'il  existait  en  celtique  une 
racine  cat-  avec  le  sens  de  saffe  :  irl.  moy.  cath,  sage. 

(2)  Myv.  arch.,  p.  411,  117  :  Pedrogl,  fils  du  roi  de  l'Inde. 

(3)  Voy.  Mah.,  I,  269,  n.  1. 

(4)  Voy.  Mab„  I,  270,  n.  1.  Un  des  fils  de  Llywarch  Hen  portait 
ce  nom  (Livre  Noir,  Four  anc.  books,  p.  61,  v.  10;. 

(5)  Voy.  Mab.,  I,  254,  n.  3, 


APPENDICE  291 

lui,  croyant  que  c'était  un  ange  ;  pour  Glewlwyd, 
sa  stature  et  sa  force  étaient  telles  que  chacun 
fuyait  devant  lui  (1). 

97  {Mijv.,  393,  86),  Trois  chevaliers  de  conseil 
de  la  cour  d'Arthur  :  Cynon,  fils  de  Glydno  Eid- 
din  ;  Aron  (2),  fils  de  Cynvarch  ;  Llywarch  Hen, 
fils  d'Elidyr  Lydanwyn  (3). 

98  {Mtjv.,  393,88).  Trois  obstinés  de  l'île  de  Pry- 
dein  :  Eiddilic  Cor  ;  Gweir  Gwrhyt  Vawr  (4)  ;  Drys- 
tan,  fils  de  Mardi  (5). 

99  {Mijv.,  393,  89).  Trois  pairs  de  la  cour  d'Ar- 
thur :  Ryhawt,  fils  de  Morgant  ;  Dalldav,  fils  de 
Gunyn  Gov  (6)  ;  Drystan,  fils  {leg.  neveu)  de 
March  (7). 

100  {Myv.,  393,  96).  Les  trois  hommes  les  meil- 
leurs envers  les  hôtes  et  les  étrangers  étaient  : 
Gwalchmei,  fils   de  Gwyar  ;  Gadwy  (Garwy)  (8), 


(1)  Cf.  Myv.  iirch.,  p.  408,  83. 

(2)  Le  Livre    Noir   mentionne  un  Aron,  fils  de  Dewinvin  (Four 
anc.  books,  II,  p.  33). 

(3)  Myv.  Arch.,  p.   411,    116  :   Kynon,  Arawn.  J'adopte    Kynon, 
au  lieu  de  Kynan  que  porte  notre  texte. 

(4)  Voy.  Mab.,  I,  261,  n.  2.  Il  y  a  plusieurs  Gweir:  v.  Index. 

(5)  Au  lieu  de  Trystan,^is  de  March,  il  faudrait  nei'eu  de  March. 
Myv.  arc/i.,  p.  408,  78  :  Gweirwerydd  Vawr  ;  Trystan  ab  Tallwch. 

(6)  Talicsin    dit  Gunin   Cor   {Four    anc.  books,  II,  p.    182)  ;    v. 
Mab.,  tome  I,  p.  263,  n.  1. 

(7)  Myv.  arch.,  p.  410,  113  :  Rhyhawd,  fils  de  Morgant  ab  Adras, 
Trystan  mab  March  ab  Meirchion. 

(8)  Voy.  Mab.,  I,  262,  n.  4. 


292  LES    MABINOGION 

fils   de  Gereint  ;   Cadyrieith  (1),  fils  de  Saidi  (2). 
101  {My V.,  39 A,  92).  Trois  principaux   bardes  de 
l'île  de  Prydein  :  Merddin  Emrys  (3)  ;  Merddin  (4), 
fils  de  Morvryn  ;  Taliessin,  chef  des  bardes. 


TRIADES    DES    CHEVAUX    [eT    DES    BOEUFS]. 

102  {Myv.,  394,  8).  Trois  chevaux  de  course  de 
Fîle    de    Prydein  :    Torrlydan    (ventre    large)    et 


(1)  Voy.  Mah.,  I,  375,  376. 

(2)  Myv.  arch.,  p.  411,  119  :  Garwy,  au  lieu  de  Gadwy  ;  Cadeir, 
fils  de  Seithin  Saidi,  au  lieu  de  Cadyrieith  ab  Seidi. 

(3i  Voy.  Mah.,  I.  238,  n.  1. 

(4)  Myrddin  est  devenu  Merlin.  Le  premier  poème  du  Livre  Noir, 
qui  le  concerne,  est  un  dialogue  entre  lui  et  Taliesin.  Il  ne  donne, 
sur  le  personnage,  aucun  renseignement  caractéristique.  Les  poè- 
mes XVII  et  XVIII,  du  même  livre,  ne  sont  point,  à  mon  avis, 
interpolés  ;  ils  ont  été  fabriqués  du  temps  de  Henri  II  ;  mais  l'au- 
teur s'est  servi  des  traditions  courantes  de  son  temps  sur  Myrddin. 
Il  l'a  fait,  en  conséquence,  vassal  de  Gwenddoleu  ab  Ceidiaw,  tué 
à  la  bataille  d'Arderydd  (voy.  la  note  à  Gwenddoleu),  et  errant  à 
la  suite  de  la  défaite  et  de  la  mort  de  son  maître.  Les  Annales  Gam- 
jbriac,  fondées  sur  un  ms.  du  xiii°  siècle,  après  la  mention  de  la  ba- 
taille d'Arderydd,  en  573,  ajoutent  :  «  [bellum]  inter  filios  Eliffer  et 
Gwendolen  filium  Keidiaw  :  in  quo  Gwendoleu  cecidit  :  Merlinus 
insanus  effectus  est.  »  Gaufrei  a  [grandement  contribué  à  la  répu- 
tation de  prophète  de  Myrddin,  dont  il  a  fait  Merlin  (Hist.,  VI,  17, 
18  ;  VII,  2,  3,  4;  VIII,  1,  10,  12,  16,17,19,20  ;  XII,  17,18).Le  livre  de 
Taliesin  ne  contient  qu'une  allusion  sans  importance  à  Myrddin 
{Four  anc.  hooks,  II,  p.  124,  v.  11)  ;  Myv.  arch.,  p.  411,  125  : 
Merddin  ap  Madawc  Morvryn  ;  sur  Merlin,  voy.  San-Marte,  Die 
Merlinsage  ;  cf.  Arthur  de  la  Borderie,  Etudes  historiques  bre- 
tonnes, Gildas  et  Merlin,  Paris,  1884;  etc. 


APPENDICE  293 

Gloyii  (1),  les  deux  chevaux  de  Collawn,  fils  de 
Berth  ;*et  le  Cethin  Cyvlym  (2),  cheval  de  Dinogan 
{lefj.  Dinogat),  fils  de  Kynan  Garwyn. 

103  (Myv.,  394,  10).  Trois  principaux  bœufs  de 
l'île  de  Prydein  ;  Melyn  Gwanwyn  ;  Gwinau,  le 
bœuf  de  Gwlwlyd  ;  le  bœuf  Brych  Bras  (gros),  de 
Penrhew  (3). 

104  {Myv.,  394,  11).  Trois  principales  vaches  de 
l'île  de  Prydein  :  Brech  (la  tachetée),  la  vache  de 
Maelgwn  de  Gwynedd  ;  Tonllwyd  (à  la  peau  pâle), 
la  vache  d'Oliver  Gosgorddvawr  (4)  ;  Gornillo  (5), 
la  vache  de  Llawvrodedd  Varvawc  (le  barbu  (6). 


(1)  Glof/n,  peut-être  Gloyw,  «  brillant,  transparent  »;  gloyn  a 
plusieurs  sens  :  celui  de  «  morceau  de  charbon  »  (dérivé  de  glo), 
celui  de  «  ve)'-luisant  »  ;  gloyn  byw  est  le  papillon. 

(2)  Voy.  la  triade  16.  Dans  le  livre  de  Taliesin,  Kethin  est  le 
cheval  de  Ceidaw  {Four  anc.  books,  II,  p.  176,  v.  21). 

(3)  Voy.  Mat.,  I,  241.  Le  texte  porte  o  Benrhew.  c'est-à-dire 
de  Penrhew;  il  faut  lire  ou  Penrhen,  ou  Penru^y  ;  Penren  peut 
être  un  nom  propre  :  Taliesin,  Four  anc.  books,  11,  p.  154,  v.  31  : 
«  o  Penren  wleth  hyd  lluch  reon.  »  Il  y  a  un  bouvier  du  nom 
de  Benren,  triade  143.  L'expression  bras  y  penrwy  est  appliquée 
tout  justement  au  bœuf  brych  par  Taliesin  :  ny  wdAnl  wy  yr 
ych  brych  bras  y  penrwy.  Penrwy  a  le  sens  de  cordon  à  serrer  la 
tête;  lien  de  léle.  Il  est  possible,  que,  de  même,  le  texte  primi- 
tif ait  porté  :  Brych,  bras  y  benrwy. 

(4)  C'est  ElifTer  (Eleuther)  Gosgorddvawr.  L'auteur  de  la  triade 
a  fait  une  fausse  etymologic  ;  il  a  rapproché  le  nom  d'Eliffer 
d'Olivier,  devenu  sans  doute  commun  après  la  conquête  normande. 

(5)  Dérivé  ou  composé  de  corn,  «  curne  ». 

(6)  Voy.  Mab.,  1,  268,  n.  6. 


294  LES    MABINOGION 


TRIADES  DE  LA  MYVYRIAN  ARCHEOLOGY  OF  WALES  pro- 
venant du  livre  de  Jeuan  Brechva  et  du  livre  dit 
de  Caradoc  de  Nant  Carvan  (1). 

j» 
105  {Myv.,  400,  2).  Trois  principales  régions  de 
l'île  de  Prydein  (2)  :  Cymru  (3),  Lloegr  (4),  Alban  (5) 
(Ecosse)  ;  chacune  d'elles  a  droit  au  privilège  de 
royauté.  Elles  sont  gouvernées  monarcliiquement 
et  suivant  le  droit  du  pays,  en  vertu  de  la  consti- 
tution établie  par  Prydein  ab  Aedd  (6)  Mawr.  C'est 
à  la  race  des  Cymry  que  revient  la  monarchie  su- 
prême reposant  sur  le  droit  du  pays  et  de  la  na- 
tion, suivant  les  privilèges,  les  droits  primitifs. 
C'est  sous  l'empire  de  cette  constitution  que  sont 


(1)  Ces  triades  n'ont  guère  d'intérêt  que  comme  représentatives 
d'un  état  d'esprit  spécial  aux  milieux  littéraires  et  bardiques  des 
xvi^-xvii»  siècles. 

(2)  Sur  Prydein,  v.  trad.  I,  i:>.  2"3,  note  5. 

(3)  Voy.  Mab.,  l,  133,  n,  1. 

(4)  Voy.  Mab.,  1.  153,  n.  1. 

(5)  D'après  Gaufrai,  à  l'arrivée  de  Brutus,  fils  de  Sylvius  et 
petit-fils  d'Ascagne,  l'île  s'appelait  Albion.  Brutus  donna  son 
nom  au  pays,  l'appela  Britannia,  et  ses  compagnons,  Brittones 
(Hist.,  I,  16  ;  cf.  Nennius,  Hist.,  III).  Les  généalogies  du  x»  siècle 
font  remonter  plusieurs  des  chefs  bretons  h  des  ancêtres  romains, 
mais  aucune  ne  mentionne  Brutus.  En  irl.  Alba,  génitif  Alban 
désigne  l'Ecosse,  mais  il  semble  qu'anciennement  ce  terme  ait  dé- 
signé l'île  de  Bretagne.  C'est  le  mot  Albion,  avec  un  suffixe  un 
peu  différent  (Stokes,  Urk.  Sprachschatz). 

(6)  Plusieurs  rois  des  Gaels  portent  le  nom  d'Aed. 


APPENDICE  295 

établis  les  droits  à  la  royauté  dans  chaque  contrée 
de  cette  île,  et  toute  royauté  est  soumise  au  droit 
national.  De  \k  l'adage  :  Le  pays  est  plus  fort  que  le 
prince. 

106  {Mijv.,  400,  3).  Trois  colonnes  de  gouverne- 
ment de  l'île  de  Prydein  :  le  droit  du  pays,  la 
royauté,  la  justice,  suivant  la  constitution  de  Pry- 
dein ab  Aedd  Mawr. 

107  {Myu.,  400,  4).  Trois  piliers  de  nation  de  l'île 
de  Prydein  :  le  premier  est  IIu  (1)  Gadarn  (le  fort), 
qui  vint  le  premier,  avec  la  nation  des  Cymry, 
dans  l'île  de  Prydein  ;  ils  venaient  du  pays  de  l'été, 
qu'on  appelle  Deffrobani  (2),  là  où  est  Constantino- 
ple ;  ils  traversèrent  la  mer  Tawch  (3)  et  parvinrent 
dans  Tile  de  Prydein  et  en  Llydaw,  où  ils  s'arrê- 
tèrent. Le  second  fut  Prydein  ab  Aedd  Mawr,  qui 
institua,  le  premier,  un  gouvernement  et  une  royauté 
en  Prydein.  Auparavant,  il  n'y  avait  d'autre  justice 


(1)  IIu  le  fort.  Le  nom  de  lia  paraît  bien  être  le  nom  vieux 
français  Hue,  au  nominatif,  confondu  avec  un  nom  gallois  ;  ce  qui 
suffirait  à  montrer  le  peu  d'ancienneté  de  cette  légende.  Stephens 
a  déjà  fait  la  remarque  que  les  triades  qui  font  mention  de  Hu  ne 
remontent  pas  plus  haut  que  le  xv»  siècle  (Literature  of  the  Cymry, 
428,  note). 

(2)  Ce  nom  semble  se  rapporter  à  peu  près  à  celui  de  Tapro- 
bane,  Vue  dont  parlent  Strabon,  Ptolémée,  VII,  5,  Marcianus 
d'Héraclée  (Pétrie,  Mon.  hisl.  hrit.,  XVII).  Dans  un  poème  reli- 
gieux, Taliesin  mentionne  les  saints  de  Sicomorialis  et  de  l'île 
Deprofjani  (hour  anc.  hooks,  II,  p.  J12). 

(3)  Tawch  a  le  sens  de  bruineux.  Les  écrivains  gallois  y  voient 
la  partie  de  la  mer  du  Nord  qui  est  entre  l'Angleterre,  l'Allema- 
gne et  la  Hollande. 


296  LES   MABINOGION 

que  celle  qui  se  faisait  par  bonté,  d'autre  loi  que 
celle  ci  :  Que  le  plus  fort  force/  Le  troisième  fut 
Dyvnwal  Moelmud  (1)  ;  ce  fut  le  premier  qui  régla 
les  lois,  les  institutions,  les  coutumes,  les  privilè- 
ges du  pays  et  de  la  nation.  Voilà  pourquoi  on  les 
appelle  les  trois  piliers  de  la  nation  des  Cymry. 
108  {Myv.,  400,  5).  Trois  tribus  au  bon  naturel 
de  l'île  de  Prydein  :  la  première  est  celle  des 
Cymry,  qui  vinrent  avec  Hu  Gadarn  dans  l'île  de 
Prydein  ;  ils  ne  voulaient  pas  de  pays  ni  de  terre  par 
combat  et  lutte,  mais  bien  par  accord  loyal,  et  paci- 
fiquement. La  seconde  fut  celle  des  Lloegrwys,  qui 
vinrent  de  la  terre  de  Gwasgwyn  (Gascogne)  et  qui 


(1)  Dyvn-\val  Moelmud  {moel,  chauve,  mud,  muet),  d'après  les 
généalogies  du  x°  siècle,  était  pelit-fils  de  Coel,  par  conséquent 
d'une  des  grandes  tribus  du  Nord  (Y  Cymmrodor,  IX,  I,  174).  Les 
Lois  galloises  en  font  un  grand  législateur  ;  ce  seraient  ses  lois 
qui  auraient  été  en  vigueur  jusqu'à  Howcl  Dda  ;  il  aurait  été  roi 
de  Bretagne  avant  Tarrivée  des  Saxons  :  il  était  fils  d'un  comte 
de  Kernyw  (ce  qui  paraît  emprunté  à  Gaufrei)  et  d'une  fille  du 
roi  de  Bretagne  ;  c'est  par  extinction  de  la  lignée  mâle  qu'il  serait 
arrivé  au  trône  (Lois  de  Gwynedd,  Ane.  laws,  I,  p.  183,  184).  Les 
lois  lui  attribuent  la  mensuration  de  l'île,  l'établissement  des  mesu- 
res {ibid.,  p.  184).  D'après  les  mêmes  lois  de  Gwj'nedd,  mais  non 
d'après  le  manuscrit  le  plus  ancien,  il  aurait  été  fils  de  Clydno 
{ibid  ,  p.  184).  Or,  dans  les  généalogies  du  x'  siècle,  Clynog  Eitin, 
qu'il  faut  probablement  corriger  en  Glytnoy  Eitin,  est  fils  de 
Dumngual  Hen,  Dyvnwal  le  vieux,  ainsi  nommé  pour  le  distin- 
guer de  Dumngual  map  Teudubr  {Y  Cymmrodor,  IX,  I,  173).  Gau- 
frei le  fait  vivre  avant  l'arrivée  des  Romains  ;  chez  lui,  il  est  fils 
de  Cloteii  roi  de  Cornouailles  ;  il  se  soulève  contre  Ymner.  roi  de 
Loegrie,  et  le  tue.  Il  bat  tous  ses  ennemis,  et  établit  les  lois  qu 
portent  son  nom  {Hist.,  II,  17). 


APPENDICE  297 

tiraient  leur  origine  de  la  souche  primitive  des 
Cyniry.  La  troisième  fut  celle  des  Brython,  qui 
vinrent  du  Llydaw  et  qui  sortaient  de  la  race  pri- 
mitive des  Cymry.  On  les  appelle  les  trois  tribus 
de  paix,  parce  que  chacune  d'elles  vint,  avec  l'agré- 
ment de  l'autre,  en  paix  et  en  tranquillité.  Ces  trois 
tribus  sortaient  de  la  race  primitive  des  Cymry  et 
avaient  même  langue,  même  parler. 

109  {Myv.,  400,  6).  Trois  tribus  admises  par  pro- 
tection vinrent  dans  l'île  de  Prydein,  en  paix,  avec 
la  permission  de  la  nation  des  Cymry,  sans  se  servir 
d'armes,  sans  agression.  La  première  fut  la  tribu 
de  Celyddon  (1),  dans  le  Nord.  La  seconde  fut  celle 
des  Gwyddyl  (2)  (Gaels)  ;  ils  habitent  en  Alban.  La 
troisième  est  celle  des  hommes  de  Galedin  (3),  qui 


(1'  C'est  le  Caledonius  saltus  des  écrivains  latins,  et  le  KaXvi- 
ôovto;  ûp-jp.(5ç  de  Ptolémée.  Skene  a  i)robablenient  raison  de  sup- 
poser que  cette  forêt  couvrail  la  région  qui  s'étend  de  l'ouest  de 
Menteitli,  dans  le  voisinage  de  Loch  Lomond,  jusqu'à  Dunkeld 
{Celtic  Scotland,  I,  jj.  86).  La  forme  origmeile  de  ce  nom  devait 
être,  en  vieux  celtique  (groupe  brittonique),  au  nominatif,  C<t/(c?o  ; 
au  génitif,  Ciilidonos.  Le  nom  est  peut-être  conservé  sous  une 
forme  gaélique  dans  Dun-Chailden  (Dunkeld  i:  voy.  Rhys,  Celtic 
Britain,  p.  224,  283  ;  mais  on  peut  supposer,  avec  Windisch,  que 
le  nom  gaélique  renferme  la  racine,  cald,  bois,  v.  irl.  caill,  bois, 
gallois,  corn,  et  bret.  Kelli.)  Dans  le  Brut  Gr.  ab  Arthur  (Myv. 
arch.,  53,  2)  :  Llwyn  Celyddon,  le  fourré  ou  buisson  de  Celyddon. 

(2)  Voy.  Mab.,  I,  140,  n.   1. 

(3)  Les  lolo  mss.  font  aller  le  territoire  appelé  Arllechwedd 
Galedin,  depuis  Dyvnaint  (Dovon)  et  Gwlad  yr  Hav  (Somerset) 
jusqu'à  Argoed  Calchvynydd  (le  pays  qui  s'étend  entre  la  Trent 
el  la  Tamise)  (lolo  mss.,  p.  86).  Mais  dans  le  Brut  y  Tywysogion, 


298  LES    MABIISOGION 

vinrent  sur  des  barques,  sans  mai  et  sans  agrès  (1), 
jusqu'à  l'île  de  Gweitli  (Wight),  quand  leur  pays 
fut  submergé  ;  ils  obtinrent  des  terres  de  la  nation 
des  Cymry.  Ils  n'avaient  aucun  droit  dans  l'île  de 
Prydein,  mais  terres  et  protection  leur  furent  ac- 
cordées dans  de  certaines  limites;  on  leur  avait 
imposé  cette  condition  qu'ils  n'auraient  pas  droit 
aux  privilèges  des  vrais  Cymry  de  race  primitive, 
avant  la  neuvième  génération. 

MO  {Myv.,  401,7).  Trois  tribus  usurpatrices  vin- 
rent dans  l'île  de  Prydein  et  n'en  sortirent  jamais. 
La  première  fut  celle  des  Corraniaid  (2),  qui  vin- 
rent du  pays  de  Pwyl.  La  seconde  fut  celle  des 
Gwyddyl  Ffichti  (Gaels  Pietés)  qui  vinrent  en  Al- 
ban  à  travers  la  mer  de  Llychlyn  (3).  La  troisième 


chronique  qui  s'arrête  à  1196,  publiée  dans  la  Myv.  arch.,  on  lit, 
à  l'année  1106,  que  le  vent  poussa  les  flots  de  la  mer  sur  la  terre 
de  Galedin,  que  les  gens  du  pays  s'enfuirent  en  Angleterre,  qu'ils 
y  commirent  beaucoup  de  méfaits,  à  la. suite  desquels  le  roi  Henri 
les  envoya  en  Dyved,  dans  le  pays  appelé  Rhws  (leg.  Rhos),  qu'ils 
y  restèrent  quelques  années,  après  quoi  ils  disparurent  {Myv. 
arch.,  p.  703).  Il  s'agit  des  Flamands,  qui  s'établirent  en  effet  eu 
Rhos,  mais  qui  n'en  disparurent  pas. 

(1)  Le  texte  parle  de  barques  moelion,  mot  à  mot  chauves.  Je 
suppose  que  moel  a  ici  un  sens  analogue  à  celui  qu'il  a  dans  l'ex- 
pression eidion  moel,  bœuf  sans  cornes. 

(2)  Voy.  Mab.,  I,  233.  n.  1. 

(3)  Bède  (H.  E..  I,  1)  les  fait  venir  de  la  Scythie,  ce  qui,  pour 
lui,  paraît  bien  désigner  les  pays  du  nord  de  l'Europe,  Danemark, 
Suède  et  Norvège.  La  mer  qui  sépare  la  Bretagne  de  la  patrie  de 
Ilengist  est  appelée  Scylhica  vallis  par  Nennius,  Hist.,  XXXVII. 
La  forme  Ffichti  n'est  pas  ancienne.  Elle   se    trouve  pour  la  pre- 


APPENDICE  299 

fut  celle  des  Saxons.  Les  Corraniaid  sont  sur  les 
bords  de  l'Hymyr  (l'IIumber)  et  de  la  mer  Tawch. 
Les  Pietés  sont  en  Alban,  sur  les  bords  de  la  mer 
de  Llychlyn.  Les  Corraniaid  et  les  Saxons  s'unirent, 
obligèrent,  par  trahison  et  par  force,  la  race  des 
Lloegrwys  à  s'associer  à  eux,  et  ensuite  enlevèrent 
à  la  nation  des  Cymry  la  couronne  et  l'empire.  Il 
n'y  a  plus  d'autres  Lloegrwys  à  n'être  pas  devenus 
Saxons  que  ce  qu'on  en  trouve  en  Cernyw,  dans 
le  cwmmwd  de  Carnoban  (1)  en  Deivr  et  Bryneich 
(Deira  et  Bernicia).  La  tribu  primitive  des  vrais 
Cymry  a  conservé,  son  pays  et  sa  langue  ;  mais  elle 
a  perdu  l'empire  de  l'île  dePrydein  par  la  trahison 
des  tribus  protégées  et  parla  spoliation  exercée  par 
les  trois  tribus  d'invasion. 

111  {Myv.,  401,  8).  Trois  tribus  d'invasion  vin- 
rent dans  l'île  de  Prydein  et  en  sortirent  :  la  pre- 
mière fut  celle  des  Llychlynnwyr  (Scandinaves), 
après  qu'Urb  Lluyddawg  (2)  eut  emmené  les  plus 
braves  de  la  nation  des  Cymry:  ils  étaient  au  nom- 
bre de  soixante-quatre  mille  combattants  connais- 

mière  fois  dans  le  Livre  de  Taliesin,  dont  le  ms.  est  du  commence- 
ment du  xiv»  siècle(Four  anc.  books,  II,  168,  26  ;  205,  2).  C'est  une 
forma  savante,  irlandaise,  formée  par  voie  d'analogie,  sur  Picti. 
Sur  le  nom  des  Pietés,  v.  Mab.,  I,  273,  n.  5. 

(1)  Ce  district  parait  avoir  été  entre  Leeds  et  Dumbarton,  d'où 
on  peut  inférer,  dit  avec  raison  John  Rhys  {Celtic  Britain,  p.  148), 
qu'au  XIV»  siècle  encore  (et  probablement  plus  tard),  la  langue 
bretonne  n'avait  pas  totalement  disparu  du  pays  entre  !a  Mersey 
et  la  Clyde. 

(2)  Voy.  triade  9. 


300  LES    MABINOGION 

sant  la  guerre  et  les  chevaux;  les  Cymry  pourchas- 
sèrent les  Llychlynnwyr  à  travers  la  mer  jusqu'au 
pays  d'Almaen  (d'Allemagne),  au  bout  de  la  troi- 
sième génération.  La  seconde  invasion  fut  celle  des 
troupes  de  Ganval  le  Gwyddel,  qui  vinrent  en 
Gwynedd  et  y  restèrent  pendant  vingt-neuf  ans, 
jusqu'au  moment  où  ils  furent  jetés  à  la  mer  par 
Caswallawn  (1),  fils  de  Beli  ab  Mynogan.  La  troi- 
sième fut  celle  des  Césariens,  qui  ne  restèrent  pas 
moins  de  quatre  cents  ans,  par  la  force,  dans  cette 
île,  jusqu'au  moment  oîi  ils  allèrent  à  Rome  pour 
repousser  le  torrent  de  guerre  de  Tinvasion  noire  ; 

(1)  Sur  les  Gaels  en  Gwynedd,  voy.  les  notes  à  Maelgwn,  Gu- 
nedda,  DaronAvy,  Cadwallawn  Lawhir,  Gwydyon,  etc.  11  y  a  ici 
une  confusion  évidente  avec  Cadwallawn.  Comme  le  fait  remar- 
quer John  Rhys,  on  a  également  confondu  Cadwallawn,  père  de 
Maelgwn,  appelé  Llawhir,  avec  Cadwallawn  ab  leuav,  roi  de 
Gwynedd,  vers  984  {Celtic  Brit.,  p.  245).  Les  Irlandais  (ou  plu- 
tôt les  Irlandais  et  les  Scandinaves  d'Irlande)  suivant  une  chro- 
nique fort  circonstanciée  qui  s'arrête  à  l'an  1196,  auraient  fait 
une  invasion  en  Anglesey  en  960.  C'est  lago  ab  Idwal,  roi  de 
Gwynedd,  qui,  en  966,  les  aurait  chassés  entièrement  d'Angle- 
sey,  de  Lleyn  et  d'Ardudwy,  en  Gwynedd.  Les  survivants  au- 
raient fui  vers  Cardigan,  Gower,  Dyved,  et  auraient  été  achevés 
par  Einion  ab  Owain  ab'  Hywel  Dda.  11  aurait  également  exter- 
miné les  Danois  venus  au  secours  des  Gaels  {Myv.  arch-,  p.  690, 
691).  Le  livre  de  leuan  Brechva  signale,  vers  943,  une  invasion  du 
roidanois  Anlaf  (Awlaff)  avec  les  Danois  de  Dublin  et  les  Irlandais, 
en  Gower.  Anlaff  fut  battu  et  rejeté  en  Angleterre  par  Llywelyn 
ab  Sitsyll  ;  aidé  des  Saxons  du  roi  Edmund,  Llywelyn  les  chasse 
entièrement  du  pays  de  Galles,  après  une  sanglante  bataille  (3/yt'. 
arch.,  p.  716).  Serygi,  comme  le  fait  remarquer  M.  Rhys,  pourrait 
bien  être  une  déformation  du  nom  du  chef  danois  Sitric  (Rhys, 
Cell.  Bril.,  p.  246), 


APPENDICE  301 

ils  ne  revinrent  plus  dans  cette  île,  où  ils  ne  lais- 
sèrent que  des  femmes  et  des  enfants  au-dessous 
de  neuf  ans  qui  devinrent  des  Cyniry. 

112  {Mijv.,  401,  0).  Trois  invasions  traîtresses  de 
l'île  de  Prydein  :  la  première  est  celle  des  Gwyd- 
dyl  rouges  d'Iwerddon,  qui  vinrent  en  Alban;  la 
seconde,  celle  des  Llychlynnwys  ;  la  troisième, 
celle  des  Saxons.  Ils  vinrent  dans  cette  île,  en 
paix,  avec  la  permission  de  la  nation  des  Cymry, 
sous  la  protection  de  Dieu  et  de  sa  vérité,  sous  la 
protection  du  pays  et  de  la  nation.  Par  trahison  et 
perversité,  ils  se  jetèrent  sur  la  nation  des  Cymry, 
enlevèrent  ce  qu'ils  purent  des  domaines  du 
royaume  de  l'île  de  Prydein,  et  s'unirent  en  un 
seul  peuple  en  Lloegr  et  en  Alban,  où  ils  sont 
restés  jusqu'à  présent.  Cela  arriva  du  temps  de 
Gvvytheyrn  G\vrtheneu(l). 

113  (/%(;.,  401, 10).  Trois  disparitions  complètes 
de  Fîle  de  Prydein  :  la  première  est  celle  de  Ga- 
vran,  fils  d'Aeddan,  et  de  ses  hommes,  qui  s'en 
allèrent  sur  mer  à  la  recherche  des  vertes  prairies 
de  Llion  (2),  et  dont  on  n'entendit  plus  parler.  La 
seconde  est  celle  de  Merddyn,  le  barde  d'Emrys 
Wledig  et  de  ses  neuf  Cylveirdd  (3),  qui  se  dirigè- 

(Ij  Voy.  triade  10,  note  ù  Gwrtheyrn. 

(2)  Voy.  triade  48,  n"  5.  Llion  signifie  flots.  Il  s'agit  probable- 
ment des  îles  Fortunées  des  Celtes,  le  pays  de  Teternelle  jeunesse, 
à  la  recherche  duquel  se  lança  saint  Malo  adolescent,  et  dont  il 
est  si  souvent  question  dans  les  textes  irlandais. 

(3)  On    serait    tenté  d'y    voir  un  pluriel    de  Collvardd,    bardo 


302  LES    MABINOGION 

rent  par  mer  ver's  la  Maison  de  \^erre  (1)  (  Ty  Gwy- 
drin):  on  n'entendit  jamais  dire  où  ils  étaient  allés. 
La  troisième  fut  celle  de  Madawg,  fils  d'Owein  de 
Gwynedd  (2),  qui  s'en  alla  sur  mer,  avec  trois  cents 
hommes,  sur  dix  navires  :  on  ne  sait  où  ils  sont 
allés. 

114  {Myv.,  401,  11).  Trois  oppressions  vinrent 
dans  cette  île  et  disparurent  .-l'oppression  de  March 
Malaen  (3),  qu'on  appelle  l'oppression  du  premier 


perdu,  mais  il  n'y  a  qu'une  l  à  cyl.  De  plus,  l'expression  se  trouve 
au  singulier.  Dans  un  poème  de  Cynddehv  (Myv.  arch.  136.1,  cf. 
lolo  Goch,  p.  380j,  ce  poète  dispute  à  Seissyll  la  charge  de  Pen- 
cerdd,  près  de  Madawc  ab  Maredudd,  roi  de  Powys.  Une  des  rai- 
sons de  Seissyll  pour  la  réclamer,  c'est  qu'il  est  bien  de  la  vraie 
race  bardique,  un  culvardd.  CgsI  donc  une  épithète  laudative  ; 
peut-être  faut-il  rapprocher  cul  de  l'irl.  moj'.  côel,  sound,  music? 
(K.  Meyer,  Contr.). 

(1)  D'après  Nennius,  qui  ne  fait  que  reproduire  ici  les  légen- 
des irlandaises,  les  fils  de  Mile  (cujnsdam  militis),  venant  d'Espa- 
gne, aperçoivent  au  milieu  de  la  mer  une  tour  de  verre  ;  ils  veu- 
lent parler  aux  habitants  de  la  tour  :  pas  de  réponse.  Ils  veulent 
enlever  la  tour  :  à  peine  sont-ils  débarqués  sur  le  rivage,  que  la 
mer  les  engloutit.  Il  n'y  eut  de  sauvés  que  les  trente  hommes 
qui  étaient  restés  dans  une  barque  en  mauvais  état.  Ce  sont  ces 
trente  hommes  qui  colonisèrent  l'Irlande  (Nennius,  Vil). 

(2)  Owein,  roi  de  Gwynedd,  un  des  princes  les  plus  remarqua- 
bles des  Gallois,  régna  de  1137  à  1169.  La  disparition  de  Madawc 
a  donné  lieu  aux  contes  les  plus  ridicules.  Plusieurs  écrivains 
gallois  lui  font  coloniser  l'Amérique;  il  y  aurait, en  Amérique, de 
ses  descendants  parlant  gallois  (Williams,  Eminent  Welshmen), 
Sur  cette  question,  il  y  a  un  écrit  de  Stephens  :  An  Essay  on  the 
alleged  discotery  of  America  by  Madoc  ah  Owain  Gwynedd. 

(3)  Un  dicton  gallois,  à  propos  de  tout  bien  dissipé,  dit  que  c'est 
parti  sur  le  cheval  de  Malaen  {Cambro-Drilon,  1,  p.  125). 


,   APPENDICE  303 

de  mai  (1)  ;  l'oppression  du  dragon  de  Prydein  ; 
l'oppression  du  magicien.  La  première  venait  de 
l'autre  côté  do  la  mer  ;  la  seconde  naquit  de  la  fu- 
reur du  peuple  et  de  la  nation  sous  la  pression  de 
la  rapacité  et  de  l'injustice  des  rois.DyvnwaliMocl- 
mud  la  fit  disparaître  en  établissant  un  système 
équitable  d'obligations  mutuelles  entre  société  et 
société,  princes  et  princes,  contrée  et  contrée  (2). 
La  troisième  eut  lieu  du  temps  de  Beli,  fils  de  Ma- 
nogan  :  c'était  une  réunion  en  vue  de  la  trahison  ; 
ce  fut  lui  qui  la  fit  disparaître. 

115  (ilZ/yt'.,  401, 12).  Trois  contagions  effrayantes 
de  l'île  de  Prydein  :  la  première  fut  produite  par 
les  cadavres  des  Gwyddyl  tués  à  Manuba,  au  bout 
d'une  domination  de  vingt-neuf  ans  sur  Gwy- 
nedd(3).  La  seconde  fut  la  peste  jaune  de  Ros  (4), 
causée  par  les  cadavres  des  tués;  si  quelqu'un  était 

(1)  Voy.  Mab.,  I,  234. 

(2)  Voy.  Mab,,  I,  236,  n.  1.  Il  y  a  ici  une  tentative  d'explication 
rationaliste.  L"auteur  voit,  dans  le  dragon,  la  personnification  des 
princes  oppresseurs  de  Bretagne.  Il  y  a  été  amené  d'autant  plus 
facilement  que  dragon  avait  le  sens  de  chef.  Gildas  appelle  lui- 
même,  dans  son  Epistola,  Maglocunus,  insularis  draco. 

(3)  Les  lolo  niss.  signalent,  à  la  suite  de  plusieurs  batailles,  en 
307,  une  peste  causée  par  les  cadavres  restés  sans  sépulture.  Ils 
mettent  le  massacre  des  Gwyddyl  Kfichti  à  l'année  400  ap.  J.-G., 
et,  à  l'année  410,  une  peste  causée  par  le  fait  que  les  morts  par 
maladie  avaient  été  si  nombreux  qu'on  n'avait  pu  enterrer  leurs 
cadavres  {lolo  mss.,  p.  43).  Manuba  est  sans  doute  pour  Manaw 
(île  de  Man),  confondue  ici  avec  Mon  (Anglesey),  probablement. 
Les  Ann.  Cambr.  signalent  à  l'année  682  une  grande  mortalité, 
dont  fut  victime  Gatgualart  ab  Catguolaun  (cf.  Bède,  H.E,,  IV,  12). 

(4)  Voy.  la  note  à  Maelgwn,  triade  71. 


304  LES    MABINOGION 

atteint  par  leurs  émanations,  il  tombait  mort  sur- 
le-champ.  La  troisième  fut  la  sueur  empestée,  à  la 
suite  de  la  corruption  du  blé  causée  par  l'humidité, 
à  l'époque  de  la  conquête  normande,  sous  William 
Bastardd  (le  bâtard) (1). 

116  {Myv.,  401,  10).  Trois  accidents  prodigieux 
de  l'île  de  Prydein  :  le  premier  est  la  rupture  de 
l'étang  de  LIion,  qui  causa  la  submersion  de  tou- 
tes les  terres  et  noya  tous  les  hommes,  à  l'excep- 
tion de  Dwyvan  et  de  Dwyvach,  qui  échappèrent 
dans  une  barque,  sans  mât  ni  agrès;  et  c'est  d"eux 
que  sortit  la  race  de  l'île  de  Prydein.  Le  second 
fut  le  tremblement  (2)  du  feu  torrentiel,  quand  la 
terre  se  fendit  jusqu'à  l'enfer  et  que  la  plus  grande 
partie  des  êtres  vivants  fut  brûlée.  Le  troisième  fut 
l'été  chaud,  quand  les  arbres  et  les  herbes  s'en- 
flammèrent sous  la  violence  de  la  chaleur  du  so- 
leil, et  que  nombre  d'hommes,  d'animaux,  d'espèces 
d'oiseaux,  d'insectes,  d'arbres  et  d'herbes  périrent 
sans  qu'on  pût  l'empêcher  (3). 

117  {Myv.,  4:02,16).  Les  trois  principales  souches 
de  la  race  des  Cymry  ;  les  Gwenhwysson  (hommes 

(1)  Les  lolo  mss.  signalent  à  l'année  1348  la  ])este  de  la  sueur  : 
un  grand  nombre  de  Normands  et  de  Saxons  en  moururent  ;  tous 
les  Cymry  pur  sang  restèrent  indemnes  [lolo  mss.,  p.  65) 

(2)  Les  Annales  Cambriae  signalent  un  grand  tremblement  de 
terre  en  Eubonia  (Man)  à  l'année  684. 

(3)  Les  .4/ina/es  Cambriae  signalent  à  l'année  721  un  été  très 
chaud  (Aesfas  torrida). 'Siais  les  lolo  mss.  signalent  à  l'année  1419 
trois  jours  d'une  telle  chaleur,  que  beaucoup  d'hommes,  d'ani- 
maux et  d'arbres  périrent  (lolo  mss.,  p.  67). 


APPENDICE  305 

de  Gwent)  fl),  c'est-à-dire  les  gens  d'Essylhvg;  les 
Gwyndodiaid(Vcnédotiens),c'est-à-direleshonimes 
de  Gwynedd  (2)  et  de  Powys  (3)  ;  la  famille  de  Pen- 
daran  Dyved  (4),  c'est-à-dire  les  hommes  de  Dy- 
ved  (5),  Gwyr  (Gower)  et  Ceredigiawn  (Cardigan). 
Chacune  de  ces  tribus  parle  un  cymraeg  (langue 
galloise)  particulier. 

118  [Mijv.,  402,  17).  Trois  rois,  par  la  loi,  del'île 
de  Prydein  :  Caswallawn,  fils  de  Lludd  ab  Beli  ab 
Mynogan  ;  Caradawc,  fils  de  Bran  ap  Llyr  Llediaith  ; 
Owain,  fils  de  Macsen  Wledic.  C'est  en  vertu  du 
droit  du  pays  et  de  la  nation  qu'on  les  investit  de 
la  monarchie,  car  ils  n'étaient  pas  les  aînés  (6). 

119  {Alyv.,  403,  20).  Trois  entrevues  traîtresses 
de  l'île  de  Prydein:  l'entrevue  d'Avarwy(7),  fils  de 


(1)  Voy.  Mab.,    l,  108,  n.  1. 

.     (2)  Voy.  Mab.,  I,  174,  n.  1. 

(3j  Voy.  Mab.,  I.  178,  n.  2. 

(4)  Voy.  Mab.,  I,  114,  n.  1. 

(5)  Voy.  Mab  ,  I,  81,  n.  1.  Pour  Gower  et  une  étendue  v.  Eger- 
ton  Phillimore,  Owen's  Pembrok,  I,  p.  201  note. 

(6)  Pour  Caswallawn,  ce  trait  est  emprunté  à  Gaufrei  (Hist.  Ill, 
30).  Pour  Caradawc  ab  Bran,  voy.  Mab.,  I,  135,  n.  1,  147.  Maxen 
avait  un  lils,  Victor,  qu'il  avait  fait  empereur,  et  qui  périt  peu  de 
temps  après  (voy.  Mab.,\.,2[\,n.  1).  Gaufrei  ne  parle  pas  d'Owein 
ab  Maxen.  En  revanche,  il  mentionne  Owein  ab  Uryen  (Eventus 
filius  Uriani)  et  il  le  donne  comme  successeur  de  son  oncle  Angu- 
selus,  roi  d'Albanie  (Hist.,  XI,  1).  11  serait  donc  fort  possible  que 
nous  n'ayons  encore  ici  qu'un  souvenir  de  Gaufrei,  avec  une 
erreur  de  nom. 

(7)  Avarioy  est  l'Androgreus  de  Gaufrei  de  MonmouLh  ;  il  est  fils 
de  Ludd.  Irrité  de  voir  son  oncle  Gassibellaunus  roi  de  Bretagne  à 
sa  place,  il  s'abouche  avec  Jules  César  {Hist.,  Ill,  20  :  IV,  3,  8,  9, 

"  20 


306  LES    MABINOGION 

Lludd,  et  des  hommes  sans  foi  qui  donnèrent  accès 
aux  Romains  dans  l'île  de  Prydein,  à  Pwyth  Mein 
et  Glas,  et  rien  de  plus.  La  seconde  fut  l'entrevue 
des  grands  de  la  nation  des  Cymry  et  des  repré- 
sentants des  Saxons  sur  la  montagne  de  CaerCara- 
dawc(l),  oi^i  eut  lieu  la  trahison  des  longs  couteaux, 
par  la  perfidie  de  Gwrtheyrn  Gwrthenau  ;  c'est  par 
son  conseil  et  à  la  suite  d'un  accord  secret  avec  les 
Saxons  que  les  chefs  des  Cymry  y  furent  tués.  La 
troisième  fut  Tentrevue  de  Medrawd  et  d'Iddawc 
Corn  Prydein  (2)  ;  ils  s'y  entendirent  pour  trahir 
Arthur  :  d'oij  un  surcroît  de  forces  pour  les  Saxons 
dans  l'île  de  Prydein. 

120  {Myv.,  403,  22).  Trois  trahisons  secrètes  de 
l'île  de  Prydein:  la  première  eut  lieu  quand  Cara- 


10  ;  IV',  11).  Son  nom  est  Avanvy  dans  le  Brut  Tysilio  et  le  Brut 
Gruffydd  ab  Arthur,  version  galloise  de  Tœuvre  de  Gaufrei  (Myv., 
p.  449  et  suiv.;  497  et  suiv.).  La  substitution  par  les  traductions 
de  Gaûfrei  d'Avarwy  à  Androgeus  semble  indiquer  que  la  légende 
de  la  trahison  d'Avarwyétait  courante  en  Galles  et  que  Gaufrei  n'a 
fait  que  Tarranger. 

(1)  D'après  Gaufrei,  Salisbury  {Hist-,  VIII, 9t. Les  /oiomss, mettent 
cetévénement  à  l'an  453. Il  aurait  eu  lieu  à  Mynydd  Arabri  (la  colline 
d'Ambri),  qu'on  appelle  aussi  Mynydd  Caer  Caradawg,  la  monta- 
gne de  Gaer  Garadawg  (lolo  mss.,  p.  45).  Or,  Ambresbury  Hill, 
dont  Mynydd  Ambri  paraît  la  traduction  approximative,  est  au- 
jourd'hui Amesbury,  dans  le  Wiltshire,  près  de  Salisburg  (Pétrie, 
Mon.  hist.  brit.  Index  Geographicusi.  Gaufrei  signale  un  monas- 
tère, auprès  de  Gaer  Garadoc,  in  monte  Ambrii  {Hist.,  VIII,  9). 
Nennius,  le  premier,  a  raconté  cette  histoire  {Hist.,  XLVIII,  XLIX  ■ 
voy.  la  note  à  Gwrtheyrn,  plus  haut,  triade  10). 
(2)  Voy,  Mab.,  I.  353,  n.  1. 


APPENDICE  «507 

dawc,  fils  de  Bran,  fut  trahi  par  Aregwedd  Voed- 
dawg  (1),  fille  d'Avarwy  ab  Lludd,  et  fut  envoyé 
par  elle  comme  captif  aux  Romains  ;  la  deuxième, 
quand  Arthur  fut  trahi  par  Iddawc  Corn  Prydein,qui 
dévoila  son  secret  ;  la  troisième,  quand  Llywelyn, 
fils  de  Gruffudd,  fut  trahi  par  Madawc  Min  (2).  Ce 
sont  ces  trois  trahisons  qui  causèrent  la  défaite 
complète  de  la  nation  des  Cymry  ;  il  n'y  avait  que 
la  trahison  qui  pût  venir  à  bout  d'eux. 

121  {Myv.,A03,  23).  Trois  rois  vaillants  de  l'île  de 
Prydein  :  Cynvelyn  Wledig  (3)  ;  Caradawc,  fils  de 
Bran,  et  Arthur.  Ils  battaient  tous  leurs  ennemis, 

(1)  Voy.  Mai).,  I,  135,  note  1. 

(2)  Il  faut  lire  Llywelyn  ab  Sitsyllt.  Llywelyn  ab  Gruffydd,  le 
dernier  dos  rois  gallois,  régna  de  1246  à  1282,  et  périt,  après  une  vie 
de  combats  souvent  glorieux,  dans  une  escarmouche,  près  de 
Buellt  Radnorshire.  Llywelyn  ab  Sitsyllt,  roi  de  Powys  et  du  sud 
de  Galles  en  998,  conquiert  le  Nord  en  1015.  Après  une  guerre  vic- 
torieuse contre  les  Irlandais  envahisseurs,  il  périt,  en  1021,  dans 
une  bataille  contre  eux  et  les  fils  de  son  rival,  Edwin  ab  Einion 
(Brut  y  Tywys.,  Brul  leuan  Brechva,  Myv.  arch.,  p.  694,  718j.  Il 
aurait  été  tralù  par  Madawc  Min,  évêque  de  Bangor,  fils  de  Gyw- 
rid  ab  Ednovain  Beudew,  roi  de  Tegeingl  (district  entre  la  Dee 
et  la  Chvyd,  lolo  mss.,  p.  198).  Le  fils  de  Llywelyn,  Gruffydd, 
aurait  également  été  livré  par  Madawc. 

(3)GaulYrei  fait  de  Kymbelinus  un  roi  de  Bretagne  après  Tenuan- 
tius,  fils  de  Lud,  successeur  de  Cassibellaunus.  Il  aurait  été  élevé 
par  Auguste.  C'était  un  vaillant  guerrier  {Ilist.,  IV,  11).  Il  y  a  là 
un  vague  souvenir  du  Gunobclinos  de  l'histoire  (gallois  moderne, 
Cynvelyn).  Tenuantius  est  le  Tasciovanus  historique.  Caratacos 
et  Togodumnos  sont  les  fils  de  Gunobclinos  (Suétone,  Vit.,  chap.  43, 
44  ;  Dion  Gassius,  LX,  19-23).  Gaufrei  a  pris  son  Tenuantius  dans 
quelque  généalogie.  Il  est  très  probable  qu'il  a  eu  sous  les  yeux 
Tehuuanl.  En  elTet,  parmi  les  ancêtres  du  Run,  fils  de  Neithon, 


308  LKS    MABINOGION 

et  il  était  impossil^le  de  les  vaincre  autrement  que 
par  trahison. 

122  [Myv.,  403,24).  Trois  principaux  rois  de  com- 
bat de  l'île  de  Prydein  ;  Gaswallawn,  fils  de  Beli  ; 
Gweirydd,  fils  de  Cynvelyn  Wledig;Caradawc,  fils 
de  Bran  ab  Llyr  Llediaith. 

123  {Myv.,  404,  34).  Trois  rois  d'assemblée  de  l'île 
de  Prydein  :  le  premier  fut  Prydein  ab  Aedd  Mawr, 
quand  une  royauté  régulière  s'établit  sur  Prydein 
et  les  îles  adjacentes.  Le  second  fut  Caradawc,  fils 
de  Bran,  quand  on  le  nomma  chef  des  guerres  de 
toute  l'île  de  Prydein,  pour  arrêter  l'attaque  des 
Romains.  Le  troisième  fut  Owein,  fils  de  Macsen 
Wledig,  quand  les  Cymry  obtinrent  de  l'empereur 
de  Rome  l'indépendance  de  leur  royauté  suivant 
les  privilèges  de  leur  propre  nation.  On  les  appelle 
les  trois  rois  d'assemblée,  parce  qu'ils  ont  reçu 
leurs  privilèges  de  l'assemblée  générale  de  tous  les 
pays  et  districts  sur  toute  l'étendue  des  terres  des 
Cymry,  et  qu'ils  tenaient  réunion  dans  tout  domaine, 
cwmmwd,  cantrev  (1)  de  l'île  de  Prydein  et  de  ses 
îles  adjacentes. 

124  {Myv.,  404,  35).  Trois  rois  inspirés  de  l'île  de 
Prydein:  Bran  Vendigaid  (2), fils  de  Llyr  Llediaith, 
qui  apporta  le  premier  la  foi  chrétienne  à  la  nation 

dans  les  généalogies  dux' siècle,  on  remarque  Caratauc(Garatâcos), 
fils  de  Ginbelin  (Gunobelinos),  fils  de  Teuhant  (pour  Techiiant  ?)  : 
Y  Cymmrodor,  IX,  I,  p.  176. 

(1)  Voy.  Mab.,  I,  82^  n.  1. 

(2j  Voy.  Mab.,  l,  119,  n.  2. 


ATPENDICE  309 

des  Cymry,  de  Rome,  où  il  fut  sept  ans  comme 
otage  pour  son  fils  Caradawc  ;  celui-ci  avait  été 
emmené  en  captivité,  après  avoir  été  trahi  par  les 
séductions,  les  tromperies  et  les  plans  d^A.regwedd 
Voeddawg.  Le  second  fut  Lleirwg,  fils  de  Coel  ab 
Cyllin  le  saint,  qu'on  appelle  Lleuuer-maivr  (grande 
lumière),  et  qui  bâtit,  à  Llandav,  la  première  église 
de  Prydein  et  conféra  aux  chrétiens  le  privilège  de 
nationalité,  le  droit  à  la  justice  ef  au  serment  (1). 
Le  troisième,  Cadwaladr  Vendigaid  (2).  fit  part  de 
ses  terres  et  de  tous  ses  biens  aux  fidèles  qui 
fuyaient  devant  les  Saxons  païens  et  les  étrangers 
qui  voulaient  les  tuer. 

125  (Mi/v.,  404,  33).  Trois  consolidenrsde  royauté 
de  l'île  de  Prydein  :  Prydein,  fils  d'Aedd  Mawr  ; 
Dyvnwal  Moelmud  ;  Bran,  fils  de  Llyr  Llediaith. 
La  meilleure  constitution  est  celle  qu'ils  donnèrent 
à  la  royauté  dans  l'île  de  Prydein,  à  tel  point  qu'on 
la  juge  supérieure  à  toutes  celles  qui  y  furent  fai- 
tes depuis. 

126  [Mijv.,  404,  37).  Trois  ivrognes  dans  l'àme  de 
Tîle  de  Prydein  :  Ccraint  (3)  Veddw  (l'ivrogne),  roi 

(1)  Bède  fait,  du  roi  breton  Lucius,  rintroducteui*  du  christia- 
nisme en  Bretagne,  du  temps  du  pape  Eleuthorius,  en  156  (//.  E., 
I,  IV).  Suivant  Nennius,  qui  donne  à  Lucius  l'épitliète  de  Leiiver- 
mawr  (grande  lumière), l'cvéncment  se  serait  passé  en  164, du  temps 
du  pape  Evariste,  ce  qui  est  impossible,  Evariste  ayant  occupé  le 
siège  papal  de  100  à  100  {Ilist.,  XVIII).  Chez  Gaufrei,  Lucius  est 
fils  de  Goillus  (Hisl.,  IV,  19). 

(2)  Voy.  triade  18.  ^ 

(3)  Voy,  Mah  ,  I,  275,  n.  2. 


310  LES    MABINOGION 

d'Essylhvg  (Gwent),  qui  brûla,  dans  son  ivresse, 
tout  le  blé  au  près  et  au  loin,  jusqu'au  sol  même  ; 
après  quoi  le  pain  manqua.  Le  second  est  Gwrtheyrn 
Gwrthenau,  qui,  étant  ivre,  donna  l'île  de  Tanet 
à  Hors,  afin  de  pouvoir  satifaire  sa  passion  pour 
Rhonwen,  fille  de  Hors  ;  il  donna  aussi  droit  à  la 
couronne  de  Lloegr  au  fils  qu'il  eut  d'elle  ;  en 
même  temps,  il  trama  trahison  et  embûches  contre 
la  nation  des  Cymry.  Le  troisième  fut  Seithynin 
Veddw,  fils  de  Seithyn  Saidi,  roi  de  Dyved,  qui, 
dans  son  ivresse,  lâcha  la  mer  sur  Canirer  Gwae- 
lod{\e  cantrevdu  bas-fond)  (i);  tout  ce  qu'il  y  avait 
là  de  terres  et  de  maisons  fut  perdu.  11  y  avait  au- 
paravant seize  villes  fortes,  les  plus  importantes 
de  toutes  les  places  de  Cymru,  en  exceptant  Caer- 
llion  sur  Wysg(2).Ce  Canirer  Giuae/of/ faisait  par- 
tie des  domaines  de  Gwyddnaw  Garanhir  (3),  roi 
de  Ceredigiawn.  Cela  arriva  du  temps  d'Emrys  Wle- 
dig.  Les  hommes  qui  échappèrent  aux  flots  s'éta- 
blirent en  Ardudwy  (4),  dans  le  pays  d'Arvon,  les 
monts  Eryri  (5j  et  d'autres  lieux  qui  n'étaient  pas 
habités  auparavant. 

(1)  Voy.  Mab.,  I,  305,  n.  2. 

(2)  Voy.  Mah.,  I,  223,  n.  3. 

(3)  Voy.  Mab.,  I,  305,  n.  5.  Les  généalogies  du  x"  siècle  men- 
tionnent un  Gwyddno,  fils  de  Dumngual  Hen  ap  Ginuit  ;  parmi  ses 
descendants  à  la  quatrième  génération, parait  Elfin  (Y  Cymmrodor, 
IX,  I,  p.  172).  Les  poètes  attribuent  généralement  à  Gwyddno  un 
fils  de  ce  nom. 

(4)  Voy.  Mab.,  I,  121,  n.  3. 

(5)  Voy.  Mab.,  I.  220.  n.  1. 


APPENDICE  311 

127  (Myv.,  405,  42).  Trois  rois  aux  chaînes  d'or 
de  l'île  de  Prydein  :  Morgan  Mwynvawr  (1)  ;  Elys- 
tan  Glodrydd  (2),  entre  Gwy  et  Havren(la  Wye  et 
la  Severn),  et  Gwaithvoed  (3),  roi  de  Ceredigion. 
On  les  appelait  ainsi,  parce  qu'ils  portaient  des 
chaînes  et  non  des  diadèmes  ou  couronnes,  comme 
le  faisaientles  principaux  rois del'îlede  Prydein (4). 


(1)  Ce  n'est  pas  le  même  que  celui  de  la  triade  30.  Celui-ci 
appelé  Morgan  Hen  ou  Morj^an  Mawr,  ou  même  Morgan  Mwyn- 
vawr, roi  de  Glamorgan,  meurt  en  972  {Brut  y  Tywys,  ap.  Pétrie, 
Mon.  hist.  brit.). 

(2)  Elystan  le  Glorieux  vivait  vers  la  fin  du  x«  siècle.  Sa 
fille,  Angarad,  épouse  Jestin  ab  Gwrgan,  roi  de  Glamorgan  de 
1043  à  1091,  Elystan  était  roi  de  Ferylhvg,  district  entre  la  Wye 
et  la  Severn  dolo  mss.^p.  25,  32).  Elystan  ou  Elstan  est  la  forme 
galloise  d'Aelfstan  ou  Ealhstan,  mais  il  y  a  eu  confusion  avec 
Aelhal.slan  (Annul.  Cambr.,  an  898,  ap.  Pétrie,  Mon.  hist., 
p.  836).  C'est  même  par  une  confusion  de  nom  avec  le  grand  roi 
saxon  de  Wessen,  au  x'  siècle,  que  cet  obscur  principicule  a  ob- 
tenu l'épithète  de  Clodrydd. 

(3)  Gwaethvoed,  prince  de  Cibwyr,  en  Glamorgan,  aurait  refusé 
de  se  rendre  à  une  sommation  du  roi  Edgar,  l'invitant  à  venir  lui 
faire  hommage  à  Chester,  et  à  ramer  sur  sa  barque  sur  la  Dee. 
Gwaethvoed  aurait  répondu  que,  s'il  avait  su  ramer,  il  ne  l'aurait 
fait  que  pour  sauver  la  vie  à  un  homme,  roi  ou  serf.  A  une  se- 
conde sommation,  il  se  contenta  de  répondre  :  «  Que  l'on  craigne 
celui  qui  ne  craint  ])ersonne.  »  Edgar,  frappé  d'étonnemcnt,  alla 
le  trouver  et  lui  offrit  son  amitié  (  lolo  mss.,  p.  90).  A  part  ce 
qui  concerne  Gwaethvoed,  le  fait  paraît  iiistorique.  Edgar,  roi  des 
Angles,  en  973,  se  montre  sur  le  Dee,  dans  une  barque  dont  il  te- 
nait le  gouvernail  et  dont  les  rois  tributaires  maniaient  les  rames 
(Florentii  Wiffornensis  Chronicon,  ap.  Pétrie,  Afon.  hist,  brit  ,  p. 
578). 

(4)  Au  lieu  de  :  hualau  yn  holl  y  gwneleint  brif  deyrnedd  ynys 
Prydein,  ac  nid  taleilhiau,  sef  coro/iau,  je  lis  :  hualau  ac  nid  ta- 


312  LES    MAP.INOGION 

i2S  {Myv.,  405,  43).  Trois  rois  à  diadème  de  l'île 
de  Prydein  :  Cadell,  roi  de  Dinevwr  ;  Anarawt,roi 
d'Aberffraw  ;  Mervyn,  roi  de  Mathraval  (1).  On  les 
appelait  les  trois  princes  à  diadème. 

129  {Myv.,  405,  44).  Trois  rois  étrangers  de  l'île 
de  Prydein  :  Gwrddyled  Gawr,  Morien  Varvawc(2), 
Cystenin  Vendigaid(3). 

130  (Myv.,  405,  45).  Trois  traîtres  dans  l'âme, 
qui  furent  cause  que  les  Saxons  enlevèrent  la  cou- 
ronne de    l'île  de  Prydein    aux    Cymry.   L'un  fut 

leithiau,  sef  coronau,  yn  ol  y  gwneleint  hrif  deyrnedd  ynys  Pry- 
dein, La  triade  suivante  est  une  explication  de  celle-ci:!!  n'y  avait 
à  pouvoir  porter  la  couronne  que  les  trois  rois  d'Aberffraw^',  de 
Mathraval  et  de  Dinevwvr. 

(1)  Rhodri  le  Grand  (843-877)  partagea  ses  Etats  entre  ses  trois 
fils.  Il  donna  à  Gadell,  Cardigan  :  à  Anarawt,  Gwynedd  ;  à  Mervyn 
Powys  (Brut  y  Tyw.,  Myv.  arch,,  p.  683).  Cadell  mourut  en  909 
{Ann.  Camhr.)  ;  Anarawt,  en  915  {Ann.  Camhr.)  ;  quantàMervyn, 
il  fut  battu  par  son  frère  Cadell  et  dépouillé  par  lui  en  876,  puis 
tué  par  ses  vassaux  en  892  (Brut  y  Tyw.,  Myv  arch.,  p.  689). 
Anarawt,  après  une  victoire  sur  les  Saxons,  à  Conwy,  en  880  (Ann. 
Cambr.),  se  tourna  contre  son  frère  Cadell,  et  ravagea,  uni  aux 
Angles,  Cardigan  et  Ystrat  Tyw!  (en  894  d'après  Ann.  Cambr.). 
Après  la  mort  de  son  frère,  il  fut  roi  de  tout  le  pays  de  Galles. 

(2)  Est-ce  le  même  queleMorien  Mynawc  ouManawc,  des  Mabi- 
nocf  ion  FVoy.  Mah.,l,  373,  n.  3.  Les  lolo  mss.(p.42-43',à  côté  de  la  ma- 
gie des  rois  étrangers, Urb  Lluyddawg  de  Llychlyn,  Gwydyon  ab  Don 
le  Gael,  signalent  celle  de  Morien  ab  Argad,  vers  380,  qui  apparaît 
sous  les  traits  de  Pélasge,  dont  le  nom  même  est  interprété(Morien 
=  Morigeno-s,  «  né  de  la  mer  »).  Une  curieuse  strophe  des  Chwe- 
dlau  y  Doethion  (lolo  mss.,  p.  263,  20)  attribue  les  succès  de  G■^^7- 
dyon  ab  Don  en  Gwynedd  aux  conseils  de  Mor  ap  Morien. 

(3)  Voy.  plus  haut  tr.  10.  C'est  le  Constantin  de  Gaufrei,  frère 
d'Aldroen,  roi  de  la  Petite  Bretagne  (Hist.,  "VI, 4,  5,  6)  ;  Cf.  triade 
10.  la  note  à  Gwrtheyrn,  et  la  triade 57. 


APPEiNDICE  313 

Gwrgi  Ganvhvyd,  qui,  après  avoir  goûté  de  la  chair 
humaine  h  la  cour  d'Edelfflct,  roi  des  Saxons,  en 
devint  si  friand  qu'ilne  mangea  plus  d'autre  viande  ; 
c'est  pourquoi  il  s'allia,  lui  et  ses  hommes,  avec 
Edelfiled,  roi  des  Saxons.  Il  faisait  de  continuelles 
incursions  chez  les  Cymry  et  enlevait  autant  de 
jeunes  gens  mâles  et  femelles  qu'il  en  pouvait 
manger  chaque  jour;  tous  les  hommes  sans  foi  de 
la  nation  des  Cymry  le  rejoignaient  lui  et  les  Sa- 
xons, et  trouvaient  là  en  abondance  butin  et  dé- 
pouilles enlevés  à  leurs  compatriotes  de  cette  île. 
Le  second  fut  Medrawt,  qui  s'unit,  lui  et  les  siens, 
aux  Saxons  pour  s'assurer  la  royauté  contre  Arthur. 
C'est  à  la  suite  de  cette  trahison  qu'un  grand  nom- 
bre de  Lloegrwys  devinrent  Saxons.  Le  troisième 
fut  Acddan  le  traître,  du  Nord,  qui  se  fit  Saxon, 
avec  ses  hommes,  dans  toute  l'étendue  de  ses  do- 
maines, afin  de  continuer  à  vivre  de  désordres  et 
de  rapines,  sous  la  protection  des  Saxons.  C'est  à 
cause  de  ces  trois  traîtresconsommés  que  les  Cymry 
perdirent  leurs  terres  et  leur  couronne  en  Lloegr. 
Sans  ces  trahisons,  les  Saxons  n'auraient  pas  pu 
enlever  l'île  aux  Cymry  (1). 

131  {Myv.,406,  54). Trois  réglementations  violen- 
tes de  l'île  de  Prydein:  la  première  fut  celle  de  Hu 
Gadarn  amenant  la  nation  des  Cymry  du  pays  de 
l'Eté,  qu'on  appelle  Deffrobani,  dans  l'île  de  Pry- 
dein ;  la  seconde  est  celle  de  Prydein,  fils   d'Aedd 

(1)  Voy.  triade  34  ;  pour  Acddan,  voy.  triade  19. 


314  LES    MABl.NOGIO-N 

Mawr,  qui  soumit  l'île  à  un  gouvernement  et  à  une 
législation;  la  troisième  est  celle  de  RhittaGawr(l) 
(le  géant),  qui  se  fît  une  robe  des  barbes  des  rois  ; 
il  les  fit  raser,  en  punition  de  leur  oppression  et  de 
leurs  injustices. 

132  {Myv.,  406,  55).  Trois  bons  harceleiirs  de  l'île 
de  Prydein  :  Prydein,  fils  d'Aedd  Mawr,  pourchas- 
sant le  dragon  d'Oppression,  c'est-à-dire  l'oppres- 
sion, les  spoliations,  l'injustice  qu'on  entretenait 
dansTile  ;  Caradawc,fils  de  Bran  ab  Llyr,  poursui- 
vant l'oppression  desCésariens;  RhittaGawr,  pour- 
suivant l'oppression,  les  injustices  des  rois  déréglés. 

133  (3/yr'.,  406,. 56).  Trois  bienfaiteurs  de  la  nation 
des  Cymry  :  Hu  Gadarn,  qui  montra  la  façon  de 
charmer  la  terre,  pour  la  première  fois,  à  la  nation 
des  Cymry,  quand  ils  étaient  au  pays  de  1  Eté,  à 
l'endroit  où  est  Constantinoblis  maintenant,  avant 
leur  venue  dans  l'île  de  Prydein  ;  Coll  (2),  fils  de 
Collvrewi,  qui  apporta,  le  premier,  froment  et  orge 
dans  l'île,  où  il  n'y  avait  eu  jusque-là  qu'avoine  et 
seigle  ;  Elldud  Varcha\vc(le  chevalier),  le  saint  du 
collège  de  Tewdws  (3)  (Theodose),  qui  améliora  la 

(1)  Mab.,  I,  302,  n.  4. 

(2)  Voy.  triade  63. 

(3)  Ce  monastère  est  plus  connu  sous  le  nom  de  Bangor  Illtyd  ou 
Llanilllyd  Vawr  (Lantwit  major),  en  Glamorgan  :  voy.  triade  91, 
note.  On  l'avait  appelé  le  collège  de  Théodose,  parce  qu'on  le 
croyait  fondé  par  Théodose.  Le  premier  monastère  bâti  en  Breta- 
gne, diseni  les  lolo  mss.,  fut  Llancarvan,  car  le  collège  de  l'empe- 
reur Theodosius,  à  Caer-Worgorn  (Llanilllyd),  était  seulement  une 
école  privilégiée  [lolo  mss.,  p.  44,  à  Tannée  430). 


APPENDICE  313 

façon  de  charrucr  la  lerre  et  apprit  aux  Gymry  à 
faire  mieux  qu'auparavant  ;  il  leur  donna  la  méthode 
et  l'art  de  charruer  qui  existent  aujourd'hui,  car, 
avant  le  temps  d'ElldudjOn  ne  labourait  la  terre  qu'au 
hoyau  et  avec  la  charrue  avsany  (1),  comme  le  font 
encore  les  Gwyddyl. 

1:34  (Mijv.,  406,  57).  Trois  premiers  instructeurs 
{oinjdcl)  de  la  nation  des  Cymry  ;  Hu  Gadarn,  qui 
transporta  et  divisa  en  clans  la  nation  des  Gymry; 
Dyvnwal  Moelmud,  qui  organisa  lepremierun  sys- 
tème de  lois,  dé  privilèges,  de  coutumes  pour  le 
pays  et  la  race;  Tydain  (2)Tad-awen  (père  de  l'ins- 
piration), qui,  le  premier,  soumit  à  des  règles  et  à 
une  constitution  la  tradition  et  la  conservation  de 
l'art  de  la  musique  vocale  et  de  tout  ce  qui  y  tou- 
che ;  c'est  de  ce  système  que  sortirent,  pour  la  pre- 
mière fois,  les  privilèges  et  les  coutumes  réguliè- 
res des  bardes  et  du  bardisme  de  l'île  de  Prydein. 

135  {Myv..  406,  58).  Les  trois  premiers  bardes 
précurseurs  de  l'île  de  Prydein  :  Plenydd,  Alawn, 
Gwron  (3)  ;  ce  sont  eux  qui  ont  imaginé  les  privi- 


(1)  Arsanff  indique  l'action  de  presser,  peser  sur.  On  ne  sait  pas 
au  juste  de  quelle  espèce  de  charrue  il  est  fait  ici  mention. 

(2)  Ta.t-a.wen,  «  père  de  l'inspiration  ;  »  c'est  l'épithète  ialaguen, 
que  donne  Nennius  à  Talhaiarn  (Géncal.,  ap.  Pétrie,  Mon.  hist  . 
Brit.). 

(3)  Go  sont  là  probablement  des  abstractions.  Alawn  semble  un 
dérivé  de  alaw,  «  musique  »;  Plenydd,  «  éclat,  rayonnement  »  ; 
Gwron  a  le  sens  de  héros,  vaillant.  Dans  les  Chivedlau  y  Doe- 
thion,  Plenydd    est  qualifié  de  fils  de  Hu  Hydr(Hu  l'Audacieux.) 


316  LES    MABINOGION 

lèges  et  les  usages  des  bardes  et  de  la  poésie;  c'est 
pourquoi  on  les  appelle  les  trois  bardes  primor- 
diaux. 11  y  avait  bien  eu  avant  eux  bardes  et  poésie, 
mais  il  n'y  avait  pas  de  constitution  régulière;  les 
privilèges  et  les  pratiques  dépendaient  de  la  géné- 
rosité et  de  la  noblesse  d'âme,  sous  la  protection 
du  pays  et  de  la  nation,  avant  le  temps  de  ces  trois 
hommes.  Certains  disent  qu'ils  vivaient  du  temps 
de  Prydein,  fils  d'Aedd  Mawr;  d'autres,  du  temps 
de  Dyvnwal  Moelmud,  son  fils,  que  certains  vieux 
livres  appellent  Dyvnvarth,  fils  de  Prydein. 

136  {Myv..  407,  89).  Trois  bons  rois  de  l'île  de 
Prydein:  Prydein,  fils  d'Aedd  Mawr,  qui  régla  les 
rapports  de  société  dans  le  pays  et  la  nation,  ainsi 
que  les  rapports  de  contrée  à  contrée  dans  l'île  de 
Prydein;  Dyvnwal  Moelmud,  qui  améliora  et  aug- 
menta les  statuts,  les  lois,  les  privilèges  et  les 
coutumes  de  la  nation  des  Cymry,  de  façon  qu'il  y 
eût  toute  sécurité  pour  tous  ceux  qui  se  trouve- 
raient dans  l'île  de  Prydein  sous  la  protection  de 
Dieu  et  de  sa  paix,  sous  la  protection  du  pays  et  de 
la  nation  ;Hywel  Dda  (le  Bon)  {l),fils  de  Cadell  ab 

{lolo  mss.,  p.  263,  28).  Alawn  est  qualifié  de  barde  de  Prydein 
(ibid.,  p.  263,  14). 

(1)  Hywel  Dda  devint,  à  la  mort  de  son  père  Cadell,  roi  du 
sud  de  Galles  et  de  Powys,  vers  909  (Ann.  Cambr.).  A  la  mort 
d'Idwal  Voel,  fils  de  son  oncle  Anarawt,  il  ajouta  Gwynedd  à  ses 
Etats,  et  étendit  sa  domination  sur  tout  le  pays  de  Galles.  L'acte 
principal  de  sa  vie,  c'est  la  révision  des  lois  galloises.  Il  mourut 
en  950  {Ann.  Camb.  ;  cf.  Brut  y  Tyw.,  Myv,  arch.,  p.  889,  de- 
puis l'an  900  jusqu'en  948;  cf.  Ancient  Laws,  I,  préface). 


APPENDICE  317 

Rhodri  Mawr,  roi  de  tout  Cymru,  qui  réforma  les 
lois  de  l'ile  de  Prydeln,  comme  le  réclamaient  les 
révoluUonsct  les  tribulations  qu'avait  eues  àsouiïrir 
la  nation  des  Cymry,  pour  empêcher  ce  qui  était 
bienfaisant  de  se  perdre  et  éviter  que  les  bonnes 
lois  ne  trouvassent  pas  leur  place,  leur  rôle  na- 
turel et  leur  effet  dans  la  constitution  du  pays  et 
de  la  nation.  Ce  furent  les  trois  meilleurs  législa- 
teurs. 

137  {Miju.,  407,  60).  Trois  forts  de  l'île  de  Pry- 
dein  :  Gwrnerth  Ergydlym  (au  coup  aigu),  qui  tua 
l'ours  le  plus  grand  qu'on  eût  vu  avec  une  flèche 
en  paille  ;  Gwgawn  Lawgadarn  (à  la  main  puis- 
sante), qui  roula  la  pierre  de  Maenarch  (1)  du  val- 
lon jusqu'au  sommet  de  la  montagne  :  elle  était  si 
grosse  qu'il  ne  fallait  pas  moins  de  soixante  bœufs 
pour  la  traîner  ;  Eidiol  Gadarn  (le  Fort),  qui  tua 
six  cent  soixante  Saxons,  dans  la  trahison  de  Caer- 
sallawg  (2),  avec  une  quenouille  de  frêne  sauvage, 
depuis  le  coucher  du  soleil  jusqu'à  la  nuit. 

138  {Myu,,  407,  61).  Trois  familles  royales  furent 
emmenées  en  captivité,  depuis  les  bisaïeux  jus- 
qu'aux arrière-petits-fils,  sans  qu'un  seul  échappât: 
la  famille  de  Lyr  Llediaith,  qui  fut  emmenée  en 
captivité  jusqu'à  Rome  parlesCésariens  ;la  famille 


(  l)  Les  lolo  mss.  mentionnent,  parmi  les  fondateurs  de  monas- 
tères, Maenarch,  seigneur  de  Hereford  ;  il  fonda  Geili  Gaer  (lolo 
mss.,  p.  221). 

(2)  Gaer  Sallawg  (Od-Sarum  ?j  ;  dans  ce  district  était  Caer  Gara- 
dawc  ;  V.  plus  haut,  triade  119.  Pour  Eidiol,  voy.  Mub.,l,21i,n.  1. 


318  LES    MABINOGION 

de  Madawg  fils  de  Modron  (1),  qui  fut  tenue  en 
prison  par  lesGwyddylFichti,  enAlban  ;  la  famille 
de  Gair,  fille  de  Geirion,  seigneur  de  Geirionydd  (2), 
par  un  arrêt  de  la  loi  du  pays  et  de  la  contrée,  fut 
mise  dans  la  prison  d'Oeth  et  Anoeth.  Aucune  des 
trois  ne  s'échappa.  Ce  fut  la  captivité  la  plus  com- 
plète qu'on  ait  jamais  connue. 

139  (i1/i/y.,407,  62).  Trois  archevêchés  de  Tîle  de 
Prydain  :  le  premier  est  celui  de  Llandav,  par  le 
bienfait  de  Lleurwg,  fils  de  Coel  ab  Cyllin,  qui 
donna,  le  premier,  des  terres  et  le  privilège  de  na- 
tionalité à  ceux  qui  embrassèrent  les  premiers  la 
foi  dans  le  Christ  ;  le  deuxième  est  celui  de  Caer 
Evrawc  (York),  par  le  bienfait  de  l'empereur  Cys- 
tenyn  :  ce  fut  le  premier  des  empereurs  de  Rome 
qui  embrassa  la  foi  dans  le  Christ;  le  troisième  est 
celui  de  Llundain  (Londres),  par  le  bienfait  de 
l'empereur  Macsen  Wledig  (3).  Après   eux  furent 


(1)  Probablement  Maboa  ab  Modron;  v.  triade  56  ;  cf.  Màh.,  I, 
32",  n.  1.  Modron,  ce  qui  est  à  noter,  est  sa  mère  (cf.  Conchobar 
mac  Nessa,  désigné  aussi  par  le  nom  de  sa  mère). 

(2)  Geirionydd  est  un  petit  district  dans  la  partie  la  plus  sau- 
vage du  Snowdon,  en  Carnarvonshire  ;  il  y  a  un  lac  qui  porte  ce 
nom.  Voy.  la  triade  56. 

(3)  Gaufrei  de  Monmouth  donne  comme  les  trois  premiers  arche- 
vêchés de  Bretagne,  fondés  à  la  suite  de  la  conversion  de  Lucius, 
Londres,  York  et  Gaerlleon  sur  Usk,  en  Glamorgan.  Le  rédacteur 
de  la  triade  devait,  probablement,  être  du  pays  de  Llandav.  Le 
Liber  Landàv.  prétend  aussi,  en  effet,  que  saint  Germain  et 
Lupus  établirent  saint  Dubrice  à  Llandav,  comme  métropolitain 
de  toute  la  Bretagne  du  Sud  (p.  65-66).  La  version  de  Gaufrei 
est  plus  vraisembable  ;  il    est  tout   naturel  qu'il  se  soit  établi,  au 


APPENDICE  319 

fondés  ceux  de  Caerllion  surWysg,  deCelliwig  en 
Cernyw,  de  Gaer  Riannedd  (Glasgow)  dans  le  Nord, 
Maintenant,  il  y  en  a  Mynyw,  Gaer  Evrawc  et  Gaer 
Gaint  (l). 

140  {Myv.,  407,  63).  Los  trois  principaux  sièges 
de  l'île  de  Prydain;Llundain,Gaerllion  sur  Wysg, 
Gaer  Evrawc  (2). 

141  {Myv.,  407,  65).  Trois  ports  privilégiés  de 
l'île  de  Prydain  ;  le  port  d'Ysgewin  (3)  en  Gwent  ; 
le  port  de  Gwygyr  (4)  en  Mon  ;  le  port  de  Gwyddnaw 
en  Geredigiawn. 

142  (Myv.,  407,  66).  Trois  principaux  fleuves 
de   l'île  Prydain  :  la  Havren  en  Gymru  ;  la  Tain 


chef-lieu  de  la  Britannia  secunda,  un  évêché  métropolitain.  Les 
premiers  évèques  authentiquement  connus  sont  ceux  d'York,  Lon- 
dres, et  Lincoln,  qui  figurent  au  concile  d'Arles,  en  314. 

(1)  Saint-David's  ou  Mynyw.  York  et  Gantorbery.  L'évêché  de 
Saint-David,  correspondant  au  pays  de  Demetae,  et  celui  de 
Llandav,  correspondant  au  pays  des  Silures,  se  disputèrent  long- 
temps la  prééminence  (voy.  Girald.  Cambr.,  De  jure  et  statu  Me- 
nevensis  Ecclesiae).  Le  pape  Innocent  111  termina  la  querelle, 
en  1207,  en  obligeant  tous  les  évêchés  gallois  à  reconnaître  la 
suprématie  de  Gantorbery  (Wilkins,  Concil.,  I,  523). 

(2)  G'est  la  version  de  Gaufrei. 

(3)  Stephens  (Liter,  of  the  Cymry,  p.  323)  traduisant  un  passage 
du  poète  Meilir,  où  il  est  question  de  Forth  Ysgewin,  l'identifie 
avec  Portskewit.  D'autres  y  voient  Newport  sur  Usk  (Cambro- 
Briton,  I,p.  8).  Il  paraît  certains  que  c'est  Porthskewit  en  Gwent  is 
Coed  (Monmouthshire). 

(4)  Forth  Gwygyr  en  Mon  est  mentionné  par  Taliesin  (Four  anc. 
books,  U,  p.  206,  V.  11).  On  l'identifie  à  tort  avec  Beaumaris  (Fowel, 
History  of  Wales,  voy.  les  cartes).  G'est  aujourd'hui  Gemais,  petit 
port  en  Llanbadrig,   dans   Ic  N.-O.  d'Anglesey,  situé  à  l'embou- 


320  LES    MABINOGION 

(Tamise)   (1)   en    Loegr  ;    l'Hyinyr  (rHumber)  en 
Dyvr  et  Bryneich. 

U3{Myv.,  408,  85).  Trois  vachers  de  tribu  deTîle 
dePrydain.  Lepremier,  Benrenle  vacher,  à  Gorwen- 
nyd  (2),  gardant  le  troupeau  de  Caradawc,  fils  de 
Bran,  et  de  sa  famille  :  il  y  avait  dans  ce  troupeau 
vingt  mille  vaches  laitières  et  une  en  plus.  Le  second, 
Gwydyon,  fils  de  Don,  garda  les  vaches  de  la  tribu 
de  Gwynedd  Uch  Conwy(3)  :  il  y  avait  dans  ce  trou- 
peau vingt  mille  vaches  laitières  et  une  en  plus.  Le 
troisième,  Llawvrodedd  Varvawc,  garda  les  vaches 
de  Nudd  Hael  (4),  fils  deSenulltrdans  ce  troupeau,  il 
y  avait  vingt  mille  vaches  laitières  et  une  en  plus. 

144  (Myv. ,40S,  87).  Trois  premières  cités  de  l'île 
de  Prydain  ;  Caerllion  sur  Wysg  en  Gymru  ;  Llun- 
dainen  Lloegr;Caer  Evrawc  en  Deivr  et  Bryneich. 

145  {Myv.,  408,  88).  Trois  tours  de  force  de  l'île 
de  Prydain  :  soulever  la  pierre  de  Cetti  (5)  ;  cons- 


chure  de  la  petite  rivière  Gwygyr(Eg.  Phillimore,  Owens  Pembrok, 
II,  p.  371). 

(1)  La  forme  Tavwys  suppose  une  forme  vieille  et  celtique 
Tameis-  (cf.  Tamesis). 

(2)  District  de  Gwent,  correspond  probablement  au  doyenné  ac- 
tuel de  Grûneath  (Mo  mss.,  p.  398). 

(3)  Uch  Conwy  (au-dessus  de  la  Conwy)  et  Is  Conwy  (au-dessous 
de  la  Conwy)  étaient  les  grandes  divisions  du  cantrev  d'Arvon 
{Myv.  arch.,  p.  738). 

(4)  Voy.  Mab.,  I,  314,  n.  1.  Il  a  eu  un  Nudd, chef  des  Bretons  du 
Nord,  frère  de  Gwenddoleu,et  fils  de  Keidiaw  (Four  ancient  books, 
II,  app.  p.  454).  Il  semble  avoir  été  confondu  avec  Nudd  ab  Senyllt^ 
et,  en  tous  cas,  avec  le  dieu  Nudd  (Nodens)  père  de  Gwynn. 

(5)  Suivant  les  Mo  mss.,  (p.  83),  il   y    avait  à  Cevn-y-bryn,   en 


APPENDICE  321 

truirc  Gwaith  Emrys  (1)  (l'œuvre  d'Emrys)  ;  briser 
la  pile  de  Cyvrangon. 

146  {Mi)v.,  409,  89).  Trois  astrologues  bénis  de 
l'île  de  Prydain  :  Idris  Gawr  (2)  (le  géant);,  Gwy- 
dyon,  fds  de  Don  ;  Gwyn,  fils  de  Nudd.  Si  étendues 

Gower,  une  pierre  adorée  par  les  païens.  Saint  David  la  fendit  de 
son  épce,  et  fit  jaillir  une  fontaine  de  dessous  la  pierre.  Ce  mira- 
cle convertit  les  païens.  Suivant  le  Cumbro-Brilon,  il  y  a  encore, 
en  Gower,  une  énorme  pierre  qui  porte  ce  nom  {Cambra- Briton, 
11,  p,  387). 

(1)  Suivant  Gaufrei  de  Monmouth,  Aurelius  Ambrosius  (Kmrys 
voulant  élever  un  tombeau  à  la  mémoire  des  trois  cents  nobles 
bretons  tués  à  Gaer  Caradoc,  et  ensevelis  sur  la  montagne 
d'Ambri,  près  de  cette  ville,  Merlin,  barde  de  Vortigern,  lui  con- 
seilla d'aller  prendre  les  immenses  pierres  du  mont  Killaraus,  en 
Irlande,  et  de  les  faire  dresser  sur  le  mont  Ambri.  On  envoya  des 
troupes  bretonnes  sous  les  ordres  d'Uther  Pendragon,  demander 
les  pierres  à  Gillomanius,  roi  d'Irlande,  qui  les  reçut  fort  mal,  se 
moqua  d'eux,  et  leva  une  armée  contre  eux.  Los  Irlandais  battus, 
les  Bretons  se  mirent  en  devoir  d'enlever  les  pierres.  Rien  ne 
réussissant,  Merlin  y  arriva  facilement  par  ses  artifices.  Ces  pier- 
res furent  transportées  sur  le  mont  Ambri,  et  y  furent  dressées 
{Hisl.,  VIII,  9-12).  Les  Anglais  appellent  cet  amas  de  pierres  Stan- 
heng  (Stonehenge  (ibid.),  IV,  4).  Giraldus  Gambr.  dit  qu'il  avait 
existé  autrefois  dans  la  plaine  de  Kildare,  non  loin  d'un  Gastrum 
Nasense  (Naas),  un  amas  de  pierres  prodigieux;  on  l'appelait  Cho- 
rea Giganlum  (c'est  aussi  l'expression  de .  Gaufrei;  ;  les  pierres 
avaient  été  apportées  des  extrémités  de  l'Afrique  en  Hibernie 
(Topuyr.Ilib.,H,  18;.  SuivantGaufrei,  les  géants  Icsauraient  appor- 
tées d'Afrique  pour  s'en  servir  pour  leurs  bains,  quand  ils  étaient 
malades.  Camden  voit  dans  le  mont  Killaraus,  Killair  en  Meath 
(Nennius,  éd.  San-Marte,  p.  361,  c.  X.  note  24).  L'endroit  précis 
parait,  en  etl'et,  être  dans  la  paroisse  de  Killar,  baronie  de 
Rathconrath,  comté  de  West-Meath  (John  Rhys,  Celtic  heathen- 
dom, p.  192). 

(2)  Une  des  montagnes  les  plus  élevées  du  pays  de  Galles,  dans 

"  21 


;i22  LES    MABINOGION 

étaient  leurs  connaissances  au  sujet  des  astres,  leur 
nature  et  leurs  qualités,  qu'ils  prédisaient  tout  ce 
qu'on  désirait  savoir  de  l'avenir  jusqu'au  jour  du 
jugement. 

147  [Mijv.,  409,  91).  Trois  bons  sculpteurs  de  l'île 
de  Prydain  :  Corvinwr,  barde  de  Ceri  Hir  Lyng- 
\wyn  (T),  qui  fit  un  navire  avec  voiles  et  gouvernail 
pour  la  nation  des  Cymry;  Morddal  Gwr  Gweilgi, 
charpentier  de  Cereint,  fils  de  Greidiawl  (2),  qui, 
le  premier,  apprit  à  la  nation  des  Cymry  à  travailler 
la  pierre  et  la  chaux,  à  l'époque  où  Tempereur 
Alexandre  était  occupé  à  soumettre  l'univers  à  ses 
lois;  Coel,  fils  de  Cyllin  ab  Caradawc  ab  Bran,  qui 
fit  le  premier  un  moulin,  avec  ses  roues  et  sa 
meule,  pour  la  nation  des  Cymry  (3).  C'étaient  trois 
fils  de  bardes. 

148(3/^/1'.,  489,  92).  Trois  inventeurs  de  musique 
et  d'inspiration  pour  la  nation  des  Cymry  :  Gwyd. 
don  Ganhebon(4),  qui,  le  premier  au  monde,  com- 
posa un  chant;  Hu  Gadarn,  qui,  le  premier,  con- 
féra au  chant  le  privilège  de  garder  la  tradition  et 


le  Merionethshire,  porte  le  nom  de  Gader  Idris,  la  chaire  ou  fort 
d'Idris. 

(1)  Corvinwr  a,  sans  doute,  le  même  sens  que  corvingdd,  archi- 
tecte. Llyngivyn  parait  dérivé  de  Hong,  vaisseau. 

(2)  Greidiaicl  porte  l'épithète  ordinaire  de  gallovydd  ou  gallt-o- 
vydd,  maître  es  machines  ou  mécanicien.  Voy.  Mab.,  I,  26l,n.   2. 

(3)D'aprèsles  lolo  mss., c'est  en  340 ap.  J.-G.  que  furent  inven- 
tés les  moulins  à  eau  et  à  vent;  il  n'y  avait  auparavant  que  des 
moulins  à  bras  {lolo  mss.,  p.  42). 

(4)  Givyddon  sijçnifie  le  savant. 


APPENDICE  323 

les  souvenirs;  ïydairi  Tad  Awen  qui,  le  premier, 
fit  du  chant  un  art  et  régla  l'inspiration.  C'est  grûce 
à  leurs  travaux  qu'on  eut  bardes  et  poésies.  Toutes 
ces  choses  furent  soumises  à  des  privilèges  et  des 
usages  par  les  trois  bardes  fondateurs  :  Plennydd, 
Alawn,  Gwron. 

149  {Myv.,  40-3,  93).  Les  trois  premiers  précep- 
teurs de  l'île  de  Prydain:  TydainTad  Awen  ;  Menyw 
Hen  (!)  (le  vieux);  Gwrhir,  le  barde  de  Teilaw,  à 
Llandav.  C'étaient  trois  fils  de  bardes. 

150  {Myv.,  409,  97).  Trois  principaux  chefs-d'œu- 
vre de  l'ile  de  Prydain  :  le  navire  de  Nevydd  Nav 
Neivion  (2),  qui  porta  un  maie  et  une  femelle  de 
chaque  espèce  vivante  quand  se  rompit  Tétang  de 
Llion  ;  le  second  fut  l'œuvre  des  bœufs  cornus  de 
Hu  Gadarn  (3),  qui  traînèrent  Vavanc  (4)  de  l'étang 
à  terre,  après  quoi  l'étang  ne  se  rompit  plus  ;  le 
troisième,  ce  sont  les  pierres  de  Gwyddon  Ganhe- 
bon,  sur  lesquelles  se  lisaient  tous  les  arts  et  toutes 
les  sciences  du  monde. 

151  {Myv.,  409,  98).  Trois  instructeurs  bénis  de 
l'île  de  Prydain  :  Cadawg,  fils  de  Gwynlliw,  à  Llan- 
garvan  ;  Madawc  (5)  Morvryn,  dans  le  collège  d'Ill- 


(i)  Voy.  Mal),,  l,,2,s9,  n.  1. 

(2)  Voy.  Mab.,  I,  2à4,  n.  6. 

(3)  Voy.  Mah  ,  II,  voy.  plus  haut,  triade  107. 

(4)  Voy.  plus  haut,  p.  92,  n.  2. 

(5)  MyrdJin  le  barde  est  dit  fils  de  Morvryn.  Les  lolo  mss.  le 
font  fils  de  Morydd  et  arrière-petit-fils  de  Cocl  Godebawg.  Il  est 
moine  au  monastère  d'IUtud  (lolo  mss.,  p.  12"). 


324  LES    MABINOGION 

tud;  Deinioel  Wynn  (1)  (le  blanc,  le  bienheureux), 
en  Gwynedd.  C'étaient  trois  fils  de  bardes. 

152  {Myv.,  409,  99).  Trois  gardiens  de  moutons 
de  l'île  de  Prydain  :  Colwyn,  berger  de  la  tribu  de 
Bran,  fils  de  Llyr  Llediaith,  en  Morganwg;  Py- 
bydd  Moel  (le  chauve),  berger  de  la  tribu  de  Te- 
gern  Llwyth  Llwydiarth,  en  Mon  ;  Gwesyn,  le  ber- 
ger de  la  tribu  de  Goronwy,  fils  d'Ednyvain  (2), 
roi  de  Tegeingl,  en  Rhyvoniog  :  c'est  son  nom  de 
gwesyn  qu'on  a  donné  au  gardien  de  moutons  (3). 
Le  nombre  des  moutons  qu'ils  gardaient  était  de 
cent  vingt  mille;  il  avaient  sous  leur  dépendance 
chacun  trois  cents  fils  de  serfs,  sous  la  protection 
de  la  nation  des  Cymry. 

153  {Myv.,  41 1, 126).  Rhodri  Mawr  (le  Grand)  éta- 
blit en  Cymru  trois  circonscriptions  royales  :  Dine- 
vwr,  Aberffraw,  Mathraval,  et   dans   chacune  un 

(1)  Ueinioel  est  le  Daniel  des  Ann.  Camhr.,  mort  en  584.  Il  était 
fils  de  Dunawd  ab  Fabo  et  fonda,  dit-on,  avec  son  père,  le  grand 
monastère  de  Bangor,  sur  la  Dee.  Il  en  sortit  pour  fonder  un  au- 
tre monastère  dans  le  Carnarvonshire,  appelé  de  son  nom  Bangor 
Deinioel  ou  encore  Bangor  Vawr,  à  l'endroit  où  se  trouve  la  ville 
actuelle  de  Bangor.  Maelgwn  fit  de  Bangor  un  évêché  (Rees,  Essay 
on  the  Welsh  saints,  p.  258).  Des  églises  lui  étaient  consacrées 
(Mo  mas.,  p.  102,  126,  127), 

(2)  D'après  la  triade  120,  Ednyvain  Bendew  (Grosse-Tête',  roi  de 
Tegeingl,  était  père  de  Madawc  Min,  évêque  de  Bangor,  qui  trahit 
Llywelyn  ab  Sitsyll,  et  vivait,  par  conséquent,  au  x"  siècle,  pro- 
bablement dans  la  deuxième  moitié  de  ce  siècle.  Il  a  été  souvent 
confondu  avec  Ednyvain  ab  Bradwen,  qui  était  un  seigneur  de 
Merioneth,  et  vécut  bien  plus  tard.  Williams,  Eminent  Welshmen^ 
a  commis  cette  erreur,  avec  bien  d'autres  d'ailleurs. 

(3)  Gwesyn  signifie  petit  valet  :  c'est  un  diminutif  de  gioas. 


APPENDICE  325 

roi  couronné  (1).  L'aîné  des  trois,  quel  qu'il  fût, 
était  le  chef  des  rois,  c'est-à-dire  le  roi  de  tout 
Cymru.  Les  deux  autres  obéissaient  à  ses  ordres  ; 
sa  voix  était  supérieure  aux  leurs  ;  il  était  juge  su- 
prême et  chef  des  anciens  dans  chaque  session  de 
l'assemblée  nationale  et  dans  chaque  convocation 
du  pays  et  de  la  nation. 

Ainsi  se  terminent  les  cent  vingt-six  triades  de 
l'île  de  Prydain.  Ces  triades  ont  été  tirées  du  livre 
de  Caradoc  de  Nant  Garvan  et  du  livre  de  leuan 
Brechva,  par  moi  Thomas  Jones  de  Tregaron  : 
c'est  tout  ce  que  j'ai  pu  avoir  des  trois  cents.  — 
1601. 

(1)  Voy.  triade  128. 


II 

GÉNÉALOGIES    DE    LA    FIN    DU    DIXIEME    SIECLE 

Tirées  du  manuscrit  Harl.  3859  (1). 

I 

Ouen  map  (fils)  Iguel  (2) 
map  Catell  (3) 

(1)  Voy.  plus  haut  Triades,  p.  201.  Ces  généalogies  auraient 
besoin  d'être  complétées  par  d'autres,  mais  celles  qui  existent  sont 
plus  récentes  et  ont  subi  des  remaniements.  Mon  but  n'est  pas 
d'ailleurs  de  faire  un  travail  sur  les  généalogies  galloises,  sujet  dif- 
ficile et  des  plus  intéressants,  mais  de  montrer  qu'il  existe  au 
milieu  du  chaos  créé  par  Gaufrei  de  Monmouth  et  ceux  qui  l'ont 
suivi,  des  points  de  repère  solides.  Je  me  borne  à  combler  certai- 
nes lacunes  par  les  généalogies  tirées  du  manuscrit  du  collège  de 
Jésus  d'Oxford,  n°  20,  du  xiv  siècle,  publiées  par  M.  Egerton  Phil- 
limore  (Y  Cymmrodor,  VIII,  I,  p.  83-90).  Pour  les  personnages,  les 
lecteurs,  à  défaut  de  notes,  se  référeront  à  Tlndex.  Chaque  fois 
que  les  Ann-  Cambriae,  celles  qui  vont  jusqu'à  l'année  954,  men- 
tionnent un  des  personnages  des  généalogies,  je  le  constate  en 
note.  Le  texte  auquel  je  me  réfère  est  celui  de  M.  Egerton  Philli- 
more  (Y  Cymmrodor,  IX,  I).  Je  n'ai  recours  que  rarement  aux  dif- 
férents Brut  y  Tywysogion  (Chronique  des  princes)  et  aux  Ann. 
Cambriae  qui  partent  de  l'année  955.  On  trouvera  ces  généalogies 
avec  d'autres  dans  le  travail  considérable  d'A.  Anscombe,  Indexes 
to  Welsh  Genealogies  {Archiv  fur  Celt.  Lexicographie,  I,  p.  188, 
513;  II.  147). 

(2)  Ann.  Cambriae,  à  l'année  950  :  Higuel  rex  Brittonum  moritur, 
C'est  Howel  ou  Hywel  Dda.  D'après  le  Brut  y  Tyicysogion,  chro- 
nique tirée  du  Livre  Ronge  de  Hergest,  et  publiée  par  Pétrie 
{Monum.  hist,  brit.),  Owen  ab  Higuel  meurt  en  987. 

(3)  Catell,  gallois  moyen  Cadell,  fils  de  Rodri  le  Grand,  devient 
roi  du  Sud-Galles  en  877,  et  meurt  en  909  {Ann.  Cambr.). 


i 


APPENDICE  327 

map    Rotri  (1) 

map  Mermin  et  Etthil  merch  (fille)  Cin- 

nan  (2) 
map  Rotri  (3) 
map  lutguaul 


(1)  Rotri  (Rhodri  mawr  ou  Rhodri  le  Grand),  roi  de  Galles,  périt 
en  877  dans  une  bataille  contre  les  Saxons  (Ann.  Camhr.).  Il  était 
fils  de  Mermin  (Mervyn  Vrych)  et  de  Essylit.  fille  de  Cinan  Tin- 
daethwy.  Il  avait  épousé  Angharad,  fille  de  Meuric,  roi  de  Cardigan. 
Le  texte  des  généalogies  du  ms.  20  du  Collège  de  Jésus  est  altéré 
en  ce  qui  le  concerne,  ainsi  que  Mermin  (n»  XIX,  XLII). 

(2)  Ethill,  plus  lard  Essylit,  était  fille  de  Cynan  dit  Tindaethwy 
{cymnijcd  et  château  du  cantrev  de  Rhosyr  en  Mon),  roi  de 
Gwynedd.  Du  côté  paternel,  Mermin  était  fils  de  Gwryat  ab  Elidir, 
et  de  la  race  de  Coel  (généalogie  du  ms.  20  du  collège  de  Jésus, 
n"  XVII,  XIX),  et  fils  de  Nest,  fille  de  Cadell,  roi  de  Powys.  Il 
ne  faut  pas  le  confondre  avec  Mermin.  fils  de  Rodri  le  Grand, 
dépossédé  du  royaume  de  Powj's  par  son  frère  Cadell,  ni  avec 
Mervyn  mawr  ou  le  Grand,  fils  d'Anarawt  G^^•alltgr^vn  ab  Tutwal 
Tutclyt,  Tutwal  était,  par  sa  fille  Gelemion,  grand-père  d'Elidyr 
ab  Gwriat  ab  Mervyn  ab  Rodri  Mawr  (ibid.,  XIX).  Mermin,  mari 
d'Etthill  et  père  de  Redri  mawr,  meurt  en  844  (Ann.  Cambr.).  Sur 
Ethill  (Essjilt),  v.  J.  Loth,  Les  noms  de  Tristan  et  Iseut  (Revue 
Celt.,  1911,  fasc.  4)  ;  Contrib.  à  l'étude  des  romans  de  la  Table 
ronde,  Paris,  1912. 

(3)  Rotri  map  lutguaul  (Rhodri  ab  Idwal),  surnommé  Molwynog 
ou  Maelwynog,  meurt  en  754  (Ann.  Cambr.).  Il  était  descendant 
de  Cunedda  (généal.  du  ms.  20  du  collège  de  Jésus,  XXII).  On 
lui  attribue  les  victoires  de  Heilin  (Uehil  dans  les  Ann.  Camhr.), 
en  Cornouaillcs,  do  Garthmaelog,  en  Glamorgan,  de  Pencon,  en 
Sud-Galles,  remportées  sur  les  Saxons  en  721  {Brut  y  Tyiv.,  ap. 
Pétrie,  Mon.  hist.  brit.  ;  cf.  Ann.  Cambr.,  h  l'année  721).  Hahil 
doit  être  le  Elhil  du  Domesday  Book;  ce  serait  d'après  le  Rév. 
Taylor,  auj.  Ellenglaze  [Ellynglas  du  temps  d'Henri  VIII), en  Cu- 
bert,  près  de  Newquay. 


328  LES    MABINOGION 

map  Catgualart  (1) 

map  Catgollaun  (2) 

map  Gatman  (3) 

map  lacob  (4) 

map  Beli 

map  Run 

map  Mailcun  (5) 

map  Catgolaun  Lauhir  (6) 

map  Eniaun  Girt 

map  Guneda  (7) 

(1)  Catgualart  (CadAvaladr  ou  Cad-svaladyr)  meurt  en  682  {Ann. 
Cambr). 

(2)  Catguolaun  map  Gatman  (Cadwallawn  ab  Gadvan)  périt  en 
631,  d'après  les  Ann.  Cambr.,  et,  d'après  Bède,  en  635.  Voy. 
l'Index. 

(3)  Gatman  (Gadvan),  roi  de  Galles.  Son  épitaphe  existe  encore 
dans  l'église  de  Liangadwaladr,  en  Anglesey,  près  d'A.berffraw 
(Voy.  l'Index).  Les  caractères,  d'après  Hiibner  (Inscr.  brit.  chr.), 
dénotent  une  inscription  du  vi'-vii'  siècle. 

(4)  lacob  (lago)  meurt  en  613  (Ann.  Cambr.), 

(3)  Mailcun  (Maelgwn),  le  Maglocunos  de  Gildas,  meurt  de  la 
peste  en  547  lAnn.  Camhr).  Les  Ann.  de,  Tigernach  mettent  cette 
peste  en  550  ;  voy.  l'Index. 

(6)  Gatguolaun  à  la  main  longue.  D'après  les  généalogies  du 
ms.  20  du  collège  de  Jésus,  Gatwallawn  Llawliir  et  Einya-\v[n] 
auraient  été  deux  frères,  fils  de  Didlet,  roi  des  G\vyddyl  Ffichti 
(n°  XXIII).  Or  ces  généalogies  font,  au  n°  XXII,  Gatwallawn  fils 
d'Einyawn  Yrth  (Eniaun  Girt).  Le  copiste  aura  mal  lu,  sans  doute. 
Nos  généalogies,  n"  III,  font  en  effet,  de  Ginglas,  un  fils  d'Eugein 
(Owein)  map  Enniaun  Girt  map  Guneda. 

(7)  Gunedag,  d'après  Nennius,  serait  venu  en  Galles,  de  Manau 
Guotodin,  cent  quarante- six  ans  avant  le  règne  de  Mailcun,  et 
en  aurait  expulsé  les  Scots;  voy.  plus  bas  n"  XXXII,  et  d'après 
l'Index,  les  notes  à  Maelgwn,  mort  en  547. 


APPENDICE  329 

map  /Etern 

map  Patern  Pesrud  (1) 

map  Tacit 

map  Cein 

map  Guorcein  (2) 

map  Doli 

map  Guordoli 

map  Dumn 

map  Gijrdumn 

map  Amguoloyt 

map  Anguerit 

map  Oumun 

map  Dubun 

map  Brithguein 

map  Eugein 

map  Aballac 

map  Amalech,  qui  fuit  Beli  magni  filius, 
et  Anna  mater  eius,  quam  dicunt  esse 
consobrinam  Mariae  virginis,matris  do- 
mini  nostri  lesu  Christi  (3) 

(1)  Pesrud, mieux  Peisrud, ou  Patern  ;t  la  robe  rouge.  JohnRhys 
y  voit  une  allusion  à  la  pourpre  romaine  (Celt.  Brit.,  p.  118). 

(2)  Cein,  Gusrcein  ;  Doli,  Guor-doli,  etc.  L'analogie  avec  les 
généalogies  des  rois  Pietés  de  la  dynastie  des  Brude  est  frap- 
pante. Brude  Pant,  Br.  Ur-pant;  Br.  Cint,  Br.  f/r-cm<,  etc.  (Skene, 
Picts  and  Scots,  pp.  5-8). 

(3)  Cette  généalogie,  en  pai  tant  d'Anarawt,  fils  de  Rhodri  Mawr, 
est  reproduite  dans  Vllistoria  de   Gruffudd   ab  Cynan,  avec  quel- 
ques erreurs   (Myv.  Arch.,    p.    l'2i).    La   généalogie   d'Owein  ab 
Hywel,  donnée  dans  les  Ancient  laws,  éd.  d'Aneurin  Owen,  I,  xv 
est  tirée  de  notre  manuscrit. 


330  LES    MABINOGION 


II 


Ouein  map  Elen  (1)  mere  (fille  de)  Loumarc,map 
Himeyt 
map  Tancoystl  mere  (fille)  Ouein  (2) 
map  Margetiud  (3) 
map  Teudos 
map  Regin 
map  Catgocaun 
map  Cathen 
map  Cloten  (4) 
map  Nougoy 
map  Arthur 
map  Petr 
map  Cinear 
map  Guortepir  (5) 
map  Aireol  (6) 

(1)  Elen,  fille  de  Loumarch  (Llysvarch),  femme  de  Higuel,  et 
mère  d'Ouein,  meurt  en  943,  d'après  le  Brut  y  Tyw.,  Myv.  arch., 
p.  690.  Loumarch,  fils  d'Hiemid,  mieux  Himeid  =z  Hyvaidd, meurt 
en  903  (Ann  Cambr.), 

(2)  Ouein  ou  Eugein,  fils  de  Margetiud,  meurt  en  81)  {Ann. 
Cambr.). 

(3)  Margetiud  '^Nlaredudd  ou  Meredydd),  roi  de  Démet  (Dyved), 
meurt  la  même  année  qu'Ofïa,  roi  de  Mercie  en  "96  {Ann. Cambr.). 

(4)  N»  XV,  Cloten  est  omis  ;  Gripiud,  Teudos  et  Caten  sont  dits 
fils  de  Nougoy. 

(5)  Généalogies  du  ms.  20  :  Gwrdeher  ;  c'est  le  Vortiporios  de 
Gildas.  La  forme  Guorlemir  {Gwerthevyr)  ne  peut  être  identifiée 
avec  Guortepir  =  Gwrdeber. 

(6)  Forme  galloise  régulière  d'Agricola 


APPENDICE  331 

map  Triphun 
map  Clotri 
map  Cloitguin  (1) 
map  Nimet 
map  Dimet 

map  Maxim  Guletic  (2) 
map  Protec 
map  Protector 
map  Ebiud 
map  Stater 
map  Pincr  misser 
map  Constans 
map  Constantini  magni 
map  Constantii  et  Helen  Luitdauc  (3)  que 
de  Britannia  exivit  ad  crucem   Christi 
querendam  usque  ad  Jerusalem,  et  inde 
attulit  secum  usque  Constantinopolim, 
et  est  ibi  usque  in  hodiernum  diem 

III 

Higuel  map  Caratauc 
map  Meriaun 
map  Rumaun 
map  Enniaun 

(1)  Ms.  Gloitguin.  La  forme  du  moyen  gallois  Clydwyn  = 
Cloitguin  ;  cf.  le  nom  de  lieu  armoricain  Cletgiien,  aujourd'hui 
Cleden  (Finistère).  Clydwyn  est  donné  comme  fils  de  Brychan 
Brycheiniog  (généal.  du  ms.  20,  n°  II). 

(2)  Ms.  Gulecic. 

(3)  Voy.  l'Index. 


332  LES    MABINOGION 

map  Ytigoy 

map  Catgual  Crisban 

map  Cangan 

map  Meic 

map  Cinglas  (1) 

map  Eugein  Dantguin  (à  la  dent  blanche) 

map  Enniaun  Girt 

map  Cuneda 

IV 

ludgual  map  Tutagual 

map  Anaraut  (2) 
map  Mermin  (3) 
map  Run 
map  Neithon 
map  Senill 
map  Dinacat 
map  Tutagual 
map  Eidinet 
map  Anthun 

map  Maxim  Guletic  qui  occidit  Gratia- 
num  regem  Romanorum 

(1)  C'est  très  probablement  le  Cunoglasos  de  YEpistoU  de  Gil- 
das.  Gildas  ne  nous  dit  pas  où  il  régnait.  Les  lolo  mss.  le  font  roi 
de  Glamorgan  et  père  de  saint  Cadoc  (p.  171  .  En  tout  cas,  comme 
il  est  fils  d'Eugein  ap  Enniaun  Girt,  il  est  neveu  de  Cadwallavn 
Llaw  Hir,  et  cousin  germain  de  Mailcun  (Voy.  n"  I,  note  à  Gat- 
guolaun). 

(2)  Il  s'agit  d'Anarawt  Gwalltgrwn . 

(3)  C'est  Mermin  le  Grand  ;  voy.  n»  I,   note  5. 


APPENDICE  333 


Run   map  Arthgal 

map  Dumnagual 

map  Ridercli 

map  Eugcin 

map  Dumnagual  (1) 

map  Teudubr  (2) 

map  Beli 

map  Elfin 

map  Eugein 

map  Beli 

map  Neithon 

map  Guidno  (3) 

map  Dumnagual  Hen  (4) 

map  Cinuit 

map  Cerelic  Guletic 

map  Cynloyp 

map  Cinhil 

map  Cluim 

map  Cursalem 

map  Fer 


(1)  Dumnagual  (Dyvnwal)  meurt  en  760  {Ann.  Cambr.). 

(2)  Ms.  Teudebur.  Teudubr  (Tewdwr),  fils  de  Beli,  meurt  en  750, 
l'année  de  la  victoire  des  Bretons  sur  les  Pietés,  à  Mocetauc 
{Ann.  Garnir.). 

(3)  Ms.  Guipno.  Le  signe  anglo-saxon  pour  la  spirante  dentale 
a  été  mal  lu. 

(4)  Voy.  plus  bas,  app.  III. 


334  LES    MABINOGION 

map  Confer   ipse  est  vero  olilauc  di  mor 
medon  (1)  venditus  est 


VI 

Riderch  Hen  (2)  map  Tutagual 
map  Clinoch 
map  Dum[n]gual  Hen 

VII 

Clinog  Eitin  (3)  map  Cinbelin 

map  Dumngual  Hen 

VIII 

Urbgen  (4)  map  Ginmarc 
map  Merchiaun 
map  Gurgust 
[map  Keneu] 
map  Goil  Hen 

(1)  Le  sens  de  ces  mots  gallois  est  incertain.  Faut-il  lire:  Con- 
fer ipse  est  vero  o  litau  di  mor  medon  ventus  est  (pour  venit)  ? 
<  Du  Llydaw  il  vint  à  la  mer  du  milieu?  » 

(2)  D"aprèF  Nennius  (Pétrie,  Mon.hisl.  hrit.,  p.  75),  Riderch  Hen 
/Rhydderchle  Vieux),  combat  avec  Urbgen,  Guallauc  et  Morcant, 
contre  les  Saxons,  entre  5.65  et  593.  C'est  le  même  personnage  que 
Rhydderch  Haal  (Voy,  plus  haut,  triade  16,  n.  5). 

(3)  Probablement  pour  Clitnoy  (Clydno  Eiddin),  suivant  la  re- 
marque de  M.  Egerton  Phillimore.  Pour  Ginbelin  (Gynvelyn),  cf. 
triade  16,  p.  221,  222. 

(4)Uryen  ab  Cynvarch  ;  Voy.  Index. 


APPENDICE  335 


IX 


Guallauc  map  Laenauc 

map  Masguic  Clop  (1) 
map  Ceneu 
map  Coyl  Hen 


X 


Morcant  map  Coledauc 

map  Morcant  Bulc 

map  Cincar  braul  Bran  Hen  (frère  de 

Bran  le  vieux)  (2) 
map  Dumng'Lial  Moilmut 
map  Garbaniaun 
map  Coyl  Hen  Guotepauc  (3) 
map  Tecmant  (4) 
map  Teuhant 
map  Telpuil 
map  Vrban 

(1)  Clop,  f^allois  moderne  Cloff,  «  le  boiteux  ».  Voy.  l'Index  à 
Gwallawc  ab  Lleenawc. 

(2)  Ms.:  map  Cincar  braut  map  Bran  Hen;  Map  est  de  trop  de- 
vant Bran.  Les  généal.  du  ms.  20  du  collège  do  Jésus,  n°  XXXVII, 
portent  ;  Morgant  M.  Cledawc,  M.  Morgant  Mill,  brawt  Branud 
Vreal. 

(3)  (juotcpauc  (Godebog)  étant  l'épithète  habituelle  de  Goel,  le 
map  du  ms.  devant  Giiolepauc  doit  être  supprimé. 

(4)  Tecmant,  gall,  mojen  Tegvan.  Pour  le  nom, cf.  Llan-degvsn 
en  Anglesey,  et  Lan-decvanl,  en  1330,  dans  le  Morbihan,  au.j. 
Landevant. 


336  LES    MABINOGION 

map  Grat 

map  lumetel 

map  Ritigirn 

map  Oadecant 

map  Ouligirn  (1) 

map  Ebiud 

map  Eudos 

map  Eudelen 

map  Aballach 

map  Beli  el  Anna  (2) 

XI 

Dunaut  map  Pappo  (3) 
map  Ceneu 
map  Coyl  Hen 

XII 

Guurci  ha  Peretur  mepion  Eleuther  Cascord  maur 
(Guurci  et  Peretur,  les  fils  d'Eleuther  Cascord 
maur)  (4) 

(1)  Gallois  moyen  Eudeyrn;  de  même,  Rhideyrn  pour  Ritigirn. 

(2)  Cette  généalogie  se  retrouve  dans  la  vie  de  saint  Gadoc  (Rees, 
Lives  of  the  Cambro-hrit.  saints,  p.  82)  et,  en  grande  partie,  dans 
l'Histoire  de  Gruff udd  ah  Cynan,  Mais,  dans  ce  dernier  document, 
le  généalogiste,  s'inspirant  de  Gaufrei,  remonte  à  Brutus,  Enée, 
Adam.  Les  deux  documents  portent  Rimetel  {Hanes  Gruff.:  Rive- 
del)  au  lieu  de  lumetel. 

(3)  Dunawd  ab  Pabo  meurt  en  595  {Ann.  Cambr.). 

(4)  Ils  meurent  en  590  (Ann.  Cambr.);  gall.  mod.  Gwrgi,  Peredur, 
ElilTer  Gorsarordd  Vawr. 


APPENDICE 


337 


map  Letlum  (1) 
map  Ceneu 
map  Coyl  Hen 


XIII 


Tripliun  map  Regin  (2) 

map  Morgetiud  (3) 
map  Teudos 
map  Regin 

XIV 

Regin,  ludon,  Ouen,  très  filii  Morgetiud  sunt 

XV 

Gripiud  (4),  Teudos,  Caten,  très  sunt  filii  Nougoy 
et  Sanant  Elized  filia  illorum  mater  erat  regis 
Pouis  (5) 

(1)  Il  faut  :  map  Guorgust  Lellum(aui.  Gwnvst)  ;  letlwm,k  moi- 
tié nu. 

(2)  Triphun,  fils  de  Kegin  (Reyn),  meurt  en  814  (Ann.  Cambr.). 

(3)  Voy.  n<=  II. 

(4)  Gall.  mod.  Gruffudd  ou  Gryffydd. 

(5)  Il  faut  lire  :  et  Sanant  filia  illius  mater  erat  Elized,  regis 
Pouis.  Elized  (Elisse),à  la  mémoire  duquel  a  été  élevé  le  pilier  de 
Valle  Crucis,  était  roi  de  Powys  de  700  à  750;  Sannan  était  sa  mère. 
Les  généalogies  du  ms.  20  du  collège  de  Jésus,  n»  VIII,  ont  une 
autre  version  :  Gruffud  a  Thewdos  a  Cathen  meibyon  y  vrenhin 
Powys  o  Sanan  verch  Elisse  y  mam.  Ëlisse  verch  Newe  Hen  mab 
Tewdwr.  Si  on  adoptait  cette  version,  il  s'ensuivrait  que  Sannan 
était  fille  de  Neuue  ab  Tewdwr,  et  femme  de  Nougoy  ab  Arthur. 

22  ■ 


338  LES    MABINOGION 

XVI 

Run  map  Neithon 

map  Caten 

map  Caurtam  (1) 

map  Serguan 

map  Letan 

map  Catleu 

map  Catel 

map  Decion 

map  Cinis  Scaplaut 

map  Louhen 

map  Guidgen 

map  Caratauc 

map  Cinbelin 

map  Teuhant 

map  Constanlis 

map  Constantini  magni 

map  Constantini 

map  Galerii 

map  Diocletiani  qui  persecutus  est  Chris- 
tianos  toto  mundo.  In  tempore  illius  passi 
sunt  beati  martires  in  Brittannia,  Alba- 
nus,  Iulianus,Aron,cumaliiscompluribus 

map  Caroci 

map  Probi 

map  Titti 

(1)  Gall.  mod.  Cawrdav. 


APPENDICE  339 

map  Auriliani 

map  Antun,  du[cis?J  et  Cleopatre 

map  Valeriani 

map  Galli 

map  Decius  Mus 

map  Philippus 

map  Gordianus 

map  Alaximus 

map  Alaxander 

map  Aurilianus 

map  Mapmau  cannus  (1) 

map  Antonius 

map  Severus 

map  Moebus 

map  Commodius 

map  Antonius 

map  Adiuuandus 

map  Traianus 

map  Nero  sub  quo  passi  suntbeati  apostoli 

domini  nostri  lesu  Christi  Petri  et  Pauli 
map  Domitianus 
map  Titus 
map  Vespasianus 
map  Claudius 
map  Tiberius  sub  quo  passus  et  Dominus 

noster  lesus  Christus,  [map]  Octavianus 


(1)  A  lire  prob.  map  Maucannus  :  Maiicanrij  gall.  moy.  Mawgan, 
est  un  nom  bien  connu. 


340  LES    MABINOGION 

August!  Cessaris.  In  tempore  illius  natus 
est  Dominas  noster  lesus  Ghristus 

XVII 

Cuhelin  (1)  map  Bleydiud 

map  Caratauc  (2) 
map  louanaul 
map  Eiciaun 
map  Brochmail 
map  Ebiau[n] 
map  Popdelgu 
map  Popgen 
map  Isaac 
map  Ebiau 
map  Mouric 
map  Dinacat 
map  Ebiau 
map  Dunaut 
map  Cuneda  (3) 


(1)  Ms.  Cuhlem. 

(2)  Cf.  nMlI. 

(3)  Voici  cette  généalogie  d'après  le  ms.  20  du  collège  de  Jésus, 
n*  XL  :  Bleidut,  M.  Gradawc,  M.  lewana^vl,  M.  Eigawn,  M.  Bro- 
chuael,  M.  Eidan,  M.  Hoedle^v,  M.  Podgen  Hen,  M.  Isaac, 
M.  Einyawn,  M.  Meuruc,  M.  Dingat,  M.  Einawn,  M.  Dunawt, 
M.  Cuneda  Wledic.  Il  faut  probablement  corriger,  dans  notre 
texte,  Popdelgu  en  Pocîdelgii  et  Popgen  en  Podgen. 


APPENDICE 


XVIII 


341 


Ginan  map  Brochmail  (1) 
map  lutnimet 
map  Egeniud 
map  Brocmail  (2) 
map  Sualda 
map  ludris 
map  Gueinoth 
map  Glitnoth 

map  Guurgint  (3)  Barmb  truch 
map  Catgu[a]Iart 
map  Meriaun 
map  Guneda 

XIX 

Galguallaun  Liu  map  Guitcun 

map  Samuil  Pennissel  (4) 

(1)  Cinan  (Cynan,  fils  de  Brochvacl  Ysgithrog)  ;  son  fils  Sclim 
(Selyf)  est  tué  à  la  bataille  de  Cairlegion  (Chester),  en  613  (Ann. 
Ca.mbr.). 

(2)  Voy.  l'Index.  Il  ne  faut,  pas  le  confondre  avec  Brochmail 
Yscithrawc,  père  de  Cinan.  Les  yVnn.  Camhr.  signalent,  en  662, 
la  mort  de  Brocmail,  peut-être  Brocmail  lils  d'Ebiaun  ;  car,  Selim 
ab  Ginan  ayant  été  tué  en  613,  il  est  peu  probable  qu'il  s'agisse 
de  Brocmail  Yscithrauc.  Les  Ann.  Camhr.  du  xin»  siècle  lui  don' 
nent  seules  ce  surnom. 

(3)  Gall.  mod.  Gwrint  Varvdrvch.Gaufrei  l'a  fait  entrer  dans  ses 
fabuleuses  généalogies  sous  le  nom  de  Givrgiunl  harhtruc.  Dans 
la  version  galloise  de  Gaufrci,  c'est  Gwrgant  varyf  Twrch  ou 
Gwrganl  à  la  barbe  de  porc. 

(4)  Voy.  l'Index. 


342  LES    MABINOGION 


map  Pappo  Post  Priten 
map  Ceneu 
map  Coyl  Hen 

XX 


[A]mor  map  Moriud  (1) 
map  iEdan 
map  Mor 
map  Brechiaul 

XXI 

Meriaun  map  Loudogu 

XXII 

Selim  map  Cinan  (2) 
map  Brocmayl 
map  Cincen 
map  Maucann 
map  Pascent 


(1)  Les  généalogies  du  ms.  20  du  Collège  de  Jésus,  XLVI,  don- 
nent :  Amor,  M.  Morith,  M.  Aidan,  M.  Mor,  M,  Brochvael, 
M.  Kuneda  Wledic.  Cet  exemple,  et  bien  d'autres,  montrent 
quelles  libertés  se  sont  permises  les  généalogistes  du  moyen  âge 
avec  les  généalogies  authentiques  qu'ils  avaient  sous  les  yeux. 
Brochvael,  en  effet,  ne  figure  pas  parmi  les  enfants  de  Kuneda; 
voy.  n"  XXXII. 

(2)  Voy.  n»  XVIII,  notes. 


APPENDICE  343 

map  Catlegirn 

map  Catel  Durnluc  (1) 

XXIII 

Esselis?map  Gurhaiernn  (2) 
map  Elbodgu 
map  Cinnin 
map  Millo 
map  Camuir 
map  Brittu 
map  Cattegirn 
map  Catell 

XXIV 

Selim  map  louab 

map  Guitgen 

(1)  C'est  le  Ketel  Durnluc  de  Nennius  qui,  d'esclave  du  roi  Benli, 
devient  chef  et  tige  des  rois  de  Powys;  il  avait  donné  l'hospitalité 
à  saint  Germain,  et  avait  été  converti  et  baptisé  par  lui(/fisf,  Brit., 
XXXI- XXXVI),  Cattegirn  est  donné  par  Nennius,  ainsi  que  Pas- 
cent,  comme  fils  de  Gurtigern  {ibid.,  LUI).  Les  généalogies  du  ms. 
20  suivent  Nennius,  et  font  do  Pascen  et  de  Cattegirn  {Cedehern 
pour  Cateyrn)  des  fils  de  Gwi'theyrn(n»  XIV, XVI  ;  voy.la  note  à 
Gwrtigern,  triade  10).  D'après  Nennius.  Cattegirn  aurait  tué  Horsa 
à  Episford  (Hist.  Brit.,  XLVIH.  La  Chron.  anglo-saxonne  dit,  en 
effet,  que  Horsa  périt  à  .E^els-Threp(  Aylesford),  dans  une  bataille 
livrée  par  lui  et  son  frère  Hengisl  au  roi  Wyrtgeorne(Wurtigern), 
en  455  (Cf.  Beda,  Hist.  Eccl.  13).  La  Chronique  a  probablement 
confondu  Cattegirn  avec  Wurtigern. 

(2)  Pour  Lesselis?  (Anscombo,  Archiv.  I,  p,  203). 


344  LES    MABINOGION 

map  Bodug 
map  Carantmail  (1) 
map  Cerennior 
map  Ermic 
map  Ecrin 

XXV 

[I]udnerth  map  Morgen 
map  Catgur 
map  Catmor 
map  Merguid. 
map  Moriutned. 
map  Morhen 
map  Morcant 
map  Botan 
map  Morgen 
map  Mormayl 

map  Glast,  unum  sunt  Glastenic  qui 
venerunt  que  vocatur  Loytcoyt  (2). 

XXVI 

[G]uocaun  (3)  map  Mouric  (4) 

map  Dumnguallaun 

(1)  Ms.,  Carantinail.  Serait-ce  le  Carantmael  de  Llywarch  Hen? 
(Four  anc.  books  of  Wales,  II,  p.  289). 

(2)  Voir  plus  haut,  note  à  la  triade  70. 

(3)  Gwocawn  (Gwgawn),  roi  de  Gereticiaun  (Cardigan),  est  noyé 
en  871  (Ann.  Cambr,). 

(4)  Mouric  (Meuric)  périt    dans   une    bataille  contre  les  Saxons 
en  849  {Ann.  Catubr.). 


o 


APPENDICE  345 

map  Arthgen  (1) 
map  Seissil 
map  Clitauc 
map  Artgloys 
map  Arthbodgu 
map  Bodgu 
map  Serguil 
map  lusay 
map  Ceretic 
map  Cuneda 

XXVII 

Cincen  (2) 
map  Catel  (3) 
map  Brocmayl 
map  Elized  (4) 


(1)  Arthgen,  roi  de  Cardigan,  meurt  en  807  {Ann.  Camhr.). 

(2)  Cincenn  (mal  écrit  Cinnen),  roi  de  Powys,  meurt  à  Rome 
en  854  (Ann.  Camhr.).  Le  Brul  y  Tyw.  ajoute  que  Cyngen 
(=  Concenn)  y  périt  de  la  main  de  ses  gens,  maison  850  (Myv, 
arch.,  p.  687).  Or,  cette  même  année,  d'après  les  Ann.  Cambr.,  un 
autre  Cinnen  est  tué.  Il  a  dû  y  avoir  confusion  entre  deux  per- 
sonnages différents. 

(3)  Gatell,  roi  de  PoAvys,  meurt  en  SOS  (Ann.  Cambr.). 

(4)  Ms.,  Elilet.  Elized  a  été  roi  de  Powys  entre  700  et  750.  On 
a  retrouvé  à  un  quart  de  mille  de  l'abbaye  de  Valle  Crucis,  à  une 
demi-heure  de  marche  de  la  station  de  Llangollen,  la  colonne  fu- 
néraire élevée  à  la  mémoire  d'Elized  par  son  petit-fils  Concenn 
(Cincenn)  :  «  Concenn  lilius  Gattcli,  Catteli  lilius  Brohcmail,  Broli- 
mail  filiuff  Eliseg  (mal  lu  pour  Elizet  =  Elissedd),  Eliset  filius 
Guoillauc.  Goncerfn  itaque  pronepos  Eliset  edilîcavit  hune  lapidem 


346  LES    MABINOGION 

map  Guilauc 
map  Eli 
map  Eliud 
map  Cincen 
map  Brocmail 
map  Cinan  (1) 
map  Maucant 
map  Pascent 
map  Cattegir[n] 
map  Selemiaun 

XXVIII 

[IJudhail  (2)  map  Atroys 

map  Fernmail  (3) 
map  ludhail 
map  Morcant  (4) 

proavo  suo  Eliset  ipse  est  Eliset  qui  necr...  at  hereditatem  Povos 
(leg.  Povois),  etc.  »  Le  reste  est  malheureusement  très  altéré 
(Hiibner,  Inscript.  Brist.  Christ.,  n"  160).  Il  n'y  a  pas  de  généalogie 
mieux  établie  que  celle  des  rois  de  Powys.  Sur  les  formes  de  ce 
nom  d'Elized,  v.  J.  Lolh.  Les  noms  de  Tristan  et  Iseut,  Revue 
celt.,   1911,  fasc.  4. 

(1)  Il  faut  lire  :  map  Cinan  map  Brocmail  map  Gincen.  Voyez, 
pour  Cinan,  le  n°  XVUI.  Cinan  est  donné,  n"  XXII,  comme  père 
de  Brocmail  et  fils  de  Maucann. 

(2)  Les  Ann.  Camhriae,  à  Tannee  843,  mentionnent  le  meurtre 
d'un  ludhail  par  les  hommes  de  Broconiauc  (Brycheiniog). 

(3)  Fernmail,  fils  de  ludhail,  meurt  en  775  (Ann.  Cambriae). 

(4)  Peut  être  le  Morcant  dont  les  Ann.  Cambr.  mentionnent  la 
mort  à  la  deuxième  bataille  de  Badon,  en  665  (bataille  de  Bedan-  ou 
Biedan-heafod,  d'après  la  Chron.  anglo-saxonne,  en  675,  suppose 
M.  Egerton  Phillimore;. 


APPENDICE 


347 


map  Atroys 

map  Teudubric  (1) 

XXIX 

[B]rocmail  map  Mouric 
map  Artmail 
map  Ris 
map  ludhail 
map  Morcant 

XXX 

Maun,  Artan,  louab,  Meic,  filii  Grippi[ud]  filii 
Elized  (2) 

XXXI 

[EJlized,  loab,  /Edan,  filii  Cincen  (3),  filii  Broc- 
mail,  filii  Elized 


(1)  D'après  les  généalogies  desroisde  Glamorgan,  des  lolo  mss., 
p.  3,  il  faut  suppléer  entre  Atroys  et  Teudubric,  map  Mouric. 

(2)  Il  faut  suppléer,  après  Grippi[ud]  :  filii  Cincen,  filii  Gatell 
filii  Brocmail,  ou  peut-être  :  fratris  Elized.  On  lit  dans  les  Ann. 
Cambr.,  à  l'année  814  :  «  Et  Griphiud  filius  Cincen  dolosa  dispen- 
satione  a  fratre  suo  Elized  post  intervallum  duorum  mensium 
interficitur.  » 

(3)  Après  Cincen,  suppléez  filii  Catell.  Gripiud  (Gryffydd)  est 
omis  parmi  les  fils  de  Cincen. 


348  LES  MABINOGION 


XXXII 

[H]ec  sunt  nomina  filiorum  Cuneda  quorum  nu- 
merus  erat  IX  :  Typipaun,  primogenitus,  qui 
mortuus  est  in  regione  que  vocatur  Manau 
Guotodin  et  non  venit  hue  com  pâtre  suo  et 
cum  fratribus  suis  pre[dictis]  :  Meriaun  (1), 
fîlius  ejus  divisit  possessiones  inter  fratres 
suos.  II  Osmail  ;  III  Rumaun  ;  IV  Dunaut  ; 
V  Ceretic  ;  VI  Abloyc;  VII  Enniaun  Girt; 
VllI  Docmail  ;  IX  Etern  (2) 

XXIII 

Hic  est  terminus  eorum  a  flumine  quod  vocatur 
Dubrduiu  (3)  usque  ad  aliud  flumen  Tebi  (4)  ; 
et  tenuerunt  plurimas  regiones  in  occidentali 
plaga  Brittannise. 

(1)  C'est  de  Meriaun  que  tire  son  nom  le  comté  de  Merioneth, 
en  gallois,  Meirionydd  ;  de  même,  Ceretic  a  donné  son  nom  à 
Ceredigion,  en  anglais,  Cardigan. 

(2)  Cf.  Nennius,  Genealog,  ap.  Pétrie,  Mon.  Hist.  Brit.,  p.  75: 
voy.  Index  à  Cunedda  et  Maelgwn. 

(3)  La  Dee.  Dubr-duiu  est  composé  de  duhr,  eau,  gall,  moderne, 
dwvr,  armor.,  dour, et  de  Dwiw  =  Deiva, 

(4)  Tebi  ou  Teibi,  la  Teivi,  en  Cardigan.  D'après  d'autres  docu- 
ments (Rees,  Lives  of  the  Camhro-Brit.  saints,  p.  101),  la  limite 
sud  serait  la  rivière  de  Gaoun,  gall,  moy.,  Givaun,  qui  se  jette 
dans  la  mer  à  Abergwaun  ou  Fishguard,  en  Pembrokeshire.  Cf., 
sur  l'établissement  des  fils  de  Cunedda,  généalog.  du  ms.  20  du 
collège  de  Jésus,  n°  VII. 


Ill 

EXTRACTION  DES  HOMMES  DU  NORD  (1). 

I.  Uryen  ab  (2)  Kynvarch  ab  Meirchiawn  ab 
Gorwst  Ledhvm  ab  Keneii  ab  Coel. 

II.  Llywarcli  Hen  ab  Elidyr  Lydanwyn  ab  Meir- 
chawn  ab  Gorwst  Ledlwm  ab  Keneu  ab  Coel. 

III.  Clydno  Eiddin,  Kynan  Genhir  (3),  Kynvelyn 
Drwsgyl,  Kadrawt  Calchvynydd,  fils  de  Kynnwyt 
Kynnwydyon  ab  Kynvelyn  ab  Arthwys  ab  Mar  ab 
Keneu  ab  Coel. 

IV.  Dunawt,  Kerwyd,  Sawyl  Penuchel,  fils  de 
Pabo  Post  Prydein  ab  Arthwys  ab  Mar  ab  Keneu 
ab  Coel. 

V.  Gwrgi  et  Peredur,  fils  d'Eliffer  Gosgorddvawr 
ab  Arthwys  ab  Keneu  ab  Coel. 

VI.  Gwenddoleu,  Nudd,  Cov,  fils  de  Keidyaw 
ab  Arthwys  ab  Mar  ab  Keneu  ab  Coel. 

Les  trois  cents  épées  de  clan  de  Kynvarch,  les 
trois  cents  boucliers  du  clan  de  Kynnwyd,  les  trois 

(1)  Je  traduis,  d'après  le  texte  édité  par  Skene  avec  traduction, 
en  appendice  à  ses  Four  ancient  books  of  Wales,  II,  p.  454-457.  Le 
manuscrit  de  Hengwrt  536,  d'où  le  texte  est  extrait,  est  du 
XIV*  siècle.  Pour  ces  noms,  voir  l'Index. 

(2)  J'emploie  la  forme  abrégée  ai  au  lieu  de  uaft  ou  mab  du  texte. 

(3)  Ganhir  est  prob.  une  forme  altérée. 


350  LES    MABINOGION 

cents  lances  du  clan  de  Goel  (1),  à  quelque  affaire 
qu'ils  allassent  unis,  il  réussissaient  toujours. 

VII.  Rydderch  Haelab  Tutwal  Tutclyt  ab  Dyvyn- 
wal  Hen. 

VIII.  Mordav  ab  Serwan  ab  Kedic  ab  Dyvynwal 
Hen. 

IX.  Elffîn  ab  Gwyddno  ab  Cawrdav  ab  Garmo- 
nyawn  ab  Dyvynwal  Hen. 

X.  Gavran  ab  Aeddan  Vradawc  ab  Dyvynwal 
Hen  ab  Idnyvet  ab  Maxen  Wledic,  empereur  de 
Rome. 

XI.  Elidyr  Mwynvawr  ab  Gorwst  Priodawr  ab 
Dyvynwal  Hen. 

XII.  Huallu  ab  Tutvwlch  Corneu  (2),  prince  de 
Kernyw,  et  Dywana,  fille  d'Amlawd  Wledic,  sa 
mère. 

(1)  Da  pays  de  Coel  serait  plus  exact.  John  Rhys  suppose,  avec 
apparence  de  raison,  que  le  pays  de  Goel  est  le  pays  de  Kyle, 
dans  le  comté  actuel  d'Ayr  iCell.  Brii.,   p.  118). 

(2)  Corneu  est  une  forme  vieille-galloise  et  vieille-comique  de 
Kernyw,  Gornouaille  anglaise  et  aussi  Gornouaille  bretonne. 


IV 


Division  du  pays  de  galles  en  cantrevs  et  en  cym- 
mwds  DU  temps  de  llyvvelyn  ab  grufudd,  der- 
nier ROI  des  gallois,  qui  régna  de  1246  envi- 
ron A  282  (1). 

Voici  comment  furent  mesurés  et  délimités  les 
canlrevs  et  cymwds  de  tout  Cymru,  du  temps  de 
Llywelyn  ab  Gruffudd,  le  dernier    souverain  des 


(1)  Myv.arch.,  2"  éd.,  p.  735.  C'est  un  extrait  du  Livre  Rouge  de 
Hergest,  à  en  juger  par  la  remarque  finale  ;  mais  il  est  évident 
que  le  manuscrit  n'a  pas  toujours  été  bien  lu,  ni  l'orthographe  de 
l'original  respectée.  On  trouve  à  la  suite  de  ce  texte,  dans  la  Myv. 
arch.,  une  autre  version  de  la  division  du  pays  de  Galles  en  can- 
Irevs  et  cymmwds.  E\le  \ient  d'être  reproduite  dans  le  Cymmrodor 
(IX,  II,  p.  325),  par  M.  Gwenogfryn  Evans,  sans  que  Gw.  Evans 
mentionne  l'identité  de  cette  version  avec  celle  de  la  Myv.  arch., 
d'après  le  ms.  34  de  Hongwrt,  Ce  manuscrit,  dit  Gw .  Evans,  est 
connu  sous  le  nom  de  Kwtta  Kyvarwydd  et  est  supposé  avoir  été 
écrit,  pour  la  plus  grande  partie,  par  Gwilym  Tew,  de  Glamorgan, 
qui  florissait  vers  le  milieu  du  xv"  siècle.  Quoi  qu'il  en  soit,  le 
texte  gallois  sur  Glamorgan  qui  précède  la  version  de  Gw.  Evans, 
paraît  dans  la  Myv.  arch.,  sous  une  forme  beaucoup  plus  archaï- 
que :  c'est  à  peu  près  l'ortliographe  du  Livre  IVoir  de  Carmarthen. 
Le  texte  gallois  est  identique  à  la  version  du  Liber  Landavensis, 
p.  512  (l'original  a  la  prétention  d'avoir  été  rédigé  du  temps  du  roi 
Edgar).  L'auteur  du  ms.  Kiolla  Cyvarwydd  o  Vorgnnwc,  ou  His- 
toire abrégée   de   Glamorgan,  était   Meuric,  trésorier  de  Llandaf 


35^  LES     MABINOGION 

Gymry.  Il  y  avait  trois  sièges  royaux  (mot  à  mot, 
trois  diadèmes)  en  Cymru  ;  Tun  à  AberJTraw,  en 
Mon  ;  un  second  à  Dinevwr,  dans  le  Sud-Galles  ; 
le  troisième,  à  Mathraval,  en  Powys.  A  Aberffraw 
étaient  rattachés  les  quinze  cantrevs  de  Gwynedd, 
c'est-à-dire  : 


LES    CANTREVS    DE    GWYNEDD    ET    SES    CYMWDS. 


MON. 


Cantreu  d' Aberffraw 

cymmœds  de  ;  Llivon  (1). 

Malldraeth  (2). 


(lolo  mss.,  p.  222).  Meuric  ou  Meyrig  mourut  vers  1290.  Le  gallois 
de  la  division  du  pays  de  Galles,  soi-disant  tirée  dcKivtia  Kyvar- 
wydd,  présente,  dans  la  Myv.  arch.,  un  aspect  beaucoup  plus  mo- 
derne que  celui  de  la  division  du  Glamorgan,  qui,  probablement, 
appartenait  seule  à  l'œuvre  primitive  de  Meuric  ;  cette  rédaction 
est  très  défectueuse.  J'en  ai  cependant  tiré  parti  pour  rectifier 
certains  noms.  On  trouve,  pour  le  texte  que  je  reproduis  ici,  des 
variantes,  de  source  inconnue,  dans  la  Myv. arch.  Tous  ces  textes 
auraient  besoin  d'être  revus  sur  les  originaux,  avant  de  pouvoir 
servir  de  base  à  des  études  critiques. 

(1)  Kivtta  Kyvarwydd  du  Cymmrodor;  Lliwan  :  cantrevs  d'Aberf- 
fraw  :  Is  Lliwan,  Uwch  Lliwan. 

(2)  Je  rétablis  ici,  d'après  d'autres  textes,  le  cantrev  de  Cemmaes 
(cf.  Powel,  History  of  Wales,  VII).  Giraldus  Gamb.  attribue  trois 
canlrevs  à  Mon  {Itiner.  Kainhr.,  II,  7). 


APPENDICE  353 


[Canlreu  de]  Cemmaes. 

cymmwds  de  :  Talcbolion. 
Y  Twr  Celyn. 

Cantrev  de  Rhosyr. 

cymmwds  de  :  Tindaethwy. 
Menai. 


CAER   YN   ARVON. 

Canlreu  d'Aber. 

cymmwds  de  :  Y  Llechwedd  uchav  (1). 
Y  Llechwedd  isav. 
Nant  Conwy. 

Cantrev  d'Arvon. 

cymmwds  de  :  Arvon. 

Uwch  Gwyrvai. 
~  Is  Gwyrvai. 

Cantrev  de  Dunodig. 

cymmwds  de  :  Ardudwy. 
Eivionydd. 

(1)  Pour  Arllechivedd  Uchav,  Arllechwedd  /sa/".  Uchav  est  le  su- 
perlatif de  uch  ou  uwch,  plus  haut  que,  et  isai',  le  superlatif  de  is^ 
plus  bas  que. 

II  23 


354  LES    MABIiNOGION 

Cant  rev  de  Lleyn. 

cymmwds  de  :  Maen  (1). 
Dinllaen  (2). 
Gaelogion  (3). 

MEIRIONYDD. 

Cant  rev  de  Meirion. 

cymmwds  de  :  Tal  y  boni. 
Pennal. 
Ystumanner. 

Cantrev  d'Arwystli. 

cymmwds  de  :  Uwch  Coet. 
Is  Coet. 
Gwerthrenion  (4)< 

Cantrev  de  Penllyn. 

cymmwds  des  :  Uwch  Melocli. 
Is  Meloch. 
Mignaint  (5). 

(1)  Ou,  en  un  seul  mot,  Cymydina,en, 

(2)  Var.  Vinllaen  et  Tinllaen. 

(3)  La  forme   la   plus   exacie  serait    peut-être   Canologion.  On 
trouve  aussi  Gavalogion. 

(4)  Ms.  Gwarareinion,  var.  Gwerthrenion. 

V     (5)  On  trouve  aussi  Michaint  (Powel,  Hist,  of  Wales,  p.  ix)  ou 
Mychein  (Y  Cymmrodor,  IX,  II,  p.  327). 


APPENDICE  355 

Y  BERVEDDWLAD  (1). 

Cantrev  d'Ystrad  (2). 

cymmwds  de  :  Uwch  Aled . 
Is  Aled. 

Cantrev  de  Rhuvonog. 

cymmwds  de  :  Hiraethog. 

Cevnmeirch  (3). 

Cantrev  de  Rhos. 

cymmwds  de:  Uwch  Dulas. 
Is  Dulas. 

Y  Creuddyn. 

Cantrev  de  Dyfryn  Clwyd  (4). 

cymmwds  de  ;  Y  Golygion  (5). 
Llannerch. 
Rhuthyn. 

(1)  Le  pays  du  milieu,  la  quatrième  partie  de  Gwynedd. 

(2)  Ystrad,  vallée.  Powel  met  sous  Rhuvonieg  ce  que  le  texte 
attribue  à  Ystrad,  et  réciproquement.  Le  Kwita  Kyvar.  du  Cymm- 
rodor  est  ici  d'accord  avec  notre  texte. 

(3)  Il  existe  un  Keiiimergli  en  Cornwall,  et  deux  autres  (auj. 
Quimerch)  en  Armorique. 

(4)  La  vallée  de  la  Chvyd. 

(5)  Var.  Coleion,  Coelogion;  Coleyan  {Y  Cymmrodor,  IX,  II, 
p.  327). 


356  LES    MABINOGION 

Cant  rev  de  Tegeingyl. 

cymmwds  de  :  Cwnsallt  (1). 
Prystatyn. 
Rhuddlan. 

On  trouve  ainsi  dans  ce  royaume  (d'Aberffraw), 
quinze  canîrevs  et  vingt-trois  cymmwds. 

A  Mathraval,  on  rattache  les  canîrevs  et  cymmwds 
qui  suivent: 

COURONNE    DE    MATHRAVAL    (POWYS). 
POWYS    VADAWC. 

Canirev  de  Barwn. 

cymmwds  de  :  Dinraael. 
Edeyrnion. 
Glyn  Dyvrdwy. 

Canirev  de  Y  Rhiw. 

cymmwds  de  :  lal. 

Ystrad  Alun. 
Yr  Hob. 

Cantrev  de  Uwch  Nant, 

cymmwds  de  :  Merford. 

Maelor  Gymraeg  (2). 
Maelor  Saesneg. 

(1)  Var.  Cwnsyllt. 

(2)  En  anglais,  «  Bromfîeld  ». 


APPENDICE  357 

Canirev  de  Trevred. 

cymmwds  de:  Groesvain. 

Trev  y  Waun  (1). 
Croes  Oswallt  (2). 

Canirev  de  Hhaiadyr. 

cymmwds  de  :  Mochnant  Is  Rhaiadyr. 
Cynllaith. 
Nantheudwy. 

Autrefois  on  mettait  aussi   en  Powys  Vadawg 
Trevwen  (Trev  y  Waun?)  ;  et  on  doit  le  faire  encore. 

POWYS   WENWYNWYN 

Cantreu  de  Y  Viirnwy. 

cymmwds  de  :  Mochnant  Uwch  Riiaiadyr. 
Mechein  Is  Coed. 
Llanerch  Hudol. 

Canirev  d'Ystrad  (3). 

cymmwds  de  :  Deuddwr. 

Gorddwr  Isaf. 
Ystrad  Marchell. 

(1)  En  anglais,  «  Chirkc  »  ;  var.  Tref  Ywein  (Y  Cymmrodor,  IX, 
II,  p.  327)  ;  Trev  Wen. 

(2)  En  anglais,  «  Oswestry  ». 

(3)  Var.  Ystlys  ;  Powel,  Uist.  of  Wales,  XII,  Ysllic. 


358  LES    MABINOGION 


Cantreu  de  Llyswynav 

cymmwds  de  :  Caer  Einion. 

Mechain  Uwch  Coed. 


Cantrev  de  Cedewain  (1). 


cymmwds  de:  Cynan. 
Cyveiliog. 
Mawddwy. 


RHWNG  GWY   A    HAVREN  ! 

(entre  la  wye  et  la  Severn) 

Cantrev  de  Maelienydd, 

cymmwds  de  :  Ceri. 

Swydd  Grev  (2). 
Rhiwllallt  (3). 
Glyn  leitlion  (4). 


(1)  Var.  cantrev  Cynan.  Cymm.  :  Cyveiliawg,  Mawddwy.  Powel 
met  sous  le  canlrev  de  Cedewain,  les  cymmwds  de  Conan  et  de 
Havren  (Severn),  et,  sous  le  cantrev  de  Conan,  Cyveiliog  et  Maw- 
ddwy. Au  lieu  de  cymv)d  Cynan,  on  trouve  aussi  Uwch  Hanes, 
Is  Hanes. 

(2)  Var.  Vuddugre,  Swydd  Ddygre;  mieux  Swydd  Vnddngre  (Y 
Cymmrodor,  IX,  II,  p.  328). 

(3)  Powel,  Hist.;  XUl;  Swddygre  Rhiwalallt. 

(4)  Powel,  ibid.  Glyn  Erthon. 


APPENDICE  3S9 

Canîrev  d'Elvael. 

cymmwds  de  :  Uwch  Mynydd. 
Is  Mynydd. 
Llech  Ddyvnog. 

Cantrev  y  Clawdd, 

cymmwds  de  :  Teveidiat. 

Swydd  Dineithon  (1). 
Penallt  (2). 

Canlrev  de  Buelll 
cymmwds  de  :  Swydd  y  Van  (3) 

Cantreo  de  Swydd  Drevlys  (4) 

cymmwds  de  :  Is  Irwon 

On  a  trouvé  ainsi,  dans  ce  royaume,  quatorze 
cantrevs,  et  dans  ces  canlrevs,  il  y  a  quarante 
cymwds. 


(1)  Var.  Swyddinogion;  Swydd  Duneithon  sous  Maelienydd,  Y 
Cymmrodor,  IX,  II,  p.  328;  ici:  Sioydd  Inogen. 

(2)  Var.  Penwellt  (  Y  Cymmrodor.  ibid.). 

(3)  Y  Cymmrodor.,  IX,  II,  p.  329  :  Swydd  Dman,  ;  Powel,  HJtt., 
XIII,  Swydd  y  Vam. 

(i)  Y  Cymmrodor,  ibid.  :   Swydd  Drevlys  et  Is  Irwon  sont  ran- 
gés sous  Buellt. 


360  les  mabinogion 

[pays  dépendants  de  DINEVWR.] 

A  LA   COURONNE    DE  DINEVWR    ON  RATTACHA  CES   CANTREVS  '. 

CERKDIGIAWN 
(Cardigan). 

Cantrev  de  Penwedig 

cymmwds  de  :  Geneu  y  Glyn 
Pervedd  (1) 
Creuddyn 

Cantrev  de  Canawl  (2) 

cymmwds  de  :  Mevenydd 
Anhunawg 
Penardd 

Cantrev  de  Caslell 
cymmwds  de  :  Caerwedros  (3) 

Cantrev  de  Hirwen  (4) 

cymmwds  de  :  Gwinionydd 
Is    Coed 


(1)  Pervedd,  «  milieu,  centre  ». 

(2)  Canaioi,  «  milieu  ». 

(3)  11    faut   probablement   ajouter    le   cymmicd  de   Mabwynion 
(Powel,  Hist.,  XVIII;  cf.  Y  Cymmrodor,  IX,  II,  329}. 

(4)  Var.  Seirwen. 


APPENDICE  361 

CAERFYRDDIN 

(Carmarthen) 

Cant  rev  de  Miniog 

cymmwds  de  :  Ilirvryii 
Pervedd 
Is  Cynnen 

Cantrev  d'Eginog  (1) 

cymmwds  de  :  Gwyr 
Cydweli 
Carnwyllon  (2) 

Cantrev  Bi/chan  (3) 

cymmwds  de  :  Mallaen 
Caeo 
Maenor  Deilo 

Cantrev  Mawr  (4). 

cymmwds  de  :  Certhiniog  (5)  {ou  Cethinog). 
Mab  Elvyw. 
Mab  Uchtryd. 
Widigada. 

(1)  Var.   Y  Geiniog. 

(2)  Y  Cymmrodor,  IX,  II,  p.  329  :  Carnwyllan. 

(3)  Bychan  «  petit  ». 

(4)  Mawr,  «  grand  ». 

{b)  Certhiniog  est  prév.  à  lire  Ceilliinog  ou  Ceithiniog. 


362  LES    MABINOGION 

BRECHEINIOG 

(Breconshire). 

Cantrev  de  Selyv. 

cymmwds  de  :  Selyv. 

Trahaiarn  (i). 

Canawl. 

Talgarth. 

Ystrad  Yw  Uchaf. 

Eglwys  lail  (2). 

Cantrev  Mawr. 

cymmwds  de  :  Tir  Rawlt. 
Lliwel  (3). 

MORGANWG. 

(Glamorgan). 

Cantrev  de  Gorwenydd  (4). 

cymmwds  de  :  Rhwng  Nedd  ac  Avan  (5). 
Tir  yr  Hwndrwd. 

(1)  Var.  Tirhaiarn. 

(2)  Var.  Ystrad  Yw  isav. 

(3j  Plutôt  Crugr  Hywel  (var.  Myo.  arch.  ;  y  Cymmrodor,  IX,  II, 
p.  330). 

(4)  Je  rétablis  Gorwenydd,  d'après  le  Livre  de  Llandav  et  d'au- 
tres textes.  Var.  de  la  Myv.  arch.  :  Gronedd,  Cronarth;  Y  Cymmro- 
dor, IX,  II,  p.  331  :  Gorenyth. 

(5)  Entre  A' ec/d  et  Avan  (ou  Avyn). 


I 


APPENDICE  363 


Tir  yr  larll. 
Glyn  Ogwr. 

Canlrcv  de  Pennychen  (1). 

cymmwds  de  :  Y  Van  (2). 

Maenor  Rhuthyn. 
Meisgyn. 
Glyn  Rhoddni. 

Cantrev  Brenhinawl  {3). 

cymmwds  de  :  Cibwr. 

Seinghenydd, 
Uwch  Cayach. 
Is  Cayach. 

Cantrev  de  Gwaunllwg  (4). 

cymmwds  de  :  Yr  Haidd. 
Canawl. 
Eithav. 
Edelygion  (5). 
Y  Mynydd. 


(1)  D'après  le  Liber  Land.  ;  Myv.  arch.  :  Pen  y  Nen. 

(2)  y  Cymmrodor,  IX,  II,  p.  331  :  Tal  y  Vann. 

(3)  Brenhinaivl,  «  royal  ». 

(4)  Y  Cymmrodor,  IX,  II,  p.  331  :  Gwenllywc. 

(5)  Le  Liber  Land,  fait  un  cantrev  de  Gwaunllwc  et  Edelygion; 
y  Cymmrodor  sépare  le  Kymwt  Eilhav  de  Edlygyon;Eilhav  signi- 
fie extrême,  à  l'extrémité. 


364 


LES    MABINOGION 


GWENT. 

Cantrev  de  Gwenl  Uwch  Coed. 

cymmwds  de  :  Mynwy  (1). 
Is  Coed. 
Llevenydd. 
Trev  y  Grug. 

Cantrev  de  Is  Coed, 

cymmwds  de  :  Bryn  Buga. 
Y  Teirtrev. 
Uwchcoed. 
Erging  (2). 
Bach  (3). 

Cantrev  C  oc  h  ion  : 

Ce  cantrev  est  le  septième  cantrev  de  Morganwg, 
et  on  l'a  étendu  de  Mynwy  au  pont  de  Caer  Loyw 
(Gloucester)  ;  on  Tappelle  aussi  cantrev  Coch  gn  g 
Ddena  (forêt  de  Dean),  jusqu'à  Gloucester  (4). 


(1)  Var.  Y  Mynydd. 

(2)  Var.  Erging  et  Ewyas. 

(3)  Bach,  €  petit  ».  N'est  pas  donné  dans  le  Cymmrodor. 

(4)  Avec  les  quatre  de  Morg:anwg,  cela  fait  sept  cantrevs.  Il  est 
donc  difficile  de  tirer  aucune  conclusion  irréfutable  pour  la  date  de 
la  composition  des  Mabinogion,  du  fait  que  dans  le  Mahinogi  de 
Math  sept  can^rei's  sont  attribués  à  Morgan-^vg  {Mah  ,  I,  p.  174), 
Voici,  d'après  le  texte  gallois  de  la  Myv.  arch.,  p.  739,  la  liste  des 


APPENDICE  365 

DYVED. 

Canlrev  d'Emlyn. 

cgmmwds  de  ;  Uwch  Cuch. 
Is  Cuch. 
Elvet(l). 

Canlrev  d'Arberlh. 

cymmwds  de  :  Penrhyn  ar  Elyas  (2). 
Escyrogeu  (3). 
Talacharn. 

Canlrev  de  Daiigleddyv. 

cgmmwds  de  :  Amgoed. 
Pennant. 
Y  Velvre  (4). 

Canlrev  de  Y  Coed. 

cgmmwds  de:  Llanhuadain  (.5). 
Castell  Gwis. 

* 

sept  canlrevs  :  G.  Bichan,  G.  Gwir  et  Cedweli,  G.  Gorwonit  (=  Gor- 
icynydd),  C.  Penuchen,  G.  GAvaenlhvc  et  Edeligion,  G.  Gwent-is- 
Coed,  G.  Gwent-uch-coed,  Estrad  Ew  et  Euas. 

(1)  La  Myv.  donne  Evelythyr,   mais,  en  variante,  Elvet,  Llefe- 
thyr  ;  Y  Cymmrodor,  IX,  II,  p.  330  :  Elvet. 

(2)  Texte  :  ar  Elan;  Y  Cymmrodor,  IX,  II.  p.   330  :  Penryn  a 
derlis. 

(3)  Var.  Esterolef. 

(4)  Var.  Evelure. 

(5)  y  Cymmrodor,  IX,  II,  p.  330  :  Llanehadein. 


306  LES    MABINOGION 

Canlrev  de  Penvro  (Pembroke), 
cymmwds  de;  Y  Goed  (1). 

Canlrev  de  Rhos. 

cymmwds  de  :  Hwlfordd. 

Castell  Gwalchmai  (2). 
Y  Garn. 

Canlrev  de  Pebidiog. 

cymmwds  de:  Mynyw. 

Pencaer  (3). 

Canlrev  de  Cemmaes  (4). 

cymmwds  de  :  Uwch  Nyver. 
Is  Nyver. 
Trevdraeih. 

On  trouva  ainsi,  dépendant  de  cette  couronne 
(Dinevvvr),  wingi-sixlcanlrevs  ;  dans  ces  canlrevs,  il 
y  a  quatre-vingt-six  et/ /^imwûfs.  Ainsi  se  terminent  les 
noms  et  les  divisions  des  cymmwds  et  des  canlrevs 
dans  tout  Cymru.  C'est  ce  qu'on  trouve  dans  le 
Livre  Rouge  à  Hergest. 

(1)  Ibid.  :  Coelh  Raath  {Myv.  var.  Coed  yr  Hav)  ;  Maenawr  Bir, 

(2)  En  anglais  :  Walwyn's  Castle. 

(3)  Ibid,  plus  le  cymwd  de  Pebidyawc, 

(4)  Le  Cymmrodor  metCemmaes  ou  Kemeis  en  dehors  de  D3^ved; 
Girald.  Gambr.  n'attribue,  en  effet,  que  sept  canlrevs  à  Dyved  ; 
voyez,  plus  bas,  Division  du  pays  de  Galles  en  Irais  parlies. 


APPENDICE  307 


DE  LA  DIVISION    DU  PAYS   DE   GALLES   EN  TROIS   PARTIES 

(Giraldus  Gambrensis,  Descriptio  Kambriae,  I,  II, 
édition  Dimock,  Londres,  18G8). 

Divisa  est  antiquitus  Wallia  totalis  in  très  partes 
tanquam  aequales  ;  plusequivalentiae  tamcn,  quam 
justae  quantitatis  et  proportionis  habita  considcra- 
tione  :  Venedotiam  (Gwynedd)  scilicet,  quae  nunc 
Nortwallia,  id  est,  Borealis  Wallia  dicitur;Sud\val- 
liam,  id  est,  Australem  Walliam,  quae  Kambrice 
Deheiibarlh,  id  est,  Dextrcdis  pars  dicitur  ;  ciijus 
eliam  portio  seplem  cantaredis  est  conserta Demetia  ; 
et  Powisiam,  quasi  mediam  et  orientalem. 

Divisionis  autem  hujus  haec  causa  suberat. 
Rothericus  magnus,  qui  Britannice  Rotheri  (Rotri) 
Maur  dicebatur,  totique  Walliae  praesidebat,  très 
fîlios  habuerat,  Mervinum,  Anaraut  et  Cadelh.  Ili 
ires  totam  inter  se  Walliam  diviserunt.  Mervino 
cessit  Nortwallia,  Anaraut  Powisia,  Gadelh  vero, 
cum  populi  totius  et  fratrum  benedictione  Sudwal- 
lia.  Ipsanimirum,  quanquam  quantitate  longe  major, 
propter  nobiles  tanien  qui  Kambrice  Hucheihver 
{Uchelœijr)  quasi  superiores  viri  vocantur  quibus 
abundabat,  qui  et  dominis  rebelles  esse  solebant, 
dominumque  ferre  delrectabant,  deterior  videbatur. 
Cadelh  autem,  praemortuisl'ratribus,  totius  Walliae 
demum  monarchiam  obtinuit  ;  et  successores  sui 
similiter,  usque  ad  Theodorum.  Descendentes  cnim 


368  LES    MABINOGION 

a  Theodoro  tantum  Sudwalliam  obtinuerunt,  sicut 
et  pater  eorum  :  hi  scilicet,  Resus  filius  Theodori, 
Griphinus  (Gryffydd)  fîlius  Resi,  et  Resus  (1)  filius 
Griphini  qui  hodie  praeest. 

DIVISION    DU    PAYS     DE    GALLES     EN     CANTREVS 

{Ibid.,  cap.  IV). 

ContinetautemSudwalliaCantaredos(Cantredos) 
viginti  novem,  Norwallia  duodecim,  Powisia  sex  : 
quorum  tamen  hodie  très  ab  Anglis  et  Francis 
occupati  sunt.  Terra  namque,  quae  Slopesburia 
dicitur,  olim  pars  Powisiae  fuerat.  Unde  et  locus, 
ubi  nunc  castrum  Slopesburiae  (Shrewsbury)  situm 
est,  olim  Penguern,  id  est  Caput  alneli  vocabatur. 

Très  etenim  fuerant  Walliae  totius  curiae  prin- 
cipales, Dynevur  in  Sudwallia,  modernis  diebus, 
antiquitus  enim  apud  Urbem  Legionum  (Caerlleon) 
erat  ;  Aberffraw  in  Nordwallia  ;  Penguern  in  Powisia. 
Est  itaque  numerus  omnium  Gantaredorum  totius 
Walliae  quinquaginta  quatuor.  Cantaredus  autem, 
id  est  Cantref,  a  cant  quod  est  centum,  et  tref^ 
villa,  composito  vocabulo,  tam  Britannica  quam 
Hybernica  lingua  dicitur  tanta  terrae  portio,  quanta 
centum  villas  continere  solet. 

Sunt  autem  in  Wallia  sedes  cathédrales  quatuor. 
In  Sudwallia  Menevensis,  super  Hybernicum  mare; 

(1)  Rhys  ab  Gryffydd  mourut  en  1197. 


APPENDICE  369 

David  archiepiscopo  patrocinantc.  Ilacc  antiquitus 
metropolitana  fucrat  et  cantaredos  continebat  vi- 
ginti  quatuor,  cuin  tamen  viginti  tribus  contenta 
sit.  filrgcngel  etenim,  quae  et  anglice  Urchencfeld 
(Archcnfcld)  dicitur,  intra  diocesim  Menevensem 
olim  aliquando,  intra  Landavensem  quoque  quan- 
doque  fuisse  perhibetur.  Habuerat  autem  sedes 
Menevensis  archiepiscopos  successive  viginti  très  . 
sublato  vero  pallio,  episcopos  usque  in  hodiernum 
diem  viginti  quatuor.  Quorum  noniina  et  ordinem 
causamque  pallii  sublati,  si  scire  volueris,  nostrum 
Itinerarium  quaeras. 

In  eadem  quoque  australi  Wallia  sedes  Landa- 
vensis,  super  mare  Sabrinum,  juxta  nobile  castrum 
de  Kairdiff  (Cardiff)  ;  praesule  Teliao  praesidente; 
quinque  continens  cantaredos  et  quartam  partem 
unius,  scilicet  Seirhenith. 

In  Nortwallia,  inter  Moniam  et  Montes  Ereri 
sedes  Bangorensis,  Danielis  abbatispatrociniogau- 
dens,  cantaredos  continens  civiter  novem. 

In  eadem,  paupercula  cathedra  Lanelvensis  (Lla- 
nelwy)  ;  cuietPowisiasubest,  Asaph  episcopoprae- 
sidente;  cantaredos  continens  quasi  sex. 


24 


ANNALES    CAMBRIAE 


Je  reproduis  le  texte  donné  par  M.  Egerton  Phil- 
limore,  d'après  le  ms.  Harl.  3859,  dans  le  Cymmro- 
dor,  IX,  I,  p.  152-169.  Pétrie  a  eu  le  tort  de  mêler 
le  texte  du  ms.  Harl.  à  celui  de  deux  autres  manus- 
crits beaucoup  plus  récents  et  d'une  assez  mince 
valeur.  La  dernière  date  que  l'on  trouve  dans  les 
Annales  du  ms.  Harl.  est  977,  mais  le  dernier  évé- 
nement mentionné  est  la  mort  de  Hywell  Dda,  en 
954.  Si  on  réfléchit,  d'un  autre  côté,  que  l'annaliste, 
qui  paraît  bien  avoir  été  le  compilateur  des  Généa- 
logies, et,  par  conséquent,  un  partisan  de  la  famille 
de  Hywel,ne  mentionne  pas  la  bataille  de  Llanrvvst, 
livrée,  en  955,  par  les  enfants  d'Idwal  Voel  à  ceux 
de  Hywel,  on  est  amené  à  conclure,  avec  M.  Eger- 
ton Phillimore,  que  les  Annales  ont  dû  être  termi- 
nées entre  954  et  955,  et  n'ont  jamais  été  retou- 
chées depuis  {Y  Cymmrodor,  IX,  I,  p.  144)  (1). 


(Ij  Mon  intention  n'est  pas  de  faire  ici  une  étude  sur  les  Anna- 


APPENDICE  371 

[A]  mundi  principio  usque  ad  Gonstantinum  et 
Rufuin,  quinque  milia  sexcenti  quinquaginta  octo 
anni  reperiuntur.  Item  a  duobus  geminis  Rufo  et 
Rubelio  usque  in  Stilichonem  (1)  consulem,  CGC 
septuaginta  très  anni.  Item  a  Stilichone  usque  ad 
Valentinianum  lilium  Placide  et  regnum  Guortiii- 
girni,  viginti  octo  anni.  Et  a  regno  Guorthigirni 
usque  ad  discordiam  Guitolini  et  Ambrosii,  anni 
sunt  duodecim,  quod  est  Giioloppiim,  id  est,  Cal- 
guoloph  (2).  Guortliigirnus  autem  tenuit  imperium 
in  Britannia, Theodorio  et  Valentiniano  consulibus, 
et  in  quarto  anno  regni  sui  Saxones  ad  Brittanniam 
venerunt,  Felice  et  Tauro  consulibus,  quadringen- 
tesimo  anno  ab  Incarnatione  domini  nostri  lesu 
Ghristi. 

[A]b  anno  quo  Saxones  venerunt  in  Brittanniam 
et  a  Guortigirno  suscepti  sunt,  usque  ad  Decium 
et  Valerianum,  anni  sunt  sexaginta  novem  (3). 


les  Cambriae,  mais  de  mettre  sous  les  yeux  du  lecteur  un  docu- 
ment que  j'ai  souvent  cité,  particulièrement  dans  mon  commen- 
taire des  triades  et  des  généalogies.  Je  prie  donc  le  lecteur  de  se 
référer  à  l'Index  général  pour  les  personnages  figurant  à  un  titre 
quelconque  dans  les  Mabinoyion  ou  les  autres  documents  figurant 
à  l'appendice.  Les  rapprochements  avec  les  Annales  de  Tigernach 
ou  d'UUon,  avec  BèJe  et  Nennias,  sont  empruntés  à  Pétrie,  Mon. 
hist,  hril. 

(1)  Ms.  Stillitionem. 

(2)  Combat  de  Guoloph. 

(3)  Cf.  Nennius,  apiid  Pétrie,  3/on.   hisl.  hrit.,  p.   76-77,  J'em- 
prunte les  dates  à  Pétrie, 


372  LES    MABINOGION 

453  Pasca    commutatur    super    diem    dominicum 

cum  (1)  papa  Leone,  episcopo  Romae  (2). 

454  Brigida  saiicta  nascitur  (3). 

457  Sanctus  Patricius  ad  Dominum  migTatur(4). 

468  Ouies  Benigni  episcopi  (5). 

501  Episcopus  Ebur  pausat  in  Christo  anno  CCCI 

etatis  suae  (6). 
516  Bellum   Badonis  in  quo  Arthur  portavit  cru- 

cem  domininostri  lesu  Christi,  tribus  diebus 

et  tribus  noctibus,  in  humeros  suos,  et  Brit- 

tones  victores  fuerunt. 
521  Sanctus  Columcille  nascitur  (7).  Quies  sanctae 

Brigidae  (8). 
537  Gueith  Camlann  (bataille  de  Camlann)  in  qua 

Arthur  et  Medraut  corruerunt  ;  et  mortalitag 

in  Brittannia  et  in  Hibernia  fuit  (9). 
544  Dormitatio  Ciarani  (10). 
547  Mortalitas  magna  (11)  in  qua  pausat  Mailcun 

(=  Maelgwn)  rex  Guenedotae  (Gwynedd). 


(1)  Cum  pour  par  est  un  britlonisme  ;  tous  les  Brittons  emploient 
la  proposition  cant  (gant,  gan,  «  avec  »),  dans  le  sens  de  par. 

(2)  V.  Baronius,  H,  453  ;  Labbe,  Concil.,  v.  1335. 

(3)  453,  d'après  les  Annales  Ullonienses. 

(4)  Ann.  VU  :  «  Quies  senis  Palricii  ». 

(5)  «  Armachanus  post  Patricium  episcopum  »  {Ann.  VU.), 

(6)  Meurt  en  503,  âgé  de  303  ans,  d'après    Tigernachi  Annales. 

(7)  Ann.  520.  Tigern. 

(8)  Ann.  523.  Tigern. 

(9)  Cf.  Tigern.  à  Tan  541. 

(10)  Abbas  Gluan  mac  Nois.  Tigern.,  ann.  544. 

(11)  Cf.  Tigern.,  ann.  550. 


APPENDICE  373 

558  Gabran  filius  Dungart  (1)  moritur. 
562  Columcillae  in  Brittannia  exivit  (2). 
570  Gildas  obiit. 

573  Bellum  Armterid  (=  Arderydd). 

574  Brendan  Byror  (3)  moritur. 
580  Guurci  et  Peretur  moritur. 

584  Bellum  contra  Euboniam  (île  de  Man)  (4),  et 
dispositio(/<'*7.depositio)DanielisBancorum. 

589  Convcrsio  Constantini  ad  Dominum  (5). 

595  Columcille  moritur  (G).  Dunaud  rex  moritur. 
Agustinus  (7)  Mellitus  Anglos  ad  Chris- 
tum convertit. 

601  Sinodus  Urbis  Legion  (Caer  Lleon,Chester)(8). 
Gregorius  (9)  obiit  in  Christo.  David  episco- 
pus  Moni  ludeorum  (Moniu  =  Mynyw). 

606  Dispositio  (/e^.depositio)  Cinauc  episcopi(lO). 

607  Aidan  (Aeddan)  map  Gabran  (=Gavran)  mori- 

tur (11). 

(1)  Rex  Albaniac.  Tigern,,  ann.  560. 

(2)  Navigatio  Columbae  Gillae  ad  insulam  lae.  Tiçjern.,  ann.  563; 
Bède,  III,  4. 

(3)  Abbas  Birrensis.  Tigern.,  ann.  573. 

(4)  Praelium  Mannense,  in  quo  victor  erat  Aedan  map  Gabhran 
rex  Albaniac.  Tigern.,  ann.  581. 

(5)  Tigern.,  ann.  388;  cf.  Gild.  Epist. 

(6)  Nocte  Dominicae  Pentecostes  5  Id.  Junii.  Tigern.,  ann.  596, 

(7)  Sa  mission  en  596,  son  arrivée  en  Angleterre  en  597  (Bède). 

(8)  Cf.  Bède,  II.  2. 

(9)  Ann.  605  {Bède). 

(10)  David  succéda  à  Genauc  sur  le   siège  de   Mynyw,  d'après 
Girald.  Cambr.,  Iliner,  Cambriae,  III. 

(11)  Ann.  606.  Tigern. 


374  LES    MABINOGION 

612  Conthigirn  (=:  Kentigern,  Kyndeyrn)  obitus  et 

Dibric  (Dyvric,  Dubriciiis)  episcopi. 

613  Gueith  (bataille)  Cair-legion  (Gaerlleon,  Ches- 

ter) (1)  et  ibi  cecidit  Selim  (=  Selyv)  fili[us] 
Cinan  (—  Cynan).  Et  lacob  (=:  lago)  filii 
Beli  dormitatio. 

616  Ceretic  (=  Ceredic)  obiit. 

617  Etguin  (=  Edwin)  incipit  regnare. 
624  Sol  obscuratus  est. 

626  Etguin  baptizatus  est  (3).  Et  Run  filius  Urbgen 

(=  Uryen)  baptizavit  eum. 

627  Belin  moritur. 

629  Obsessio  Catguollaun  (=  Cadwallawn)  regis  in 

insula  Glannauc  (4). 

630  Guidgar  (=   Gwyddar)  venit    et    non    rediit. 

Kalendis  ianuariis,  Gueitli  (bataille)  Meicen 
(=  Meigen)  (5),  et  ibi  interfectus  est  Etguin 
cum  duobus  filiis  suis.  Catguollaun  autem 
victor  fuit. 

631  Bellum  Cantscaul  (6)  in  quo  Catguollaun  cor- 

ruit. 

632  S trages  Sabrine  et  iugulatio  ludris (=  Idris)  (7). 

(1)  Ann.  613.  Tigern.;  Bède,  II,  2. 

(2)  Cf.  Bède,  IV,  23  ;  Nenn.,  Mon.  hisl.  brit  ,  p.  16. 

(3)  Il  fut  baptisé  par  Paulinus,  évêque  d'York,  d'après  Bède,  II, 
IV,  en  627 . 

(4)  Priestholm,  près  d'Anglesea. 

(5)  Bataille  d'Haelhfelth,  en  633,  d'après  Bède,  II,  20, 

(6)  Bataille  d'Hevenfelth,  d'après  Bède,  III,  I. 

(7)  Cf.  Ticfern.,   ann.   633;   Cf.  Nennius,  ap.  Pétrie,  Mon.  hisl. 
bril.,  p.  76. 


APPENDICE  37o 

644  Bellun  Cocboy  (1)  (=  Gochvy,  Cochvwy,  ou 

Cogvy,  Cogvwy)  in  quo  Osuuald  rex  Nor- 
dorum  et  Eobba  (2)  rex  Merciorum  corrue- 
runt. 

645  Percusio  Demelicac  regionis  quando  cenobi- 

tum  David  incensum  est. 
650  Ortus  stellae. 

656  Strages  Gaii  campi  (3). 

657  Pantha  occisio  (4). 

658  Osguid  venit  et  predam  duxit  (5). 

661  Commene  fota  (6). 

662  Brocmail  moritur. 

665  Primum  Pasca  apud   Saxones  celebratur  (7). 

Bellum  Badonis  secundo.  Morcant  moritur. 
669  Osguid  rex  Saxonum  moritur  (8). 
676  Stella  mire  magnitudinis  visa  est  per  totum 

mundum  lucens. 

682  Mortalitas  magna  (9)  fuit  in  Brittannia,  in  quo 

Catgualart  (=  Cadwaladr  ou  Cadwaladyr) 
filius  Catguolaun  obiit. 

683  Mortalitas  in  Hibernia. 

(1)  Bataille  de  Masei-felth,  en  G42,  Bède,  III,  9. 

(2)  Eowa,  frère  de  Penda. 

(3)  Cf.  Nennius,  ap.  Pétrie,  Mon.  hisl.  hril.,  p.  76. 

(4)  En  655,  Bède,  III,  24. 

(5)  C'est  Oswiu  le  vainqueur  de  Penda  :  v.  J.  Loth,  Remacques 
aux  F.  a.  B.,  of  Wales, Rev.  celt.  XXl,  p.  3^2,  U,  Osguid  ;  Oswijdd. 

(6)  Cumine   Fota  (le  long),  meurt  en   661,    dans  sa  720  année. 
Tiger  n, 

(7)  Cf.  Bède,  III,  25,  26. 

(8)  En  670,  Bède,  IV,  5. 

(9)  En  678,  d'après  Bède,  IV,  12;  en  677,  d'après  Tigern. 


376  LES    MABINOGION 

684  Terrae  motus  in  Eubonia  (île  de  Man)  factus 

est  magnus. 
689  Pluvia  sanguinea  facta  est  in  Brittannia,  et  lac 

et  butirum  versa  sunt  in  sanguinem. 
704  Alchfrit   rex   (1)    Saxonum  obiit.   Dormitatio 

Adomnan  (2). 
714  Nox  lucida  fuit  sicut  dies.  Pipinus  maior  rex 

Francorum  obiit  in  Christo. 

717  Osbrit  rex  Saxonum  (3)  moritur. 

718  Consecracio  àMichaelis  archangeli  ecclesiae. 

721  Aestas  torrida. 

722  Beli  filius  Elfm  (4)  moritur,  et  bellum  Hehil 

apud  Cornuenses,  Gueith  (bataille)  Gartmai- 
lauc(=  Garth-), Cat  Pencon.  apud  dexterales 
Brittones,  et  Brittones  victores  fuerunt  in 
istis  tribus  bellis  (5). 
728  Bellum  Montis  Carno  (6). 


(1)  Roi  de  Northumbrie,  mort  en  "05,  d'après  Bède,  V,  18. 

(2)  Ann.  704,  Tigern. 

(3)  Osred,  roi  de  Northumbrie,  meurt  en  716,  d'après  Bède,  V,  22. 

(4)  Bili  mac  Alphine,rex  Alocluaithe  (Al-GIut)  moritur,  Tigern., 
ann.  722. 

(5)  Le  Brut  y  Tywysogion  ou  Chronique  des  princes,  en  gallois, 
traduite  dans  les  Mon.  hist.  Brit.,  d'après  le  texte  du  Livre  Rouge, 
donne  à  ces  batailles  le  nom  de  Heilhin  eu  Kernyw,  de  Garthrtwe- 
lawc  et  de  Pencoet,  dans  le  sud  du  pays  de  Galles.  Pour  Garth- 
maelawc,  c'est  probablement  le  Garthmaelog  du  cymwd  de  Rhu- 
thyn, en  Glamorgan. //e/ij7  est  sûrement  Elhil  manor  figurant  dans 
le  Dom.  Book,  en  Cornwall  :  ce  serait  Ellyn-glaze  en  Kubert, 
d'après  le  Rev.  Taylor. 

(6)  Le  manuscrit  porte  mortis  an  lieu  de  montis.  C'est  la  bataille 


APPENDICE 


377 


735  Beda  prcsbilcr  dormit. 

736  Ougen  (=  Owen)  rex  Pictorum  obiit. 

750  Bellum  inter  Pictones  et  Brittones,  id  est, 
Gueith  (bataille)  Mocetauc  (1),  et  rex  eorum 
Talargan  a  Briltonibus  occiditur.  Teudubr 
(=  Tewdwr)  filius  Beli  moritur  (2). 

754  Rotri  (=  Rhodri)  rex  Brittonum  moritur. 

757  Edpald  (3)  rex  Saxonum  moritur. 

760  Bellum  inter  Brittones  et  Saxones,  id  est, 
Gueith  Hirford  (Hereford),  et  Dumnagual  (4) 
(=  Dyvnwal)  filius  Teudubr  (=  Tewdwr) 
moritur. 

768  Pasca  commutatur  apud  Brittones,  emendante 
Elbodugo  (5)  homine  dei. 

775  Fcrnmail  (=  Fernvael)  filius  ludhail  (=  Ithael, 

Ithel)  moritur. 

776  Ccnioyd  rex  Pictorum  moritur. 

777  Cudberth  abbas  moritur. 

778  Vastatio  Brittonum  dexteralium  apud  Offa. 
784  Vastati[o]  Brittonum  cum  (6)  Offa  in  estate. 


de  Monit  Garno  livrée  près  du  lac  de  Loegdea,  entre  Nechtan  et 
Oengus,  Ann.  Ulton.,  ann-  728. 

(1)  Cf.  Tigern.,  ann.  760  (Tolargan  mac  Fergusa),  Mocetawc 
paraît  avoir  été  en  Stirling,  dans  la  paroisse  de  Strathblane. 

(2)  Taudar  mac  Bile,  ann.  752,  Tigern. 

(3)  Ethclbald,  roi  de  Mercie?  Chr.  Sax.,  ann.  7  53  (Pétrie). 

(4)  Ms.  Dunnagual, 

(5)  Le  Brut  y  Tywys.  du  Livre  Rouge  l'appelle  Elbot,  ce  qui 
paraît  inexact.  La  forme  la  plus  correcte  serait  Elbodiiii  ou  El- 
bodguu  (cf.  les  noms  arm.  en  -boduii,  -bodn). 

(6)  Voy.  note  l'année  453. 


378  LES    MABINOGION 

795  Offa  rex  Merciorum  et  Morgetiud  (=  Meredydd) 

rex  Demetorum,  morte  moriuntur,  et  bellum 
Rudglann  (:=  Rhuddlann). 

796  Primus  adventus  gentilium  (1)  apud  dexterales 

ad  Hiberniam. 
798  Caratauc  (=    Caradoc)  rex  Guenedote   apud 
Saxones  iugulatur. 

807  Arthgen  (=3  Arthien,  Arthen)  rex  Cereticiaun 

(Ceredigyawn)  moritur. 

808  Regin  (=   Rhein)  rex  Demetorum,  et  Catell 

(=1.  Cadell)  Pouis  (=  Powys)  moriuntur. 

809  Elbodg  (Elbodgu?),  archiepiscopus  Guenedote 

regionis,  migravit  ad  Dominum. 

810  Combustio  Miniu  (=  Mynyw,  Saint-David's). 

811  Eugein  (=^  Ywein,  Ovvein,  Owen),  filius  Mar- 

getiud  (=  Maredudd,  Meredydd)  moritur. 

812  Decantorum(2)[arx]  ictufulminiscomburit[ur]. 

813  Rellum  inter  Higuel  (=   Ilywel)  [et   Cinan]  ; 

Higuel  victor  fuit. 

814  Tonitruum  magnum  fuit  et  incendia  mul ta  fecit. 

Trifun  filius  Regin  (=  Rhein)  moritur.  Et 
Griphiud  (=  Grufudd,Gryfydd)  filius  Cincen 
(=  Cyngen)  dolosa  dispcnsatione  a  fratre 
suo  Elized  post  intervallum  duorum  men- 
sium  interficitur.  Higuel  de  Monia  insula 
(Anglesea)  triumphavit,  etCinan  de  eo  expu- 
lit,  cum  contritione  magna  exercitus  sui. 


(1)  D'après  la  Chr.  Sax.,  en  787,  793. 

(2)  Dygamvy,  près  Conway. 


APPENDICE  379 

81G  lligiicl  itcrurn  de   Moiiia  expulsus  est.   Cinan 

rex  m  oritur. 
817  Gueith  (bataille)  Lannmaes  (=  Llanvaes)  (1). 
822  Arcem  Decantorum  a  Saxonibus  dcstruitur,  et 

regionem  Poyuis  in  suapotestatc  iraxerunt. 
825  Higuel  moritur. 
831  Laudent  moritur  et  Saturnbiu  Hail  Miniu  (2) 

moritur. 
840  Nobis  (=•  Novis)  episcopus  in  Miniu  regnavit. 
8i2  Iudguoll[aun](=  Id\vallawn,Id\vallon) moritur. 
844  Mermin  (=  Mervyn)  moritur.  Gueith  (bataille) 

Cetill. 

848  Gueilh(bataille)Finnant.  ludhail  (Ithael,Ithel) 

rex  Guent  a  viris  Broceniauc  (^=^  Brychei- 
niawc,  Brycheiniog)  occisus  est. 

849  Mouric  (Meuric,  Meyryg)  occisus  est  a  Saxo- 

nibus. 

850  Cinnen  (=  Cynnen)  a  gentilibus  iugulatur. 
858  Mon  vastata  est  a  gentilibus  nigris. 

854  Cinnen  rex  Pouis  in  Roma  obiit. 

856  Cenioyth  rex  Pictorum  moritur  et  Jonathan 
princeps  Opergelei(=  Abergele,  Carnarvon- 
shire) moritur. 

862  Catgueithen  (=  Cadweithen)  expulsus  est. 

864  Duta  vastavit  Gliuisigng  (3)  (pour  Gliguising 
=  Glywissing). 

(1)  En  Anglesea. 

(2j C'est-à-dire  Saturnbiu  Hail {Sadwrnvyw  ou  Sadyrnvyw  Hael), 
de  Mynyw. 
(3)  Pays  entre  la  Tav  et  l'Usk. 


380  LES    MABINOGIO>' 

865  Cian  Nan  Nimer  (1)  obiit. 

866  Urbs  Ebrauc  (=  Evrawc,  Evrog)  vastata  est, 

id  est,  Cat  Dub  Gint  (2). 

869  Cat  (combat)  Brin  Onnen(=  Bryn  Onnen,   la 

colline  du  frêne). 

870  Arx  Alt-Clut  (3)  a  gentilibus  fracta  est. 

871  Guoccaun  (=  Gwgawn)  mersus  est,  rex  Cere- 

ticiaun. 

872  Nobis  et  Mouric  moriuntur.  Gueith  (bataille) 

Bannguolou  (=  (Bannoleu^  (4). 
875  Dungarth  (5)  rex  Cerniu  (=  Cernyw)  mersus 
est.  Gueith  (bataille^  Diu  Sul  (6)  in  Mon. 

877  Rotri  et  filius  eius  Guriat  (—  Gwryat)  a  Saxo- 

nibus  ingulatur. 

878  Aed  (=  Aedd)  map  Neill  (7)  moritur. 

880  Gueith(bataille)Conguoy(=Cyn\vy,Convvay); 

dig  al  Roi  ri  a  Deo  (8). 
882  Catgueithen  (Cadweithen)  obiit. 

(1)  Ms.  Ciannant  in  mer.  M.  Egerton  Phillimore  rétablit  avec 
raison  Ciant  nant  Nimer  (ms.Bdes  Annales,  Ghian  nant  Newer)  ou 
Clan  de  Nant  Nyver,  aujourd'hui  Xanhyfer  ou  Nevern  en  Gem- 
mes, Pembrokeshire. 

(2)  Mût  à  mot,  le  Combat  des  noires  nations.  Les  payens  noirs 
sont  les  Danois,  en  Galles  comme  en  Irlande.  Pugna  nigrarnm 
Gentium.  Ann.  Ult.,  ann.  865  ;  Gf.  Chr.  Sax.,  à  Tannée  867. 

(3)  Dumbarton.  Gf.  Ann,   Ult„   ann.  859. 

(4)  Gynan  y  fut  tué,  d'après  le  Brut  y  Tywyss.  du  Livre  Rouge. 

(5)  Il  faut  paut-étre  lire  Dumngarlh,  un  manuscrit  portant 
Dumnarlh. 

(6)  Di^v  Sul  le  dimanche. 

(7)  Rex  Temoriae,  Ann.  Ult.,  878. 
{8)  Vengeance  de  Rodri  par  Dieu. 


APPENDICE  381 

885  Higucl  in  Roma  dcfunctus  est. 

887  Ccrball  (1)  dcfunctus  est. 

892  Himeyd  (=  Hyvaidd)  (2)  moritur. 

894  Anaraut  (=  Anarawd)  cum  Anglis  vcnit  vastarc 

Cereticiaun,   et   Strat   Tiui  (3)  (=   Ystrad 
Tywi). 

895  Nordmani    vcnerunt,     et    vastavcrunt    Loyer 

{=^  Lloegr)  etBricheniauc  (Brycheiniawc),  et 
Gucnt,  et  Guinnliguiauc  (4). 
900  Albrit,  rcx  Giuoys  (5),  moritur. 

902  Igmunt  in  insula  Mon  venit,  et   tenuit  Macs 

Osmeliaun  (6). 

903  Loumarcli  (=    LIy^YarcIl)  filius  Hiemit  {leg. 

Ilimeit)  moritur. 

904  Rostri  {leg.  Rotri)  decol[latus]  est  in  Arguistli 

(:=  Arwystli). 

906  Gucitli  (bataille)   Dinmcir  (7),   et  Miniu  facta 

est. 

907  Guorchiguil  (Gorcliywyl)  moritur. 


(1)  Rcx  Osraighe,  Ann.    Vit.,  887. 

(2)  Filius  Bledri,  Brut  y  Tyw.  (Livre  Rouge.) 

(3)  Ms.  strattui. 

(4)  Brut  y  Tyw.  Gwnllwg,  le  pays  bordant  la  Severn  et  s'éten- 
dant  do  la  Wye  au  Tav. 

(5)  Alfred,  roi  de  Wessex. 

(6)  Le  Brut  y  Tyw.  du  Livre  Rouge  porte  Rhos  Meilon,  qu'on 
place  en  Anglesea.  Osmeliawn  est  formé  d'Osmail  (fils  de  Cu- 
nedda.),  comme  Cereliciawn  de  Ceretic. 

(7)  Brat  y  Tyw.  Dumeirt,  Dineirth,  forteresse  sur  le  bord  de  la 
met,  en  Llanbadarn  Vach,  Cardiganshire  (Pétrie).  Maelog,  fils  de 
Peredur,  y  aurait  péri. 


382  LES    MABIINOGIOx\ 

908  Asser  defunctus  est. 

909  Catell  rex  moritur. 
913  Otter  venit. 

915  Anaraut  rex  moritar. 

917  Aelfled  reginaobiit  (1). 

919  Clitauc    (=    Clydawc,    Clydog)    rex    occisus 

est  (2). 
921  Gueith    (bataille)    Dinas    Neguid    (=    Dinas 

Newydd). 
928  Iliguel  rex  pervenit  ad  Romam. 

938  Bellum  Brune  (3). 

939  Himeid  filius  Clitauc,  et  Mouric  moritur. 

941  Aedelstan  moritur. 

942  Abloyc  rex  moritur. 

943  Catel  fiIius  Artmail  (=  Arthvael)  veneno  mo- 

ritur, et  ludgual  (=  Idwal),  et  filius  eius 
Elized  a  Saxonibus  occiduntur. 

944  Lunbertli  (=  Lunverth)  episcopus  in  Miniu. 

946  Cincenn  {=:  Gyngen)  filius  Elized  veneno  periit, 

et  Eneuris  episcopus  Miniu  obiit.  Et  Strat- 
Glut  vastata  est  a  Saxonibus. 

947  Eadmund  rex  Saxonum  iugulatus  est  (4). 

950  Higuel  rex  Brittonum  moritur. 

951  Et  Gatguocaun  (=.  Gadwgawn)  filius  Owein  a 

Saxonibus  iugulatur.  Et  bellum  Garno. 
954  Rotri  filius  Iliguel  moritur. 

(1)  Aethelflad,  reine  de  Mercie. 

(2)  Par  son  frère  Mouric  (Briil  y  Tyw.). 

(3)  Brunanburg,  v.  Chr,  Sax.,  à  l'année  937. 

(4)  En  946,  Chr.  Sax. 


INDEX  DES  mm  PROPRES 

DU  TEXTE,  DE  LA  TRADUCTION  ET  DES  NOTES 

DES 

MADINOGION,    TRIADES,   etc. 

(Tomes  I  et  II) 
A.  Noms  anciens 


(Ab  ou  map  signifie  :  fils  de  ;  p.,  père  de  ;  ép.,  épithcle.) 


Aballac  (Aballach),  II.  329,  336. 
Aber(cantrev  d'),  I,  183  (u.  3J  ; 

II,  353. 
Aber  Alav,  I,  1  i6. 
Aberan;,'cll.  I,  270  (n.). 
Aber  Dcii  Gleddyv,  I,  328, 
Aber  Dyli,  I,  174  (n.   1). 
Aberffravv.  I,   124  ;  II,  257,  312. 

324,  352,  356.  368. 
Abergele,  I,  183  (n.  2);  II,  379. 

V.  Operyclei. 
Abergwaun,  II,  348  (n.  4). 
Abergwcnoii,  I,  114  (n.  2). 
Aber  Gwy,  I,  343. 
Aber  Ilavren.  V.  Havren. 
Aber  Henvelen,  I,  145,  149. 
Aber  IveiraA\c,  I,  349. 
Aber    Kleddyv.   V.   Aber   Deu 

Gleddyv. 
Aberlleu,  II,  2  (n.). 
Aber  Menei,  I,  132,  193. 
Aber  Mewydus,    II,  242  (n.  4). 
Aber  Sein,  I,  220,  222. 
Aber  Tawy.  V.  Ta\\  v. 
Aber  Torrogi  (Tarogi),   II,  271 

(n.  5). 


Aber  TvAvi.  I,  339. 
Abloyc'ab  Cuneda.  11,348.382. 
Abso'lon  ab  Davydd,  II,  229. 
Accidents  prodigieux  (les  trois), 

II,  .304. 
Acheflour,  mère    de  Perceval, 

II,  53  (n.  1). 
Achleu,  II,  245. 
Achren,  I,  301  (n.). 
Adar  Lhvch  Gwin,  I,  265  (n.  7). 
Adda,  p.  de  GrufTvdd. 
Addanc    (1),     II,  ^92,    103,    209 

(n.  crit.),  323. 
Addav  (Adam),  II,  229. 
Addaon.  V,  Avaon. 
Adeinawc,    ép.    d'Annwas,   ou 

Henwas. 
Adeon  ab   Eudav,    I,    222,    226, 

227. 
Adiuuandus,  II,  339. 
Adomnan,  II,  376. 
Adran,  ép.  d'Envael. 
Adver,  ép.  d  Eli. 
Ad^vy  ab  Gereint,  I,  .373. 
Aed  (Aeddi  map  Neill,  II,  380. 
yKdan  ab  Cincen,  11,  347. 
.Kdan,  map  Mor,  II,  342. 
Acdd,  p.  d'Odgar. 


384 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Aedd  MaA\r,  p.  de  Prj'dain. 
Aeddan  ab  Blegywrvd,  II,   248 

(n.  2). 
Aeddan  Vradawc  ab  Gavran,  II, 
245  (n.    1;,  248,  313,  350,  373. 
V.  Aidan. 
Aedelstan,  II.  382. 
Aedenawc.  I,  264  (n.)  ;  II,  259. 

V.  Edenawc. 
Aedilfrid,    roi  des    Angles,    I, 

372  (n.). 
Aedwin  de  Northumbrie,  I,  361 

(n.). 
Aefslan.  V.  Elystan. 
Aelfled  (reine),  II,  382. 
Aelfret,    fils   d'Ealdric,    II,   256 

(n.  4 :. 
Aer,  p.  d'Eidoel. 
Aereu,  ép   d'Esgepiydd. 
Aeron,  en  Ceredigyawn,   II,  3 

(n.). 
Aerveddaioc   (les   trois),   I,    358 

(n.  1,1,  372  (n.)  ;  II,  238. 
Aerwalch,  ép.  de  Trimud. 
Aetern  map   Patern  Pesrud,  II, 

239  (n.  2),  329. 
Aethelstan,  II,  311  (n.  2). 
Aethelfled,  reine  de  Mercie,  II, 

382  (n.  1).  V.  Aelfled. 
Aethelfrith,  p.  d'Edwin,  II,  239 

(n.  2).  V.  Edelfflet. 
Aethtlym  (Aethlem),  I,  316.  3i4. 
Afanc.  V'.Beddyr  A.— Sarnyr  A. 
Afrique  d'),  I,   255. 
Agliarat  Law  Eurawc,  II,  82,  89. 

V.  Ygharat  Llaw  E. 
Agned  (le  mont),  II,  91  (n.  2). 
Agustinus,  II,  373. 
Ag^veddi,  I,  298. 
Aidan.  V.  .^ildan,  et  Aeddan. 
Aidan  map.  Gabran,  II,  373. 
Aircol,  p.  de  Guortepir,  II,  241 

(n.),  330.  V.  Guortepir. 
Alan,  p.  de  Digniv. 
Alan,  fils    de    Salomon  (?),   II, 

247  (n.). 
Alan  Ffergan,  I.  209;  II,  264. 
Alar,  p.  de  Digon. 
Alarch.  V.  Gwenn  Alarch. 
Alaw,  1,119  (n.).  V.Aber  Alaw. 
Alawn,  II,  315,  323. 
Alaximus,  II,  339. 
Alban  (Ecosse),  I,  234  (n.),  261 
(n.  2)  ;  II,  294,    297,  298,  299, 
301,  318. 


Albanus,  II,  338. 

Albeinwvn,  II,  243. 

Albrit,  li,  381. 

Alchfrit,  II,  376. 

Al-Clut.  V.    Alt-Clut,  et    Kacr 

A.  G. 
Aldroen,   roi    d'Armorique,  II, 

235  (n.). 
Aled,  II,  355, 
Alexandre   (empereur),  II,  339, 

355. 
Allers  (le  comte),  II,  35. 
Alis  Ronwen,  II,  237  ^n.  2).  V. 

Ron\'\en. 
Allict-\vn,    Allictwyn    ou    Mal- 

lictwn,  I,  349,  425. 
Allicton  Ver.  V,  Allictwn. 
Allington.  V.  AUictwn. 
Allt  Chvyt,  ép.  de  Tarawc. 
Allt  Tryvan,  I,  286  (n.). 
Allt  Vaehvr,  II,  245  (n.  3K 
Almaen  d'Allemagne),  II,   300. 
Alocluaithe,    II,    376  (n.  4).  V. 

Al-Clut. 
Alpin.  V.  Elphin. 
Alser  ab  Maelgwn,  II,  269, 
Alt-Clut,    I,    339   (n.)  ;  II,    248, 

376  (n.  4),  380. 
Alun,  p.  de  Dyvyr. 
Alun  (1"),  I,  337  (n,). 
Alun  (Coet).  I,  185. 
Alun  (Ystrati.  II,  356, 
Alun  Dyved,  I,  32,  263,  316, 
Amaethon  ab  Don,  I,  85  (n,  3), 

176  (n.  1),  300,  420  (n,). 
Amalech,  II,  329. 
Amanw  (Dyfîryn),  I,  341. 
Amanw  (Mynydd),  I,  340. 
Amazones  (les  trois),  II,  251. 
Ambren.  V.  Amhren. 
Ambri  (Mvnydd),  II,  306  (n.  1), 

321  (n.  1). 
Amgoed,  II,  365. 
Amguoloyt.  II,  329. 
Amhar  ab  Arthur,  II,  125. 
Amheibyn,  ép    d'Eirinwych. 
Amhren   (Amren),  ab     Bedwar 

(Bedwyrj,  I,  275  ;  II,  125,  212 

(n.  crit,). 
Amlawd    "\Medic,   p.  de   Dwy- 
wanwedd   et   d'Eigyr,    I,   243 
(et  n.  2);  II,  350. 
Amman    (1"),   I,    340  (n.  3),    341 

(n.  2).  V.  Amanw. 
Amobyr,    I,  98. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


385 


Amor  map  Moriud,  II,  3i2. 
Amoureux  (les  trois),   II,  284. 
Amren.  V.  Amhrcn,  et  Ilir  Am- 

ren. 
Amwythic  (Shrewsbury),  I,  178 

(n.  2). 
Anaraiil  map  Mermin,  II,  332. 
Anarawc  Walll  Gr\vn,p.  d'Iddic, 

I,  126,  136.  V.  Anarawt   Gw, 
Gr. 

Anarawt,   roi    d'AberlTraw,   II, 

312,  382. 
Anarawt  ab  Rodri,  II,  316  (n.  1), 

367,  381. 
Anarawt  Gwallt  Grwn  ab  Tut- 

wal,  II,  327  (n.  2),  332  (n.  2). 

V.  Anarawc 
Anaw  Kyrdd,  ép.  d'EIivri. 
Androgeus,  II,  305  (n.   7). 
Ancirin  (Ancurin)  Gwa's\trydd, 

II,  257  (etn.  5),  260  (n.  2;. 
Anet.  l,  310,  3ii. 

Anjjarat,  fille  d'EIystan,  II,  311 

(n.  2). 
Angawd  ab  Kaw,  I,  266. 
Angharat.  V.  Yngharat. 
Anjj^harat     Tonvelen,     fille     de 
Rydderch  Had,  1 1, 82  (n.),  287 , 
Angned.  V.  A^ned. 
Anguerit,  II,  .'^29. 
Anguselus,    roi    d'Albanie,    II, 

303  (n.  6). 
Angyw  (le  comte  d').  II,  30. 
Anhunawg,  II,  360. 
Anlach  (Ennllcch)  Coronac,  II, 

281  (n.  1). 
Anlaf  Cuaran,  II,  281  (n.  Ij,  300 

(n.  1). 
Anllawdd  Wledic,  p.  de  Goleud- 

dydd. 
Anna,  II,  329,  336. 
Annan.  V.  Avan. 
Annwas,  p.  de  Twrch, 
Annwas    Adoinawc,    1,   264.  V. 

Ilcnwas. 
Annwn  (Annwvn,  Annwvyn),  I, 
85, 86, 88, 89, 90, 3 15.  V.  Arawn, 
Pwyll. 
Annyana\AC  ab  Menw,  I,  268. 
Anocth,  II,   318.   V.  Kaer  Octh 

et  Anocth. 
Anoeth  Veiddawc,  I,  279. 
Anreithvarch  (les),  I,  372  (n.3). 

V.  Chevaux  de  butin. 
Anthun  (Aalun),  II,  332,  339. 


Antonius,  II,  339. 

Aranrot  ab  Don,  I.  152,  176, 191- 

108  pusxim;  II,  273,  287. 
Aranvagyl,  II,  243, 
Arawn,  roi  d'Annwn,  I,  81(n.  1), 

Sb-90  passim,  301  (n.). 
Arawn  ab   Cynvarch,  1,  14  ;  II, 

291. 
Arawn    ab    Dcwinvin,   II,   291 

ai.  2). 

Arberth,  I,  83,  92,105,  106,  108, 
112,  154,  158,  163,  379(n.),-  II, 
365. 
Archan  (rivière),  I,  136. 
Archanat  ab  Gyrtlimwl,  II,  245. 
Archevêchés  (les  trois),  II,  318. 
Ardden.  V.  Arddun. 
Arddun,  II,  266,  284  (n.  3). 
Arddwyat  Kat,  ép.  d'Uchtryt. 
Ardery'dd    (la     bataille   d'),    II, 
245,251,263,283,292  (n.  4),  373. 
Ardsendoin,  II,  248  (n.  2). 
Ardwyat  ab  Kaw,   I,  267. 
Are^wedd  Vocdda^^■g,  fille  d'A- 
varwy,  I,  119  (n.  2).  135  (n.); 
II,  2S1  (n.    Il,  307,   309. 
Argantios  (En-int),  I,  327  (n.  2). 
Argat,  ]).  de  Kynhaval. 
Argoet    Galchvvnvdd  (Derwent 

\Vood),   II,  297  (n.  31. 
Argoet    Derwennydd,    II,    256 

(n.  1). 
Argoet    Llwyvain   (bataille  d'), 

II,  283  (n.  1). 
Arguistli,  II,  381.  V.  Arwystli. 
Argyngroec,  I    352,  335. 
Arianrod.  —  V    Aranrod. 
Arianrod  (constellation  Corona 

Borealis),  I,  191  (n.). 
Arllechwedd,     I,    182  ;    II,   232 

(n.  4). 
Arllechwedd    Galedin,    II,    232 

(n.  41,  233  (n.),  297  (n.  3). 
Armachanus,  II,  372  (n.  5). 
Armterid.  V.  Arderydd. 
Aron,  II,  338. 
Aron  ab    Cynvarch.   V.  Arawn 

ab  C. 
Aron  ab  Dcwinvin.  V.    Arawn 

ab  D. 
Arovan,  barde  de  Sclyv  ab  Cy- 

nan,  II,  267. 
Arsanrf  (charrue\  II,  314. 
Artali"  ab  Grippiud,  II,  347. 


25 


380 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Arthan  filius  Cimulch,I,280(n.5). 
Arlhanat  ab  Gyrlhmwl,  II,  245 

(n.  3).  V.  Archanat. 
Arthbodpru,  II,  345. 
Arthen.  V.  Arlhgen. 
Arthgal,  II,  333/ 
Arthi:;en  ab  Scissill,  II,  345. 
Arthgen  rex  Cereticiaun,  11,378. 

V.  Arthien.  ' 

Arthien  (Arthen),  II,  378. 
Artgloys,  II,  345. 
Arthur,  1,  22,  32-38  passùn,  49, 
54,   62,    63,    119  (n.),   120  (n.), 
135  (n.),  195  (n.),  243  (n.),  244, 
245  (n.),  249  (n.),  254-346  pas- 
siin,  354-377  passim,  379  (n.)  ; 
II,  l-ib  passim,  ol-\20 passim, 
122-175    passim,     185    (n.    1), 
236-217  passim,   253-307  pas- 
sim, 372. 
Mère  d'Arthur  :  Eigr  (Igerna). 
Père  d'Arthur  (parents  du  côté 
du)  :  Sulyen  ab    laen,    Tere- 
gut,  etc. 
Grand-père  d'Arthur  :  Cysten- 

nin  Vendigeit. 
Oncles  d'Arthur  :  Gurbothu 
Hen  et  Llygatrudd  Emys,  frè- 
res de  sa  mère,  I,  271,  342.  — 
Gweir  Dathar  Wennidawc, 
Gweir  ab  Kadellin  Talargant, 
Gweir  Gwrhyt  Ennwir,  Gweir 
Baladyr  Hir,  frères  de  sa  mère 
et  fils  de  Llwch  Llawwyn- 
nyawc  de  l'autre  côté  de  la 
mer  Terwyn,  I,  276.  —  Erbin 
ab  Gustenhin,  II,  146. 
Frère  d'Arthur  :  Gormant  ab 
Ricca,  du  côté  de  sa  mère,  I, 
268. 
Neveu   d'Arthur  :  Medrawd,  I, 

354;  Gwalchmei,  I,  288  (n.). 
Cousins  d'Arthur  :  Kulhwch,  I, 
244  ;  Gereint,  II,  172  ;  Goreu 
ab    Kustenhin,  I,  32  i,   March 
ab  Meirchiawn,  I,  361,  362. 
Famille  d'Arthur.  I,  336.  —  Les 
gens  de  Kaer  Datlial  sont  de 
la  famille  d'Arthur  du  côté  de 
son  père,  I,  266. 
i^emme  d'Arthur.  V.  Gwenhwy- 

var. 
Dames  de  la  cour  d'Arthur,  ses 
maîtresses,  1,  28i,  etn.  4  ;  II, 
triades  21  et  22,  p.  250. 


Evéque  d'Arthur,  1,283.  V.  Bed- 

wini. 
Hôtes  d'Arthur,  II, p. 256,  triade 

53. 
Princes,  chevaliers    de    combat 
de    la  cour    d'Arthur,    I,  360 
(n.  1). 
Champions  d'Arthur  :  Gwarthc- 
gyt  ab    Kaw;    Iscovan    Hael, 
Keidwn  abEli  Adver,  Tarawc 
d'Allt  Glwyt,  I,  338. 
Chef  des  charpentiers  d'Arthur, 

I,  339.  V.  Gwlydyn  Saer. 
Chefs  Chasseurs  d'Arthur:  Ely 

et  Trachmyr,  I,  276. 
Chef  des  pages  d'Arthur  :  Eli- 

vri.  II,  124. 
Serviteurs  d'Arthur  :  Eiryn 
Wych,  Hir  Amren,  Hir  Eid- 
dyl,  Hygwydd,  Kachamwri, 
Elivri,RYfuerys,Odvar  l'franc 
I,  274,  335.  (V.  à  ces  noms.) 
Jument   d'Arthur  :   V.  Lamrei, 

I,  333,  345. 
Chien  d'Arthur  :  V.   Cavall,    I, 

310  (n.),  333. 
Salle  d'Arthur  :  V.   Ehangwen, 

I,  279. 
Lit  d'Arthur  :  I,   340  (n.  3).  — 

V.  Gively- Arthur. 
Navire  d'Arthur  :  V.   Prytwen, 

I,  228. 
Manteau  d'z^rthur  :    Gwenn,  I, 

258,  364. 
Armes   d'Arthur  :    I,  258,    259, 
328  (n.  2),  345.—  Kaledvwlch, 
son    épée  ;    Bongomyant,    sa 
lance  ;  Gwyneb-Gwrthucher, 
son    bouclier  ;    Karnivenhan, 
son  couteau. 
Cojirsd'Arthur:  Kelliwic,Caerl- 
lion-sur-  Wysg,  Penryn  -Rio- 
nedd.    V.    à  ces  noms. 
Voir  encore  à  Dewi,  Maelgwn, 
Kradawc     Vreichvras,    Kyn- 
dej'rn,      Gwrlhmyl     Wledic, 
Nougoy. 
Arthur  map  Petr,  II,  236(n.  1), 

330. 
Arthvael,  p.  de  Catel,    II,  382. 

V.  Artmail. 
Arthwys  ab  Mor,  II,  349. 
Artmail,  II,  347,   382.  V.  Arth- 
vael. 
Artur  ab  Aeddan,  II,  248  (n.2). 


INDEX    DES    NOMS    PROrRES 


387 


Arvau  dur,  ép.  de  Peredur. 
Arvon,  I,    134,  173,  186  (n.),  200 

(n.),    203,    220,    222,   223,   284 

(n.)  ;    II,  3,    242    (n.    4),  272, 

310  ;    cantrcv    et    cymm%vds 

d'Arvon,  II,  333. 
Arvor,  I,  134  (n.  3). 
Arvwl,    épée     do    Trvstan    ab 

Tallwch,  II,  228  (et  n.   1). 
Arvwl  Melyn,  H,  228  (et  n.  1). 
Arwy,  I,  262  (n.  4).  V.  Garwy, 
Arwy,  p.  d'Indec. 
Arwy,  ép.  de  Reidwn. 
Arwystli,  I,    182.  183  (n),  348  ; 

II,  354,  381.  V.  Arjïuistli. 
Aryanllii  (les  trois),  II,  2j2. 
Aryaiirot,    fille   de   Beli,  1,  191 

(n.)  ;  II,  232. 
Aryen.  V.  Brynn  Aryen. 
Asàpli,  II,  369. 
Assc.  V.  Kaer  Asse. 
Asser,  II,  382, 
Astroloçfues    bénis    (les    trois), 

11,321. 
Aslrus,  ép.  de  Gwyddneu. 
Ath.  V.  Oth. 
Athcu,  p.  de  Gusc. 
Atroys,  II,  254  (n.  7),  346,347. 
Atrwm.  V.  llir  A. 
Atver,  ép.  d'Eli. 
Aiifjustin  (l'apôtre  des  Saxons), 

II,  288  (n.  3). 
Aurdavodogion   (les    homnaes  à 

la    lanj^uc   d'or),    I,   266  (n.). 

V.  Eurdavodogion. 
Aurilian.  V.  Aurilianus,  et  Ma- 

coer  Aurilian, 
Aurilianus,  II,  339. 
Australis  Waliia,  H,  367,  369. 
Avallach  (l'ilc    d'),    I,   269  (n.)  ; 

II.   237,  2S8. 
Avallon  (l'île    d'),    I,    245   (n.), 

269  (n.  2)  ;  II,  237   (n.   2).   284 

(n.  4). 
Avan,  lille  de  Meic  Mj-gotwas, 

II,  287. 
Avan  (évèque),  I,  247  (n.), 
Avan  (Avyn),  II,   362.    V.  Llan 

Avan. 
Avan  Verddic,  barde   de   Cad- 

wallawn  ab  Cad  van,  II,  267. 
Avanc.  V.  Addanc. 
Avaon  ab  Taliessin,  I.  315  (n,), 

338,  373  ;  II,  235,  257  (cl  n.  5), 

258. 


Avarwy  ab  Lludd,  I,  135  (n.)  ; 

II,  233,  281  (n.  1),  305,  307. 
Avarwy  Hir  de  Maelienydd,  II, 

250,  251  (n.). 
Avena,  II,  231. 
Avlawn,  p,  d'Huarwar. 
Awstin.  V,  l'i"nr>  n  A, 
Awyddawc  A'reicliir,  cheval  de 

Kyhoret    a)}    Kvnan    II,    268 

(n.  2),  269. 


Bach  (cymmwd),  II,  364. 
Baddon  (bataille  de),  1,359  ;  II. 

346  (n.  4),  372,    375.    V.  aussi 

Kaer  Vaddon. 
Badonicus  mons.  V.  Baddon, 
Badonis  belluni,  II,  372,  375.  V. 

Baddon. 
Baeddan,  p.  de  Macl^^ys. 
Balor  I,  296  (n.). 
Banfjor,    sur    la    Dee,    II,    244 

(n.  3),  261,  28^,  324  (n.  1),369. 
Bangor  Deinioel,  II,  324  (n.  1). 
Bangor  lUtyd  (  Llanilltvd  V'^awr), 

II,  288  (n,  7),  314  (n,  3). 
Bangor  Wydrin,  II,   288  (n.  7). 
Bangorensis  sedes,   II,    369.  V. 

Bangor. 
BannaAvc,  ép.  d'Elcn. 
Bannguolou  (Bannolcu),  11,380. 
Bamv,  I,  341. 
Bardd,     ép.     d'Arovan,  Avan, 

Degynehv,  Golyddan. 
Dnrdes  peu  sérieux  (les  trois), 

II,  238,  239. 
Bardes  précurseurs  (les  trois), 

II,  315. 
Dardes   principaux  (les   trois), 

II,  292. 
Barenton  ou  Belenton  (fontaine 

de),   II,  11  (n.). 
Barnawt.  V.  Hin  B. 
Barren  (île  de).  II,  290  (n.  I). 
Barva^^c,  ép.  de   Dillus,  Llaw- 

vrodedd. 
Barwn  (cantrev  Y),  I,   13ô  ;  II, 

356,  V.  Edeirnion. 
Baryv  Draws,  ép,  dUchdryl. 
Baryv  T-\\rcli,  ép.  de  Noddawl. 
Batailles  frivoles  (les  trois),  II 

283, 
Balh.  V.  Kaer  Vaddon. 
Bcarraidlie.  V.  Rinn  Chin  B. 


388 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Beda,  II,  2  9,  377 

Bedan,  II,  .346  (n.  4). 

Bedd,  ép.  dEinyawn. 

Bedd  Geraiiit.  11,   121  (n.  1). 

Bedd  yr  Afanc,  H.  93  (n.). 

Bedrawt,  p.  de  Bedwyr. 

Bedwini  (évéque;,  1,283,    355, 

373  ;  II,  279. 
Bedwvr  ab  Bedrawt,  p.  d'Amh- 
ren  et  d'Enevawc,  I,  261,286, 
297,  320,  322  et  suiv.  ;  11,148, 
271. 
Bedj-^v  ab  Seifhwet,  I,  264. 
Beiddawc,  ép.  d'Anoetli. 
Belen  de  Lleyn.  V.  Belyn. 
Belenton.  V.  Barenton. 
Beli  et  Anna,   II,  336. 
Beli  map  Elfin,  II,  333,  376. 
Beli  map  Xeithon,  II,  333 
Beli  map  Run,  p.  d'Iag-o,II, 2.39 

(n.  2',  252  (n.  5),  32S. 
Beli  Mawr  ab  Mynogan  ou  Ma- 
nogai,  p.  de  Cadwallawn, 
Arianrot.  Llevelys,  Lludd, 
Nynnyaw.  Peiiardim,Reidwn, 
Run  :  I,  121,  122  et  suiv. ,135, 
146,  195,  222,  231,  et  suiv.  ; 
II,  303,  305,  329. 
Belin,  II.  .374. 

Belyn  de  Lleyn,  II,  251,  263. 
Bendigeit,  ép.  de  Bran,  Cuslen- 
nin,    Cadwallawn,    Gwerthe- 
vyr. 
Beniçnus  'évêque),  II,  372. 
Benli^Ie  roi',  II,  343  (n.  1). 
Bennwic,  I,  341. 
Benren,  I,  177  ;  II,  320. 
Bergaed,  H,  272  (n.  4i. 
Berth  ab  Kado,  I,  268. 
Berthguin  (évéque  de  Llandav), 

I,  70  (n.);  II.  254  (n.  7). 
Bervach,  ép.  de  Ivorvil. 
Berveddwlad,  I,  183  (n.  2). 
Berwyn,  II,   250  (n.  1). 
Berwyn  ab  Cerenhir,  I,  274. 
Betwin,  Betwini.  V.  Bedwini. 
Beuthach,  ép.  de  Lluber. 
Biedan  Heafod,  II,  346  (n.  4). 
Bienfaiteurs  lies  trois),  II,  314. 
Birrensis  abbas,   II,  373  (n.  3j. 
Birtulf,  I,  70  m.).  V.  Britilm, 
Blaen    Kynvael,    I,  209   (n.  1)  ; 

H,  265  (n.  1). 
Blaireau  (le  jeu  du),  I,  102. 


Blanait,  femme  de  Guroi,  I,  261 

(n.  9). 
Blanchefleur,  II,  68  (n.). 
Bias,  fils    du  roi   de   Llychlvn, 

II,  289, 
Blathaon,    fils   de   Mwrheth,   I, 

373.  V.  Penn  B. 
Blatobulgion,  II,  233  (n). 
Bledcobrit    (BledcowritI,    1,    73 

(n.  3).  V.  Bleçobred. 
Bledcuirit,  I,  73  (n.  3). 
Bledcuvrit.  V.  Bledcuirit. 
Bleddyn  ab  Cynvyn,  p.  de  Ma- 

redudd    (MeredAddi,     I,     347 

(n.   1). 
Bledhericus,  I,  72,  73,  74. 
Bledri,  I,  72,  73,  74,  75.  V.  Ble- 

thery  et  Breri. 
Blegabred  (Blegobred),  I,  73.74. 
Blegywrvd,  archidiacre  de  Llan- 
dav, I,'l5,  73  In.  3). 
Bleheris,  I,  74,  75. 
Bleiddan  le  Saint,  II,  27  4  (n.  5). 
Bleiddic,  en.  d'Hyveidd. 
Bleiddwn,  I,  190. 
Bleiddvt   (Bleidvtl,  p.  de  Llvr, 

I,  104  (n.).  121  (n.),  423  (n."j. 
Bleidut,  II.  340  (n.  3). 
Blelhu,  I,  68. 

Blctherv.  V.  B'edri  et  Breri. 
Bleydiud,  II,  340. 
Blo'deuwedd,  I,  199-208,  passi/n. 
Bod-Edern,  I,  262  (n.  3). 
Bodgu  map  Serojuil,  II,  345. 
Bodu^  map  Garantmail,  II,  344. 
Bœufs{les  trois  principaux).  II,. 

293. 
Bœufs  de  G^^hvIyd  \Vineu{les), 

I,  302. 

Bonhed  Gwyr  y  Gogled  (Généa- 
logie des  hommes  du  Nord), 

II,  197  (n.  crit.). 
Borealis  Wallia,  II,  367. 
Bort,  fils  de  Bort,  II,  285. 
Botan  map  Morgen,  II,  344. 
Bradawc,  ép.  de  Haearnwedd. 
Bracfaivd  (boisson),  I,  304  (n.  2). 
Bragodi.  V.  B^aga^^■d. 

Bran,  fils  de  Febail,  I.  62  (n.  5). 
Bran  ab  Dyvynwall,  II,  237. 
Bran  Bendigeit  ab   Llyr,   p.  de 

Carada-svc,  I,  119-152,  7)a.ss(m; 

II,  240,  241,  242(n.  1),  280,  305, 

308,  309,  313,  324. 
Brangor,  mère  d'IIelian,  II,  285, 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


389 


Bran  Hen,  II,  335. 

Branhes   (troupe    des   corbeaux 

fl'Owein),    I,    370   (n.    1).    V. 

Corbeaux  crO\\ein. 
Braniid  Vreal.  II,  335  (n.  2). 
Branwen,  fille  de   Llyr,  I,  119- 

151,  pussim  ;  H,  74,  246. 
Bras,  ôp.  de  Cad^^•gawn. 
Bralhacli,  I,  26:<  (n.  6). 
Bratwen  ab  lacn,  I,  266. 
Bratwen  ab  Moren  Mynawc,  I, 

263. 
Bratwen,  II,  246  (n.  3). 
Breat,  prince  du  Nord,  II,  272. 
Brech,  vache  de  Maelgwn,    II, 

293. 
Brecliiaul,  II,  342. 
Brcclieiniop.  V.  Brychciniog. 
Brecilien.  V.  Broceliande. 
Breich   Hir,  ép.  d'AAvyddawc, 
Brendan  Byror.  II,  373. 
Brenhinawl,  II,  363. 
Breri.  V.  Bledri. 
Bretons  (les),  II,  236,  245  (n.  1), 

247  (n.). 
Brevi  Vawr,  I,  223. 
Brian,  II,  248  (n,  2). 
Briavael,  II,  245  (n.  2).  V.  KoUi 

Vriavael. 
Briclieniauc  (Brycheinia'svc),  11, 

381. 
Brisantes,  I,  135  (n.  1). 
Brigida,  II,  372. 
Brin  (Bryn)  Onnen,  II,  380. 
Britannia,    I,    273    (n.     b\    308 

(n.  1);  II,  294  (n.  5..  338,  348, 

371,  372.  373,  375,  376. 
Brithguein,II,  329. 
Britilm,  I,  70  (n.).  V.  Birtulf, 
Britanni,  T,  273  (n.  5). 
Brittones  (Rrittons),  I,  40-42,69, 

76,  77,  273  (n.   5),    308  (n.   1), 

362  In.  1)  ;  II,  294  (n.  5),  372, 

376,  377. 
Brittu  map  Cattegirn,  II,  343. 
Broceliande  (la  forêt  de),  II,  5 

(n.  2),  11  (n.   1),  383. 
Broccniauc(Brycheiniog),  11,346 

(n.  1),  379. 
Broch.  V.  Blaireau  (le  jeu  du). 
Brochvacl.  V.  Brocmail. 
Brocmail  map  Ginan,  II,  346. 
Brocmail    map  Cincen,  II,  342, 

346  (n.  1). 


Brocmail  map  Ebiaun,  H,   340, 

341  (n.  2). 
Brocmail  map   Elized,    II,   345, 

347. 
Brocmail  map  lutnimet.  11,341. 
Brocmail  map  Mouric,  II,  347. 
Brocmail  map  Su:dda.  II.  341. 
Brocmail!  Brochvael)VscithrawC 

(Ysgithrogi,I.  372  (n.);  11,284 

(n.  3),  341  (n.  2s  375. 
Bro-Erec.  V.  Bro-Weroc. 
Bron  Camlan,  I,  270  (n.). 
Bronwen,  II,  246.  (n.  3). 
Bronwen  (Ynys),  ï,  119  (n.  1). 
Bro-Werec.  V.  Bro-Weroc. 
Bro-Weroc,  I,  56 
Bro  yr  Hud  (le  pavs  de  la  magie, 

Dyvcd),  I,  82  (n.  1). 
Bru'idne  Dà  Derga.  V.  Togail  B. 
Bruighean     Di     Derga,    I,    275 

(n.  3). 
Brune  bellum,  II,  382. 
Brutus,   fils  de  Sylvius,  II,   294 

(n.  5). 
Brwyn,  p.  de  Madawc. 
Brych  Bras  (le  bœuf),I,  302;  II, 

293. 
Brychan,  I,  120. 
Brychan    Brycheiniog,    fils    de 

Marchell.  I,  303  (n.)  ;  II,  281, 

284,  331  (n.  l). 
Brycheiniog,  ép.  de  Brychan. 
Brycheiniog  (Breconshire),I,  82 

(n.)  :  II.  281  (n.    1),  362,  379, 

381.  V.  Bricheniauc. 
Brychgach,  ép.  de  Kynnwic. 
Bryn.  V.  Brvnn. 
Bryn  Buga,  11,  365. 
Bryn  Onnen.  V.  Brin  O. 
Brynach  Gwyddel,  II,  272(n.5). 
Brvneich.  I,  370  (n.  1)  ;  II,  256, 

279.  299,  320. 
Brynn  Aryen,  I,  197. 
Brynn  Etwin,  II,  252  (n.),  263. 
Brynn  Kyvergvr,  I,  204. 
Brynn  GrifTri,  II.  249. 
Brys  ab  Bryssethach,  I,  280. 
Bryssethach,  p.  de  Brys. 
Bryt  (Brutus).  I,  123  (n.  3). 
Bryt  (Ynys),  I,  123  (n.  3). 
Brytaen  (Bretagne  française),  I, 

228  (n.).  V.  LlyHaw. 
Brythach,  I,  255.  V.  Kaer  Vry- 

thaoh. 
Brython  (les  Bretons),  II,  297. 


390 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


BrJth^^■ch.  V.  Kaer  VrylhAvch. 
Bucheshvm   (Bucheslom)    Seri, 

cheval   de  G^^ga^vn    Gleddv- 

vrud,   I,    372    (n.  3)  ;  II,  227, 

269. 
Bun,  femme  de  Flamddwyn,  I, 

271  (n.  4). 
Bwlch,  fils  de  Cleddyv  Cyvwlch, 

petit-fils  de  Cleddyv  Diwvlch, 

I,  280,  317,  373. 
Bwrg-Nvvn  (Bourgogne),  I,  225. 
Bwrt.  V.  Bort. 
Bychan.  V.  Gantrev  B. 
Bychan,    ép.  de    Gwiffret,    de 

Custennin. 
Byhvennwys,  II,  233  (n.). 
Byr.  —  V.  Maenor  Byr. 


Cabal.  V.  Cam  Cabal. 
Cabal,  chien  d'Arthur.  V.  Kavall. 
Gadavacl  Wyllt,  11,  238  (n.). 
Cadavael  ab  Cynved-sv,  II,  274, 
Cadaw,  I,  269  m.).  V.  Cado. 
Cndavres  d'or  (les  trois),  II,  262. 
Cadawc  ab    Gwynlliw,    II,    47 

(n.    1),    286    (n.   1),    289,    290, 

323. 
Cadegyr,  II,  253. 
Cadeir   ab  Seithin   Saidi,  I,  262 

(n.  4)  ;  II,  292  (n.  2). 
Cadeir  Vaxen,  I,  223. 
Cadell  (Cadelh),roi  de  Dinev-svr 

ou  du  Sud,    I,   126  (n.  1)  :  II, 

312  (et    n.    1],    316,    367,    378. 

V.  Catell. 
CadeAv.  V.  Cadaw. 
Cadio,  1,308  (n.  1).  V.  Cado. 
Cado  de  Prydcin,  p.  de  Berth, 

I,  268,  269,  308. 
Cado  Hen  (Gate),  I,  269  (n.  8); 

I(,  229,  290  (n.  1). 
Cadoalant,  I,  68. 
Cadoc.  V.  Saint  Cadoc. 
Cador,  duc  de  Cornouailles,  I, 

259  (n.  3t. 
Cadreith.  V.  Cadyrieith. 
Cad  van,   p.   de   GatAvalla"\vn,    I, 

361  (n.  2). 
Gadvarch  Maelhlu,  I,  360  (n.  1). 
Cadvàrchawg    (les     trois),     ou 

princes  clievaliers  de  combat 

de    la  cour  d'Arthur,    I,    360 

(n.  1).  . 


Cadwaladyr   (Cadwaladr)   Ven- 

digeit,   î,   119  (n.    1)  ;  II,  246, 

247  (n.),  258  (n.),  265,  309,  328 

(n.  1). 
Cadwaladyr,    oncle    d'Ynyr,  I, 

255  (n.  i). 
Cad^valla-wn  ab  Beli,  II,  300. 
Cadwallawn  ab   leuav,    II,   249 

(n.  2).  300  (n.  1). 
Cadwallawn  ab   Cadvan,   I.  360 

(n.  2),  372  (n.  3);  II,  227,239, 

260  (n.  2),  263.  264  (n.  1),  267, 

269,    274,    374.     V.    Catguol- 

laun. 
Cadwallawn    Llaw    Hir,    p.    de 

Maelgwn,   II,  262,   300  (n.  Il, 

328  (n.  6).  332  (n.  1).  V.  Cas- 

wallawn  L.  H . 
Cadwallawn  Vendigeit,  II.  249. 
Cadwallo  ab  Cadvan,  II,  247  (n.). 
Cadwgawn  ab  Iddon,  p.  d'Hei- 

lyn  Goch.  I,  330.   V.  Catguo- 

caun  et  Heilyn  G. 
Cadwgawn  abOwein,  II,  382. 
Cadwgawn  Vras,  I,  350.  V.  Cat- 

guocaun. 
CadAvy,  I.  429  (n.).  V.  Adwy. 
Cadyal    ab    Erynt,    II,   230   (et 

n.  4). 
Cadyrieith  ab   Porthawr  Gan- 

dwy,    11,     125,    139,    174,   212 

(n.  crit.). 
Cadyrieith   ab   Saidi   (Seidi),  I, 

262   (n.    5),  375,  376  ;  II,  15'», 

255,  292. 
Caedualla,  II,  247  (n.). 
Caelogion,  II,  354. 
Caeo  (cynimwd  de).  II,  361. 
Caer-  (Ca/r-).  V.  à  Kaer. 
Cai,  I,  257  (n.).  V.  Kei. 
Calad-Bolg,    épéc.   de    Léite,    I, 

259  (n.).  V.  Caledvwlch. 
Calam,    fille    d'iddon,     II,    274 

(n.  8). 
Calam,  cheval  d'Iddon  ab  Ner, 

II,  274. 
Calan  (1"  jour  du  mois),  I,  109 

(et  n.  1). 
Calan  Hedre,  I,  109  (n.   1). 
Caledin  (Arllechwedd),    v.  Ga- 

din, 
Caledonius  Sallus,  II,  297  (n.  1). 
CaledvAAlch,   épée    d'Arthur,    I, 

249  (n.  1),  258,  335. 
Calogrenant,  1,  36. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


391 


Cambuscan  (le  conte  de),  II,  33 

(n.  1). 
Camlan    (bataille    del,     I,     119 

(n.    1),    209    (n.    1),    245    (n  ), 

259  (n  ),  269  (et  n.  2),  270  in.), 

277,  353  (n.    1),    354  ;   H,  237, 

246,    253,  265,'  283,    290,    372. 

V.     Bron    C,     Maes     G.    et 

Gueilh  G. 
Campeu    Gharlymaen,      I,     280 

(n.  1). 
Camuir  map  Brittu,  II,  343. 
Canawl  (canlrev    et   cymmwds 

de),  II,  360,  362,  363. 
Cangan,   II,  332. 
Gangos,  I,  272  (n.  1), 
Canologion  (Gaelogion),  II,  354 

(et  n.  3). 
Gantrc'r.   Gwaelod.  V.  Cantrev 

y  Gw. 
Cantrev,   I,    82    (n.  1)  ;  II,   308, 

351. 
Cantrev  Bychan,  II,  1  (n.),  361  ; 

II,  362,  363. 
Cantrev  Coch   yn  y   Ddena,  II, 

123  (n.  2),  364. 
Cantrev  Dinodinp:,  I,  200. 
Cantrev  Gwarthaf,  I,  175  (n.  1). 
Cantrev  Is  LIi^^'an,  II,  352  (n.  1). 
Cantrev  Ma-\vr,  II,  36 1,  362. 
Cantrev  Ro^  (Rhos),  I.  183  ;  II, 

355. 
Cantrev   (Jwch  Lli-\van,   II,  352 

(n.  1). 
Cantrev  y  Barwn,  I,  136  (n.  1)  ; 

II,  356. 
Cantrev  y  Berveddwlad,  II,  355. 
Cantrev    y    G^vaelod,     I,      276 

(n.  7).  306  (n.)  ;  II,  310. 
Canlrevs    de    Cymru   (les),    II, 

351-366. 
Cantrev   d'Aberffraw,    II,    352 

(et  n.  1). 
Cantrev   de   Dyfrj^n  Chvyd,  II, 

355. 
Cantrevs  de  Dyvet,  1,  81  (n.  1), 

82  (n.),  116,  174. 
Canlrevs  de  Gwynedd,  II,  352. 
Cantrevs  do  Keredigyawn  (Ge- 

^edigya^vn),    I,    82    (n.),    H6, 

174. 
Cantrevs  de  Mathraval,  II,  366. 
Cantrevs  de  Morganlnvc,  1,174. 
Cantrevs  de  Rhayadyr,  II,  357. 
Canlrevs  de  Ceissylhvc,  I,  116. 


Cantrevs  du  Sud,  I.  116,  174. 
Gantre\s  d'Ystrat  Tywi,  I,  174. 
Gantscaul    V.  Catscaul. 
Gapel  Curie,  I,  239  (n  ). 
Caradawc  ab  Bran,  I,  1 19  (n.  2), 

174  (n.),    177  (n.).    255  (n.  2), 

375  (n.    2)  ;  II,  251  (n.  3),  252 

(n.  7)  ;  305,  307,  308,  309,  313, 

320,  322. 
Caradawc  ab  lacn,  I,  266. 
Caradawc  ab  Llyr,  II,  142. 
Caradawc    Vreichvras,    I,     135 

(n.    1),    285  (n,   1),   268  (n.  5), 

354    (n.),    360  ;    II.    228,     268, 

273,  279.  V.  Maethlu.Car.  Vr. 
Caradoc   Brech  Bras.    V.  Cara- 

da^^c  Vreichvras. 
Caradoc  Brief   Bras.    V.    Cara- 

da^^•c  Vreichvras. 
Caradoc  de  Lancarvan  (de  Nant 

Garvan),  1,    77  ;  II,   224,  294, 

325. 
Garantmail,  II,  344. 
Garatacos,    I,    119    (n.    2),     135 

(n.  1).  V.  Caradawc. 
Caratauc,  II,  331,  338,  340,  378. 

V.  Garatacos. 
Garchar    Oclh    ac     Anoeth,   I, 

255(n.  2). 
Cariatwraic  (la   concubine),  II, 

192  (n.  crit.). 
Garieith.  V.  Cadyrieith. 
Garn  Ile),  II,  91.  ' 
Garnant,  I,  53. 
Garn  Arthur,  1,  338  (n.  5). 
CarnavlaAvc,  cheval  d'Owein  ab 

Uryen,    I,  372  (n.    3)  ;    II,   1 

(n.   1),  227,  269. 
Garn  Cabal,  I,  310  (n.  1). 
Carnedyr   ab   Govynyon    Hen, 

I,  271. 

Garn  Gwylathyr,  I,  329,  421  (n.). 
Garno  (bataille  de),  I,  332  (n.  2); 

II,  376.  382, 

Carnoban  (cymmwd  de),  II,  299. 

Camwanhan  (Garn wennan), cou- 
teau d'Arthur,  I,  259,  345. 

GarnAvyllion,  II,  1  (n.  1). 

CarnAvylIon(GarnAvyllian)  (cym- 
mwd  de).  II,  361.' 

Garocus,  II,  338. 

Cartismandua  (Areg\ycdd  Vocd- 
dawg),  I,  135  (n.  1). 

Car\ven  verch  Hennin,  II,  250 
(n.  4).  V.  Gar\ycn. 


392 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Cas  ab  Saidi,  I,  263,  276. 
Cascord  Ma-svr,  ép.    d  Eleuther. 
Casnar    Wledic,   p.    de    Gloyw 
Wallt  Lydan  et  de   Llary,  I, 
117  (et  n.  3). 
Casnat.  V.  Casnar. 
Cassiope.  V.  Llys  Don. 
Cassivellaunus.  V.  Caswallawn. 
Castell  (cantrev  de),  II,  360. 
Castell  GAvalchmei,  1,288  ^n.  1); 

II,  366. 
Castell  Gwerlhrynyawn,  11,234, 

235  (et  n.  1). 
Castell  Gwis,  II,  365. 
Castell  Syberw,  II,  105. 
Castell  Teirtud,  I,  306  (n.  2).  V. 

Teirtu. 
Castell  y  Moch,  I,  183  (n.  1). 
Castell  y  Morinion,  II,  92  (n.). 
Castrum    Nasense    (Naas),     II, 

321  (n.  1). 
Caswallawn   ab  Beli,  I,  32,  122 
(n.  1),  135   (n.  l),  146,  147,  151 
(n.  1),  153,  154,  23l-241j3asstm, 
374(n.  2)  ;  II,  231,  232(et  n.l), 
233,  236,  268,  273,  284,  300,  305. 
Caswallawn    Llaw     Hir,    p.  de 
Maelgwn,  I,  317  (n,  2)  ;  II,  232 
(n.  1). 
Caswallon.  V.  Caswallawn. 
Cat  Brin  Onnen,  II,  380. 
Cat  Dub  Gint    (le    combat    des 
Nations  Noires),  I,  362  (n.  1); 
II,  380. 
Cat  Goddeu,  I,  85  (n.  3);  II,  283 

(n.  1), 
Catamanus,    II,    239   (n.  2).  V. 

Catman  et  Cadvan. 
Catavos,  I,  269  (n.). 
Catel  filius  Artniail,  II,  38?, 
Catel  map    Brochmayl,  II,  345, 

347  (n.  21. 
Catel  map  Decion,  II.  338. 
Catel  ab  Rodri,  II,  326. 
Catel  Durnlwc,  II,  235  (n.),  343. 
Catell  (Gadell)  Pouuis  (Powis), 

II.  378. 
Gatell  rex  moritur. 
Caten  map  Caurtam,  II,  338. 
Caten  ab  Nougoy,  II,  337. 
CatgabailCatguomedd,If,258(n.) 
GatgabaLl.  V.  Cadavael. 
Catgocaun,II,330,  382.  V.  Cadw- 

gawn. 
Gatgolaun  Lauhir,  II,  328, 


CatgoUaun,  II,  328. 
Catgor  ab  Gorohvyn,  II,  266. 
Catgual  Crisban,  II,  332. 
Catgualarl,  II,  328,  341. 
Gatgualart    ab    Catguolaun,  II, 
303  (n.  3),    375.  V.  Cadwaladr 
ab  Cadwallawn. 
Catguallaun    Liu  map  Guitcun, 

11,341. 
Catgueithen     (Catweithen),    II, 

379,   380. 
Catguocaun,    II,  382.  V.  Gadw- 

gawn. 
Catguolaun  map  Catman,  11,239 
(n.  21,  328  (n.   2),  374,  375.  V. 
Cadwallawn. 
Catguolaun  Lauhir  map  Eniaun, 

II,  239  (n.  2). 
Catguoloph,  II,  371.  V.  Guolop- 

pum. 
Catgur,  II,  344. 

Gatgyfîro,  p.  de  Gilbert,  I,  375. 
Cath.  V.  Gwiawn  Llygat  Cath. 
Cathen,  II,  330. 
Catleu  map  Catel,  II,  338. 
Catman  map  lacob,  II,  239  (n,2), 

328. 
Catmor,  II,  344. 
Gato.  V.  Cado  Hen. 
Catscaul  ou  Cantscaul  (bataille 

de),  II,  239  (n.  2\  374. 
Cattegirn,  II,  234  (n.  1),  343,  346. 
Cattraeth  (bataille  de), I,370(n.); 
Il,  3  (n.),  47  (n.  1),  243  (n.  6), 
248  (n.  2),  251. 
Gatuodus(Catvodu),  II,  290  (n.  1). 
Gatwallawn  ab  Beli.  V.  Caswal- 
lawn. 
Catwallawn  ab  Cadvan.  V.  Cad- 
wallawn. 
Catweithen   V,  Catgueithen. 
Catwg  Ddoeth  (le  Sage),  I,  14. 

V.  Cadawc, 
Catwocon.  V.  Cadwgawn. 
Catwr.  V.  Cadwr. 
Caurtam    ab    Serguan,    II,   258 

(n.  6),  338.  V.  Cawrdav. 
Cavall  (n.  de  cheval),  I,  281,317. 
Cavall,    chien    d'Arthur,   I,  244 
(n.  2)    281  (n.  2),  310  (n.),333, 
338  ;  II,  139. 
Cawlwj'd.  V.  Cwm  Cawlwyd. 
Cawr,  ép.  d'Einigan,  de  Gogr- 

van,  Gwrnach,  Ocurvan. 
Cawrda,  Gawrdaf.  V.  Cawrdav. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


393 


Cawrdav  ab  Caradawc  Vreicli- 

vras,    I,    135    (n.  1),  360  (n.), 

375  (n.),  429  (n.  cril.);  II,  252. 
Cawrdav   ab    Garmonyawn,  p. 

d'Eirm,  I,   358  (n.  2)';  11,330. 
Cawrdav   ab    Scrguan,   II,    338. 

V.  Caurtam. 
Cayacli    (cymmwds   d'Is    et 

d'Uwch),  II,  363. 
Cea,  I,  272  (n.  1).  V.  Ceangani. 
Ceangani    (Gcang,    Geangi),    I, 

272  (n.  t). 
Cedehern,  II,  343  (n.  1).  V.  Cat- 

tegirn. 
Cedewain,    en    Powys,    I,    349 

(n.  7)  ;  II,  358. 
Cedic  ab  Dyvynwal  Hen,  11,350. 
Cedig  ab   Geredic   ab  Gunedda 

VVledig,  I,  247  (n.  1). 
Cedweli,  en  Reged,  II,  1  (n.  1), 

365. 
Geganges  (les),  I,  272  (n.  1). 
Cein,  II,  329. 
Geincaled.   cheval  de   Gwalch- 

mei,  I,  288  (n.  1)  ;  II,  228. 
Geindrech  Pen  Asccll,  sœur  de 

Gwrgi  et  de  Percdur,  II,  284. 
Geindrvcli.  V.  Geindrech. 
Ceinmérgh,  II,  355  (n.  3). 
Geinvarvawc,  ép,  de  Kynyr, 
Ceirawg      (Aber),    I,     349.    V. 

Aber  G. 
Geiriog.  V.  Ceirawg. 
Ceithiniog   (Gelhinog),    II,    361 

(et  n.  5). 
Gelemion,   fille  de    Tutwal,  II, 

327  (n.  2). 
Gelyddon.  V.  Kelyddon. 
Gemmaes,  II,  353,  366. 
Cencu    ab    Goel,   II,  243   (n.  5), 

258  (n.  3),  335. 
Gencu    map    Goyl  Hcn,  II,  334, 

335,  336,  337,  "342. 
Geneu  ab  Llyvarch,  II,45(n.l), 

260  (n.  2). 
Genioyd,  II,  377,  379. 
Cennen.  V.  Is  Gennen. 
Geraint.  V.  Gereint. 
Gerball,  II,  381. 
Geredic  ab  Gunedda  Wledig,  I, 

179  (n.  2);  11,2  (n.),  269(n.6), 

345,   348,  374.  V.  Gcrelic 
Geredic  ab  Gwallawc, II, 269, 270. 
Ceredigyawn  (Cardigan),  I,  114 

(n.  1),  116,  126  (n.l),  174,179, 


182,  341  ;  II,  245,  230, 269  (n.  6), 

305,  310,  311,    319,   348  (n.  1), 

360,  378,  380,  381.    V.  Gereli- 

ciaun  et  Cors  Vochno. 
Gereint  ab  Greidiawl,  II.  322. 
Gereint  Vcddw   ab    Berwyn,  I, 

275    (n.  2);  II,  309. 
Gercnhir,  p    de  Berwyn. 
Gerennior,  II,  344. 
Cercticab  Gunedda.  V.  Geredic. 
Gcrelic  Guletic  ap  Gynloyp,  II, 

333. 
Gercticiaun.  V.  Ceredigyawn. 
Geri,  I,  182  (et  n.  4)  ;   II,  358. 
('eri  Hir  Llyngwyn,  II,  322. 
Ceridwen,  mère  de  Morvran,  I, 

269  (n.  1). 
Geritwcn,  mère  de  Greirwy.  V. 

Creirwy. 
Gerniu.  V.  Kernyw. 
Gerric  y  Gwyddcl,I,  317  (n.  2); 

II,  263. 
Gerthiniog  (Gethiniog),  II,  361. 
Cesarte/is  (les),  II,  232,  300,313, 

317. 
Cestre  (Chester),  I,  54. 
Cethin  Cyvlym,  cheval  do  Dino- 

gat,  II,  244,  293. 
Gctill,  II,  379. 
Gctti  (la  pierre  de),  II,  320. 
Gevn  Digoll.  V.  Gevyn  D. 
Cevn  Meirch,  II.  353. 
Gevyn  Clutno,  I,  197, 
Cevyn  Digoll,  I,  3o0. 
Gevyn  y  Bryn,  II,  320  (n.  5). 
Chants   continuels  et   complets 

(les  trois),  il,  J88. 
Charlymaen.  V.  Campeu  G. 
Chat    de  Paluc   (le),  II,  272  (et 

n.  6). 
Château  Orgueilleux  (le),  II,  105. 
C/ie/'s  de /Io<<e  lies  trois),  II,  255. 
C/ie/^s-d'œiiure lies  trois),  11,323. 
Chevalier    à  l'épervier  (le),  II, 

132. 
Chevalier  au  lion  (le),  I,  46,  47, 

48;  II,  11  (n.  1),  19  (n.  1),  33 

(n.  2i,  34  (n.  1),  35  (n.  1),  190 

(n.  crit.),  196  (n.  crit.). 
Chevalier  Rouge {\e),  11,37  (n.  2). 
Chevaliers  à  la  langue  d'or  (les 

trois),  II,  289. 
Chevaliers  chastes  (\es  trois),  II, 

285,  286  (n.  1). 


394 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Chevaliers  de  combat  (les  trois), 

II,  272. 
Chevaliers  de  conseil  (les  trois), 

II,  291. 
Chevaliers    loyaux   (les    trois), 

II,  289. 
Chevaliers   royaux    (les    trois\ 

II,  289. 
Chevaux  d'amoureux  (les  trois), 

II,  269. 
Chevaux  de  butin  (les  trois),  II, 

227,  269. 
Chevaux  de   course    (les  trois', 

II,  292. 
Chevaux  de  labour  (les  trois\ 

II,  269. 
Chevaux  de  somme  (les  trois), 

II,  270. 
Chevaux  donnés  en  cadeau  (les 

trois),  II,  268. 
Chevaux  principaux  (les  trois), 

II,  268. 
Chian  Nant  Newer,  II,  380  (n.  l). 

V.  Cian. 
Chorea  Gigantum,  11,321  (n.  1). 
Chwedlau  (les),  I,  287  (n.  3). 
Chwediau    v    Doethion,  1,    335 

(n.  1). 
Cian  Nan(t)  Ximer,  II,  380.  V. 

Chian. 
Ciaranas,  II,  372. 
Gib-svr,  II,  363. 
Gibwvr,  II.  311  (n.  2). 
Gilgoèt,  p.  de  Lhvvt,  1, 169  (n.  2}. 

V.  Kilcoet. 
Cilgwri,  dans  le  Flinshire,  I,  323 

(n.  1). 
Cilgwri  (le  merle  de),   I,  323. 
Cinbelin  abTeuhanl,II,  308 (n.). 

V.  Gunobelinos. 
Cimulch,  p.  d'Arthan. 
Ginan  iGinnan),  map  Brochmail, 

II,  341,342,  346  ^n.  1),  379.  V. 

Cynan . 
Ginan  map  Maucant,  II,  346. 
Ginauc,  II,  373. 
Cinbelin,  II,  244  (n.  4),  334,338. 

V.   Gynvelyn. 
Gincar,"  II,  330,  335. 
Cincen  map  Brocmail,  II,  346. 
Gincen  map  Catel,  II,  345,  347 

(n.  2),  379. 
Cincen  filius  Elized,  II,  382.  V. 

Gyngen. 
Gincen  map  Maucann,  II,  342. 


Cinglas  ab  Eugein  Dantguin,  II. 

328  (n.  6).  332. 
Cinhil,  II,  3.33. 
Cinis  Scaplaut,  II,  338. 
Cinmarc,  II,  334. 
Cinnen.  V.  Gincen. 
Ginnin  map  Millo,  II.  343. 
GinuLt  map  Ceretic  Guletic,  II, 

333. 
Girchind    (bataille    de),   II,  248 

(n.  2). 
Circonscriptions    royales     (les 

trois),  II,  324. 
Cités  (les  trois   premières),   II, 

320. 
Clans    au    caractère   généreux 

(les  trois),  II,  251, 
Clans  fidèles  (les  trois^  II,  263. 
Glas,  II,  231. 
Glas  Mcrddin  (Myrddin),  I,  123 

(n.  3);  II.  275. 
Claudius,  II,  339. 
Gla-wdd  (Gantrev  Y',  II,  359. 
Gleddvfrudd,  ép.  de  G-swnn, 
Gleddyv.  V.   Aber  G. 
Cleddyv  Coch,  ép.  d'Etlym. 
Gleddyv   Divwlch,  p.    de  Gled- 
dyv  Kyvwlch,  et  grand-père 

de  Bwlch,  de  Kvvwlcli  et  do 

Svvwich,  I,  37,  280  (et  n.   5), 

317.  338. 
Cleddyv  Kyvwlch,  p.  de  Bwlch, 

Kvvvvlch  et   Syvwlch,  I,  280 

(et  n.  5),  317. 
Gleddyvrudd,  ép.  de  Gwgawn. 
Cleis  ab  Merm,  1,  255. 
Ciels.  V.  Porth  G. 
Glememhil],p.de  Kathtyen, 1,283 
Gléopatre,  II,  339. 
Cletguen  (Cleden),  II,  331  (n.  1). 
Clinoch,  H,  334. 
Glinog  Eitin,  II,  334. 
Glitauc  map  Artgloys,  II,  345. 
Glitauc  (Glydawc,  Glvdog)  rex, 

II,  382. 
Glita^^c,     p.    d'Himeid,     I,    97 

(n.  2i. 
Glitno  Eidin.  V.  Glydno  Eiddin. 
Gloff,  ép.  de  Tecvan. 
Cloitguin.  II,  331. 
Glota.  V.  Petra  Glotae  et  Glut. 
Glolen,  II,  330. 
Clothen.roi  de  Cornouailles,  p. 

de  Dyvynwal  Moelmut,  I,  272 

(n.  2)j  II,  296  (n.  1). 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


395 


Clolri,  II,  331, 

Cluan  mac  Nois,  II,  372  (n.  10). 

Cludno  Eiddun.  V.  Glutno  et 
Clydno  Eiddin. 

Cluim  p,  de  Cynlovp),  II,  333, 

dut  (la  Cl vde).  1 .  3:<8  (n ,  6) .  V . 
Clwyd,Àlt  Glut,  StratClut, 

Glut,  p.  de  G^va^vl,  I,  99,  100, 
102-104.  160. 

Glutno  ou  Clytno,  p.  d'Eurneit, 
de  Cynon.  V.  aussi  Gevyn 
Glutno. 

Ghvyd  (la).I,l-l(n.li,338(n.O). 

Glwyt.  V.  TaraAvc  d'AUt  Ghvyl, 

Glydawc  (Glydoc).  V,  GlitaAvc, 

Glydno  Eiddin,  fils  de  KynnAvyd 
Kynnwydyon,  p.  d'Eurneid 
et  de  Cynon,  I,  284  (et  n.  1), 
376  (n.  1);  II,  3  (n.),  63  (n.  1), 
242  (n.  4),  243  (n.  5',  244(n.4), 
296  (n.  1),  334  (n.  3),  349, 

Glydwyn,  II,  331  (n.  Ij.  V. 
Gloitguin. 

Glynn  Ystyn.  V,  Glynn  Ystu. 

Clytnoy  (Clinog)  Eilin.  V.  Glyd- 
no Eiddin. 

Clyweit.  V.  Englvnion  y  Cl, 

Gnyclnvr  map  Ness,  I.  40,  261. 
V.  Concliobar  mac  Nessa. 

Gocboy  (Cochvy,  Cogvy,  Cog- 
vwy),  II,  375. 

Goch,  (!p,  d'Heilyn. 

Coch,  V,  Canlrev  C. 

Goch  ab  Kaw,  1,  267, 

Gochion  (cantrev),  II,  364. 

Gochc.Iyn,[,262(n.).V.Gucluilain. 

Gochvy  (Cochvwy).  V.  Cocboy. 

Gocl  (ies  300  épées  du  clan  de), 
II,  198  (n.  crit.),  350. 

Goel,  p.  de  Keneu.  V.  Keneu, 

Goel,  p.  d'Helen,  I,  212  (n.), 
224  (n.  2),  284  (n.  1);  II,  43 
(n,  1). 

Goel  ab  Gyllin,  p.  de  Lleirwg, 

I,  119  (n.  2);  II,  309,  318,  322. 
Goel  Hen,  V.  Coil  et  Coyl. 
Goesliydd,  ép    de  Gilla. 

Goet  (cymm-wds  d'Is  et  Uwch^ 

II,  354,  364. 
Goet  Alun,  I,  1S5. 

Goet  Helen,  I,  185  (n.  2). 
Goet  Rhath,  1,  83  (n.  1). 
Goet  yr  Mav,  H,  366  (n.  1), 
Goeth  Ra;ith,  II,  366  (n.  1). 
Cogvy  (Gogvvy),  V.  Gocboy. 


Coil  Hen,  II,  48  (n,),  334. 
Coledauc,  H,  335. 
Coledda\vc.  V.  Saint-Coledoc. 
Coledda^vc  ab  Gwynn,  II,  287, 
Coleion  (Colcgion,  Goleyan).  II, 

355  (n.  5). 
Coll  ab    Gollvrewi,   I.  173  (n.), 

265  (n,  2), 287  (n.l),  289  (n.  1), 

310  (n.  1);    II.  252,  271,    280, 

314,  327  (n.   2). 
Collawn  ab  Berlh,  II,  293, 
Collen.  V,  Saint  Collen, 
Collfrewi,  V.  Collv^e^^i. 
Colline  Blanche  (la).  V.  G^vynn 

Vrvnn. 
CollvVewi  (CoUfrewi),  p.  de  Coll, 
Colhvyn,  p,  de  Catgor. 
Colonnes  de  gouvernement  (les 

trois),  II,  295 
Columba,   II.  373  (n.  2). 
Columcille  (Saint),  II.  372.  373. 
Cohvyn,  berger  de   la  tribu  de 

Bran  ab  Llyr, II    324. 
Commene    (Cumene)    Fota,    II, 

375  (et  n.  6). 
Commodius,  II,  339, 
Conan,  I,  222  (n.  2).  V.  Cynan. 
Conang  ab  Aeddan,  II,  263  m.  1). 
Conanus.  V.  Aurelianus  C. 
Gonchobar  Mac  Nessa,  I,  40,  261 

(n.  8)  ;  II.   318  (n.  1), 
Gondidan.  II,  262  (n.). 
Confer.  II,  334. 
Gonguoy  (bataille  de),  II,  380. 

V.  Cynwy. 
Connacht    (anc.    divis.   de   l'Ir- 
lande), l,  150  (n.  1). 
Conroi  ab  Daere,  I,  144  (n.  2), 

269  (n.  9),  262  (n.). 
Consolideurs    de    royauté    (les 

trois),  II,  30;». 
Constance,  II,  331. 
Constans,   II,  235  (n,),  331,  338. 
Constantin,  p,  dUlher,  II,  331, 

338,  371,  373. 
Constantinople,  II,  285,  295,314, 

331, 
Contagions      effraijantes      (les 

trois),  11,  303. 
Conlhigirn     (Kenligern,     Kyn- 

deyrn),  II,  374, 
Gonwy,  I,  77  (n.)  ;  II,  320, 
Coranieit.V.  Corranieit. 
Corbeaux  d'Oivein  (les),   I,  3i 


396 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


365,  369,  370  (et  n.  1)  ;  H,  45, 
198  (n.  crit.). 

Gordd  Prydain,  ép.  d'Iddawc. 

Cordelia,  fille  de  Llyr  ab  Blei- 
dyt,  I,  121  (n.),  284  (n.  6). 
V.  Creiddylat. 

Cordonniers^-orfèvres  {leslrois), 
II,  273.  V.  Eurgrydd. 

Cordwal,  I,  Ib'  (el"n.  1). 

Corknud,  p.  de  Kindilic. 

Cornillo,  II,  293. 

Corn  Prydain.  V.  Cordd  Pr. 

Cornuenses,  II,  376. 

Corr,  ép.  d'Eiddilic,  Gruddhvyn, 
Gwiddohvyn,  Ruddhvm. 

Corranieit  (les),  I.  178  (n.  1), 
233  (n.  1),  235,  236,  238,  261 
(n.  2)  ;  II,   230,  298,  299. 

Corroi  mab  Dayry,  I,  262  (n.). 
V.  Conroi. 

Cors  ab  Erbig,  T,  264  (n.  2). 

Cors  ab  Gafraii,  I,  264  (n.  2). 

Cors  iCwrs)  Cant  Ewin,  I,  264, 
311,   332. 

Cors  Vochno  (le  crapaud  de),  I, 
223  (n.  1). 

Corse  (Corsica),  I,  255. 

Corvann,  cheval  de  Gwrgi  et 
de  Peredur,  II,  47  (n.  1),  243. 

Gorvil  Bervach,  I,  262. 

Corvinwr,  barde  de  Ceri  Hir, 
II,  322. 

Coups  de  cognée  (les  trois),  II, 
257. 

Cours  d'Arthur  (les),  II,  285, 
V     Arthur. 

Coursiers  pétulants  et  alertes 
(les  Iroisi,  II,  228. 

Cov  ab  Keidyaw.  II.  349. 

Cowrda  ap  Kradog  Freichfras 
ap  Llyr  Merini,  I,  354  (n.).  — 
V.  Cawrdav  ab  Caradawc. 

Coyl  Hen  Guotepauc,  II,  335, 
336.  3M,  342. 

Cradawc,  p.  deCawrdav.  V.  Ca- 
radawc . 

Cradawcab  Bran,  I,  135.  V.  Ca- 
radawc. 

Cradawc  ab  laen,  I,  266.  V.  Ca- 
radawc. 

Cradog  Freichfras.  V.  CaradaAvc 

Vreichvras. 
Creiddylat,  fille  de  Lludd  Llaw 

Ereinl,  I,  284.  315  (n.1,  331. 
Greirwy,   fille  de   Geritwen,   I, 


191  (n  ),   262    (n.  4);  II,   287. 
Creuddyn,  II,  360. 
Creuwvryon,  I,  183. 
Cristinobvl,  II,  100. 
Croes  Oswallt,  II,  357.  V.  Rech- 

dyr  C.   0. 
Croesvain,  II,  357. 
Crue  Galarus,  II,  91. 
Cruithne,    I,     308     (n.    1).     V. 

Cruithni. 
Cruithni  (les  Pietés), 1,273  (n.  5). 

V.  Prydyn. 
Cry  don,  p.  de  Cywryd. 
Crygyll   (en   Anglesey),  I,    253 

(n.  2). 
Cùalgne.  V.  Tâin  Bo  C. 
Cuch  (la),  I,  83  (n.  2),  V.  Cych, 
Cuch (cy mm wds  d' Is  et  d' Uwch), 

II,  365. 
Cuch.  V.  Glvnn  C, 
Cuchulain,    I,  36,  37,  217  (n.  1), 

261  (n.  9).  262  (n.),  287  (n.  2); 

II.  4  (n.  1). 
Cudberth,  H.  377. 
Cuhelin    (Cuhlem)  map    Bleyd- 

iud,  II,  340. 
Culhwch    ab   Cilj-dd    ab  Celyd- 

don  Wledic,  I,    244-346,  pas- 
sim :  II,   126,    268   (n.     1).    V. 

Tref  C,  et  Esgeir   C.  Gowyn 

Kawn. 
Cumene.  V.  Commene  Fota. 
Gunan.  V.  Cynan, et  Conan. 
Cuneda  map  lEtern,  II.  328,  332. 
Cunedda  (Cunedag)   Wledic,  I, 

37,    120  (n.).    176    (n.    1).    301 

(n.)  ;  II,  262    (n.    4),    281,  282 

(n.  1),  327  (n.  3),  340,  341,  342 

(n.  1),  345,  348  (et  notes). 
Cunglas.  V.  Cynlas. 
Cunin.  I,  263  (n.  2).  V.  Kimin. 
Cunobelinos,   I,   135  (n.   1).   V. 

Cinbelin. 
Cunoglassos.  V.  Cynlas  et  Kin- 

glas. 
Curig.  V.  Capel  G. 
Cûroi    mac    Daere,    I,   41,    261 

(n.  9). 
Cursalem,  II,  333. 
Custcnnin,    fils    de     Maxen   <et 

d'Elen,  I,  224  (n.  2)  ;  II,   237, 

318. 
Custennin     Bendigeit,      grand- 
père    d'Arthur,    II,    233,    236, 

237  (n.  2),  312. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


397 


Custennin  le  berpcr,  fils  de 
Dyvnedic,  p-  de  Goreu,  I,  2o6 
(n.),  291,  292,  298,320  ;  II,  268 

Cusûniiin  Vychan,  II,  233,  268 

C\"m  Gawhvyd,    I,   266   (n.   2), 

323  (n.  1),  324. 
Cwm  Kerwyn,  I,  338. 
Gwnsall  (Cwnsyllt),  II,  336. 
Gwrs,  1,264  (n,  2).  V   Cors. 
Gwrs  Gant  Ewin.  V.  Gors  G.  fc.. 
Gych  (la).   V.  Cuch,  et   Glynn 
Guch. 

Gydweli,  IT,  361. 

Gyfeiliog,  ép.  d'Owen. 

Gyfranc  Lludd,  I,  35  (n.). 

Gyllellvawr,  ép.  d'Osla. 

CylUn,  p.  de  Goel,  I,  119  (n    21 

Cylveirdd  (les  neuf),  II,  301  (et 

n.  3).  ,     ^       •    f 

Gymmcnon  Hen,  p.  de  Gereint 

Ciimmwd,    Cwmmwd,   cwmwd, 

I,  82  (n.  1)  -,  II,  308,  331. 
Cymraeg.  II.  305. 
Cymru.  V.  Gymry. 
Gvmry,    I,  68,  114     n.    D,    HO 
(n.  2),  133   (et  n.    1),  134,   213 
(n  ),  215  (n.  2),  254  (n.  Il,  303 
n.),   335  (n.  4).    337  ;  II,    168, 
241  (n.  1).  24-!(n.  1),  256,  2-Î3, 
•i74,  2S3,  294-325  pa.ssim,  351. 
Cymydmaen,  11,3]^. 
Gynan  (cymmwd  de),  n,  do». 
Cynan  ab  Brochvael  Ysgilhrog, 

II,  341  (et  n.   1). 

Gynan  ab  Eudav,p.  de  Dinogat, 

Kyhoret,    Kynlas,    Selyv,     l, 

U4(n.  2),  222,  226,  227  ;  11,374. 

Gynan  Garwvn,  I,  372  (et  n.  2)  ; 

II,  228,  243,  268. 
Gynan  Genhir,  II,  349. 
Gynan  Meiriadawc,  1.  117  (n-', 
212  (n.),  213  (n.),  229  (n.)  ;  U, 
233  (n.).  ,  ,    r    .„ 

Cynan.  p.  de  Gruffydd,  I,  59-  ^ 
Gynan Tindaethwy.n,  327  (n.5). 
Gynddylan    ab    Gyndrwyn,    II, 

260  (n.  2),  261  (n.  7). 
Gyndrwvnab  Ermit.  I,  268. 
Gyndyrwynn,  p.  de  Gwiawn,  il 

261  (n.  7). 

Cyngen  (Goncenn),  II,  343  (n.  2) 
V.  Gincen. 


Gyngrog  Vach  elCyngrog  Vawr. 

V.  Argyngroec. 
Gvnlas  ab  Gynan.  I,  339. 
Cynllaith  (Gynlleith),  I,  350  (et 

n.  2)  ,•  II,  357. 
Gynioyp,  H,  333. 
Cynnen  (1st,  II,  361. 
Gvnon  ab  Glutno  hiddin,  I,  32, 

71  (n.  1),  147  (n.),  374  (n.  2); 

II,  2-17  passim.  28,  284,  291. 
Gynon   ab    Gyndrwyn,  II,   261 

(n.  7).  ,  11   o  i    \ 

Gynon  abKulvana^^yd,  II,  3  (n.). 

Gynon,  roid'.Vnglesey,  11,3  (nj. 

Gynvaellla),  I.  114  <n.  2,  200 
(n.  2>,  201,  204.207,  209  (n.  1), 
210.  V.  Blaen  G.  . 

Gynvarch  ab  Mcirchawn  (Meir- 
chiawn),  p.  d'Uryen,  I,  14;  H, 
45(etn.  1),  238  (n.).  284    349. 

Gvnvarch  (les  300  épées  de  la 
Uùbude),  II,  45,  197(n.crit.), 

Gvnvarch  Cadgadwg  ab  Gynwyd 

'Gynwydvon,  11,  25»  (n.  8). 
Cynvebydd    (les     trois),   1,    lo 

(n.  2). 
Gynvedw,  p.  de  Gadavel 
Gvnvelyn  ab  Arlhwys,  II,  349 
GynvelynDrwsgyl,  II,  142  (n.l), 

244,  238,   349. 
Gvnvelvn  Keudawt  PAvyll  Han- 

ner  Dyn,  I,  2S1. 
Gvnvelvn  Wledic,  î,  13d  (n.  1), 

^147  (n.  3)  ;   II.  307, 
Gvnvelvn  (Gorclian',  I.  33. 
Gvnvvn,  p.  de  Blcddyn. 
Gynweissiait  (Gynweissieit),  ou 

premiers    serviteurs,     1,     133 

n.  1),  375  (n.  2);  II,  252  in. 7). 
Gynwy  (Gon^vay).  V.  Çonguoy 
Gvnwvd  (Cinuit».  II,  244  (n.  4). 
Gvstenin,filsdcMaxenet-d  Elen, 

I    225  (n.).   V.  Custennin. 
CyveTliog  (cymmwd  de),  H,  358. 
Gyveiliog,  ép.  d-Qwcn 
Cyvrangon  (la  pile  de),  II,  321. 
Cyvryd     ap     Crydon,      p.      de 

Gwcnn,I,191(n.l).V.Gwenn. 
Cywrvd  ab  Ednovain  Bendew, 

II,  307  in.  2). 


Daderg,  I,  275  (n.  3>. 

Dâ  Derga.   V.  Bruighean  D,  D. 


398 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Daere.  p.  de  Conroi  et   de  Ku- 

bert,    I,    41,    144    (n.    2  ,    261 

(II.  9-,  262  (n.).  V.  Dayry. 
Dagdé  (le  chaudron  de;,  I,   307 

m.  1). 
Dagdé    (la    harpe    de*,    I,     306 

(n.  2). 
Da  Gyvedd,  ép.  de  Gwynn. 
Dalldav    ab   Kimin    (ou  Kunin) 

Kov,  I,  2Ô3  ;  n,   269,  2J1. 
Dallpen,  ép.  de  Dallweir. 
Dallweir    jDalhvyr)  Dallpen,  I, 

2Ô5  :  II,  271. 
Dalriada.  II.  248  m.  2  . 
Dame  de  la  Fontaine  (la),  I,  17, 

38,    71  ;  IL,   1-46  passim,  187- 

198  (n.  crit.\ 
Dames  bénies  (les  troisi,  11,267, 
Dames  de  la  cour  d'Arthur  (les 

Iroisi,  II,  250. 
Dames  éminentes  (les  trois),  II, 

287. 
Dames   enjouées   îles  trois,   II, 

237. 
Danann  (déesse   Danul,    I,    45. 

V.  Tualha  Dé  Danann. 
Dandde  (Tanddei,  1,    239  (n.   1'. 

V.  Pharaon  (Ffaraon)   D.,  et 

Dinas  Pharaon. 
Danet  ab  Oth,  I,  373. 
Daniel,  II,  369,  373. 
Danois  ,lesi, 1,362  (n.  1).  V.  Dub 

Gint. 
Danu.  V.  Danann. 
Daronwy,    petit-fils    d'Urnach, 

I,  173   (n.    1  ,  317    (n.    2)  ;  II, 

272,  289. 
Dathar    Wennidawc,      ép.     de 

Gweir. 
Dathyl.  V.  Kaer  D. 
Datweir,  I,  265  (n.  2).  V.  Dall- 
weir. 
Daugleddeu(cantrevde',  11,365. 

V.  Deugleddyv. 
David,   fils  d'Owein  Gwynedd, 

I,  59. 
David  (évêquel,  II,  373. 
David  le  prophète,  II,  286. 
Davydd,  p.  d'Absolon. 
Davydd  ab  Sion,  1,  213  fn.). 
Davodaur,   ép.    d'Edeyrn  (Dos- 

parth). 
Dawri.  V.  Kaer  Dawri. 
Dayry,  p.  de  Gorroi.  V.  Daere 

et  Conroi. 


Ddena.  V.   Gantrev   Coch  yn  y 

Ddena. 
Ddcwi.  V.  Llan  Ddewi. 
Ddoeth,  ép.  de  Catwg. 
Ddoged.  V.  Llan  Ddoged. 
Ddu.  V.  Gwillym  Ddu. 
Dean,  II,  123  (n.  2  ,  245  (n.  2). 

V.  Dena. 
Dec,  ép.  de  Gwenllian. 
Dôcantorum  arx,  II,  379. 
Decion,   II,  338. 
Decius.  Il,  371. 
Decius  Mus,  II,  339. 
Découvertes      mauvaises      (les 

troisi,  II,  241. 
DefTrobani,  1,   335  (et  n.  A)  ;  II, 
295,  297   (n.  3  ,   313.  V.  Gwlad 
yr  Hav. 
Defridec.  V.  Saint  Defridec. 
Deganhwy.  V.  Dyganhwy. 
Degsastane     (bataille     de),    II, 

248  (n.  2  ,  251  (n.  2). 
Degynehv,  barde  dOwein,  II,  1 

(n.  1),  267. 
Deheubarth,    1,   178    (n.   3)  ;  il, 

367. 
Deidamia,  II,  230  (n.  1).  V.  Dia- 

dema. 
Deinioel  Wynn,  II,  324. 
Deivniawc    des    trois),    I,     374 

m.  Il  :  II,  253. 
Deivvr    Dvvr)  et  Bryneich,  II, 

256",  279,"^ 299,  320. 
Démet.  V.  Ploe-Demet. 
Demetae    (les  ,   I,  81    (n.  2),  82 
(n  ',   178  m.  3  ,  223  m.  4)  ;  II, 
319  (n.  1).  V.  Maridunum. 
Demotia,  II,  367. 
Demetica  regio,  II,  375. 
Dena    (la   foret   de»,    I,  54,  108 
(n.  Il  ;  11,123  (n.  2).  V.  Dean, 
et  Gantrev  Coch 
Denmarc,  I,  362,  376  ;  II,  289. 
Deodric  ab  Ida,  II,  2  (n.>. 
Deorath.  V.  Deorthach. 
Deorham  (bataille  de)  IL  262  n.). 
Deorthach    Wledic,  p.    de   Ru- 
vawn    Pebyr,   1,   263   (n.    1)  ; 
II,  238. 
Deortharch.  V.  Deorthach. 
DeprolTani.  V.  Deffrobani. 
Derga  (Dâi,  (la  destruction  de  la 

maison  de),  I,  40. 
Dess.  V.  Don  Dess. 
DeuddNvr,  II,  357. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


390 


Deugleddyv    (Aber),    I,    328  (et 

n.  1),  338.  V.  Abcr  D. 
Devon.  V.  Dyvncinl. 
Ucvy.  V.  Saint  D. 
Dewenpcn,  p.  de  Mabon. 
Dcwi,  II,  278,  2S1. 
Dewin,  ép.  de  Gwiawn. 
DeA\rarlh.  V.  Deorthach. 
Dcwryn   Vychan   (lo   nain),    I, 

306  (n.  2). 
Deyrn.  V.  Estron  D.  et  Tcyrn. 
Diadema,  II,  229. 
Diarwya.  V.  Llynn  D. 
Diarwydd.  V,  Llynn  Diarwya. 
Diaspad    {cri    perçant),   moyeu 

légal  de  protestation,   I,  253 

(n.  11. 
Diaspad  E(jwan  cri  de  détresse), 

I,  253  [n.   1). 
Diaspat.  I,  281,  317. 
Dibric  (Dyvric),  II,  374. 
Didlet,roidesGwyddyl  Ffichti, 

II,  323  (n.  6  . 

Diessic  Unbenn,  ép.  de  Dwnn. 
Diffedcll    (Diffeidell)    ab    Dys- 

gyvedawg  (Dissyvyndawt'jl, 

185  m.  5)  ;  II,  2"56." 
Diganhwy.  V.  Dyganliwy, 
Uigniv  ab  Alan,  II,    246. 
Digoll,  II,    274.   V.  Gevn    (Ce- 

vyn)  DigoU. 
Digon  ab  Alar,  I,  265. 
Dillus     Varvawc   ab  Eurci,    I, 

3)3,  330,  331,  375  (n.>. 
Dimet,    II,    234    (n.    1),  331.  V. 

Dyvet. 
Din    Guortigcrn,  II,  234  (n.  1). 
Din  Mael,  II,  356. 
Din  Sol,  1,  253  in.  2  ,  254  (n.  1). 
Din  Tywi,  I,  341. 
Dinacal  map  Ebiau,  II,  340. 
Dinacal  map  Tutagual,  II,  332. 
Dinas  Dinlleu,  I,  196. 
Dinas  Emreis,    I,  120   (n.^,    233 

(n.  1),  238,  239  ui.  1)  ;  II,  240. 
Dinas  Ffaraon  Dandde,  I,    233 

(n.  1',  23S  ;  II,  242  (n.  1). 
Dinas    Ncguid    (Newydd  ,    II, 

382. 
Dincvwr,  I,  82  (n.),  126   (n.    \\ 

178    (n.    3)  ;  II,  312,  32i,  352, 

360,  368. 
Dingat    mab    Einawn,  II,    340 

{n.  3). 
Dinllaen  (Tinllaen),  II,  354. 


Dinlleu.  V.  Dinas  D. 

Dinmeir  (Dincirth,  Dumeirlli\ 

II,  381. 
Dinodic   ou  Dinoding    cantrcv 

de),  I,  121  m.  3),  200. 
Dinogat    ab    Cynan   GarAvynn, 

II,  241,  293. 
Dinoot  iDuna-\vt),  II,  244  /n.3). 
DinAvaedd  Vaglawc,  II,  279. 
Diocléticn,  II,  338. 
Diodema,  II,  230  (n.  1).  V.  Dia- 
dema. 
Dirmyc  (Dirmic)  ab  Kaw,  I,  37, 

266  (n.  2). 
Disparitions  complètes  .les  trois) 

II,  301. 
DissyvyndaAvt,  p.  de  Diffcidel, 

II,  2.Ô6. 
Diu  (Diw)  Sul  (en  MonU  11,380. 
Divwg  ab  Alban,  II,  246  (n.  2). 
Divwlch,  petit-lils   de   Cleddyv 

Kyvwlcli,  1,  37,  280. 
Diw  Sul.  V.  Diu  S. 
Diwlilh.  V.  leuan  ap  y  Diwiith. 
Diwrnach  Wyddel,  1,  307,  334, 

335. 
Docmail  ab  Cunedda,  II,  348. 
Doel  (exil  des  fils  de),  I,  39. 
Doelh,  ép.  de  Sibli. 
Doethion.  V.  Cliwedlau  y  D. 
Doget  (le  roi),  I,  247. 
Dolgellau,  II,  5  (n.  2). 
Dol  Pebin,  en  Arvon,  I,  175  (et 

n.  3). 
Dol  Penmaen,  I,  185  (et  n.  4). 
Doli,  II.  329. 
Dolor    ab     Mwrchath,    II.    246 

m.  2). 
Dolor  ab  Urnacli,  II,  246. 
Domangart,  H,  248  [n.  2|. 
Domilianus,  II,  3  9. 
Domnonii  des,  I,  253  (n.  31. 
Don,  roi  de  Llychlyn  et  de  Du- 

lyn,  I,  176  (n.  1',  301  (n.). 
Don,  aîné  des  fils   de  Milet,  I, 

176  (n.  H. 
Don,  mèred'Amaethon,  Aranrot, 

Gilvaethwv,  Govannon,  Gwy- 

dyon,  Hevèydd,  1,176  (et  n.l), 

176-210  passim. 
Don.  V.  Llys  Don. 
Don    Dess,  roi   de  Leinster,  I, 

176  (n.  1). 
Donwal,  I,  272  (n.  21. 
Dorarlh  (Dorath).  V.  Deorthach. 


400 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Dosparth  Edeyrn  Davod  aur,  I, 

423  (n.). 
Dragon  de  Prydein  (le),  II,  303. 
Dragon    d'oppression    (le),    II, 

314. 
Dragons  (les),  I,  233   (n.  1),  236 

(et  n.  Il,  237,  238. 
Drem  ab   Dremidyt,  I,  173,  283 

(n.)  ;  11,  123. 
Dremidyt    (Dremhidyt^,    p.   de 

Drem . 
Dreon  Lew,  II,  251 . 
Drudhvyd,  II.  228. 
Drustwrn  Hayarn,  I,  264. 
Drutwas  ab  tryffm,  I,  265,  266 

(n.)  ;  II,  289. 
Drutwyn,  I,  311,  330,    331,  333, 

338. 
Drwc,  I,  281,  317. 
Dr-svcdyddwc,  I,  281,  317. 
Drwsgl,  ép.  de  Cynvelin, 
Dryan  ab   Nudd 'll,    251  (n.  3). 
Drych  abCibdar,  l,  287  ;  II,  280. 
Drvstau  ab  Talhvch,  I,  257  (n.), 
261  in.  2',  286  (n.  1),  373  ;   II, 
254,  260,    270,    291    (n.  5).    V. 
Trystan. 
Drystan,  fils  (neveul  de  March, 
I,  263  n.  2);  II,291.V.le  préc. 
Drylhyll,  ép.  d'iidnj'vedawc. 
Du, cheval  deMoro  Oerveddawc, 

1,  315  ;  II,  242  m.  3  . 
Du  Hir  Tervenhydd   ou  Tyne- 
dic,  cheval  de  Selyv  ab  Cynan 
Garwyn,  I,  372  (n.  1)  ;  II,  228, 
26'^. 
Du  Trahawc,  II,  92. 
Du  Traws,  II,  43. 
Du  y  Moroedd,  II,  242. 
Duach  ab  G-w  awrddur  Kyrvach, 

I,  263. 
Dub  Gall  (les  Etrangers  Noirs), 

I,  362  (n.  11. 

Dub  Oint  ilcs  Nations  Noires). 

V,  Cat  Dub  Gint. 
Dubrduiu  (la  Dee),  II,  348. 
Dubricius.  V.  Dyvric. 
Dubun,  II,  329. 
Duc  de  Bwrgwyn  (lej,  p.  d'On- 

dyaw. 
Duin.  V.  Mael  Duin. 
Dukum,  p.  de  Mil  Du. 
Dulas  (rivière  ,  II.  121  (n.  1). 
Dulas  (cymmwds  d'Is  et  U-\vch\ 

II,  355. 


Dulyn  (Dublin\  I,  176  (n.  1). 
Dumeirth.  V.  Dineirth. 
Dumn,  II,  329, 
Dumnagual  ap  Teudubr.  II,  296 

(n.  1),  333,  377. 
Dumnagual    map    Riderch,  II, 

333, 
Dumnagual   Hen  ab  Cinuif,  II, 

244  (n.  4  ,  296  (n.  1),  310  (n.  3  . 

333,  334. 
Dumnagual  Moilmut,  II,  335, 
Dumnaguallaun,  II,  344. 
Dumngarth,    II,    380   (n.  5).  V. 

Dungarth. 
Dumnonia,  I,  53;  II,  121  (n.  1). 
Dumnwal.  V.  Donwal, 
Dunart,  roi  du  Nord,  I,  272. 
Dunaut  ab  Cuneda,  II,  340,  348, 

373.  V.  Dunawd. 
Dunawd   ab    Cunedda,    II,    244 

(n.  3),  340.  V.   Dunaut. 
Dunawd   ab    Pabo.  II,  142  (n.), 

243  (n.  5',  244,  258,  259  (n.  2), 
324  (n.  Il,  336  (n.  3>,  349. 

Dunawd,  abbé   de   Bangor,    II, 

244  (n.  3). 

Dungart,   rex    Albaniae,  p.  de 

Gabran,   II,  373. 
Dungarth  iDumngarth»,   roi  de 

Gerniu  (Kernyw  ,  II,  380, 
Dunodic  (cantrev  de),  I,  35,  185 

(n.  4>,  200;  II,  244  (n.  3). 
Dunvallo     Molmutius,      I,     272 

(n.  2'.  V.  Dyvynval  Moelmut. 
Duta,  II,  379. 

Dwygraig,  ép,  de  Madawc. 
Dwnn  (le  comte  ,  II,  166, 
Dwnn   Diessic  Unbenn,  I,  282. 
Dwyw,  II,  348  (n.  3). 
Dwyvach,  II,  304. 
Dwyvan,  II,  304, 
Dwywanwedd,  I,  243  (n.  2). 
Dyfidai,  I,  174  (n.  D.  V.  Aber  D. 
Dyfi'rynn    V.  Llychwr  D. 
DvITrynn  Amanw,  1,  341. 
Dyffrynn  Clwyd,  II,  355.  V.  Lla- 

narmon. 
DyflVynn  Crwn,  II,  85,  87. 
Dyfïrynn  Ilavrcn.  V.  Havrcn. 
Dyffrynn  Llychwr,  I,  340  (n.2). 
Dvganhwv,  1,358  (n.  2»,  359(n.^; 

Il,  151,  378  (n.  2i. 
Dvgynnelw   ab  Cynddelw,    II, 

267  (u.  2). 
Dygyvlwng,  I,  279. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


401 


Dylan  Eil  Mor,  l,  192  (n.  1). 
Dylan  Eil  Ton,  I,  191,  192. 
Dyngannan,    11,    151    (n.  1).  V. 

Dyganhwy. 
Dynvarlh.   V.  Dyvnarth. 
Dyrys.  V,  Rwydd  D. 
Dysgyveclawg,  p.  de  DifTedcll. 
Dysgyvundawt.    V.    Dissyvyn- 

dawt. 
Dyslein,  I,  252  m.  2)  ;  II,  72  (et 

n.  2  . 
Dywanwedd,     fille     d'Amlawd 

Wlcdig-,  cl   femme   de  Gara- 

dawc  Vreichvras,  1,360  (n.lj, 
Dyvel  ab  Erbin,  I,  268. 
Dyvet,  1,  30,  81,  82  (n.i,  92,  100, 

J04,   105,  113,  114,  116,  151-158 

passim,  163,169,  17  i,  175,276, 

385  ;  II,  234    (n.  1),  273,    365. 

V.    Alun     Dyvet,     Pendaran, 

Porth    Kerddin,  Porlh  Kleis, 

Pwyll,  Scithyn  Saidi,  etc. 
Dyvnarth  ab    Gwrgwst,  I,  272 

m.  3  ,  331.  V.  Dunart. 
Dyvnedic,  p.  de  Gustennin. 
Dyvneint    (Devons  I,    253,  254, 

277,  342  ;  II,  297  (n.  3). 
Dyvnvardd  ab  Prydein.  Il,  316. 
Dyvnwal  Moelmut.    I,   90,  120, 

253,  272;  11,296,303,  309,315, 

316. 
Dyvr.  V.  Deivr. 
Dyvric.    V.    Dubricius,  Saint- 

Dyvric  et  Dibric. 
Dyvynwal,   I,  272.   V.  Dumna- 

gual. 
Dyvynwal,  p.  do  Bran. 
Dyvynwal    Hen,  p.  dElffin,  II, 

350.  V.  Elffin. 
Dyvyr  ab    Alun  Dyvet,  I,  263, 

374;  II,  148. 
Dyvyr     \\'allt    Euraid,    II,  121 

(n.  2>,  287. 
Dywana,  fille  d'Amlawd    VVIe- 

dic,  II,  350. 


E 


Eadbert  ab  Eata,  II,  264  (n.  4). 

Eadmund,  II,  3S2. 

Ealdric  ab  Ida,  II.  256  (n.  4). 

Eata  ab  Leodwald,  II,  264  ^n.  4). 

Ebiau,  II,  340. 

Ebiaun,  II,  340. 

Ebiud,  II,  331,  336. 


Eboracum   (York^,   II,   47  (n.). 

V.  Ebrauc  et  Evrawc. 
Ebrauc  urbs   (Evrawc,  Evrog), 

I,  362  (n.)  ;  II,  380. 
Ebrawc,  p.  de  Poredur. 
Ebrei,  p.  de  Gwrdival.   V.  Eu- 

rei. 
Ebur  (cvêquel.  II,  372. 
Echel   Vorddwyt   Twil,    p.   de 

Gobrwy  et  de  Gronw,  I,  265, 

341. 
Echymeint.  V.  Llecli  E. 
Ecrin,  II,  344. 
Ector  Gadarn,  II,  229. 
Eda    Glingawr,    II,    47    (n.    1), 

264.  V.  Eata. 
Eddistr.  V.  Tom.  E. 
Edeirnon   (Edeyrnion),    I,  136  ; 

II,  249  (n.  2),  356. 
Edelfled,  1,  185    (n.    5)  ;  II,  248 

(n.  2). 
Edeimet    Ffleissawr,    II,    256, 

313. 
Edelygion,  H,  363. 
Edenawc,   fils  de   Gleissiar,    I, 

264  (n.   4)  ;  II,  259  (n.  1).  V. 

Adeinawc  (Annwas),et  Aede- 

nawc. 
Edern    (Edeyrn)    ab    Nudd,    I, 

262,  362,  373  ;  II,  136,  140,  141, 

143,  144,  148,  217  (n.  crit.). 
Edern.  V.   Bod  E. 
Edeyrn.  V.  Edern. 
Edin   Glingawr,    I,   209  (n.  1)  : 

lire  Eda. 
Edlferd  Flesaur,  II,  256  (n.  4). 

V.  Edelfflet. 
Edmwnt,  p.  de  Davydd. 
Ednyvain  ab  Bradwen,  II,    324 

m.  2). 
Ednyvain  Bendew,  roi  de   Te- 

geingl,  II,  324  (et  n.  2). 
Ednyved.  I,  225  (n.). 
Ednyvedawc  Drythyll,  II,  266. 
Edpald,   II,  377. 
Edwal,  II,  250  (n.  2). 
Edwin,  roi  de    Lloegr,  II,  239 

(n.  2),  249  (n.  2),  263,  272,274, 

289.307  (n.2).374.  V.  Elguin. 
Edwin  ab  AUi,  II,  270  (n.). 
Edwin  ab  llowel  Dda,  II,  249, 

269. 
Edwyl.  V.  Eidoel,  et  Eidyol. 
Edyrn.  V.  Edevrn  et  Edern. 
Effredeuc,    l,    243    (n.    2).    V 

23 


402 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Saint  Effrcdcuc,  Saint  Teffre- 

deuc,  Saint  Tyvrydoc. 
Egeniud,  II,  341. 
Eginog  (cantrev  d').  H,  361. 
E'Uvys  lail.  II.  362. 
Eghvys  Lwyd,  I,  169  (n.  2). 
Egrop  d'Eui-ope',  I,  253. 
Ehangwen,  salle  d'Arthur,  1,27  4 
Eheubryd,  lille  de  Kyv^vIch,  I, 

281. 
Eiciaun.  II.  340. 
Eidan,  II,  340. 
p:iddilic  Gorr.    I.    173,  274.  289- 

290  (n.  1),   333  (n.  1)  ;  II,  232 

(n.  4),  280,  291. 
Eiddin,  ép.    de    Clydno,  Llon- 

gat,  Llawgat,  Trwmbargawt. 
Eiddiwlcli,  I.   280  n.  5:. 
Eiddon  Vawrvrydic,  I,  268. 
Eiddun,     cp.     de    Clydno.    V. 

Eiddin. 
Eiddyl.  V.  Ilir  E. 
Eiddyn    ab    Einygan,    II,     257 

(n.  3). 
Eidin.  V.  Xaf  Eidin. 
Eidinet,  II,  332. 
Eidiol  Gadarn  ab   Ner,  I,    274 

ietn.  1»  :  II,  317. 
EidnCAV,  II,  261  (n.  1). 
Eiddoel  ab  Aer,  I,  312,  322.  V. 

Eidiol. 
Eiddoet,  I.  274  (n.l).V.  Eidoel. 
Eiddyol  ab  Ner.  V.  Eidiol. 
Eigawn,  II,  340  (a.  3). 
Eigr  (Igernai,    mère  d'Arthur, 

I.  243  (n.  2  . 
Eiladyr  ab     Penn    LIorcan,    I, 

2S2. 
Eil  iMor.  V.  Dylan. 
Eil  Taran.  V.  Glinneu. 
Eil  Tegit.  V.  Morvran. 
Eil  Ton.  V.  Dylan. 
Einiawn  Llvghw,  p.  d'Hywel. 
Einigan  Gawr,  I,  290  (n.). 
Einion  ab  Owein,  II,  300  m.  D. 
Einya-svn  map  Meuruc,    II,   340 

in.  3^ 
Eirin  Wych  Amheibyn,  servi- 
teur dArthur.  I,  363. 
Eiryawn  ab  Bedd,  II,  274. 
Eiryawn  Penn    Lloran,   I,  339. 

V.   Einiawn. 
Eissivet,  I,  281,  317. 
Eithav  (cvmmwd  d'*,  II,  363. 
Eithcu  (Eithew).  V.  Ethew. 


Eivionnydd.  V.  Eiwynydd. 
Eiwynydd   (Eivionydd>,    I,    31, 

181  (n,  4i,  200  (n.  1)  ;  II,  333, 
Elbodg,  II,  378. 
Elbodgu,  II,  3i3,  377. 
Elbodug.  V.  Elbodgu. 
Elen.  V.  Sarn  E. 
Elen,  fille  de  Loumarch,  II,  330. 
Elen  Luyddawc,  fille  d'Eudav, 

mère  de  Custennin  (Constan- 

tini,  femme  de    Maxen    Wlc- 

dic,  I,  213  m.),  224,  223,  227; 

II,  231  (et  n.  r,  233  in.j. 
Elen  Vannawc,  II,  230. 
Elenit,  I.  182. 
Eleufer   GostcorddvaAvr,    p.  .de 

Gwgawn  Gwron,  I,  151  (n.). 

V,    Elcuther    Cascord   MaAvr, 

et  Ehlîer  G. 
Eleuther  Cascord  Mawr,  II,  48 

(n.),  336.  V.  Eleufer,  et  Elif- 

fer. 
EIffin    mab    Gwyddno,    I,    144 

(n.  2),  358  (n    2).  359  (n.)  ;  II, 

350,  376    V,  Elphin. 
Elfin.  V.  EIffin  et  Elphin. 
Elfin  map  Eugein.  II,  333. 
Elhil,   II.  327  in.  3i. 
Eli  map  Eliud,  II.  346. 
Eli  Alver,  p.  de  Keidwn. 
Elidir.  V.  Elidyr. 
Eliduc  (Aliduc  ,  I,  69  (et  n.  H. 
Elidyr  ab  Gwryat  ab  Mervyn, 

II,  327  m.  21. 
Elidyr  GyvarAvydd,  I,  280. 
Elidyr  Lydanwen  (Lydanwyn', 

p.  de    Llyvarch  Hen,    I,    loi 

(n.  1)  ;  II,  260  m     2',  349. 
Elidyr  Mwvnvawr,  I,  284    n.l). 

376    (n.   1)  ;     II,   212,  243   (et 

n.  4',  350. 
ElilTer    Gosgorddvawr,    p.    de 

Peredur,    I,    185    (n.    5)  ;   II, 

243,  2^4   (et   n.  l\    292  (n.  4', 

29?,  349.  V.  Eleuther  et  Eleu- 
fer. 
Elisse,  roi   de    Powys,   II,  236 

(n.    1),    337    'n.  5),    345,    347. 

V.  Elized  (EUtet). 
Elisse  verch  Newe  Hen,  II,  337 

m.  5). 
Elitet.  V.  Elized. 
Eliud  map  Cincen.  Il,  346. 
Eliwlod  ab   Mada\YC  ab  Utliur, 

II,  289. 


INDEX    DES    NOMS    TROPRES 


40  :} 


Elizcd,  roi    do    Powvs,   II,  S.il, 

345,   3i7,   378,  3X2.'^  V.  Elisse. 

Elldud  Varchawo,  H,  286  (n.  I), 

314,  315. 
EUyUv,    lille     de     Ncol    Kynn 

Kroc,  1,  2S5. 
Elmet,  II.  270  ,n.). 
Elmur  ab  Kibdar,  I,  287  (n.  1)  ; 

II,  255  (n.  8  . 
Elmwr  ah  Kadeir,  II,  255  (n.  S). 
Elphin  ab  Gwyddno.  V.   Elffin 

et  Alpia. 
Elphin  ab  Tcleessin.  V.  Telees- 

sin. 
Elunet,  II,  20    n.).  V.  Lunet. 
Elvacl,  11,  359. 
Eivct.  II.  365, 
Ely,  chef  chasseur  d'Arthur,  I, 

276,  338,  341. 
Elyas.  V.  Penrvn  ar  E. 
Elynglas,  II.  327    n.  3  . 
Elynwy  ab  Kadegvr  'n',II,  255. 
Elystan  Glodrydd"  II,  311.' 
Embreis  Guletic,  I,  239  (n.). 
Emerc.  V.  Tochmarc  E, 
Emerchret,  II,  266, 
Emir  Llydaw,  p.  d'HoAvel  (Hy- 

wel).  V.  Emyr, 
Emlyn.  II.  270.  365. 
Empesleiirs  de  la   Ilavren  (les 

trois  ,  U,  274. 
Emrcis  lEmrys)    Wledic,  I,  238 
(n.);  n.  233, 2S8   n.  7),  310,321. 
V.  Diiias  E.  et  Bangor. 
Emyr  Llydaw,  p.  d'IIowel. 
Emys.  ép.  de  Llygatrudd. 
Endawt,  p.  de  Gwyl. 
Eneas  Yscwydwyn,  II,  229,  230 

(n.  1). 
Eneilian.  V.  Eveilian. 
Encuris,  II.  382, 
Enevawc,  fille  de  Bcd-\vyr,  1,284. 
Englyn,  I,  141 . 
Knglynion  y  Clyweid, 1,213  (n. 

4',  313  (n  ). 
Eniaun    (Eniawn,   l'Jinion)    Girt 
(Yrth)    ab    Cunedda,    II,    232 
(n.  1),  239  (n.  2',  32S  let  n.  6  , 
331,  332,  348.  V.  Enniaun. 
Enit,  fille    d'Ynywl,  femme   de 
Gereint  ab  Erbin.  I,  4,  18,  50; 
II.  121.   145-185   passim,    212- 
222  (n.  crit.',  2-<8, 
Enllech,  V.  Anlach. 
Enniaun,  II,  331,  V.  Eniaun. 


Ennwir,  ép.  de  Gweir  Gwrhyt. 
Enrydrec,  fille  de  Tutvathar,   I. 

284. 
Entrevues  Irailresse^  (les  trois\ 

II,  305. 
Envael  ab  .-Vdran,  I,  261  (n.  2   ; 

II,  261    n.). 
Eobba.  rex  Merciorum,  II,  375. 
Eochadh    ab    Aeddao,    II,    2i8 

(n    2  , 
Eocho  Rond,  I,  39. 
Eowa,  frère    de   Penda,   II,  37  5 

(n.  2). 
Épervier.Y .  Chevalier  à  l'Éper- 

vier. 
Épislola  Gildae,  I,  339  (n.). 
Erbig,  p,  de  Kors, 
Erbin,  p.  de  Dyvcl,  Ermit,  Ge- 
reint. 
Erbin  ab    Custennin,   I,  17,  50. 

262  (n.  3),  265  (n.',  268;  II,  28, 

146-153  passim. 
Erch.    cheval    des    enfants    de 

Grythmwl  Wledic,  II,  245. 
Erch  et  Heledd  [le  pays  d'),  'I 

232, 
Erchyng    (Archenfield*,    I,    302 

(n.  4).  V,  Pepiau, 
Ercwlf  Gadarn.  H,  229, 
Erdulvul,  fille  de  Tryffin,  1.284, 
Ereint.  V,  Grugyn  Gwrych  E., 

et  Xudd  Llaw  E. 
Ereri.  V,  Erjri. 
Ergengel  (Archenfield',  II,  369. 
Erging,  II,  364, 
Ergyryat  ab  Kaw,  I,  267.  ^ 
Eri,  p.  de  Greit. 
Erim,  p.    d'Eus,    Ilcnbedesfyr, 

Henwas,  Sgilli,  L'chdryt. 
Erin,  I,  122  ,n.  2).  V.hverddon. 
Ermic,    II.  3i4. 
Ermit  ab  Erbin,  I,  263, 
Erw,  p.  de  Lla^vr. 
Erwm.  V.  Hir  E. 
Erynt,  p,  de  Cadyal. 
Eryri    des   monts^  I,   220,  233, 

238  ;  II,  234   ^n.  1\  242  ^n.  1  ' 

olO,  369. 
Erythlyn,    en    EgUvs    Fach,  II, 

251  m.  3  .  V.  Lleyn  E. 
Escyrogeu.  II,  365. 
Esgeir  Gulh^vch  Govyn   KaAvn, 

I.  264. 
Esgeir  Oervcl.  1.  253,  283,  336, 
Esfjcmydd   .lereii  (les  Bancs  de 


404 


INDEX    DES    NOMS    TROPRES 


bataille',  I.  372    n.  3;  ;  II,  261. 
Esni,  p.  de  G-\vynn. 
Eson,  p.  de  lason 
Espagne,  I,  368.  371. 
Esselis,  II.  343. 
Essyllt    Vinjîul,  fille   de  Kulva- 

na-\vyt,  I,  285 
Essyllt  Vinwen, femme  dcMarch, 

I.  147    n.»,  271  m    4'.  285.  361 

m.   i\  374   .'n.);  II,    270.  284. 

V.  Etthil.  V.  aussi  March  ab 

Meircha-\yn.    et    Tristan     (ou 

Dryslani  ab  Talhvch. 
Essyihvg    (Lwent>.  I,  136    (n.)  ; 

li.  233  ■n.).  305.  310. 
Estron   Deyrn   des  .  I,  374  (n.). 
Eté  (le  pays  de  1').  V.  Gwlad  yr 

Hav,  et  Deffrobani. 
Etern  ab  Cuneda,  II.  348. 
Etguin,  II,  240    n.),   374.  V.  Ed- 
win. 
Ethelbald.  Il,  377  (n.  3\ 
Ethlenn.  p.  de  Lug. 
Ethew  ab  Gwgon.  II.   2S6.   287. 
Ethni  (île  d'  .  II,  290  m.  1). 
Ellvm    Gleddvv    Coch,    II,   97. 

98. 
Etmvc  ab  Kaw,  I,  37,  267. 
Etth'il  merch  Cinnan,  H,  327.  V. 

Essyllt. 
Et-\vin.  V.  Edwin. 
Eubonia,  II.  373.  376.  V.  Man. 
Eudav  ab  Caradawc.p.dAdeon. 

Cvnan,    Elen     Luyddawc,    I. 

2i3    (n.>,  222,  226,  227.   V.  Oc- 

tavius. 
Eudelen,  II,  336. 
Eudeyrn,  11,  336   n.  1). 
Eudos,  II,  336. 
Euengat,  p.  de  Heidden. 
Eugein  map  Aballac,  II.  329. 
Eugein  map  Beli,  II,  333. 
Eugein     map     Dumnagual,     II, 

333, 
Eugein   map    Enniaun  Girt,  II, 

328  (n.  6>.    - 
Eugein  filius  Margetiud,  II.  378. 
Eugein  Dantguin,  il,  332. 
Eurawc,  ép.  d'Ygharat  Llaw. 
Eurdavodogion,  I,  288    n.  Jj.V. 

Aurdafodogion. 
Eurddyl,  II,  283.  284. 
Eurei,  p.  de  Dillus. 
Eureid.  V.  Dywyr  ^^'allt  E. 
Eurgain, fille  de  Maelgwn,  femme 


d'Elidvr    Mwvnvawr.    I,  376 
(n.  il  ;'  II,  242'  n.  4l,  243. 
EurgrydJ  des',  I,  151    n.  1).  V. 

Cordonniers-orfèvres , 
•Eurneit,  fille  de  Clydno  Eiddin, 

I,  283. 

Eurohven,  fille  de  Gwiddohvyn 

Gorr.  I,  284,  309    n.). 
Euroswydd,   p.    d'Evnissyen  et 

Nissyèn.  I,  120  in.),  121,  142  ; 

II,  268  m.  1). 
Eurvron.  ép.  de  Tegeu. 
Eur\n.    V.    Gware     et     Gwri 

Wallt  E. 
Eus  ab  Erim.   I.  270. 
Euuid.  V.  Eveidd. 
Euyas,  I,  174  (n.  2^  342  (etn.3', 

343. 
Eva,  II,  229. 
Eveidd  ab  Don,  I.  176.  V.  He- 

veidd  et  Hvveidd. 
Eveidd  Hen.'l,  169.  V.  Hyveidd 

Hen . 
Eveidd  Hir,  I.  126,  127,  136.  V. 

Hyveidd  Hir. 
Eveilian,  II,  266. 
Evelylhyr.  II,  365    n.  1). 
Eventus    filius    Uriani,    II,    305 

(n.  6;. 
Evnissven    ab    Eurosswvdd,  I, 

121.  '125,  141,  142,  143."^ 
Evrawc.  p.  de    Peretur    (Pere- 

dur).  V.  Elranc 
Evyas.  V.  Euyas. 
Evyrn-\vy  lY  Vyrnwy\  I,  349. 
Ewin.  V.  Lhvch  E, 
Ewingath,  ép.  d'Isperyr. 
Ewyas   cymmwd  d'i.  II,  364. 
Expeditions  (les  trois»,  II.  230- 

232. 
Expéditions  de  pillage  (les  trois  ', 

II,  247,  248. 


Familles  avec  entraves  (les  trois), 

II,  262. 
Familles    (clans)     fidèles     (les 

troisi.  II,  263. 
Familles    (clans)    infidèles    (les 

trois),  II,  264. 
Familles  royales  emmenées   en 

captivité  (les  trois).  II,  317. 
Fantômes  sauvages  (les  trois), 

II,  266. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


405 


Fanlôines  laiireaux  (les   trois), 

H,  2Câ. 
Favoris    Je   la    cour    d'Arllnir 

(les  trois),  II,  272. 
Febail,  p,  de  lii-an,  I,  62(n.  5). 
Femmes   chastes  (les    trois),  II, 

266. 
Fer  map  Confer,  II,  333. 
Ferceirtnc,   barde  de    Ciiroi,  I, 

251  (n.  9). 
Ferdiaidli,    I,    217   (n.    1);  II,    4 

(n.  1). 
Fergan,    p.     d'Ispervn,    [,    209 

(n    1).   V.  Ffcrgan*'. 
Fergus,  11,  2i8  (n.  2  . 
Fcrnmail    (Fcrnvael),     II,    3i6, 

377. 
Ferylhvg,  II,  311  (n.  2). 
Festiniog,  I,  200  (n.  2). 
Fêles    princiijules     (les     trois), 

II,  285 
Ffaraon    Dandde,    I,    233,    239 

(et  n.).  V.  Dinas  Ff.  et  Pha- 
raon. 
Ffergan  (Alan),  I,  29,  209  (n.  1). 

V.  Fergan. 
Fferlas,   cheval    de  Dalldav,  I, 

263    n.   3    ;  If,   269. 
Fferylhvg.  V.   Feryliwg. 
Fflam,  ép    de  FllewJur. 
Fflam  ah  Nwyvre,  I,  268. 
Ffleissawc,  ép.  d'Edelfllet. 
Fllcndor  ab  Nav,  I,  277. 
Fflergan.  V.  Fergan  et  Ffergan. 
Fflewdur  Flam  ab  Godo,  1,  262, 

375  ;   II,  255. 
Fflur,  fille   de    Mynach  Gorr,  I, 

147    (n.),   151    (n.  1)  ;   II,   273, 

284. 
Ffodor  ab  Ervyll,  I,  136. 
Ffotor,  I,  255. 
Ffranc,  ép.  d'Odyar. 
Ffrangcon.  V.  Nant  Ff. 
Findmag  (paradis  des  Celtes^,  I, 

315  (n.'.  V.  Gwyn va. 
Fine,    I,    174    (n.   1).    V.    Gwy- 

nedd. 
Finnabair   (=r  Gwenhwyvar),  I, 

260  (n.). 
Finiigal  (les  Etrangers  Blancs\ 

I,  362  (n.  1).  V.  Dub  Gall,  et 

Dub  Gint. 
Finnant,  II,  379. 
Flamddwyn,  femme  de  Bun.  V. 

Ida  F. 


Fléaux  de  Brelayne  (les  trois) 

I,  233-241. 

Fleuves  principaux  (les  trois  , 

II,  319. 

FlewdurFIam.  V.  Fflewdur  Ff. 

Flottes  de  piraterie  (les  trois', 
II,  2i6. 

Fomore  (les',  I.  296  (n.  1), 

Fomore  Breas  (le  ,  I,  327  (n.  2). 

Fontaine.  V.  Dame  de  la  Fon- 
taine (Ia\ 

Fontaine  de  Barenton  (la',  II, 
11  (n.  1). 

Fordun,  I,  352  (n. 2  . 

Forêt  de  Dena  (la  ,  II,  123  (et 
n.  2  . 

Forts  (les  trois',  II,  317. 

Forts  {Vile  des  ,  I,  123  (et 
n.  3',  124,  126,  139,  140,  141, 
143.  146,147,284,362.  V.  Ynys 
y  Kedyrn. 

France  da',  I,  145,  225,  232, 
233,  234,  335  ;  II,  240. 

Francs  des',  II,  168. 

Fresne   (le  lai  du  ,  I,  87  (n.  1'. 

Freichfras  (Cradog).  V.  Cara- 
dawc  Vreichvras, 

Fynnwen  (Essyllti.  V.Essyllt  F. 

Fyrnwy.  V.  V  Fyrnwy  . 


G 


Gabala.  V.  Leabhar  G. 
Gabran  filius  Dungart,  II,  373. 
Gadarn.  V.  IIu  G. 
Gadu.  V.  Gandwy. 
Gadyal,  II,  230.  V.  Cadyal. 
Gadwy  ab  Gcreint,  H,  291,292 

(n.  2i.  V.  Garwy. 
Gae-Bulga   (javelot  de    Cuchu- 

lain),   I,  287  (n.  2i. 
Gael  (le),ép.d'Eiddilic  Gorr,  etc. 
Gafran,  I,  253  (n.  3). 
Gair.  V.   Gcir. 
Galaath,    fils  de    La'svnselot  dy 

Lac,  II,  285. 
Galarus.  V.  Grue  G. 
Galas  (la  terre  do),  II,  231  (n.  2). 
Galedin  II,  297,  et  note  3. 
Galerius,  II,  338. 
Gall  ab  Dissyvyndawt,  II,  256. 
Gallcoyt  Govynyat,  1,  263. 
Galldovydd.   V.  Galltovydd,  et 

Gallovydd. 
Galles  (pays  de).  V.  Cymru. 


406 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Gallovi/dd  (les  trois),  ou   maî- 
tres es  mécaniques,  I,  374  (n.). 
Gallovvdd,  ép.  de  Greidvawl. 
GalUovvdd.   V.  Gallovydd. 
Gallus/ll.  339. 
Gamon.  V.  Ganion. 
Gandwy,II,  125.  V.  Porlha\vrG. 
Ganpani,  I.    272  (n.  Ij.    V.  Ga- 
nion, et  Ceangani. 
Ganguones   (=  Ganion),  I,    272 

(n.  1). 
Ganion     (promontoire     de),    I, 

272  (et  n,  1). 
Ganhebon.  ép.  de  G\\yddon. 
Ganval  le  Gwyddel,  II,  300. 
Garanhir,    ép.  de  Gwyddno  et 

de  Gwyddiieu. 
Garannawcab  Golithmer,II,148. 
Garanwyn  ab  Kei,  I,  275. 
Garbaniaun,  II,  335. 
Gardiens  de  moz;<o/is  (les  trois). 

11,324. 
Garm   iGaram    ou    Garym),    I, 

281,  317. 
Garmonyawn,  p.  de  CaAvrdav. 

V.  aussi,  II,  350. 
Garselit  le  Gwvddel,  1,277,  313, 

339. 
Garth    Grugyn  (Gregyn),  I.  342 

(n.  1) 
Garlh   Maelog,  ou   Mailauc,  II, 

327  (n.  3),  376  (n.  5), 
Garth  Mattrin,  II,  281  (n.  1  . 
Garthmailauc  (Gueith\,  II.  376. 
Gar^^■en,  fille  de  Henin  Hen,  II, 

250. 
Garwlwyt,  ép.  de  Gwrgi. 
Garwy   ab   Gereint,  I,   262  ;  II, 

291. 
Garwvli   ab  Gwvthawc  Gwyr, 

I,   263,  341. 
Garwyn,  ép.  de  Cynan. 
Gast  Rymi.  I,  278'.  313.  328. 
Gatcor  ab  Gorohvyn,  II,  266. 
Gauvain,  1,288  (n.l).  V.Gwalch- 

mei. 
Gavaelva-i.vr,  ép.  de  Glewhvyt. 
Gavalogion  (Caelogion),  II,  354 

(et  n.  3i. 
Gavran.    p.    d'Aeddan.    II,    263 

(n.  Il,  373.  V,  Gabran. 
Gavran  ab  Aeddan,  II,  263,  264 

(n.  1),  301,  350. 
Ga\vr,  V.  Cawr. 
Gawrwyd  Ceint,  H,  250  (n.  4). 


Géant  'le.>.  V.  Rhilta. 
Gedvmdeiih.  V.  Hon  G. 
Geir  ab  Geinon,  II,  318. 
Geir  ab  Geiryoedd,  I,  256  (n.); 

II,  267.    V.  Gweir. 
Geirionydd,  II,  318 
Geiryoedd,  p.  de  Geir. 
Gelli  Gaer,  II.  317    n.  1). 
Gely  Llydaw,   II,  233  (n.). 
Gemeirnion    Hen.    V.  Cymme- 

non  Hen. 
Geneir  Gwvstyl    V.  Gweir. 
Geneu  y  Glyn,  II,  360. 
Geraint.  V.  Gereint, 
Gereint,  p.  d'Adwv,  de  Garwy. 
Gereint.  V.  Bedd  G. 
Gereint,  roi    de   Dumnonia,   I, 

53  (n.  2)  ;  II,  121  (n.  1). 
Gereint    ab    Erbin.    I.  4,   9,  12, 

17,    18,  39,    41,  50,    54,  56-58, 

64,  67.  68,  262  (n.   4  ,  265  n.'. 

268,    361    (n.  1),   380    (n.),  387 

(n.\  ;  II,  34  (n.l,  121-185  T^as- 

sim.    212-222   (n.    crit.),    255, 

260    n.  2  . 
Gereint  Hir  ab  CymmenonHen, 

II,  287. 
Gerenhir,  p.  de  Berwyn,  I,  275. 

V.  Gerenhir. 
Gevannon.  V.  Govannon. 
Gewissei  (les».  II,  235  (n.). 
Gilbert,  fils  de  Catgyffro.  I,  29, 

59,    269    (n.    1),    375  ;  II,   228, 

261,  269. 
Gildas   ab  Kaw,    I,    266    (n.   2), 

267,  375. 
Gilhennin.  V.  G-\vilhennin. 
GiUa  Goeshydd,  I,  277. 
Gillomanius,  II,  321  (n.  1). 
Gilvaethwy  ab  Don,  I,   176-184 

passim.  397  (n.). 
Giuoys,  ir,  381. 
Glan,  l,  281  (n.  1).  V.  Glas. 
Gloucester  (les  sorcières  de),  I, 

65  (n.). 
Glannauc,  II,  374. 
Glan  Teivv,  I,  180  (n.). 
Glas,  1,  286,  317, 
Glast,  II,  344. 
.Glastenic,  II,  277  (n  ),  344. 
Glavyrawc,  ép.  de  Ilettwn.  V. 

I,  313. 
Gleddyvcoch,  ép.  d'Etlym. 
Glei,   1,  281  m.  1). 
Gleis  ab  Gyrthmv  1,  II,  245  {n.3). 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


407 


Gleisat,   V.  Tileissyat. 
Gleisi,  I,  281  (n.  1). 
Gleissiar  du    Nord,  p.   d'Aede- 
nawc,  Griidnei  et  Henbcn,  II, 
259. 
Gleissic,  I,  2S1,  317. 
Glcissyat,  I.  286.  317. 
Glevum.    V.  (îloyw. 
Glew,  ép.  d'Unie. 
Glew  ab  Yseawt,  I.  339. 
Glew.   V.  Dreon   G.   et   Dreon 

Lew. 
Glewissiiipr,   11,  234  (n.  1),   379. 

V.  Gliuisigng. 
(ilcwlwyt  Gavaelvawp,I,22,  32, 
38,  254,  255,  257,  264.  269.  276 
(n.  4),  339  ;  H,  3.  122,  290. 
Glewyscwyd,  ép    d'Unie. 
Glingawr,  ép.  d'Eda  et  d'Edin. 
Glinmaur,  V.  Glingawr. 
Glini,  I,  322. 

(îlinncu  Eil  Taran,  I,  331. 
Glitnolh,  II.  341. 
Gliuisigng  (Gliguising^,  II,  379. 

V.  Glewissing. 
Glivi.  V.  Glini. 
Ghvicri  Eil  Taran,   I,    144.  V. 

Glinneu. 
Glolï(Tecvan),  V.  Tecvan  G. 
(iloyn,    cheval    de  Gollawn    ab 

Nerth,  II,  293. 

Gloyw.  V.  Kaer  Gl.  ou  Loyw. 

Gloyw  Wallt  Lydan  ab  Casnar, 

p.  de  Gwynn'Gohoyw.  I,  117. 

Glwyddyn    Saer,      I,    274.     V. 

Gwlyddyn  Saer. 
Glynn'Cuch,  I,  83,  89,  114  (n.  1): 

II,  270. 
Glvnn  Dallwyr,  en  Kernyw,  II, 

271. 
Glyiin  Dyvrdwy.  II.  356. 
Glynn  Krthon,  II,  35S  (u.  4). 
Glynn  leilhon,  II,  358, 
Glynn  Nyvcr,  I,  338. 
Glynn  Ogwr.  II,  363. 
Glynn  Hhoddni.  II,  363. 
Glynn    Ystu  (Ystun),  I,  340  (et 

n.  1). 
Glytlimyr     Llcdewic,     I,     333, 

33S. 
Glythvyr.   V.  Glythmyr. 
Gylhwyr,  p.  de  Saranhon, 
Gobrwy   ab     Echel    Vorddwj't 

Twl,  I,  265.  373. 
Goddeu  (bataille  de),  1,85  (n.3), 


177  (n.),  301  (n.),  398  (n.)  ;  II, 
2S3. 
(iodebog.  V.  Guotcpauc. 
Godo,  p.  de  Fflewdur  Fflam. 
Godybrion.  V.  Guin  G. 
Goeshvdd.  cp.  de  Gilla, 
Goewi'n.   fdlc  de  Tebin,  I,  175, 

178.  181,  187.  397  in.). 
Go-igwc.  I,  251,  339. 
Gogled.  V.   Pen  Blatliaon  yn  y 

Gogled  et  Bonhed 
Gogodin,  ép.  de  Gwlgawt. 
Gogrvan  Gawr.  p.   de   Gwenh- 

wvvar.  I,  259  (n.  3  . 
Gogyvwlch.  II.  122. 
Gohoewgein,  ép.  de  Gwelwgan. 
Gohovw,  ép.  de  Gwynn. 
Gôidel.  I,  140  (n.   1). 
Goidheal.  V.  Gôidel. 
(ioleu.  V.  Tvwvll  Goleu. 
Goleuddydd'.  lille  d'Anllawd,  I, 

243.  245,  260. 
Golithmer.  p.  de  Garannaw. 
Golvddan   Vardd.  I,  119  (n.  1)  ; 

It,   246.  257,  274. 
Gonorilla.fillcdeLlyr,  I.121(n.l. 
Gorascwrn,  fille  de  Nerth,  I,  2S1. 
Gordderch  Varch  des)  ou  che- 
vaux d'amoureux.  I,  263  tn.  2). 
V.  Chevaux  d'amoureux. 
Gorddu  (la  sorcière,  I,  308,344. 
f'Orddwr  Isaf,   II,  357, 
Gordianus.   II,  339. 
Goreu  ab  Custennin,  I,  256  (n.), 
296  (n.  11.  321.  327  (n.  1\  343, 
345,  346,  373;  II,  125,  148,268. 
G  )rlagon,  I.  63  (n.  li. 
Gorloes  (Gwrlais»,  I,  243  (n.  2^, 

245  (n.). 
Gormant  ab  Rica.  I.  265,  268. 
Gorohvvn,  p.  de  Gatcor, 
Goronwy  ab  Echel,  1.  262  fn.  5). 
Goronwy  ab  Ednyvain,  II.  324, 
Goronwy   Pevyr  iPefr),    I,  208 

(n.  2), '209.  V.  Gronw. 
Gorr,   ép.    d'Eiddilic,    Gwydol- 
wyn,  Mynach,  IVlugnacli,Rud- 
Iwm. 
Gorsedd  Arberth,  I,  92.  165. 
Gorwenn.     sorcière,    mère    de 

Gorddu,   I,  30S,  344. 
Gorwennvdd,  1.  213  (n.^;  II.  233 

(n  ),  320,  362. 
Gorwonit   (Gorwynvdd*,  II,  365 
(n.). 


408 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Gorwst  Ledhvm    ab  Keneu,  p. 

de  MeirchaAvn,  II,  45,  349.  V. 

Meirchawn, 
Gorwst  Priodawr,  H,  350. 
Gosgorddvawr,  ép.  d'ElifYer. 
Golyvron,  ép.  de  Gwynn. 
Govannon    ab    Don,  1,  173  (n  ), 

176  (n.   1),  192,  301. 
Govut  (Pennant),  I,  308. 
Govyn     Ka-\vn,     ép.      d'Esgeir 

Gulhwch. 
Govynyat,    ép.  de   Gallcoyt,  de 

Lhvyddawc. 
Govynyon  Hen, p. de  Karnedyr. 
Gower  (Gwyr),  I,  114  (n.  1),  175 

(n.  1),  341  (n.  5);  II,  233  (n.^ 

32!  (n.). 
Gradion   (Gradien,  Graelen),  I, 

73. 
Granwen  ab  Llyr,  I,  373. 
Grat  map  lumètel,  II,  336. 
Grathach  ab   Gwawrddur  Kyr- 

vach,  I,  263. 
Graticn,  II,  332. 
Greal  (le),  II,  47  (n.  1),  64  (n.  1^ 

66  (n.  1),   285,  286,  288  (n.  1), 

383. 
Grèce  (la\  I,  255,   376  ;   II,  231. 

290  (n.  1). 
Gregyn.  V.  Grugyn. 
Grei,  cheval  d'Edw'n,  II,  269. 
Greidyawl    (Greidawl)    Galllo- 

vydd  (Galldovyd'l   ou    Gallo- 

vydd),  p.  de  GVvthyr,   I,  233 

(n.  1),  259  (n.  3),' 261  (etn.  2  , 

374  (n.),  375  ;   II,  260. 
Greit    ab    Eri,  I,  311,   327,  330, 

331,  333,  338. 
Greu.  V.  Kaer  G. 
Griffin,  I,  68. 
Griffinus  (Gryffydd)  filius  Resi, 

II,  368. 
Griffri,  II.  249. 
Griphiud  filius  Cincen,  II,  378. 

V.  GrufTiidd. 
Gripiud,    fils    de    Nougoy,     II, 

337. 
Grippiud,  fils  d'Elized,  II,  347. 
Grono  ab   Heilvn   Goch,  I,  350 
^  (n.  3).  V.  Hei'lyn. 
Gronw.  V.  Llech  Gr. 
Gronw  ab  Echel,  II,  255. 
GroHAv    Pebyr,    I,  201-210  pas- 
sim. .399  (n.)  ;  II,  204,  264. 
Gronwy,  I,  173   n.». 


Gruddhvyn  Gorr,  I,  280. 
Grudnei,' I,    264  (n.  i)  ;  II,  259, 

261  (n.  1). 
Grudyeu  ab  Murvcl,  I,  144. 
Gruffudd   a    Thewdos,    II,    337 

(n.  5'. 
Grufîydd,  p.d'Owein  etd'IIywel. 
GruffVdd    ab    Madawc,    I,    274 

(n.  "4). 
Grufîydd  ab    Maredudd,   I,  347 

(n.  1). 
Gruffvdd    ab     Nicholas,     II.    3 

(n. 'l). 
Grugvn.  V.  Hafod  G. 
Grugyn   Garth),  I,  342  'etn.  T. 
Grugyn    Gwallt    Ereint,  I,  340, 

341,  423  (n.). 
Grugyn  Gwrych   Ereint,  I,  327 

(n  "2*,  337. 
Grynn,  FI,  122. 
Grythmwl  W'iedic,  II,  245. 
Guallauc,  II,   2  m.i,   258  (n.  S , 

334  (n.  2  ,   335.  V.  G\valla-\vc. 
Guaroimaou,  Gwarwyva,  II,  184 

(n.  11. 
Gudrun.  V.  Ililde  G. 
Gudrun-Kriemhild  (le  deuil  de", 

I,  44. 
Gueinoth,  II,  341. 

Gueith  Bannguoleu  (Bannoleu  , 

II,  380. 

Gueith  Cair-Legion,  II,  374. 
Gueith  Camlan,  11.  372. 
Gueith  Gctill,  II,  379. 
Gueith  Diu  Sul.  II.  380. 
Gueith  Finnant,  II,  379. 
Gueith  Gartmailauc,  II,  376. 
Gueith  Hirford.  Il,  377. 
Gueith  Lannmaes,  II,  379. 
Gueith  Meicen  (Meigen),  II, .374. 
Ouenedota,  II,  372,  378. 
Guerec  (Erec),  I,  56. 
Guiddnev,  I,  120  (n.  2\ 
Guidgar  (Gwvddar»,  II,  374. 
Guidgen,   II,  '338,  343. 
Guidno   map   Uuinnagual   Hen, 

II,  333. 
Guifîret,  I,  68  (n.  2^ 
Guigambresil,  II,  106  ''n.  1). 
Guilauc  map  Eli,  II,  346. 
Guin  Godybrion  iGodybron\  I, 

27  6  n.  4  .  V.  GwynnGotyvron. 
Guingamor  (Glane   porc  de),  I, 

62  (n.  7  ,  63  'n.  4  ,  311  (n.).  V. 

Twrch  Trwyth. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


409 


Guinnliyuiauc,  II,  381. 
(ruilcun,   il,  3 il . 
Guiloliiuis,  II,  371. 
Guletic,  ép.  d'Emrcis. 
Gundliauc.  V.  G■^vvnll^^•g. 
Giinlehis,  II,  290  (l'i    1). 
Guoccaun    fG\\gaAMi)  ap   Mou- 

ric,  II,  3 il,  3S0. 
Guoirangon,   II,  234  (n.   1). 
Guoloppum   (Gnolopli),   II,    371 

(et  n.  2). 
GuorC(!in,  II,  329. 
Guorchiguil    (Gorc!ly•\^■yl),     II, 

381. 
Guordoli,  II,  329. 
Guortepir.  n,  233  (n.  1),  330.  V. 

Gwerthevvr. 
Guorthemyi-,    II,  234  (n.  1),  240 

(n.  5),  241  (n.). 
Guortig-orn      (  Guorthigirn),     I, 

240  (n.);  Il,  240  (n.  5),  241  (n.), 

371. 
Giioiin  (ri\ière),  II,  348  (n.  4). 
Gurdumn,  II,  329. 
Gurgust,  II,  334. 
Gurhaiernn,  II,  343. 
Guriat  (Gwrvat),  II,  380. 
Gurlhiern    (Glut),    II,    208    (n. 

crit.). 
Gusc  ab  Atheu,  I,  265. 
Guurci    ab     KleuLIier     Cascord 

Maur.  II,  48  (n.),  336,373.  V. 

Gwrgi. 
Guurgint  Barmtruch,  II,  341. 
Guydclneu  Garanhir,  I,  32. 
Gvvadya  Odyeilh,   I.  277. 
Gwadyn  Ossol,  I,  27  7. 
Gwaeddan,    fille    de    Cynvelyn 

Keuda-svt,  I,  281. 
Gwaelod.  V.  Cantrev  y  Gw. 
Gwaenlhvc,  II,  365  (n.t. 
Gwaeth,    et    Gwaethav   Oil,    I, 

281,  317, 
Gwaetcynn  Hervuden,  II,  262. 
Gwair  (la  prison  de),  1,81  (n.  1). 
Gvvair    valj   Gwesll,   I,  425   (n. 

crit.). 
Gwaith  Emrys,  II,  239  (n.1,  321. 
Gwaithvoed,     roi     de     Gcredi- 

gyawn,  II,  311. 
Gwalchmei  ab  Gwyar,  I,  14,  32, 

262    (n.  4),    266   (n.),  282,  288, 

348  (n.  1^,  373,  374  (n.  1),  375 

(n.   2i  ;    II,  28-45  passim,   49, 

78,    79,    80-120   passim,    122- 


185  passim,  228,  253,  289,  291. 
Gwalchmei.    V.  Castell  G. 
Gwaleddur     Kyrvacii,      p.     de 

G\venn\vledyr,  1,284. 
Gwales,  1,  145,  148. 
Gwalhavct  ab  Gwyar,  ï,  282. 
Gwallauc,  II,  2    (n.).    V.   Gual- 

lauc. 
Gwaliawc  ab  Llcenawc,  (Llae- 

nauci  I,  315  (n.  1),  360  m.  1) 

II,  142,  243  (n.  5),   245  (n.   5), 

258  .eln.  4),  335  (ii;   1). 
Gwallgoyc,  I,  275. 
Gwalltavwyn,  cp.  de  Gwrvan. 
G\valltBaiihadlen,ép.  de  Riwal- 

lawn. 
Gwallt  Ereint,  ép.  de  Grugyn. 
Gwallt    Eiiryn,   ép.   de   Gwarc, 

et  de  Gwri. 
Gwallt  Grwn,  ép.  d'Anarawt. 
Gwallt  Lydan,  ép.  de  Gloyw. 
Gwalstawt    leithoédd,    ép.    de 

Gvvrhyr. 
Gwalstot.  V.  Gwalstawt. 
Gwanar  ab  Lliaws,  II,  232. 
Gwanhumara,  I,  259.  V.  Gw-en- 

hwyvar. 
Gwannwyn.   V.    Mclyn   G.,    et 

Gwaynhwj'n. 
Gwarareinion,  II,  354  (n.  4). 
Gwaredur.  V.  Gwaleddur. 
Gware  Gwallt Euryn,  1,278,  333. 

V.  Gwri  Wallt  E. 
Gwarlhaf.  V.  Gantrcv  G. 
Gwarthccvras,  ép.  de  Gwrhyr. 
Gwarthegyt  ab  Kaw,  I,  338,  355, 

373. 
Gwasgwvn   (Gascogne),    I,   147 

(n.)  ;  lï,  232,  296. 
Gwastra,  ép.  de  Gwrgi. 
(jwauan,  I,  348. 

Gwawl  ab  Klut,  I,  99-104,  pas- 
sim, 169. 
Gwaunllwg  (cantrev  de).  II,  363. 
Gwawrdur     Kyrvach,     p.      de 

Duach,   Grathach,   Ncrthach. 

V.  Gwaleddur. 
Gwaynhwyn.  V.  Gwanwyn. 
Gwddwv  Hir,  ép.  de  Gwineu. 
Gweddw,  I,  312,  332,  343. 
Gweir  ab  Gwestel  ou  Gwystyl, 

I,  257  (n.),  272  (n.  7),  273{n.), 

276  (n.  5),  373;  II.  49,  254. 
Gweir  ab    Kadellin   Talaryant, 

I,  276. 


410 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Gw3ir  ab    Gweiryocdd,    I,    327 

(n.  1)  ;  II,  267.  V.  Geir. 
Gweir    ab    Gjrthmwl,    II,    243 

{n.  3', 
Gweir  ab  Ruvawa,  I,  276  (n.  5). 
Gweir  Baladvr  Hir,  oncle  d'Ar- 
thur, I,  276. 
Gwjir  Dathar    Wenuidawc,   p. 

de  Tannwcn,  I,  276. 
Gwcir  Gwrhyl   Enn\vir,    oncle 

d'Arthur,    et    fils    de    Lhvch 

Lla-svwynnyawc.  I,  276. 
Gweir    Gwrhvt    Vawr,    I,    261 

(n.  2'  ;   II,   148,  291, 
Gweirwervdd     Vawr,     I,      274 

(n.  5)  ;  Tl,  291  (n,   5). 
Gweirycid.l,  135(n.  1).  I45(n  3). 
Gweiryoedd,  p.  de    Gweir.  V. 

Geiryoedd. 
GAveith   (île  de  Wight),  II,  275, 

298. 
Gweith    Perllan  Bangor,  I,  372 

(n.  3i.  V.  Vergers  de  Bangor. 
Gwehv^an  Gohoewgein.  cheval 

de  Keredic  ab  Gwallawc,  II, 

269, 
Gwely  Arthur,  I,  340  (n.  3). 
Gw3nddoleu    ab    Keidvaw,   II, 

114  (n.  1),  243  (n.  5),'245,  255 

(n.  8  ,  206.  2o3,  292  (n.  4).  349. 
Gwjndraethda»,  I,  339  (n,  2). 
Gwenet,  I,  174  (n.  1). 
GwenhAvysson(gens  de  Gwent), 

I,   114  (n.  li;  II.  304. 
Gwanhwvvach,    I,    119    fn.    1\ 

259  (n.^Sj,  263  (n.  2),  283  ;  II, 

246,  283.  ■ 
Gwenhwyvach,    fille    d'Ocvran 

Gawr.  V.  Gwenhwyvar. 
Gwjnhwvvar,  femme  d'Arthur, 

I,  119  m.  1).  237  (n.).  259  (et 
n.  3;,  230  (n.i,  269  (n .  2  ,  2 S3. 
363  (n.  Il  ;  II,  2,  1.'),  54-120 
passim,  122-183   passim,    246. 

247.  V.  Yskudydd.  Yskyrdav. 
Gwenhwyvar,    fille     da    Gwryt 

Gwent,'  I,  259  (n.  3  ;  II,  250. 
Gwenhwyvar,  fille  de  Gwythyr 
ab   Greidiawl,   I,    239   (ni.  3)  ; 

II,  230. 

Gwenhwyvar,  fille  d'Ocvran 
Gawr,  'l.  253  (n.  3i  ;  U,  250. 

Gwenlhan  Dec,  I,  2*4. 

Gwenn,  manteau  d'Arthur,  I, 
364. 


Gwenn,  fille  de  Cvwrvd  ap  Cry- 
don,  I.  191   (n.  n,  11,  287. 
Gwenn  Benndragon,  1, 327  (n.  1); 

II,  268. 
Gwennabwv,  fille    de    Kaw,  I, 

273, 
Gwennalarch.  fille  de  Kynnwyll 

Kanhwch,  I.  283. 
Gwennwledyr,  fille  de  Gwaled- 

dur  Kyrvach,  I,  284. 
Gwennwynwyn,    fille    de    Nav 

Cyssewin,  'l,     264,     271,     361 

(à.   1),  373,  425  (n .  crit.)  ;   II, 

232  (n.  2 1,  255. 
Gwennwynwvn  ab  Lliaws,  IT, 

232. 
Gwennwynwvn  ab  Owen  Cyfei- 

liog,  I,"^347'. 
Gwent,  I,   19  (n.  2\  108  (n.  1>, 

114  in.  H,  174  (n.  2).  303  (n.l  ; 

II.   123    (n.   21,    271,  319,   364, 

363  in.),  381. 
Gwent  Is  Coed,  1,  108  (et  n,  1). 

II,    271  (n.    5  ,  319  (n.  3)  ;  II, 

364,  3Ô5  in.  ), 
Gwent  Uch  Coed,  1, 108  (n.  1)  ;  II, 

364. 
Gwent  (lois  dc1,    I.    253  (n.  1), 

269  (n.  2.. 
Gwenvadon. fille  de  TutwalTut- 

clud,  II,  284. 
Gwent.  V.    Ynyr   Gw,,  Gwen- 

hwysson,  Llanysgin. 
Gwern   ab  Malholwch,    I,    133, 

139, 
Gwernabwy  (l'aigle  de),  I,  323 

(n,   1>,  32'3. 
Gwers  ou   Gwres   ab   Reget,  I, 

371,  429  (n.  crit.u 
Gwerthevyr    Vendigeit,    I,    120 

in.  2)  ;  il,  240,  241.  'V.  Guor- 

tepir. 
Gwerthrenion  (cymmwdde,)  II, 

354. 
Gwerthrynyawn    (Castell),     II, 

240  (n.  5  . 
Gwerydd  (rivière\  11,242  /n.4). 
Gweryoedd.   V.  Geiryoedd. 
Gwestat,  p.   de  Gwevyl. 
Gwestel,  p.  de  Gweir. 
Gwestl.  V.  Gwestel, 
Gwesyn,  berger  de  la  tribu  de 

Goronwy    ab    Ednyvain,    II, 

324, 
Gwevyl  ab  Gwestat,  I,  279, 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


411 


Gwgawn     Cleddyvrudd      ou 

Gledd  ,  I,  361   (n.   1),  372;  II, 

2>7,  280   (n.    3),  261,  269,  380. 

V.  (juoccaun. 
Gwgawn  Law^adarn,  II,  317. 
Gwgon    GledcJyvrudd.   V.  Gvv- 

gawn  G. 
Gwgon  G\vi'on  ab  Pe^ed^^T  ab 

Eliffer.  1,  201  ^n.  2  ,  374  (n.  2  ; 

II,  260. 
Gwgyr  (Porth),  H,  319. 
Gwiawn  ab  Cyndnvyn,ir,n.  261. 
Gwiawn  Dewin,  1.   283  (n.  1). 
G-wiawn  LIvp;at  Galh,  l,  283. 
Gwibei  Draiha-svc.   Il,  259. 
Gvviddawl    (Ellylli,  II,    266.  V. 

Kaer  VViddawI. 
Gwiddel  (lei,  cp.  de  Garselit,  et 

de  Llenlleawc. 
Gwiddel.  V.  Gerric  y  G. 
Gwiddnev.  V    Guiddnev. 
Gwiddohvyn  Gorr  (le  nain),  p. 

d'Eurohven.  I,  173  (n.  1).  309; 

II,  252  (n.  4). 
Gwidolwyn    et    G-\vidolyn.     V. 

Gwiddohvyn. 
Gwidre  ou  G-\vydre,  fils  de  Lhvy- 

deu,  I,  273. 
Gwiffret   le  Petit,    II,   168,  170, 

180.  V.  Petit  Roi  de). 
Gwillennhin,ou  (iwilcnnin,  roi 

de  France.  I,  277.  316,  339. 
Gwilym,    ou    Gwillym,    fils   du 

roi    de    France,    I,    373  ;    II, 

148. 
Gwilym  Tew,  II,  351  (n.   1). 
Gwinau,  bœuf  de  Gwhvlyd,  II, 

293. 
Gwiner,  II,  262. 
Gwineu,  ép.  de  Gwhvlyd. 
Gwineu    Gwddwiî    Hir,  cheval 

de  Kei,  II,  228,  269. 
Gwinionydd,  II,  360. 
(Jwir  (cantrcv  de).  II,  365  (n.). 
(îwitlard  ab  Oedd,  roi  d'Iwerd- 

don.  I,  277. 
Gwlad    yr    Hav     (le    pays    de 

l'Eté),   I,    355    (et    n.  A)  ;    II, 

313,  314.  V.  Deffiobani. 
Gwledic.    ép.  d'Anllawdd,  Gas- 

nar,     Kelyddon,     Deorlhach, 

Emrys,   Fllewdur   Fflam,  Ma- 

xen,  Tared  d. 
Gwlgawl  Gojîodin,  I,  306. 
(iwhvlyd  Wineu,  I,  302. 


Gwlydyn    Saer,  clief  des  char- 
pentiers    d'Arthur,    I,      274, 

339. 
Gwogon.  V.  Gwgawn. 
G^^■ortemir.  V.  Guortemir. 
Gwortepir.  V.  Guortepir. 
Gwotodin,  I,  151  (n.  1).  V.  Ma- 

naw  G. 
Gwrbolhu  lien, oncle  d'Arthur, 

I,  271,  342. 
GwrbothAv.  V.   Gwrbolhu. 
Gwi'brilh,  cheval  de  Raawt,  II, 

270. 
Gwrcharis,    ou    Gwrcharci,     I, 

332  (n.  2). 
Gwiddnei  L>geit  Catli,   II,  122. 
(îwrddyled  Gawr,  II,  312. 
Gwrdeber.     V.     Guortepir     et 

(îw-Tthevyr. 
Gwrdival  ab  Ebrei,  T,  272. 
Gwrei  Gwalslawt  leithoedd,  II, 

118.  V.  Gwrhyr. 
Gwres  ab  Regel,  I,  372,  429  (n. 

crit  ).  V.   Gwers. 
Gwrgjai     ab     Gwrein,     II,     274 

(n.5). 
Gwrganl.    p.   de    ieslin.    I,  31, 

59,  174  (n.  2). 
Gwrgant  Varyf  Twrch,  II,  341 

(n.   3). 
Gwrp:!  ab  ElifTerGosgorddvawr, 

I.  185  (n.  b\  209' (n.  1) ;  II, 
47  (n.  1),  243,  256  (n.  5),  264, 
284,  349.  V.  Guurci. 

Gwrgi  Garwlwvt,  I,  1S5  (n.  5)  ; 

II,  256,   313,  " 

Gwrgi  Gwastra,  I,  185,  187. 
Gwrgi  Severi.  I,  333. 
Gwrgiunt  Barbtruch.  V.  Guur- 

gint  Barmbtrucli. 
Gwrgwst   Lethvm.  p.   de  Dyv- 

narth,  I,  331  ;  II,  243  (n.  5). 
Gwrhir,    barde    de    Teliaw    ou 

Teilo,  I.  15  (n.   2',  II,  323. 
Gwrhvr   Gwalstawt    leithoedd, 

I,   282,   287.  289,  293,  319,322, 

323,    326,    336,    375  ;    II,    148. 

V.  Gwrei. 
Gwrhyr  Gwartliegvras,    I,  263. 
Gwrhyt  Ennwir,  ép.  de  Gweir. 
GwrhyL  Vawr,  ép.  de  Gweir. 
Gwri 'Wallt  Eurvn,  I,  110,  115, 

278.  V.  Pryderi. 
Gwrlais.  V.  Gorloes. 


412 


INDEX    DES    KOMS    PROPRES 


Gwrnach  Ga-\vr,  I,  317,  318,  319, 

320,  321. 
GAvrnerth  Ergydlym,  II,  317. 
Gwron,  ép.  de  G-\vgon. 
Gwron  (le  barde).  Il,  315,  323. 
Gwrthevrn  Gwrthencu,    I,    120 

(n.  2).'  213  (n.)  ;  II,  146  (n.  1), 

233,  234,   237  (n.   2i,  241,  301, 

306,  310.  343  (n.  V. 
Gwrtheyrnyawn,  II.  236  (n.  1). 
Gwrthenau,  ép.  de  Gwrtheyrn. 
GwrthmAvl.  V.  Gyrthmwl.  " 
Gwrthm-wl  Wledic,  1,268  (n.  5)  ; 

II,  279. 
Gwrlhtir  Ardudwy.    V.    Ardu- 

d-\vy. 
Gwrtliucher.  V.  Gwyneb  G, 
Gwrvan  Gwallt  Avwyn.  I.  277. 
Gwryat  ab  Elidyr,  11^  327  (n.  2). 
Gwryat  ab  Gwi'von,  II,  273. 
G-\vrych  Ereint.  V.GrugynG.E. 
G-\vryon,    p.  do  Gwryt  Gwent, 

Hunab-\vy,  Kadwri,  Kulvana- 

■\vydd. 
Gwryt    GAvent,    p.     de   Gwen- 

hwyvar. 
Gwy'(la),  II,    235.    311,    35S.  V. 

Aber  G.,  ct  Rhayader  G. 
Gwvar.  p.  de  Gwalçhmei,  et  de 

Gwalhavet. 
Gwych,  ép.  d'Eiryn. 
Gwyddar  ab  Run   ab    Beli,   II, 

2&2,  374.  V.  Guidgar. 
Gwyddawc  ab  Menostyr,  meur- 
trier de  Kei,  I,  257  (n),  275, 

278. 
Gwyddawc  Gwyr.  p.  de  Ganvli. 
Gwyddel     (Irlandais',     ép.    de 

Diwrnacli,     Garselit,      Llen- 

llea-vvc,    Mathohvch,     Serygi, 

Urnach.  V.  ces  noms.  V.  aussi, 
-     I,  140,  141,  143,  213  (n,),  336  ; 

II,  297,  303,  315. 
Gwyddelyn  Gorr.  II,  252  (n.  4). 
Gwyddnaw.  V.  Gwyddneu   Ga  - 

ranhir. 
Gwyddnaw  (Porth),  II.  319. 
Gwyddneu  Astrus,  petit  de  Gast 

Rymi,  I,  27 S. 
Gwvddneu  Garanhir,  I,  305,-  II, 

3fo. 
Gwyddneu  (Maes).  V,  Macs  G. 
Gwyddno,  p.  d'Elphin,  Ruvawn 

Pebyr. 
Gwyddno    (Gwyddneu),    I,    305 


fn.2).  V.  Gwyddneu  Garanhir. 

Gwyddno  ab  Cawrdav,  II,  350. 

Gwyddno  ab  Dyvnwal  Hen 
(Guithno  map  "  Dumnagual 
Hen),  II,  310  m.  3),  350. 

GwyddonGanhebon,  II,  92(n.2\ 
322,  323. 

Gwvddvl,  plur.  de  Gwvddel. 

Gwyddyl  Ffichti,  II,  280,  298, 
303  (n.  Si,  318,  328  (n.  6). 

Gwyddyl  rouges  d'Iwerddon,  II, 
301. 

Gwydre  ab  Arthur,  I,  339. 

Gwydre  ab  Llwvddeu,  I,  273. 

Gwydrut,  I,  278' 

Gwydyon  ab  Don,  I,  24,  144 
(n.  2  ,  151  (n.  1),  173  (n.',  176- 
206  passim,  289  (n.  1',  301 
(n.),  398  (n.  crit.);  11,252,273, 
283  (n.  Il,  312  (n.  2  ,  320,321. 

Gwydyon.  V.  Kaer  G. 

G^^■ydyr  Drwm,  mari  d'Evei- 
lian,   II,  266. 

Gwygyr  Porth  ,  11,319,  320  (n.. 

Gwyl,  fille  d'Endawt,  II,  250. 

Gwylathyr.  V.  Carn  Gw. 

Gwyllt,  ép.  de  Kyledyr  (Kyne- 
dyr  ou  Kyvedyr  . 

Gwyndeyrn  des  rois  heureux), 
I,  376  (n.). 

G^^•vndydiaid  ou  Gwyndodiaid 
.  (Gens  de  Gwynedd),  I,  114 
(n.   Il  ;  II,  3051 

Gwyneb.   V.  Hon  Wyneb. 

Gwyneb  Gwrlhucher,  écu d'Ar- 
thur, I,  259. 

Gwynebwartb  (Gwynebwerth), 

I,  127  (et  n.  2  . 

Gwynedd  (Nord-GaIles\  I,  82 
(n.),  114  (n.  1),  124  (n.  2-,  134 
(n.  3  ,  173  m.),  176-178  passim, 
183,  186,  187,  205,  248  (n.  1), 
253  (n.  1),  332  (n  2  ,  376,  397 
(n.  crit  )  ;  II,  242  (n.  A\  262 
(n.  4^,  274,  300,  303,  305,  316 
(n.  1),  320-324  passim.,  372. 
V.  Cantrevs  de  Gwynedd. 

Gwynedd  îles  lois  de),  I,  22, 
180  (n.  1),  253(n.l),  298(n.  2); 

II,  242  (n.  4),  296  (n.  1). 
Gwynedd  Uch  Conwy,  II,  320. 
Gwynedd   V.  Gwyndydiaid.  V. 

aussi     Gwydyon,     Maelgwn, 
Qwein  G. 


INDEX    DES    NOMS   PROPRES 


413 


Gwyncu.    V.    Gwiiicu   Gwddw 

Ilir. 
Gwyneu  (bœuf  de  Gwhvlyd),  I, 

302  (n.  1). 
Gwyngat  ab  Kaw,  I,  26". 
G-svynf,'clli,  I,  SiS. 
Gwynhan,  p.  de  Teithi  lien,  I, 

271. 
Gynlliw,  p.  de  Cadawc. 
Gwynlhvg-,  II,  290  m.  1). 
Gwynn  ab   CyndnAyn,   II,  261 

(n.  7). 
Gwvnn  ab  Ermit,  I,  268. 
Gwynn  ab  Esni,  I,  262. 
Gwynn  ab  Nudd,  I,  32,  38,  120 
(n.),   176   (n.    3),  262,   284  (et 
n.6  ,306{n.),  314(etn.l),  315, 
331,  332,  344,  345,  360  (n.  1)  ; 
II,  112  (n.   1-,  321. 
Gwynn  ab  Xwyvre,  I,  262,  268. 
Gwynn  ab  Tringat,  I,  339  ;  II, 

148. 
Gwynn  Cleddyfrudd,1, 269  (n.l). 
Gwynn  Da  Gyvcdd,  II,  243. 
Gwvnn  Da  Reimat,  II,  243. 
Gwynn  Gloyw,  I,  11", 
Gwvnn     Golioyw     ab     Gloyw 
Wallt  Lydan,  1,117,  152,  161. 
Gwynn  GÔtyvron,  I,     76. 
Gwvnn    lien,  p.    d  Ileilyn,    I, 

144,  149. 
Gwynn  Llogell  Gvvyr,  II.  148. 
Gwynn    Mygdwn,     cheval     de 

Gwoddw,  I.  312,  332.  343. 
Gwynn  Vrvnn,  I,  65,    145,  149, 

151  ;  II,  240,  241. 
Gwynnhyvar,    maire    de    Ker- 

nyw  et  Dyweint,  I,  277. 
Gwynonwv,  I,  173  m.  1). 
Gwynva  (paradis  des  Celtes),  I, 

315  (n.).   V.  Findmag. 
Gwyr,  ép.  deGwythawc(Gwyd- 

dawc),  et  de  Gwrhyt. 
Gvvyr   (Gover,    Gowcr),    I,    82 
(n.),  114  (n.    11,  213  (n.i  ;  II, 
1  (n.  1),  233  (n.),  251  (n.),305, 
361. 
Gwyr.  V.  Gwynn  Llogell  G. 
Gwywai    (cymmwds    de),    II, 

353. 
Gwys  (sanglier),  I,  341. 
Gwystvl,  p.  de  Gweir. 
Gwystvl  ab  Run  ab   Nwylhon, 
I,  2-'2. 


Gwyth.  V.  Gweidi. 
Gwythawc  Gwyr,    p.  de    Gar- 

wyli,  I,   265. 
Gwylhyr  ab  Greidyawl.   I,  225 

(n  »,  259  (n.  3',  261,  284,  329, 

331,332,  344,345,421(n.crit.); 

II.  250. 
Gyfaelwg.  V.  Ystre  G. 
Gygès  (anneau  dei,  II,  19  (n.  2). 
Gyllcilvawr.  V.  Osla  G. 
Gvriawg,  cp.  de  Goronwy. 
Gvrthmwl   Wledic,    I,  375  ;  II, 

"266. 
Gyssevin    V.  Nav  G. 
Gyvarwydd,  ép.  d'Elidyr. 

H 

Iladwri.  V.  Kadwri. 
Haearnwedd  Vradawc,  II,  259. 
Hael,    ép.    d'Iscovan,    Mordav, 

Morgant,  Nudd,  Rydderch. 
Ilaethfelth  (bataille  d'),  II,  239 

(n.  2),  249  (n.  2). 
Ilafgan,  roi  d'Annwn,  I,  85,  88, 

89. 
Ilafod  Grugyn,  I,  342  (n.  1). 
Hail  Miniu,  II,  379.  V.  Saturn- 

biu  II.  M. 
lianes,  II,  358  (n.  1). 
Hanner  Dyn.  ép.  de  Pwyll. 
Hannerhob,  I,  179. 
Hannerhwch,  I,  179  (et  n.  2\, 
Harceleurs  (les  trois),  II,  314. 
Ilarddleoh,  I,  97  (n.  1),  121,  145, 

146,  147,  150. 
Ilav.  V.  Gwlad  yr  Hav. 
Ilafgan.  V.  Ilafgan. 
Hivren  (la  Severn  ,  I,  342,  343, 
352,  355,  361  ;  II,  148,  274,  311, 
319,  358.  V.  Sabrina,  et   Mor 
Ilavren. 
Ilawrda.  V.  Kawrda. 
Ilawystyl  Drahawc,  II,   262. 
Il^yarn,  ép.  de  Drustwrn. 
Iledre.  V.  Galan  II. 
llcfenfelth  (bataille  de),  II,  239 

(n.  2». 
Ilehil,  II,  327  (n.  3^,  376. 
Ileidden  ab  Euengat,  II,  257. 
Heiddyn  Ilir.  II,  266  in.  5). 
Ileilin,   11,  327  (n.  3). 
Ileilvn  ab  Gwynn  lien,  I,  14 î, 
lib. 


414 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Heilyn  Goch  ab  Kadwga^^•n,  I, 

350. 
Heledd,  II,  232,  266.  V.  Erch  et 

Heledd. 
Heledd  Ddu  (Northwich),  II,  232 

tn.  4). 
Heledd  VVen  (Xantwiclr,  II,  232 

(n.  4). 
Helen,  fdle  de  Goel,  I,  21 2  (n.;. 
Helen  Luitdauc,  II,  331. 
Helen.  V.  Elen. 
Helen.  V.  Coet  H. 
Helian,  lils  de  Bort,  II,  285. 
Hen,  ép.  de  Cado,  Goil,  Dyvyn- 

wal,  Govynion,  G^vynn,  G^^■y- 

nyon,  Gwrbothu,  Henin,  He- 

veydd,     Llywarch,     Morgan, 

Teithi. 
Henbedestyr,  fils  d'Erim,  I,  270. 
Henben,    fils    de    Glessiar    du 

Nord,   I,   264  ^n.  i,  ;  II,  259, 

261  m.  11. 
Heneidwn  Lien  (Hyveidd  Unl- 

leni,  I,  373. 
Ilcnffordd     Hereford',     I,    155, 

156  ;  II,  121  in.  1>. 
Hen  Gedymdeith, serviteur  d'Ar- 
thur, i,  275. 
Ilengroen.  cheval  de  Kynnwyl, 

I,  37,  270. 
Hengist,  I,  120  (n.);  II.  234  in.l), 

237  ^n.  2i,  240  (n.  5'),  241  (n.), 

343  (n.  1). 
Ilenen  lien,  p.  de  Garwen. 
Henpen.  V.  Henben. 
Henvelen,  I,  145,   146  (n.l,  149. 

V.  Aber  Henvelen. 
Henwas  Adeinawc  ab  Erim,  I, 

270,  275.  \.  Annwas. 
Henwen,  truie  de  Ualhveir  Dall- 

benn,  I,  310  m.)  ;  II,  "71. 
IIen-\ven.  V.  Menci  H  ,  et  GoU, 

I,  310  in.», 
Henwvneb,  serviteur  d'Arthur, 

I,  275. 
Hariri.  V.  Eryri 
Herwuden,ép.  de  Gwaetcynn. 
lleltwn  Glavyj'awc,  p.  de  Kyne- 

dyr,  I,  313. 
Hellwn  Talarvant,  p.  de  Kyve- 

dyr  Wyllt,  'l,  2«2. 
Heveidd.  V.  Hyveidd. 
Heylin,  p.  de  Grono. 
Heyngyst,  II,  253. 
Hibernia,  II,  372,  375,  378. 


Ilibernicum  mare,  11,368. 
Hiemit.  V.  Himeit. 
Ilierusalem,  II,  331. 
Iliguel,  p.  d'Owen.  V.  aussi  II, 

331,  378,  379,  381,  382.  V,  Hy- 

wel. 
Hilde-Gudrun,  I,  45. 
Himeid    Hyveidd)  ab  Glitauc,  I, 

97  (n.  2  ,  3S2. 
Himeid  iîlius  Bledri,  II,  381  (et 

n.  2  . 
Himeit  map  Tancoystl,  II,  330. 
Himeit    (Hiemit',    p.    de    Lou- 

march  (Llywarch),  II,  381. 
Ilir,   ép.   d'Arwy,  Gronw,   Hy- 
veidd,   Hychlwn,     Maelgwn, 

Paladyr. 
Ilir  Amren,  serviteur  d'Arthur, 

I,  279,  345. 
Ilir  Atrwm,  I,  278. 
Ilir  Eiddyl,  serviteur  d'Arthur, 

I,  279,  345. 

Hir  Erwm  (Crwm),  I,  278. 
Hir  Lyngwyn,  ép.  de  Geri. 
Ilir  Tvnedic,  ép.  de  Du. 
Hir    Vynydd,   I,   360  (n.  2^  V. 

Cevn  Digoll. 
lliraethog.  II,  355. 
Hirford    Hereford',  II,  377. 
Hirpeissawc,  roi  de  Llyda^v,  I, 

342. 
Hirvryn,  II,  361. 
Ilirwen   (Seirwen),   II,    360    (et 

n.  4). 
Hob  lYr  ,  II,  356. 
Hoedlevv,  II.  340    n.  3). 
Iloiarn.  V.  Margit  H. 
Hommes  à  la   lance   rouge  (les 

trois  ,   II,  267. 
Hommes  aux  entraves  d'or  (les 

trois»,  II,  2  5. 
Hommes  bienheureux {\es  trois), 

II,  281. 

Hommes  généreux  (les  trois),  II, 

258. 
Hommes  les  meilleurs  envers  les 

hôtes  (les  troisi,  II,  291. 
Hommes  violents  (les  trois),  II, 

256. 
Hors,  II.  253,  310. 
Ilorsa,  II,  241  m.),  343  (n.  1). 
Hôtes  bienheureux  de  Prydein 

lies  trois),  II,  281. 
Holes  de  la  cour  d'Arthur  (les 

trois  ,  II,  266. 


INDEX    DES    NOMS   PROPRES 


415 


Ilowel   (Ilvwel)  ab  Emvr  Lly- 

daw,  I,  373;  II,  103,  2S9. 
IloAvel  ab  leuav,  II,  250, 
Howel  Dfla,  I,  73,174  (n.  2),  251 

(n.)  ;  II,  239  (n.  2),  250  (n.', 

296  (n.  1',  326  {ïi.T.  V.  Ilywel 

Dda. 
IIu  Gadarn,  I,  303  (n.)  :    II,  02 

(n.  2),  295,  296,  313,  31»,  313, 

322,  323. 
Iluallu  ab  Tutvwlch  Corncu,II, 

350. 
Iluandaw,  I,  251,  339. 
Iliiarwar  ab  Avlawn,  I,  278. 
Huchcihver,  II,  367. 
Ilucil  ab   Kaw,  I,   267,  273,  286 

(n.  1  :  II,  251   n.  3'.V.  Maen  II. 
Hu  Ilydr,  p.  de  Flenydd. 
Ilunaiowy  ab  Gwryon,  I,  276. 
Hwifordd  icymmwd  d'',  II,  366. 
Hwyrdvddwc,  I,  2s  1,  317. 
Hychlwa  Hir,  I,  :89,  190. 
Ilyddwn,  I,   189,  190. 
HygAvydd,   serviteur  d'Arthur, 

I,  333,  3-ii,  345. 

Ilymyr  ilHumber^  II,  299,  320. 
Hyveidd.  V.   Eveidd. 
IlyvciddabBleiddig,  1,97  n.  2  ; 

II,  274. 

Ilyvcidd,  fils  de  Bledri,  II,  381 
(et  n.  2'.  V.  lîimeid. 

Hyveidd  ab  Djn,  I,  97    n.  2). 

Hyveidd  Hen,  p.  de  Rhiannon, 
I,  97,  98,  103,   104. 

Hyveidd  Hir,  I,  97  vn.  2  ,  126, 
127,   136. 

Hyveidd  Unllen,  I,  97  ,n.  2', 
'2o7,  37  3. 

Hywel.  V.  Howel  et  Iliguel. 

Ilywel  alj  Einiawn  Llygliw,  I, 
262  (n.  4). 

Hywcl  ab  GrulTudd,  I,  373  n.  1). 

Hywel  Dda,  II,  316,  370.  V. Ho- 
wel Dda. 

Hyvwlch.  y.  Kyvwlch. 

Hywydd.  V.  Hygwydd. 


lacob.  V.  lago. 

lacob  map   Beli,  II,  239  (n.  2), 

328,  374. 
laen,  p.  de  Bralwen,Caradawc, 

Moren,  Siawn,  Sulycn,  Tcrc- 


gut.  V,  ces  noms.  V.  aussi  I, 

266. 
lago,  II,  230. 
lago  ab  Beli.  II,    237,   25?  (n.), 

328  (n.  4),  374    V.  lacob. 
lago  ab  Idwal,  II,  300  (n.  1). 
lal  (cymmwd  d'i,  II,  356. 
lason  ab  Eson   V.  Jason. 
Icht  (Muir  n-lcht),  I,  223  (n.). 
Ictius,    I,    223   (n,).    V.  Portus 

Ittius. 
Ida  ab  Eoppa,  II,  264  (n.  4). 
Ida,  p,  de  Deodric. 
Ida  Flamddwyn,  I,  271  (n.  4)  : 

H,  1  (n.  1),  143  (n.),  283  (n.l), 

V.  Eata. 
Iddawc  Cordd  (Corn)  Prydein, 

fils  de  Mynyo,  I.  353    et  n.  1', 

334,  335.  356,  358,   359,  360  et 

suiv.  ;  II,  306,  307. 
IddaAvc  Corn  Prydain  ap  Cara- 

dawc  Vreichvras.  V.  Iddawc 

ab  Mynyo. 
IddcAvCorn  Prydein  ab  Cowrda 

ap  Kradng   Freichfras,  I,  354 

(n,!.  V,  Iddawc. 
Iddicab  Anarawt  WalltGrwnn, 

I,  120,   136. 
Iddon  ab  Ner.  II.  274. 
Iddon,  p.  de  Kadwgawn,  I,  350. 
Idnvvet  ab  Maxen  Wlcdic,  II, 

350. 
Idon    ab    Ynyr    Gwent,  I,   255 

(n.  11. 
Idris  Gawr  lastrologuei,  I,  176 

(n,  3    ;  H,  321,374.  V.  ludns. 
Idwal   Voel,    U.    250    (n.t.    316 
(n.  1),  370,  382.  V.  ludgual. 
Idwallawn     (ludguollaun),    II, 

379. 
leithoedd,    V.  Gwrhyr  Gwals- 

tawt  I. 
lestin  ab  Gwrgant,  p.  de  Nest, 

I,  31,  59,    174  (n.  2)  ;  II,  267 

(n.),  311  (n.  2). 
leuan  ap  v  Diwlilh,  I,  72, 
leuan  Brechva,   I,  77  ;    II,  224, 

294,  323. 
leuav,  II,  249,  250.  V.  Howel. 
lewanawl,  II,  340  (n.  3). 
Igerna,    I,  2i3  (n.    1\  245  (n.>. 
V.  Eigr. 

Igmunt,  II.  3SI. 
Igucl,  p.  d'Owen. 
Ile  de  Bretagne.  V.  Prydein. 


416 


INDEX    DES    NOMS  PROPRES 


Iles  de  Bretagne  des  trois  prin- 

cipalesi,  1,223  (n.  Ij,  335;  II, 

223. 
Iles  adjacentes  des  ,  I,  223  (et 

n.  1',  333  ;  II,  223,   308. 
Ile  des  Forts,    I,  123   (et  n.  3', 

124,    126,    139.    149.    141,    143, 

146,  147,  284,   362.  V.  Ynys  y 

Kedyrn.  Glas  Merddin,  Y  Vel 

Ynys,    Ynys    Prvdein,    Ynys 

Brvt. 
Illdud  et  Illtud,  II,  47  m.  1  ,  288 

(n.  7 1.  323,  324.  V.  Saint  Illdud 

et  Elldud. 
Immram   Mailduin  «Navigation 

de   Mael  Duin  .   II,  95  (n.  li. 
Inde  la  Grande  et  la  Petite!,  I, 

255  ;  II,  95. 
Indec,  fille  d'Arwy  Ilir,  II,  250, 

251  (n.), 
Ine,    roi   de    Wessex,    II,    121 

m.  1). 
Instructeurs  {les  troispremiers), 

II,  315. 
Instructeurs  bénis  (les  trois),  II, 

323. 
Invasions  des  trois\  IF,  280. 
Invasions  traîtresses  des  trois*, 

II,  301. 
Inventeurs    de      musique     des 

trois),  II,  322. 
Iny,  I,  255  (n.  1).  V.  Ynyr. 
loab  ab  Gincen,  II,  347. 
lona,  roi  de  France,  I,  266. 
lonathan,  II.  379. 
lor-sverth,  p.de  Llewelyn,  roi  de 

Gwvnedd. 
lorwerth    ab   Maredudd,  I,   347 

(n.   Il,  348. 
louab  ab  Grippiud,  II,  347. 
louab  map  Guitgen,  II,  3i3. 
louanaul,  II,  340. 
Ir^von,  II,  359. 
Is  Cennen,  II,  1  (n.  l»,  361. 
Is  Coed  (cymmwds  d"),  II,  354, 

364. 

Is   Mynydd   (cymmwds  d'',  II, 

359. 
Isaac  map  Ebiau,  II,  340. 
Isca^vin  ab  Panon.  I,  269. 
Iscovan  Hael,  I,  269,  338. 
Ismael,  II.  282  (n.  1). 
Isperj-n  ab  Fergan,  I,  209  (n.  1). 
Isperyr  E-vvingath,  I,  263. 


Ite-svon  des  Juifs  ?t,  I,  144(n.  2). 

Ithael  (Ithel).  V.  ludhail. 

Ittius  (Ictius),  I,  223  (n.).*V. 
Portus  I. 

luddon,  ludon,   V.  Iddon. 

ludgual,  p.  d'Elized,  II,  382.  V. 
Idwal. 

ludgual  map  Tutagual,  II,  332. 

ludhail,  II,  346,  347,  377,  379. 
V.  Ithael. 

ludnerth  map  Morgen,  II,  344. 

ludoc,  I.  353  (n.  li.  V.  Iddawc. 

ludon,  II,  337. 

ludris,   II.  341.  374.  V.  Idris. 

lumetel,  II,  336. 

lusay  map  Ceretic,  II,  345. 

lus  tic  ab  Kaw,  I,  266,  267. 

lutguaul  Id-\val)mapCatgualart, 
II,  327. 

lutnimet,  II,  341. 

Ivrognes  dans  l'âme  (les  trois), 
II,  309. 

hvanet,  II,  58  (n.  1).  V.  Owein. 

Iwerddon,  1, 120,122-125pass(/n, 
J30-150  passim.  222,  254,  277, 
283,  313.  333-340  passim  ;  II, 
147,  301.  V.Aedd,  Esgeir  Oer- 
vel,  Gilla  Goeshydd,Gwittart, 
Mathohvch,  Riogan.  Riogo- 
nedd.  V.  les  saints  d'lwerddon. 

hvl  Caisar  II,  273  (n.  2). 


Jason  ab  Eson,  II,  229. 
Jeunes  filles  chastes  (les  trois), 

II,  284. 
Jeux  d'enchantement  et   magie 

des),  II,  1x4  (et  n.  li. 
Jonaval,  II,  250  m.  2>. 
Joseph  d'Arimathie,  II,  286. 
Julius  César,    II,    233.     V.    Iwl 

Caisar. 

K 

Voir  à  la  lettre  C  les  noms 
qu'on  ne  trouverait  pas  à  la 
lettre  K. 

Kachamwri  (Kacmwri  ou  Ka- 
cymwri),  1,  279,  335,  343,  344, 
345. 

Kadarn,  p.  de  Xerth,  I,  37. 

Kadarn,  ép.  d'Ector,  Twr. 

Kada-\v.  V.  Cadaw  et  Gado, 


INDEX    DES    NOMS  PROPRES 


417 


Kadawc    V.  Cadawc. 
Kadegyr    V.  (jacle^yr. 
Kadel.  V.  Calel  et  Gadell. 
Kadcllin  Talai-yant,  p. de  Gweir. 
Kadew  (Kadc>).  V.  Cadaw. 
Kadrawt  Galclivynydd,  II,  3i9. 
Kadwaladyr.  V.  Gadwaladyr. 
Kadwallawn.   V.  Cadwallawa. 
KadAvr,   comte,   de   Kcrnyw,    I, 

268  (n.  5),  363,  374.  V.  'Cahvi-. 
Kadwi'i  ab  Gwryon,  I,  263;  II, 

148. 
Kadyrieilh.  V.  Cadyrieith. 
Kaer  (Caer  ou  Cair;  Alclut,  II, 

2'75    n.  4\  276. 
Kaer    Anoelh,   I,    136  (n.),  255, 

327  (n.  l);  II,  267,  318. 
Kaer  Aranrot,  I,  193,  194,  197. 
Kaer  Arvon,  II,  275  (n.  4]. 
Kaer  Asse,  I,  255: 
Kaer  Baris,  I,  275. 
Kaer  Boris  ^Poris',  II,  275  (n.  4^ 

276, 
Kaer  BryLhach,  I,  255. 
Kaer  Bi-ython,  II,  275  (n,  i\ 
Kaer  Brythwch,  I,  255. 
Kaer   Garada^^•c  iCaratauc),  II, 

235  m.  1.  V.  Kaer  Gradawc. 
Kaer  Geint  (Geint),  II,  275  (n.  4^. 
Kaer  Cdemion  (Selemion).  V. 

K.  Selemion. 
Kaer  Geri,  II,  275  (n.  4). 
Kaer  Golun,  II,  275  (n.  4). 
Kaer  Gusrad,  II,  276. 
Kaer  Gustoiùnt,  II,  275  (n.  A). 
Kaer   Dalhyl    «Dathab,   I,    175, 

183,  184,  187,  193,  200,  207,  266. 
Kaer  Daun,   IF,  275  (n.  4). 
Kaer  Dawri,  II,  27  5  m.  4  ,  276. 
Kaer  DraiLon,  II,  275  (n    4). 
Kaer  DyfT  ou  Dilî,  II,  141,369. 
Kaer  Ebrawc  {Kvra^^•c^  II,  275 

(n.  4),  276,  318,  3i9,  320. 
Kaer  Einion,  II,  358. 
Kaer  I*]nn:irawd(Arianrod,  Ana- 

rawd),  II,  275  (n.  4). 
Kaer  Esc,  II,  275  (n.  4). 
Kaer  Fawydd   liawydd',  11,275 

(n.  4  .    276, 
Kaer  Gaint,  II,  319. 
Kaer  Gei,  II,  275  (n.  4*,  276. 
Kaer  (îerit,  II,  276. 
Kaer  Gloui  (Loyw),  II,275;n.  4). 
Kaer  (îolin,  II.  276. 
Kaer  Gorcoii,  II,  276. 


Kaer  Gorgyrn,  II.  276. 

Kaer  Govannon,  I,  192   n.  T. 

Kaer  Gradawc,  II,  275  n.  4\ 
276,  288,  306,  317  n.  2  ,  321 
(n.  1)).  V.  Kaer  Garadawc. 

Kaer  Grant  (Graullr,  II,  275 
(n.  4  ,  276. 

Kaer  Greu,  I,  209  (n.  1)  ;  II,  47 
(n.  1',  264. 

Kaer  Guent.  V.  Kaer  Went. 

Kaer  Guinntguic,  II,  275    n.  4>. 

Kaer  Guintruis,  II,  275  (n.  4). 

Kaer  Guiragon,  II,  275  (n.  4). 

Kaer  Guorlhigirn,  II,  275  (n.4\ 

Kaer  Gurcoc,  II,  275   n,  4'. 

Kaer  Guricon  (Worgorn),  II, 
275    n.  4i. 

Kaer  Gwrgyrn,  II,  275  (n.  4). 

Kaer  Gwydyon,  I,  177  (n.). 

Kaer  Hawydd.  V.  Kaer  F'awydd. 

Kaer  Karadawc.  V.  Kaer  Gara- 
dawc, et  Kaer  Gradawc. 

Kaer  Legeion  guar  Uisc,  11,275 
(n    4). 

Kaer  Legion  (Lleon^,  II,  275 
(n.  i\  341  (n.  1),  374. 

Kaer  Leir,  II.  276  (n.  1). 

Kaer  Lerion.  V.  Kaer  Lirion. 

Kaer  Lew,  I,  144    n    2  ,  177  (n.). 

Kaer  Ligualid,  II,  275   n.  4). 

Kaer  Lirion,  II,  275    n    i\  276. 

Kaer  Lleon  sur  VV^ysc,  I,  53,  ri4, 
223  (et  n.  3)  ;  II,  20  m.  ,  275 
'n  4*,  276,  318  (n.  3\  358,  373, 
374.  V.  Kaer  Legion,  Legion 
Urbs  et  Lrbs  Legionium. 

Kaer  Llionou  Llyon.  I.  53,223, 
225,  386  (n.  cril.';  II,  1,  3.-<,82, 
89,  103.  121,  122,  129,  146,236, 
276.  283,  310,  319,  320. 

Kaer  Lludd,  I.  232. 

Kaer  Loyw,  I,  326,  32?  ;  II,  64, 
75.  119,  120,  275  m.  4  ,  276, 
364. 

Kaer  Luitcoyt.  V.  Kaer  Lwyt- 
coet. 

Kaer  Lundein.  I,  232  ;  II,  275 
{n  4).  276,  320.  V.  Llundein. 
.Kaer  Lwytcoct,  II,  275  n.  4\ 
276. 

Kaer  Lyn,  II,  275  ui-  *  • 

Kaer  Lyr,   II,  276. 

Kaer  Lyssydil,It,  275  ("n.  4^,276. 

Kaermai-liicn.  V.  Garmarthen 
^2»  index). 


27 


418 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Kaer  Maunguid.  Il;  275  (n.  4^ 
Kaer  Meguaid.  V.  Kaer  Mygeid. 
Kaer  Merddin,  II,  275  (n.  4), 
Kaer  Mincip,  II,  275  (n    4  . 
Kaer  Mygeid  (Mygit,  Mcguaid\ 

II,  275  m.  4  ,  276. 
Kaernarvon,  I,  223    et  n.  2  . 
Kaer  Nerthach,  I,  255 
Kaer    Nevenhir  (Nevenhyr),    I, 

255-256. 
Kaer  Oeth  ac  Anoeth,  1, 136  n.\ 

151    (n.),    255,   327,  (n.  1)  ;  II, 

267,  318. 
Kaer  Ogrvan,  I,  259  'n.  3). 
Kaer  Ovannon.  V.K  Govannon. 
Kaer  Pensauelcoyt,  II,275(n.4). 
Kaer  Péris.  V    K.  Beris. 
Kaer  Riannedd,   II,  319. 
Kaer  Sallawg,  I,  274  (n.  1)  ;  II, 

317. 
Kaer  Se  et  Asse,  I,  255. 
Kaer  Segeint,  II,  275  (n.  4). 
Kaer  Seint,  I,  131. 
Kaer  Seion,  I,    137   (n.    1),    144 

(n.  2^ 
Kaer  Selemion  (Gelemion,  II, 

275  (n.  4),  276. 
Kaer  Seri.  V.  K.  Siri. 
Kaer   Sidi,   I,   329  (n.)  ;    II,  277 

(n.). 
Kaer  Siri  (Seri),  II,  275  (n.  4), 

276. 
Kaer  Teim,  II,  275  (n.  4  . 
KaerUrnas  iUrnac,  Urnach),  II, 

275  (n.  4-,  276. 
Kaer   Vaddon,   I,    104    (n),   275 

(n.   3),   362,   423  (n.)  ;   II,    275 

(n.  4). 
Kaer  Vuddei,  II,  275  (n.  4  . 
Kaer  Vyrddin,   I,  223,  224  ;  II, 

275  ^n.  4  ,  276,  361. 
Kaer  Wedros,  II,  360. 
Kaer  Weir,  II,  275  (n.  4 ',  276. 
Kaer  Went,  II,  275  (n.  4i,  276. 
Kaer    Widdawl    Wir,    II,    275 

(n.  4  ,  276. 
Kaer  Worgorn  (Llanilltyd),  II, 

214  (n.  3  ,  251  (n.l,  288  (n.  7). 
Kaer  Wranghon,  II,  276. 
Kaer  Wyat,  II,  275  (n.  4),  276. 
Kaer  YiiArvon,  I,  223  (n.  2;  ;  II, 

275  m.   4),  276,  353. 
Kaer  Ysbidinongvl,  II,  115,  116, 

118.  V,  Ysbidinon-yl. 
Kalcas  ab  Kaw,  I,  37,'  287. 


Kalch.  V.  Llasar. 

Kaledin.  V.  Galedin, 

Kaletvwlch.  V.  Galeivwlch. 

Kall,  I,  281.  317. 

Kamiaa.  V.  Gamlan. 

Kanastyr.  V.  Kilydd  K, 

Kanhastyr  KanUa^v,  I,  264,  311. 

Kanhwch,  ép.  de  Kynnwyl. 

Kanlla-w,  ép.  de  Kanhastvr. 

Kant  Ewin,ép.de  KorsiKwrs). 

Karadawc.  V.  Garadawc. 

Karnavla-svc.  V.  Garnavlawc. 

Karnedyr.  V.  Carnedyr. 

Karn-wenhan.  V.  Carnwenhan. 

Karrawc,   II,  142  (n.  1). 

Kas  ab  Saidi.  V.  Cas. 

Kasnar  Wledic.  V    Ga  snar  W. 

Kaswallawa.  V.  Gaswallawn. 

Katgabail.  V.  Gadavael. 

KatgylTro.  V.  Gatgyfl'ro. 

Kattraeth.  V.  Catlraeth. 

Kalwallawn.  V.  Cadwallawn. 

Kavall.  V.  Gavall. 

Kaw,  p.  de  Angawd,  Ardwyat, 
Dirmyc,  Dirimc,  Ergyriat, 
Etmic,  Gildas,  Gwennabwy, 
Gwarthegit,  Gwryat,  Gwyn- 
gal.  Hucil,  lustic,  Kalcas, 
Kelin,  Koch,  Konnyn,  Kyn- 
was,  Liwybyr,  Mabsant,  Mei- 
lic,  Nep,  OVan.  V.  I,  37,  266 
(et  n.  2  ,  267,  333,  345. 

Kawr,  ép.  de  Gwrnach. 

Kawrdav.  V.  Cawrdav. 

Kedic.  V.  Cedic. 

Kedymdcith  V.  Hen  Gedym- 
deith. 

Kei  ab  Kynjn-,  p.de  Garanwyn. 
Relomon,'^I,  32,  36,  38,  256 
(et  n.  1)  257,  201,  263,  274-292 
passim,  319-328  passim,  330, 
3:H1,  363,  374  (n  ,  375  (n.), 
377  ;  II,  2-45  passim,  55-119 
passim,  148-184  passim,  228, 
253  in    4),  254,  269,  271. 

Keidyaw,  p.  de  Gwenddoleu, 
Nudd,  Gov. 

Keincaled.  Keindrech.  V.  Cein- 
caled.  Geindrech. 

Keinvarwa-wc,  ép.  de  Kynyr. 

Keli,  I.  277. 

Kclin  ab  Kaw,  I,  "^67. 

Kelli  Wic  en  Kernyw,  cour 
d'Arthur,  I,  33,  259  (n.  3  , 
268  (n.  5  ,  272 in.  7), 283  ,n.  3), 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


419 


331, 33i,  3ii  ;  II,  2i7,  278,285, 

319. 
Kelli  Vriavael,  II,  245  (n.  2). 
Kelj'ddon  WledLc,  p.  de  Kilydd, 

I,  243,  et  suiv.;    II,    256  (n.), 

297. 
Kelyddori  ila  tribu  de>.  II,  297. 
Kendeyiii  Garllnvys,  II,  279. 
Kcn-u.  V.  Ceneu. 
Kent.  1,     154;    II,    234    (n.    1), 

241  (n.). 
Kentigcrn.  V.  Kendeyrn  et  Con- 

thigirn. 
Kenvcrclii/n,    II,  197  (n.  crit.). 

V.  Cynvarch   aux  300  épées). 
Keraint.  V.  Ceraint, 
Kerddin.  V.  Porlh  K. 
Keredic.  V.  C^redie. 
Keredigyawn.  V  Ct-rcdigyawn. 
Kereint.  V.  (Jereint  et  Ceraint. 
Kerenhir.  V.  Cerenhir. 
Kerctic.  V.  Gcretic  et  Geredic. 
Keri.  V.  Gcri. 
Kerneo  iKerne),    I,   253  (n,  3). 

V.  Kernyw. 
Kernyw   (Gornouailles'),   I,   38, 

148,    149,   150,   253    (et  n.    3  , 

273,    277.    278,    342,  344,    377; 
[    II,  146,  m,  274,299,330,  380. 

V.    Kelli    Wic,    Pennhynev, 

Penryn,     Pennwaedd,    Llaes 

K.,  Gwynnhwyvar,  Huarwar, 

Kadwr,    Gercint    ab     Erbin, 

larbin    ab    Kustennin,    Glynn 

DalUvyr,  Iljnvelen. 
Kerric  y  Gwyddyl.  V.  Gerric. 
Kerwyd  ab  Pabô,  II,  349. 
Kerwvn.  V    Kwtn  K. 
Ketef  Durnluc.  V.  Gatel  D. 
Kelliin  Kvvlvm.   V.  Gelhin, 
Kclhtrwm  Oireirat,  I.  282. 
Keu,  I.  36,  237  tn.i;  11,49  (n.l). 

V.  Kei. 
Keu,2;an  ab  Poillyawc,  II,  262. 
Kibdar,  p.  de  Drych,  I,  286-287. 
Kicva,  lille  de  <<wvon  Gohoyw, 

I,  117,  152,  133-163  passim. 
Kilcoet,    fille  de  Lhvyt,  I,  169 

(n.  2  . 
Killaraus  de  mont), II, 321  (n.lK 
Kilvanawyd,  p.   do  Gynon,  II, 

3  (n.t. 
Kilydd    ab    Kelyddon.    I,   243, 

260,  2;)2,  207. 
Kilydd  Kanliastyr,  1,264,311. 


Kilydd  KyvAvlch,  p.  de  Rwlch, 
liyvwlch.  Syvwch,  I,  280 
(n.  5),  317. 

Kimin  Gov,  p.  de  Dalldav,  I, 
263. 

Kinbelin.  V.  Gynvelyn. 

Kindilic  ab  Gorknud,  I,  261 
(n.  5t. 

Klas  Myrddin.  V.  Glas  M. 

Kleddyvrudd.  V.  Cleddyvrudd. 

KlofT,  ép.  de  Tecvan. 

Kludno.  V.  Glj-dno  Eiddin. 

Klust  ab  Klustveinat,  1,282;  II, 
123. 

Klustveinat,  p.  de  Klust. 

Klut,  p.  de  Gwawl. 

Klutno.  V.  Clvdno. 

Koel.  V.  Goer. 

Koll  ab  Kollvrewi.  V.  Coll. 

Konnyn  ab  Kaw,  1,  37.  267. 

Kondwiramur,  II,  68  (n.  1). 

Konroi.  V.  Conroi. 

Ivors  (Kwrs)  Kant  Ewin.  V. 
Cors. 

Korvil  Bervach.  V.  Gorvil  B. 

Kradawc.  V.  Caradawc. 

Kreiddylat.  V.  Creiddylat. 

Kreirwy,  fille  de  Ceridwen.  V. 
Creirwy. 

Kreurdilat.  V.  Creiddylat. 

Krcuwyryon.  V.  Creuwyryon. 

Kriemhild,  I,  44  ;  II,  23  (n.). 
V.  Gudrun  K. 

Kristinobyl  Vawr.  V.  Cristi- 
nobyl. 

Kruc  Galarus.  V,  Crue  G. 

Kr\vm  Vargawt  l^ddin,  ép.  de 
LIongat. 

Kuall,  I,  281.  317. 

Kubert  ab  Daere,  I.  261. 

Kuch.  V.  Cucli,  et  Glynn  Cuch. 

Kueli,  I,  277. 

Kulhwcli  ab  Kilydd  ab  Kelyd- 
don Wledic,  i,  24i-3iO  pas- 
sim ;  II,  126,  268  (n.  1). 

Kulhwch.  V.  Esgeir  K.  Gowjn 
Ka-\vn. 

Kulvanawyt     ab     Gwrvon,    p. 

d'Essyllt,  I.  271. 
Kunedda    (Kunedag).    V.    Gu- 

nedda. 
Kunin,  I,  263  (n.  2).  V.  Kimin. 
Kunobelinos.  V.  Gunobelinos,  et 
Ginbclin. 


4-20 


INDEX    DES  NOMS    PROPRES 


Kunoglasos.  V.Kinglas  et  Kyn- 

las. 
Kurvagyl,  ép.  de  Kynwas. 
Kustenhin.  V.  Kustennin. 
Kusleniiin.  V.  Custennin. 
K^vm  Ka^vhvyt.  V.  Cwm  G. 
Kyflas.  V.  Kynlas. 
Kyhoret  vKynhoret)  ab  Cynan, 

■^11,  269. 
Kyledvr      Kvnedyr.     Kyvedyr) 

Wvllt    ab'NVython,    I,   2S2, 

313.  332,  333,  3^43,  422  m-  . 
Kyllcllva-\vr,  ép,  dOsla. 
Kylveirdd    les    neuf,    II,    301 

(et  n.  3i. 
Kymideu,  I,  130. 
Kymru.  V.  Cjmru. 
Kynan.  V.  Cynan. 
Kynddelic   Kyvarwydd,  I,  261. 

'287. 
Kyndevrn    (Kendeyrn)    Garlh- 

wys.'  II.  279. 
Kynedyr  Wyllt    V.  Kyledyr. 
Kynhaval  ab  Argat,  II,  255. 
Kynn  Kroc.  ép.  de  Neol. 
Kynnwas  Kwrr  y  Vagyl,  I,  337. 

'V.  Kyn-Nvas  Kurvagyl. 
Kynnwric  Vrychgoch,  I,  349. 
Kynnwyd  les  300  boucliers  du 

clan  de  .  II,  349. 
Kynnwyd  Kynnwydyon,  p.  de 

Clydno    Eiddin.    V.   Clydno. 

V.     aussi.  II,    198    (n.    crit.  , 

349. 
Kynnwydyon,  ép.  de  Kynnw  d, 

II,  45    n.    li  et  197  m.  crit.i. 
Kynnwyl,  I,  37. 
Kj-nnwyl  Kanhwch,  p.  de  Gv,e- 

nnalarch. 
Kynnwyl  Sant,  I,  270. 
Kynon.  V.  Cynon. 
Kyuvael.  V.  Gynvael. 
Kj'nvelyn.  V.  Cynvelyn. 
Kynwas  ab  Kaw,  I,  267. 
Kynwas  Kurvagyl,    I,    2J3.  V. 
Kynn-svas  Kwrr  y  Vagyl. 
Kynweissieit,  V.  Cynweissiaid. 
Kynvr  Kcinvarvawc,  p.  de  Kei. 

'I,'^2d7    n.  ,  274. 
Kyrvach,  ép.  de  Gwaleddur,  de 

Gwawrddur. 
Kyvarwydd,  ép.  d'Elidyr,  et  de 

Kynddelic. 
Kyvarwydyt,  I,  231   (n    2). 
Kyvcrgyr.  V.  Brynn  K. 


Kyvertlnvch.    V.    Riw    Giver- 

thwch. 
Kyvwlch  ab  Gleddyv  Divwlch, 

p.  d'Eheubryd,  I,  280,  317. 


Lac,  p.  de  Gereint,  I,  54. 
Laenauc,  II,  335.   V.  Lleenawc. 
Lamrei,  jument  d'Arthur,  I,  333, 

345;  li,  26S    n.  2,. 
Lancarvan.  V.  Caradoc  de  L. 
Landavensis  sedes,  II,  369. 
Lanelvensis    cathedra    .Lla- 

nehvyi,  II.  369. 
Lannmàes.  V.  Llanvaes. 
Lary  ab  Casnar  I,  117,  n.  3. 
Law  Ereint.  ép.  de  Nudd. 
Lawin.  Y.  Twrch  L. 
Lawwynnyawc.  V.  Loch  L. 
Ledhvra,   ép.  de  Gorwst  ,Gwr- 

g^'^st).  ^^     ,, 

Legion  Urbs,  II,  373.   \.  Kaer 

Lleon. 
Leinster    (anc.    divis.    de    l'Ir- 
lande ,  I,  150    n.  1  ,  176  ai.  1). 
Leite  d'épee  de),  I,  259    n.'. 
Leodwald.  p.  d'Eata. 
Leolinus,  1,  212    n.).  V.  Lkwc- 

lyn. 
Lesselis.  II.  343   n.  2  . 
Letan.  II.  338. 

Letewicion.I,  212(n.\228  n.  1  . 
Lethrigia,  II.  248  m.  2  . 
LetlumiLelhvm  mapGeneu.II, 

337.  V.  Ledhvm. 
Letocetum,  II.  277  (n.). 
Lew.  V.   Kaer  L. 
Limwris,  II,  176 
Lindisfarnc.  V.  Metcawt. 
Lir.  p.  de  Manannan,  I,  45,  151 

m.   1).   V.  Llyr. 
Litaw  (Armorique',   I.  212    n.i. 

V.  Llydaw. 
Livan  (Liwan.  V.  Llivan 
Llacheu   ab   Arthur,   I,    374    et 

n.  1).  375    n.  2  ;  II,  253. 
Llaesar.  V.   Llasar. 
Llaesgenym,      Llaesgcvyn      et 

Llaesgynym.  V.  Llaeskenym. 
Llaesgygwydd,  ép.  de  Llasar. 
Llaesgyvnewit,  ép.  de  Llasar. 
Llaeskenym,  serviteur  de  Glew- 

Iwvt    Gavaelvawr,  I,   251    (et 

n.  2j,  339;  II,  122. 


INDEX    DES    NOMS   PROPRES 


421 


LIacs  Kerny^v,  I,  251  (n.  2). 
Llaes  Kcrvyii,  I,  251  (n.  2). 
Llamrei.  V.  Lanirei. 
Llan    Avan,    I,    247    (n.    1'.    V. 

Avan. 
Llanarmon    Dyffryn   Clwyd,    I, 

350  (n.  2). 
Llanhadarn,  II,3(n.\381  (n.  7). 
Llanbadi-i-,  H,  319  (n.  4). 
Llaiicarvan,   II,  314  (n.  3). 
Llaiulaf  Llandavicn  Morganwg, 

II,  282,  309,  318.  323,  359. 
Llan   Ddewi,   I,   182  (n.  2',  223 

(n.  b  . 
Llan  Ddewi  Vach,  I,  22 i  (n.). 
Llan  Ddoged,  I,  217  (n.  1). 
Llandcilo  Vawr,  II,   282  (n.  1  , 

283. 
Llandrillo  yn  Edernion,  II,  250 

(n.  1  . 
LlandwrOR,  I,  196  (n.  2). 
Llandysilio,  I,  339  (n    1). 
Liandvvrydoc,  I.  243  (n.  2  . 
Llan  lîhvy.  II,  266  (n.  4),  363. 
Llanerch'Hudol,  II,  357. 
Llan  Kurgain,  II,  242  (n.  4}. 
Llanfachreth,  I,  318  (n.). 
Llangadwaladr,  II,  239  (n.  2}. 
Llangarvan,  II,  323. 
Llangollen,  I,  314  (n.  1), 
Llanhuadain,  II,  364 
Llanilltyd  Vawi-,  II,  314  (n.  3). 

V.  Bangor  lUtyd. 
Llanllyfni,  I,  17.i  (n.  2). 
Llan  Morvacl,  II,  1  (n.  1). 
Llannerch,  II,  355. 
Llan  Hhaiadr  ym  Mochnant,  II, 

250  (n    1  . 
Lianros,  II,  278  'n,  3  . 
Llanr-svsl,    I,    176   (n.)  ;    II,  249 

(n.  3  ,  370. 
Llansilin,  I,  350  (n.  2)  ;  11,249. 
Llanvaes,  II,  379. 
Llanveir,  en  Arvon,  II,  272. 
Llanysgin,    en    Gwont,    I,    243 

(n.  1  . 
Llara    V.  Llary. 
Llarcan.  V.  Hcnn  Ll. 
Llary  on  Llara  ab  Kasnar  Wle- 

dic,  I,  267,  375;  II,  246  (n.  1  . 
Llary  ab  Vryv,  II,  246. 
Llasliar    ab     Llaesar     (Llasar) 

Llaesgyg^^•ydd,   I,  136. 
Llasar  Llacsgyvnewit,  I,  130. 


Llasar  Llaesgywydd,  I,  133,  155, 
156. 

Llawdivro.  V.  Llovan  Ll. 

Llaw  Kreint,  ép.  de  Llndd. 

Llaw  Eurawc,  ép.  d'Ygharat. 

Llawfrodedd  Varva^vc,  berger 
de  Nudd  Ilael.  I.  177  n.i,  268 
(et  n.  6>.  374;  II,  293,  320. 

Llawgat  Tr^vmbarga^vt  Eiddin, 

I,  358  (n.  1)  ;  II,  257  (n.  5). 
Llaw  Gyffes.  V.  Llew  L.  G. 
Llaw  Ilir,  ép.  de  Caswallon. 
Llawnrodcdd  Varvawc.  V  Llaw- 

frodedd. 
Llawr  ab  Eiriv,  H,  246  (n.  2). 
Llawr  ab   Lrw,   I,    37,  267  ;  II, 

246  (n.  2  . 
Llawvrodedd    V.  Llawfrodcdd. 
Llech  Echymeint,  I,  327  (n.  1)  ; 

II.  268. 

Llûch  Elidyr.  II,  212,  243. 
Llech  Gronw,  I,  210. 
Llech  Las,  en  Prydein,  I,  35  i; 
Llechoronwy,  I,  209  (n.  1;  ;  II, 

265  (n.  1). 
Llechryd,  I,  83  (n.  2). 
LIechwedd  Isav,  et   Ll.  Uchav, 

II,  353.  V.  Ystrat  Ll. 
Llech  Ddyvnog,  II,  359. 
Llechysgàr,  I,  374   n.  1). 
Lledewic,  ép.  de  Glylhmyr. 
Lledyeith,  ép.  de  Llyr. 
Lledrithiawc.  V    Prif  L. 
Lleenawc,  p.  de  Gwalluwc. 
Lleirwg  ab  Coel   ab   (^yllin,    I, 

119  (n.  2);  II,  300,  318. 
Llemenic,  II,  266. 
Lien.  V.  Heneldwn  L. 
Llenlleawc  le  Gwyddel,  prince 

de  Prydein,  I,  271.  276,  335. 
Llenvleawc.  V.  Llenlleawc. 
Lleon.  V.  Kaer  L. 
Lies,   empereur  de    Rome,    II, 

236. 
Lletlwm,  ép.  de  Gwrgwst.  V. 

Ledhvm. 
Lieu.  V.  Llew  Llaw  Gyffes. 
Lleurwg  ab  Coel.  V.  Lleirwg. 
Lleuver  Mawr,  ép.  de  Lleirwg 

( Lleurwg  1  ab  Coel. 
Llevelys  ab   Beli   Mawr.   I,  30, 

122  (H.   1),  131-141 /j.TSSini. 
LIcvenydd,  II.  364. 
Llew.  V.  Nant  y  Llew. 


422 


INDEX    DES    NOMS   PROPRES 


Llew  ab  Cynvarch,  p.   de  Me- 

drawt.  II,  238  (n.>,  289. 
Llew  Llaw  Gyffes,  I,  23.  24.  31, 

151  m.  1»,  195  (n.  1),  196,  202- 

210  passim.  272  (n.  6',  398  et 

400   (n.   crit.)  ;    II.   92    (n.   1', 

254,  264.  268,  273,  283  (n.  1'. 
Llewei.  fille  de  Seithwedd    Seit- 

wed)  Saidi,  I,   276  (n.  7)  ;   II. 

251. 
Llewelyn,  p.  de  Llyvarch.  V.II. 

214   n.  crit.). 
Llewelyn,    p.    de    Llywarch  et 

de  Madawc. 
Llewelyn     (Leolinus) ,    1,     2  12 

(n.). 
Llewelvn  ab  GrufTudd,  II,  307, 

351. 
Llewelyn  ab  GrufFudd,  II,  351. 

V.  Llewelvn. 
Llewelyn  ab  lorwerth.  I,  59.  83 

(n.  1'.  117  (n.  3,  349  (n.  1),  350 

(n.  3),  358  (n.  2). 
Llewelvn  ab  Sitsyllt.  I.117(n.'; 

II,  307  ,n.  2),  324  (n.  2i. 
Llewelyn  ab   Sitsyllt   iSeisyll*, 

II,  307  l'n    2).  V.  Llewelyn. 
Llewis  Glyn  Cothi,  I,    82   (n.), 

114  in.    2»,  177  (n.»,   213  (n.  , 

223  (n.),  224  (n.),  257  (n.),  253 

(n.),  262  'n.  4),  266  (n.  2),  267 

(n.  1),  269  'n    2i  ;  II,  3  (n.  1). 
Llevn,  II,  334. 
Lleyn  EryLhIyn,  II,  251. 
LU  irivièi'e),  I,  136. 
Lliaws  ab  Nwyvre,  II,  232. 
Llinon.  rivière  d'Irlande  (Sinon  . 

I,  138. 
Llion  (l'étang  de),    I,   2ô5   (n.), 

303  (n.);  II,  92  (n.  2  ,  304,  323. 
Lliondes  vertes  prairies  de),  II, 

301. 
Llivon  (cymmwd  de),  II,  352. 
Lliwan.  V.  Llynn  Ll. 
Lliwel  ( cymmwd  de',  II,  362. 
Lloch    Llawwynnyawc,    p.    de 

Gwalchmei.'l,  264  (n    3  ,  276, 

288  m.   1). 
Loch  Law^^}•nnyawc,  I,  264.  ^'. 

Lloch  Ll 
Lloch(Lot,  Loth),  I,  264  (el  n.  3\ 
276  (n.  5),  28<<  (n.  1).  V.  Lloch 
Llawwy  n  nyawc . 
Lloch.  V.  Loch  et  Llwch, 
Loegdea,  II,  377  (n.^ 


Lloegr  (Lloeger  ou  Lloegvr),  I, 
153,  155.  158,  162,  166.  348  ;  II, 
153.  154,  256.  274,  288,  289, 
294,  301,  310,  313,  320,  381.  V. 
Loyer. 

Lloegrwys  les'.  II,  262,  296,  299, 
313. 

Lofvan  Llav  Divro.  V.  Llovan. 

Llogell  Gwyr,  ép.  de  Gwynn. 

Logres  da  forêt  de»,  I,  375  m.). 

Logrin  (le  géant»,  I,  375  m.). 

Lohoz,  fils  d'Arthur,  I,  374 
(n,   1',  375  in.>. 

Llongat  Grwm  Vargot  Eiddin, 
II,  257. 

Llonyon,  en  Pennvro.  II.  272. 

Llorcan,  roi  de  Munster,  I,  282 
(n.  2i. 

Llorcan.  V.  Pen  Ll. 

Lotor,   I,  255. 

Loudogu.  II,  342. 

Louhen.  II.  338. 

Loumarc,  II,  330,  381.  V.  Lly- 
warch, et  Lloumarch. 

Lloumarch  (Lhwarcli'.  p  de 
Himeyt,  II,  330,  381.  V.  Lou- 
marc. 

Llovan  Llaw  Divro.  meurtrier 
d'Uryen,  II.  2  m.',  256,  257. 

Llovyon,  en  Pennvro,  II,  272. 

Loyer  (Lloegeri,  II,  b81. 

Loytcojt,  II.  34 i. 

Lluagor,  ch.;val  de  Caradawc 
Vreichvras,  I,  360  (n.  1)  ;  II, 
228,  268. 

Lluber  Beuthach, I,  262. 

Lluchet.  I,  281,  317. 

Llucrum.  I,  278  m.  1\ 

Lludd  et  Llevelvs^I.  8  (n.  3),  17, 
29.  30.  33,  3i.'71,  78,  120  .n.\ 
121  (n.  Il,  122  (n.  1  ,178  n,  1  , 
231-242  passim. 

Lludd  ab  Beli  Mawr.  I,  231-242 
passim;  11,233. 

Lludd  ab  Beli, p.  de  Caswallawn, 
I,  135  (n.  Il  ;  II,  40.  280, 
305. 

Lludd,    p.    d'Avarwy,     I.     135    * 
(n.    1).    V.   Aregwcdd    Voed- 
dawg. 

Lludd.  V.  Cyfranc,  et  Kaer  Ll. 

Hudd  Llaw  Ereint.  p.  de  Kreid, 
dylat,  I.  231  (n  1  ,  284  (n.  6  , 
327  (n.  2).  V.  Kreiddylat 
(Kreurdilat). 


INDEX    DES    NOMS  PROPRES 


423 


Lludd  Lluru{;awc,  1 1,  273. 
Ludet,    I,    281   (n.  5).    V.  Llu- 

chet. 
Luf^ab  Ellhlenn,   dieu  des  Tùa- 

tha  Dé  Daiiann,  I,  252  m.  1', 

281  (n.    1),  296  (n.  1). 
Luitdauc  (Luicdauc),  ép.  d'IIe- 

len,  II,  2:il    n.  3'.  V.  Lluyd- 

dawc. 
Lunberlh  (Lunver^h*,  II,  382. 
Llundein,  I.  121,  145,  147,  149, 

151,  232;  II,  210,  318,  319,320, 

V.  Kaer  Lundein. 
Lundein .  V.  Llundein,  et  Kaer  L. 
Lunet  (Owein  et'.  I,  4,  17,  38, 

3<).  42.  46,  47,    54,   55,   5S,  64, 

65,  70,  81.   160  (n.   1),  257  (n.\ 

363  (n.),  370  (n     1),  379  ;    II, 

1-46  passim.  1?7-198  (n.  crit.). 

V.  Owein.  V.  Elunet. 
Lluydd,  cheval  d'Alser  ab  Mael- 

gWn,  II,  269. 
Lluydda^vc,  ép.    d'Elen,  d'Yrp. 
Lwch  E\vin.  V    Lhvch  E, 
Lhvch  Ewin,  I,  341. 
Lhvch  Gwin  des  oiseaux  de),  I, 

265   (n.  71,  266  (n.).  V.  Adar 

Ll.  G. 
Lhvch  Llawwynnyawc.  V.  Lloch 

LI. 
Lhvch  Tawy.  I,  341, 
Lhvndrys     (Londres  ,     I,    232. 

V.  Llundein. 
Lhvybyr  ab  Kaw,  I,  267, 
Lhv'yd.  V.  Eghvys  Ll. 
Lhvyd,  Lhvydeu  ab  Ixelcoet.  V. 

Lhvyddeu  et  Lhvyt. 
Lhvydda^vc  Govynnyat,  I,  340, 

341,  342,  423  (n.  crit). 
Lhvydeu,  p.  de  Gwidre. 
Lhvyddeu  ab  Kelcocl,  I,  169  (et 

n."^2),  276  'et  n.  3i,  335. 
Lhvyddeu  ab  Nwython,  I,  273. 
Lhvyn  Diarwya,  I,  83. 
Lhvyn  Celyddon,  II,  297  (n.  1). 
Lhvyn  y  Moch,  I,  341  (n.). 
Lhvvr  ab  Lhvyryonile  vase  de\ 

I,  305    41.S  (n.  crit.). 
Lhvyrdyddwc,  I,  281,  317. 
Lhvyrvon,  p.  de  Lhvyr. 
Lhvyt"  ab   Kilcoet.    ï,    169,  276 

(n.  3).  V.  Lhvyddeu. 
Llychlyn    (Scandinavie),    I,   176 

(n.  1),  3JI,  37(i  ;   II,   230,  231, 


286   (n.   1),   289,   298,   299.   V. 
Don,  Hort,  Bias. 
Llvchlvnnwvr     (hommes     de 

LlvcIdynT  II,  299,  300,  301. 
LIvchwr  (Dyfïrynn),   I,  340  (et 

n.  2). 
Lydanwen,    ép.     d'Elidir    (Eli- 

dyri. 
Llydaw  (Armorique  ,  I,  29,  111 
in.i,   147  in.),    209  m.   1),  217 
(n.  1»,  213  (n.;,  228   (et  n.  li, 
229    {n.\  267,  332,  333  (n.  2  , 
335,   342  ;   II,  233  (et  n.\  295, 
334    m.  1).  V.    Litaw.  —  V, 
aussi    Emir    lEniyr),   Ffergan 
(Alan),     GlyLhmyr,     IIir(  eis- 
sawc,  Howel,  Isperyu  (Yspe- 
ryn),  Ynyr. 
Llygat  Cath.  ép.  de  Gwiawn. 
Llvgatrudd   Emys,  oncle    d'Ar- 
thur, I.  271,  342. 
Llygeit  Calh,  ép.  de  Gwrddnei, 

II,  122,  123    V.  Gwrddnei. 
Llyg'liw.  V.  Einiii-svn  Ll. 
Llyminawc,  II,  ?66  (n.  4'*. 
Llynghesawl    Lawhael,    p.    de 
Treul    Divevyl,    II,   284,   285 
(n.  2t. 
Llynn  Llivon,  I,  323  (n.  1). 
Llvnn  Lliwan,  I,  343  (et  n.  2), 
Llynn  Llyw  (le  saumon  de),  I, 

325,  326. 
Llynn  y  Morwvnion  (le  lac  des 

jeunes  filles),"  I,  200  (n.  2). 
Llynn  y  P.  ir  d'étang  du  Chau- 
dron», I,  130. 
Llyr    Lledyeitii,    p.     de    Bran, 
ÎBranwcn,     Granwen.     Cara- 
dawo   (Cradawci,    Manawyd- 
dan  :  I,    32,  45,    119,    120-150 
passim,   151-171   passim,   256 
,n.),   327  (n.   1)  ;    II,   267,  268 
(n.  1),  305,  317. 
Llvr  Lluvddawg,  I,  360  (n,  1)  ; 

il,  273'in.  1). 
Llyr  Marini  (Merini),  p.  de  Ca- 
radawc  Vreichvras,  I,121(n.), 
360  (cl  n.  1);  II,  266. 
Llvr  ab  Bleidyt,  p.  de  Cordelia, 
Gonorillaei  Rcgan,  I,  121(n.>, 
284    n.  6). 
Llys     Don    iCassiope),    I,    191 

m.  n. 
Llvswynav    (Cantrev    de',  II, 
358. 


424 


INDEX    DES    NOMS   PROPRES 


Llvw.  V.  Llvnn  Ll. 

Lly-sv  Arberîh,  I,  83  (n.  1). 

Llywarch.  V.  Loumarc. 

Llywaich  ab  Llyvelyn,  1,  120 
(n.).  145  (n.  1  ,  253  (n.  3;,  295 
(n,  ,  358  (n.  2). 

Llywarch  Henab  ElidyrLydan- 
won,  I,  151  (n.  1).  192  (n.  2  , 
261  n.5  ;  II,  2  m.).  47  (n.  l),  63 
(n.  1),  142  (n.  1),  210  (n  ),  243 
(n,  5),  257  (n  1),  260  (et  n.  2  , 
266,  291,  349. 

M 

Mab  Elvyw   (cymmwd   de",   II, 

3S1. 
Mab  Uchtryd  (cymmwd  de),  II, 

361. 
Mabon   ab    Dewcngen,    mari 

d'Emerchret,   II,  266. 
Mabon  ab  Modron,   I,    32,    65, 

120  (n.  3  ,   256  (ii  >.  312,   322- 

S2S  passim,  343,  373;  II,  267, 

318  m     1  . 
Mabon  ab  Mellt,  I.  333. 
Mabsant  ab  Kaw,  I,  37,  267. 
Mabwynion    (cymmwd   de;,  II, 

360  (n.  3  . 
Macoer  Aurilian,  I,  233  (n.).  V. 

Ran  M.  A. 
Macsen  Wlediç.  V.  Maxen. 
Madawc  ab  Brwyn,  II,  262. 
Madawc    ab  Llewelyn,    I,    361 

(n.). 
Madawc    ab    Maredudd,    I,   29. 

347   (et  n.   1  ,   3 '.8,  349  (n.  7), 

350  (n.  2)  ;  II,  3  (n.). 
Madawc  ab  Run,  I,  372  (n    3)  ; 

II,  261. 
Madawc  ab  Teithyon,  I,  339, 
Madawc     ab    Twrgadarn,      II, 

123. 
Madawc  ab  Uthur,   I,  266  (n.)  ; 

II,  289. 
Madawc  Mm,  II,  307.  324(n.  1). 
Madawc  Morvryn,   II,  323. 
Madawgab  Modron,  II,  318. 
Madawg   ab  Owain   Gwynedd, 

II,  302. 
Madoc   ap   Maredudd.    V.   Ma- 
dawc. 
Mael    ab    Menwacd    d'Arllech- 

wedd    ou    Mael    Hir,    I,    330 

(n.  1  ;  II,  273    n.  1). 


Mael  ab  Roycol,  I,  265. 

Maelawr.  V.  Riw  Vaelawr. 

Maelderw  (Gorchan  ,  I,  22. 

Mael  Duin,  II.  95    n.  1;. 

Mael  Hir .  V.  Mael  ab  Mcnwaedd. 

Maelgwn  de  Gwynedd,  p.  d'Al- 
ser,  Eurgein,  Run,  I,  137 
(n.  1  ,  266  (n.  2),  268  (n.  5), 
358  (n,  2),  377  (n.)  ;  II,  239 
(n.  2).  243.  245  (n  1>,  262 
(n.  4  ,  274.  278,  290  'n.  2  ,293, 
324  (n.  1),  372.  V.  Mailcun. 

Maelgvn  Hir.  barde  de  Llandaf, 

I,  176    n    3». 
Maelienydd,  II,  358. 

Maelog     ab    Peredur,    II,    381 

(n    7). 
Maelor  Gymraeg,  II,  356. 
Maelor  Saesneg,  II,  356 
Maelwr  de  Rhiw.  II.  245  (n.  3). 
Maelwynog,  ép.  de  Rotri. 
Maelw.ys  ab  Baeddan,  I,  261. 
Maenarch    (la    pierre    de),    II, 

317. 
Maenawr  Coet  Alun    I,  185  (et 

n.  2). 
Maenawr     Pennardd,     I,     185, 

205. 
Maen  (cymmwd  de),  II,  354. 
Maen  Cetti.  II.  320. 
Maen  Du,  II,  2-;2. 
Maen  Gwynedd,  II,  250. 
Maen  Hueil,  I,  267  (n.  1). 
Maenor  Byr     Maenawr  Bir),  I, 

145  (n.  3)  ;  II,  366  (n.  1  . 
Maenor  Rhuthyn,  II,  363. 
Maentwrog,  I,'l86  (n.  2). 
Maen  Tyryawc,  I,  186  (n.  2).  V. 

Maen  Tyvyawc. 
Maen   Tyvyawc,  I,    114  (n.  2), 

186. 
Maenor  Deilo,  II,  351. 
Macs  Camlan,  I,  270  (n.). 
Macs  Gwenith,  II,  271. 
Maes  Gwyddneu,  I,  306  (n.). 
Macs  Osmeliaun,  II,  3SI. 
Maes  Uryen,  II,  2    n  ). 
Maethlu  ab    Caradawc   Vreich- 

vras.  I,  360  (n.  1). 
Magicien  (l'Oppression  du),  II, 

303 
Magiciens  principaux  (les  trois), 

II,  279,  280. 

Magies  (les  trois  premières  ,  II, 


TNDEX    DES   NOMS    PROPRES 


425 


Maglocunus,  I,  3"7(n.).V.  Mail- 

cun,  Macigwn. 
Mahawen,  p.  de  Lemenic. 
Mahoiiy,   I,  173  (n.   1).   V,  Ma- 

thonwy. 
Mailcun,  I,  3"7  (n.);  11,328,  332 
(n.  1),  37  2.  V.  Maglocunus,  et 
Maelgwn. 
Mailduin.    V.    Mael    Duin,    et 

Immram. 
Maire  (le).  V.  Odgar  le  M. 
Maîtres  es  machines  (les  trois), 

II,  260. 
Maîtresses  d'Arthur  (les  trois  , 

II,  250 
Malaen.  V.  March  M. 
Mallaen  (cymmwd  de),  II,  361. 
Malldiaeth,  II,  332. 
Mallictwn.  V.  iiliictwn. 
•  Malhvyd.  V.  Gamlan,  en  M. 
Manannan,  fils  de  Lir,  I,  45,  151 

(n.  1  .  V.  Maiiawyddan. 
Manau  Guotodin  V.ManawGw. 
Manaw  (île  de  Man\  I,  151  (n.); 

II,  245  m.  2  ,  275. 
Manaw  Gwotodin  (Manau  Guo- 
todin», I.   151    n.  1)  ;  II,  348. 
Manawc,  II,  266 
Manawc.  V.  Moryen  M. 
Manawyddan  ab  Llyr,  I,  15,  17, 
30,  32,43,45,81   (n.  1),  82  (n.), 
97  (n.  1),  114  (n.  1).  121,  124, 
127,  136  (n.\  142-146  passim, 
147   (n.),   148,   151-173  passim, 
255  (n.  2),  267,  343.  391  et  394 
(n,  crit.)  ;  II,  11  (n.  2),  250, 
273. 
Manawyt,  I,  152  (n.).  V.  Mana- 

wyddan. 
Mangre.  V.  Gamre  (Melyngan). 
Manogan,  p.  de  Beli    V.  Myno- 

gan. 
Maiiuba,  II,  303.  V    Manaw. 
Mapmau  Cannus  (Map  Maucan- 

nus).  II.  339. 
Mar  ab  Kencu,  II.  319. 
March    ab     Meirchawn    (Meir- 
chiawn.    M  ;irchyon),    I,     147 
(n.',  265  m.).  361  (et  n.  1),  373. 
374  n.);  II,  121  (n.l),  238  (n.  , 
255,  270.  271.  284.      ^ 
March  Liri/lh,  II,  242  (et  n.  2) 
March  Malaen.  I,  233  (n.  1)  ;  II, 
302. 


March  Tom  (cheval  de  labour), 

II,  213  (n.  crit.i. 
Marchawc.  V.  Saint  M. 
Marchawc.  V    Seilh  M. 
Marclicll,    I,    303  (n.)  ;    II,  2S1 

(n.  11. 
Marediidd,   fils  de    Rlcddyn    ab 

Cynvyn,  p.  de  lorwerlh  et  de 

M'adawc,  I,  29,  3i7  (n.  1;  ;  II, 

3  (n.l. 
Margetiud  (M^ireduddi  ap  Teu- 

dos,  I,  347  (n.  1,;  11,  330,  378. 

V.  Maredudd. 
Margil-IIi)iarn,  I,  317  (n.  1  . 
Maridunum  ville  des  Dcmetae\ 

I,  223  (n.  4).  V.  Kaer    Vyrd- 
din. 

Marini.  V.  Llyr  M. 

Masgiiic  Clop  (Clo(T)ab  Ceneu), 

II,  243    n    5\  335. 

Math  ab  Mathoiiwy,  I.  8  (n.  3), 
15,  22,  23,  25,  30,  32,  43,  81 
(n.  1  ,  82  (n.),  114  (n.  2),  123 
(n.  2  ,  173  211  passim,  289 
(n,  1  ,  301  (n.),  382  et  384  (n. 
crit.)  ;  II.  252,  280. 

Mathatla  Vawr,  II,  230  (n.5;.  V. 
Mathulhavar. 

Mathgamnai,  I,  173  (n.  1).  V. 
Mathonwy. 

Mathohvch,  roi  d'Irlande,  p.  de 
Gwern,  1.  119  n.  1),  123-149 
passim,  173  (n.  1  .  II,  246. 

Mathonwy,  p.  de  Math.  ;  et  II 
(n.  3). 

Mathraval  (Powys \  1. 126  (n.  1), 
178  (n.  2),  183  (n.l  ;  II,  312, 
324,  352,  356.  V.  Mervyn. 

Malhuthavar  (Mathutta  Vawr), 
II,   230  let  n.  5'. 

Maucenn(Mawgan  ,  11.399  (n.l), 
312. 

Maiicant  map  Pascent,  II,  346. 

Maun,  fi'is  de  Gmppiud,  II,  347. 

Mawddach  (la  ,  I,  174  (n.  1). 

Mawddwv,  I.  105  (n.  1).  349 
(n.  7),  350  ;  II,  3.')8. 

Mawdcu.  V.  Mawddwy. 

Ma^^■gan.  V.  Maucann. 

Mawr,  ép.  d'AedI,  Beli,  Brevi, 
Kristinobyl,  l'Inde,  Gwrhyt, 
Traeth. 

Mawrlieth.  V.  Mwrhelh. 

Mawrvrydic,  6p.  d'Eiddon,  de 
Gwcnllian. 


420 


INDEX    DES   NOMS    PROPRES 


Maxen  W'iedic,  p.  d'Owein,  I, 
8  (n.  3',  10  (n.  V,  17,  30,  34, 
70,78,  146(11.),  211-230 passim, 
surtout  211  (n.  1)  ;  II,  231  (et 
n  4),  318,  350.  V.  Kadeir 
Vaxen. 

Maxim  Guletic,  II,  331,  332, 

Meath  (divis.  de  1  Irlande  an- 
cienne), I,  150  (n.  1). 

Mechain  Uwch  Coed,  II.  358, 

Mecheiu  Is  Coed,  II,  337. 

Mederei  Badellvawr,  II,  251. 

Medrawt  (Medrod,  I,  119  (n.  1), 
245  {n.\  260  (n.),  269  in.  2  , 
270  (n.),  353  (n.  1).  354  ;  II, 
236,  237,  238  (n.),  247,  253,289, 
306,  313,  372.  V.  Modred,  Mo- 
drot. 

Medyr  ab  Methredydd,  I,  2S3. 

Meic,  fils  de  Grippiud,  II,  347. 

Meic  map  Cinglas,  II,  332. 

Meic  Mygolwas,  p.  d'Avan. 

Meiccn  (bataille  de),  II,  239 
(n.  2). 

Meijîcn,  II,  249. 

Meilic  ab  Kaw,  I,  266  (n.  2),  267. 

Meilir,   II.  319  (n.  3). 

Meinlas.  V.  Pwyth  M. 

Meinlas.  V.  Melynlas. 

Meirchawn,  p.  de  March. 

Meirchawn  ab  Gor-wst  Ledhvm, 
p.  de  Cynvarch,  II,  45  (n.  1). 
238  (n.),'319.  V.  Cynvarch,  et 
Mercliiaun. 

Merchiawn,  Meirchion  (Meir- 
chyon),  p.  de  March.  V.  Meir- 
chawn. 

Meiriadawc  (partie  Nord-Ouest 
de  Powys),  I,  213  (n.);  11,233 
(n.).  V.  Cynan. 

Meirion  (Cantrev  de),  II,  354. 

Meirionydd  (Miirionelh),  I,  30, 
134  (n.  3),  183  (n.i,  200  (n.  1\ 
201  (n.  2),  343  (n.  1,  ;   II,  364, 

Meispryn,  li,  363. 

■Mel  Vnis,  I,  123  (n.  3)  ;  II,  275. 

Melen,  II,  266. 

Melenidd,  1.182  (n.  3).  V.  Elenit. 

Melienydd.I,  182  (n.  4).  V.  Keri. 

Melenryt,  I,  186. 

Meloch  (cymmwdd  de),  II,  354. 

Mellt,  p.  de  Mabon. 

Melyn,  II,  251  (n.  3). 

Melyn  Gwannwyniun  des  prin- 


cipaux bœufs  de  File',  I,  302 

(n.  1)  ;  II,  293. 
Melyngan    Gamre,     cheval    de 

Llew  Llaw  Gyffcs,  II,  268. 
Melynlas    (Meinlas),  cheval   de 

Cas^^alla^^n    ab    Beli,   I,    147 

(n.)  ;  II,  268. 
Menai,  II,  3ri3.  V.  Aber  Menei. 
Menedd,  II,  273. 
Menestyr,  p.  de  Gwyddawc. 
Menevensis  sedcs,  II,  368. 
Menw     ou    Menyw    ab     Teir- 

gwaedd,  p.  d'Annyannawc,  I, 

173  (n,  1),  263  (n.  6),  265,  268, 

287  (n.   1),  288.  299,  334,   343, 

375  ;  II.  252,  280,  323. 
Menwaedd  d'Arllechvedd,  p.  de 

Mael.    V.  Mael.   V.  aussi,  II, 

272,  273  (n.  1). 
Mer  de  Grèce,  II,  231. 
Mer  d'Iwerddon,  I.  222. 
Mer  de  Llychlyn,  V.  Llychlyn. 
Mer  Tawch.  V.  Tawch. 
Mer  Terwyn.  V.  Terwvn. 
Mer  Udd  ('la  Manche  ,  I.  222. 
Merchiaun    map    Gurgust,     II, 

334.  V.  Meirchawn  ab  Gorwst. 
Mercure   irlandais   (le,    I,    252 

(n.  D.  V.  Lug. 
Merddin,  le   barde  d'Enrys,  II, 

301. 
Merddin  Emrys,  II,  292. 
Merddin  ab  Morvryn.  II,  292. 
Merddin   (Glas),   I^   123   (n,  3). 

V.  Ile  des  Forts. 
Meredydd.    V.     Maredudd,     et 

Morgeliud. 
Merford,  11,356. 
Merguid,  II,  344. 
Meriaun,  II,  331,  341,  342,348, 
Merin,  p.  de  Cleis. 
Merini.    V.  Llyr  M. 
Merlinus,    I,    239  (n.)  ;   II,   292 

(n.  4i.  V.  Merddin. 
Mermin   ab   Gwryat   ab  Elidir, 

II,  327  (n.  2). 
Mermin    (Mervyn)    map  Rotri, 

II,  327,  367. 
Mermin  map  Run,  II,  332,  378. 
Mermin     Mawr     ab     Anarawt 

Gwalltgrwn,  II,  327  (n.  2  ,  332 

(n.  3>. 
Merveilles  de  château  des\  II, 

110,  111,  114,  120. 
Mervyn,   roi  de    Mathraval,   I, 


INDEX   DES    NOMS    PROPRES 


427 


126  (n.    1)  ;    II,   312.    V.  Mer- 

min. 
Mei'vryn   Vrych,  II,  327  (n.  1). 
MetcaWt  lile  de),  II,  2  (n.). 
Melhivdycld,  p.  de  Àledyr. 
Meunc,  Irésoricr  de  Llandaf,  II, 

351  (n.  1). 
Meiirtres{\es  trois hons\  II,  256. 
Meuruc   map    Dingat,    II,     340 

(n.  31. 
Mcveiivdd,    I,    182  (n.   3)  ;    II, 

360.  V.  Elenit. 
Mil  Du  ab  Diicum,  I,  255. 
Mi^•naillt  (Michaint,  Mychein), 

II,  354. 
^Jilet,  p.  de  Don. 
Mille  ma])  Camuir,  II,  313. 
Minascwrii,  ép.  d'Wlch. 
Miniog-  (cantrev  de,,  II,  361. 
Minisires    (les   trois  premiers», 

II.  252. 
Miniu  (Mynyw\    II,    378,    3T9, 

3S1.  382.  V.  Mvnyw. 
Mocetauc,  II,  .•^33  (n.  2),  377. 
Moch.  V.  Castell,  Lhvyn,  Pry- 

dydd,  Twyn  y  M. 
Mochdref.  V.  Mochtrev. 
Mochnant,  en  Powys,  I,  183. 
Mochnant    Is    Rhaiadr,    I,  347 

(n.  1),  II,  357. 
Mochnant  Uch  Rhaiadr,    I,  3i7 

(n.    1),  357. 
Mochtrev   en  Keredigyawn,  I, 

182. 
Mochtrev  en  Ros,  I,  183. 
Mochtrev,  entre  Keri  et  Arwvs- 

tli.  I,  182,  183. 
Modred,  neveu  d'Arthur.  I,  245 

(n.)  ;    II,   236   (n.  1).  V.  Me- 

drawt. 
Modron,  mère  de  Mabon. 
Modron,   fille  d'Avallach,  mèro 

d'Owein  ab  Uryen  et  de  Mor- 

vudd,  II,  284.' 
Modrol,  II,    236  (n.  1).  V.  Me- 

draA\  t. 
Moebus,  II,  339. 
Mocl,  ép.  de  Dyvynwal. 
Moelnmt,  cp.  de  byfn^val  (Dy- 
vynwal),   I,     90    (n.     1',    120 

(n.t. 
Moelvrc,  en  Kynlleith,  I,  350. 
Mulmutius.  V.  Dunvallo  M. 
Mohvynog-,  ép.  de  Rotri. 
Mon  (Ang'lesey),   I,  124  (n.  2\, 


134  (n.  31,  176  'n.  3),  177  (n.), 
220,  265  (n.),  310  (n.  1),  362 
(n.  1)  ;  II,  243,  272,  275,  289 
319,  324,  352,  380,  381.  V. 
Monia  insula,  ("t-mais,  Llan 
Dyvrydoc,  !3iu  Siil,  etc. 

Monia  insula.  Il,  369,  378,  379, 
3S1.  V.  Mon. 

Moniu  (Mynyw),  II,  373.  V. 
Mynvw. 

Mont  Douloureux  (le),  11.93,  98. 
V.  Mynydd  Dolurus,  cl  Crue 
Galarus, 

Mor  map  Rrechiaul,  II,  342. 

Mor  ab  Morien,  I,   177  (n.). 

Morcant,  II,  2  n.\  334  (n.  2  , 
335,  347,   375. 

Morcant  map  Atrojs,  II,  346. 

Morcant  map   Bolan,  II,  344. 

Morcant  Bulc,   II,  335. 

Mordav  Ilael  ab  Servari  (?cr- 
wan»,  I,  376  (n.  1)  ;  II,  242 
(n.  4),  258,   350. 

Morddal  Gwr  Gweilgi,  II,  322. 

Morddwyt  Twll,  ép,  d'Echel. 

Morddwyt  Tvllyon  (Tyllon),  I, 
120  (n.),  143. 

Moreu  ab  laen,  I,  266. 

Moren  Mynawc,  p.  de  Bratwen. 
V.  Moryen. 

Morgain  (la  fée^  II,  34    n..1). 

Morgan  Hen,  appelé  aussi  Mor- 
gan Ma\vr,ou  Morgan  Mwyn- 
vawr,  I,  174  (n.  2;  ;  II,  "311 
(n.  1). 

Morgan  (Morgant)  Mwynvawr  ; 
I,  195  (n.  1),  272  (n.  6)  ;  II, 
254,   289,  311. 

Morganhwcou  Morgannwc  Gla- 
morgan), I,  30.  116  (n.  2),  174 
(et  n.  2).  197  ;  II,  254  (n.  7), 
282,  324.  362,  364. 

Morgan  Tut,  II,  34  (n.  1),  143, 
174. 

Morgant,  I,  116  (n.  2;  II,  335 
(n.  2).  V.  Morcant 

Morgant  ab  Adras,  II,  291  n.  7). 

Morgant  ah  Sadyrnin,  II,  245 
(n.  V. 

Morgant  Ilael  lou  Morganwc*, 
I,  272  ;   H,  254   n.   5). 

Morgen  map  Catgur,  II,  3i4. 

Morgen  map  Mormayl,  II,  344. 

Morgen  Munuc,  I,  374  (n.  3). 


428 


INDEX  DES    NOMS    PROPRES 


Morgetiud  map  Teudos,  11,337. 

378.  V.  Meredydd. 
Morhen  map  Morcant,  II,  344. 
^lorien  ipoème  néerlandais  ,  I, 

45  m.',  63  (n.  4)  ;  II,  22  (n.  1  , 

23    n.). 
Morien,  p.  de  Mor,  I.  177  (n.'. 

V.  Mor. 
Morien  ab  Argat,  II,  312  m.  2  . 
Morien  Varvawc,  I,  374  m.  3  ; 

II,  312. 
Morigènes   (né  de   la  mer  ,  II. 

312  (n.  2i. 
Moriud  map  Aedan,  II,  342. 
Moriulned,  II,  344. 
Moro     Oervedda^vc     (Aerved- 

dawc,    I,    315    (n.)  :  II,    242 

(n.   3  . 
Mormail  map  Glast.  II,  344. 
Morvael.  V.  Llan  M. 
Morvan    Hael    ab    Serwan,  II, 

258. 
Morvran  ab  Tegit  ou  Eil  Tegit, 

I,  269   (et  n.   1',   270   in.i,  372 

(n.  3  ,  374  ;  II,  261,  290. 
Morvryn,  p.  de  Merddin. 
Morvudd   Mjrvydd  ,  fille    d'U- 

ryen  de  Heget.I.  147  (n.>,  234, 

374  in.i  ;  II.   2  (n.  1  ,  284. 
Morwynion.  V.  Morynion. 
Moryen    ab   Caradawc,    I,    374 

(n.  3). 
Moryen    Manawc  ou   Mvnawc, 

I,'^373,    374    (n.    3,  ;    II,    312 

(n.  2  . 
Mor^'dd,  p.  de  Mvrddin  II,  353 

(n.  5). 
Moryen  Varvawc.  V.  Morien. 
Morynion.  V.    Castell    y  M.  et 

Llynn  y  M. 
Mouric   map    Artmail,  II,    347, 

379,  380,  382. 

Mouric   ab    Dumnguallaun,    II 
344. 

Mouric  map  Dinacat.  II,  340. 

Mouric  map  Teudubric,  II,  347 
m.  il. 

Mugnach  Gorr,  p.  de  Pflur,  I, 
37  4  in.>.  V.  Mynach  Gorr. 

Muir  n-icht,  I,  223  m.). 

Munster  (anc.  divis.  de  l'Ir- 
lande), I,  150  (n.  1).  V.  Lor- 
can. 

Munuc.  V.  Morgen  M. 


Mur  y  Castell,  I,  200.  207. 
Muryel,  p.  de  Grudyeu,  I,  144. 

y.  Grudyeu. 
Mwrchan,  ï,  147  (n.). 
Mwrchan  Lleidr,  II,  273  n,  2). 
Mwrhelh,  p.  de  Blathaon. 
Mwynva\vr.  ép.  de  Morgan. 
Mydno,  p.  d'Ugnach. 
Mygdwn,  ép.  de  Gwvnn. 
Mygnach,  II,  273  (n.'s  .  Y.  Mu- 
gnach. 
Mynach   Gorr.    p.  de   Pflur,    I, 

147    (n.i.     V.    Mugnach.    V. 

Pflur  et  Fflur. 
Mynach  Nawmon,  II,  243. 
Mynawc.  V.  Morien  M. 
Mvnawc  Mvnweir,  1,171  (n.  1). 
Myngan,  II,  249. 
Mvnneu    (les    montagnes  .    II, 

237. 
Mynniveir,  I,  171. 
Mvnogan,   p.    de    Beli,    I,    121, 

■122,   222,   231-241   passim.  V. 
^  Beli. 

Mynordd,  I,  171. 
Mynw  Hen,  I.  15  (n.  2'. 
Mynvieir.  V.  Mynnweir. 
Mynweir.  V.  Mynawc  M. 
Mynwy,  II,  364. 
Mvnydd     icymmwds     dis     et 

L^vchi,  II,  359. 
Mynydd  Amanw,  I,  340. 
Mynydd    Ambri     (Ambresbury 

'Hiil,  Amesburv),  11,306  n.  1), 

321  m.  1). 
Mvnvdd    Caer    Caradawc,     II, 

306  (n.  1). 
Mynydd   Dolurus,   II,    92    (n.^, 

98.  Y.  Mont  Douloureux,   et 

Crue  Galarus. 
Mynydd  Lhwd,  II.  271  (n.  5). 
Mynydda we'll,  251. 
Mynyo,  p.  d'Idda^^•c. 
Mvnvw,  I,    248  'n.  5V  337  ;  IL 

123  (n.  2  .  278,  281  (n.  2  ,  319, 

3'ï6,    373,    378.    Y.    Moniu    et 

Miniu. 
Myr,  I,  276  (etn.  li.  Y.  Trach- 

myr. 
Myrddin    ab    Morvryn.    I.    223 

m.   4i  ;  II,  20  (n.).'292  m    4  , 

323   n.  5>.  Y.  Merddin  et  Kaer 

Yvrddin. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


429 


N 

Naciens    V.  Nasicns. 

Naf  Eiddin,   1,  265  (n.)    V.  Nc- 

fvdd  Naf  Neifion. 
Naf  Neilion.  V.  Ncfydd  N.  N. 
NaitDii.  V.  NSvvthun. 
Naiihyfei-  Ncvenr.  II,  280  (n.  1\ 
Nanl    cymnnvds  de»,  H,  356. 
Nant  Call,  I,  185. 
Naul  Conwy,  II,  353. 
Nant  Ffrangcon,  I,  m  (n.). 
Nanl    Garvan.    V.    Caradoc    de 

N.  G. 
Nanl  Nyver,  II,  380  (n.  1). 
NanL  y  Llew,  I,  206. 
Nanliwynnain,  I,  £53  (n.  1). 
Nanllieuchvy,  II,  357. 
Narbcrlh,    I,  83  (n.   V.  V.  Ar- 
bLJilh.  ^- 

Nasiens,   roi  de   Denmarc,    il, 

289 . 
Nation  Noire  (la),  I,  362  (n.  T. 

V.  Dub  Gint  et  Dub  Gall. 
Nav,  p.  de  Ffcndor, 
Nav  Gvssevin,p.  de  Gwenwyn- 

wyn,  I,  271. 
Nawmon,  ép.  de  Mynach. 
Neb  ab  Kaw,  I,  37,  266  (n.  2\ 

267. 
Nechtan.  V.  Naiton  ctNwylhon. 
Nedd,  II,  3ri2. 
Nefydd  Naf  Neifion,  I,  265  (n.); 

II.  '.t2    n.  2\,  323. 
Neifion.  V.  Nefydd  Naf  N. 
Neill,  p.  d'Aedd. 
Ncim  ab  Nwython,  I,  332  (n.  1\ 
Neilhoii  map  Galen,  II.  338. 
Neithon  map  Guidno.  II,  333. 
Neitlion  map  Senill,  II,  332.' 
Ncivion,  ép.  de  Nav. 
Neol  Kynn  Kroc,  p.  d'Ellyhv. 
Ncr,   p.  d  Kidiol. 
Nero,  II,  339, 
Nerth    ab    Kadarn,    p.    de    Go- 

rascwrn,    I,  37,  265,  373. 
Nerlhiicli  ab  Gwawrddur  Kyr- 

vach.  I,  255,  263. 
NertlKich.  V.  Kaer  N 
Ness.p.de  Gnychwr  (Knychwr^ 

I,  40    V.  Gnychwr. 
Nessa,  p.  de  Gonchobar,  I,    10. 

V.  Gonchobar. 
Ncst,  fille  de  Gadell,  II,  327  (n.  2\ 


Nest,  nile  de  lestin  ab  Gwrgant, 

I   59. 
Nest,  fille  de  Rhys  ab  tewdur, 

I    59. 
Nest,  fille  de  Trahaearn  ab  Ca- 
radoc, I,  59. 
Nethawc,  p.  de  Penn. 
Neuue.  V.  Newe. 
Nevenhir.  V.  Kaer  N. 
Nevet,  I,  281,  317.  V.  Nyvet. 
Nevet,  p    de  Trinjjat. 
Nevyd  Nav  Neivion.  V.  Nefydd 

Naf  Neifion 
Nevyn,  mère  d'Uryenet  d"Eurd- 

dyl,  II,  284. 
Newe  Hen  mab  Tewdwr,  II,  337 

(n.  5'. 
Newydd.  V.  Dinas  Ne?:nid. 
Nicholas.  \i.  de  Gruffudd. 
Nillvslwn  Trefan    (Trevan),   I. 

349. 
Nimet,  II,  331. 
Nissyen,  ou  Nyssyen  ab  Euros- 

wydd.  I,  121,  122,  142. 
Nobis,  II.  379,  3S0. 
Noddawl  Varyw  Twrch,  I,  26«. 
Nodenti  deo,   I,  314  (n.   1'.  ^  . 

Nudd 
Noé  gallois   le),  I,  271  (n.  2).  V. 

Naf  Gyssevin. 
Noël.  II.  285. 
Nogui,  I.  70   n.). 
Noir.  V   Nation  Noire. 
Noir    Orgueilleux    (le).    V.    Du 

Trahaawc. 
Nonn,  I.  286  n  2  ;  II,  2S1  (n.2  . 
Nord  (la  Bretagne  du),  I,  254   et 

n.  n,  344;  II,  274. 
Normandie,  I,  335. 
Nordmani,  II.   381. 
Norlwallia,  II,  3t;7,  36S.  369. 
Nougov    map    Arthur,    II,    236 

(n.  l',  330.  337  (n.  5  . 
Nûada,  à   la    main   d'argent.   I, 
314      (n.     11.     327     (n.    2'.    V. 
Nudd. 
Nuage  Je  Clos  du%  II,  180,  182, 

18i. 
Nudd,  p.   dEdern.   de   Gwynn, 
dOwein.I.  32,  38.39,  120  (n.\ 
176  (n    3  .  262.   2S4  in.  6  ,  314 
(et  n.   1  .  315;  II,  142,  143,320 
(n.  4  . 
Nudd.  père  de    Dryan.    II,  251, 
n    3  . 


430 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Nudd  Hael  ab  S  nullt  (SenyllU, 

I,    177     n.  ,    2S8    (n.    6  ,     376 

(II.  1  ;  II,  2i2    a.  4  ,  245  (n.l), 

258,  320. 
Nudd  Llaw  Ereint,  I,  327  (n.2,. 

V,  Nùada. 
Nudd  ab  Kjidiaw, II,  320  (n.  4-, 

349. 
NwvLhon,p.  de  Kyledyr  Wyllt, 

I.'  331,    332.    V'.    Nochtan    et 

Nailon. 
Nwvthon,  p.iiii  Llwydeu,  Neim, 

Run. 
Nwyvre,  p.  de  Fflam,   GNv%nn, 

Lliaws. 
Nychet,  I,  281    n.  5i.  V.  Navet. 
Nynnyaw     Nynniawi    ab    Beli, 

roi  de  Glamorgan  et  de  Gwent. 

I,  3s,  231  241  uassim,  302,  303 

m.). 
Nynnvaw  et  Peibaw,  transfor- 
més en  bœufs.  I,  302,  303 
Nvver  (cvmmwds  dis  ,  II,  366. 

V.  Nant  N. 
Nvver  iGivnu  .  I,  333  (et  n.  3). 

V.  Glvnn  N. 
Njvct,  i.  317.  V.  Nevet. 


O 


Obstinés  les  trois),  II,  291. 

Och,  I,  281,  317. 

Ocvrvan   ou    Oorvan  Gawr,  p. 

de  Gwenhwyvar,  I,  259  in.  3  ; 

II,  250. 
Octavianus,  II,  339 
Odgar  ab    Aedd,  roi  d'Irlande, 

I,  307,  308,  3>.3,  334. 

Odyar  le  Franc    Ogar.,  II,  122, 

148,  212  (n.  crit.  . 
Odyeith,  ép.   dj  Gwadyn. 
Oedd  (Aedd  ,  p.  do  Gwiltart. 
Oerveddawc,  é,).  de  Moro. 
Oervel,  (Esgelr  . 
Oeth,  I.  151   n.    1  ,  255  ict  n.  2); 

II,  318.  V.  Kaer  Oeth. 
Olla,  I.  178    n    2    ;  II,  377,  378. 

V.  Ossa. 
Offeirat,  ép.  de  Kethtrwm. 
Oger,  II,  122    n.2. 
Ogrvan.  V.   Kaer  O. 
Ol  abOhvyld.  I,  28  i. 
Oliver  Gosgordivawr.  V.  Elif- 

fer,  Eleuther. 
011.  V.  Gwa.lhaf  OU. 


Olwen,  fille  d'Yspaddaden  Pen- 
kawr,    I,   10  in.i,  243,  248-346 
passim. 
Ohvydd,  p.   d'Ol,  I.  283. 
Ondyaw,   fils  du  duc  de  Bour- 
gogne, II,  148,  151. 
Opergelei  (Abergele,  11.379. 
Oppressions  (les  trois  ,  II,  289, 

302. 
Oppression.    V.    Dra.gon   d'op- 
pression (le). 
Ore   (les  Orcades),   I,   223  (n.); 

II,  275  (n.   3). 
Ore    Troith,    I,     310    (n.j.     V. 

Trialh. 
Orcadia  insula,  I,  223  (n.).  V. 

Ore. 
Orgueilleux  des  trois),  II,  259. 
Orient  d'),  I,  255. 
Osait,  I,  275  (n.  3  . 
Osbrit,  II.   376. 
Osguid,   II.   375. 
Osla    Gyllellvawr,    I,     275    (ei 
n.  3  ,  343,  344.  359.  37:5,  377. 
Osmail  ab  Cuneda,   II,  348,  381 

(n.  6). 
Osmeliaun.  V.  Macs  O. 
Osraighe.  II,  381  m.   1). 
Ossa,  I,  275  m.  3). 
Ossol,  ép.  de  Gwadyn. 
Osvran,  1.  270  (n.), 
Oswald   (Osuuald),  roi  de  Nor- 

thumbrie,  II,  375. 
Oswiu,    II,    375    (n.   5].  V.  Os- 
guid. 
Otadini,   I.    151   (n.  1)  ;   II,    232 

(n.  4). 
Oth,  p.  de  Danet. 
Otter.  II,  3Î2. 
Oudecant,  II,  336, 
Ougen  (Owcni,  II,  377. 
Oumun,   II.  329. 
Outigirn,   II,  336. 
Ovan  ab  Kaw,  I,  ?67. 
Ovannon.  V.  Kaer  Ovannon. 
Ocvran  Gawr.  V.  Ocrvan  G. 
Owein  ab  Gruffudd,  II.  3    a.  11. 
Owein  ab  Hywel  Dda,  II,  300 

(n.  1). 
Owein  ab  Maxen  Wledic.  I.  4, 
9,  17,  38.  39,  41,  42,  4->,  47.  54, 
55,  58,  64,  65,  70,  81,  135  (n.  1), 
160  !n.  1>,  237  (n.),  36  i  n.l, 
370  (n.  1),  375  n.  1),  379;  II,  1- 
46  passim,  187-198,  (n.  crit.», 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


431 


237  (n.  2  ,  242  (n.  T,  305, 
308. 

Owcin  ab  Madawc,  roi  de  Po- 
wvs,  I,  114  (n    2  ,  347  (n.  1;. 

Owéin  ab  Nudd,  II,  143. 

0\veia  ab  Uryen,  I.  32,  263 
(n.  1),  271  (n.  4),  354-371  pas- 
sim, 372  (n.  3,  376  tn.  li; 
II,  l-46passj;n,  49-103  passim, 
143  (n.),  227,  23^,  234,  305 
(n,  6  ;  —  les  corbeaux  d'O- 
wein:  I.  3Î,  365,  369,  370  (et 
n.  li;  II,  45  ;  —  la  mère  d"0- 
wein:Modron.  V.  Modron. 
V.  Ywein  ab  Uryen. 

Owein  Gwynedd,  ï,  59,  390;  II, 
302. 

Oweiii  map  Elan,  II,  330. 

Owein  map  Mar^etiud,  II,  330. 

Owein  Vinddu,  I,  225  (n.). 

Owein  (le  comte),  II,  180,  182. 

Owen  ap  Madoc.  V.  Owcin  ab 
Madawc. 

Owen  map  Ipfuei  (Hywel),  II, 
300  (n.  Il,  326,  329  (n.  3i. 

Owen  Cyfeiliojj,  p.  de  G^^en- 
wynwyn,  I,  113  (n.  1),  347 
(n.  1),'II,  251  (n.  3). 


Pabo  Post  Prydein,  p.  de  Du- 

nawd  et  de  Samuil  Pennissel. 

V.   Pappo. 
Padarn,  II,  281. 
Padell  Vawr,  ép.  de  Mederei. 
Padellec,  II.  265. 
Padroni  Paladrddellt,  II.  290. 
Pairs  de  la  cour  d'Arlhiir  (les 

irois  ,  II,  291. 
Paladyr   Ilir,   ép    de  Gweir,  et 

de  Peredur.  V.  II,  ISSjn.crit.) 
Paluc.  V.   Hcnwen. 
Paluc  (les  enfants,  le  chat  de), 

II.  272,  289. 
Panawr  Penbagat,  I,  277. 
Panon,  p.  d'Iscawyn,  I,  269.  V. 

Iscawyn. 
Pantha,  II.  375. 
Pappo  map  Ceneu,  II,  336. 
Pappo  Post  Pritcn,   II,  34  .  V. 

Pabo. 
Pâques.  II.  283. 
Paris  ab  Priav,  II,  221. 
Paris,  roi  de  France,  I,  275. 


Paris.  V.  Kear  Baris. 

Pasccn   ab  Uryen,  II,  228,   259 

(n.  3). 
Pascent  ab   Cattegirn,    II,    234 

m.   1),  .342,  346. 
Pasgen.  V.  Pascen. 
Patern,  V.  St  Patern. 
Patern  Pesrudd  (Pcsrut),  11,239 

(n.  2),  281  in.  3  ,  329.  V.  Pa- 
darn. 
Patricius,  II,  372. 
Paulus  (l'apôtre',  II,  339. 
Pavillon  Je  chevalier  dui,II,  74 

(n.  1. 
Pobiaw.  V.   Peibaw. 
Pebidiog,  II,  366  (et  n.  3), 
Pebin,p.  de  Gocwin,  I,  175.  V. 

Goewin,  et  Dol  P. 
Peblic,  I,   225  (n.). 
Pebyr  (Pevyr),  ép.  de  Gronw, 

de  Ruawn. 
Pêcheur   de  roi\    I,  65  (n,   1)  ; 

II,  60  m.  2),  64  (n.  3;. 
Pedrogl.  V.  Padrogl. 
Peibaw  et   Nvnniaw,  transfor- 
més en  bœufs,   I,  38,  302  (et 

n.  4>. 
Peir.  V.  Llynn  y  P. 
Pelymyawc,  I,  339. 
Penallt,  II,  3)9. 
Penaly.  V.  Penn  Alun. 
Penn  Annwvyn.  ép.  de  Pwyll, 

I,  81  (n.  11.   V.  Pwyll. 
Pen  Annwvynde  chaudron  de), 

I,  81  (n.  1). 
Penardd  (cymmwd  de),  II,  360. 
Penardim,  fille  de  Beli,  I,  121, 

V.  Arddun. 
Penardun.  V.  Penardim. 
Penarwen,   femme  d'Owein   ab 

Uryen,  I,  271  (n.  4  . 
Penbaedd.  V.  Pennbeidd. 
Penbagat,  ép.  de  Panawr. 
P^n  Blathaon.  V.  Penn  B. 
Penbryn    en    Ceredigyawn,    I, 

121   (n.). 
Pencaer,  II.  366. 
Pencon,   II,  327  m.  3  ,  376. 
Penda,    roi    de  Mercie,   I,    361 

(n.);   II.  375    n,  5). 
Pendaran    Dyvet,  I,    81   (n.  i). 

l\i,    115,     116,   136,    147;    II, 

270. 
Pcndevic  Dyvct,  ép.  de  Pwyll. 


432 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Pendragon,     ép.     de     Gwenn, 

d'Uthur, 
Pengech,  ép.  de  Gwj-nn. 
Pengwaedd,  en  Kernyw,  I,  253, 

254. 
PenR^vern  (auj.  Slircwsbury),  I, 

178    n.  2i  ;   II,  368. 
Fenhynev.    V.    Pennhynev    et 

Pennhyneif. 
Penkawr.  V.  Pennka^vr. 
Penlladile  .  I.  305   et  n.  1). 
Pen  Llorcaa.  V.  Penn  Ll. 
PenLlwch.  V.   Penn  Ll, 
Penllyn.    I.   201  (et    n.   1),  205, 

208:11,    264.    V.  Gronw    Pe- 

byr. 
Penmaen.  V.  Dol  P. 
Penn  ab  Xetlla■^^■o,  I,  331. 
Penn  Alun.  II.  233. 
Pennal,  II,  354. 
Pennant     Penn    Nant»,    I,    328 

(n.    1)  ;    II,    365.    V.     Dau- 

gleddcu,  et   Aber   Deu  Gled- 

dyv. 
Pennant  (Penn  Nant)  Govut,  I, 

308,  344.  V.  Gorwcnn. 
Pennardd,  en  Arvon,  I,  184    et 

n.   1),  185.  205. 
Pennbagat.  V.   Penbagat. 
Pennbeidd,    ép.    d'Y  ski  thy  r- 

wynn . 
Pennbeirdd,  ép.    de    Teleessin 

(Taliessin  . 
Penn    Blalhaon    en    Prydyn,  I, 

273. 
Penn  Blalhaon  yn  y  Gogled,  I, 

253  (H.  2  . 
Pcnndragon.  V.  Pendragon. 
Pennhyneif.  V.  Pennhynev. 
Pennhynev  Kernyw,  I,   268  (et 

n.  5  . 
Pennissel,  ép.   de  Samuil. 
Pçnnkawr,    ép.     d'Yspadda- 

den. 
Pennkerdd.  V.  Pcnkerdd. 
Penn  Llarcan.  V.Penn  Llorcan. 
Penn  Lloran,  ép.  d'Eiryawn,  I, 

282    n.  2). 
Penn  Llorcan,  p.  d'Eiladyr. 
Penn  Lhvch    V.  Ynys  P.  Ll. 
Penn  Nant.  V.  Pennant. 
Pennpingon.    V.    Penn     Pin- 
^gyon. 
Penn  Pingyon,   I,  251,  339;  II. 

122. 


Pennychen    (Pen    y    Nen\    II, 

353. 
Penpighon.  V.  Penn  Pingvon. 
Penren,  II,  2f^3  (n.  3  . 
Pcnrew,  H,  203. 
Pen  Rionydd,  I,  268  (n.  b). 
Penryn  ar  Elyas    ou  Elan),  II, 

365. 
Penryn  Bladon,  I,  273   n.  2  . 
Penryn  Blathaon   ym  Prydein, 

I,  253  (n.  2). 
Penryn  ^aA^■stin    (Awstin^,  ea 

Kernyw,   II,  271. 
Penryn  Kernyw,  I,  254  (n.^. 
Penryn  Penwaedd  en  Kernyw,  I, 

253    (n.  2  ,  254  .n.).  V.   Pen- 
gwaedd . 
Penryn    Rionjdd  ou   Rionedd, 

11.^^245  in.  2  ,  279,  285. 
Pentecôte,  II,  285. 
Penteulu    le»,  chef   de  famille, 

1.  113  n.  1),  348  (n.  2)  ;  II, 
45,  273. 

Pentir  Ganion  on  Gamon,  1,271, 

272    et  n.  li 
Penvro  (Pembroke.  I,83(n.l  , 

145    et  n.  2),  148,  328  m.  1)  ; 

II,  272,   366.  V.  Gwales. 
Penvvr.  fille  de  Run  Ryssedd- 

vawr,  II.  2S7. 
Penwaedd    Dyvneint,  I,   253 

(n.  3). 
Penwaedd  en  Kernyw. V,  Pen- 
ryn P. 
Penwcdic.  II,  360. 
Penwellt,  II,  359   n    2  . 
Pen  y  Xen.  V.  Pennychen. 
Pepiau,  roi  d'Erchyng.  V.  Pei- 

baw . 
Perceval,  I,  33  (n.  1),  46    n.  3\ 

47,  48   (et    n.   7  ,  49  (et  n.    1, 

2.  5,  7),  51.  53,  56,63  (et  n.  4, 
6  ,  64,  65,  71  ^n.  1  ,  74,  168, 
(n.)  ;  II,  48  n.  1  ,  49  n.  1  , 
50  n.  2',  52  (n.  1  ,  53  n.  1 
et  2  ,  57  (n.  2  ,  58  n.  3  ,  60 
(n.  2  ,  66  m.  1(,  74  n.  1  ,  109 

n.   2  ,  111  (n.  1).  115  (n.  2  , 

126    n.  1). 
Percos  ab    Poch,  I.  252. 
Peredur  ab    Eleulhcr    Gascord 

Mawr,  II,    47    n.   1  ,  48    n.). 

V.    Peredur  ab  Eliffer  G, 
Peredur  ab    Eliffer  Gosgordd- 

vawr,  II,  47  (n.  1  »,  48  (ri.',  243, 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


433 


254,  336,  349.  V.  P.  ab  Elcu- 
ther. 

Peredur  Arvau-Diir  (aux  armes 
d'acier),  II,  4"  (a.   1). 

Peredur  Palad yr  Hir  ab  Evrawc, 
I,  4,  17,  18,' 39-46 /jas.si'm,  49 
(II.  8),  53-58 passim,  64-71  pas- 
sim, 185  (n.  l;.  20tf  (n.  1),  2S8 
(n.  1).  297  (n.  1),  373,  380-387 
(n.  crit.)  ;  II,  47-121  passim, 
148,  199-211  (n.  cril.i,  285, 
383.373.—  La  tribu  de  Gwrgi 
et  Peredur,  I,  209  (n.  1). 

Peretur.  V.  Peredur. 

Perif,  p.  de  Twrch. 

Perllan  Bangor.  V.Gweitli  P.B. 

Pescheor  (le  roi).  V.  Pêcheur. 

Petit  Roi  (le),  II,  168,  179,  Iso, 
182,  184.  V.  Gwifïref  Petit. 

Pelr,  p.  d'Arthur,  II,  236  (n.  1), 
330. 

Petra  Clotae,  I,  339  (n.).  V. 
CJut. 

Petrus  (l'apôtre).  II,  339. 

Petrylew  Vynestyr,  II,  243. 

Peul,  p.  de  Teleri. 

Peuhniawc,  I,  339  (n.  1).  V.  Pc- 
lumyawc. 

Pharaon  (le  bois  de\  I,  120  (n.^ 
V.  Dinas  Emreis. 

Pietés  (les).  I,  211  (n.  1),  212 
(n.),  266  (n.  2i,  273(0.  2  ,  234 
(n.  1)  ;  II,  237,  241  (n.  1),  298 
299,  333  in.  2  ,  377. 

Piliers  de  combat  (les  trois),  II, 
25S. 

Piliers  de  nation  (les  trois),  II, 
295. 

Pincr  Misser,   II,  331, 

Pipinus  Major,  II,  376. 

Pir.  p.  de  Rederch. 

Plenydd.  II,  315,  323. 

Plimlimmon.  V.  Pumiummon. 

Ploe-Demet,  I.  82  (n.), 

Pluton  et  Plulus  gallois  (le),  I, 
173  m.  11.  V.  Math. 

Poch.  p.  de  Percos. 

Podgen  Hen,  II,  340  (n.  3). 

Polixena,  II.  230. 

Popdelgu,  II,  310. 

Popgcn,  II,  340. 

Porc  blanc  de  Guingamor  (le", 
I,  311  (n.).  V.  Twrch  Trwylh, 
et  Hen  wen. 


Porchers  (les  trois  grands)  H, 
270. 

Porfoed,  I,  425  (n. crit.).  V.Por- 
fordd . 

Porfordd,  I,  348- (et  n.  1). 

Portées  bénies  (les  troig)  II 
2S3. 

Porlh  Kerddin,  I,  335. 

Port  Kleis,  en  Dyvet,  I,  337. 

Porth  Ysgewin,  il,  319. 

Porthawrde  la  bataille  des  Ver- 
gers de  Bangor  (les  trois),  I, 
372  (n.  3i  ;  II,  261.  V.  Gweith 
Perllan  Bangor. 

Porthawr  Gandwy,  p.  de  Cady- 
rieith. 

PorthmaAvr,  I,  335  (n.  2)  V. 
Porth  Kerddin. 

Ports  principaux  (les  trois),  II, 
219. 

Post  Cenedl,  I.  272  (n.  2  . 

Pouis.  V.  Powys. 

Powys,  I,29.82(n.  1),  113  (n.l-, 
114  (n.l',  126  (n.  li,  136  (n.  1), 
174  (n.),  surtout  178  et  n.  2', 
183(n.),  205,  347,348,  349  37'>- 
II,  233  (n.),  234  (n.  1  ,  235 
(n.),  249,  260  (n.  2  ,  305,  337, 
352,356,  367,  368, 369,378,  379! 
V.  Cantrev  y  Barwn,  Mathra- 
val,  Cedewain,  Gwyndydiaid, 
Kynan  Garwyn,  Madawc,Ma- 
redudd. 

Powys  Vadawc  (VadogS  I,  347 
(n.  1>,  350  (n.  2  ;  II,  356,  357. 
V.  Rhaiadr. 

Powys  VVenwynwyn,  I,  349 
(n.  7)  ;  II,  357. 

Poyll,  I,  81  (n.  1).  V.  Pwyll. 

Précepteurs  (les  trois  premiers), 
II,  323. 

Preiddieu  Annwn{poème),  1,81 

(n.  11. 
Presseleu  'auj.  Presselly,  Pre- 
sehvy),  I,  105.  338. 

Pretania  (Pritania),  I,  273  (n.  5), 
308  (n.  1). 

Priaf  (Priamt,  p.  de  Paris.    V. 

Paris,  et  II,  250. 
Prif  Lledrithiawc  (les  premiers 

magiciens',  I,  287  tn.  1). 
Princes  de  la  cour  d'Arthur  (les 
trois),  II,  255. 


28 


434 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Princes  obliques  (les  trois),  II, 

2&9,  260. 
Princes  taureaux  de  combat  (les 

trois),  II,  255, 
Prisonniers  (les  trois),  II.  238. 

267. 
Pritania.  V,  Pretania. 
Probus,   II,  338. 
Propos  des  Sages.  I.  358  (n.  1). 

375  (n.  2). 
Protec,  II.  331. 
Protector,  II,  331. 
Prouesses  {la  comtesse  des),  II, 

93,  97. 
Pryd  Angel,  ép.  de  Sandde. 
Prydain.  V.  Prydein. 
Prydein  ou  Brydein  (l'île  de),  I, 
123  (n.  3!,  243  (n.  2),  253  (n.  2), 
271  (n.  4).  273  'n.  1),  276.  280, 
308  (et  n.  1)  ;  II.  227,  228.  232, 
233,  236,  237,  238-325  passim, 
271  ; —  ses  noms,  II,  274,  275  ; 
les  îles  adjacentes,  I,  223  (et 
n.  Il,  335  ;   II,  275  (et  n.  3)  ; 
ses  cités,  II,  275,  276;  son  dra- 
gon, II,  303.  V.  Ile  des  Forts, 
Ynys  Prydein,    Corn  P.,    Id- 
dawc  Gordd  P.,  Kado,  Llech- 
las,  Llenlleawc,  Penryn  Bla- 
thaon,  Tal  y  Redynawc  Du. 
Prydein  ab  Àedd  Ma-svr,  I,  120 
(n.),   123  (n.   3)  ;   II,  275.   294, 
295,  308,   309,  313.  314,  316. 
Pryder  ab  Dolor,  II.  279. 
Pryderi  ab  Pwyll,  I,  32.  81  (n.  1% 
82  (n.l,  97,   110.   114  (et  n.  2), 
116.  144,  153-171  passim,   174, 
179-188  passim,  397  (n.  crit.)  ; 
II.  270. 
Pryderi  (gwlad  ,  I.  82  (n.). 
Prydyn  (Ecosse'.  I,   266  (n.  2), 
273    (et  n.  2),  308   (n.    1).   V. 
Kaw.  Pen  Blathaon. 
Pryf.  V.  Pryv. 
Prystatyn,  II,  356. 
Prytguen.  V.  Prytwen. 
Prytwen,  navire  d'Arthur,  I,  33 

328,  334,  337. 
Pryv,  II,  102  (et  n.   2),  209  (n. 

crit.). 
Pumlummon,!,  329  (et  n.  1'.  348 

(II.  1). 
Pwyl  (pays  de^  I,  233 (n.  1);  II, 

298. 
Pwyll    Pendevic    Dyvet,     I,    8 


(n.  3),  11  (n.l),  15,  22,  30,  Si- 
ll? passim,  surtout  SI  (n.  1). 
129  (n.  1  .  169.  174,  307  (n.  1), 
379-385  (n.  crit.).  V.  Pryderi, 

Pwyll  Pen  Annwvn.  V.  Pwyll 
Pendevic  Dyvet. 

Pwyll  Hannér  Dyn.  I,  281  (et 
n.  1). 

Pwyth  Meinlas  ou  Mein  et  Glas, 
li,  253,  306. 

Pwyth  Min  y  Glas.  V.  Pwyth 
Meinlas. 

Pybydd  Moel,  berger  de  la  tribu 
de  Tegern,  II,  324. 

Pyll  ab  Llywarch  Hcn,  II,  260 
-(n.  2). 


R 


Raawt.  V.  Ryhawt  ab  Morgant. 
Raiadyr,  I,   183  (n.  1),   II,  357, 

V.    Cantrev  de   R.   et   Moch- 

nant  is  R. 
Ran  Macoer  Aurilian,  1,239  (n.). 
Rangyw.    V.  Angyw. 
Rathtyeu,  fille  de  Glememhill,  I, 

283. 
Rcchdyr  Croesoswallt  (Oswes- 

tryi,  I,  349  (n.  1). 
Rederch,  p.  de  Samuil  Penissel. 
Redynawc.  V.  Tal  y  R. 
Redynvre   (le    cerf  de),    I,    323 

(n.  1),  324. 
Regan,  fille  de  Llyr,  I,  121  (n.). 
Reged.  V.  Reget. 
Reget,  p.  de  Gwers  ou  Gwres. 
Reget  (le  pays  de».  II,  1    n.  1), 

2  n.). V.  Carnwyllion,Cedweli. 

Gwyr,  Owein,  Uryen, 
Regin  (Rheini,  II,  330,  337,378, 
Régions  des   trois  principales', 

H,  294. 
Réglementations  violentes   (les 

trois),  II,  313. 
Reidwn  ab  Beli,   I,  269. 
Reidwn  ab  Eli  Adver,  1,  338. 
Reidwn  Arwy,  I,  268. 
Relemon,  fille  de   Kei,  I,  283. 
Résolutions     mauvaises     (les 

trois»,   II,  253. 
Resus  filius  Griphini,  II,  368. 
Resus  filius  Theodori,  II.  368. 
Reu  Rwydd  Dyrys,   I.  276. 
Reyn.  V.  Regin. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


435 


Rhaiadp,   en   Powj^s   Vadog,   I, 

350  m.  2). 
Rhaiadr  Gwy,  I.  310  (n.). 
Rhaiadr.  V.  Raiadyr.  V.  aussi 

Mochnant  Is,  et  Uch  Rh. 
Rhedynvre.  V.  Redynvre. 
Rliilta  le  Géant,  roi  de  Galles, 

I,  303  (n.);  II,  314. 
Rlionabwy.  V.  Ronabwy. 
Rhos  Meilon,   II,   381  (n.  6). 
Rhosyr,  II,  353. 

Rhosyr,  eu  Mon,  II.  327  (n.  2). 
Rhotpert   ab    Seissyllt,    II,  267 

(n.'. 
Rhuthyn  (cymmwd  de).  II,  376 

(n.  5). 
Rhuvonoç,  II,  355. 
Rhws.  V.  Ros. 
Rliydderch.  V.  Rydderch. 
Riannon,   fille   d'Hcveidd  Hen, 

mère    de    Pryderi,    I,  97   (et 

n.    1),  98-115  pnssim,   152-171 

passim. —  Les  oiseau.r  de  Rian- 
non, I,  97  (Ti.  1),  307  (n.  21. 
Riataf,  I,  70  (n.). 
Ricca  (Ritat,  p.  de  Germant. 
Riderch,   II,    1  (n.    1),  333.    V. 

Rydderch  Hael. 
Riderch  Hen  map  Tutagual,  II. 

334. 
Rimetel,  II,  336  (n.  2). 
Rin  Barnawt.  V.  Rinnon  R.  B. 
Rineri  ab  Tangwn,  II,  279. 
Rinn    Ghin    Bearraidhe,    I,   261 

(n.  9).  V.  Ferceirtne. 
Rinnon  Rin  Bai-nawt,  I,  309. 
Riogan    fils  du  roi  d'Iverddon, 

I,  373  ;  II,  147. 
Riogonedd.  V.  Riogan. 
Rionydd.  V.  Pen  R. 
Ris  map  ludhail,  II,  347. 
Rila.  V.  Ricca. 
Ritigirn.  II,  3S6. 
Ritta  Ga\vr.  V.  Rhitta  le  Géant. 
Biw  Gyvcrlhwch,  II,  272. 
Rnv  Vaelawi",  II,  245. 
Riwalla%vn  ab  Uryen,  II,  263. 
Riwallavvn  VVallt  Banhadlen,  I, 

374  (n.  1) ;  II,  253,  265. 
Rnvllalit,   H,  358. 
Rodri   ab  Idvval  (lutguaul),  II, 

327. 
Rodri  Mawr,   I,   126  (n.  1),    178 

(n.  2);  II,  312  (n.l),  317,  324, 


327    (et  n.  lî,  377,  380,  381.  V. 

Rotri 
Roi.  V.  Pelil  Boi  (le). 
floi  (/es  .so»/7'rancesi  le  1,1 1,92, 94. 
Rois  (les  trois  bons',  II,  316. 
Rois  à  diadème   (les  trois),   II, 

312. 
Rois  aux  chaînes  d'or  (\es  trois», 

n,  311. 
Rois  bénis  îles  trois),  II,  238. 
Rois  d'assemblée  (les  trois),  II, 

308. 
Rois  de  combat  (les  trois),  11,308. 
Rois   étrangers    (les  trois),    II, 

312. 
Rois  fils  de  vilains  (les  trois),  II, 

273. 
Rois  par  la  loi  des  trois',  11,305. 
Rois  vaillants  [les  trois,  II,  307. 
Romains  (lesi,  11,233,  237,  253, 

306,  307.  308. 
Rbmani  (le  roi  de),  I,  219. 
Rome  1,211  229  passim;  11,236, 

237,    247    in.t,    273,    300,    308, 

309,  317,  350.   V.   Ruvein. 
Ronabwy  (le   Songe  dei,  I,  29, 

34,    35.  36,    39,    iO,    55,  71,  97 

(n.  2i,  268  (n.  6  ,  269(n.2i,  275 

(n.  3  ,  283  n.  3i,287  (n.  3),  347- 

378  passim,  425-429  (n.  crit.>. 
Rongomiant,  lance  d'Arthur,  I, 

249,  259. 
Rongoruchel,  I,  259  (n.). 
Rongymyniat,  I,  249  (n.  1),  259 

(n.'.  V.  Rongomiant. 
Ron  Uwchel.   l',  249  (n.   1),  259 

(n.). 
Ronwen,  fille  de  Hors,  II,  235 

m.),    237   (n.  2),    241  (et   n.), 

253,  310. 
Rore,  fille  d'Usber,  II,  251. 
Ros  (cantrev  de),  1.183  (etn.2)-, 

H,  251,  263,  298  (n.),  303,  355, 

366. 
Rostri.  V.  Rotri  et  Rodri. 
Rotheri  (Rotrii  Maur.  V.  Rodri. 
Rothericus  Magnus,  II,  367. 
Rotri.  II,  377,  380,  381,  382.  V. 

Rodri. 
Rowen.   V.  Ronwen. 
Roycol,  p.  de  Mael. 
Ruawn.  V.  Ruvawn. 
Rubelius,  II,  371. 
Rudd  (Udd)  la    mer),  I,  222  (et 

n.  4).  V.  Udd. 


436 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Jtudd  Ehon  ou  Dreoni  Tuth 
Bleit  (Bleid  .  cheval  de  Cat- 
gyfTro,  I,  375  (n.  Il,  II.  269. 

Ruddlan  (cymmwd  de,  II,  356. 

Ruddlan  Teivi,  I,  179  (et  n.  4). 

RuddUvm  Gorr,  I,  173  (n.  1), 
289(n. 1)  ;  11,232. 

Ruddvaawc  (les.  qui  font  le  sol 
rouge,  II,  254  (n.  5). 

Ruddvoawc  (les),  ou  rouges  ba- 
tailleurs, 1,  272  (n.  6)  ;  II, 
254. 

Ruddvyw  Hys,  I,  342. 

Ruddwern,  ép.  de  Run. 

Rud-lann  (Ruddlani.  II,  378. 

RudUvm  V.  RuddKvm. 

Rufus.\II,  371. 

Rumaun  (Rumom.  1,263  (n.  1); 
II  :  262  in.  2),  231,  248.  V. 
Ruva■\^■n. 

Run  ab  Alun  Dyved,  I.  263, 

Run  ab  Beli,  I,  195  (n.  1)  ;  II, 
232,  254. 

Run  ab  Einiawn,  II,  259  (n.  3i. 

Run  ab  MaelgAvn  de  Gwynedd, 
I.  263  (n.  1),  284  (n.  1',  339 
in.k  376  (n,  1;  :  II.  238.  239 
(n.  21,  242  (n.  4t.  252  n.  5  , 
265,  290  in.    l),  328. 

Run  ab  Nwvthon,  p.  de  Gwvs- 
tyl,  I.  272,  II.  259  (n.),  307 
(n.  3),  332.  338. 

Run  ab  Uryen  (Urbgeni,  II,  240 
(n.),  252  (n.  5|,  374. 

Run  mab  Arthgal,  II,  3.33. 

Run  mab  Xeithon.  II,  332.  338. 

Ruii  Ruddvoawg    I,  195  (n.  1). 

Run  Ruddwern.  I,  276. 

Run  Ryvcddvawr,  II.   287. 

Ruther  Ehon  Tuth  Bleit,  J.  375 
(n.  1);  II.  228.  \'.Rudd  Klion. 

Ruthyn,  I,  267  m.  li.  II.  355. 

Ruthyr  Ehon.  V    Ruther  E. 

Ruvavn  ab  Cunedda,  II,  262 
in.   2). 

Ruvawn  'ou  Ruawn)  Pebyr  ab 
Deorlhacli  (Deoralh  ou  Do- 
rathi  Wledic.  1.262.  263  (n.l), 
335,  .336,  373,  376  in.  1)  ;  II, 
238,  239,  262  (n.  2). 

Ruvawn  ab  Enniaun,  II,  262 
(n.  2). 

Ruvawn  Pevyr  ab  Gwyddno,  I. 
263  (n.  1)  ;  II,  262. 

Ruvein  (Rome  ,  1, 211.  V.  Rome. 


Rwydd  Dyrys.   I,    264 'n.  11. 
Ryawd  lôu  Raawt)ab  Morgant, 

I.  263  m.    2i,    374  ;    II.    239, 

267  m.  3'.  270,  291. 
Rvchtir.  V.  Reclidir. 
Ryd.  V.  Ryt. 
Rydderch  Hael  ab  Tutwal  Tut- 

clyt  (Tudglyti,   I,    317  (n.  1), 

376  (n.  1)  :   II,  82  m.  3  ,  228. 

242  (n.  4).  243  m.  5).  245(n.li, 

24S,  258.  279  m.  4  .  285  (n.  1), 

287,  334  (n.   2i,  350. 
Ryfuerys.   chef  chasseur  d'Ar- 
thur,  II.  124,  212  (n.  crit.l. 
Ryhawt.   V.  Rvawd. 
Rymi.   V.  Gast  R. 
Rymni  (fleuvei.  I,  278  (n.  5). 
Rys,  ép.  de  Ruddvyw. 
Rys  ab  Tewdwr,  p.  de  Nest,  I, 

59. 
Rysseddvawr.  V.  Run  Ryvedd- 

vawr. 
Ryt  VVilvre.  I.  349  (et  n.  4).  V. 

Ryt  y  Vorle. 
Ryt   y  Groes,  I,  352    (et  n.  2*, 

355. 
Ryt  y  Vorle,  I.  349  (n,  4).   V. 

Ryt  Wilvrc. 
liyt  Ychen  iOxfordi,I,  154,  238, 
Ryvoniog,  II,  324. 


Sabrina,  I,  342  m.   4*.   V.    Ha- 

vren. 
Sabrine  strages,  II,  374. 
Sabrinum  mare,  II,  369. 
Sach,  I,  255. 
Sadwrnvyw  (Sadyrnvyw)  Hael, 

II,  379^ 
Saer,    ép.     de     Gwlyddyn     ou 

Glwyddyn. 
Saesqri  (les  Saxons',  II,  233.  V. 

Sa.-ïons. 
Sagremof,  I,  36,  II,  78  (n.  1|. 
Sages.  V.  Propos  des  S. 
Saidi,  ép.  de  Seithwedd. 
Saidi  (Seidii,  p.  de  Kas,  I,  276. 

V.  Seithyn  S. 
Saidi,  p.  de  Cadyrieilh. 
Saints  d'Iwerddon  (lesi,  I,  336, 
Saint  Cadog,  II,  332  m.  1),  336 

(n.  2i. 
Saint  Cattwg,  II,  286  (n.  1). 


INDEX    DES   NOMS    TROPRES 


437 


Saint  Golcdoc   (CoUezeuc).    II, 

287  (n.  1). 
Saint  Coloddaw,  II,  287  (n.  1). 
Saint  Dcwy,  II,  281  (n.  2). 
Saint  Dcwy  (les  deux  bœufs  de), 

I,  417  (n.  crit.l. 

Saint  Dyvric.  fils  de  Pepiau,  I, 

303    (n.);     II,    282  (n.  1).  V. 

Dubricius. 
Saint   Kirrcdeuc    (Del'ridec),  I, 

2i^  (M.  2). 
SaintGui'thiern,  II,208(n.  crit.K 
Saint  Illdud,    II,   47  (n.  1).  V. 

Illdud,  KUdud.  . 
Saint  Ke  (Kequoledoc),  II,  287 

(n.  1).  ' 

Saint  Malo,  II,  300  (n.  2|. 
Saint   Marchawc  (Marclioc),   I, 

13tj  (n.  2). 
Saint  Patern,  I,  360  (n.  1). 
Saint  TedVedeuc,  I,  243  (n,  2). 

V.    Saint   Defridec   et   Effre- 

deuc. 
Saint  Teliaw.  I,  255  (n.   1). 
Salacii,  I,  255. 
Salomô,    I,  372    (n.  1)  ;  II,  239 

(n.  2).  -^ 

Samson  Vinsych,  I,  267. 
Samuel  à  la  tête  haute,    I,  282 

(n.  1).   V.  Sawyl  Beunuchel. 
Samuil     Pcnnissel     (à     la    lète 

basse).   I,    282  (n.  4)  ;    II.  259 

(n.  2),  341. 
Sanant  Elized,  II,  337.  V,  Sau- 
na n  E. 
Santlde  (Sandde)  Brvd  Angel,  I, 

270  ;  II,  290. 
Sannan, femme  d'Elized  (Elisse), 

II.  236  (n.   1),   337  (n.  5).   V. 
Sanant  Elized. 

Sant,  ép.  de  Kynnwyl. 

Saranhon  ah  Glythwvr,  I,  267. 

Sarn  Elen.  I.  224  'n.2). 

Sarn  yr  Afanc,  II,  93  (n.).  V. 
Adcianc. 

Salurnbiu  Ilail,  II,  379. 

Sawdl.   V.  Sol. 

Sawyl  Bnnnncliel  iPenuchcl',  I, 
282  ;   n,   259,  349. 

Saxons,  I,  58.  68,  69,  120  (n.^ 
14S{n.  1),  178  (n.  1),  213  (n.), 
233  (n.  1),  237  (n,),  239  m.), 
244  (n.  2).  2i5  (n.l,  253  (n.  3), 
270  (n.).  274  m.  1).  350  (n.  Il, 
360   m,  2i  ;    II,    168,  233,   234 


(n.  1),  237,  240  (et  n.  5),  241, 
247  (n.),  250  (n.  21,  259  (n.  3', 
262,  263,  280,  296  (n.  1),  299 
301.  306,  309,  312,  313,  327 
m.  1  et  3).  371,  375,  378,  379, 
380,  381.  3H2.  V.  Saeson,  V. 
aussi:  Edclllcd,  Etwin,  Gwr- 
tlieyrn,  Os(çuid. 

Scots  (les),  I,  211  (n.  1),  212 
(n.)  ;  II,  234  (n.  1),  237,  248 
(n.  21,  263  (n.). 

Sculpteurs  (les  trois  bons),  II, 
322. 

Se.   V.  Kaer  Se. 

Sef,'ontium,  I.  134  (n.  2). 

Seidi.  V.  Saidi. 

Seighenith,   II,  369. 

Sein.  V.  Abcr  S.  et  Kaer  S. 

Seion.  V.  Kaer  S. 

Seinghcnydd, II,  363. 

Sein  t.  V.  Kaer  S. 

Seirwen  (Hirwen),  II,  .360  ^n.  4). 

Seissil  map  Glitauc,  II,  343. 

Seissyll  (Sitsyllt),  p.  de  Lly- 
weiyn.  I,  117  (n.l. 

Seissyllwc  (Seissyllwch),  I,  116 
(et  n.  2  ,  117  (n.),  213  (n.);  II, 
233  (n.l. 

Seith  Marchawc,  I.  136(etn.  2).  . 

Seithvet,  p.  de  Bedyw,  de  Sin- 
noch. 

Seith^^•edd  Saidi.  p.  de  Llewei, 

I,  276  (n.  7).  V.  Llewei, 
Seithyn  Saidi,  p.  de  Seithynin 

et  de  Cadeir,  I,  276  (n.  7);  II, 
310. 
Seithynin    Veddw    ab    Seithyn 
Saidi,  I,  276  (n.  7),  305  (n.)  ; 

II,  310, 

Seilwet,  p.  de  Bedyw,  V.  Seith- 

wedd. 
Sel  ab  Seli,'i,  I,  266. 
Selemiaun  (Sclemion),  II,  346. 

\'.  Kaer  S. 
Selgi,  p.  de  Sel. 
Selim  ab  Cinan,   I,    372  (n.  1)  ; 

II,    244    (n.l,   261    (n.  5),    341 

(n.   21,  341.'.  374.  V.  Selyv. 
Selim  map  louab,  II,  343. 
Sclvvicautrev  etcymmwds  de), 

II,  362. 
Selyv  ab  Cynan  Garwyn,  I,  315 

(u.  11.  372  ;  II,  228,  244  (n.), 

258.    261   (n.  5  ,   267,    374,  V.' 

Selim. 


438 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


Selyv  ab  Sinoit,  I,  265  (et  n.  1). 
Seuillmap  Dinacat,  II,  332. 
Senyllt,  p.  de  Nudcl  Hael. 
Serguan  ap  Letan.II,  258  (n.  6), 

338. 
Serguil  map  lusay,  II,  345. 
Seri.  V.  Bucheslom  S. 
Servari   ab  Kedic,  p.  de    Mor- 

dav   Hael. 
Serwan,  II,  350. 
Serygi  le  Gael,  fils  d'Urnach,  I, 

31'  (n.  2);  II,  262  (n,  4|,  263, 

300  (n.  1). 
Sescenn  Uairbheoit,  en   Leins- 

tcr,    I,    254  (n.  2;.  V.  Esgeir 

Oervel. 
Severi.  p.  de  Gwrgi. 
Severus,  II,  339. 
Sevwlch.  V.  Syvwlch. 
Sevyn.  p.  de  Kei,  I,  257  (n.).  V, 

aussi  Kynyr. 
Sgavynell  ab  Dissyvyndawt,  II, 

256. 
Sgilti  Ysgawndroet  ab  Erim,  I, 

270. 
Siawn  ab  laen,  I,  266. 
Sibli    Doeth,    I,    269    (n.)  ;   II, 

229 
Sicomorialis  (les  saints  de),  II, 

235  (n.  2). 
Sidi.  V.  Kaer  S. 
Sièges  de  tribu    (les  trois),    II, 

277,  319. 
Silin.  V.  Llan  S. 
Silurum.  V.   Venta  S. 
Sinnoch   ab  Seithvet,  I,  264. 
Sinoit,  p.   de  Selyv,  I,  265.  V. 

Selvv. 
Siri.  V.  Kaer  S. 
Sitric.  V.  Serygi. 
Sitsyll.  V.  Seisyll. 
Slopesburia  terra  (Shrewsbury), 

II,  368. 
Sol  (Sawdl),  I,  277  (et  n.  6  . 
Sol.  V.  Din  Sol. 
Solor  ab    Urnach    ^^'yddel,  II, 

246. 
Sompson  Gadarn,  II,  229. 
Sorcières   de   Kaer  I^oyw  (les*, 

II,  75  et  suiv. 
Souches  principales  (les  trois), 

II,  304. 
Soufflets  furieux  (les  trois),  II, 

246. 
Souffrances  (la  cour  du  Roi  des 


S.).  V.  Roi  des   Souffrances. 
Spytty,  II,  44  (n.  1).  V.  Vspytty. 
Stater,  II,  331. 
Stilichon  consul,  II,  371. 
Strat    Glut,  I.    358    (n.   2)  ;  II, 

382.  V.  Glut. 
Strat    Tiui    (Ystrat    Tywi),    II, 

381.  V.  Ystrat  Tywi. 
Sualda,  II.  341. 
Sucnedydd,  p.  de  Sugyn. 
Sud  de  Galles  (le),  I,  81  (n.  2), 

82    (n.   1),  178  (n.  3)  ;  II,  274, 

352,  367,  368.  V.  Deheubarth. 
Sudwaliia,  II,  367. 
Sugyn  ab  Sucnedydd,  I,  279. 
Sulyen  ab  laen,  I,  266. 
Swydd  Ddygre.  II,  358  (n.  2), 
Swydd  Dinan,  II,  359  (n.  3). 
Swydd   Dineithon    (Dinogion), 

lï,  359. 
Swydd  Duneithon,  II,  359  (n.  1). 
Swydd  Drevlys,  II,  359  (n.  4). 
Swydd  Grev,  II,  358  (et  n.  2). 
Swydd  luùgen,  II,  359  (n.  1). 
Swydd  Vuddugre,  11,358  (n.  2). 
Swydd   y    Van  (Vam',   II,    359 

(et  n.  3). 
Syvwlch,  petit-fils  de  Cleddyv 

Divwlch,  I,  280  (et  n.  5),  317, 


Tacit,  II,  239  (n.  2),  329. 

Tada^^•e^,  ép.  de  Tydain. 

Tain  (la  Tamise),  II,  319. 

Tâin  B6  Gûalgne  (épopée  irlan- 
daise), I,  287  (n.  2i. 

Tair  Taren.  V.  Taren. 

TalEbolyon  (Talybolion),  I,  127 
(et  n.  '3),  146,  388  (n.  crit.)  ; 
II,   353. 

Tal  y  Bont,  II,  354. 

Tal  y  Redynnwc  Du,  1,  280. 

Tal  y  Vann,  II,  363  (n.  2). 

Talaeharn,  II,  365. 

Talargan,  II,  377. 

Talaryant,  ép.  de  Cadellin, 
Gweir,  Hettwn. 

Taleithiawc  (les  ,  ou  porte-dia- 
dèmes, 1.  286  (n.  1),  272  (n.  7), 
373  (n.  2'  ;   II,  254. 

Talgella\\c,  ép.  de  Tegyr. 

Talgesin.  V.  Taliesin. 

Talgarth,  II,  362. 


INDEX    DES    NOMS   PROPRES 


430 


Talhaearn,   I,   15;    II,   257,  315 

(n.  2). 

Taliessin  ou  Teleessin  ouTalyes- 
sin  Pcnn  Bcirdd,  I.  0, 10  n.  1  ), 
13  (11.2),  29-Z3passiin,  ilin.l), 
42,  81  (n.l  ,97(n.  2),  114(n.2), 
117  (n.  3),  120  (n.),  122  (n.  1), 
133  (n.  1),  143  (n.  1),  surtout 
141  (et  n,  2i,  146  (n.),  152  (n.), 
176  (n.  2),  191  (II.  11.  192  (n.  1), 
231  (n.  2),  255  (n.  1).  262  (n.  ), 
267,  358  (n,  1)  ;  II,  1  (n.),  20 
(n.).  47  (n.  1),  142  (n.  1),  283 
(n.  Il,  292.  V.  Talf,'esin,  Te- 
leessin, Telyessin. 

Talhvch,  p.  de  Trystan  (Drys- 
taii). 

Talybolion.  V.  Tal  Ebolyon, 

Tameisis,  II,  320  (n.   1). 

Tancoystl,  fille d'Ovveiii,  11,330. 

Tandde,  ûp.  de  Ffaraon.  V. 
Danddc. 

Tanet  (ile  de),  II,  234(n.  1),240 
(n.  5),  253  (n.  5),  310. 

Tangwn  ab  Caradawc  Vreich- 
vras,  I,  360  (n.  1). 

Taniiwenii,  fille  de  G^^■eir  Da- 
thar  Wennidawc,  I,  283. 

Tanrobane  (l'île),  II,  295  (n.  2). 
V    DefTi'obani. 

Tara  (le  palais  de  Tara),  I,  252 
(n.  1),  281  (n.  1).  V.  Lug. 

Taran,  p.  de  Glinneu  et  de  Gli- 
ueri,  I.  14i  (et  n.  1).V.  Glin- 
neu et  Gliueri  Eil  Taran. 

Tarawc  d'AUt  Ghvyt,  I,  338  (et 
n,  6). 

Taredd,  p.  de  Twrcli  Trwyth, 
I,  310. 

Taren  y  Tair  Taren  (le  mont 
aux  trois  pics),  I.  420(n.crit.). 

Tasciovanus,  II,  307  (n.  3). 

Tathal  Twyll  Goleu,  I,  261.  V. 
Kaer  Dathal. 

Taudar  mac  Bile,  II,  377  (n.  2  . 

Tavaut  Hir  Breich  Hir,  cheval 
de  Gadwallawn  ab  Cadvan,  I, 
372  (n.  3i  ;    H.  227,  269. 

Tavautir.  V.  Tavaut  Ilir. 

Tawch  (la  men.  II,  295,  299. 

Tawrys,   II,  320  (n.   1). 

Tawy(la),  I.  341  (n.),  342). 

Tawv  (Lhvch).  I,  341  (et  n.  6), 
V.   Lhvch  T. 


Tebi  ou  Teibi  (rivière),  II,  348. 

V.  Teivi. 
Tac,  ép.  de  Gwenllian. 
Tecmant,  II,  335. 
Tecvan  GlofT,  l,  272. 
Tegvan.  V.  Tecmant. 
Teffredeuo.   V.  Saint  T. 
Tefïrobani.    V.    DefFrobani   et 

Taprobanc. 
Tegai  Eurvron,  V.  Tegeu  E. 
Tegeingl,  II,  307  (n.  2),  324,  356. 
Tegern  Lhvyth  Lhvydiarth,  II, 

324. 
Tegeu  Eurvron,  femme  de  Ca- 

radawc     Vreichvras,     I,     360 

(n.  1)  ;  II,  121  (n,  2),  285,288. 

V.  Tegai. 
Tegit  (Tegid)  Voel,  p.  de  Mor- 

vran,  I,  269  (et  n,  1).  V.  Mor- 

vran. 
Tcgyr  TalgellaAvc,  I,  272. 
Teibi.  V.  Tebi,  et  Teivi. 
Teiliaw  (Teilaw,  Teliaw),  1,288 

(n.)  ;  II,  281,  282,  323,  369. 
Teilo.  V.  Teiliaw. 
Teirgwaedd,    p.    de    Mcn\v,    I, 

173  (n.  1).  V.  Menw. 
Teirnon  Twryv  Vliant  iBliant), 

I,  108-116  passim,  surtout  108 

(et  n.  1),  272. 
Teirtrev  (Y)  (cymmwd  de  ,  II, 

364. 
Teirtu    (la  harpe  de).  I,  306  (et" 

n.  2). 
Teirtud  (le  château  de'.   I,  306 

(n.  2  . 
Teithi  Hen  ab  Gwynhan,  I,  271 . 
Teithyon,  p.  de  MadaAvc. 
Teivi    (Tevvi),    I.    82    (n.>,    83 

(n.  2),  179  (n.  4).    V.  Glan  et 

Ruddlan  T.  —  V.  Tebi. 
Teleessin.  V.  Taliessin. 
Teleri,  fille  de  Fcul,  I,  284. 
Teliaw.  V.  Saint  T.  et  Teiliaw. 
Teliaw,  I.  15  (n.  2\  288  (n.).  V. 

Teiliaw. 
Telpuil,  II,  335. 
Telyessin.  V.  Taliessin. 
Temoria,  II.  380    n.  7). 
Tenuantius,  II,  307  m.  3). 
Teregiit  ab  laen,  I,  266. 
Terit.  V.Troit,  Trwylh. 
Terwyn  (mer),  I,  276. 
Tervvynhvdd,  ép.  de  Duhir. 
Teudos,  II,  330.  337. 


440 


INDEX    DES    NOMS   PROPRES 


Teudubr,  II,  333,  377.  V.  Tew- 

dwr. 
Teuhant,  II,  335,  338. 
Teveidiat,  II,  35P. 
Tewdric,  p.  de  Marchell. 
Tewdwr,  p.  de  Rhys,  I,  59;  II, 

337  (n.  5).  V.  Teudubr. 
Tewdws  (le  collège  de), II,  314. 
Teynion     Twryv     Vliant.    V. 

Teirnon. 
Tiberius,  II,  339. 
Tindaethwy,  II,  327  (n.  1  ,  353, 
Tinllaen  (Dinllaen),  II,  354. 
Tintagol  (Tintaiol),  I,  69  (n.  1). 
Tir  Ra-svlf,  II,  362. 
Tir  yr  H^vndrwd,  363. 
Tir  yr  larllt,  II.  363. 
Tirhaiarn,  II,  362  (n.  1). 
Tittus  (Titus),  II,  338,  339. 
Tobios.  V.  Tywi. 
Tochmarc  Emere,  I,  52. 
Togail    Bruidne    Da    Dergd,  I, 

137  m.  2)  ;  II,  77  m.  1). 
Togodumnos,  II,  307  (n.  3). 
Tolargan  mac  Fergusa,  II,  377 

(n.  1). 
Tom  Eddyslr  (chevaux  de  tra- 
vail), I,  372  (n.  1)  ;  II,  227. 
Tomen  y  Mur,  I,  200  (n.  2).  V. 

Mur  y  Castell. 
TonlUvyd,  vache  d'Oliver  Gos- 

gorddvawr,  II,  293. 
Tonvelen(Tonnfelen),  ép.  d'An- 

gharat. 
Torrlvdan,  cheval   de   Gollawn 

ab  Berth,  II,  292,  293. 
Tottness.  I,  366. 
Tours  de  force    (les  trois),  II, 

320. 
Towy.  V.  Tywi. 
Trachni  yr.  chef  chasseur  d'Ar- 
thur, ï,  276  (n.   1),  338,  342. 
Traeth  Bach,  I,  186  (n.). 
Traeth  Mawr,  I,  185  (et  n.  6). 
Trahaearn    ab    Garadoc,   p.    de 

Nest,  I,  59. 
Trahaiarn  'cymmwd  de),  II,  362. 
Trahawc,ép.  de  Du,  Havvystyi, 

Ruawn. 
Trahisonssecrèles  (les  trois),  II, 

306. 
Traianus,  II.  3^9. 
Traîtres  dans  rànie  (les  trois), 
II,  312. 


Traws,  ép.   de  Du.  V.    Baryv 

Draws. 
Treith.  V.  Ore  T. 
Trenn,  II,  256  'n.   1). 
Treul  Divevyl,  fille  de  Llynghe- 

sawl,  II,  284. 
Trev  Culhwch,  I,  244  (n.  1). 
Trev  Draeth,  11,  366. 
Trev  Wen,  II,  357  {n.  1). 
Trev  y  Grug,  II,  364. 
Trev  y  Waun,  II,  357. 
Trev  Vwein,  II,  357  (n.  1). 
Trevan.  V.  Nillystwn  T. 
Trevred,  II,  357. 
Triath.  V.  Ore  Treith. 
Tribus  admises  en  Prydein  (\gs 

trois),  II,  297. 
Tribus  au  bon  naturel  (les  trois), 

II,  296. 
Tribus  d'invasion  (les  trois),  II, 

299. 
Tribus  usurpatrices  (les  trois), 

II,  298. 
Trifun.  V.  Triphun. 
Trimud  Aer  Walch,  I,294(n.  2). 
Tringat,  I,  328. 
Tringatab  Nevet,  p.  de  Gwynn, 

I,  339. 
Triphun  ab   Regin   (Rhein),  II, 

331,  337,  378. 
Tristan,  I,  32,  42,  58,  62  (notes\ 

63  (notes^  72.    123  (n.  1),  208 

(n.    1),  209    (n.  1).  361  (n.    1), 

374  (n.).  V.  Trystan  et  Drys- 

tan. 
Tristvardd,  II,  1  (n.  i).  V.  De- 

gynehv,  267  (n.  3'. 
TroediaiDC{\e)  ou  porte-pied,  I, 

175  (n.  2). 
Troia,  II.  230. 
Troit  (le  porc,  I,  244  (n.  2), 310 

(n   1).  V.  Twrch  Trwyth. 
Trwm,  ép.  de  Gwydyr. 
Trwmbargawt   Eiddin,   ép.    de 

Llangat. 
Trwsgyl,  ép.  de  Gynvelyn. 
Trwyth.  V.  Twrch  T. 
Tryffin,  p.    de  Drutwas,  d'Er- 

dutvul. 
Trystan     ab    Tallwch,     amant 

d'EssylIt  Vinwen,  I,  147  (n.). 

271(n.  4),  274  (n.  5),  288'n.î), 

361   (n.    1),  374    (n.)  ;    II,    228 

(n.  1),  284.  V.  Tristan  et  Drys- 

taa. 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


441 


Tryvan.  V.  Allt  T. 

Trywyl  ab  Llyngjfiesa-wl  Llaw 
Hael,  II,  285  m.  2). 

Tuatha  De  Danann  (les),  I,  45, 
296  (n.  1),  314  |n.l>,  327  (n.  2). 
V.  Nudd,  Lludd,  Yspaddaden 
Penkawr. 

Tud\val  Tudglyd  (Tiitclud),  p. 
de  Hydderch  Hael,  I,  376 
(n.  l).  V.  Rydderch  Hael,  II, 
283,  327  (n.  2),  330. 

Tudglyd,  ép.  de  Tud\val. 

Tut.  ép.  de  Morgant. 

Tutagual  map  Anaraut,  II,  332. 

Tutagual  map  Clinoch,  II.  334. 

Tuth  Bleidd  (Blcil),  ép.de  Rudd 
Dreon. 

Tuth  Bleidd  (Bleit).  V.  Rulher 
Eh  on  T.  B. 

Tutklyt,  ép.  de  TutA\al. 

Tuluachar,  p.  d'Enrydrec. 

Tulvwlch.  V.  Gorchan  T. 

Tutvwlcli  Conieu.  II,  350. 

Tutwal  Tutklyt.  V.Tudwal Tud- 
glyd. 

Twr  Bronwen,  I,  121  (n.  2).  V. 
Harddlech. 

Twr  Gadarn.  p.  de  Madawc. 

T\vr  Celyn  (Y),  II.  333. 

Twrch  ab  Annwas.   I,  266. 

Twrch  ab  Perif.  I.  263.  266,  373. 

Tvvrcli  Llawin,  I,  34 li 

Twrch  Trwyth  ab  Taredd  Wle- 
dic,  I,  33,  38,  63.  159  (n.  1), 
244  (n.  2i,  263  (n.  2).  310-317 
passim,  surtout  310  let  n.  1), 
334-343  pussiin.  V.  Troit. 

Twrch.  V.  Noddawl  Varyv  T. 

Twryv  Bliant  (Vliant),  ép.  de 
Teirnon. 

Twyll  Goleu,  ép.  de  Tathal.  V. 
Tywyll  Goleu 

Twyn  y  Moch.  I.  341  (n.). 

Ty  G  wydr  in  (la  maison  de  verre  ) 
II,  302. 

Tydain  Tad-Awen  (père  de  l'ins- 
piration), I,  15  m.  2);  II.  315, 
323. 

Tyllyon,  ép.  de  Morddwyt,  I, 
120  (n.K  V.  Morddwyt. 

Tynedic.  V.  Duliir  T. 

Typipaun  ab  Cuncda,  II,  348. 

Tyrnog  (le  chaudron  de),  I,  307 
'n.  1). 

Tyryawc.  V.  Tyvyawc. 


Tyvrydoc,  fils  de  Tywanwedd, 

"l,  243  (n.  1). 
Tyvyawc.  V.  Maen  T. 
Tywanwedd  ou  Dwvwanwedd, 

lille    d'Amllawd    Wledic.    I, 

243  (n.  1).  V.  Dwywanwedd. 
Tywv  (la),  I.  82  (n.),  116  (n.  1', 

173  (n.  11.  V.  AberT.,Din  T., 

Yslrat  T. 
Tvwyll  Goleu.  ép.  de  Tathal.  I, 

"^264  (n.  1).  V.  Twyll  Goleu. 
Tywysogion,   I,   126  (n.  1)  ;  II, 

'376  (n.  3). 


U 


Uairbheoit.  V.  Sescenn  U. 

Uchdryt  Varyv  Draws,  I,  279. 

Uchelwyr,  II,  367. 

Uchtrut  Arddwyat  Kat,  I,  263 
(et  n.  4). 

Uchtryd,  I,  263  (n.  b}. 

Uchtryt  ab  Erim,  I,  270. 

Uchtrvt  vab  Elwin,  I,263(n.5). 

Udd  (la  mer),  I.  223. 

Ugnacli  niab  Mydno,  I,  32. 

Ulates  (ivresse  des),  I,  40. 

Ul  Kessar  (Jules  César),  11,253. 

Ulster  (anc.  division  de  l'Ir- 
lande), 1,130  (n.  1',  261  in.  9|. 

Ulster  (hommes  et  femmes  d'), 

I,  37  (n.i,  40. 

Unbenn.  V.   Dwnn  Diessic  U. 

Unie  Glew  Ysgwydd,  1, 127, 136. 

Unllen,  ép.  d'Hyveidd 

Urb.  V.  Yrp. 

Urbgen,  II,  334  (n.  2),  374.  V. 

Uryen. 
Urbs  Legionum  (Kaerlleon),  II, 

368,  373. 
Urchenefeld    (Archenfeld),    II, 

369. 
Urien.  V.  Uryen. 
Uriconium,  II.  277  (n.). 
Urnach   l'Irlandais,  p.  de    Da- 

ronwy   et  de    Scrygi.    I.    317 

(n.  2  .  V.  Gwrnach  Gawr. 
Uryen   de    Reget,  fils   de  Cyn- 

varch.    p.     de     Morvudd    et 

d'Owein,  1, 144  (n.  2),  147   n.)  ; 

II,  1  (n.  1),  2  (n.>,  45  'n.  1), 
63  (n.  1),  142  (n.  1),  238  (n.\ 
243  (n.  b\  244  (n.  3),  245(n.  1), 
253  (n.  81,  •;57  (et  n.  4i,  258, 
260  (n.  2),  267  (n.  3),  283,  334 


442 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES 


m.  A\  349.  374.  V.    Urbgen. 

V.  Macs  Uryen. 
Usber,  p,  de  Rore. 
Ustic,  I,  266  (n.  2).  V.  lustic  ab 

Kaw. 
TJther,  roi  des   Bretons,   I,  245 

(n.)  ;  II,  235(n.).  V.  Uthur  et 

Uthir. 
Uthir  Pendragon,  I,  327  (n.  1). 

V.  Uthur  P. 
Uthur  Penndragon,  p.  d'Arthur 
et  de  Madawc,  I.  173  (n.  1),289 

(n.  1),  327   (n.  1]  ;  II,  233,  235 

(n.),  252.  268  (n.   1),  321  (n.  1). 
Uurtigern,    II,  234    (n.     1).     V. 

Gwrtheyrn. 


Vochuo  (Cors).  V.  Cors  V. 
Voedda\vg(Aregwedd).  V.  Are- 

gwedd  V. 
Vuel  (Tegid).  V.  Tegid  V. 
Volca,  I,  148  (n.  1). 
Vorddwyt Twl|  Echel).  V. Mord- 

dwyt  T.  et  Echel. 
Vorle  (Rhyd  y  V.).  V.  Rhyd. 
Vortigern,   I,  229  (n.);  II,   234 

(n.  1),  235  (n.i,  321  (n.  1). 
Vortimer,  II,  235  (n.),  241  (n.). 
Vortiporios,   H,   278  (n.    3).  V, 

Guortepir  et  Gwerthevyr. 
Vrban,  II,  335. 
Vreni  Vawr,  I,  224  (n.) 
Vyrnwy  (la),  I,  349  (n.  4).  V.  V 

Wyrnwy. 


Vachers  (les  trois),  II,  320. 
Vaches  principales   (les  trois), 

11,293 
Vaddon  (Kaer).  V.  Kaer  V. 
Vadog  (Povvys).  V,  Powys  V. 
Vagyl   (Kyniïwas   K^vr  V.).  V. 

Kynn^vas. 
Vaillants  (les  trois),  II,  259. 
Valentinien,  II,  371. 
Valerianus,  II,  339. 
Valle  crucis,  II,  337  (n.  5). 
Vallée  ronde  (la),  II,  83. 
Vawr  (Mawr).  V.  Brewi  V.  Cyn- 
grog    V.    Gweir    Gwrhyt'^V. 
Gweirwerydd  V.  Vreni  V. 
VaAvrvrvdic  (Eiddon).    V.   Bid- 
den  V. 
Veddw  (Geraint).  V.  Ceraint  V. 
Veiddawc  (Anoeth).  V.  Anoeth 

V. 
Venedotia  (Gwynedd;,  II,   367. 
Veneti  (lesl,  I,  174  (n.  1). 
Venta  Silurum,   I.  108  (n.  1). 
Vergers  de  Bangor(bataille  des), 

I,  372  (n.  3). 
Verre  (la  maison  de  ,  II,  302. 
Vespasianus,  II,  339. 
Vinddu  (Owein).  V.  Owein  V. 
Vindo-Magos,    I,    315    (n.).    V.' 

Gwyiiva. 
Vingul  (Essyllt).  V.  Essyllt  V. 
Vinllaen  II,  354. 
Vinsych  i  Samson).  V.  Samson  V. 
Vinwen  (Essyllt).  V.  Essyllt  V. 
Vliant  (Tcirnon  IVryv  V.).  V. 
Teirnon. 


W 

Walah,  I,  148  (n.  1). 
Walc-Moei,  I,  288  (n.  1). 
Walcmoel,  I,  2S8  (n.  1). 
Wales,   1,    143  (n.  1).  V.   VVea- 

las  W. 
Wallia,  11,367. 
Wall  t.  V.  Gwallt.  V.  aussi  Ana- 

rawc,      Banhadlen,      Eureid, 

Euryn,  Gloyw,  Gwri. 
Waltmoe,  1,288  (n.  1).  V.  Walc- 
Moei. 
Weaias,  Wales,  I,  148  (n.  1). 
Weir,  Weith.  V.  Gweith. 
Velvrey,    I,  83,  175  (n.    1).   V, 

Evelvre. 
Wennidawc  (Gweir  Dathar).  V 

Gweir  D.  W. 
Went    (ar),    I,     19    (n.    2).    V. 

GAvent. 
Wenwynwyn.  V.Gvenwynwyp 

et  Powvs  Wen^AynAvyn. 
Werydd.'^  V.  Y  Werydd. 
Weroc  (Werec).  V.  Bro-W. 
Widigada     (cymmwd    de),    II, 

361. 
"William    Bastardd    (Guillaume 

le  Bâtard),  II,  304. 
Wdvre  (Ryt).  Y.  Ryt  W. 
W^ineu  (Gwhvyd).  V.  Gwhvyd 

W. 
Winmochiat,  I.  114  (n.  2). 
Wlch  Minascwrn,  I,  136. 
Wledic.  V.    Amhawd    W.  Cas- 

nar     W.   Cunedda  W.  Deor- 


INDEX    DKS    NOMS    PROPRES 


443 


thach  W.  G  wrlliniwl  \\'.  Ma- 

xen  W. 
Wocoii,    I,    372  (n.  3).    V.   C,\\- 

gawn. 
W'rtigern  et  VVrtigerniawn.  V. 

Gwrtheyrn      et      (Iwitheyr- 

niawn. 
Wryen,  I,  146  (n.). 
Wurtigcrn,  II.  3i3  (n.  1). 
Wvddva.  V.  Y  ^^'yddva. 
Wve    (la),    I,    1-8    (n.    2).     329 

(n.  1),  343  (n.   3,.    V.   GAvy  et 

Abcr  Gwy. 
Wvllt(Kvlèdyr):  v.  Kyledtjr. 
Wynt  (ai-).  V,  Gwent. 
Wyrtgeorne,  II,  343  yn.  1).  V. 

Wurtigern. 
Wysc  (la),  II,  125,  129.  V.  Kacr 

Lleon  sur  Wysc. 


Y  Berveddwlad,  I,  183  (n.  2)  ; 
II,  251  (n.  3),  355. 

Ychdryt  Varyv  DraAvs,  I,  279 
(et.  h.  6).  V.  Uchdryt.  V.  D. 

Ychtryt  vab  Etwin,  I,  "263(11.  4). 
V.   Uchti-vt. 

Ychen.  V.  Ryt  V. 

Y  Goet(cantrevetcymniwds  d'), 
II,  365,  366. 

Y  Greuddyn.  II,  355, 

Y  Fyl■n^vy,  I,  425  (n.  crit.).  V. 
Y  Vyrnwy  et  Evyrnwy. 

Y  Garn  (cymm^vd  "d"),  II,  366. 
Ygharat  Llaw  Eurawc,  II,  82,  89. 

V.  Agharat,  et  Yngharat. 
Ygnach,  I,  14i  (n.   2), 

Y  Golygion,  11,  355. 

Y  LlecliAvedd  Isav  et  Uchav,  II, 
353. 

Ymarwar  (T),  I,  231  (n.  2), 
Ymner,  roi  de  Loegric,  II,  296 
(n.  1). 

Y  Mynydd(cymmwd)d'),II,  363. 
Ynawc,  I,  144, 

Yngliarat    Llaw      Eurawc.     V. 

Ygharat  Ll.  E, 
Ynyr  (les  deux),  I,  255  (et  n.  1). 
Ynyr    Gwent,   p.  d'idon,  I,  255 

(n,  1). 
")[  nvr  Llydaw,  fils  du  roi. Alan, 

r,  255  (n.  1). 
Ynys  BroiiAvcn,  I,  119  (n,  1). 
Yn'ys  Bi>yt,  I,  123  (n.  3), 


Ynys  Pen  Llwcli,  I,  341  (n.  6'. 
Ynys  Prydein,  1,  123  (n.  3).  V. 

Prydein, 
Ynys  Wydrin    (l'Ile  de  verrcj, 

II,  288  (n.  7), 
Ynys  yKedyrn  (l'île  des  Forts), 

I,  123   (et    n.   3).   V.    Ile    des 

Forts,    Glas    Merddin,  Y    "Vel 

Ynys,    Ynys    Prydein,    Ynys 

Bryt. 
Ynywl.  p.  d'Enit,  II,  136,  137, 

138,  288.  'V.  Enit, 
Yr  Ilaidd,  II,  363. 
\  Khiw,  II,  356. 
Yr  Hob,  II,  356. 
Yrp    (ou    Urb)    Lluyddawc,    II, 

230,  232  (n.  6),  299,  312  (n.  2). 
Ysbidinongyl,  II,  64  (n.  3),  115, 

116,  118.  "V.  Kaer  Y. 
Yscawt,  p.  de  Glew. 
Yscudydd,  I,  280. 
Ysgawndroet,  ép.  de  Sgilti. 
Ysgewin  (Porth),  II,  319. 
Ysgithrog.   V.  Brochvael  Y, 
Ysgwydd.  V.  Unie  Glew  Y. 
Yshawt.  V.  Yscawt, 
Yskawnlroel,  V.  Ysga^^ndroet. 
Yskitliyrwyn    Penn    Beidd,    I, 

307  (et  n,  2),  333,  338. 
Yskudydd.  V.  "Yscudydd. 
Yskyrdav,  I,  280. 
Yspaddaden  Penkawr,  p.  d'Ol- 

wen,  I,  248,  290  (n.  1),  291  (et 

n.  1),  293-346  passim,  346  (n. 

crit.);  II,  26S  (n.  1). 
Yspaen  (l'Espagne). 
Ysjjerin    ab    Fllergant,    roi    de 

LlvdaAv,  I,  267. 
Yspïtty,  II,  44.  V.  Spytty. 
Ystlvs,  II,  357  (n.  3). 
Ystrat  Alun,   II.  356. 
Ystrat  Kflur.  II,  273  (n.  2). 
Ystrat  Gyniais,  I,  341  (n.). 
Ystrat  Lleclnvodd.  I,  274  (n.  4), 
Ystrat  Marchell,  II,  357, 
"^  strat    Tvwi  iCarmarthen»,    I. 

1Û6,    126  tn.    1),  175  ;    II,    251 

(n.),   312   (n.   1),  381,    V,    Ys- 

traltui  et  Strat  TiÉi 


l'strat  "^ 

II,  362 
istraltui,  I,  126 

trat  Tywi. 

stre  Gyfach\ 


I,   174  (n. 


342 


(n,  1).  ^^  Ys- 
I,  213 


Ystu(Ystun,  Yotyn).Y^Glynn  Y, 


444  INDEX    DES    NOMS    PROPRES 

Ystum  Anner,  II,  354.  Yw.  V.  Ystrat  Yw. 

Y  Teirtrev,  II,  364.  Yweia  ab    Maxen  Wledic,    II, 
Ytigov,  II,  332.  252,   267,  378.  V.  Owein. 

Y  Twr  Celyn,  II,  353.  Ywein   ab    Uryen,  II,  269.    V. 

Y  Van,  II,  363.  Owein. 

Y  Vel  Ynys.  I,    123   (n.  3),   V.  Ywerddon.  V.  Iwerddon. 
Ynys  y  Kedyrn.  Y  Werydd  (l'Océan),  1, 121  (n.). 

Y  Velvre,  II,  365.  Y  Werydd,  p.  de  Bran,  I,  121 

Y  Vyrnwy   (Vurnwy),    I,    183  (n.). 

(n.  1),  349  (n.  4  et  5),  425;  II,  Y  Wyddva,  1,  220  (n.  1). 
357. 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 

ou     NON  CITÉS    DANS    LE    TEXTE 

DES 

MABINOGION,    TRIADES,  etc. 
(Tomes  I  et  II) 


Achille,  I,  265  (n.  1). 

Adam,  t,  268  (n.  8)  ;  II,  336  (n.  2). 

Adlielm,    évêque  de    Shirburn, 

II,  121  (n.   1). 
Adrien  (le  mur  d'),  ll,234(n.l). 
Afrique,  II,  231(n.  4),  321(n.l). 
A^ricola,  II,  241  (n,),  300  (n. 6). 

V.  Aircol. 
Alain    VI,  roi    de    Bretagne    I, 

209  (n.  1). 
Alain   Barbe  Torle,   I,    56,   67, 

209  (n.  1). 
Alain    Fermant    ou    Fergent;    I, 

209  (n.  1).  V.  Alain  VI. 
Alain  Le  Grand,  I,  209  (n.  1). 
Albion,  II,  294  (n.  5). 
Alexandrie,  I,  87  (n.  1). 
Alfred,    roi  de  Wessex,  II,  381 

(n.  5). 
Allemagne,  II,  300. 
Allen  Paton  (Lucy).  V.   Paton. 
Ambrosius   Aurelianus,   I,    239 

(n.)  ;  II,  234    {n.   1),    235  (n.), 

371. 
Ambrosius  Merlinus,  I,  239  (n.). 
Amwythic,  l,  178  (n.  2). 
Anchise,  II,  230  (n.  1). 
Aneurin    (livre     d"),    I,    22,    28 

(n.  1),  33,  251  (n.  2),  310,  (n.  1). 

332  (n     1)  ;   II,    188   (n.  crit.), 

213   et    suiv.    (n.    crit.),    244 

{n.),  etc. 


Aneurin  Owen  I,  8  (n.  3),  73 
(n.  3),  82  in.),  376  (n.  1),  400 
m.  crit.)  ;  II,  329  (n.  3). 

Angles  (les),I,  361  (n.)  ;  II,  368, 
373. 

Anglesey  (Mon),  I,  124  (n.  2), 
174  (n.  1),  265  (n.)  ;  II,.  233 
(n.l.  V,  Mon.  V.  aussi  Alaw, 
Crugyll,  Cynon. 

Anglo-Normands,  I,  347  (n.  1). 

Anglo-Saxons,  I,  35,  69. 

Anjou.  V.  Angyw. 

Anscombe  (A.),  II,  326  (n.  1), 
343  (n.  2). 

Anvvyl,  I,  43  (n.  1),  49  (n.  8). 

Aquilée,  I,  211  (n.). 

Aquitaine,  I,  211  (n,).  V.  Pros- 
per d'A. 

Arabie,  II,  237  (n.  1). 

Arbois  de  Jubainville  (d'),  I,  36 
(n.  1),  39  (n.  1),  148  (n.  1),  273 
(n.  2^ 

Archeiilield,  11,369.  V.Erchyng. 

Arles,  II,  235  m   ),  319  (n.). 

Armorique,  II,  235  (n.),  240 
(n.).  \'.  Llydaw, 

Arthur  de  la  Bordcrie  I.  244 
(n.  2),  310  (n.  1)  ;  11,  292 
\n.  4),  383. 

Ascagne,  II,  294  (n.  5). 

Augustodunum,    II,   231    (n.  4*. 

Auîaire.  V.  St-Aulaire  (del. 

Aurelianus  (Paulus),  I,  239  (n.). 
V.  Paul  Aurelien. 


446 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


Aiirelius     Ambrosius,     II,    321 

(n.  1). 
Aurelius  Conanus,  I,  239  (n.). 
Auirehus  Victor,  I,  211  (ii.  1). 
Ayr  (comté  d'i,  11,  350  (n.  1). 


Baist,  I.  48  (et  n.  2),  49  (et  n.6). 
Bangor,  en  Belle  Ile  (Morbihan), 

II,  289  m.). 
Bardsev  Island.   II,  20   (n.).  V. 

Enlli"; 
Baronius.  II,  372  (n.  2). 
Bartsch,  I.  50  (et  n.  4). 
Basingwerk,  I,  174  (n.  1). 
Beaumaris,  IT,  319  (n.  3). 
Bech,  I,  47  m.  4).  50  \n.  1). 
Beda    (Bède),  I,  224  (n    2),    244 

(n.  2),  269  (n  i,  332   (n.  i),  339 

(n,),  359  (n.  1),    372  (n.  2)  :  II, 

121  (n.  1),   235    (n.),   240    (n.i, 

248    n.  2),   298  (n.  3  ,  370-375 

(notes;  passim,  377. 
Beddgelert,  I,  120  (n.>,  239  (n.). 
Bedier,  I,  62  (et  n.  3i. 
Bernard  de  Neumarch,  I,  59. 
Béroul,  I.  62  (n.  4i. 
Berrew,  I,  352  (n.  2). 
Bleddvn    (Bleddint),     poète,    I, 

370  \n.  1'.  374  (n.  1). 
Blois  (maison  de),  I,  67. 
Borderie    V.  Arthur  de  la  Bor- 

derie. 
Borron.  V.  Robert  de  B. 
BosAvorth,  I,  236  (n.  1),  361  m.). 
Boulonnais  (le),  II,  233  (n.). 
Bourgogne,    II,    192    (n.  crit.). 

V.  B^vrg^^•yn. 
Bown  o  Hamtwn,  I,     51,    et  n. 

crit.    passim  :    H,    191,   et  n. 

crit.  passim. 
Bradley,  II.  277  'n.». 
Brechfa  (Brechvat.  V.  Jeuan  B. 
Brecihen.  V.  Brocéliande. 
Brecknockshire,  I,  174  (n.  2|. 
Bretagne  (la  matière  de),  I,  61. 
Brittons  (les),  I,  40,   42.  66,  69, 

70,  76,  77. 
Brizeux,  I,  236  m.  1). 
Brocéliande  (  forêt  de),  II,  5  (n.2), 

11  (n.  1),  383. 
Bromfield,  II,  356. 
Brown,    I,   48  (et   n.    3),   49  (et 


n.    9).   52,    61    (n.    1),   62   (et 

n.  6)  :  II,  38  (n.  1). 
Bruce.  V.  Reynold  de  B. 
Brunanburg.  Il,  382  (n.  3). 
Bruts  (les  ,  I,  78. 
Brutus,  II,  336  (n.  2). 
Brut  y  Tvwysogion,  I,  126(n.l), 

263  (n.''4).347  (n.  l),349(n.7); 

II,    192    (n,    crit.),  326  (n.  1), 

376  (n.  5). 
Buellt,  en    Breconshire.    I,    306 

m.  2'.  310  m.  1). 
Builh  (district  dei,  I,  310  (n.  1). 
Burne,  II,  240  (n.i. 
Byzance.  V.  Stéphane  de  B. 


Cadbury,  II,  277  (n.). 

Caernarvon  (Carnarvon  et  Car- 
narvonshire), 1,25  (n.),  31,  120 
(n.),  134  (n.  2),  144  (n.  2),  174 
(n.  1),  175  (n.  3).  177  (n.),  184 
(n.  1),  185  (n.  2),  200  (n.  1), 
220  (n.  2  ,  223  (n.  2|,  239  (n.), 
272  (n.  1),  2S6  (n.  1)  ;  II,  277 
(n.i,  318  (n.  2). 

Caithness,   I,  253  (n.  2). 

Caldicot  Pill,  II,  271  (n.  5). 

Camalet,  II,  277  (n.). 

Cambrie,  II,  235  (n.),  367. 

Cambridge,  II,  277  (n.). 

Cambuscan  (le  comte  de),  II,  33 
(n.  1). 

Camden,  II,  276  (n.  1),321  (n.  1). 

Camerton,  II,  277  (n.). 

Canterbury,  II,  276  (n.  1),  319 
(n.  1).  V.  Cantorbire. 

Canterbury  Tales  de  Chaucer, 
II,  6  (n.'2).  21  (n..  1),  33  (n.  1). 

Cantorbire  (Canterbery),  I,  57  ; 
II,  319  (n.  1). 

Capgrave    II,  281  (n.  2). 

Cardiff,  I,  72  (n.  1)  ;  II,  369.  V. 
Kaer  Dyff. 

Cardigan  et  Cardiganshire,  I, 
29,  82  (n.),  174  (n.>,  178  (n.2), 
179  (n.  3),  224  (n.).  341  (n.  8), 
342  (n.  1).  375  (n.  1)  ;  II,  121 
(n.  1),  233  (n.),  348  (n.  1).  V. 
Ceredigyawn. 

Cardigan  Bridge,   I,  180  (n.). 

Carew  Hazlitt,  I,  45  (n.),  II, 
23  (n.). 

Carmarthen  (Livre   Noir  de),  1, 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


447 


31  et  notes  I,  II,  passim,  et 
227. 

Carmarthen  et  Carmarthenshire, 
i,  83  (n.  1),  175  (n.  1),  339 
(n.  21,  340  (n.  1),  342  (n.  1)  : 
II,  277  (n.). 

Carnarvon  et  Carnarvonshire. 
V.  Caernarvon. 

Carolo  Magno  (Ystoria  de).  II, 
215  et  219,  (n.  crit.)- 

Cartulaircs.  V.  Quimpcr,  Quim- 
perlé,  Redon  et  Landévenncc. 

Cas  ( Castle iTrofîi,  II,  271  (n.  5). 

Casdemartin,  I,  145  (n.  3). 

Cederchiold,  1,  50  (n.  2). 

Celtes  (Le  sort  chez  les»,  I,  351 
(n.  1). 

Cernais  (en  Mon),  l,  129  (n.  3)  ; 
II,  319  (n.  4). 

Gemmes,  IT,  380  (n.  1). 

Cenarth,  I.  83  {n.  2). 

César,  I,  312  (n.  1). 

Geynham,  II,  276  (n.  1). 

Champagne,  I,  56.  V.  Thibaut 
II  de  Cil.;  Henri,  comtede  Ch. 

Champagne  (Cour  dc),  I,  67. 

Charlemagne,  I,  215  (n    2.) 

Chaucer,  II.  6  (n.  2),  21  (n.  1), 
33  (n,  1  .V.  Canterbury  Taies. 

Chepstow,  1,  224  (n.),  343  (n.  3). 

Chester,  I,  178  (n.  2),  272  (n.  1), 
347  (n.  1),  348  (n.  1),  372  (n.l); 
II,  244  (n.),  261  (n.  5),  277 
(n.),  311  (n.  3),  373,  374.  V, 
Kaerleon  du  Nord 

Chichester.  Il,  276  (n.  1). 

Chirk  (Black  book  ofi,  I,  :0 
(n.  2),  21,  22,  et  notes  I,  II 
passim. 

Chirk  (ville  de\  1,  349  (n.  2i. 

Chrétien  de  Troyes,  I,  4,  38 
(n.  1),  44  (n.  2),  4ô  (n.  2),  47 
(et  n.  Il,  48  m.  1|,  49,  50  (no- 
tes), 51-57  passim  (et  notes), 
67,  68  (n.  1  ,  10-15  passim  (et 
notes),  168  m.  1)  ;  II,  2  (n.  3), 
5  (n.  2),  11  m.  1  et  2  ,  13 
(n.  1),  19  (n.  1).  22  (n.  1),  23 
(n.),  33  m.  2  ,  48  (n.  1),  50-58 
(notes)  passim.  60  (n.  2),  64 
(n.  3),  65-69  (notes)  passim, 
73-82  (notes)  passim,  104-119 
(notes)  p.i.ssi7n,  128  (n.  1),  155 
(n.  Il,  163  m.  1',  176  (n.  1), 
177-135  (notes)  passim. 


Cillart    de    Kerampoul,   I,    196 

(n.  2). 
Clarc  (comte  dc),  I,  59. 
Clare  (Gilbert  dei,  I,  29,  59. 
Clare.  V.  Richard  de  CI. 
Cléden  (Finistère),  II,  331  (n.  1). 
Cligcs,  l,  68  (n.  1). 
Clovellv,  1.  145  (n.  4). 
Clyde  (ia),  I.  133  (n.  1),254  in.l) 

II,  299  (n,  1).  V.  Clut. 
Colchester.    I,    224    (n.    2);  II, 

276  (n.  1).  V.  Coel. 
Connor,  I,  332  (n.  1). 
Constance,  p.  de  Constantin,  I, 

211  (n.   1),  212  (n.),  224  (n.  2). 
Constantin-le-Grand,I,211(n.l); 

212  tn.),  224  (n.  2),  249  (n.)  ; 
II,  231  (n.  3),  235  (n.),  371.  373. 

Constantin-le-Petit.  V.  Custen- 

nin  Vychan. 
Constantinople,    l,    335  (n.  4)  ; 

II,  231  (n.  3).  V.  Deffrobani. 
ConAvay,  I,  1S3  (n.  2i,  239  (n.); 

11,151  (n.l\  380.  V.Conguoy. 
Cormac    (Glossaire  de),  I,   310 

(n.l). 
Cornouailles.  V.  Cornwall. 
Cornwall,    I.  45.  53.   57,    60,  62 

(n.),    68,  69,    145   (n.    3),    254 

(notes)  ;  II,    168    (n.    1|,    350 

(n.  2). 
Cour  de  Champagne,  I,  67. 
Crickhowell    V.  Hundred  de  C. 
Cross  (Tom  Peete),  I,  63. 
Cubert,  II,  327  (n.  3). 
Cumberland.    I,  133    (n.  1),  254 

(n.  1). 
Cynddelw    (poète),    I,    30,     114 

(n.   2),   146    (n.).  223  (n.»,    311 

(n.).  327  m.  3i,  349  (n.  1),  350 

(n.  2),  370   (n.  1)  ;   II,  3   (n*), 

232.(n.  4). 


D 


Dacic  (la  .   II.  278  (n.  3>. 

Dafvdd  ab  Guilym,  I,  82  (n.), 
102  (n,  1>,  114  (n.  2),  119in.l), 
169  (n.  2),  173  (n.l',  2(8(n.2), 
224  (n.  2),  248  (n.  3),  257  (n.), 
262  (n.  '■),  265  (n.),  269  (n.  2), 
274  (n.  2),  276  (n.  3),  283(n.3), 
284  (n.  4),  289  m.  1),  314  (n.l), 
323  (n.  1\,  374  (n.)  ;  II,  2  (n.l), 
48  (n.),  77   (n.  1),   121    (n.    2), 


448 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


t87  (n.    crit.),   221    (n.    crit.), 
230  (n.  1),  286(n.l).V.  Dyddgu, 
Danemark,  li.  298  (n.  3). 
Daniel,  II,  324  (n.  1), 
Danois  (les),  1,    362  (n.)  :  II,  248 

m.  2i.   V.  Nation  Noire. 
David's    (évêché     de    St  ,   I,    82 

(n,),  178  (n.  3).  V.  St  David. 
Davics,  I,  102  (n.  IV,  305  n.  1), 
418,  423,  429  (n.  crit.)  ;  H,  188 
(H.  crit  ),  194  (n.  crit.),  202 
n.crit.i,  212  (n.  crit.),228(n.2). 
Davydd    ab  Edmwnt  (poète),  I, 

306  (n.  2). 
Davydd  Benvras,  I,    129  (n.  3i. 
Davydd  Ddu  o  Hiraddug,  I,  394 

et'420  (n.  crit.). 
Davydd  y  Goet,  I,  117  (n.  4). 
Davyd's    Head   (St).    V.   Porth- 

mawr. 
Dee  (la),  I,  174  (n.  1),  349  (n.2). 
Degsastane,  II,    248   (n.   2),   251 

(n.  2i. 
Denain.  V.  Wauchier  de  D. 
Denbighshire,   I,  174  (n.    1),  183 

(n.  2i.  V,  Llan  Ddoged. 
Deorham    (bataille   de),    II,  262 

(n.). 
Der-went  Wood,  II,  256  (n.  1). 
Devon,  I,  53    (n.  2i,    68,  69,  145 

(n.  4),  253  (n.  3). 
Dewstow,  I,  224  >nJ. 
Didot,  1,  272  (n.  1),  273  (n.  1). 
Dinan,  1,  196  (n.  2i. 
Dindorf,  I,  273  (n.  2). 
Dinneen.  I,  394  (n.  crit.)  ;  II,  201 

(n.  cril.t. 
Dion  Gassius,  I,  135  (n.  1). 
Donatus,  II,  244  (n.  3). 
Dorchester,  II,  277  (n.). 
Dreyer,  I,  50. 
Ducange,  II,  192. 
Dumbarton,    I,  339  (n.)  ;  II,  276 

(n.  1),  299  (n.  1),  380  m.  3), 
Dun  Ghailden,  II,  297  (n.  1). 
Dunkeld,  il,  297  (n.  1). 
Durham,  II,  277  (n.). 
Dyddgu,  II,  77  (n.  1). 


E 


Ecosse.  V.  Alban,  et  Prydyn. 
Ecossais  (Icsi,    I,  140   (n.  1).    V. 

Gwyddyl. 
Edens  (R.),  I,  50. 


Edgar  (le  roi),  1,  174  (n.  2)  ;  II, 

311  (n.  3),  351  (n.). 
Edimbourg,  I.  284  (n.  1). 
Edouard,  I,    31,    200   (n.    1),   350 

(n.  3).  361  (n.). 
Edwards  (J.-M.),  I,  10  (et  n.   1)  ; 

II,  208  (n.  crit.). 

Egerton    Phillimore,    I,    76,    83 

(H.  1),  105  m.  1),  145  (n.  4),  169 

(n.    2),    174    (n.  2  ,    175  (n.  1), 

224   (n.),    244    (n.    1  et    2),  254 

(n.),  288  (n.  1),.  342  (n     3).  350 

(n.  2)  ;  II,    224,  225  (et   n.  1), 

2.U  (n.  1),  236  (n.   1),  250(n.l), 

271  (n.  5|,  305  (n.   5),  320   (n.), 

326  (n.  i),    346  (n.  4),   370,  380 

(n.  1). 

Eghvys  Fach,  II,  251  (n.  3). 

Einiawn  Wann  (  poète),!,  83  (n.  1). 

Eleutherius  (pape),  II,  309  (n.l). 

Ellanglaze,    II,    327    (n.   3),   376 

(n.  5). 
Elliot  (  A.  Marshall  ).  V .  Marshall. 
Ellis,  II,  20  (n.  1). 
Enide.  V.  Erec  et  E. 
Enni.    en   Radnorshire,    I,    182 

(n.'3). 
Episford,  II,  343  (n.  1). 
Erec  et  Enide,  I,  46,  49,  50  (n.), 
51,  54,  56.  57,   64,    67  ;  II,  126 
(n.  1',  128  (n.    1),    155  (n.  Il, 
161  (n.  1),  163  (n.  1),  176  (n.l', 
177  et    178    (notes)    181    (n.), 
185  (n.  1). 
Eschenbach.V.  Wolfram  von  E. 
Espagne,  H,  235  (n.). 
Essex. II,  234  n.  1).  V.  Wissei. 
Eudes,  il,  1,  67. 
Europe,  V.  Egrop. 
Eutrope,  I,  224  (n.  2). 
Evarzec.  V.  St  E. 
Evans    V.  Rliys-Evans. 
Evans.  V.  Gwenogrvyn  E.  Sil- 
van E,  VVade  E. 
Evariste  (pape),  II,  309  (n.  1). 
Eveivre  (Velvrevi,  I,  83  (n,  1.) 
Evrain,  II,  180  m.  1). 
Ewyas  Harold,  I,  342  (n.  3).  V. 

Euyas. 
Excester  (Exeter),  I,  69. 


Faustus,  I,  234  (n.  4). 
Fergant,    duc  de    Bretagne,   1, 
29,  209  (n.  1). 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


449 


Fishguard,  II,  348  (n.  4). 
Fitzhamon.  V.  Uobert  F. 
Fitz  Richard.  V.  Gilbert  F.  U, 
Flamands  (les),  II,  298  (n.;, 
Fletcher,  I,  63  (et  n.  5). 
Flintshire,  I,   174   (et  n.  1).  V. 

Cilgwri,  eu  F. 
Foersler.  I,  46  (n.  2),  47  (n.  3», 

51  ;  H,  U  (n.  2),  13  (ii.  1>,  22 

(n.  1),  155  (n.  1). 
Fortunées  (lesîles).  11,301  (n.  2). 
Fouilloux    (.Facques  du),  I,    159 

(n.  l),  324  (n.  2). 
Français  à  laGourd'Arthur(les), 

I.  35. 
Furncss,  II,  279  (n.  4). 


Gael  (Goidcl.  Goidheal;,  I  141, 

(n.  1).  V.  Gwyddel. 
Gael  (seigneur  de),  II,  11  (n.  1). 
Gaels  (les),  I,  40,  41  (n.),  120 
(n.  3),  144  (n.  2),  176  (n.  3), 
301  (n.),  317  (n.  2);  II,  2  (n.), 
241  (n.  1),  294(n.6),  300  (n.  i). 

Gaidoz,  I,  51,  188  (n.  1),  428 
(n.crit.);  II,  192  (n.  crit.),  207 
(n.  crit.),  208  (n.  crit.). 

Galatie,  U,  231  (n.  2). 

Gallois  (les),  I,  284  ^n.  1),  312 
(n.  1),  317  (n.  2)  ;  II,  6  (n.  2;, 
33  (n.  3),  50  (n.  2),  61  (n.  2). 

Galls  (les),  I,  141  (n.). 

Gaufrei  de  Monmouth,  I,  29-43 
(et  notes),  passim,  63  (n.  7), 
69  (n.  1),  73,  78,  120-122 
(notes)  pnssim,  147  (n.),  211 
(n.  1).  212  (n.),  224  (n.  2),  229 
(n.),  231-239  (notes)  passim, 
243  (n.  2),  245  (n.),  253-260 
(notes)  pnssim, '269  (n.  21,272 
(n.  2),  282  (n,  4),  328  (n.  2)  ; 
II,  2  (n.),  91  (n.  2),  225,  229 
(n.  4),  235  (nj,  240  (n.). 

Gaule  (la),  II,  231  m.  4). 

Gaulois  (les),  I,  312  (n.  1)  ;  II, 
233  (n.). 

Gauvain,  I.  47,  63  (n.  4),  74,283 
(n.  1)  ;  II,  49  (n.  1),  109(n.  2). 

Genièvre,  1,  259  (n.  3). 

Geoffroy  Plantagenet,  I,  67. 

Gérard  de  Windsor,  I,  59. 

Gerbert,  I,  47. 


Germain   (évcque),  I,  249  (n.). 

V.  Saint-Germain. 
Germains  (lesi,  I,  148  (n.  1),  249 

(n.),  351  (n.  1). 
Germanie  II,  240  (n.  5). 
Gilbert  de   Clare,  I,  375  (n.  1). 
Gilbert  Fitz  Richard,  I,  29,  375 

(n.  1). 
Gildas,  I,  212  (n.),   239  (n.),  244 

(n.  2),  359  (n.  1),  377  (n.)  ;  II, 

241  (n.),  373. 
Giraldus  Cambrensis,  I,  30,  72- 

1 A  passim,  82  (n.  1),124  (n.2), 

239  (n.)  ;  II,  13  (n.  1),  367  et 

suiv. 
Glamorgan   et  Glamorganshire, 

I,  25,  46  (n.  1),  68,  71,79,  174 

(n.  2),  175  (n.  1),  303  (n.)  j  II, 

362.  V.  Morgamvg. 
Glasgow,  I,  354  (n.  1)  ;  II,  279, 

319. 
Glastonburv,  I,  314  (n.)  ;  11,237 

(n.  2),  277  m.). 
Glennie.  V.  Stuart  G. 
Gloucester  et   Gloucestershire, 

I,  108    (n.  Il,   314    (n.  1)  ;  II, 

123  (n.  2),  276  (n.   1),  364.  V. 

Kaer  Loyw. 
Godefroy,  1,  56. 
Godlandie,II,  278  (n.  31. 
Gododin,  I,  97  (n.  2),  142  (n.  1), 

251  (n.  21,306  (n.  1),  372  (n.3), 

374(11.  3);  11,3  (n.),  257  (n.  3). 
Golther  (W.\  1,  49  (et  n.  5),  51, 

63. 
Gonfler  de  la  Tour,  I,  51,  52. 
Goossens.  I,  48  (et  n.  1). 
Gorchan  Kynvelyn,  I;  33. 
Gorchan  Maeldcrw,    I,    22,   332 

(n.  1)  ;  II,  3  (n.). 
Gorchan  Tutvwlch,  II,  3  (n.). 
GoronAvy  Gyriawg (poète),  I,  97 

(n.  Il' 
Graal   (le   conte    du).  I,   46,  47 

(n.),  48,  49  (n.  4,   5  et  6),  51, 

62  (n.    5',    63  (n.  2  et  6)  ;   II, 

47  (n.  1),  64  (n.   1),  66  (n.  1), 

285,   286.  288  tn.  1),  383. 
Gracient,  I,  62  (n.  7). 
Grantchester,  II,  277  (n.). 
Gratien.  I,  211  (n.    1). 
Gresholm,    I,     145    (n.    2),    148 

(n.  1). 
Grey  Hill,  II,  271  (n.  5). 

29 


450 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


Gringalet,  II,  228  (n.  6.  V. 
Keincaled. 

GiOber,  I.  56. 

Groneâlh,  II,  320  (n.  2). 

GrulTucld  vGrulTydd)  ah  Cyiiaii, 
I,  41,  50,  120  "(n.),  332  (n.  2), 
424  (n.crit.);  II,  194  (n.crit.). 

GrulTudd  ab  Marcdudd,  II,  2 
(n.  2). 

Gruiîvdd  ab  Adda,  II,  5  (n.  2). 

Gruifydd  ab  Arthur  (Brut),  1,  8 
(n.  3),  20  (n.  3),  28,  29. 

Grull'ydd  Gryg,  I,  102  (n.  1). 

GrulTvdd  ab  Rhys.  1,  59. 

Grygl  V ,  Gruffydd  G., et  Rhys  G, 

Guest  (lady  Charlotte),  I,  5,  6, 
7,  8  (n.  3'),  9,  10,47.  85  m.  2), 
92  (n.  1),  119  (n.  1),  121  (n.), 
128  (n.),  144  (n,  2),  145  m.  lj, 
176  (n.),  180  (n.),  183  (n.  3), 
185  (n.  H),  186  (n.  2),  191  (n.  1), 
200  (n..2),  239  (n.),  247  (11.  1), 
248  (n.  4),  266-268  (notes) pas- 
sim, 273  (n.  1),  281  (n.  S»,  282 
(n.),  290  (n.),  305-317  (notes) 
passim,  324  (n.  3),  335  (n.  2), 
338  (n.  5),  341  m.).  348-361 
(notes)  pa.sstm;  379-429  (notes 
critiques)  passim  ;  II,  3-7  (no- 
tes) passim,  11  (n.  1),  20  et  21 
(notes).  33  (n.  1),  45  (n.  1).  51 
(n.  1),  55  (n.  1),  63  (n.  1,  115 
(n.),  124  (n.  2),  187-222  (n. 
crit.)  passim. 

Guillaume  III,  I,  75. 

Guillaume  le  Breton,  II,  11 
(n.  1). 

Guillaume  le  Conquérant,  I,  69. 

Guilsfield.  I,  352  m.  1). 

Guy.  V.  Warwick. 

Gwalter  Mechain,  I,  352  (n.  2). 
V.  Walter  Davies. 

Gwenogrvyn  Evans,  I,  3,  4,  11 
(et  n.  2  ,  16,  17  (n.),  18,  23, 
35  (n.).  73  (n.  2),  78  ;  II,  227 
(n.  1),  351  In.  1). 

Gwillym  Ddu  (poète),  I,  283 
'n.  1). 

Gwilym.  V.  Dafydd  ab  G. 

H 

Haethfelth,  II,  374  (n.  5). 

Haf^en,  I,  50. 

Haliston  Trevan,   I,  349  (n.  6  . 


Halliwel    (J.  O.),   I,   49  (n.  1     ; 

II,  49  (n.  It,  53  (n.  1). 
Ilalston,  I,  349  (n.  61. 
Ham  (le  roman  de,  I,  52. 
Harleian    (ms.),    I,   244    (n.  2), 
263  m.  1)  ;   II,  225,  229  (n.  4\ 
370. 
Hartland,  I,  66  (n.  1). 
Hartmann  von  Auc,  I,  45    n.), 

47,  50  ;  II,  23  (n.). 
Harvard,  I,  62. 

Hatiield,  II,  239  (n.  2),  249  (n.  2). 
Haven.  V.  Milford  H. 
Hazlitt.  V.  Garew  H. 
Hébrides   les).  II,  232  (n.  4). 
Heep:er,  î,  244  ui.  2-,  310  (n.  1). 
Hefenfelth.  II.  239  (n;  2). 
Heledd    Ddu     Northwich),    II, 

232  (n.  4>. 
Heledd    Wen    (Nantwich),     II, 

232  (n.  4). 
Hélène,  mère  de  Constantin,  1, 

211  (n.   1),  224  (n.  2). 
Hengist,  II,  234  (n.  1),  237  (n. 2). 
Hengwrt     ms.    de,    I,    16,    20 
(n.  3),  76  ;  II,    151   'n.  V,  216 
et  suiv.  (n.  crit.),  224,  etc. 
Henri  I.  I.  254  (n.\  347  (n.  1). 
Henri  II,  I.  59  ;  II;  292  In.  4). 
Henri  VII.  I.  236  (n.  1),  361  (n.|. 
Henri  VIII,  II,  324  (n.  3). 
Henri,  comte  de  Champagne,  II, 

52  (n.). 
Henri    de    Huntindon,     I,    224 

(n.  2);  II,  276  (n.  1). 
Héraclée.    V.   Marcianus  d'Hé- 

l'aclée. 
Heraclius.  I,  249  (n.). 
Hercule.  V.  Ercsvlf. 
Hereford    et    Herefordshire,   I, 
108  (n.  1)  174  (n.  2),  342  (n.  3  ; 
II,  377.  V.  Henffordd. 
Hergest(Livre  Rouge  de),  1,15, 

16  (et  n.  21. 
Hergest  Court,  I,  16. 
Hersart   de  la  Villemarqué.  V, 

Villcmarqué. 
Hevenfelth.  II,  374  (n.  6). 
Hibernie  II,  321   (n.  1). 
Hiraddug.  V.  Dafydd  Ddu  o  II. 
Holland,  I,  52. 
Honorius,  II,  235  (n.). 
Horst,  II,   234  (n.  1). 
Hiibner,  I,  223  (n.  3),  272  (n.  1), 
314(n.  Il;  II,  239  (n.  2). 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


431 


Hucher  I,  47  (n.), 

Ilumbcr  (I'),   I.    153  (n.    1),   233 

Ui.  1);   If,  ^9S,  320. 
Hundred  de  Crickhowcl,  I,  342 

(n.  2). 
Huntindoii.  V.  Ilcnii  de  II. 
liuon  de  Méry,  II,   Il  (n.  1). 


Ifor  Williams,  I,  35  (n.). 

Innocent  III,  II,  319  (n.  1). 

lolo  Goch,  I,  273  (n.  1). 

lorwerth  Beli  (poète),  I,  137 
(n.    1). 

Irlande  et  Irlandais,  I,  35,  57 
(n.  Ij,  121  (n.),  140  (n.  1), 
215  (n.  2),  234  (n.  1),  245  (n.), 
250  (n.  2),  252  (n.  1),  261 
(n.  2),  270(n.),  297  (n.  1),  301 
(n.).  317  (n.  2),  368  ;  II,  240 
(n.),  263  (n.  >,  278  (n.  3).  V. 
Iwerddon,  G^^■yddyl,  Urnach. 

Iseult  (Iseut'),  I,  62,  63  f notes), 
passim,  .361  (n.  1).  V.  Essyllt, 
et  Trystan. 

Islande   II,    278     n.   3). 

Italie  (1'),  II,  231  (n.  4), 

Justus  Lhvyd  (yr),  I,  119  (n.  l). 

luthael  de  Totenes,  I,  69. 

Ivain,  I,  48  (n.  1,  2,  3),  52  ;  II, 
38  (n.  1),  49  (n.  1).  V.  Owein. 

Ivyas,  I,   342  (n.  3).    V.  Euyas. 


Jean  (le  roi).  I,  59. 

•lean    de    Tinemouth.     II,    279 

(n.  4),  281  (n.  2). 
Jeanne,  scuur  du  roi  Jean,  I,  59. 
Jérusalem,  II,  231  (n.  3).  331. 
Jessie  L.  \\'eston.  V.  Weston. 
Jeuan  Brechva,  I,  77  ;    II,  224, 

294,  325. 
Jeuan    Lhvyd  ab   Gwilym,    II, 

282  (n.   1). 
Johannes,   fils  de  Sulgen,  I,  24 

(n.  1). 
John  de  Breos,  I,  59. 
Joinville  (Mémoires  de),  II,  52 

(n.). 
Jolo  Morganwg,  I,  14,  78  (n.l). 
Jonckbloet,  I,  49  (n.  2)  ;  II,  22 

(n.  1). 


Jones  (John),  I,  9,  267  (n.  1), 
270  (n.)  ;  II,  121  (n.  1). 

Jornandes,  II,  235  (n.). 

Joscclin,  II,  279  (n.  4). 

Joyce,  I,  150  (n.  1). 

Jubainville  (d'Arbois  de).  V. 
Arbois  de  J, 

Juvencus  (poème  à),  I,  27  (n.2). 

K 

Kerampoul.  V.  Cillart  de  K. 

Kern  (Henri»,  I,  139  (n.  1). 

Killair,  en  Meath,  II,  321  (n.  1). 

Killaraus,  II,  321  (n.  4). 

Kittredge,  I,  .62,  63  (n.  1). 

Knighton,  en  Radnorshire,  I, 
16. 

Kôlbing,  I,  47  (n.  5),  49  (n.  3). 

Kuno  Meyer,  I,  41  (n.),  254 
(n.  2),  261  (n.  8),  270  (n.  2), 
277  (n.  3)  ;   II,    204    (n.  crit.). 

Kyle  (le  pays  de),  H,  350  (n.l). 

Kynddehv.  V.  Gynddelw. 


Labbe,  II,  372  (n.  2). 

Lac  (le  roi),  II,  185  m.  1). 

Lachmann,  I,  45  (n.). 

Lakes.  V.  Nantlle  L. 

Lancastre,  H,  277  (n.). 

Lancelot,  I.  49  (n.  2>,  63  (n.  4), 

219  (n.  i),  260  (n.);  II,  22(n.). 
Landévennec  (cartulaire  de),  I. 

82  (n.>. 
Land's  End,  en  Cornwall,  I,  254 

(n.). 
Langolen     (Finistère),     I,    314 

(n.  1). 
Lanildut  (Finistère),  II,  289  m.). 
Lanion,  près  Pembroke,  II,  272 

(n.  1). 
Lannédern    (Finistère),    I,     262 

(n.  3). 
Lantwit  Major,  II,  289  (n.),  314 

(n.  3). 
Lanval,  I,  62  (n.  7),  63  (n.4). 
Laval  (Ordonnances   du   comte 

de),  II,  11  (n.  1). 
Leabhar  Gabala  (Livre  des  Con- 
quêtes), I,  307  (n.  1). 
Lecoy   de    la    Marche.     I,    246 

(n.  1). 
Leeds,  II,  299  (n.  1). 


452 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES    MODERNES 


Leicester,  II,  276  (n.  1). 

Leinster  (anc.  division  de  l'Ir- 
lande», I,  150  (n.  1),  1T6  (n.  1'. 
V.  Don  Dess,  Sescenn  Uair- 
bheoil. 

Léon  (papei,  II,  372. 

LhAvydiE.),  I,  269  (n.  1),  338, 
423  et  426  (n.  crit.). 

Lichfield,  I,  25  :  II.  277  (n.). 

Limors  (Limours',  II,  176  (n.  T. 
V.  Oringles  de  L  . 

Lincoln,  II,  241  (n.),  277  (n.i. 
379  (n.). 

Littré,  I,  250  (n.   1). 

Llamblethiau,  I,  16.  V.  Thomas 
Wilkins. 

Llandav.  I,  15  (n.  2),  73,  119 
m.  2>,  176  (n.  3),  178  In.  3). 
V.  Bledri,  Gwrhir,  Lleirwg 
ab  Coel.  Maelgyn  Hir. 

Llandav  (Livre  de),  I,  20,  24, 
25,  etc. 

Lhvyd.  V.  lustus  Ll..  et  Mere- 
dith Ll. 

Llywelyn  Vardd,  I.  117  (n.  3!, 
231  (n.  il. 

Loch  Lomond.  II,  297  (n.  1). 

Londres,  I,  120  (n.)  ;  II,  276 
(n.  1),  318  m.  3). 

Londres  (Tour  de),  I,  145  (n.l), 
V.  Lundein. 

LongtoAvn,  I.  133  (n.  1),  342 
(n.  3). 

Lot  (Ferd.),  I,  56  (n.  2),  62  (et 
n.  2),  311  m.). 

Loth  (J.),  I,  20  (n.  1),  21  (n.  1), 
24  (n.  2),  31  (n.  1),  37  (n.  2i, 
39  (n.  1),  41  (n.),  49  (n.  S),  55 
(n.  l),  60,  61  (n.  1  et  2),  6< 
(n.  7),  67  (n.  1).  68  (n.  ).  69 
(n.  2  et  3),  76  (n.  1),  S2(n.  1), 
83  'n.  3),  123  (n.  1),  13l(n.l), 
133  (n.  1),  137  (n.  2),  208  (n.l), 
210  (n.),  212  (n.),  215  (n.  2i, 
247  (n.  31,  249  (n.),  254  (n.  1), 
264  (n.  3),  285  (n.  1),  306  (n.l. 
333  (n.  2),  347  (n.  1),  351 
(n.  1>,  374  (n.).  387,  400  et  426 
(n.  crit.)  ;  JI,  2  (ù.  3),  3  (n.). 
34  (n.  1).  50  (n.  1),  174  (n.  1 1, 
208  (n.  crit.),  260  (n.  2),  272 
(n.  6),  282  (n.  1),  287  (n.  2), 
289  (n.),  327  (n.  2).  346  (n.), 
375  (n.  b),   383. 

Loth    (Lot),    I,    288    (n.    V.  V. 


Lloch.  et  Llwch  La^vynnya^vc 
Lotivv,  II,  281  (n.  1). 
Loughor,   I,  340  (n.  2).  V.  Lly- 

chAvr  (Dyffrynn). 
Lucius   (le  roi),  II,    309  (n.  1), 

318  (n.  3). 
Lucy    Allen    Paton.    V.    Allen 

Paton. 
Ludchurch.    I,     169    (n.   2).    V. 

Eglwys  Lwyd. 
Lupus.  II.  318  (n.  3). 
Lyon,  I,  211  (n.  1). 

M 

Mabillon,  I,  82  (n.). 
Mabonagrain  (le  chevalier),  II, 

185  (n.  1). 
Mabuia,  I,  66. 
Madawc    Dwvgraig  (poète),    I, 

27,  274  (n.  4).' 
Magnentius.    I.    211  (n.  1)  :  il, 

231  (n.  4). 
Man   (île  de),  I,    140   (n.  1),  151 

(n.  1),  223  (n.  1),  372.  V.  Ma- 

naw  et  Eubonia, 
Manecier,  I,  47. 
Mangolcrian  (près  de  Vannes), 

I.  239  (n.). 

Manley.  V.  Roger  de  M. 

Manorbeer.  V.  Maenor  Byr, 

Marc  de  Cornouailles  (le  roi). 
V.  March  ab  IMeirchawn. 

Marcianus  d'Héraclée,  I,  273 
(n.  5)  ;  II,  295  (n.  2). 

Margaret,  fille  de  Llewelyn  ab 
lorwerth,  1,  59. 

Marie  de  France,  I,  134  (n.  1), 

Marshall  Elliot  (A.),  I,  54  (n.  1). 

Martin  (E.),  I,  48  (n.  7). 

Matliilda,  fille  de  William  de 
Breos.   1.  59. 

Maude,  fille  de  Roger  de  Man- 
ley. I,  .347  (n.  1). 

xMaxentius,I,  211  (n,  1);  II,  231 

m.  4). 

Maxime,  I,  211  (n.  1),   225  (n.)  ; 

II,  231  (n.  4). 
Maximianus,  I.  211  (n.  1). 
Meigen.  V.  Rhys  M. 
Melverley,  I,  349(n.4).  V.  Rhyd 

y  Vorle. 
Menai    (lai,    I,    132   (n.    1).    V. 

Aber  Menei, 
Menei  (détroit  de),  I,  310  (n.). 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES    MODERNES 


453 


Menevie  (évêché  de),  I,  82  (n.). 
Menteith,  II,  297  (n.  1). 
Mercie(Pendade),  1,361  (n.);  II, 

239  (II.  2),  247  (n.). 
Meredith  Lhvyd,   I,  266  (n.). 
Merioneth  et  Merionethshire,  I, 

16,   114  (n.  2),  121  (n.  2),  174 

(n.  1),  186  (n.),  270  (n.),  349 

(n.  7),  420  (n.    crit.)  ;  II,  34« 

(n.    1).     V.    Meirionydd     et 

To^vyn. 
Merlin',  I,  62   (n,),  237   (n.),  239 

(n.)  ;  II,  321  (n.  1).  V.  Merd- 

din,  Myrddin. 
Merlinus.  V.  Ambrosius  M. 
Mersey  (la),  I,   272   (r.  1)  ;    II, 

299  in.  1). 
Méry.  V.  Huon  de  M. 
Mevenydd,    I,    182    (n,    3).    V. 

Elenit. 
Meyer.  V.  Kuno  M. 
Meyer  iPaul),  I,  52. 
Middlesex,  H,  234  (n.  1). 
Milford  Haven,  I,  328  (n.  1).  V. 

Aber  Deu  Gleddyv. 
Milun  (le  lai  de),  1,  134  (n.  1). 
Monj^omery  (comté  de),  I,  183 

(n.),    270  (n.),  329  (n.  1),    352 

(n.  Il,  360  (n.  2). 
Mont  St-Michel  de  Cornwall,  I, 

253  (n.  2).  V.  Din  Sol 
Monmouth  et  Monmouthshire, 

I,  108  (n.  1),  224  (n.). 
Mor  Havren,  I,  343  (n.  3), 
Morgan  (Th.),  I,  347  m.  1). 
Mor^anAvij;.  V.  Jolo  M. 
Morice  (Dom),  II,  287  (n.  1). 
Millier,  I,  272  (n.  1). 
Muret,  I,  62  (et  n.  4). 

N 


Naas,  II,  321  (n.  1). 

Nanhyfer(Nevern  ,11,  380(n 

Nantes,  I,  54,  57,  67,  68  ; 
185  in.  1). 

NantUe  Lakes.  I,  175  (n.  3). 

Nantwich,  II,  232  (n.  4). 

Natalis  de  Wailly,  II,  52  (n. 

Neath.  I,  105  (n.  1). 

Nennins,  I,  15  (n.  2),  25,  33, 
(n.  7),  120  (n.),  134  (n.  2), 
(n.  2),  211  (n.  1),  212  (n.), 
(n.  1),  223  (n.  1),  228  (n.), 


1). 
II. 


63 
144 
220 
233 


(n.  1),  236  (n.  1),  239  (n.),  244 

(n.  2),    273   (n,  2),   281  (n.  2), 

310  (n.  1),  311  (n.),  343(n.  2); 

II,  1   (n.    1),    102   (n.   2i,   231 

(n.  4),   234  (n.    1),   240  (n.  5), 

257  (n.  4),  371  (n.  3). 
Neumarch.   V.    Bernard  de  N. 
Nevern  (la),    I,    338  (n.   3);   II, 

380  (n.  1).  V.  Nyver. 
Newell,  I,  63  (et  n.  2). 
Newport,  II,  319  (n.  3). 
Newquay,  II,  327  (n.  3). 
Niebclungen,  I,  44  (n.  2i,  45(n.); 

II,  23    n.). 
Xilze,  I,  48   (et  n.  5),  49  (n.  8), 

54  (n.  1),  56,  61  (n.    1). 
Normands  (les),  I,  35,  209(n.1). 
Northumbrie,  II.  239  (n.  2).  V. 

Aedwin  de  N. 
Northwich.  II,  232  (n.  4). 
Norvégiens  (les).  V.  Finngal. 
Nutt  (Alfred),  I,  6  (et  n.  2),  40, 

44.  45,  49  (et  n.    4),  57  (n.  1), 

58,  61  (n.   1),  62  (et  n.    5  ,  70, 

71  (n.  1)  ;  II,  383. 


O'Connor,  II,  231  (n.  4>,  2i8 
(n.  2). 

Octavius  (Eudav  ?),  I,  222  (n.2i. 

Octavius,  duc  des  Wissei,  I,  212 
(n.). 

O'Gurry,  I,  115  (n.  2),  121  (n  ), 
150  (n.  1),  151  (n,  1),  176in.1(, 
215  (n.  2),  217  (n.  1),252(n.  2), 
259  (n.),  262  (n.),  274  (n.  2), 
275  (n.  3),  281  (n.  1)  ;  282 
(n.  2),  287  (n.  2),  297  (n.  1), 
301  (n.),  321  (n.)  :  II,  4  (n.  1). 

Orcades  (les),  I,  223  (n.)  ;  II, 
232  (u.  2),  278  (n.  3). 

Oringles  de  Limors  (le  comte), 
II,  176  (n.  1). 

Orléans.  V.  Gloses  d'Orléans. 

Orose  (Paul),  I,  211  (n.  1;  ;  H, 
235  (n.). 

Osric,  II,  240  (n.),  248  (n.  2). 

Ostorius,  I.  120  (n). 

Oswald  de  Northumbrie,  II, 
239  (n.  21,  240  (n.). 

Oswestry.  I,  259  (n.  3\  349  (n.l), 
350  (n."'2t  ;   II,  357  (n.  2.) 

Oswiu  de  Northumbrie.  II,  240 
(n.). 


454 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


Othrner,  I,  50  (et  n,  4). 

Ovide,  I,  245  \n.). 

Owen.  V.  Aneurin  O. 

Owen    Pughe,    I,   8  (n.    3),  251 

(n.  2).   264    (n.  1),    282  (n.  7), 

394,  398,  423  et  427  (n.  crit.)  ; 

II,  200  (n.  crit.), 209  (n.  crit.), 

262  (n.  3). 
Oxford,  I,  16,  154  (n.  1).  V.  Ry- 

tychen. 
Oxford  Bruts,  I,  254  (n.). 
Oxnaford,  I,  154  (n.  1|. 


Palaye.  V.  Sainte  Palaye. 
Paris  (Gaston»,  I,  47  m.  1),  51 
(n.  2  ,  53  (n.  1»,  62  (n.  1),  68 
(n.  1  ,  73  (n.  1),  148  (n.  li,245 
(n.  1),  288  (n.  1),  374  (n.)  :  II, 
22  (n.  l!,  53  (n.  1),  285  {n.  2'. 
Paris  (Paulin),  I,  94  (n.),  116 
(n.),  133  (n.  1),  215  (n.  1  ,  217 
(n.),  219  (n.  1),  222  (n.  1),  245 
(n.).  253  (n.  1),  298  (n.  1),  360 
(n.  1)  ;  II.  4  (n.  1|.  18  (n.  1), 
30  (n.  1),  110  (n.  1).  12î(n.  1). 
191  (n.  crit.),  214  (n.  crit.). 

Paton  (miss  Lucy  Allen),  I,  63; 
II,  34  (n.  1). 

Paul  Aurélicn.  I,  82  (n.). 

PauUnus,  II.  240  (n.). 

Peanda,  If.  240  (n.). 

Pearson,  II,  276  (n.    1). 

Pelasfie.  Il,  312  (n.  2). 

Pembroke  et  Pembrokeshire,!, 
45,  68,  82  (n.i,  83  (n.  1 1,  105 
(n.  1),  145  (n.  2),  169  (n.  2), 
224  (n  ),  335  (n.  2),  337  ^n.  3), 
375  (n.  1)  ;  II,  380  (n.  1».  V. 
Penvro,  Moy^rove,  Gres- 
holm,  Porthmawr.Port  Kt-rd- 
din. 

Pembroke  (Gilbert,  comte  de», 
I,  29. 

Penaly,  II,  282  (n.  1). 

Pencaer,  en  Pembrokeshire,  I, 
244  (n.  1). 

Penda.  V.  Mercie  P. 

Pcniarth  (Bibliothèque  et  mss. 
de),  I,  12,  16  (et  n.  3i,  18,  19, 
20  (n.  31.  21-31  passim,  etc. 

Pennant,  I,  328  (n.  1). 

Pennars  (Finistère),  I,  184  (n.  1). 


Penwith  (en  Cornwall),  I,    253 

(n.  2),  254  (n.). 
Penzance,  I,  254  (n.  1). 
Perlesvaus,    I,  ■  39    (n.    1),    46 
(n.  3),  56  (n.  1),  374  (n.  li;  II, 
116  (n.  1). 
Pétrie,  I,  134  (n.  2),  144  (n.  2), 
211  (n.  1),  281  (n.  2),  340  (n.), 
359  (n.  1),  362  (n.  l),372(n.l): 
II,   1  (n.   1),  2  (n.),  47   (n.   1). 
121     (n.     1),    250    (n.    2),    276 
(n.  1),  370.  371  (notes). 
Philipot  (E.),   I,  45   (n.),  48   (et 
n.  6),  50  (et  n.  7),  52  (et  n.  1); 
II,    13    (n.    1),    181    (n.),    182 
(n.  1),  183  (n.  I). 
Phillimore  (Egerton).   V.  Eger- 

ton  Ph. 
Phylip  Prydydd,  I.  358  (n.  2). 
Pietés    (les).'l.    211  (n.   1),  212 
(n.),  266  (n.  2),  273  (n.  2),  234 
(n.  1)  ;  II,  237.  V.  Cruithni  et 
Gw^ddyl  Ffichti. 
Pinkerton,  II,  279  (n.  4>. 
Piquet,    I,    50  (et    n.  8)  ;  II,   23 

(n.). 
Plantagenet.  V.  Geoffroy  PI. 
Pluquet,  II,  11  (n.   1). 
Poitiers.  I,  74,  75. 
Pool.  I,  352  (n.  1).  V.  Cyngrog. 
Porchester,  II,  277  (n.). 
Porthskewit,  II,  319  (n.  3). 
Portus  Ittius.  I,  223. 
Potvin,   II,  48    (n.  1),  52   (n.  2), 
58  (n.  31,  77    (n.    1',  78  (n.  1), 
82  (n.  1),  104  (n.  1),  108  m.  1), 
109  (n.  2),  114-119  (notes;/ja.s- 
sim. 
Powell,   I,   82    (n.).   129  (n.   3), 
178  (n.2),  183  in.  11.  328(n.  Il, 
380  et    425   (n.  crit.)  ;  II,    194 
(n.  crit.  I,  319  (n.  4),  355  (n.  2), 
358  in.  1). 
Preselly  Top,  I,  338  (n.  5). 
Presselly    (Preselwy),     I,     105 
(n,  1),  338   (n,    5)V.  Presse- 
leu. 
Presselly  Mountains,  1, 338  (n. 3). 
Priestholm,  II,  374  (n.  4  . 
Prosper  d' Aquitaine,!,  211  (n.  H; 

II.  235    n.). 
Prosper  Tvron.  I.  211  (n.  11. 
Prydydd.  V.  Phvlip  P. 
Prydydd    y  Much.  I,  145  (n.  1), 
373  (n.  1). 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES    :\[ODERNES 


455 


Plolemée,  I,  223  (n.  4),  272  n.  1), 
273  (n.  2),  339  (n.  2)  ;  II,  295 
(n.  2). 

Pughe.  V.  Owen  P. 

Pulford,  I,  34S  (n.  1),  349  (n.  3). 
V.  Porlordd. 


Quicherat,  I,  87  (n.  1),  216  (n.  2); 

II,  21  (n.  2). 
Qiiimerch,  II,  355  (n.  3). 
Quimpcr   (Gartulaire  de),    I,  81 

(n.  1)  144,  (n.  2);  II,  Î:.s7(n    1). 
Quimpcrlé    (cartulaire   de),    II, 

208   (n.  crit.),   287  (n.  1),    290 

(n.   1). 

R 

lladnorsilire,  I,  16,  182  (n.  3)  ; 
II,  236  (n.  1).  V.  Knighton. 

Raoul  de  Cambrai,  I,  .S8  (n.  1), 
252  (n.  2). 

Rathconrath,  II,  321  (n.  1). 

Ravennc  (Anonyme  de),  I,  272 
(n.  1). 

Redon  (cartulaire  de),  I,  109 
(n.  1),  114  (n.  2),  120  (n.),  127 
(n.  2),  269  (n.  1)  ;  II,  2  (n.), 
73  (n.),  236  (n.   1),  261  (n.   1), 

Rees,  I,  120  (n.),  247  (n.  1),  248 
(n.  4),  254  (n.  1),  353  (n  1)  ; 
II,  190  (n.  crit.),  244  (n.),  279 
(n.  4),  281  (n.  2).  290  (n.  1), 
324  (n.  1),  336  (n.  2),  348  (n. 4). 

Reynold  de  Bruce,  I.  59. 

Rhayader  Gwy,  I,  310  (n.). 

Rheidol  (la),  1,  329  (n.  1). 

Rhemory  (fleuve),  11,234  (n.  1). 

Rhiccert,  p.  de  Rhys,  I,  72. 

Rhiw,  I,  352  (n.  2). 

Rhos,  en  Pembrokeshire,  I,  283 
(n.  1). 

Rhuddlan  (Statuts  dc),I,  30,  200 
(n.  1),  201  (n.   1). 

Rhvs  ab  Rhiccert,  I,  72. 

Rhys  Brychau,  II,  3  (n.  1). 

Rhys-P:vans,  I,  20,  30  (n.  1),  81 
(n.  1),  174  (n.  2),  209  (n.  1)  , 
II,  226  (n.),  250  (n.  2). 

Rlivs  Goch  (poète),  I,  120  (n.  1). 

Rhys  Gryg,  I,  59. 

Rhys  (John),  I,  4,  13,  16,  41  (n.), 


61  (n.  1),  73  (n.  2),  78,  108 
(n.  2),  129  (n.),  145  (n.  1,  2  et 
4),  168  (n.),  174  (n.  1),  191 
(n.  1),  223  (n.),  245  (n-),  265 
(n.  3),  272  (n.  1),  273  (n.),  310 
(n.  1),  318  (n.),  339  (n.  1),  343 
(n.  2),  360  (n.  1)  ;  1,1,  93  (n.), 
192  (n.  crit.),  223,  233  (n.),  239 
(n.  2),  272  (n.  2  ,  285  (n.  2),  297 
(n.  1),  299  (n.  1),  32J  (n.  1). 

Rliys  Meigen,  I,  257  (n.). 

Riccmarch,  II,  281  (n.  2). 

Richard  I,  54. 

Richard  de  Clare,  I,  375  (n.  1). 

Richards,  I,  102  (n.  1),  134  (n.), 
264  (n.  1),  272  (n,  1),  420 
(n.  crit.)  ;  II,  15  (n.  1),  206 
(n.  crit.),  214  et  215  (n.  crit.). 

Ritson,  II,  53  (n.  1);  57  (n.  2). 

Robert  de  Borron,  II,  115  in.). 

Robert  Filzhamon,  I,  59. 

Roberts  (Rév.  Peter),  I,  8  (n.  3). 

Rochester,  II,  27  6  (n.  1). 

Roderick,  I,  15. 

Roger  de  Manley,  I,  347  (n.  1). 

Romains  (les),  I,  120  (n,  3)  ;  II, 
234  (n.  1). 

Rothelan  ou  Rhuddlan  (Statuts 
de),  I,  30,  200  (n.  1),201  (n.  1). 

Rou  (roman  de),  II,  11  (n.  1). 

Rulann  (en  Armorique),  I,  180 
(n.). 


Sagax  irlandaises,  I,  45. 

Saint  Asaph,  II,  266  (n.  4),  279 

(n.  4). 
Saint  Aulairc(Fr.de),  I,  295  (n.). 
Saint  Brcage    (paroisse   de),    I, 

145  (n.  3). 
Saint-Briavel's  Castell,  II,    245 

(n.  2). 
Saint  Chad  (Evangéliaire  de),  I, 

Saint  Collen  (légende  de),  I,  314 

(n.  1), 
Saint  David,  I,  2i.  V.  Sulgen 
Saint  David's  (évcché  de),  I,  82 

(n.),  178  (n.3),  337  (n.  3)  ;  II, 

319  (n.    1),  378. 
Saint-David's  Head.  —  V,  Porth- 

mawr. 
Saint  Dubrice,  II,  318  (n.  3). 


456 


INDEX    DES    NOMS    PROPRES    MODERNES 


Saint-Georges  (canal  de),  I,  121 

(n.).  V.  Y  Werydd. 
Saint  Germain.  Il,    234   (n.  li, 

241  (n.i,  318  (n.  3i.  343  (n.  1). 
Saint    Michel,    en    Co^n^vall 

(Mont;.  V.  Din  Sol. 
Saint  Samson  i Vie  de).  1,82  in.). 
Sainte  Palaye,  II.    '   (n.   1  ,    27 

(n.   Il  (Lacurne  de). 
Salesburv  idiction.  de,  1,392: 

II,  220." 
Salisbury,  II,  2T7  (n  ),288  (n.  5). 
San    Marte.   I,  9,    245  (n..  255 

(n.    1)  ;     IL    292    (n.    4).    V, 

Schulz  lA.). 
Saxons  (lesi.  V,   Saeson. 
Scandinavie  et  Scandinaves,  I, 

45,  130  (n.  2),  224  tn.  2).  255. 

V.  Llychhii. 
Schofield,  l,  62    et  n.  "). 
Schulz    A.^.  V.  San-Marte. 
Scots  (les),  II,  234  (n.  1). 
Scvthie  .lai,  II,  298  m.  Z). 
Selnt  (rivière  1, 1,  134  m.  2  .  184 

(n.  Il,  220  (n.  2'. 
Seint   Greal,  II,    47    (n.    1),   64 

m.  Il,  203  (n.  crit.»,  et  suiv. 
Severn   ila^,    I.    53,   329   m.    li, 

342in.  4i,  343  m.  3i,.349.n.  4  , 

352  n.  Il,  359  m.  1),  360(n.2). 

V.  Havren. 
Shannon  ilas    1,   138   m.  1).  V. 

Sinon,  et  Llinon. 
Shirburn,  I,   34,  35.  23Un.);  II. 

121  n.  11.  V.  Adhelm. 
Shre^vsbury,  I,  178  m.  2i  ;    II, 

368.  V.  Pengwern. 
Shropshire,    I,    350    (n.  2)  ;    II, 

277  m.i. 
Sibylle  ilai.  V.  Sibli  Doeth. 
Siegfried,  I,  44  :  II,  23  m.). 
Silchesfer,  I,  41  'n.l. 
Silures,  I,  135  (n.    li,    136  (n.i, 

178  (n.  3),    II,    319  m.    11.  V. 

Caratacus,  et  Essyllwg. 
Silvan    Evans,    I,    71  (n.  2),   85 

(n.  2),  191  m.  1),  256  (n.).  303 

(n.),  389,  398,  399,  419    et   426 

(notes  crit.);  II,  92  (n,  2).  195 

(n.crit.),  228  (n.  1),  286  (n-  2,i, 

288  (n.  4). 
Sinon  (Shannon),    I,    138  (n.  1), 

V.  Shannon. 
Skene,  I,  76,  81  (n.  1),97  (n.  2), 

114  (n.  2),  117  (n.  3),  120  (n.). 


122  (n.  1),  135  (n.  1).  142-144 
(notes)/)assim,  150-152  (notes) 
passim,  173-177 1  notes '/jass/m, 
191-196  (notes)  passim,  209 
(n.  Il,  231  (n.  2),  i33in.  1),  251 
(n.  2),  254  (n.  3),  255  (n.  1|, 
256(n.),  261-269 inotes)/;assim, 
274  (n.  4),  282  (n.  4),  283  (n.  1 
et  3i,  288  (n.  1),  301  et  302 
(notes),  306  fn.i,  310  (n.  1), 
327  (n.  1),  328  (n.  2i,  333  (n.  1 
et  3 1,358-361  (notes) /lassi'm, 
372  (n.  2),  374  (n.  1),  37» 
(n.  2),  378  (n  ),  386,  391  et  398 
(notes  crit.)  ;  II,  1-3  (notes) 
/jassim. 45-47 moles),  63 (n.  Il, 
92  (n.  1^,  121  (n.  li,  142  (n.  1), 
197  (n.  crit.),  213  et  suiv. 
(n.  crit.i,  224-280  {aoles)  pas- 
sim. 

Snowdon,  I,  220  (n.  1),  239  (n.)  ; 
II,  234  (n.  1),  318  (n.  2).  V. 
Eryn. 

Somerset  et  Somersetshire,  I, 
336  (n.). 

Sozomène,  I,  211   (n.  1). 

Stanheng,  II.  321  (n.  1). 

Stéphane  de  Bvzance.  1,  273 
(n.  2). 

Stephens,  I.  59  (n.  1),  72  (n.  1), 
262  (n.):  II,  244(n.),245(n.  li, 
246  (n.  3),  248  (n.  21,251(n.  2), 
258  (n.  3),  263(n.  1),269  (n.  6), 
283  m.  1),  286(n.  Il,  295  (n.  1', 
319  m.  3  t. 

Stirling,  II,  377  (n.  1). 

Stokes.  V.  Vhitley  S. 

Stonehenge.  V.  Stanheng. 

Strabon,  I,  273  (n.  2)  ;  II,  295 
m.  2). 

Strasbourg.  V.  Gottfried  de  St. 

Strathblane,  II,  377  (n.  1). 

Strongbow,  I,  375  (n.  1).  V. 
Richard  de  Clare. 

Stuart  Glennie,  I,  246  (n.). 

Suède,  II,  298  (n.  3). 

Sulgen,  p.  de  Johannes,  I,  24. 

Sussex,  II,  234  (n.  1 1. 

Swansea,  I,  341  (n.  6).  V.  Aber 
Tawy. 


Table  Ronde  (les  romans  de  la), 
I,   9  (n.  2),  36,  60-63  passim. 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


457 


83  (n.  4),  94  (n),  116  (n.),  117 
(n.  4),  133  (n.  D,  215  (n.  1), 
217  (n.),  219  (n.),  222  (n.  1), 
245  (n.),  253  (n.  1),  264  (n.  3), 
288  (n.  1),  298  |n.  1),  374 
(n.  2),  382  (notes  crit.);  II,  4 
(n.  1),  11  (n.  1),  18  (n.  1),  30 
(n.  1),  34  (n.  1),  110  (n.  1],128 
(n.  1),  174  (n.  1),  191  (n.  crit.). 
V.  Paulin  Paris. 

Tacite.  I,  135  (n.  1),  272  (n.  1). 

Tav  (la),  II.  282  (n.  1);  381(n.  4). 

Talybont,  I,  349  (n.  7). 

Tamise  (la,  II,  297  (n.  3),  320. 

Te^'id.  I,  9,  267  (n.-  1),  420  (n. 
crit.).  V.  John  Jones. 

Tenbv,  II.  282  (n.  1). 

Theobald,  II,  24S  (n.  2). 

Theodose,  I,  211  (n.  1),  288(n.7). 

Thibaut  II  de  Champagne.  1,67. 

Thomas,  I,  62  (n.  3),  7  2,  74,  75. 

Thomas  Jones  de  Tregaron,  II, 
325, 

Tigcrnach,  II,  231  (n.  4),  248 
(n.  2),  263  (n.  1),  278  (n.  3), 
371  (n.),  372  et  suiv.  (notes). 

Todd,  I,  273  m.  2). 

Tom  Feete  Cross,  I,  63. 

Top.  V,  Presselly  T. 

Torres  (le  détroit  de),  I,  66. 

Totenes.  V.  luthael  de  T. 

Totnes,  I,  69 

Tour  de  Londres  (la),  I,  145 
(n.   1).  V.  Gwvnn  Vryn. 

Tourc'h  (Finistère),  1, '310(n.1). 

To^^  vn,  en  Merionetshire,  1, 16. 

Trefawith,  11,  276  (n.  1). 

Tregaron.  V.  Thomas  Jones  de  T. 

Trevan.   V.  Haliston  Tr. 

Trioedd  Docthmeb  Beirdd  (les 
Triades  de  la  Sagesse  des 
Bardes),   I.  274  (n,  2). 

Troggy  Brook  lie),  II,  271  (n.5). 

Troie,  Il  265  (n  .  ). 

T>n\vald,  en  Man,  I,  92  (n.  1). 
V.  Gorsedd. 

Tyolet,  I,  63  (n.  4). 

Tyron.  V.  Prosper  T. 


U 


Usk,  I,  108  (n.  1). 
Usser,  II,  276  'n.  1). 
Uter,  II,  233-236  ;  lils  de  Cons- 
tantin, 1,  212  (n.). 


Valentinien,  I,  211  (n.  1). 
Vannes,  I,  239  (n.).  360  (n.  1). 
Vaughan  (la  famille  des),  I,  16. 
Vaughan  (H.),    I,  27  (n.  1);  II, 

23  (n.). 
Vauglian   (Robert),    I,   266  (n.). 
Vendryès,  I,  28  (n.  2). 
Victor.  V.  Aurelius  V. 
Vienne,  II,  235  (n.). 
A'^illemarqué  (Hersart  de  la),  I, 

9  (et  n.  3)  ;  II,    11   (n.    1),  50 

(n.  1). 
Viollet  le  Duc,  I.  158  (n.  1),  215 

(n.  21,  250  (n.  1)  ;  II,  12(n.l). 

18  (n.  1),  30  (n.  1),  31  (n.  1), 
Virgile,  I,  89  (n.  1). 

TV 

Wace,  I,  62  (n.  6)  ;  II,  11  (n.  1  . 
Wade-Evans,  I,  335  (n.  2). 
\^'ahlund  (Carli,  I,  4S  (n.  4). 
WaiUy.  V.  Natalis  de  \V. 
^^'alle^  (Ferd.),  I,  5  (n.  1),  113 

(n.   i;  ;  II,  27  (n.  1). 
A\'alter    Davies    (Ré v.).    I,   348 

(n.  1).  352  (n.  2).  V.  Gwalter 

^lechain. 
^^'al^vvn's  CasUe,  I,  283  (n.  1), 

288  l'n.  1).  II,  366  m.  2). 
^^'ar^vick  (Guy  de),  I,  52. 
A\'auchier  de  13enain,  I,  47,  74, 

75.   114  (n.  1),   115  (u.  2)  ;  II, 

117  (n.  1). 
Wear  (lai,  II,  242  (n.  4). 
^^'earmouth,  II,  277  (n  ). 
Welshpool,  I,  352    n.   1). 
Wentwood,  II,  271  (n.  5). 
AA'ercvvolf  (The).  I.  63  (n.  4). 
A\'esse.v,  I,  69.  V.  Ine. 
^\'eston  (Jessie  L.),  I.  47  (n.  2», 

48  (n.  7),  49  (et  n.  7),  63,  74, 

7  5. 
"Wharton,  II,  281  (n.  2). 
X\'hitland,  I,  339  (n,  1). 
Whitlev  Stokes,  I,   273  In.  2)  ; 

II,  77  (n.  1). 
'\\'hittington,  I,  349  (n.  6). 
Wight,    I,   223  (n.    1).    V.    Iles 

adjacentes. 
Wilkins  de  LIamblelhian  (Tho- 
mas), I,  16, 


458 


INDEX  DES  NOMS  PROPRES  MODERNES 


William    de    Breos,  p.  de   Ma- 
thilda, I,  59, 
Williams,   V.  Ifor  W, 
Williams  (Edward),  I,  "8  (n.  1). 
^^'nliams  (miss  Mary  R.),  I,  19 

(n.  1),  49  (et  n.  8);  II,  65  (n.). 

69  (n:  1),  76  (n.  2),  115  (n.). 
Williams  (Robert),  II.  28*5  (n.  1). 
Williams  (Taliesim,  I,  78  (n.  1), 

290  (n.)  ;  [1,  230  (n.  li. 
Winchester,  II,  277  (n,). 
Windsor.  V.  Gérard  de  W. 
Windisch  II.  297  (n.  1). 
Wissei  (Essex;,  I,  212  (n,).  V. 

Octavius. 
Wolfram  von  Ëschenbach,  I,  48 

(n.  7)  ;  II,  58  (n.  1),  68  (n.  1), 

76  (n.  2).      • 
Worcester,  II,  276  (n.  1). 
Wotton,  I.  264  (n.  1). 
Wroxeter,  II,  277  m.),  288  (n.  7). 
Wulfrcd.  II,  240  (n.). 
Wye  lia),  I,  178  (n.  2),  303,  n.  ; 

329  (n.  1),  381,  n.  4. 

343  (n,  3;,  V.    Gwy    et    Aber 

G\vy. 


Wynne    (W.    R.     M.^,     I,    16 
(n.3). 


Yonec,  I,  64. 

Tones,  II,  58  (n,  1),  V.  Yvain. 

York,    II,    47   (n.  1),  276  (n.  1), 

318  (n.  3i,  319  (n,  1).  V.  Ebo- 

racum,  et  Evrawc, 
Yr  lustus  Llwyd,  I,  119  (n.  1). 
Yvain,  I,    38  m,    li,    44    (n.  2), 

47,  51,   52,    54,    64,   65  ;  II,  22 

(n.    1),    23    (n.),   33  (n.  1),  43 

(n.  2),  58   n.  1). 
Y  Wyddva,    1,    220    (n.  1).  V. 

Snowdon,  et  Eryri. 

Z 

Zeuss.  I.  174  (n.  1),  259  (n.  1), 
387  et  388  m.  crit.l  ;  II,  187 
(n.  crit.),  213  (n,  crit.). 

Zimnîer,  I,  63  (et  n,  7),  173, 
m.  1),  244  m.  1;;  II,  77  (n.  1). 

Zonaras,  I,  211  (n.  1/. 

Zosime  ï,  211  (n.  1). 

Zupitza,  I,  52. 


INDEX  DES  MATIÈRES 


Les  chiffres  renvoient  aux  tomes  et  pages  (texte  et  notes). 


Abacc.  V.  Acldanc. 

Abeilles,  II.  271. 

Ablutions,  II,  8,  161  :  avant  le 
repas,  I,  87  ;  II,  16,  21,  84,  137  ; 
après  lever,  II,  111. 

Abois  (rendre  les-),  I,  339. 

Abrivysgi/l,  1.  427. 

Achàws,  coitus,  II,  203. 

Acier,  II,  47. 

Addànc,  avanc,  castor,  II,  92- 
93,  94,  323. 

Adoli,  adorer,  témoigner  son 
respect  à.  11,  189. 

Adultère,  I,  202,  208. 

Aer-veddatoc,  I,  315,  358;  II,  258. 

Agrafes  d'or  de  brodequins,  I, 
365, 

Agriculture,  11,314.  V.  champs, 
charrue,  froment,  moisson, 
orge,  prairies,  semailles,  ver- 
ger.  V,  I,  163. 

Agweddi,  dot,  présent  conjugal, 

I,  222,  298. 

Aigle,  1,  206,  323,  366,  II,  272. 
Aiguières,  II,  8. 
Air-Us,  cour  (irl.),  I,  320. 
Alafoed,    bétail,  richesses,    II, 

203. 
Alouette,  II,  283. 
Amaiones  igwrvorwyn),  I,  276; 

II,  33,  73,   117,   125,   154,  175. 

Ambassadeur,  I,  219,  221. 

Ainhiri/tlaw.  Songer  à,  délibé- 
rer, I.  379. 

Anidjil'rwyt;,  I,  402. 
Ameublement,  V.  chaires,  cof- 


fre, coffret,  coussin,  divan, 
lit,  oreiller,  panneaux,  sièges, 
table. 

Amhar,  sans  pareil,  nom  pro- 
pre, II,  125. 

Amlyinu,  mettre  à  nu  de  tous 
côtés,  1,  408. 

Amohyr,  droit  pour  mariage, 
I,  298,  II,  124. 

Amour  pour  une  personne  qu'on 
n'a  pas  vue,  II,  98. 

Anes,  1,  376. 

Anges,   II,  49,  291. 

Anheol,  II.   286. 

Animaux,  V.  abeille,  aigle,  âne, 
blaireau,  bœuf,  canard,  cas- 
tor, cerf,  cétacé,  chat,  che- 
val, chèvre,  chevreuil,  chien, 
chouette,  corbeau,  crapaud, 
cygne,  daim,  éléphant,  étour- 
neau, faucon, épervier.  fourmi, 
hibou,  hoh  (cochon),  léopard, 
licorne,  lion,  loup,  merle, 
moch,  morse,  mouton,  mule, 
mulet,  narval,  ours,  paon, 
puce,  sanglier,  saumon,  ser- 
pent, taon,  tiercelet,  vanneau, 
vipère.  Animaux  représentés  : 
V.  aigle,  griffon,  léopard, 
lion. 

Annat,  sens,  II,  200. 

Anneau  magique,  II,  19;  servant 
de  reconnaissance,  II,  53  ; 
d'or,  II,  54.  V.  bague. 

Anniwyçf,  mauvaise  habitude, 
désordre,  I,  389. 


460 


INDEX    DES    MATIÈRES 


Anniu-yget,  impuissance  à  répa- 
rer, à  venger,  I,  389. 

Annwybot,  manque  de  politesse, 
de  courtoisie,  I,  379. 

Ansawd,  aspect  extérieur,  I, 
396. 

Anthropophagie,!.  185,  332  ;  II, 
313. 

Anvod,  contrainte,  II,  200. 

Arbres,  V.  cliêne,  frêne,  hêtre, 
houx,  pommier. 

Arc,  cordes  d'arc  en  nerfs  de 
cerf,  II,  6. 

Archevêques,  II,  27,  318. 

Arçons,   155,  357. 

Ardelw,  11.  216. 

Arderchawc,  remarquable,  I, 
386. 

Argan,  I,  39". 

Argel,  cachette,  caché,  I,  393, 

Argent  (objets  d'),  V.  Aiguières, 
bassin,  table,  vases. 

Armée  du  roi,  II,  112.  Armée 
campée,  I,  335. 

Armes  de  guerre  légales  du  Gal- 
lois, II,  6.  Armes  bleues,  II, 
106  ;  entretien,  I,  130. 

Armes  défensive»,  V,  bacinet, 
bouclier,  casque,  cervelière, 
chapelet,  coilTe, cotte  de  mail- 
les, cotte  d'armes,  haubert, 
lieaume,  ventaille,  visière. 

Armes  olîcnsives,  V.  arc,  bâton, 
dard,  flèches,  fronde,  épée, 
gleif,  javelot,  lance,  poi- 
gnard. 

Armure  enlevée  aux  vaincus,  1 1 . 
155. 

Artistes,  I,  103.  104  ;  252,  319. 

Arts,  V. ameublement,  animaux 
représentés,  argent,  bijoux, 
décoration,  émail,  gaufrage, 
gravure,  ivoire,  musique,  or, 
orfèvre,  pierres  précieuses, 
poésie,  pourpre,  vêtement. 

Ar  vreint,  II,  219. 

Arvot,  moment  opportun, temps, 
occasion,  II,  218. 

Aroiil.  II,  228. 

Ancyd,  signe,  insigne,  II.  190. 

Aryf  pour  araf  tyn  —,  douce- 
ment ,  II,  206. 

Asswynitr,  celui  qui  se  fait  vas- 
sal d'un  autre,  I,  412. 

Astrologues,  I,   176;  II,  321. 


Athraw,  Athro,  précepteur,  I, 
246. 

Avanc,  V.  addanc. 

Aventures  (recherche  des),  II, 
171. 

Auyn,  habêna,  II,  204. 

Bacinet,  II,  31. 

Bagues,  I,  216;  II,  33.  Bagues 
dor,  I,  291  :  II,  52  ;  Bagues 
avec  pierre  merveilleuse,  I, 
356.  V.  anneau. 

Baguette  magique,  I,  170,  173, 
188,  189,  190,  191,  207,  208, 
Baguette  portant  écrite  toute 
science  ;  I,  290. 

Bains,  I,  103,  190,  423  ;  II,  32, 
136. 

Baiser,  II,  32. 

Balle,  I,  350. 

Bandeau  d'or,  I,  210-217  :  II,  19. 

Bangor,  Il    288. 

Bannière  de  bataille,  I,  372. 

Banquet,  I,  124. 

Baptême,  I,  110,  189,  190,  191; 
II,  86.  343. 

Barbe,  I,  307,  308,  313:  II,  6  ; 
barbe  arrachée  par  les  enne- 
mis, I,  303  ;  barbe  rasée  par 
punition.  II,  314  ;  honte  sur 
ta  barbe,  expression  outra- 
geante, II,  33. 

Bardd.  barde,  246. 

Bardes.  I,  144,  179.  180,  197,  269, 
327,  3o8-9,  376-7  ;  bardes  à 
chaire  ;  bardes  de  la  famille  ; 
chef  des  bardes,  I,  180  :  II, 
267,  322,  323. 

Barons,  11,  122. 

Barques,  H,  298,  304. 

Bari/flen,  housse  de  Tecu,  II, 
18J,  190. 

Bas,  1,  364.  353.  366. 

Bassin  magique,  I,  307  ;  d'ar- 
gent, II. "il,  21,  24. 

B;U.    I,  364  ;   II,  30. 

Bataille,  I,  183.  333. 

Bâton  (jouer  du)  ;  arme  en  gé- 
néral, II.  61 . 

Bénédiction,  I,  15  :  II,  63  ;  bé- 
nédiction religieuse,  f,  336  ; 
M.    27,  109.  110,  167,  168, 

Berger,  I,  289. 

Bétail,  valeur  commerciale,  I, 
230  ;  bétail  dans  la  maison, 
1,  350. 


INDEX    DES    MATIÈRES 


461 


Bétes  à  corne,  1,337. 

bêles  venimeuses,  IF,  lô4. 

Beth,  pourquoi,  II,   190. 

Hiére,  I.  :275;  II.  22. 

Bijoux,  I,  87,  321.  V.  argent, 
bracelets,  j^cmmcs,  joyaux, 
or,  rubis, 

Blaenbren,  I,  426. 

Blaireau  (jeu  du  blaireau  dans  le 
sac),  I,  102. 

Blianl,  étoffe,  toile  line,  I,  109; 
hliaiid,  tunique,  I,  216,  432  ; 
hlUiul,  II,  7. 

Bœufs  attelés.  I,  302;  II,  323. 

Bois  de  ciiaufFage,  II,  50. 

Boisseau,  I,  305. 

Boissons.  V.  Cwrw,  bière,  hy- 
dromel, liqueur  tirée  du  fro- 
ment. 

Brugawd,  boisson  due  à  certains 
ofliciers  de  la  cour,  I,  304. 

Bol,  II,  160. 

Boucles  pour  souliers,  I,  157  ; 
boucles  d'ivoire,  I,  368  ;  bou- 
clés  en  os  de  cétacé,  I,  369  ; 
boucles  en  sourcils  de  morse, 
I,  371. 

Bouclier,  I,  123,  156,  317  ;  II,  6, 
113  ;  bouclier  d'Arthur,  I, 
259  ;  bouclier  doré,  I,  182  ; 
bouclier  émaillé  d'or,  I,  ?13  ; 
bouclier  placé  sur  un  montoir 
en  signe  de  déli,  II,  20. 

Bougran,  I.  366. 

Bouteilles  magiques  (conservant 
la  chaleur),  I,  309. 

BouleroUe  d'or,  I,  365,  366;  de 
laiton,  I,  368. 

Bouton  en  or,  II,  6. 

Bracelets  d'or,  I,  216. 

Brachel.  II,  115. 

Braçfawt,  I,  304,  356. 

Bran,  corbeau,  comme  nom 
propre.  I,  120. 

Brésil,  guerre,  II,  106. 

Bride.  I.  249  ;  bride  d'or,  II,  33. 

Brigands,  II,  154. 

Broches  de  viande,  II,  4. 

Brodequins,  I,  216;  II.  23;  bro- 
dequins de  cordwal,  I,  364, 
366  ;  II,  19,26. 

Brodorion,  frères,  II,  202. 

Broigne,  II.  30. 

Bronllech,  irl.  bronlacit,  I,  4J3, 
435. 


Bûcheron,  II.  257. 

Bure  (couverture  de),  I,  352, 

Cad-lf/s,  cour,  1,  320. 

(Jaeraivc,  damassé,  II,  212. 

Calan,  calendes,  I,  109. 

Calch  lasar,  émail,  I,  155,  392; 
II,  209. 

Calendes    V.  Calan. 

Camail,  II,  18. 

Camhawm,  combat,  I,  383. 

Camhiur,  champion,  I,  383. 

Canard,  II,  76. 

Canairl,  canal,  rainure.  I,  428. 

Canhat(Cany at), permission,  1 1 , 
208. 

Canots.  I,  123. 

Cnntref,  I,  82  ;  II.  351. 

Canu,  chanter  et  réciter,  I,  166. 

Cape,  I,  219. 

Cares,  concubine,  II,  192. 

Cam,  tas  de  pierres,  II,  91. 

Casaque  de  peau,   I,  289. 

Casque.  V.  penffestin. 

Castor,  I,  303. 

Cautions,  I,  103;  II,  76,  85,  142, 
148. 

Ceginwrijch,  leg.  cevinwrych 
pour  cevnwrych,  le  dos  hé- 
rissé? ou  cegin  :  geai?  1,393. 

Ceimad,  ceimiat,  voyageur, com- 
pagnon, champion,  1,383. 

Ceing, branche  des  Mabinogion, 
I,  117. 

Ceinture,  I,  217. 

Ceinturon  en  peau  de  cerf,  I, 
369  ;  ceinturon  tissu  d'or,  I, 
371  ;  ceinturon  d'épée  avec 
plaques  dorées,  I,  368. 

Cellier,  II,  4. 

Cendal,  I,  368;  H,  21,  23,  30. 

Cenn,  mousse  pour  colorer  en 
rouge,  II,  15. 

Cercueil,  II,  177  ;  cercueil  de 
pierre,  I,  375. 

Cerf.  I.  201.  323  ;  II,  89,  95  ; 
cerf  blanc,  II.  115,  123  ;  cerf 
e.vtraordinaire,  II,  116  ;  peau 
de  cerf,  I,  369;  tête  de  cerf, 
donnée  en  présent  à  une  maî- 
tresse. II.  124,  139. 

Cervelière,  I,  is  ;  II,  169. 

Cétacé  (os  de).  I.  214,  369;  II,  6, 
84. 

Chainae,  chemise,  I,  216. 

Chaire  on  or,  I,  221,  364;  chaire 


462 


INDEX    DES    MATIERES 


en    os    d'éléphant,    I,     216  : 
chaire  dorée,  II,  17,  52,  183. 

Chambre,  II,  4,  20,  35,  152  ; 
chambre  avec  paille  et  babils, 
II,   162. 

Champs  labourés,  II,  83. 

Champ  clos,  1!,  133. 

Chandelle,  II,  165. 

Chanteurs,  I,  166. 

Chants,  H,  322  ;  chants  funè- 
bres, 1, 187  ;  ciiants  d'église,  II, 
22  ;  chants  en  chœur,  II,  14; 
chants  à  la  cour,  II,  112  ; 
chants  à  table,  II.  124. 

Chapel  de  fer,  II,  31. 

Charbons.  Il,  21,  24. 

Charme  jeté  sur  contrée,  1, 169. 

Charpentiers,  (chef  des»,  I,  339. 

Charrue,  1,  300  ;  II,  314:  char- 
rue arsnng,  II,   315. 

Chasse,  I,  83.  154,  158,  163,  201. 
213,  219,  223;  II,  89,  107.  111, 
124,  139  ;  chasse  du  porcum 
Troit,  I,  244,  33S  et  sq.  V. 
abois,  cerf,  vénerie. 

Chasseurs,  I,  311.  313  ;  chef  des 
chasseurs,  II,  124,  125  ;  amen- 
des payées  par  les  chasseurs, 
II,  124. 

Chasteté  de  chevaliers,  II,  286. 

Chat,  II,  272  ;  lune  des  plaies 
de  Mon',  I.  310. 

Château,  II,  5,  62,  74,  118,  130; 
château  avec  tours,  II,  40,  67  ; 
château  enchanté,  I,  160. 

Château-fort,  I,  318,  322  ;  II, 
60,  83,  107. 

Chaudron  magique,  I,  129,  143, 
307,    433;    chaudron   de  Pen. 

Annwyn,  1,  81  ;  chaudron  des 
sciences,  II,  287. 

Chausses,  I,  251. 

Chaux,  II,  322. 

Chemise,  II,  131  ;  chemise  de 
soie  blanche,  I,  216  ;  chemise 
de  soie  rouge,  I,  294. 

Chcne,  I,  324. 

Cheval  blanc.  II,  127  ;  cheval 
blanc  pâle,  1,93  ;  cheval  brun, 
II,  33  ;  cheval  {^ris  pommelé. 
249  ;  II,  50  ;  cheval  jaune,  I, 
352  ;  cheval  noir,  II,'  10,  12  ; 
cheval  gascon  noir.  II,  37  ; 
cheval  pie  noir,  I,  371  ;  cheval 
rouge,I,355,  357,  364;  11,97; 


cheval  de  couleur  extraordi- 
naire, I.  368  ;  cheval  merveil- 
leux, I,  312,  353  ;  cheval  de 
guerre,  II,  127.  On  entre  à 
cheval  dans  le  palais  d'Ar- 
thur, 1,  258  ;  cheval  dans  la 
salle  à  manger,  II,  33;  on  ne 
devait  pas  monter  à  cheval 
pendant  la  semaine  sainte, 
II,  110  ;  jument  de  Teyrnon, 
1, 108;  jument  d'Arthur,  Lam- 
rei,  I,  345.  V.  palefroi,  pou- 
lain. 

Chevaux  (noms  de):  I,  147,281, 
317  ;  chevaux  ferrés,  II,  130  ; 
chevaux  donnés  en  cadeau.  I, 
92;  chevaux  attachésàlaporte, 
II,  54.  V.  II,  268-270. 

Chevalerie,  II,  75,  78,  80,  119, 
128.   129. 

Chevaliers,  I,  84,  262  ;  II,  49. 
71.  127,  156.  158  ;  chevaliers 
ordonnés,  II,  50,  105.  137, 
163  ;  sacrer  chevalier,  II,  55, 
59  ;  conseils  au  futur  cheva- 
lier, II,  51  ;  chevalier  magi- 
cien, II,  12;clievalier  àl'éper- 
vier,II,  132  ;chevalierdonnant 
un  soufflet  à  une  femme,  II, 
55  ;  chevalier  méditant  sur 
la  femme  aimée,  II,  78-80  ; 
chevalier  pliant  le  genou  de- 
vant une  femme,  II,  53. 

Chevelure,  I,  215,  216,  298;  che- 
velure coupée  pour  la  pre- 
mière fois  par  personne  de 
marque,  I,  248  ;  chevelure  de 
Kulh^^ch  peignée  par  Arthur, 
I.  260,  Soins  :  I,  293  ;  II,  24. 

Cheveux  blonds,  I,  294  ;  II.  23, 
118  ;  cheveux    blonds    frisés, 

I,  352,  364  ;  II.  5,  6,  19  ;  che- 
veux dorés,  II,  28"  ;  cheveux 
bruns,    I,  365  ;  cheveux  gris, 

II,  118:  cheveux  noirs,  II,  68; 
cheveux  noirs  frisés,  II,  103  ; 
cheveux  rouges,  I,  363;  che- 
veux rouges  frisés, II, 102;  che- 
veux roux,  I,  355; cheveux  fri- 
sés, II,  42  ;  cheveux  flottant 
en  signe  de  deuil,  II.  23;  épi- 
thètes  :  aux  cheveux  d'or  : 
1, 110  ;  à  la  chevelure  étendue, 
I,  117. 

Chèvres,  II,  48. 


INDEX    DES    MATIÈRES 


403 


Chevreuil,    I,    301  ,  II,  38,  102, 

283  ;  clievreuil  rôti,  II,  38. 
Chiens,  1,    15S,    217,    311,  333  ; 
II.  283  ;  chiens   de  chasse.    I, 
ISI  ;  II.  05  ;  chiens  ollerts,  I, 

«4,02.92  ;  chiens  menant,  II, 
127  ;  noms  de  chiens,  I,   281, 

317.    V.     dogues,    épagneuls, 

lévriers. 
Chouette,  I,  323. 
Christianisme  en  Bretagne,  II, 

309, 
Chwareu,    s'amuser,  se   hattrc, 

jouter,  II,  208. 
ChwinSHf  {y  —,  bientôt,  11,220). 
Ciseau.x,  1,^309. 
Clameur,  protestation  contre  un 

décret  du  souverain,   I,  253. 
Clan  (clief  de)  ;  dévouement  au 

clan,  I,  210.  V.   Fenntoulu. 
Clavyr;nvc.  lépreux,   I,  313. 
Cleis,  meurtrissure,   I,  419, 
Clercs,  II.  139. 
Clou  de  riche  couleur,  II.  21. 
Cochon  de  lait.  II,  53. 
Coesed,  II,  214. 
Coffre  au  pied  du  lit,  I.  191, 
Coffret  de  bois,  II,  24. 
Cognée.  II,  101. 
Coiffe  (armure),  II,  30. 
Collier  d'or,  I,  216,283,  204  ;  II. 

117  ;  collier  de  chien.  311. 
Colonne  funéraire,  II,  244. 
Combats  singuliers,  I,  186,  240, 

287  ;  II,   14,  18,  29,  30,  31,  41, 

42,   44,    57,    59,  60,  71,  72,  73, 

74,    75,    77,    85,   87,  88,  89,  91, 

96,   97.  99,   103,  113,   116,  117, 

118,  119,  155,  157,  166,  169,  175. 
Compagnon,  champion,  I,  383; 

compain.  I,  115,  302  ;  II,  170. 
Compagnonnage,  I,  85; II,  107: 

145. 
Compotatio,    I,    98,    101,     113  ; 

II,  90,  145. 
Comte,    II,    97,    122,   161,  177  ; 

comtesse,  II,  76. 
Comté,  II,  112,  132. 
Confraternité  d'armes,  I,  85. 
Construction,  II,  322. 
Contes  et  histoires,  I,  197. 
Conversation  (plaisir  de   la),  1, 

202  ;  II,  8,  102,  124. 
Conversion,  II,  343. 
Cor    de    chasse,    I,    83,  84  ;  II, 


125,  127,  139,  171,  200  ;  cor 
d'appel,  II,  183  ;  cor  donnant 
le  signal  des  ablutions,  II,  16. 

Corbeau,  II,  "6  ;  corbeau  d'O- 
wein.  I,  365  ;  II,  198  ;  cor- 
beau combattant  contre  les 
hommes,  II,  367  ;  corbeau 
dans  la  mythologie  celtique, 
II,  370. 

Corbeille  enchantée,  I,  305. 

Cordonniers,  I,  157,  162  ;  cor- 
donniers orfèvres,  I,  157, 
195  196. 

Cord\i:al,    cuir    de   Cordouc,  I, 
157.     162.     216.    3fi3,    366  ;    II, 
123,    126  ;    cordiLitl    tacheté, 
I,    364  :  II,    19  ;  cordtval   bi- 
garré, II,  23,  26. 

Corne  à  boire,  I,  251,  319  ; 
corne  de  bœuf  sauvage,  II,  8; 
corne  du  roi,  corne  du  chef 
des  chasseurs,  I,  252  ;  corne 
enchantée,  I.  235,  306. 

Corner  leau,  II,  16. 

Corof.  Korv,  arçon,  I,  392,427. 

Corwc,  corwyl,  bateau  léger,  I, 
133,  433. 

Cotte  d'armes,  I,  371,  II,  30, 
113,  183;  cotte  de  paile  jaune, 

I,  369  ;  cotte  de  mailles,  I, 
362  ;  cotte  de  cheval,  I,  369. 

Couche,  I,  215,  351. 

Couleur  :  blond,  brun,  II.  61  : 
valet  b!on<'.  II,  111  ;  valet 
brun.  11.  126  ;  femme  brune, 

II.  65  ;  homme  brun,  II,  74, 
123  ;  valets  rouges,  II,  63.  'V. 
cheveux. 

Coupe  d'or,  II,  55  ;  coupe  en- 
chantée, I,  160. 

Cour  d'un  château,  I,  320.  cour 
d'un  seigneur,  II,  169  ;  cour 
d'Arawn,  1,  87  ;  cour  d'Ar- 
thur, II,  51.  103,  121,  151  ; 
tenir  cour,  I,  145  ;  faire  la 
cour,  II,  24. 

Couronnes  royales,  II,  311. 

Courtoisie,  II,  14.  32,  62,  97, 
108,  111,  117,  183. 

Coussin,  II,  4.  7  ;  coussin  ser- 
vant de  siège,  II,  130. 

Couteau,  I,  259  ;  couteau  à  lame 
d'or,  II.  6;  merveilleux,  1,27  1. 
275. 


4(54 


INDEX    DES    MATIERES 


Couture  (occupation  des  fem- 
mes», II,  3,  7,  47. 

Couveat,  II,  68. 

Crampons  pour  attacher  les  che- 
vaux dans  les  salles.  II,  63. 

Crapaud,  I,  323. 

Créneaux,   II,  67,  85,  130. 

Cri  effrayant,  fléau,  I,  234  ;  cri 
perçant,  moyen  légal  de  pro- 
testation, cri  légal  de  dé- 
tresse. I,  253. 

Crib,  l,  ill. 

Cristal,  I,  371  ;  gobelet  de  cris- 
tal, II,  103, 

Cromlech,  dolmen,  tombeau 
mégalithique,  II,  117. 

Cruche,  II,  160. 

Cruchons  d'hydromel,  II,  4. 

Cruentation,  II,  22,  23. 

Cryn,  armor.  Crenn,  en  parlant 
d  un  animal  d'âge  et  de  gran- 
deur moyenne,  I,  398, 

Cuir  (peint,  gaufré,  doré>,  I,  158, 
194  ;  cuir  d'Irlande,  I,  368  ; 
cuir  rouge,  I,  369.  'V.  Gor- 
dwal. 

Cuisine,  II.  4, 

Cuisinier,  I,  250. 

Curée,  I,  84,  201. 

Civrw,  cwrv,  civryv,  cwricv, 
bière.  I,  304. 

Cyclope,  II,  9. 

Cyd-preiniawc,  compain,  I,  302. 

Cyfladd,  s'eritre-choquer,  I,  409. 

Cygne,  I,  295. 

Cylch,  voyage  circulaire  du  roi 
ou  chef  dans  ses  Etats,  1,113. 

Cymhwyllaw,  II,  221. 

Cymmwd,  I,  82,  II,  351. 

Cynnefino  (s'habituer  à>,  II,  216. 

Cynuydu,  leg.  cynnydu:  il  con- 
quit, il  ajouta  à  ses  états,  II, 
214. 

Cynweissal,  le  premier  des  ser- 
viteurs, le  maître  des  servi- 
teurs, I,  406  ;  II,  252. 

Cyssonuyr,  bref  et  cadencé,  II. 
213. 

Cy sswlt,  joinluve.  II,  192. 

Cyt,  quoique,  cyt  aussi  long- 
temps que  {cyhyd  .  Il,  187. 

Cyt  preiniawc,  qui  mangent  en- 
semble, I,  417. 

Daim  (peau  de  daim  rouge),  I, 
366. 


Damassé  (paile damassé),  II,  123. 

Dapifer,  I,  257. 

Dard  empoisonné,  II,  94. 

Décoration  d'appartements,  II, 
21. 

Defnijd  vyn  daw,  futur  gendre. 
I,  416. 

Démon,  I,  270. 

Deiiparth,  deux  tiers,  I,  411. 

Deirred.  fleur  de  l'âge,  I,  391. 

Diable,  I.  314. 

Drap,  I.  352,  364. 

Draps  de  lit,  I,  91. 

Drud,  coûteux,  II,  247. 

Duc  de  Bourgogne,  II,  151. 

Dygyvor,  réunir  en  hâte  et  avec 
bruit,  I,  379. 

Diadème,  II,  311-312.  Diadème 
d'or,  II,  6,  52. 

Diarchenu,  enlever  les  vête- 
ments de  voyage,  désarmer, 
I,  380. 

Diaspad  uwchanmcvyn,  cri  per- 
çant de  protestation;  diaspad 
egwan,  cri  légal  de  détresse, 
I,  253. 

Dieu,  II,  179.  Dieux  :  Nudd, 
Gwynn.  1,314-315;  dieux  dans 
formules.  I,  162,  etc, 

D(/ia/'arc/(,  intrépide,  II,  197. 

Diheni/d  mort,  traitement  cruel, 
I,  383  ;  II,  203. 

Dihir,  dyhir,  pénible,  humiliant, 

I.  399  ;  II,  217. 
Diholedic,    deholedic.  exilé    sé- 
paré. I,  394. 

Dirieid,  inutile,  II,  195. 
Distein,  intendant,    dyslein,   I, 

250,  257  ;  II,  72,  122,  124,  143, 

171. 
Divan,  II.  90. 
Divertissements  :     V,     chants, 

chasse,    compotatio,    contes, 

conversation,  jeux,  tournois  : 

cf.  I,  88  ;  II,  124. 
Divorce  (Injure,  cas  de  divorce), 

II,  33. 

Diwall,  sans  défaut,   il,  196. 

Diwyn.  réparer,  compenser,  I, 
409. 

Dodi  ar.  nommer,  donner  un 
nom  à,  I,  388  ;  rendre  à,  trans- 
mettre à,  I,  404;  dodi  gostec, 
faire  une  proclamation,!,  384. 


INDEX    DES    MATIÈRES 


465 


Dof^ue  extraordinaire,   I,    289  ; 

dogue  de  garde,  I,  296. 
Dol,  pré  ou  vallon  fertile,  1,175. 
Dorure,  I,  157  ;  dorure  du  cuir, 

I,  194. 

Dragons,   I,    233,    236,  sq.  ;    II, 

241,  303. 
Dywyc,   amender,    réparer,   II, 

206. 
Echecs  (jeu  d'i,  I,  215,  221,  364; 

II,  89  ;  échecs  merveilleux, 
II,  114  ;  table  du  jeu  d'échecs. 
Il,  108  ;  échiquier,  I,  216  ;  ca- 
valiers, II,  90.  114. 

Ecu,  I,  156  ;  II,  106,  134,  209  ; 
ecu  noir,  II,  31  ;  boucle  de 
l'écu,  II,  155  ;  jouer  de  l'écu, 
n,  61  ;  umbo  de  l'écu  en 
haut, en  signe  de  paix,  II,  123, 
traverse  de  l'écu,  II,  106. 

Ecurie,  II,  40. 

Ecuyers,  I,  364  ;  II,  8,  37,  70. 
153, 172, 181  ;chef  des  écuyers, 
II,  125. 

Eglise,  II,  51,  88,  122,  290, 

EUll,  serf,  ou  iiomme  ayant  une 
tenure  servile,  I,  400. 

Eithavoed  byt,  extrémités  du 
monde.  II,  187. 

Eléphant  (os  d'),  II,  24. 

Email  bleu,  I,  155  ;  II,  106  ;  écu, 
croix  émaillés  d'or,  I,  250  ; 
II,  106. 

Embrassade,  II,  52,  68,  SI. 

Emprunt  d'argent,  II,  100,  101. 

Enchantements,  I,  163,  186,  193, 
288  ;  II,  55,  184  ;  jeux  en- 
chantés, II,  180. 

Enclume,  I,  323. 

Enebarz,  douaire,  1,  127. 

Eneit.  vie,  I,  415. 

Englyn,  épigramme,  stance,  I, 
141,  190,206-207,360,  400-401  ; 
II,  273. 

Enlèvement,  I,  247,  331. 

Enneint,  bain,  I,  423. 

Enseigne  de  combat,  II,  30. 

Enterrement,  II,  22,  66. 

Epagneul,  II,  117. 

Epées,  I,  317,  353;  II,  6,  27,  31, 
123  ;  épéc  h  poignée  d'or,  1, 
250,  365,  371  ;  II,  126  ;  épée  à 
un  seul  tranchant,  l,  368  ; 
épée  à  trois  tranchants,  I,  .369, 
371;  épéc  à  lame  triangulaire, 


I,  365-366  ;  épéc  d'Arthur,  I, 
258,  363;  jeu  de  l'épée,  II,  64  ; 
épée  suspendue  au  cou,  II, 
123  ;  épée  merveilleuse,  I, 
317.  V.  fourreau  de  l'épée. 

Eperons,  II,  18. 

Epervier,  II,  132. 

Erdrym,  beau  à  voir,  II,  221. 

Ergyi,  portée  de  lance  ou  de 
trait,  II,  204. 

Ergyttio,  arriver  à,  atteindre, 
1,410. 

Ermite,  II,  76. 

Estomac  de  pierre  rouge,  1,279. 
V.  correction  aux  addenda  et 
corrigenda  à  la  page  279. 

Etalons,  I,  181. 

Etendards,  I,  226,  361,  367  ; 
étendards  jaunes,  II,  37  ;  éten- 
dards de  navires,  I,  122  ;  éten- 
dards de  combat,  dressé,  II, 
71,  88. 

Etourneau  parleur,  messager,  I, 
134. 

Etriers,  I,  251. 

Eurgrydd,    cordonnier-orfèvre, 

I,  151, 

Evêque,  I,  283  ;  II,  27,  278. 
£u'i/rc/ore(C,  cuir  irlandais,  I,  428. 
Excommunié,  II,  65. 
Extrême  onction,  II,  21. 
Fantassins,  I,  336. 
Fantômes.  V.  Triades. 
Faucheurs  de  foin,  II,  160. 
Faucon,  I,  294  ;  II,  76  ;  faucons 

offerts,  I,  92.  V.  hebaivc. 
Fauconnier,  chef  fauconnier,  II, 

72. 
Fée    Morgain,   II,  34  ;  fée    des 

eaux,  II,  115. 
Femmes  traitées  brutalement,  I, 

259  ;  II,  52,  54,55,  56,70,108, 

128,  164,  178  ;  femmes  chastes, 

II,  284  ;  fidélité  d'Enid,  II, 
164,  177,  V.  Mariage  (et  cf.  I, 
184,  187,  199,222,  346,  11,98). 
V.  aussi  amazones,  chevaliers, 
enlèvement,  divorce,  pucelles. 
Triades. 

Fer,  II,  9. 

Fermoirs  d'or,  II,   6,  26, 

Festins,  202,  II,  163  ;  festin  du- 
rant trois  mois.  II,  32. 

Fêtes  principales  de  l'année 
(trois).  II,  122. 


30 


466 


INDEX    DES    MATIERES 


Feu  de  bois,  I,  351,  II,  38  ;  feu 
de  charbon,  11.  21,  24  ;  feu 
dans  maisons,  II,  35,  61,  10". 

Ffon  ddwyhig,  bâton  à  deux 
bouts,  II,  61. 

Ffyryf,  ffyrv,  ffijrijfdan,  II,  201. 

Fil  dor.  II.  6,  25. 

Filid,  I,  431  (note  à  la  page  13). 

Flacons  de  vin,  II.  53, 

Flèches.  I,  186  ;  II,  6. 

Flotte,  II,  255. 

Foin, II, 160. 

Folie  de  Goleuddydd  enceinte, 

I,  244. 

Fontaine  enchantée,  I,  160  :  II, 

II,  29  ;  fontaine  mii'aculeuse. 
II,  321. 

Forestier,  II,  123, 
Forteresse,  I,  220. 
Famille  (chef  dei.  V.  Pennteulu. 
Fourmis  qui  parlent,  I,  329. 
Fourreau   d'épée,     I,     321  ;    en 

cordwal,  I,   353,  365;  en  cuir 

rouge,    I,    369  ;    en  peau    de 

daim,  I,  366. 
Foyer    pierre  dui,  I,  293. 
Frêne   i lance  en;,  I,  370  ;  frêne 

sauvage,  II,  317. 
Frères  de  lait,  1,  348. 
Fromage,  I,  351. 
Froment;  I,  300  ;  II,  271,  314. 
Fronde,  t.  296. 
Gages  donnés  par  le  vaincu,  II, 

67. 
Gullovydd,  maître  ès-machines. 

Il,  322. 
Gambison,  II.  30. 
Garth,  colline,  promontoire,  I, 

342. 
Gaufrage  du  cuir,  I,  158. 
Géant,  I,  375  ;  II,  41,  175, 
Gemmes,  I,  216,  217. 
Généalogies,  1,246;  II,  326  et  sq. 
Génies    malfaisants    entendant 

tout  ce  que    le  vent  surpre- 
nait, I,  234. 
Gens  d'église.  H,  22. 
Gérait,  irl.,   champion,  II,  12i, 
(Ubier,  I,  155,  158. 
Glaive,  gleif,  lance  ou  épieu,  I. 

249,  409. 
Glat,  tenax,  patiens,  I.  381. 
Glynn,  vallée,  I,  83,  338. 
Goariva    (breton).    V.   guaroi- 

maoum 


Gobelet,  II,  102  ;  gobelet  d'or, 
II.  4  ;  gobelet  en  os  délé- 
phant,  II,  24. 

Goddeu.  Il,  283. 

Godrumyd,  petit  tertre  arrondi, 
II,  215. 

Gonfanon,  II,  12. 

Gorchyinun  confier,  faire  con- 
duire à,  II,  215. 

Gor-ddinaio,  répandre  à  flots, 
verser  ;  lancer  son  cheval  à 
toute  bride,  II,  205. 

Gorfroys  pour  orf'roys  :  franc., 
id.,  II,  188. 

Gorsedd,  sens,  92. 

Goruodawc,  II,  215  ;  I,  419  ; 
Gorvyd,  I,  419, 

Gorysgalawc,  I,  410. 

Gostegii,  imposer  silence,  pro- 
clamer, II,  221, 

Goupilles  d'argent,  I,  371, 

Gouverneurs  de  l'île  de  Breta- 
gne, I,  135-136. 

Govut,  souffrance,  affliction,  II, 
194. 

Gra,  sens,  II,  192. 

Gravure  sur  épée,  I,  363. 

Guaroimaou,  v.  gallois,  gl.  thea- 
tra  ;  m.  ^M.gwarwyva;  bret, 
goariva,  II,  184. 

Guetteurs,  II,  139,  143. 

Guimpe  de  lin,  I,  303. 

Guîaeio,  lance,  I,  249.  Glaive  de 
douleur),  II,  202. 

Gwalch,  tiercelet,  I,  295. 

Gwan,  percer  ;  introduire,  s'in- 
troduire dans,  sous,  1,  387. 

Gioas  ystavell,  valet  de  la  cham- 
bre royale,  II,  124. 

Gwden,  faisceau  de  liens  de 
bois,  I,  415. 

Givillwr,  leg.  gwilxtor,  veilleur, 
II,  204. 

Gwinlas,  souliers  hauts,  brode- 
quins, II,  192. 

Gwna,  estimera,  II,  200  ;  cf.  I, 
144. 

Givrach,  vieille  sorcière,  1,247; 
gwrach,  mère  des  abeilles  ; 
gwreichon,  pluriel  ou  dérivé, 
ï,  419. 

Gwreang,  gwryanc,  gwreng,  I, 
397. 

Gwrha,  auj.  gwrhau,  II,  193. 

Gwrlhrwm,gorthrymhu,  11,218. 


INDEX    DES    MATIÈRES 


467 


Givrlhrwm  hainl,  I,  410. 

Gwrthrychyal,  héritier  en  ex- 
spectalivc,  I,  411. 

(iiDj/io^,  courtoisie,  politesse,  I, 
380. 

Gwychi,  scories,  teignes,  II, 
195. 

Ilabit.-ilion,  I,  155,  215,  350  ; 
11,83.  V.  ameublement,  appar- 
tements, arts,  i)étail,  cellier, 
chambre,  chandelle,  château, 
couche,  cour  d'Ara%\n,  1,  S7  ; 
crampons,  créncau.v,  cuisine, 
écurie,  feu,  forteresse,  foyer, 
herse,  jonchée,  Ut,  lofjement, 
paille,  portail,  salles,  vitres. 
On  entre  à  cheval  dans  une 
salle  : 'V  cheval;  à  dos  de  mu- 
let, n,  103. 

Habits,  I,  7  ;  habits  rouges, 
bleus,  r,  314  ;  habits  jaunes, 
rouges,  I,  355  ;  habits  dorés 
lustrés,  1,93;  habits  de  chasse, 
I,  84  ;  habits  de  voyage,  II, 
143. 

Hampe  teinte  en  azur,  I,  371  ; 
hampe  à  tête  d'or,  II,  6. 

/?an/b(i,  sortir  de,  faire  partie  de, 

I,  380. 

Harpe  magique,  I,  306, 

Haubert.  II,  59  ;  haubert  de 
mailles,  II,  30. 

Heaume,  I,  18,  219  ;  II,  30,  31, 
119,  169;  heaume  d'or,  1,368; 
doré,  I,  369  ;  heaume  de  lai- 
ton, I,  371. 

Ilebawc  wyedic,  faucon  mâle,  I. 
295, 

Helyclei,  II,  213. 

Herbes  culinaires,  I,  252. 

Hermin,  II,  126. 

Héros,  I,  315. 

Herse  du  château,  II,  18. 

Herwr,ar  herw,sorled''outliiw, 

II,  201. 
Hêtre,  II,  37. 

Heurter  la  porte  avec  sa  lance, 

II,  74. 
Hibou  (Blodeuwedd  transformée 

en  hibou)  ;  pourquoi  il  est  haï 

des  oiseaux,  1,  208. 
Hoh,  cochons,  I,  179. 
Hommage,    I,  89,    154,  227  ;  II, 

27,  86,  98,  138,  150. 
Honneur  :  action  peu  noble  s  pen- 


dre  une  souris),   I,  165,  166  ; 
il  n'est   pas    honorable    pour 
Arthur  de  combattre  avec  une 
sorcière  ;  honte  par  suite  d'une 
défaite,  H,  58. 
Honneur  (visage),  I,  285. 
Hospices,  liôtels,  II,  44. 
Hospitalité:  absence  de  portier, 
marque  d'hospitalité,    II,   3  ; 
ôter  ses  armes  à  l'arrivant.  II, 
61,    68,  162  ;  se  lever   respec- 
tueusement, II,  63;  revêtir  les 
mômes  habits   que   l'hôte,  II, 
82  ;  place  de  l'hôte  à  table,  H, 
93,  près  du   feu,   II,  90  ;  tête 
lavée  par    l'hôtesse,    II,    24, 
II,    3,    7,  cf.  36,  68,   149,  174, 
181-182,  252. 
Hôtelier,  II,  162. 
Houx,  nourriture  de    bétail,   I, 

350. 
Hoyau,  II,  315. 

Hualogion,  hueilogion,  II,  262. 
Hydgant,  troupeau  de  cerfs,  H, 

206. 
Hydromel,  I,  155,  218,237,  304, 

356  ;  II,  4,  129. 
Iles    fortunées   des  Celtes,    II, 

301. 
Instruments,  outils:  V.  charrue, 
ciseaux,  cognée,  couteau,  en- 
clume, hoyau,  trompe. 
Ivoire,   I.  368:  If,  6,  24. 
Ivresse,  I,  275-276  ;  II,  43,  91. 
Ivrogne  (Seithynin  Tivrogne),!, 

305. 
Jais,  I,  355. 

Javelot,  I,  298  ;  II,  52,  57  ;  ja- 
velot d'argent,  I,  249  ;  javelot 
de  houx.  II,  48  ;  javelot  de 
pierre,  1,  296  ;  javelots  em- 
poisonnés, I,  264,  297. 
Jeu  du  blaireau  dans  le  sac,  I, 
102  ;  jeux  d'échecs,  I,  215  ; 
jeux  des  couteaux,  II,  84  ; 
jeux,  II,  149. 
Jonchée,  II,  4. 

Joyaux,  II,  37,  151;  joyau  mort, 
que  la  mer  ne  souffre  pas,  I, 
291. 
Kaeriwrch,  caeritorch,  II,  196, 
Kallon.  flancs,  sein,  I,  410. 
Kathefrach,  I,  428. 
Kib,  coupe,   demi-boisseau,    I, 
305. 


468 


INDEX    DES    MATIÈRES 


Kyckir  leg.,  kyc-hir?  ou  cygn- 
hir?  II,  200. 

Kymhen,  kymen,  éloquent,  in- 
"teliigent,  11,  199. 

Kyn.  conjonction,  sens  dans  les 
"Mabin..  I,   382. 

Kynny,  quand  même...  ne, 
■quoique...,  II,  203,  205. 

Kyveir,  direction,  endroit,  1,387. 

Laisse,  I,  311. 

Lait,  I,  351. 

Laiton  d'Espagne,  I,  368,  371. 

Lances,  I,  213,  317,  366.  368  ;  II. 
6,  14,  27,  30,  31,  57.  64,  79  ; 
lance  en  frêne.  I.  370,  371, 
lances  avec  pointes.  I,  287  ; 
lance  d"Arthur.  I.  258  ;  lance 
merveilleuse,  I,    249-250,  320. 

Langues  :  français,  gallois,  an- 
glais parlés  sur  un  même 
point,  II,  168. 

Lanterne  d'une  épée,  I,  250. 

Laliniers,  I,  246. 

Légèreté  merveilleuse,  I,  271. 

Législateurs,  II,  317. 

Léopard  jaune  rouge  (figure  de 
léopard),  I,  368. 

Lépreux,  I,  313. 

Lévriers,  I,  250  ;  II.  38.  96. 

Licorne  de  mer.  narval.  II,  6. 

Lin,  I,  304. 

Linge  de  table,  II,  8. 

Lion,  II,  83  ;  lion  noir,  II,  38  ; 
lion  rouge  (image  de  lion»,  I, 
365;  lion  jaune  rouge,  I,  369; 
lion  en  or,  servant  de  fer- 
moir, II,  26. 

Liqueur  faite  avec  du  froment,  I, 
300. 

Lis,  résidence  noble.  I,  320. 

Liseré  de  fil  d'or,  II,  6. 

Lit,  II,  21,  152.  V.  draps. 

Livre,  I,  377. 

Llad,  12  boisseaux.  I.  303,  418. 

Lie,  occasion,  bon  moment  pour. 
II,  201  ;  cf.  I,  270. 

Llech.  pierre  plate,  II,  117. 

Llechwaew,  javelot  de  pierre, 
I,  296. 

Lleddv,  obliques,  surnom  de 
princes,  I,  151. 

Lleithic,  couche,  divan,  canapé, 
I,  402  ;  II,  206. 

Lleilhicluyth,  II,  277. 


Llestyr,     II,     39,     181  ;    llestyr 

o  vaen.  II,  196. 
Llewenyd.  réception  courtoise, 

I.  382. 

Llibin,  nonchalant,  I.  385- 
Lliwaw,  changer  de  couleur,  I, 

409. 
Lloring,  cor  de  guerre,  I,  434. 
Llwyn,    buisson.   Vieil   Armor, 

loin,  I.  83. 
Llwyih.  V.  teulu. 
Llygru,  I,  408. 
Logement,  11,4  ;  logement  loué, 

II,  161. 

Lois,  II.  317  ;  lois  galloises,  I, 

5,  414. 
Loups,  I,  303  ;  II,  272. 
Louve,  I,  32«. 
Lngorn  ilanterne)  d'une    épée, 

I,  250. 
Mabinogion  (sens),  I,  11-15  ,•  en 

général  v.   introduction  :  cf. 

I,  addenda  el  corrigenda, noie 
à  page  13  (comparaison  avec 
les  étudiants  des  filid  irlan- 
dais). 

Maenawr,  maynauA,  subdivision 

du  cymm^^d,  I,  185. 
Magwyr,  mur,  paroi.  I,  421. 
Malkawn,  pour  savoir  si,  1,407. 
Mangaean,  I,  415. 
Maraned,  I,  383. 
Marchluyth.  charge  de  cheval, 

II,  47. 
Marchogaelh,  I.  385. 
Maer,  maire,  I,  277. 
Mages.  II.  234. 

Magicien,'  I,    237,  287,  290;  II, 

10.  303. 

Magie,  I.  173,  177,  181,  186,  197, 
199,  283,  289  ;  il,  55,  184,  2S0. 

Maire.  V.  Maer. 

Maison  de  fer  chauffée  à  blanc, 
I.  130,  131  ;  maison  de  verre, 

11,  302. 

Maître  ès-machines,  Gallovydd, 
I,  261.  V.  Triades. 

Majorité  légale  pour  le  garçon, 
I,  248. 

Manche  de  couteau  en  os  de 
cétacé,  II,  6,  84. 

Manche,  insigne  d'ambassa- 
deurs, I,  219. 

Mangeurs  et  buveurs  extraordi- 
naires. I.  27S. 


INDEX    DES    MATIÈRES 


4(>9 


Manières  (belles  manières),  II, 
62. 

Manteau,  I,  353,  364,  366  ;  II, 
26.  131  ;  manteau  de  toile,  II, 
143  ;  manteau  de  paile.I,  191, 
36 1  ;  manteau  de  pourpre,  2n0  ; 
II,  126;  manteau  licrmiu,  II, 
126;  manteau  magique,  I,  147, 
364. 

Marbre,  I,  320  ;  II,  11,  130, 

March-lwi/lh,  II,  242. 

Mariage  dans  les  Lois  galloises, 
II,  27  ;  présents  à  l'occasion 
du  mariage,  II,  144,  145  ;  de- 
mande en  mariage,  I,  124,  23  i; . 
fils  donnant  sa  mère  en  ma- 
riage, I,  152-153  ;  mariage  de 
la  femme  avec  le  meurtrier  de 
son  mari,  11,27,66.  V.  Parents. 

Marmite,  H,  24. 

Massue  de  fer,  II,  9  ;  massue 
magique,  II,  10. 

Maswehyn,  maeswehyn,  II,  213. 

Mnwredd,  magnificence,  I,  416. 

Medd,  hydromel,  I,  304. 

Médecins,  I,  207  ;  II,  78,  88, 
179,  180  ;  chef  des  médecins, 
11,143. 

Melvoch,  sens,  II,  200. 

Menestr,  mi/nestfjr,  serviteur, 
échanson,  II,  243. 

Merci  (detnander  merci»,  II.  136, 
167,  184. 

Meredic,  sans  raison,  I,  414. 

Merle  de  Gilgwri,  I,  323. 

Merveilleux.  V.  baguette,  bas- 
sin, bouteille,  charme,  châ- 
teau, cheval,  chevalier,  cor- 
beille, coupe,  dragons, 
enchantement,  fontaine  s,  four- 
mis, génies,  harpe,  légèreté, 
magie,  mangeurs,  manteau, 
métamorphoses,  moisson, 
monstres,  oiseaux,  onguent, 
oppresseur,  ouïe,  panier, 
prouesses,  soulTrances,  pierre, 
sac.  sorcières,  souris,  tertre, 
truie,  vase.  Cf.  I,  148, 149,  322, 
353.  Facultés  extraordinaires 
de  Kei,  I,  286  ;  de  Bedwyr,  I, 
7  ;  de  divers,  I,   260-2S  t! 

Mesures.  V.  boisseau,  LUid. 

Messagers,  II,  146, 

Messe,  II,  7,  122. 

Métamorphoses,  I,  87,  169,  205. 


206,  2«7;  II,  280;  métamor- 
phose de  Dlodeuwedd  en  hi- 
bou, I,  208,  métamorphose  de 
Menw  en  oiseau,  I,  334;  méta- 
morphose d'un  roi  en  laie,  I, 
336;  métamorphose  d'un  mou- 
ton blanc  en  mouton  noir,  II, 
95. 

Métaux.  V.  acier,  fer,  laiton. 

Métiers  :  V.  charpentiers,  cor- 
donniers, polisseur  d'épée, 
meuniers,  musiciens,  por- 
chers, selliers. 

Meuniers,  II,  100. 

Meute,  I,  84. 

Miel,  1,  154,  304  ;  miel  sauvage, 
I,   155. 

Miracle,  II,  282. 

Moch,  porcs,  I,  179. 

Moisson  détruite  par  enchante- 
ment, I,  163. 

Molettes  des  éperons,  II,  18. 

Monarchie,  II,  305. 

Monastère,  II,  282,  317,  323-324. 

Monnaie,  I,  335. 

Monstre  à  un  œil,  un  pied,  II, 
9  ;  monstre  géant,   II,  41. 

Montoir  de  pierre,  I,  258;  11,20. 

MorairZ,  estuaire,  anse  :  mor  cfn- 
hloii.  I,  413. 

Morse  (boucle  en  sourcils  de 
morse).   1,  371. 

Morts  réveillés  par  oiseaux  de 
Rhiannon,  I,  307 

Moulins,  II.  100,  322. 

Moustache  rouge,  I,  364. 

Moutons,  II,  95. 

Mules  de  magistrats.  II,  20. 

Mulet  jaune,  II,  103. 

Murailles  de  ville,  1,  232  ;  II, 
168. 

Miiscrellach,  tardus,  ignavus  ; 
négligé,   I,  383. 

Musique,  1,95,  202,218.240,  252. 
258  :  II,  145,  149,  152,  322  ; 
musique  pendant  le  repas, 1,87; 
musique  merveilleuse,  II,  13. 

Musiciens,  l,  137. 

Mwii.  cou,  bout  de  la  lance,  II, 
202. 

Mtiqen,  gall.  mod.  Mijngen.  cri- 
nière, II,  190. 

Mi/ni/hiir.  manche,  II.  207. 

Mythnlogiques  (personnages 
mythologiques),  I,  314. 


470 


INDEX    DES    MATIÈRES 


Nain,  naine,  II,  56,  12";. 
Nappede  fine  toile  jaune.  II,  21. 
Narval.  V.  licorne  de  mer. 
Navigation  de  Bendigeit  Vran, 

I,  136. 
Navire,  1,337  ;  II,  302,322  ;  navire 

à  panneaux  dorés  et  argentés, 

I,  214  ;  treize  navires  venant 
d'Irlande.  I,  122  ;  navire  de 
Nevydd  Nav  Neivion,  II,  323. 

Nobles,  entourage  du  roi  Ben- 
digeit  Vran,  I,  121. 

Nod.  marque  caractéristique, 
renom,  II.  188. 

Noël,  II,  122. 

Nombres  :  3.  Gereint  se  met  en 
routeaprèstrois  jours,  II,  147; 
les  gens  d'Arthur  veulent  par- 
tir après  trois  jours  et  trois 
nuits,  H,  150  ;  victoire  trois 
fois  de  suite,  11,132  ;  deman- 
der par  trois  fois,  II,  118  ; 
Owein  trois  ans  absent;  repos 
qui  dure  trois  ans,  II,  32,  3;^; 
9  :  neuf  sorcières.  II,  7  ;  13  : 
treize  raretés  de  l'île.  II,  20; 
treize  églises,  à  Kaerllion;  II, 
122  ;  treize  navires  venant  d'Ir- 
lande, I,  122.  21  :  Peredur  fait 
passer  son  cheval  vingt-et-une 
fois  par  dessus  le  corps  de  Kei. 

II,  77  ;  repas  qui  dure  sept 
ans,  I,  148  ;  300  épées,  bou- 
cliers, lances,  II,  349  ;  cf.  I, 
120;  II.  264-265. 

Nonnains,  II,  68. 

Nourrice,  I,  192,  245. 

Nourrir,  sens  du  mot,  1, 115-11 6. 

Nourriture.  V.  boisson,  broches, 
chevreuil,  cochon  de  lait,  cui- 
sinier, fromage,  froment,  her- 
bes, lait,  miel,  pain,  poivre, 
repas,  viandes  ;  cf.  I,  252. 

Nuit  divisée  en  veilles,  I,  240  ; 
habitude  de  compter  par  nuits, 
I,  312  ;  nuit  passée  à  table  et 
en  divertissements,  II,  147, 
149,  150. 

Nw.  particule  verbale,  II,  217. 

Oed,  il  eût  été,  II,  219. 

Oiseaux  merveilleux,  I,  265;  II, 
12;  oiseaux  de  Rhiannon,  I,  3, 
97,  148,  307  ;  oiseau  de  Gwend- 
doleu.  II,  256. 

Onguent  merveilleux,  11,34,  35. 


Oppresseur  (noir  oppresseur^ 
II,  43. 

Or.  V  anneau,  bague,  bouton, 
bride,  coupe,  couteau,  dia- 
dème, épée,fermoir,  fil,  gobe- 
let, hampe,  joyaux,  paile, 
pomme,  selle,  vases;  or  rouge  : 
agrafes,  bouteroUe,  collier, 
poignée  d'épée  ;  entraves, pla- 
teau d'or,  II,  265. 

Oreiller,  I,  352. 

Orfèvre,  I,  157. 

Orfrei  de  fil  d'or,  II,  25. 

Orge,  II,  272,  314  ;  pain  d'orge, 

I,  351. 

Os  de  cétacé  (manche  de  cou- 
teau d'i,  11,6,  84;  hampesdes 
flèches,  II,  6. 

Otages,  I,  185  ;  II,  37. 

Ouïe  merveilleuse,  I.  282. 

Ours,  I,  303. 

Outrage,  prix  de  l'outrage,  1,208; 

II,  74,  136, 
Padellec,  II,  265. 

Page,  II,  55,   62,  77,  125,  173. 

Païenne  (légende  païenne),  1,315. 

Paile,  II,  17,  21  ;  habit  de  paile, 
I,  87,  98,  215  ;  II,  12,  19,  23, 
33,  60,  61,  68,  100,  127,  130  ; 
manteau  de  paile,  I,  110,237, 
353.  361,  364,  366  ;  II,  4,  6.  7, 
tunique  de  paile,  I,  353,  365; 
surcot  de  paile.  1,  217  ;  II, 
123  ;  cotte   d'armes  de  paile, 

I,  369  ;  couverture  de   paile, 

II,  30  ;  étendard,  I,  i:2  ;  pa- 
villon, II.  183  ;  coussin,  II, 
60.  61  ;  paile  blanc,  I,  361  ; 
paile  damassé,  369  ;  II,  123  ; 
paile  jaune,  l,  353,  365,  369  ; 
II,  6,  7,  19,  23,  33;  pailejaune 
rouge.  II,  4  ;  paile  noir,  I, 
215  ;  II,  4  ;  paile  d'or,  I.  87, 
217  ;  II,  100.  127  ;  paile  qua- 
drillé. 1,  364  ;  paile  vert,  I, 
366  ;  paile  rouge,  II,  183. 

Paille  et  feu  dans  appartements, 

II,  137,   162. 
Pain  blanc,  II,  53,  68,  131;  pain 

d'orge,  I.  351. 
Paladtjr,  paladr  ;  au    plur.  Pe- 

lydyr,  peLeidyr,  hampe,   fût, 

lance  ;  hampes  de  flèches,  II, 

188. 
Palefroi,  I,  217  ;  II,  15,  107. 


INDEX    DES    MATIÈRES 


471 


Panier  merveilleux,  I,  240,  305. 

Panneau  décoré  de   figures  do- 
rées,  II,   21. 
•Paon  (plumes  depaoni,  II,  6. 

Pâques.  H.  110,  122.   V.  cheval. 

Parc,  H,  3i. 

Parduu/ifl,  glosé  fémorale,  U, 
1!>2,  384. 

Parrains,  I,  249. 

Parents,  conseil  entre  ascen- 
dants pour  mariage,  I.  29H. 

Parlh,  sol,  I,  426. 

Paler.  II,  51. 

Parluncul.  V .  pardwgyl. 

Pavillon,  I,  223.  226,' 357  ;  II, 
30,  32,   52,  71,  183. 

Pèche,  I,  163  ;  H,  60. 

Péchés  (repentir  des  péchés),  II, 
136. 

Peidio,  durer,  rester,  II,  209. 

Peigne,  I,  298,  309. 

Pendaison,  fourches  patibulai- 
res, 1.  166-167, 

Pen/festin,  serre-tête,  coifTe, 
casque,  II,  191. 

Pengaioch,  bonnet,  capuchon, 
ventaille,  II,  191. 

Pengri«as<rait>d,  chef  des  écuyers, 
II,  124. 

Pénitence  de  Riannon,  I,  108. 

Penkynydd,  chef  chasseur,  II, 
124. 

Pe«iiafZ,vingt-quatre  boisseaux, 
I,  305. 

Pennhijneif,  chef  des  vieillards, 
I,  268. 

Penkerdd,  chef  du  chant  ou  des 
musiciens. 

Pennon,  II,  12. 

Pentecôte,  II,  122,  145. 

Penteulu,  chef  de  la  maison 
royale  ;  penteulu,  chef  de  fa- 
mille, I,  180,  348  ;  II,  15,  74, 
113,  122,  273. 

Pentirec,  I,  409,  436. 

Père  nourricier  ;  sens  de  ce  mot, 
I,  115;  II,  149. 

Peste  .jaune,  II.  278,  303. 

Peste  de  la  sueur,  II,  304. 

Pierre  à  aiguiser  en  marbre,  I, 
320;  pierres  précieuses,  I,  215, 
217,  250,  294,  36î<-369  ;  II.  52; 
pierre  de  cristal,  1,  371  ; 
pierre  aimantée,  I.  138  ;  pierre 
magique,  I,  356  ;  II,  95;  pier- 


res sur  lesquelles  se  lisaient 
tous  les  arts  et  les  sciences  du 
monde,  II,  .'i23  ;  pierre  adorée 
par  les  païens,  II,  321. 

Place  à  table,  I,  87.  9«,  104,  113, 
124  ;  place  en  visite,  suivant 
le  rang,  II,  163. 

Plaid,   I,  236. 

Plaques  dorées  du  ceinturon  de 
l'épée,  1,  365. 

Poètes,  I,  137. 

Poignard,  II,  6. 

Poisson,  I,  154,  155. 

Poivre,  I,  252. 

Poix,    II,  104. 

Polisseur  d'épée.  1,319. 

Pomme  d'or  (ornement  d'un 
manteau),  I,  250  :  II,   126. 

Pommeaux  d'épée,  I,  250. 

Pommier,  II,  183. 

Porc  Trwvth,  I,  310  ;  porcs  de 
Pryderi,"^  I.  81. 

Poésie,  H,  145. 

Porchers.  I,  81,  114,  l;W,  265  ; 
II,  270. 

Portail  (d'entrée,  II,  140. 

Porte  donnantsur  Kerny%v,  qui, 
ouverte,  rappelle  les  mal- 
heurs, I.  149 

Porte-pied,  fonctionnaire  de  la 
cour,  I,  175. 

Porlhawr,  qui  soutient,  qui  sup- 
porte ?  II,  261. 

Portier,  I,  251,  296,  319  ;  II,  3, 
107,   122. 

Poulains,  dressés  à  3  ans,  I,  111. 

Pourpre,  I,  250  ;  II,  15  ;  pour- 
pre bleue  II,  126  lire  :  pour- 
pre brillante,  à  reflets  (v. 
Rev.  celt.,  1912,  p.   429-430.) 

Prairies,  II,  83,  95,  160. 

Précepteur,  iAthraio),    I,  246. 

Prédiction  de   l'avenir,  II,  322. 

Preidd,  butin,  troupeaux.  I,  39'>. 

Presenawl.  temporel,  apparte- 
nant à  ce  monde,  I,  418. 

Présents,  (c  lie  vaux,  ciiiens, 
faucons,  bijoux),  1,105,  116, 
132.  V.  cerf.  Présent  conju- 
gal   I,  222. 

Prêt  sur  gage,  II.  129. 

Prêtre,  II,  109,  136. 

Prison,  II,  112. 

Pro  ft,  essayer,  mettre  ;\  l'é- 
preuve, II,  222. 


472 


INDEX    DES    MATIERES 


Prophètes,  l,  239. 

Prouesses  (comtesse  des  proues- 
ses ,  II,  93. 

Proverbe,  I,  139. 

Pryf,  insecte,  serpent,  animal 
sauvage,  castor,  martre,  II. 
102,  209.' 

Publication  faite  par  chevalier 
avant  un  tournoi,  II,  133. 

Pucelle,  sens  de  la  trad.,  1, 198  ; 
pucelle  cousant,  II,  7.  17  ; 
pucelle  prenant  soin  de  l'hôte, 
II,  7,  8,  17,  28.  131  ;  pucelle 
déclare  son  amour  à  Peredur, 
II.  68,  69,  89,  114  ;  pucelle 
couchant  dans  la  chambre  de 
Peredur,  II,  112.  V.  aussi 
Femmes. 

Puces,  I,  351, 

Pivrqwin,de  Bourgogne? II,  192. 

Quenouille.  II,  317. 

Ragot,  empêcher.  I.  423. 

Raser,  I,  307,  352  ;  II,  24. 

Rasoir,  II,  24. 

liée  dovyd,  regovydd.  I,  408. 

Récits,  ï,  180,  218,  240. 

Reine  et  suivantes,  II,  82. 

Religieux,  II,  288. 

Remparts,  II,  68,  139. 

Réparation  pour  offense,  I,  S3, 
139  ;  II,  136;  réparation  pour 
adultère.  I,  208.. 

Repas,  I,  92,  94,  98,  153,  154  ; 
II,  16,  38,  137  ;  repas  durant 
sept  ans,  I,  148. 

Résurrections,  II,  94. 

Retkyrr.  bauge,  I.  407. 

Robe,  vêtement  d'honneur.  II, 
26. 123, 126 ;  robede  paile,  II,  6  ; 
robe  de  fine  toile,  II,  79. 

Rois,  II,  278.  V.  Triades, 

Roi,  vase,  pétrin,  II,  188  ; 

Rninhar,  v.  ryvoriaw. 

Ronce  à  deux  têtes,  I,  246. 

Routes  de  l'île  de  Bretagne,  I, 
224. 

Royauté,  II,  294,  30S-309. 

Rubis,  I,  215,  217,  250,  294. 

Ruddvaawc,    I,    3,  195,  435. 

Rwtler.  train,  I,  167. 

Rwyf,  I,  413. 

Rysswr,  champion  ;  querelleur, 
I,  421. 

Ryuoriaio,  I,  .^94. 

Sac  magique,  I,  99  et  sq. 


Sagaf  :  sangaf,  II,  202. 

Saints,  I,  3.36  ;  II,  281-282,    288. 

Salles,  II,  43;  sallesnon  pavées, 
II,  4  ;  salles  avec  crampons 
en  fer  pour  chevaux.  II,  63. 

Sangles  des  chevaux.  II,  31. 

Sanglier,  I,  330,  333. 

Saphir,  I,  369. 

Sarhaet  (compensation  pour  ou- 
trage) du  troedia\^c,  I,  175, 

Saumon,  I,  323-325. 

Sauteur   extraordinaire,  I,  277 . 

Science  écrite  tout  entière  sur 
trois  baguettes,  1,  290. 

Sculpteurs.  II,   322. 

Selle  d'or,  I,  249  ;  II,  33  ;  selle 
de  hêtre.  II,  37  ;  arcon  de 
selle,  II,  117. 

Selliers,  I,  155. 

Semailles,  I,  300. 

Serpents,  II,  10,  38. 

Serviettes,  II,  8,  21,  160. 

Serviettes  de  toile  verte,  blan- 
che, II,  8,  2),  160. 

Sexe  (Changement  de  sexe),  I, 
188. 

Siège  de  Rome,  I,  225. 

Siège,  II,  118  ;  siège  de  joncs 
verts;  II,  4;  coussins  servant 
de  siège,  II,  7,  130  ;  couche 
servant  de  siège,  II,  89;  man- 
teau de  paile  servant  de  siège, 
II,  103. 

Signe  de  passe  (anneaui,II,  107, 

Soie.  II,  7,  23  ;  soie  verte,  I. 
353  ;  soie  rouge,  I,  365., 

Som  :  gallois  mod.  Siom,  dé- 
ception, I,  388. 

Sorcellerie,  I,  94. 

Sorcières,  I,  308;  II,  75,  76,119. 

Sort  chez  les  Celtes,  I,  351. 

Sou  d'argent,  II,  43. 

Soufflets:  les  trois  soufflets  cau- 
sés par  la  colère.  I,  119,  souf- 
flet donné  par  Kei  à  un  nain, 
11,56. 

Souliers  bas  de  cordwal,  11,123, 
126  ;  souliers  de  cordwal  bi- 
garré, II,  6  ;  souliers  à  bou- 
cles dorées,  I,  162  ;  boucles 
pour  souliers,  I,  157, 

Souper,  II,  21. 

Souris  enchantée,  I,  164  et  sq. 

Soufflet  donné  à  Gwenhwyvar, 
II,  247. 


INDEX    DES    MATIERES 


473 


Souffrances  (roi  des  souffran- 
ces), II,  92. 

Sourcilsde  Yspaddaden  lui  tom- 
bant sur  les  yeux,  I,  297. 

Spiflhj,  II,  4i. 

SlL'w;trl.  V.   Ysliwarl,  II,  148. 

Substitution  de  mère,  I.  110. 

Suite  de  Pwyll,  I,  92,  98. 

Suivantes,  I,   198.  207  ;   II,  31. 

Siircot,  I,  216,  3G4  ;  II,  26,  30, 
123.  126. 

Sijherw,  orgueilleux,  noble,  II, 
105. 

Table  d'argent,  II,  8  ;  place  à 
table,  II,  8,  61,  63,  84,  97,11i, 
131, 137.181  ;  lionsous  la  table 
pendant  le  repas,  II,  40. 

Tain  payer  ;  conter  ?  II,  187. 

Tandde,  I,  405. 

Taon,  I,  298. 

Taren,  larren,  butte,  pic  rocail- 
leux. I,  420. 

Teilhinwc,  qui  a  les  qualités 
essentielles  d'un  roi,  I,  417. 

Telediw,  entier,  dune  beauté 
accomplie    I,  391. 

Tentes,  1,  355. 

Tertre  enchanté,  I.  93. 

Tervynedic  fixé,  convenu,  1,381. 

Têtes  d'hommes  sur  pieux,  IL 
182. 

Tête;  se  laver  la  tête,  I,  307. 

Teula,  II,  219. 

Teu  ou  llu\iilh  :  clan,  I,  90. 

Tiera,  I,  108. 

Tiercelet,  I,  294. 

Tissus,  V.  bliant,  bure,  ceintu- 
ron, cendal,  damassé,  drap, 
lin,  linge,  liseré,  paile  ;  tissu 
d'écarlate,  II,  21. 

Titres  :  V.  roi,  comte,  duc, 
prince. 

Tlws.  bétail,  bijou,  I.  321. 

To.  faisceau,  liasse,  II,  214. 

Toile,  II,  21  ;  toile  line,  II,  79  ; 
toile  verte,  blanche,  II,  8  ; 
manteau  de  toile,  II,  143  ; 
gonfanon  de  toile.  II,  12. 

Toilette.  V.  ablutions,  bains, 
bandeau,  bijoux,  chevelure, 
cheveux,  peigne,  pierres  pré- 
cieuses, vêlements. 

Toni  {niurcli.  lorn).  II,  227. 

Tom,  partie  des  remparts,  I, 
424. 


Tombe  carrée  de  Branwen,  I, 
146. 

Tombeaux  préhistoriques,  fouil- 
lés par  Gallois  et  Scandinaves 
pour  y  trouver  de  l'or,  I,  150. 

Tomli/t.  Il,  213. 

Tonnerre  (coup  de  tonnerre),  I, 
154,  161. 

Toque,  I,  355. 

Totness  (bas  de  totness),  1,366. 

Tour  de  verre,  II,  302. 

Tournois.  II.  44,  100,  101,  132, 
134,   145,   151. 

Tours  de  remparts,  I,  232  ;  tour 
d'un  château-fort,  II,  107. 

Tr.ie</i,  étendue  sablonneuse  de 
rivage.  I.  185. 

Tr.iwsffwi/d,  ruse,  artifice,  1,396. 

Trèfle  des  eaux,  I,  294  ;  trèfle 
blanc,  1.  5. 

Tremblement  de  terre,  II,  304 

Treul,  dépenses,  usure,  I,  382 

Trêve,   I,  373,  377. 

Triades,  II,  223  et  sq.  ;  'V.  in 
dex  des  noms  propres,  et  I 
119,  120,123,  124,126,135,147 
151,  173,  176, 191,  192,  213,223 
233,  257,  259,262-264.266,  268 
269,  272,  274.  2S2.  284,  2S6,  2^8 
289,  303,  360.  301,  372,  375;  Il 

I,  2,  3,  23,  47,  82,  92,  121,  '42 
146 

Tribut,  I,  336.  376. 

7'roed(airc,  porte-pied, fonction- 
naire de  la  cour  I,  17  5. 

Trompe,  I,  100. 

Trompettes,  I,  184  ;  II,  22. 

Truie  mystérieuse,  I,  205. 

Tunique,  I.  355  ;  tunique  de 
paile,  I,  353,  364.  365. 

Tivrijf.  bruif.  tonnerre,  I,  109, 
392  ;  II,  189. 

Ti/nnii  tendre,  étendre,  II,  188. 

U  =:  w  et  f.  dans  un  ms..  II.  216. 

î'rdai/'/.  sacré, chevalier  .  I,  199; 

II.  220. 

Vaches  laitières,  II,  320. 

Vagabonds,  11,  154. 

Valets,  I.  87.  93.  213,  218  ;  II, 
39,  42,  68,  85,  89. 

Vanneau,  I,  301  ;  II,  283. 

Vases  en  or.  en  argent,  II,  21  ; 
vase  do  table,  II,  8  ;  vase 
merveilleux,  I.  309  ;  V.  ai- 
guière, chaudron, cruche, cru- 


474 


INDEX    DES    MATIERES 


chon,  flacon,  gobelet,  marmite. 
Vassaux,  I,  131,  218  ;  II,  27,  37, 
122, 138. 

Vedra  yn  drwc,  sens,  II,  200. 

Veilleurs,  II,  123. 

Vénerie  ^termes  de  vénerie),  I, 
159. 

Vengeance  d'un  outrage,  I,  133. 

Ventaille,  I,  18; II,  191.  V.  Pen- 
guwch . 

Verger,  II,  182. 

Vêtement  :  V.  bas,  bliant,  bou- 
cles, bouton,  brodequins,  ca- 
raail,  cape,  casaque,  ceinture, 
ceinturon,  chemise,  chausses, 
cos  tume, guimpe, 3U)in<as(  sou- 
liers hauls  ,  habits,  manteau, 
paile,  robe,  souliers,  surcot, 
toque,  tunique  :  vêtement  au 
lit:  chemise,  chausses,  II, "5; 
vêtements  d'une  pucelle.  II, 
31,137  ichemisc  et  manteau  . 

Viande  i  tranches  de  viande i,  II, 
4  ;  viande  bouillie,  II,  131. 

Villes  disparues,  II.  310. 

Ville  forte.  II,  129.  167. 

Vin,  1,218,  252;  II.  53,102,161. 

Voleurs  :  leur  punition,  I,  167. 

Vipères,  II.  10. 

Visière.  II,  18.  191. 

Vitres,  II,  152. 

Voie  chevalière,  II,  49. 


Voies  du  sang,  I,  260. 

Voies  romaines  en  Galles,!,  224. 

Voyage  du  roi  ou  chef  dans  ses 

Etals.  I,  113. 
Vue  merveilleuse,  I,  273. 

Wrthmun  :  forme  plus  récente, 
wrlhun,  II,  194. 

Wyneb,  honneur,  II,  193. 

Wyneh-werth,  «  prix  du  vi- 
sage »,  compensation,  répa- 
ration, I,  127  ;  II,  74. 

}'  am,  en  outre  ;  en  face,  de 
l'autre  côté  de,  I,  386. 

Yeux  bleus,  I,  364. 

Yeux  de  faucon,  I,  366. 

Ymattiala.  se  revenger  de.  II, 
•205. 

Yinchoeled  yn,  I,  410. 

Ymdihavarchu,en  prendre  à  son 
aise  avec  qqn.   II,  197. 

Ymeneinaw,  prendre  des  bains, 
1,  423. 

Yn  veil,  en  bien  propre,  1,  419. 

Vscauaiioc/i,  vie  solitaire,  11,218. 

Ysgyvalhau,  II,  194 

Yspydawt,  hospitalité,  accueil 
hospitalier,  I,  390. 

Yspytly.  V.  Spytty. 

Ystiwart)  steioart  "de  la  cour 
d'Arthur.  II.  148. 

Ystovet,  I,  427. 

Ystovi  tramer,  I,  412. 


ADDENDA  ET  CORRIGENDA 


p.  1  :  Sur  l'indépendance  du  roman  gallois  d'Owein  et  Lunet 
vis-à-vis  du  roman  français  d'Ivain,  voir  un  récent  travail  d'Ar- 
thur lîrown  :  On  the  indépendant  character  of  the  loelsh  Owain 
{Romanic  Review,  vol.  Ill,  n"'  2-3). 

P,  11,  note.  II  y  avait,  en  Cornwall,  une  fontaine  dont  le  nom 
rappelle  Barenton  :  Treiahan  juxla  fontem  Baran (Charte  de  1288- 
1289,  Assize  Rolls,  1097). 

P.  34,  note  1,  1.  7  :  au  lieu  de  tualtach,  lire  lùathach. 

P.  49  :  dans  le  Syr  Percevalle  (le  Perceval  anglais),  le  nom 
d'Ivain  se  présente  sous  la  forme  intéressante  de  Ewayne,  trans- 
cription très  exacte  de  la  forme  galloise  régulière  Ywain  :  y  se 
prononce  comme  c  féminin  français  dans  petit. 

P.  53,  note  1  :  sur  l'incoliérence  du  récit  de  Chrestien  et  du 
roman  gallois  au  sujet  du  chevalier  Rouge,  v.  Gaston  Paris,  His~ 
toire  littéraire  de  France,  XXX,  p.  257-258.  L'obscurité  disparaît 
quand  on  consulte  le  Perceval  anglais. 

P.  58,  note  2,  1.  7-8  :  ajoutez  à  arnaii  ninheu  :  et  corrigé  en 
arnaii  inteii,  parce  que  arnau  ninhen  ne  donnait  pas  de  sens  rai- 
sonnable. 

P.  64-25.  La  tête  sur  le  plat,  la  lance  qui  saigne,  tout  cela 
n'existe  pas  dans  le  Perceval  anglais,  qui  représente  évidemment 
une  source  différente  et  plus  dégagée  d'éléments  étrangers  au  Per- 
ceval primitif. 

P.  67,  1.  7-8.  Il  y  a  dans  le  Livre  Rouge  ; -c'est  le  chevalier  qui 
est  dans  la  clairière  du  bois  (dans  le  bois);  Pen.  4  a  plus  exacte- 
ment [Livre  Blanc,  col.  131):  c'eut  le  chevalier  qui  est  dans  le  bois: 
Pen.  7  (ibid.,  col.  613)  :  le  chevalier  qui  e^t  là  dans  le  bois.  Il 
semble  qu'il  y  ait  eu,  au  moins  on  apparence,  cliez  le  scribe  du 
Livre  /Joj/f/e,  confusion  de  ce  personnage  avec  celui  de  la  clairière 
du  Pavillon,  qui  lui  est  marié  et  apparaît  plus  tard  sous  le  titre  de 


476  ADDENDA    ET    CORRIGENDA 

maître  de  la  clairière  et  dans  le  L.  Rouge  et  dans  le  Livre  Blanc 
(Pan.  4,  col.  620  ;  cf.  trad.  p.  73-74). 

P.  70.  Le  rôle  des  frères  de  lait  est  un  trait  celtique  :  cf.  Mab  , 
trad.  1,  p.  209, 1.  9  —  dernière  ligne  :  mettre  une  virgule  après 
m'offres. 

P.  74.  Le  chevalier,  le  mari,  le  maître  de  la  clairière,  est  le  che- 
valier noir  du  Perceval  anglais.  L'aventure  de  Tanneau  dans  Ivain 
ne  s'applique  que  par  le  poème  anglais  (v.  plus  haut,  note  à  la 
page  53). 

P.  75  :  avant-dernière  ligne  :  supprimer  le  trait  de  la  fm  et  le 
remplacer  par  une  virgule. 

P.  92,  note  1,  1.  2  :  supprimez  la  parenthèse  et  après  violence, 
mettre  deux  points. 

P.  103,  1.  21  :  à  ce  que  dit  l'historia  ;  le  gallois  ystoria  paraît 
indiquer  une  source  écrite,  peut-être  en  latin  d'abord  :  cf.  104, 
note  1  ;  p.  109,  1.  13  et  note  2. 

P.  105,  note  1,  1.  7  :  au  lieu  de  :  Great,  lire  :  Greal. 

P.  121.  Sur  la  comparaison  de  Gereint  avec  l'Erec  de  Chrestien, 
voir  Zenker,  Zur  mabinogion  Frage,  Eine  Anlikrik  (réfutation  de 
la  critique  qu'a  faite  Fœrster  à  deux  reprises  de  la  dissertation 
d'Edens  sur  Gereint  Erec,  dans  :  Zeitschrifi  fur  franzôs.  Sprache 
iind  Lit.  381  (1911)  de  Behrcns  ;  et  Liter.  Cenlralblatt,  1911, 
p.  1120et  suiv.). 

P.  123,  \.  1  :  supprimer  le  point  après  Cath  —1.  21,  pour  le  cerf 
blanc,  cf.  plus  haut  (Peredur),  p.  116,  note  1. 

P.  126,  note.  Pour  les  pommes  d'or,  cf.  aussi  Peredur,  p.  49  : 
trois  chevaliers  en  poursuivent  un  autre  qui  avait  partagé  les 
pommes  d'or  à  la  cour  d'Arthur. 

P.  128,  au  lieu  de  pourpre  bleues,  il  faut  :  pourpre,  à  reflets, 
brillante:  glas,  dans  un  texte  du  xnie  siècle,  traduit  le  latin  re- 
fulgens  (J.  Loth,  Rev.  celt.,  1912,  p.  429-430). 

P.  142,  note.  La  forme  la  plus  ancienne  du  nom  de  Gwallauc, 
est  Guallauc  ap  Llaenauc  (v;  plus  bas,  Généalogies)  ;  dans  le 
Livre  noir,  il  y  a  Lleinnauc. 

P.  152-153.  La  comparaison  du  récit  de  la  scène  du  lit  dans  Go- 
reint  et  Erec  est  des  plus  instructives.  Elle  prouve  avec  évidence, 
avec  d'autres  passages,  que  le  roman  gallois  est  indépendant  du 
roman  de  Chrestien. 

P.  184,  note,  1.  3:  au  lieu  de  my.  gall.,  lire  :  may  .-gallois. 


ADDENDA    ET    CORRIGENDA  477 

P.  188,  note  à  p.  164,  1.  10  et  11  :  Pen.  4,  col.  223  :  affan  weleis  i 
efo,  dyncssau  airneuthum  altaw  a  chyvarch  (jwell  idaw  «  et  lors- 
que je  le  vis,  je  m'approchai  de  lui  et  je  le  saluai.  »  Les  deux  tex- 
tes devaient  copier  un  manuscrit  portant  uneulhun  =  (wneulhwn). 

P.  198,  note  à  p.  194,  1.  15:  Pen.  4,  col.  118,  a  :  mnnassei  yr 
avaleu  ;  Pen.  14,  p.  186  :  id. 

P.  202,  note  à  p.  204,  1.  1  :  le  comique  gevo  pour  goiw,  a  les 
deux  sens  de  lance,  et  da  douleur  (poignante). 

P.  206,  note  à  p.  222.  1.  18  :  Pen.  4,  col.  154  :  pwy. 

P.  207,  note  à  p.  229,  1.  10  :  au  lieu  de  kangl,  lire  kanyt. 

P.  209,  1.  2  :  supprimer  le  trait  après  a  vei, 

P.  219,  note  à  la  page  270,  1.8:  Pcniartli  4  et  6  ont  également 
nu  mah. 

P.  219,  note  à  p.  274,  1.  22  :  y  a  quelquefois  le  sens  de  di  (ex); 
mais  cela  n'arrive  guère  qu'avec  d'autres  prépositions  {y  ivrlli,  y 
am)  et  quelques  idiolismes  comme  y  dreis,  par  violence. 

P.  221,  note  à  p.  281,  1.  26  .  Pen.  4  (L.  Blanc,  p.  217,  col.  433)  : 
ony  mynny . 

P.  232,  note  5  :  aryanllu  a  été  aussi  compris  dans  le  sens  d'ar- 
mée mercenaire  ;  aryant  a  aussi  un  sens  laudatif:  breton  arc'/ianf- 
hed,  le  quatrième  essaim  d'abeilles. 

P.  246,  note  2,  1.  2  :  Miirchalh  est  une  l'orme  intéressante  de 
l'irl.  moy.  Miirchad,  irl.  et  gaël.  mod.  Murchadh  [mori-calii-s).  Le 
//i  gallois  représente  la  spiraule  dentale  irl.  L'emprunt  est  proba- 
blement ancien,  à  en  juger  par  la  spir.  sourde  en  gallois. 

P.  a49,  1.  8,  au  lieu  de  :  il  se  retournait  vers  Elwin,  traduire  :  il 
retournait  auprès  d'Elwin  :  ar  avec  ymchoclut  et  d'autres  verbes, 
équivaut  à  al. 

P.  254,  note  5,  1.  5:  au  lieu  de  hoawco-bilgâc  lire  ;  boawc  a  bà- 
gàco-s. 

P.  255,  note  6,  1.  2  ;  au  lieu  de  Gaudwy,  lire  :  Gandwy. 

P.  257  :  le  renvoi  6  (note  6)  a  été  omis  dans  le  texte.  La  note  7 
commence  seulement  à  ces  mots  :  lago  ah  Beli  (p.  258,  suite  de  la 
note  7). 

P.  258,  note  1  ;  1.  2  :  au  lieu  de  aer  el  meddawc,  lisez  :  aer  et 
meddawc. 

P.  278,  1.  3  :  Kelliwic.  Je  l'ai  identifié  avec  Gweek  wood  en 
Maugan  inMeneage  :  {kelli  signifie /)()«): on  trouve  ce  nom  dès  le 
XVI*  siècle. 


478  ADDENDA    ET    CORRIGENDA 

P.  287,  ligne  4  :  lire  Creirwy  au  lieu  de  Creir  wy. 

P.  283,  1.  1  :  Enit  est  traduit  dans  certains  dictionnaires  gallois 

par  alouette  des  hois  ;  on  trouve  le  mot   dans  le  morceau  connu 

sous   le  titre  de  :  Englynion  y    Klyweit  (Owen   Pughe,   Welsh- 

Engl.  Diet.).  Il  ne  se  trouve  pas  dans  la  version  de  la  Myv  arch. 

P.  289,  triade  93,  1.  4  :  Driitwas  et  Eliwlod  sont  répétés  par 
erreur. 

P.  307,  note  2,  1.  4  :  mettre  une  virgule  après  Buellt. 

P.  311,  note  2,  1.  6  :  lire  Aethelstan,  au  lieu  de  :  Aethalslan. 

P.  318,  1.  3  :  lire  Geiryonydd,  au  lieu  de  :  Geirion  ydd. 

P.  319,  1.  3  :  au  lieu  de  :  il  y  en  a  mynyw,  lire  :  il  y  en  a  à 
Mynyw... 

P.  320,  note  i  :  au  lieu  de  :  vieille  et  celtique,  lire  :  vieille-cel- 
iique. 

P.  327,  note  2,  1.  11  :  lire  Rodri  au  lieu  de:  Redri. 

P.  327,  note  3,  1.  7  :  lire  Hehil  au  lieu  de  :  Hahil. 

P.  335,  X  :  Morcant  bulc  :  bulc  est  le  moyen-gallois  bwlch 
(bret.  boulc'h),  entaille,  qui  entaille. 

P.  341,  note  3,  1.  1  :  au  lieu  de  varvdruch,  lire  :  varvdrwch . 

P.  361,  note  5  :  au  lieu  de  prév.,  lire  probablement. 

L'index  des  noms  propres  a  été  rédigé  par  M.  Cuillandre,  pro- 
fesseur au  Collège  de  Vannes,  et  Vindex  des  matières,  par  M.  Le 
Roux,  professeur  de  celtique  à  l'université  de  Rennes.  Je  ne  sau- 
rais trop  les  remercier  pour  la  conscience  avec  laquelle  ils  ont 
accompli  une  tâche  fastidieuse,  mais  éminemment  utile. 


TABLE  DES  MATIÈRES   DU  TOME   II 


Pages 

Ovven  et  Lunet 1 

Peredur  ab  Evrawc 47 

Gereint  et  Enid 121 

Notes  critiques Ig7 

Triades 223 

Généalogies  du  \'  siècle 22S 

Extraction  des  hommes  du  Nord 349 

Divisions  du  pays  de  Galles     .     .    » 35] 

Annales  Gambriae 37q 

Index  des  noms  propres 3g3 

Index  des  matières 459 

Addenda  et  corrigenda 475 

Table  des  matières 479 


MAYENNE,      I  -M  P  R  1 .11  E  n  I  E      CHAULES     COLIN 


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/S  PARK  CRtSCENT 
TOKUNTO— 5,    CANADA 

13602